On n'écrit plus sur les murs les noms de ceux qu'on aime
Lien de la mission confiée à Luke : "aller nettoyer des graffitis dans le château".
Luke s'était porté volontaire auprès du concierge pour aller effacer les graffitis laissés cette semaine par les graffeurs amateurs du château. Et il avait désormais l'étendue vaste du choix des itinéraires à emprunter mais aussi, ensuite, des inscriptions à effacer. Rien que la semaine dernière, Luke avait vu la collection complète des professeurs de Poudlard caricaturés sur les murs du château, et au moins trois variations différentes de Miss Smith. Taguer était une mode chez les rebelles contemporains, il lui semblait. Mode qu'il comprenait peu. Et c'était d'ailleurs une manière d'y marquer son opposition que de se porter volontaire pour effacer. Il finit d'ailleurs par s'arrêter devant un paquet de tags empilés juste à côté des toilettes abandonnées. Cet ensemble-là était très grand. Ce serait celui-là qu'il effacerait.
Seulement, en regardant avec attention la matière du mur et la façon dont avaient été peints les mots, il réalisa très rapidement que la tâche d'effacer les graffitis des murs de pierre n'allait rien avoir à voir avec de la corvée rapide et propre. En fait, en anticipant mouvement après mouvement ce qu'il allait devoir faire, Luke acquit l'intime conviction que la tâche ne consistait ni plus ni moins qu'en une retenue sans avoir commis le méfait.
Lente et harassante.
Du fait de la pierre des murs, d'abord. Râpeuse, saillante d'irrégulières aspérités. Une surface ancienne ridée par les micro-fissures du temps. Innervée de micro-reliefs comme les veines d'une vieille peau, où s'était incrustée sans ménagement la peinture. Et donc difficile à visualiser même après observation détaillée : il en faudrait des Recurvite avant de seulement en avoir achevé la moitié !
Lente et harassante.
Du fait de la peinture que les malotrus avaient utilisée ensuite : cette boue pâteuse et colorée qui leur avait servie à écrire, ils l'avaient déposée par amas épais, qui ne s'écaillait que couche après couche sous l'effet des "Recurvite !" de Luke pourtant très finement pensés. A chaque nouveau sort, viendrait encore et toujours l'effet de "Quand il n'y en a plus, il y en a encore." Sans même parler du risque d'étaler les motifs, de les diluer. Pauvre sort alors contre-productif, qui ne ferait que redonner plus de travail à faire.
Luke s'interrompit dans ces premiers essais : *Zut, des idiots, partout des idiots, qui a bien pu couvrir ce mur de graffitis ? Il y a des tonnes de parchemin à l'école, et il fallait qu'ils écrivent leurs cochonneries sur de la pierre, pfpfpf.* En vérité, avoir les noms n'y changerait rien. Principe du pas vu, pas pris. Mais cela faisait du bien de pouvoir mettre en pensée ce qui était en train de se passer : les "cancres" taguaient sans nettoyer, les élèves volontaires nettoyaient sans avoir tagué.
Il espéra également que le mur face à lui ne contenait pas ce genre de pierres qui contenaient un enchantement qu'étaient celles des escaliers du château - le contact magie contre magie serait vraiment la chantilly sur le café du petit-déjeuner -... avant de reprendre ses sorts, l'air toujours décidé : "Recurvite !", "Recurvite !", "Recurvite !".
Chacun d'entre eux, parallèlement à leur efficacité, faisait voler des nuages de poussière de couleur qui donnaient envie de tousser. Dans l'odeur un peu rance de la peinture en train d'être enlevée, l'ado s'initiait sans être payé et sans droit du travail sorcier au quotidien des vrais ouvriers.
Mais le blond ne déméritait pas, ne s'arrêtait pas. Car il savait qu'après un nombre de sorts donné, si ces doigts trop s'engourdissaient, il allait devoir aller chercher le fameux chiffon dans le bureau du concierge pour compléter. Et ce serait pour lui le comble de l'humiliation, si cela devait arriver.
Alors il poursuivait.
Même alors qu'une fine pellicule de sueur et de peinture couvrait désormais sa chemise, qui se collait à sa peau, poisseuse. Même avec ce goût métallique qui commençait à lui monter à la bouche à mesure qu'il donnait son énergie dans les sorts, même avec ses traits qui se durcissaient.
Il allait devoir s'accorder une petite pause. Lorsqu'il s'arrêta, et contempla le travail fait jusque-là -ce n'était pas encore gagné, loin de là-, une goutte de sueur traça son sillon froid de sa tempe à son col. Il se sentait aussi englué que sali. Non, il ne faisait définitivement pas partie de ceux que l'effort physique exaltait.
Lucky Luke (crédits Nélya), Luke Skyponger (crédits Drelall) -HRP : Lucky Charm, crédits Thomas- Logical, oh, responsible Gryffindor - Oh, clinical, intellectual, cynical... - Respectable, presentable, a vegetable !
@Suileabhan Kohler pour la validation
"On écrit sur les murs le nom de ceux qu'on aime
Des messages pour les jours à venir
On écrit sur les murs à l'encre de nos veines
On dessine tout ce que l'on voudrait dire
On écrit sur les murs la force de nos rêves
Nos espoirs en forme de graffiti
On écrit sur les murs pour que l'amour se lève
Un beau jour sur le monde endormi" ♪
Luke s'était porté volontaire auprès du concierge pour aller effacer les graffitis laissés cette semaine par les graffeurs amateurs du château. Et il avait désormais l'étendue vaste du choix des itinéraires à emprunter mais aussi, ensuite, des inscriptions à effacer. Rien que la semaine dernière, Luke avait vu la collection complète des professeurs de Poudlard caricaturés sur les murs du château, et au moins trois variations différentes de Miss Smith. Taguer était une mode chez les rebelles contemporains, il lui semblait. Mode qu'il comprenait peu. Et c'était d'ailleurs une manière d'y marquer son opposition que de se porter volontaire pour effacer. Il finit d'ailleurs par s'arrêter devant un paquet de tags empilés juste à côté des toilettes abandonnées. Cet ensemble-là était très grand. Ce serait celui-là qu'il effacerait.
De m o c r a c i
𝖆 𝖇𝖆𝖘 𝖑𝖊𝖘 𝖘𝖆𝖓𝖌𝖕𝖚𝖗𝖘
Oᑎ ᗪETEᔕTE ᒪE ᑕOᑎᔕEIᒪ ᗪEᔕ ᔕOᖇᑕIEᖇᔕ
anti-né-moldu = anti-magie
𝓈𝒶𝓃𝑔𝓈 𝓅𝓊𝓇 𝑜𝓇𝒹𝓊𝓇𝑒
𝙊𝙉 𝙑𝙀𝙐𝙏 𝙐𝙉 𝙎𝙏𝘼𝙏𝙐𝙏
𝓰𝓸𝓭𝓻𝓲𝓬𝓼 𝓱𝓸𝓵𝓵𝓸𝔀 𝓷𝓲𝓭 𝓭𝓮 𝓼𝓮𝓻𝓹𝓮𝓷𝓽𝓼 !
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Oᑎ ᗪETEᔕTE ᒪE ᑕOᑎᔕEIᒪ ᗪEᔕ ᔕOᖇᑕIEᖇᔕ
anti-né-moldu = anti-magie
𝓈𝒶𝓃𝑔𝓈 𝓅𝓊𝓇 𝑜𝓇𝒹𝓊𝓇𝑒
𝙊𝙉 𝙑𝙀𝙐𝙏 𝙐𝙉 𝙎𝙏𝘼𝙏𝙐𝙏
𝓰𝓸𝓭𝓻𝓲𝓬𝓼 𝓱𝓸𝓵𝓵𝓸𝔀 𝓷𝓲𝓭 𝓭𝓮 𝓼𝓮𝓻𝓹𝓮𝓷𝓽𝓼 !
Seulement, en regardant avec attention la matière du mur et la façon dont avaient été peints les mots, il réalisa très rapidement que la tâche d'effacer les graffitis des murs de pierre n'allait rien avoir à voir avec de la corvée rapide et propre. En fait, en anticipant mouvement après mouvement ce qu'il allait devoir faire, Luke acquit l'intime conviction que la tâche ne consistait ni plus ni moins qu'en une retenue sans avoir commis le méfait.
Lente et harassante.
Du fait de la pierre des murs, d'abord. Râpeuse, saillante d'irrégulières aspérités. Une surface ancienne ridée par les micro-fissures du temps. Innervée de micro-reliefs comme les veines d'une vieille peau, où s'était incrustée sans ménagement la peinture. Et donc difficile à visualiser même après observation détaillée : il en faudrait des Recurvite avant de seulement en avoir achevé la moitié !
Lente et harassante.
Du fait de la peinture que les malotrus avaient utilisée ensuite : cette boue pâteuse et colorée qui leur avait servie à écrire, ils l'avaient déposée par amas épais, qui ne s'écaillait que couche après couche sous l'effet des "Recurvite !" de Luke pourtant très finement pensés. A chaque nouveau sort, viendrait encore et toujours l'effet de "Quand il n'y en a plus, il y en a encore." Sans même parler du risque d'étaler les motifs, de les diluer. Pauvre sort alors contre-productif, qui ne ferait que redonner plus de travail à faire.
Luke s'interrompit dans ces premiers essais : *Zut, des idiots, partout des idiots, qui a bien pu couvrir ce mur de graffitis ? Il y a des tonnes de parchemin à l'école, et il fallait qu'ils écrivent leurs cochonneries sur de la pierre, pfpfpf.* En vérité, avoir les noms n'y changerait rien. Principe du pas vu, pas pris. Mais cela faisait du bien de pouvoir mettre en pensée ce qui était en train de se passer : les "cancres" taguaient sans nettoyer, les élèves volontaires nettoyaient sans avoir tagué.
Il espéra également que le mur face à lui ne contenait pas ce genre de pierres qui contenaient un enchantement qu'étaient celles des escaliers du château - le contact magie contre magie serait vraiment la chantilly sur le café du petit-déjeuner -... avant de reprendre ses sorts, l'air toujours décidé : "Recurvite !", "Recurvite !", "Recurvite !".
Chacun d'entre eux, parallèlement à leur efficacité, faisait voler des nuages de poussière de couleur qui donnaient envie de tousser. Dans l'odeur un peu rance de la peinture en train d'être enlevée, l'ado s'initiait sans être payé et sans droit du travail sorcier au quotidien des vrais ouvriers.
Mais le blond ne déméritait pas, ne s'arrêtait pas. Car il savait qu'après un nombre de sorts donné, si ces doigts trop s'engourdissaient, il allait devoir aller chercher le fameux chiffon dans le bureau du concierge pour compléter. Et ce serait pour lui le comble de l'humiliation, si cela devait arriver.
Alors il poursuivait.
Même alors qu'une fine pellicule de sueur et de peinture couvrait désormais sa chemise, qui se collait à sa peau, poisseuse. Même avec ce goût métallique qui commençait à lui monter à la bouche à mesure qu'il donnait son énergie dans les sorts, même avec ses traits qui se durcissaient.
Il allait devoir s'accorder une petite pause. Lorsqu'il s'arrêta, et contempla le travail fait jusque-là -ce n'était pas encore gagné, loin de là-, une goutte de sueur traça son sillon froid de sa tempe à son col. Il se sentait aussi englué que sali. Non, il ne faisait définitivement pas partie de ceux que l'effort physique exaltait.
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O _ EIᒪ ᗪEᔕ ᔕOᖇᑕIEᖇᔕ
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𝓅𝓊𝓇 𝑜𝓇𝒹𝓊𝓇𝑒
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𝓅𝓊𝓇 𝑜𝓇𝒹𝓊𝓇𝑒
𝙑𝙀𝙐𝙏 𝙐𝙉 𝙎𝙏𝘼𝙏𝙐𝙏
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Reducio
Lucky Luke (crédits Nélya), Luke Skyponger (crédits Drelall) -HRP : Lucky Charm, crédits Thomas- Logical, oh, responsible Gryffindor - Oh, clinical, intellectual, cynical... - Respectable, presentable, a vegetable !
On n'écrit plus sur les murs les noms de ceux qu'on aime
Doris avait remarqué le couloir avant même d’y entrer à cause de la poussière colorée qui flottait dans l’air. Une odeur de peinture humide s’y mêlait, inhabituelle entre ces pierres anciennes qui sentaient d’ordinaire le froid et le parchemin.
Elle ralentit le pas en reconnaissant le sort lancé à intervalles réguliers. Recurvite, encore et encore.
En tournant l’angle, elle aperçut Luke face au mur couvert de graffitis à moitié effacés. Le travail avançait, mais lentement. La pierre semblait retenir les mots comme si elle refusait de les laisser disparaître complètement.
Doris s'approcha, évitant une trace de peinture au sol.
— Salut Luke ! Je savais que le château était ancien, mais je ne pensais pas qu’il se défendait aussi bien contre les élèves.
Ce n’était pas une moquerie, plutôt une tentative de rendre la situation un peu moins pénible. Son regard passa sur les lettres encore visibles, puis sur la partie déjà nettoyée.
— Je suis là pour la mission nettoyage du concierge, je suppose que toi aussi ? Bon ça n'a pas l'air facile...
Elle sortit sa baguette après une courte hésitation. Doris n’était pas particulièrement attirée par les corvées, mais laisser quelqu’un faire ce genre de travail seul lui semblait encore pire. Et puis, elle s'était vraiment portée volontaire pour cette mission, voulant se changer les idées de manière productive, entre quelques révisions.
La jeune fille choisit une petite zone, lança un Recurvite prudent. Une partie de peinture céda. Pas totalement, mais suffisamment pour être encourageant.
Elle inclina légèrement la tête, satisfaite.
Elle reprit, un peu plus appliquée cette fois, et enchaina les Recurvite à bonne allure. Le travail avançait lentement, mais il avançait...
— Pfff... c’est long, salissant, et totalement ingrat comme tâche.
Un léger sourire passa sur ses lèvres, alors que la sueur commençait à perler sur son front.
- C'est qu'elle est vraiment coriace cette peinture !
Le couloir retrouvait peu à peu son aspect habituel, comme si rien ne s’y était jamais passé.
— Au moins, on voit quand ça avance. C’est plutôt satisfaisant, au fond, dit-elle en désignant la pierre redevenue un peu plus grise sous leurs sorts.
Un nouveau Recurvite, plus précis que les précédents et la peinture céda encore un peu, laissant apparaître les reliefs irréguliers du mur. Elle observa un instant le résultat, puis abaissa légèrement sa baguette et s'essuya le front du revers de la main.
— Pfiou... J'espère qu'on ne va pas y passer la nuit...
Elle ralentit le pas en reconnaissant le sort lancé à intervalles réguliers. Recurvite, encore et encore.
En tournant l’angle, elle aperçut Luke face au mur couvert de graffitis à moitié effacés. Le travail avançait, mais lentement. La pierre semblait retenir les mots comme si elle refusait de les laisser disparaître complètement.
Doris s'approcha, évitant une trace de peinture au sol.
— Salut Luke ! Je savais que le château était ancien, mais je ne pensais pas qu’il se défendait aussi bien contre les élèves.
Ce n’était pas une moquerie, plutôt une tentative de rendre la situation un peu moins pénible. Son regard passa sur les lettres encore visibles, puis sur la partie déjà nettoyée.
— Je suis là pour la mission nettoyage du concierge, je suppose que toi aussi ? Bon ça n'a pas l'air facile...
Elle sortit sa baguette après une courte hésitation. Doris n’était pas particulièrement attirée par les corvées, mais laisser quelqu’un faire ce genre de travail seul lui semblait encore pire. Et puis, elle s'était vraiment portée volontaire pour cette mission, voulant se changer les idées de manière productive, entre quelques révisions.
La jeune fille choisit une petite zone, lança un Recurvite prudent. Une partie de peinture céda. Pas totalement, mais suffisamment pour être encourageant.
Elle inclina légèrement la tête, satisfaite.
Elle reprit, un peu plus appliquée cette fois, et enchaina les Recurvite à bonne allure. Le travail avançait lentement, mais il avançait...
— Pfff... c’est long, salissant, et totalement ingrat comme tâche.
Un léger sourire passa sur ses lèvres, alors que la sueur commençait à perler sur son front.
- C'est qu'elle est vraiment coriace cette peinture !
Le couloir retrouvait peu à peu son aspect habituel, comme si rien ne s’y était jamais passé.
— Au moins, on voit quand ça avance. C’est plutôt satisfaisant, au fond, dit-elle en désignant la pierre redevenue un peu plus grise sous leurs sorts.
Un nouveau Recurvite, plus précis que les précédents et la peinture céda encore un peu, laissant apparaître les reliefs irréguliers du mur. Elle observa un instant le résultat, puis abaissa légèrement sa baguette et s'essuya le front du revers de la main.
— Pfiou... J'espère qu'on ne va pas y passer la nuit...
Reducio
@Suileabhan Kohler
@Luke Darcy-Mountbatten
@Luke Darcy-Mountbatten
On n'écrit plus sur les murs les noms de ceux qu'on aime
"Même mission en effet", confirma-t-il.
Une camarade était venue prêter main-forte à Luke, Doris. Et Luke pouvait voir avec une satisfaction soulagée la façon dont la peinture se fripait et s'effaçait par plaques sous l'effet des sorts et de l'optimisme de la Serdaigle. La façon dont les aplats de couleur criarde écaillés révélaient à chaque arrachage un peu plus des pierres d'un autre âge.
"Oui, ça résiste, ça s'acharne, ça se moque presque. Je me demande si cette peinture n'avait pas été enchantée par ceux qui l'ont posée... ou ceux auxquels ils l'ont achetée. Ce s'rait possible, tu crois ?" Enchantée d'une magie pas aussi puissante que celle des tableaux de Poudlard bien sûr, car les aplats qu'ils venaient de retirer étaient eux bien incapables de discuter, mais tout de même ? Pas un enchantement de conservation mais... un enchantement de résistance peut-être ? Le blond espérait bien en tout cas que les aplats de peinture qu'ils avaient enlevé au prix de tant d'efforts n'allaient pas se restaurer magiquement.
Un dernier Recurvite fusa de sa baguette ; les dernières écailles de peinture cloquèrent, se recroquevillèrent, avant de chuter comme des feuilles mortes par terre. Luke esquissa un petit sourire fatigué, mais lumineux, en le constatant. C'était l'automne avant le temps.
Et l'automne de son énergie, aussi. Très pudique quant aux questions de vulnérabilité et l'épuisement qu'il ressentait, le Gryffon constata simplement, avec le calme plat et discret de sa voix ordinaire : "J'ai les épaules en feu." Observer, analyser, catégoriser la douleur : pas de problème. Dévoiler une forme de vulnérabilité qu'il percevait comme faillibilité à corriger, nettement plus rare.
Il avait encore moins peut-être que d'habitude le goût de l'héroïsme - seulement pragmatiquement une envie de douceur à ce stade."Tu crois que si on descend dans les cuisines, les elfes nous prépareront un thé ?"
Oui, Luke pouvait bien se figurer la tasse épaisse et le thé tiède - comme à la maison. Et aussi comme à tous les petit-déjeuners depuis qu'il l'avait quittée. Il suffirait de souffler sur le thé pour détendre un peu les traits tirés et pour relancer sa fin de journée. Il se le disait.
Luke hocha la tête. "Moi, je vais y aller." La Serdaigle était bien évidemment bienvenue pour se joindre à lui. Mais préférer une douche ou son lit se comprendrait aisément aussi. Auquel cas, vu leur état de fatigue du corps et de la magie, il pourrait toujours la raccompagner jusqu'à sa salle commune si elle le souhaitait, par courtoisie. Il l'ajouta donc : "Mais si tu préfères rentrer, je peux te raccompagner jusqu’à la porte de l'énigme."
Un léger sourire se dessina finement, creusant un peu la fossette de sa joue encore un peu pâlie par l'effort au moment de la mention, qui signifiait qu'il s'agissait pour lui non pas du résultat d'un sentiment d'obligation qu'il se serait rechigné à suivre mais plutôt d'une marque de politesse qu'il suivait volontiers.
Lucky Luke (crédits Nélya), Luke Skyponger (crédits Drelall) -HRP : Lucky Charm, crédits Thomas- Logical, oh, responsible Gryffindor - Oh, clinical, intellectual, cynical... - Respectable, presentable, a vegetable !
On n'écrit plus sur les murs les noms de ceux qu'on aime
Doris observa les dernières écailles de peinture tomber comme des feuilles mortes. Elle abaissa lentement sa baguette et souffla une mèche collée à sa tempe.
— Enchantée, peut-être... répondit-elle en plissant les yeux vers la zone déjà nettoyée. Ou alors c’est juste qu’ils ont choisi la pire mixture possible. Une peinture conçue pour survivre à la fin du monde... Et aux élèves de quatrième année.
Elle esquissa un sourire fatigué.
À la mention des épaules de Luke, son regard glissa vers lui avec plus d’attention. Il le disait avec calme, comme s’il décrivait un phénomène météo. Elle comprenait ce ton-là, dire la douleur sans la montrer.
— On a l’air de deux apprentis ouvriers clandestins, murmura-t-elle en observant leurs manches tachées. Je vote pour le thé.
L’idée des cuisines avait quelque chose de réconfortant. Ils avaient largement mérité ce petit réconfort. Plus rien à faire à part se détendre après tant d'effort. Il est vrai que Doris avait sacrément besoin d'une douche, mais cette invitation lui mit du baume au cœur c'était une bonne idée ! Elle ne connaissait pas vraiment bien Luke. Ils se croisaient régulièrement en cours mais étant souvent plongée dans ses révisions, Doris prenait rarement le temps de se faire des amis.
— Je viens avec toi. Si on a survécu à ça, on mérite au moins une tasse correcte.
Elle rangea sa baguette et jeta un dernier regard au mur. Les slogans avaient disparu en grande partie. Il restait seulement une pâle trace, presque fantomatique.
— C’est étrange, ajouta-t-elle en marchant à ses côtés, plus doucement. On efface les mots… mais la pierre garde toujours quelque chose.
Elle ne savait pas exactement pourquoi elle disait ça. Peut-être parce que certains mots, même supprimés, continuaient de résonner. Le couloir lui semblait plus calme maintenant, plus lourd aussi, comme après un orage.
— Parce que si c’est le cas on finira peut-être par devenir experts en décapage mural.
Un souffle amusé passa dans sa voix, mais son regard cherchait plutôt la réaction de Luke.
Doris marcha quelques pas en silence, puis jeta un regard en coin vers Luke, un sourire presque conspirateur au coin des lèvres.
— Dis-moi… si toi tu devais laisser un graffiti quelque part dans le château… tu écrirais quoi ?
Elle leva les mains aussitôt, faussement défensive.
— Hypothétiquement évidemment.
Un petit éclat amusé passa dans ses yeux.
— Un slogan révolutionnaire ? Une critique du pudding du mardi ? Ou juste ton nom en énorme lettres dorées ?
Elle ralentit exprès, comme si elle analysait déjà la scène imaginaire.
— Personnellement, je crois que j’écrirais quelque chose de complètement inutile. Juste pour semer la confusion...
Mais en réalité je crois bien que je serais incapable de dégrader l'école d'une quelconque manière.
Elle lui adressa un sourire plus franc, cela l'amusait d'imaginer la scène même si elle savait bien qu'elle ne le ferait jamais.
— Alors ? Tu serais du genre dramatique… ou discret ?
@Luke Darcy-Mountbatten
— Enchantée, peut-être... répondit-elle en plissant les yeux vers la zone déjà nettoyée. Ou alors c’est juste qu’ils ont choisi la pire mixture possible. Une peinture conçue pour survivre à la fin du monde... Et aux élèves de quatrième année.
Elle esquissa un sourire fatigué.
À la mention des épaules de Luke, son regard glissa vers lui avec plus d’attention. Il le disait avec calme, comme s’il décrivait un phénomène météo. Elle comprenait ce ton-là, dire la douleur sans la montrer.
— On a l’air de deux apprentis ouvriers clandestins, murmura-t-elle en observant leurs manches tachées. Je vote pour le thé.
L’idée des cuisines avait quelque chose de réconfortant. Ils avaient largement mérité ce petit réconfort. Plus rien à faire à part se détendre après tant d'effort. Il est vrai que Doris avait sacrément besoin d'une douche, mais cette invitation lui mit du baume au cœur c'était une bonne idée ! Elle ne connaissait pas vraiment bien Luke. Ils se croisaient régulièrement en cours mais étant souvent plongée dans ses révisions, Doris prenait rarement le temps de se faire des amis.
— Je viens avec toi. Si on a survécu à ça, on mérite au moins une tasse correcte.
Elle rangea sa baguette et jeta un dernier regard au mur. Les slogans avaient disparu en grande partie. Il restait seulement une pâle trace, presque fantomatique.
— C’est étrange, ajouta-t-elle en marchant à ses côtés, plus doucement. On efface les mots… mais la pierre garde toujours quelque chose.
Elle ne savait pas exactement pourquoi elle disait ça. Peut-être parce que certains mots, même supprimés, continuaient de résonner. Le couloir lui semblait plus calme maintenant, plus lourd aussi, comme après un orage.
— Parce que si c’est le cas on finira peut-être par devenir experts en décapage mural.
Un souffle amusé passa dans sa voix, mais son regard cherchait plutôt la réaction de Luke.
Doris marcha quelques pas en silence, puis jeta un regard en coin vers Luke, un sourire presque conspirateur au coin des lèvres.
— Dis-moi… si toi tu devais laisser un graffiti quelque part dans le château… tu écrirais quoi ?
Elle leva les mains aussitôt, faussement défensive.
— Hypothétiquement évidemment.
Un petit éclat amusé passa dans ses yeux.
— Un slogan révolutionnaire ? Une critique du pudding du mardi ? Ou juste ton nom en énorme lettres dorées ?
Elle ralentit exprès, comme si elle analysait déjà la scène imaginaire.
— Personnellement, je crois que j’écrirais quelque chose de complètement inutile. Juste pour semer la confusion...
Mais en réalité je crois bien que je serais incapable de dégrader l'école d'une quelconque manière.
Elle lui adressa un sourire plus franc, cela l'amusait d'imaginer la scène même si elle savait bien qu'elle ne le ferait jamais.
— Alors ? Tu serais du genre dramatique… ou discret ?
@Luke Darcy-Mountbatten
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Doris avait levé les mains, pour se disculper de l'infraction jamais réalisée. Lui prouver à lui qu'elle était quelqu'un de bien, d'au-delà de tout soupçon. Qu'il ne pouvait pas, non, ne pouvait pas avoir une mauvaise image d'elle. Luke en laissa tomber son expression analytique habituelle pour lui verser un petit regard amusé : "Haha, alors comme ça, on écrit sur les murs, Miss Lynch.". Bien sûr qu'il lui faisait confiance, ne venaient-ils pas tous les deux de s'atteler à une corvée pour la courtoisie d'aider ? Si ce n'était pas là un signe de bonne volonté, il ne savait pas ce qui en était.
Mais c'était plus fort que lui, et quelques instants à peine après ce moment divertissant, la lueur analytique revint, et son regard brun déjà détaillait celui de la Serdaigle, avec cette expression qui cherchait à gratter la peinture des apparences, à voir les pierres de la personnalité cachées derrière tout ce qu'on pouvait consciemment ou pas y taguer.
Elle l'interrogea sur ce qu'il écrirait, lui, sur un mur. Il n'en savait rien, c'était une question qu'il ne s'était jamais posée. Il fit un effort pour jouer le jeu cependant comme Doris était une camarade qu'il appréciait de plus en plus : "Une carte ? une carte intéressante dont les lignes ne se révèleraient qu'en utilisant un sort ? ... et qui répertorierait quelque chose d'intéressant ?" Une Carte du Maraudeur 2.0 où on répertorierait les lieux où se concentrait la magie, ou parce que des sorts y étaient jetés ou parce que s'y trouvaient des objets enchantés, ça, ce serait intéressant.
Néanmoins il ne verbalisa pas son idée et fit plutôt à son tour une Doris, interrogeant la Serdaigle en retour : "Qu'est-ce qu'elle répertorierait, à ton avis ?"
*Moi... dramatique, jamais.* ajouta-t-il en pensée. Son parrain était dramatique, peut-être, à sa façon, dans sa manière d'animer l'espace et d'aimer l'action. Luke, vraiment, non. Il était plutôt l'anti-dramatique, là où son parrain vivait dans les vibrations de la musique, lui visait le calme souverain des statues, avec un idéal proche de ce qu'était chez les Moldus le Penseur de Rodin. Ultra-sachant, mais pas du tout bruyant, posé et prévoyant, pas du tout gesticulant. Son pas prudent pour descendre les marches jusque-là s'accordait d'ailleurs sans problème à la fois avec ce "penseur" réfléchi et avec le "clandestin" de l'"apprenti ouvrier clandestin" employé plus tôt par Doris.
Il réalisa alors que la Serdaigle avait sans doute envie de développer au sujet de sa propre question - une hypothèse aussi différente ne venait que rarement par le plus grand des hasards, le blond lui laissa donc l'espace de le faire si elle le souhaitait. Tout en continuant à descendre les escaliers, Luke tournait de temps en temps la tête vers Doris, pour continuer d'apprendre à la connaître encore plus autant par les mots que par l'observation de tout le reste.
Lucky Luke (crédits Nélya), Luke Skyponger (crédits Drelall) -HRP : Lucky Charm, crédits Thomas- Logical, oh, responsible Gryffindor - Oh, clinical, intellectual, cynical... - Respectable, presentable, a vegetable !
Mais c'était plus fort que lui, et quelques instants à peine après ce moment divertissant, la lueur analytique revint, et son regard brun déjà détaillait celui de la Serdaigle, avec cette expression qui cherchait à gratter la peinture des apparences, à voir les pierres de la personnalité cachées derrière tout ce qu'on pouvait consciemment ou pas y taguer.
Elle l'interrogea sur ce qu'il écrirait, lui, sur un mur. Il n'en savait rien, c'était une question qu'il ne s'était jamais posée. Il fit un effort pour jouer le jeu cependant comme Doris était une camarade qu'il appréciait de plus en plus : "Une carte ? une carte intéressante dont les lignes ne se révèleraient qu'en utilisant un sort ? ... et qui répertorierait quelque chose d'intéressant ?" Une Carte du Maraudeur 2.0 où on répertorierait les lieux où se concentrait la magie, ou parce que des sorts y étaient jetés ou parce que s'y trouvaient des objets enchantés, ça, ce serait intéressant.
Néanmoins il ne verbalisa pas son idée et fit plutôt à son tour une Doris, interrogeant la Serdaigle en retour : "Qu'est-ce qu'elle répertorierait, à ton avis ?"
*Moi... dramatique, jamais.* ajouta-t-il en pensée. Son parrain était dramatique, peut-être, à sa façon, dans sa manière d'animer l'espace et d'aimer l'action. Luke, vraiment, non. Il était plutôt l'anti-dramatique, là où son parrain vivait dans les vibrations de la musique, lui visait le calme souverain des statues, avec un idéal proche de ce qu'était chez les Moldus le Penseur de Rodin. Ultra-sachant, mais pas du tout bruyant, posé et prévoyant, pas du tout gesticulant. Son pas prudent pour descendre les marches jusque-là s'accordait d'ailleurs sans problème à la fois avec ce "penseur" réfléchi et avec le "clandestin" de l'"apprenti ouvrier clandestin" employé plus tôt par Doris.
Il réalisa alors que la Serdaigle avait sans doute envie de développer au sujet de sa propre question - une hypothèse aussi différente ne venait que rarement par le plus grand des hasards, le blond lui laissa donc l'espace de le faire si elle le souhaitait. Tout en continuant à descendre les escaliers, Luke tournait de temps en temps la tête vers Doris, pour continuer d'apprendre à la connaître encore plus autant par les mots que par l'observation de tout le reste.
Reducio

Lucky Luke (crédits Nélya), Luke Skyponger (crédits Drelall) -HRP : Lucky Charm, crédits Thomas- Logical, oh, responsible Gryffindor - Oh, clinical, intellectual, cynical... - Respectable, presentable, a vegetable !
On n'écrit plus sur les murs les noms de ceux qu'on aime
Doris réfléchit quelques secondes avant de répondre. Ils continuaient de descendre les escaliers, leurs pas résonnant calmement.
— Une carte…
Elle avait plein d'idées qui lui venaient en tête. Son imagination s'emballa mais elle essaya de se modérer car parfois elle partait dans des monologues délirants, ce qui pouvait parfois paraitre étrange.
— Si quelqu’un cachait une carte comme ça dans le château, je pense qu’elle ne montrerait pas seulement les passages secrets. Elle montrerait aussi les endroits où il se passe quelque chose d’important, les choses à ne pas manquer ! Ou alors des endroits parfaits pour étudier comme les coins silencieux du château, les lieux où la lumière est idéale ou les tables où personne ne vient déranger.
Bon, là c'était peut être des idées un peu trop Serdaigle...
- Ou alors même une carte qui change selon la personne qui la regarde et ce qui l'intéresse ! Enfin, on pourrait imaginer tout et n'importe quoi...
L'imagination est vraiment une façon simple de se sentir libre car elle a toujours pensé que l'on peut faire tout ce qu'on veut dans son esprit, sans aucune limite.
Doris souriait à nouveau. C'était étrange parce que quelques heures plus tôt, elle n'aurait jamais imaginé qu'elle allait passer la soirée à nettoyer un mur avec Luke, et encore moins qu'elle allait discuter tranquillement dans les escaliers du château avec lui.
Au départ, Luke lui avait simplement semblé être un Gryffondor sérieux parmi d’autres, un élève appliqué qu’elle croisait en cours. Mais la manière dont il avait travaillé sans se plaindre, son calme même lorsqu’il était épuisé, et cette façon très réfléchie qu’il avait d’observer le monde, c'était assez agréable.
Elle se surprit à penser qu’elle appréciait vraiment sa compagnie.
Elle chassa cette pensée avec un léger souffle amusé, comme si elle venait de réaliser qu’elle réfléchissait un peu trop.
— Bref, je suppose que si une carte comme ça existait vraiment, elle finirait par devenir complètement illisible.
Ils atteignirent un nouveau palier. Doris ralentit un peu le pas et jeta un regard de côté vers Luke.
— En tout cas, ton idée de carte magique est beaucoup plus intéressante que mon hypothèse de graffiti inutile.
Un petit sourire passa sur ses lèvres.
— Même si j’aime bien l’idée de semer la confusion dans le château. Tu imagines si quelqu’un avait vraiment laissé quelque chose comme ça quelque part ici ? Comme une sorte d'indice mystérieux...
Elle regarda autour d'eux, vers les murs anciens et les torches.
— Le genre de chose que les élèves découvrent par hasard des années plus tard. Poudlard a l’air d’aimer ce genre d’histoires. D'ailleurs, tu es déjà tombé sur un passage secret ? Et si cette carte existait vraiment, tu voudrais qu'elle te montre quoi en premier ?
Ils approchaient maintenant d’un couloir plus bas du château, ils n’étaient plus très loin des cuisines. Doris eut un sourire fatigué mais satisfait.
— Bon… si les elfes ont vraiment du thé, je pense que je vais en boire au moins deux tasses.
Elle tourna la tête vers Luke, l’air complice.
— Après ça, je crois que j’aurai officiellement mérité ma douche et mon lit.
@Luke Darcy-Mountbatten
— Une carte…
Elle avait plein d'idées qui lui venaient en tête. Son imagination s'emballa mais elle essaya de se modérer car parfois elle partait dans des monologues délirants, ce qui pouvait parfois paraitre étrange.
— Si quelqu’un cachait une carte comme ça dans le château, je pense qu’elle ne montrerait pas seulement les passages secrets. Elle montrerait aussi les endroits où il se passe quelque chose d’important, les choses à ne pas manquer ! Ou alors des endroits parfaits pour étudier comme les coins silencieux du château, les lieux où la lumière est idéale ou les tables où personne ne vient déranger.
Bon, là c'était peut être des idées un peu trop Serdaigle...
- Ou alors même une carte qui change selon la personne qui la regarde et ce qui l'intéresse ! Enfin, on pourrait imaginer tout et n'importe quoi...
L'imagination est vraiment une façon simple de se sentir libre car elle a toujours pensé que l'on peut faire tout ce qu'on veut dans son esprit, sans aucune limite.
Doris souriait à nouveau. C'était étrange parce que quelques heures plus tôt, elle n'aurait jamais imaginé qu'elle allait passer la soirée à nettoyer un mur avec Luke, et encore moins qu'elle allait discuter tranquillement dans les escaliers du château avec lui.
Au départ, Luke lui avait simplement semblé être un Gryffondor sérieux parmi d’autres, un élève appliqué qu’elle croisait en cours. Mais la manière dont il avait travaillé sans se plaindre, son calme même lorsqu’il était épuisé, et cette façon très réfléchie qu’il avait d’observer le monde, c'était assez agréable.
Elle se surprit à penser qu’elle appréciait vraiment sa compagnie.
Elle chassa cette pensée avec un léger souffle amusé, comme si elle venait de réaliser qu’elle réfléchissait un peu trop.
— Bref, je suppose que si une carte comme ça existait vraiment, elle finirait par devenir complètement illisible.
Ils atteignirent un nouveau palier. Doris ralentit un peu le pas et jeta un regard de côté vers Luke.
— En tout cas, ton idée de carte magique est beaucoup plus intéressante que mon hypothèse de graffiti inutile.
Un petit sourire passa sur ses lèvres.
— Même si j’aime bien l’idée de semer la confusion dans le château. Tu imagines si quelqu’un avait vraiment laissé quelque chose comme ça quelque part ici ? Comme une sorte d'indice mystérieux...
Elle regarda autour d'eux, vers les murs anciens et les torches.
— Le genre de chose que les élèves découvrent par hasard des années plus tard. Poudlard a l’air d’aimer ce genre d’histoires. D'ailleurs, tu es déjà tombé sur un passage secret ? Et si cette carte existait vraiment, tu voudrais qu'elle te montre quoi en premier ?
Ils approchaient maintenant d’un couloir plus bas du château, ils n’étaient plus très loin des cuisines. Doris eut un sourire fatigué mais satisfait.
— Bon… si les elfes ont vraiment du thé, je pense que je vais en boire au moins deux tasses.
Elle tourna la tête vers Luke, l’air complice.
— Après ça, je crois que j’aurai officiellement mérité ma douche et mon lit.
@Luke Darcy-Mountbatten
On n'écrit plus sur les murs les noms de ceux qu'on aime
"...Ou alors même une carte qui change selon la personne qui la regarde et ce qui l'intéresse !..."
Un peu comme un miroir du Riséd accessible en fait ? Cela correspondait bien à la manière de penser du blond : un monde où chacun pouvait connaître sa plus haute aspiration, et parce qu'il connaissait/dès lors qu'il la connaissait, la suivre, et par la force de son ambition atteindre ce qu'il espérait. Le savoir complet pour Luke, celui qui le mettrait entièrement en sécurité.
"D'ailleurs, tu es déjà tombé sur un passage secret ? Et si cette carte existait vraiment, tu voudrais qu'elle te montre quoi en premier ?"
Là aussi, c'était un match. Autant les passages secrets au sens physique du château, que ceux de la pensée. Fissurer des évidences, laisser s'aventurer son oeil curieux dans des sentiers repérés et pourtant pas encore empruntés, bifurquer pour tout intégrer, creuser jusqu'au plus profond de la réalité, pour éclairer le système labyrinthique avec une curiosité intellectuelle proche, vraiment proche de l'avidité.
Mais avec toute la fatigue accumulée, lui, l'infatigable, lui, de l'esprit toujours infatigué, ne se sentait pour une fois pas d'aller aujourd'hui encore cataloguer toutes les petites anfractuosités nuancées du réel en des catégories bien caractérisées. Il se sentait juste de profiter. C'est peut-être pourquoi une des paroles de son parrain choisit ce moment pour poper façon bouchon de champagne d'une bouteille jusque-là fermée dans son esprit : "C'est p'têtre parce que tu finiras par apprendre des choses que tu n'avais même pas prévues de chercher, qui sait."
Il y repensait. Repensait à la façon dont il cherchait toujours à terrasser l'inconnu. A le cartographier, le connaître à chaque détail près, là où son parrain -tel qu'il le percevait- clairement se plaisait dans l'aventure, oui, juste, l'aimait. A la façon dont peut-être sa vie serait plus simple, plus relax si comme son parrain en vadrouille -tel qu'il le percevait- acceptait de s'égarer aussi longtemps qu'il n'avait pas trouvé, plutôt que souhaitait tout de suite tout par avance quadriller. Enfin bon, il interrogea donc sa voisine : "Doris, est-ce que tu crois qu'on peut apprendre des choses qu'on ne s'est pas donné la peine de chercher ?"
"... je crois que j'aimerais que cette carte me montre de l'inconnu. Mais en même temps pour le rendre connu. Tu arrives à apprécier l'inconnu simplement pour ce qu'il est, toi ?" Il glissa sa main à l'arrière de sa nuque en signe de gêne alors qu'il admettait intérieurement qu'il n'était pas sûr d'avoir cette capacité. Ses mots s'emmêlaient un peu, ses pensées aussi, il craignait un mal de tête pour ce soir. Son regard s'égara un instant avant de revenir se poser sur celui de sa vis-à-vis, en le plissant légèrement.
Un thé serait heureux, en effet. Tout comme elle disait : ils avaient mérité leurs tasses et ne feraient pas long feu dans leurs dortoirs ce soir.
Lucky Luke (crédits Nélya), Luke Skyponger (crédits Drelall) -HRP : Lucky Charm, crédits Thomas- Logical, oh, responsible Gryffindor - Oh, clinical, intellectual, cynical... - Respectable, presentable, a vegetable !
Un peu comme un miroir du Riséd accessible en fait ? Cela correspondait bien à la manière de penser du blond : un monde où chacun pouvait connaître sa plus haute aspiration, et parce qu'il connaissait/dès lors qu'il la connaissait, la suivre, et par la force de son ambition atteindre ce qu'il espérait. Le savoir complet pour Luke, celui qui le mettrait entièrement en sécurité.
"D'ailleurs, tu es déjà tombé sur un passage secret ? Et si cette carte existait vraiment, tu voudrais qu'elle te montre quoi en premier ?"
Là aussi, c'était un match. Autant les passages secrets au sens physique du château, que ceux de la pensée. Fissurer des évidences, laisser s'aventurer son oeil curieux dans des sentiers repérés et pourtant pas encore empruntés, bifurquer pour tout intégrer, creuser jusqu'au plus profond de la réalité, pour éclairer le système labyrinthique avec une curiosité intellectuelle proche, vraiment proche de l'avidité.
Mais avec toute la fatigue accumulée, lui, l'infatigable, lui, de l'esprit toujours infatigué, ne se sentait pour une fois pas d'aller aujourd'hui encore cataloguer toutes les petites anfractuosités nuancées du réel en des catégories bien caractérisées. Il se sentait juste de profiter. C'est peut-être pourquoi une des paroles de son parrain choisit ce moment pour poper façon bouchon de champagne d'une bouteille jusque-là fermée dans son esprit : "C'est p'têtre parce que tu finiras par apprendre des choses que tu n'avais même pas prévues de chercher, qui sait."
Il y repensait. Repensait à la façon dont il cherchait toujours à terrasser l'inconnu. A le cartographier, le connaître à chaque détail près, là où son parrain -tel qu'il le percevait- clairement se plaisait dans l'aventure, oui, juste, l'aimait. A la façon dont peut-être sa vie serait plus simple, plus relax si comme son parrain en vadrouille -tel qu'il le percevait- acceptait de s'égarer aussi longtemps qu'il n'avait pas trouvé, plutôt que souhaitait tout de suite tout par avance quadriller. Enfin bon, il interrogea donc sa voisine : "Doris, est-ce que tu crois qu'on peut apprendre des choses qu'on ne s'est pas donné la peine de chercher ?"
"... je crois que j'aimerais que cette carte me montre de l'inconnu. Mais en même temps pour le rendre connu. Tu arrives à apprécier l'inconnu simplement pour ce qu'il est, toi ?" Il glissa sa main à l'arrière de sa nuque en signe de gêne alors qu'il admettait intérieurement qu'il n'était pas sûr d'avoir cette capacité. Ses mots s'emmêlaient un peu, ses pensées aussi, il craignait un mal de tête pour ce soir. Son regard s'égara un instant avant de revenir se poser sur celui de sa vis-à-vis, en le plissant légèrement.
Un thé serait heureux, en effet. Tout comme elle disait : ils avaient mérité leurs tasses et ne feraient pas long feu dans leurs dortoirs ce soir.
Ca pourrait être un avant-dernier ou un dernier post pour moi selon ton personnage !, merci à toi pour ce RP apprécié par la plume et le personnage, et à ta protégée qui a été très agréable avec le mien
Lucky Luke (crédits Nélya), Luke Skyponger (crédits Drelall) -HRP : Lucky Charm, crédits Thomas- Logical, oh, responsible Gryffindor - Oh, clinical, intellectual, cynical... - Respectable, presentable, a vegetable !
On n'écrit plus sur les murs les noms de ceux qu'on aime
Doris resta silencieuse un instant après sa question, se laissant le temps de réfléchir quelques secondes. Elle n'aimait pas parler trop rapidement au risque de regrette ses paroles.
Apprendre sans chercher…
L’idée avait quelque chose d’étrange… mais aussi de réconfortant. Elle releva les yeux vers lui, un léger sourire aux lèvres.
— Je crois que… oui. Pas comme dans les livres… mais il y a des choses qui arrivent sans qu’on les cherche… et qui nous apprennent quand même. Des moments… ou des gens. On peut apprendre beaucoup des autres.
Elle inspira légèrement en repensant à la soirée qu'elle venait de passer.
— Pour l’inconnu, je ne sais pas si je sais vraiment l’aimer comme ça…Mais je crois que je peux essayer de ne pas tout comprendre tout de suite.
Elle le regarda avec un léger sourire.
— Comme ce soir en fait, on ne savait pas vraiment où ça nous mènerait.
Elle haussa légèrement les épaules. Ils arrivaient aux cuisines.
— Je ne m'attendais pas à ca mais c’était plutôt bien, finalement.
Elle se dit que lâcher prise, ne pas tout anticiper, n’était pas un problème. Il fallait savoir être ouvert à l'aventure et à l'inconnu qui réserve parfois de belles surprises. Elle détourna légèrement le regard, observant autour d’eux, puis revint à lui. Ses lèvres esquissèrent un sourire plus franc, mais toujours discret.
— Je suis épuisée je vais prendre le thé à emporter je crois et je le boirai en allant à mon dortoir. J'ai trop besoin de dormir, ça m'a épuisée.
Elle prit le gobelet encore chaud, le serrant entre ses mains pour les réchauffer.
— Bonne nuit, Luke. C'était sympa cette mission à deux !
A bientôt.
Puis elle se détourna te se dirigea d'un pas calme vers sa salle commune, en rêvant d'une bonne douche et de son lit bien chaud.
@Luke Darcy-Mountbatten Je pense qu'on peut conclure ici ! Merci à toi pour ces échanges, ce fut très sympathique !
Apprendre sans chercher…
L’idée avait quelque chose d’étrange… mais aussi de réconfortant. Elle releva les yeux vers lui, un léger sourire aux lèvres.
— Je crois que… oui. Pas comme dans les livres… mais il y a des choses qui arrivent sans qu’on les cherche… et qui nous apprennent quand même. Des moments… ou des gens. On peut apprendre beaucoup des autres.
Elle inspira légèrement en repensant à la soirée qu'elle venait de passer.
— Pour l’inconnu, je ne sais pas si je sais vraiment l’aimer comme ça…Mais je crois que je peux essayer de ne pas tout comprendre tout de suite.
Elle le regarda avec un léger sourire.
— Comme ce soir en fait, on ne savait pas vraiment où ça nous mènerait.
Elle haussa légèrement les épaules. Ils arrivaient aux cuisines.
— Je ne m'attendais pas à ca mais c’était plutôt bien, finalement.
Elle se dit que lâcher prise, ne pas tout anticiper, n’était pas un problème. Il fallait savoir être ouvert à l'aventure et à l'inconnu qui réserve parfois de belles surprises. Elle détourna légèrement le regard, observant autour d’eux, puis revint à lui. Ses lèvres esquissèrent un sourire plus franc, mais toujours discret.
— Je suis épuisée je vais prendre le thé à emporter je crois et je le boirai en allant à mon dortoir. J'ai trop besoin de dormir, ça m'a épuisée.
Elle prit le gobelet encore chaud, le serrant entre ses mains pour les réchauffer.
— Bonne nuit, Luke. C'était sympa cette mission à deux !
A bientôt.
Puis elle se détourna te se dirigea d'un pas calme vers sa salle commune, en rêvant d'une bonne douche et de son lit bien chaud.
@Luke Darcy-Mountbatten Je pense qu'on peut conclure ici ! Merci à toi pour ces échanges, ce fut très sympathique !