Passage de Draíocht Là où fleurissent les myosotis A.N

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Juin 2032

« Ô Toi, Mère Lune, Mère des solitudes dont les larmes enfantèrent nos sangs. Je te prie, te conjure d’écouter la fille qui t’appelle dans la nuit.
J’ai donné quatre vies, et deux fois tes bras d’argent me les ont reprises. Je ne réclame plus rien pour moi, seulement pour eux.
Sous ton voile d’argent, Mère-Lune, je t’en supplie: lie ces deux enfants au souffle commun. Qu’ils se cherchent quand le monde les sépare, qu’ils se trouvent quand tout les déchire. Qu’ils veillent l’un sur l’autre dans le sommeil, qu’ils partagent le même battement, le même souffle, la même peur, la même lumière. Prends ce serment, je t’en conjure. Ne m’enlève pas mon enfant. Laisse le moi. Je t’en prie. Cache les dans le repli de ta lumière, l’un déjà né, petit veilleur aux yeux ouverts, et celui encore bercé dans mes entrailles. Fais qu’ils se trouvent dans leurs songes qu’ils se reconnaissent avant même de se voir, qu’ils deviennent l’un pour l’autre gardien et refuge. Prends ce serment. Grave le dans leur sang, grave le dans leurs ombres, jusqu’à ce que le Grand Brasier de Père-Soleil les emportent, lui dont la cruauté du jour dévore tes enfants avant qu’ils ne voient ton visage.
Mère Lune, entends ta servante. Prends ce qu’il me reste de force, et protège les. Je t’en conjure, Mère Lune. Protège l’héritier de mon frère, et la dernière née de mon sang. »

Nul ne saura jamais si ce soir là, Mère Lune entendit les prières de Renesmée Nerrah, car seul Aliosus fut présent, témoin silencieux, autel de chair, calice de larmes.
Elle, la mère, la tante, la servante, su que ses pleurs furent entendu par celle qui se lève chaque soir pour veiller sur les sorciers. Sur son neveu. Sur sa fille. Que rien ne parvint jamais à séparer bien longtemps.

A présent, que fleurissent les myosotis.


Ce RP partagé avec mon cher Aliosus Nerrah contiendra des scènes de vie que partagent Aliosus et Alice durant leurs études, dans leur appartement. Les actions des personnages sont vu au préalable avec l'autre joueur.

Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 2 ème année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050

Passage de Draíocht Là où fleurissent les myosotis A.N
J’aimerais parfois que tu puisses voir ce que les autres ne voient pas. Celle qui en moi hurle à s’en rompre les os. Celle que chaque frémissement pousse à l’absurdité.
Sens-tu à quel point elle souffre d’être enfermée dans cette prison de chaire ? Crois moi, crois moi sur parole : je préférais qu’elle puisse se libérer. Elle me fait mal, si mal. Elle frappe contre mes muscles jusqu’à les rendre douloureux. Elle me pousse lentement dans un gouffre duquel, je le sais, jamais je ne sortirai. J’ai peur, comprends-tu ? Peur qu’elle prenne possession de moi. Elle prend trop de place. La cohabitation deviendra bientôt impossible.
Mais je ne te montrerai pas, jamais. Car je ne veux pas que toi tu me montres la douleur que tu ressentirais à mon égard. Je veux demeurer forte dans ton regard. Je veux être celle qui jamais ne flanche. Celle sur qui tu pourras t’appuyer chaque jour que les Dieux font. Il ne s’agira jamais d’un mensonge. Mes os auront beau trembler, mon sang aura beau me sembler froid sous mes veines, jamais je ne faillirais à cette tache que je me suis donné le jour où nous nous sommes réellement vu pour la première fois : je t’aimerai et serai là, quoi qu’il arrive, quoi qu’il m’en coûte.

Alors enlace moi comme tu le fais si bien. Respire le parfum que je dépose dans mon cou chaque matin. Serre moi comme si tu craignais que le Monde ne nous sépare encore. Regarde moi avec ces yeux brillant de joie de nous savoir enfin réuni. Donne moi ta présence, Aliosus. Insuffle en moi ce bonheur si simple de te savoir à mes côtés, maintenant et à jamais.
Je prendrai ton visage dans mes mains pâles et déposerai sur ton front ce baiser porteur de tout ce que je ne dirai jamais mais que tu ne saurais ignorer.

Je t’aime, et remercie chaque jour les Ancêtres d’avoir choisi de lier le sang Nerrah au sang Sangblanc.

Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 2 ème année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050

Passage de Draíocht Là où fleurissent les myosotis A.N
Alice appréhendait chaque mardi dés le dimanche au soir, car elle savait qu’elle n’aurait que peu l’occasion de voir son cousin. Son emploi du temps d’étudiante la gardait loin d’Aliosus, lui même terminant sa journée de cours à midi. Grands dieux, elle aurait aimé être avec lui du soir au matin, mais leur choix de carrière les éloignait l’un de l’autre, mille fois hélas.
Comme si cela ne suffisait pas, Alice ne rentrait pas directement retrouver leur chez eux une fois sa journée de cours terminée car, comme chaque mardi soir, l’étudiante en art du duel se métamorphosait en professeure de français pour les petits sorciers bien nés de la capitale. Après avoir ingurgité un grand verre d’Elixir Cérébral de Baruffio dilué, naturellement.

Une fois avec ses jeunes élèves, Alice oscillait dangereusement entre la nécessité de retrouver Aliosus et celle de retrouver sa chambrée pour y dormir. Quand bien même, une fois dans son lit, Alice pensait à lui, Alice rêvait de lui. Dans des paysages oniriques dépourvues de formes mais pas de sens, elle y entendait sa voix, percevait son odeur, voyait sa silhouette tantôt s’éloigner, tantôt l’effleurer, jamais l’enlacer. Parfois, il brûlait dans un brasier qu’elle même avait allumé. D’autres fois, il agonisait à terre en la maudissant d’avoir parjuré un amour éternel.
Rêves prémonitoires ou résipiscence d’une faute à venir, Alice savait ce que son esprit cruel formulait.

Les épaules alourdies par la fatigue accumulée et un fardeau invisible, Alice franchit la porte de leur appartement à vingt-et-une-heure tapante, car elle ne revenait jamais juste après ses leçons. D’autres affaires la tenaient éloignées, mais à celles ci, Alice s’efforçait de ne plus y songer une fois arrivée chez eux.
L’odeur du repas l’accueillit avant Aliosus, comme une caresse effleurée du bout des doigts. Après avoir retiré et accrocher son trench coat au porte-manteaux de l’entrée, range ses bottines de cuir et déposé son sac de cours, Alice rejoignit le salon, là où, elle le savait, se trouverait Aliosus.
Il était là, assis dans leur canapé élimé mais confortable dans lequel Alice aimait se lover.
Un sourire ourla ses lèvres à la vue de la chevelure blonde toujours impeccable d’Aliosus. Sur la pointe des pieds, comme toujours, elle s’approcha. Ses longs bras vinrent s’enrouler autour du cou d’Aliosus pour l’enlacer. Son visage se perdit un instant dans le cou offert qu’elle embrassa du bout des lèvres une fois, puis une deuxième. Elle inspira son odeur, celle qui n’appartenait qu’à lui, mélange savant propre à sa peau et à ce qu’il usait pour prendre soin tant de ses vêtement que de son corps. « Je suis rentrée », murmura t-elle contre sa peau. Elle le serra un peu plus fort dans un nouveau baiser, celui ci plus affirmé. Un je t’aime qui marque la chaire autant que le cœur.
Elle se pencha un peu en avant, sa poitrine contre ses omoplates, juste pour qu’il puisse voir le sourire que lui inspirait son existence.

« Et je suis affamée. » ajouta t-elle dans un sourire mutin.

Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 2 ème année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050

Passage de Draíocht Là où fleurissent les myosotis A.N
Dans la petite cuisine de leur appartement du Passage, Aliosus se retroussait les manches en contemplant les ingrédients disposés devant lui. Des pâtes, dont la confection avait nécessité quelques Tergeo afin d'éliminer totalement les trace de farine qui s'était répandue sur l'ensemble du plan de travail en faïence au motif floral au charme tout à fait désuet et pourtant bien réel. Une grosse pincée de grains de poivres qui semblaient le regarder comme autant de minuscules boursoufflets prêts à s'agiter et rouler bouler en dehors de la planche à découper dont le sortilège de renforcement commençait à faiblir s'il en jugeait par les quelques entailles sur la surface du bois. Enfin, un bloc triangulaire d'un obscur fromage italien dont il ne se souvenait plus du nom, Piccolino ? Pecogianno ? Quatsch !

Avant de faire quoi que ce soit, il rangea ce qu'il restait de ses ustensiles répandus autour de lui, il n'allait pas utiliser sa baguette pour ça tout de même il n'était pas impotent. Une fois cela fait, il sorti de la cuisine, traversa leur salon, salle à manger, bureau, salon de lecture et bibliothèque tenant en une pièce afin d'accéder au grammomagique trônant fièrement sur une commode encombrée de livres.

Sortant un livre écorné de sa poche arrière, il vérifia un paragraphe.
La cuisine est une question de sensation et d'âme autant que de grammes et de bon produits, laissez vous porter par les recettes en vous immergeant dans leur contexte culturel et vous découvrirez alors le plaisir de voyager à l'autre bout du monde tout en restant à vos fourneaux !

Il dégagea l'espace et lança l'engin afin qu'il diffuse une chanson d'ambiance puis d'un geste théâtral, il lança le torchon qu'il tenait dans la main sur son épaule et retourna d'un preste pas, porté par le rythme de la musique, dans la cuisine où il commença par faire chauffer un gros volume d'eau avant de se saisir d'un pilon et d'un mortier pour moudre les grains de poivre. Le geste le projeta immédiatement dans les cachots de Poudlard, dans les cours de miss Xarinez, seulement l'odeur qui lui montait au nez était autrement plus piquante que les habituelles feuilles de menthe permettant la coloration des potion. Il se détourna de son office pour précipitamment enfouir son visage dans son coude, réprimant un éternument, et se remis à l'ouvrage, les yeux un peu brillant.

L'eau bouillait à présent à gros bouillons, il saisit l'ensemble des pâtes vaguement ramassées en "nids" afin de les y plonger et de faire torréfier le poivre avant de se saisir d'une râpe et d'entreprendre d'y passer énergiquement le fromage afin que, lorsque l'odeur de poivre chaud pris le dessus dans la pièce, il plaça la poêle hors du feu et y versa le fromage qui commença à fondre aussitôt. Aliosus voyant la vitesse de la réaction saisit alors précipitamment une louche pour verser une petite quantité d'eau de cuisson dans le mélange de poivre et de fromage afin d'y délayer un semblant de sauce pas trop fluide sans être non plus trop visqueuse.

Encore quelques secondes et c'était le moment d'égoutter les pâtes. Ne demandez pas quelle expérience malheureuse lui avait appris qu'il pouvait être utile de faire usage d'un Wingardium Leviosa pour, par exemple, être à distance de la vapeur brulante qui s'élevait de l'évier.

***


Lorsque le bruit de la porte se fit entendre, il se leva du fauteuil, posa le pamphlet politique qu'il lisait ("Sorciers, encore un peu d'efforts avant d'être citoyens !") et prépara sa baguette. Il laissa Alice commencer à se décharger de sa soirée, de ses obligations, de ses péripéties avant que l'odeur ne la fasse s'interrompre dans ses phrases.

«Que nous as-tu préparé ?»

Aliosus fit un petit geste afin que les deux assiettes encore fumantes se déposent naturellement sur la table.
«Tagliatelle cacio e pepe.» répondit il fièrement dans un italien approximatif.

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