03 janv. 2026, 14:35
De la volière aux filières
MERCREDI 14 DÉCEMBRE – APRÈS-MIDI

Le début des vacances arrivait à grands pas. Ivy avait hâte, la fatigue commençait à se faire de plus en plus présente et les efforts à fournir pour rester tout le temps concentré en cours, de plus en plus conséquents. Alors qu'à l'ordinaire, Ivy aimait beaucoup aller en classe, les cours de cette semaine devenaient une sorte de torture, qui la gardait prisonnière d'une pièce, ce dont elle n'avait, en cette période, pas la moindre envie.

Heureusement que le mercredi après-midi existait. Personne, au château n'avait cours, et c'était pour Ivy l'occasion de faire sa petite promenade dans le parc, histoire de prendre un peu l'air. C'est donc emmitouflée dans sa cape d'hiver, un bonnet enfoncé sur le crâne qu'Ivy sortit. Il ne pleuvait plus, mais le froid essayait de s'infiltrer à travers tous les interstices possibles entre les différentes couches dont la tenue d'Ivy était composée. Quelques légers frissons lui parcoururent le corps, mais disparurent au bout de quelques instants, pour laisser place à la douce chaleur de sa cape.

Ivy avançait dans le parc, manquant, à chaque pas, de glisser sur le sol trempé par une pluie battante qui était apparue soudainement quelque temps auparavant, mais qui était partie aussi vite qu'elle était apparue. C'est donc avec de multiples précautions qu'elle s'éloigna du chemin tracé à travers le parc pour marcher sur l'herbe, afin de se diriger vers la zone de soin aux créatures magiques.

Comme à chaque fois qu'elle passait devant, Ivy était émerveillée par la grande volière en verre, qui abritait plusieurs espèces de créatures volantes. Ivy s'arrêta devant, se tordant le cou pour essayer de repérer toutes les créatures qui virevoltaient joyeusement.
277 mots

Et voilà @Gabrielle Taylor !

3A (non inscrite à la chronologie ) | 2e année devoir | #996533

07 janv. 2026, 12:27
De la volière aux filières
Gabrielle avait froid. Elle avait faillit renoncer à sa promenade, mais l’appel de l’extérieur avait été plus fort. Bien emmitouflée dans sa cape, les joues piquées par le froid, la petite Poufsouffle avait sauté les quelques marches du perron pour s’engager dans le chemin qui parcourait le parcs du Château.

Le nez dans son écharpe, Gabrielle regardait les pauvres branchages givrée, échoué sur le sol. En hiver, le parc semblait mort. Tout était calme, silencieux. L’ambiance, quoique glacial, était apaisante.

La deuxième année s’amusait à regarder les petits nuages s’envoler de sa bouche lors de chaque expiration. « Regarde, je suis un dragon ! » Disait-elle à son frère, plus petite, en écartant les bras pour s’envoler.

Les yeux clos, Gabrielle essaya de retrouver cette sensation. Elle est écarta légèrement les bras et sentit l’air couler sur son corps, arrêté par ses vêtements. La fillette souffla dans l’air glacial et réouvrir les yeux pour voir le petit nuage s’éloigner. Elle s’arrêta, entravée par le poids des souvenirs. Elle n’avait pas à penser à ça, pas à se torturer ainsi. Pourtant…

Non.

Gabrielle continua à avancer, sentant les regards des autres promeneurs la brûler. Elle inspira et expira plusieurs fois avant de pouvoir relever la tête et regarder sans flancher le parc. Cela lui arrivait de plus en plus, de penser ainsi à son frère, mais elle essayait toujours de se reprendre rapidement afin de pas s’enfoncer trop loin.

La deuxième année décida de s’éloigner des bords du lac. Elle avait envie d’aller rendre visite aux créatures qu’abritait le Château, dans la zone de soin aux créatures magiques. Les pauvres devaient avoir bien froid en cette période.

Gabrielle s’aventura prudemment sur l’herbe givrée, devenue glissante. A petits pas, elle s’approcha des barrières de la zone et alla s’appuyer contre une d’entre elles pour voir ce qu’il y avait au-delà. La fillette fut déçue de ne voir que de vagues ombres bouger à lisière des arbres.

Elle se balada encore un moment, entre les enclos de la zone, regardant par moments les créatures. Il faisait décidément bien froid. Gabrielle remarqua alors la coupole de la volière, un peu plus loin, et s’y dirigea dans l’espoir d’un peu de chaleur.

La volière était bien évidemment fermée, mais la deuxième année y trouva une autre Poufsouffle, toute aussi emmitouflée, en train de regarder les créatures volantes. Gabrielle ne la connaissait que de vue, sa camarade devait donc être plus âgée qu’elle d’un ou deux ans.

- Salut, lança-elle en baissant son écharpe pour dégager sa bouche.

L’air froid lui mordit immédiatement la peau, de nouveau découverte. Gabrielle passa sa langue sur sa lèvre inférieure, toute gercée avec les températures.

- Tu cherche une créature en particulier ? Demanda la deuxième année, curieuse, en la voyant se tordre le coup pour regarder la volière.

L’habitacle de verre regroupait de nombreuses créatures volantes de toutes sortes. De là où se tenaient les jeunes filles, on en apercevait plusieurs, de différentes couleurs et tailles. De quoi faire rêver la petite dessinatrice.


504 | Et voilà @Ivy Wroklicz !

“Le sourire est le même dans toutes les langues’’
2A rp • 12 ans et toutes ses dents • color=#a67b01

31 janv. 2026, 17:25
De la volière aux filières
La surface de verre se dressait dans toute sa splendeur devant Ivy. Elle paraissait invincible. Personne ne semblait pouvoir la franchir sans y avoir été invité. Elle formait une barrière, un rempart, une forteresse pour les petites bêtes qui y habitaient. Et Ivy était persuadée qu'elles le savaient très bien. Que les fées, les augurey, les pipaillons de nuit, les vivets dorés savaient qu'ils étaient à l’abri, protégés, et qu'ils pouvaient narguer les élèves, se cachant quand ils les trouvaient trop intrusifs. Et Ivy était aussi persuadée qu'à chaque fois qu'elle arrivait, que ce soient les fées, les pipaillons ou même les vivets, ils voletaient vers elle pour lui tenir compagnie. Qu'ils trouvaient sa présence presque aussi agréable qu'Ivy trouvait la leur. Ivy était donc là, à deux pas d'un pipaillon de nuit qui faisait des petits cercles dans l'air, comme pour l'inviter à venir danser avec lui.

L'humidité commençait à pénétrer ses chaussures pour venir s'infiltrer dans ses pieds, comme un maudit virus voulant à tout prix prendre possession de son corps. Elle secoua légèrement ses pieds de gauche à droite, presque paralysés par le froid. Une étrange sensation de douceur remonta le long de ses jambes, telles des centaines de petites fourmis chaudes grouillant dans ses jambes.

Ivy fut tirée de sa contemplation de la petite bestiole volante par une voix qui venait de derrière elle. Voix pas tout à fait inconnue mais qui ne lui évoquait personne précisément. Ivy se retourna lentement. Voilà pourquoi sa voix ne lui était pas totalement inconnue. C'était une Poufsouffle. Ivy avait déjà dû la croiser plusieurs fois et peut-être – elle ne se souvenait pas – lui avait adressé quelques mots. Rien de bien personnel en tout cas puisqu'elle ne pouvait même plus dire comment elle s’appelait. Ah, si. Peut-être en fait.

– Gabrielle, c'est ça ?

L'interrogea Ivy après l'avoir saluée.

– Pas vraiment en particulier, non. Je regarde si elles sont toutes là.

Après quelques instants de silence pendant lesquels elle s'était tournée de nouveau vers la grande surface vitrée, Ivy ajouta.

– J'aime bien venir les voir, j'y vais souvent. En plus, j'ai l'impression qu'elles m'aiment bien. En fait je sais pas trop. Mais j'ai l'impression qu'elles réfléchissent autant que nous. Mais je pense que les gens ils s'en fichent des petites bêtes comme ça. Et moi ça m'énerve, je les aime bien.

Ivy s'arrêta. Peut-être que la nouvelle venue n'en avait en fait absolument rien à faire des pipaillons de nuit ou des vivets dorés.
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3A (non inscrite à la chronologie ) | 2e année devoir | #996533