La dernière nuit d'été
31 août
au Mandarin Oriental
au Mandarin Oriental
Piper se prélassait dans sa chambre d'hôtel. Elle regardait tous les tableaux un à un , attentivement. Elle se disait qu'elle aimait l'art, qu'elle voudrait bien être artiste d'ailleurs.
Seule dans sa chambre d'hôtel, elle pensait. Elle pensait qu'à la rentrée elle ne serait plus chez elle. Mais à Poudlard. Elle se disait qu'elle avait hâte, hâte de ne plus voir sa mère, hâte aussi de ne plus voir son père bien sûr.
Piper se leva du fauteuil, elle fit le tour de sa chambre, l'air pensive.
La moquette était épaisse sous ses pieds.
La fenêtre l'attirait, elle s'y rendit et écarta délicatement le rideau.
A la fenêtre, elle pouvait contempler la ville, Londres brillait ce soir là. Les lumières étaient nombreuse, ça l'aveuglait presque.
Les voitures passaient, sans s'arrêter, elle pensait que les gens vivaient leur vie, tranquillement, sans savoir que sa vie allait changer demain. Ils ne savaient pas qu'une fille de onze ans regardait la ville, en pensant, en pensant que sa vie allait basculer du jour au lendemain.
Demain elle prendrait le train, demain elle quitterait le pays, demain elle serait embarquée dans une autre vie.
Elle posa la main contre cette vitre, elle était tiède, elle avait été chauffée par toute la journée et ça se sentait encore. Elle se surprit à regarder les passants macher, certains avaient l'air insouciants, d'autres pressés… Elle essayait d'imaginer quelle était leur vie, quel travails faisaient ils, avaient ils reçus un bonne éducation. Elle se demandait qui serait invité aux réceptions de sa mère, et lesquels ne le seraient jamais.
Piper leva alors les yeux au ciel, elle n'aimait pas penser comme ça, mais elle le faisait naturellement. Elle n'était peut-être pas si différente de sa famille. Elle disait qu'elle n'aimait pas les jugements, les cases, mais pourtant elle le faisait sans même y réfléchir.
Elle voulait être différente, elle se disait qu'à Poudlard elle changerait, qu'elle ne fréquenterait pas de Serpentard, cette maison qu'elle avait tant haie, mais qu'en même temps, elle ne pouvait éviter.
Piper croisa son reflet dans la vitre. Elle se regardait, et oui elle voyait ses longs cheveux bruns et son joli visage, mais ce qui la frappa était l'arrogance qu'on lisait sur son visage, oui elle avait l'arrogance Levitt.
Et si partir ne changeait rien ?
Et si elle restait exactement la même, même à Poudlard ?
Cette pensée lui serra automatiquement le ventre.
Elle resta là encore un peu, la main contre la vitre chaude, sans trop savoir quoi faire d’autre
Demain tout commencerait.
Et je ferai ce que je veux. Personne ne décidera pour moi. Je serai moi.
#d11f5d