Coeur de pique
17 Novembre 2046
Tinworth, appartement de @Saona O'Sullivan
28 ans
Tinworth, appartement de @Saona O'Sullivan
28 ans
Ma Sey-Sey, c’est la bonne. Cette fois, j’en suis sûr. Elle me regarde comme si j’étais la seule personne qui comptait pour elle. Je sais plus depuis combien de temps j’ai pas vécu ça, mais je sais depuis qui.
Miya.
C’est une ombre qui plane au dessus de moi depuis qu’elle est parti après avoir écrasé mon cœur sous ses pompes. A cause d’elle, j’ai dit non à tellement de belles choses. J’aurai pu repousser Sey-Sey. J’aurai pu arrêter d’aimer pour ne plus souffrir. C’est ce que j’ai fait, pendant des années.
Cette fois, ce sera différent, parce que Sey-Sey, elle m’aime vraiment, et elle m’aime pour ce que je suis. Elle aime quand je débarque à l’improviste chez elle avec un pack de bière, quand j’arrive dans son dos quand elle est dans ses pensées, juste pour l’enlacer et lui prouver que je suis là, et que je bouge pas.
Ce soir, c’est un soir comme les autres. J’arrive chez elle, et je m’y sens comme chez moi. On habite pas ensemble, mais c’est là que je dors le plus souvent. Juste pour être avec elle. Alors… c’est un peu chez moi, hein ? Quand j’étais môme, ma mère m’a dit un truc qui me revient en tête parfois, souvent quand je regarde Sey-Sey dormir : un pont peut devenir un foyer si c’est là où t’attendent ceux que tu aimes. Elle a regretté de m’avoir dit une phrase aussi débile pendant les heures qui ont suivi, parce que je l’ai pas lâché. Je comprenais rien, et je voulais comprendre. Aujourd’hui, je sais pas si j’ai capté ce que ma mère voulait dire, mais je suis sûr d’une chose.
Là où est Sey-Sey, c’est là ma place.
« Saluuuut là dedans », j'annonce d'une voix traînante. Encore dans l'entrée, je m’accroupis pour délasser mes Docs. Je grince des dents, je grogne un peu en sentant la vive douleur que j'avais oublié et qui me sillonne toute la colonne. Un vilain coup de poing dans le bas du dos qui date d'hier, mais qui me lance encore. Je fais taire la douleur à coup de whisky, mais là j'en ai pas sous la main. Va falloir que j'aille taper dans les réserves de ma nana.
Je me redresse dans un nouveau grognement et avance, une main qui glisse dans une poche, là où j'ai planqué un petit cadeau pour Sey-Sey. Je ne lui dirai pas que j'ai trouvé ce bracelet au poignet d'une femme dans le bus, elle le devinera. Elle est maline. Plus que moi. Mais comme dirait Jude... c'est pas compliqué d'être plus intelligent que toi.
Avec un peu de retard, mais voilà, c'est là !
438 mots
Code couleur = #515f80
Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Présence fortement réduite jusqu'à mi juillet
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Coeur de pique
Lloyd River ? Il a mis mon cœur en cage. Si je l'aime ? Évidemment. Il n'y a qu'à voir mon état lorsqu'il m'embrasse, ou qu'il est juste à côté de moi. Les actes parlent pour moi. Y a t-il seulement une ombre sur ce tableau que nous avons commencé à peindre, 7 mois plus tôt, dans l'Allée des Embrumes ? Sûrement pas pour lui. Mais pour moi... c'est autre chose.
Oui, je l'aime. Même que je l'aime beaucoup trop. Mais ces derniers temps, j'ai l'impression que je ne le mérite pas. Il a été malmené par la vie, Lloyd. Bien plus que moi. Et parfois, je me dis que j'en profite trop. Que malgré tout mon amour, peut être que notre relation ne peut pas durer.
Peut être que je ne le rend pas heureux. Peut être qu'il serait mieux avec quelqu'un qui lui correspond plus. Peut être. Je n'ai pas envie de le quitter, Lloyd. Parce que je l'aime. Parce que le voir partir, faire sa vie sans moi me briserait sans doute. Parce que le voir aimer quelqu'un d'autre que moi me tuerait. Alors, je garde ces doutes pour moi. Pour l'instant.
C'est égoïste, certes. Mais je ne veux pas me briser en mettant fin à notre amour. Quand bien même Lloyd mériterait mieux que moi. Quand bien même ma mère en serait triste, et que cela m'enchanterait, de la décevoir. Quand bien même cela me permettrait de ne pas craindre chaque seconde, chaque minute, qu'une de ses nombreuses bagarres ne soit de trop.
Une voix me fait sortir de ses pensées. Sa voix. Je souris, oubliant un court instant mes interrogations. Je l'aime, et c'est le principal. Pas vrai ? Alors, j'avance, ravie de le revoir. Comme si chaque heure passée sans lui était une torture.
- Tu vas bien ?
Comme si cette question ne méritait pas de réponse, j'avance, pour l'embrasser. Histoire de m'assurer qu'il est bien là, devant moi. Qu'il m'aime encore. Comme un besoin d'être certaine qu'il va bien, qu'il est heureux de me voir. Tant que ça peut durer.
DDM de Gryffondor - Octobre 2050 à Juillet 2051
Professeur de DCFM - Janvier 2051 à Juin 2051
Membre de l'UDS (Miel) - Mai 2051 à jamais
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Coeur de pique
Dés que j’entends sa voix, j’ai le cœur qui se met à battre plus fort. Je souris, mon visage qui se baisse pour ne rien raté de s’avancer. Bordel, ce qu’elle est belle, ma Sey-Sey. Je sais pas comment te dire… j’aime tout chez elle, de ses longs cheveux noirs à la courbure de ses chevilles, de ses yeux gris -même celui qui ne voit pas- à ses hanches que je crève toujours d’envie d’attraper pour la tirer tout contre moi. Elle me rend dingue. Je sais pas comment elle a fait pour me choper aussi vite. Depuis… Miya, je suis devenu prudent. Hyper prudent. Je peux plus me permettre de souffrir. C’est pas une question d’orgueil. Juste… je peux plus. Je ne le supporterai pas. Je sais pas comment l’expliquer, mais je le sens, tout au fond de moi. C’est peut-être pour ça que je m’accroche autant à Sey-Sey : elle peut me guérir, tu vois ? Et elle le fait, tout les jours, avec ses baisers, avec ses regards, avec ses caresses. Elle m’aime, je le sais. Je veux croire qu’elle ne me brisera pas le cœur. Sey-Sey, c’est pas le genre. Même si tout nous sépare, même si je suis pas un gars pour elle, elle ne me jettera pas. Elle est pas comme Miya. Elle m’aime vraiment.
Elle me demande si je vais bien, bordel. Ça paraît con, mais rien que pour ça, je l’aime encore un peu plus. Elle fait attention à moi.
Mes mains trouvent naturellement leur place sur ses hanches, je les tire un peu vers moi pour l’embrasser, comme un homme qui aime vraiment. « Ça va », je murmure contre ses lèvres. Je me redresse un peu pour embrasser son front. Je respire ses cheveux à grande goulée. Je suis accro à leur odeur. « J’ai juste hyper mal dans le dos. J’ai mal encaissé un coup de poing. Mais, eh, tu sais quoi ? Ben lui, il a pas encaissé le crochet qu’il s’est bouffé en plein dans la tronche ! Paf, expédié direct dans la poussière ! T’aurais vu ça, bordel. C’était un super combat. » Sey-Sey, je peux tout lui dire, elle me jugera jamais à voix haute. Bon, j’évite quand même de lui dire que je me défonce avant, ça je sais qu’elle aime pas, tu vois. « Et toi, ça va ? Tu sais que tu sens ultra bon ? Je te boufferai si t’étais pas ma meuf. »
413 mots
Elle me demande si je vais bien, bordel. Ça paraît con, mais rien que pour ça, je l’aime encore un peu plus. Elle fait attention à moi.
Mes mains trouvent naturellement leur place sur ses hanches, je les tire un peu vers moi pour l’embrasser, comme un homme qui aime vraiment. « Ça va », je murmure contre ses lèvres. Je me redresse un peu pour embrasser son front. Je respire ses cheveux à grande goulée. Je suis accro à leur odeur. « J’ai juste hyper mal dans le dos. J’ai mal encaissé un coup de poing. Mais, eh, tu sais quoi ? Ben lui, il a pas encaissé le crochet qu’il s’est bouffé en plein dans la tronche ! Paf, expédié direct dans la poussière ! T’aurais vu ça, bordel. C’était un super combat. » Sey-Sey, je peux tout lui dire, elle me jugera jamais à voix haute. Bon, j’évite quand même de lui dire que je me défonce avant, ça je sais qu’elle aime pas, tu vois. « Et toi, ça va ? Tu sais que tu sens ultra bon ? Je te boufferai si t’étais pas ma meuf. »
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Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Présence fortement réduite jusqu'à mi juillet
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Coeur de pique
Tu me facilites pas la tâche pour écrire un "bon... c'est terminé entre nous, tu m'aimes, je t'aime, mais ça peut pas marcher donc voilà !" làLe baiser qu'il me donne à un goût d'amour, de feu qui refuse de s'éteindre. Et pourtant, derrière, je ne peux pas m'empêcher d'y lire tous les non dits, tous les "je t'aime" que je n'ai jamais prononcé, alors que j'en avait l'occasion. Lorsqu'il me relâche, qu'il prend la parole, je l'écoute, et malgré moi, je trouve les silences derrière ces mots. "T’aurais vu ça, bordel. C’était un super combat". Oui, mais je n'étais pas là. Alors que j'en suis certaine, il aurait aimé que je sois à ses côtés, que je le regarde se battre. Je me contente donc de sourire sans répondre. Avec lui, les mots n'ont jamais été une nécessité. Ils sont simplement un moyen de s'assurer que nous sommes encore là, que nous n'avons pas disparu. Et si ce sourire, que je lui adresse pourrait vouloir dire à quel point je suis fière de lui, fière de nous deux, au fond, il renvoie aussi ce "je suis désolée de ne pas être à la hauteur" silencieux.
C'est fou, l'amour, non ? Il suffit d'un moment de doute, d'une hésitation, d'une absence pour qu'il devienne amer. Et même si je sais que j'invente sûrement, que tout ce qui tourne en rond dans ma tête n'est sûrement rien d'autre que le fruit de ma propre imagination, je ne peux rien faire d'autre que d'être propre spectatrice de mes spéculations, et de les laisser me détruire. Peut être que cet amour devient toxique, au final. Peut être que si j'ai l'impression de toujours devoir faire plus, mieux, c'est parce que cet amour n'est pas fait pour moi ? Et pourtant, Merlin seul sait à quel point j'aime Lloyd. C'est le genre d'amour qui me pousserait à tout arrêter, le duel y compris. Là, s'il me le demandait, on pourrait partir loin, très loin, sur une île déserte, rien que tous les deux, et refaire notre vie. On pourrait passer les jours, les nuit à chanter, à danser, à profiter de la vie comme personne ne l'a jamais fait, et puis, après, se trouver beaux, se trouver cons, et recommencer.
Mais il ne me le demande pas. A la place, il me demande si ça va, moi. Il me dit que je sens bon, qu'il pourrait me bouffer, si je n'étais pas sa copine. C'est peut être ce genre de déclaration, si débiles mais qui me font si plaisir, qui font que je l'aime. Une nouvelle fois, je souris, avant de répondre, tout doucement :
- Tant que tu es la, tout va bien, tu devrais t'en douter.
Et pourtant, cette phrase que je prononçais jadis en y croyant de tout mon cœur, de toute mon âme, comme une vérité absolue, à le goût du mensonge derrière ma langue. Je ne sais pas ce qu'il se passe, actuellement. Je suis incapable de mettre les mots dessus, et ça me fait terriblement mal. Mal pour moi, mais aussi pour Lloyd, avec qui je ne suis pas si honnête que ça. Et peu importe la manière dont se terminera notre histoire, je ne veux pas qu'elle se termine comme ça. Pas de suite. C'est bien trop tôt. Enfin... je crois ?
Désolée pour le retard !
DDM de Gryffondor - Octobre 2050 à Juillet 2051
Professeur de DCFM - Janvier 2051 à Juin 2051
Membre de l'UDS (Miel) - Mai 2051 à jamais
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Coeur de pique
J’ai de l’instinct. C’est ce qu’on me dit quand je me bats. “C’est dingue comme tu sens les coups arriver ! T’les évite pas toujours, mais on voit qu’tu les sens arriver !” Et c’est vrai, je les vois arriver. Je sais pas comment t’expliquer, c’est viscéral, en fait. Comme si mon cerveau pouvait pressentir à l’avance le danger. Ça se manifeste dans une petite piqûre dans la nuque, une sorte d’aiguille qui me perce juste un peu pour me remettre sur mes gardes.
Et cette aiguille, je la sens dés que ma Sey-Sey me répond.
Je continue à sourire alors que je m’éloigne juste un peu d’elle pour la regarder. Mes yeux cascadent le long de son visage. Ses lèvres que je viens d’embrasser, est-ce qu’elles me mentent ? Est-ce que rien ne va quand je suis là ?
Non. Non, mon pote. Doute pas. T’as pas le droit de douter de Sey-Sey. T’as dit qu’elle ne te jettera pas. T’as dit qu’elle t’aimait vraiment et c’est le cas. Regarde la. Regarde la façon dont elle te dévore des yeux.
C’est vrai. Je me sens toujours aimé avec elle. Toujours. Elle fait attention à moi, elle prend soin de moi, elle m’accepte et me rend au centuple tout ce que je lui donne. Et je lui donne beaucoup.
Mes mains se décrochent d’elle pour récupérer les siennes. Je les embrasse. Je pose ma joue contre ses doigts. Je ferme les yeux. Elle est douce. Elle est belle. Et elle m’aime. Moi. Rien que moi. Quand je suis là, tout va bien. Elle l’a dit. Elle me l’a dit en souriant. Personne serait assez cruel pour me dire ces mots là avec un aussi beau sourire que le sien.
Je lève la tête mais je quitte pas ses mains. Même que je les caresse de mes pouces. « J’ai un cadeau pour toi. »
Je lâche enfin ses mains pour plonger la mienne dans la poche de mon pantalon, là où se trouve le bracelet que je veux lui offrir, bien emmitouflé dans un joli carré de soie que j’ai aussi trouvé sur quelqu’un d’autre que moi. Une petite mamie qui sentait bon le patchouli et le pognon.
Je sors mon cadeau et lui tend dans un sourire.
Fallait y réfléchir à deux fois avant de vouloir briser le cœur de ce brave garçon
378 mots
Et cette aiguille, je la sens dés que ma Sey-Sey me répond.
Je continue à sourire alors que je m’éloigne juste un peu d’elle pour la regarder. Mes yeux cascadent le long de son visage. Ses lèvres que je viens d’embrasser, est-ce qu’elles me mentent ? Est-ce que rien ne va quand je suis là ?
Non. Non, mon pote. Doute pas. T’as pas le droit de douter de Sey-Sey. T’as dit qu’elle ne te jettera pas. T’as dit qu’elle t’aimait vraiment et c’est le cas. Regarde la. Regarde la façon dont elle te dévore des yeux.
C’est vrai. Je me sens toujours aimé avec elle. Toujours. Elle fait attention à moi, elle prend soin de moi, elle m’accepte et me rend au centuple tout ce que je lui donne. Et je lui donne beaucoup.
Mes mains se décrochent d’elle pour récupérer les siennes. Je les embrasse. Je pose ma joue contre ses doigts. Je ferme les yeux. Elle est douce. Elle est belle. Et elle m’aime. Moi. Rien que moi. Quand je suis là, tout va bien. Elle l’a dit. Elle me l’a dit en souriant. Personne serait assez cruel pour me dire ces mots là avec un aussi beau sourire que le sien.
Je lève la tête mais je quitte pas ses mains. Même que je les caresse de mes pouces. « J’ai un cadeau pour toi. »
Je lâche enfin ses mains pour plonger la mienne dans la poche de mon pantalon, là où se trouve le bracelet que je veux lui offrir, bien emmitouflé dans un joli carré de soie que j’ai aussi trouvé sur quelqu’un d’autre que moi. Une petite mamie qui sentait bon le patchouli et le pognon.
Je sors mon cadeau et lui tend dans un sourire.
Fallait y réfléchir à deux fois avant de vouloir briser le cœur de ce brave garçon
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Présence fortement réduite jusqu'à mi juillet
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Coeur de pique
Promis, je réponds plus vite maintenant ! Avec ma démission, il ne me reste plus que 3 mois et demie pour terminer mes RPs, donc je pense que ça ira pour celui là, à voir si tu veux qu'on lance celui des retrouvailles ?Je regarde Lloyd s'éloigner, pour m'offrir un cadeau, emmitouflé dans un paquet de soie. Tout se bouscule dans ma tête, je n'arrive plus à aligner deux pensées cohérentes. Bordel, pourquoi c'est si difficile ? Je devrait le remercier, l'embrasser, et tout finirait bien. Alors pourquoi en suis-je incapable ? J'ai l'impression d'être un animal acculé, bousculé, emprisonné. Et comme un animal, je me vois reculer, refuser son cadeau avant de déclarer, prise de panique :
- Non, Lloyd. Je ne peux pas accepter. Ni ça, ni tout le reste... je comprends pas pourquoi tout est si compliqué en ce moment. Quand il s'agit de toi.
Je mets quelques secondes à revenir sur terre pour réaliser que ces mots, je les ai bien prononcés, et que le sorcier en face de moi, que j'aime tant, les as bien entendus. Aussitôt, une douleur puissante m'étreint le cœur, tandis que je me met à trembler, me demandant ce qui m'a prit. Une larme s'échappe de mon oeil, tandis que je m'entends reprendre à nouveau :
- Je t'aime, Lloyd. Je t'aime, mais c'est pas possible. Pas comme ça. Je suis tellement désolée. Tellement.
Mes pensées se bousculent, et face à cette cohorte de mots, de sentiments, je suis incapable de faire quoi que ce soit. Qu'est ce que j'ai fait ? Mais qu'est ce que j'ai fait, bordel ?! Je pleure vraiment, maintenant, n'osant presque plus soutenir le regard de celui que j'aime. Je crois que j'ai tout fait foiré. Définitivement.
DDM de Gryffondor - Octobre 2050 à Juillet 2051
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Coeur de pique
C’est le vide qui m’engloutit d’un coup. Il est froid. Il est sombre. Chaque mot le rend plus noir encore.
Elle a dit ça vite, sans réfléchir. Comme si c’était en elle depuis des jours, des semaines, des mois peut-être. Comme si ça devait juste sortir au bout d’un moment, et que t’avais choisi le pire de tous.
Moi. C’est moi le problème. C’est ce qu’elle dit. J’ai l’impression que ce toi s’étire pendant les secondes où sa bouche reste fermée. Cette bouche que j’ai embrassé des milliers de fois, contre lesquels j’ai ri.
Nan.
Nan. Pas encore. Steuplait, Sey. Pas toi.
T’as pas dit ça. T’as pas donné raison à mon instinct. T’as pas pu dire ça. J’ai mal entendu. Hein ? J’ai mal entendu, Sey. Tu viens de me remercier pour mon cadeau, c’est ça, hein ? Tu m’as dit merci, et j’ai juste mal entendu. T’as pas pu dire ça. Je veux te laisser le bénéfice du doute. Alors je dis rien.
Et toi, tu continues.
« Tu m’aimes », je répète d’une voix pâle.
Elle vient de le dire. Elle m’a dit je t’aime, mais c’est pas possible.
Mon regard accroche cette larme qui roule sur sa joue. Il remonte jusqu’à ses yeux. Mes lèvres s’entrouvrent. Ma mâchoire claque. Je déglutis. Elle se met à pleurer, pour de vrai.
Nan. T’as pas dit ça. T’as pas dit ça. T’as pas pu dire ça. T’as pas pu dire ça. Pas après tout ce qu’on s’est dit. J’ai rien fait de mal. Je suis un bon petit ami.
Pas encore.
« Non… non, non, non… »
Je recule. Mon corps bouge, mais j’ai l’impression d’être toujours là, face à elle. Je la regarde, j’arrive pas à détourner les yeux. Ma tête se secoue. Elle dit non, parce que les mots suffisent pas. Tout mon corps refuse l’abandon. Encore lui. Toujours lui.
C’est compliqué en ce moment quand il s’agit de toi.
« Tu… tu peux pas, Sey… »
Tu peux pas m’accueillir comme un brave petit chien et me jeter juste après. Tu peux pas. Tu peux pas. Non. Non. Non.
« Tu peux pas. J’ai… j’ai rien fait. J’ai… »
Si : t’es toi. C’est toujours assez pour te jeter, visiblement.
« J'ai... j'ai rien fait, Sey... j'te... j'te jure que... » Ma bouche est pâteuse, ma langue engourdie. Ma main tend encore le paquet, plus haut, je veux qu'elle le prenne. Je veux qu'elle voit son bracelet. Qu'elle me remercie. Qu'elle m'embrasse. Qu'elle me demande de lui mettre. C'est ça qui devait se passer. « C'est pas grand chose, j'sais... mais... J'peux faire mieux. J'te jure que j'peux faire mieux. Laisse moi juste le temps et... je.. »
C'est pas le soucis, le cadeau, hein ? Pourquoi tu t'accroches à ça ? Pourquoi tu crois que c'est le reste le problème, alors qu'elle vient de dire que c'est toi.
Alors on va bombarder et faire au mieux avant ton départ !
483 mots
Elle a dit ça vite, sans réfléchir. Comme si c’était en elle depuis des jours, des semaines, des mois peut-être. Comme si ça devait juste sortir au bout d’un moment, et que t’avais choisi le pire de tous.
Moi. C’est moi le problème. C’est ce qu’elle dit. J’ai l’impression que ce toi s’étire pendant les secondes où sa bouche reste fermée. Cette bouche que j’ai embrassé des milliers de fois, contre lesquels j’ai ri.
Nan.
Nan. Pas encore. Steuplait, Sey. Pas toi.
T’as pas dit ça. T’as pas donné raison à mon instinct. T’as pas pu dire ça. J’ai mal entendu. Hein ? J’ai mal entendu, Sey. Tu viens de me remercier pour mon cadeau, c’est ça, hein ? Tu m’as dit merci, et j’ai juste mal entendu. T’as pas pu dire ça. Je veux te laisser le bénéfice du doute. Alors je dis rien.
Et toi, tu continues.
« Tu m’aimes », je répète d’une voix pâle.
Elle vient de le dire. Elle m’a dit je t’aime, mais c’est pas possible.
Mon regard accroche cette larme qui roule sur sa joue. Il remonte jusqu’à ses yeux. Mes lèvres s’entrouvrent. Ma mâchoire claque. Je déglutis. Elle se met à pleurer, pour de vrai.
Nan. T’as pas dit ça. T’as pas dit ça. T’as pas pu dire ça. T’as pas pu dire ça. Pas après tout ce qu’on s’est dit. J’ai rien fait de mal. Je suis un bon petit ami.
Pas encore.
« Non… non, non, non… »
Je recule. Mon corps bouge, mais j’ai l’impression d’être toujours là, face à elle. Je la regarde, j’arrive pas à détourner les yeux. Ma tête se secoue. Elle dit non, parce que les mots suffisent pas. Tout mon corps refuse l’abandon. Encore lui. Toujours lui.
C’est compliqué en ce moment quand il s’agit de toi.
« Tu… tu peux pas, Sey… »
Tu peux pas m’accueillir comme un brave petit chien et me jeter juste après. Tu peux pas. Tu peux pas. Non. Non. Non.
« Tu peux pas. J’ai… j’ai rien fait. J’ai… »
Si : t’es toi. C’est toujours assez pour te jeter, visiblement.
« J'ai... j'ai rien fait, Sey... j'te... j'te jure que... » Ma bouche est pâteuse, ma langue engourdie. Ma main tend encore le paquet, plus haut, je veux qu'elle le prenne. Je veux qu'elle voit son bracelet. Qu'elle me remercie. Qu'elle m'embrasse. Qu'elle me demande de lui mettre. C'est ça qui devait se passer. « C'est pas grand chose, j'sais... mais... J'peux faire mieux. J'te jure que j'peux faire mieux. Laisse moi juste le temps et... je.. »
C'est pas le soucis, le cadeau, hein ? Pourquoi tu t'accroches à ça ? Pourquoi tu crois que c'est le reste le problème, alors qu'elle vient de dire que c'est toi.
Alors on va bombarder et faire au mieux avant ton départ !
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