7 août 2025, 20:07
Mildred. Recueil Solo PNJ
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Avec Mildred Ackerley, #844d68
20 juin 2050, Londres


L'asphalte claquait doucement sous mes pieds. Le retour à Londres avait un amer goût de déjà-vu, pourtant, rien n'est plus comme avant. Tom n'est plus là. Arthur n'est plus là. Un long sentiment de vide me plane dessus, Londres est-elle seulement encore ma maison ? 10 mois que je n'ai pas remis les pieds dans ma ville natale, et elle est devenue étrangère, totalement étrangère.

Ces vacances allaient être longues. En Août, je partais au Mexique, changement brutal de décor, j'allais un mois en échange linguistique, malgré mes piètres performances en espagnol. Je sais aussi que je passerais une semaine à Los Angeles, ça fait parti du programme, mais encore une fois, j'allais me sentir bien éloignée de tout le monde, puisque je n'irais pas en colo.
Ma mère m'avait fait changer d'organisme. Je la hais pour ça, mes amis je ne les reverrais que l'année suivante. Mais avec du recul, peut-être que c'était une bonne idée au final. Tom et moi on s'était éloigné, et depuis qu'il était à Bristol.. Bah, je lui ai bien envoyé un ou deux hiboux dans l'année, mais il m'a pas répondu. Dans la voiture, ma mère me passa mon téléphone que j'alluma. Dix mois que j'étais pas allée sur TikTok, j'en avais des choses à rattraper. Les sorties musiques, les actualités moldues.. J'avais rien suivi, je n'étais pas restée immergée dans la culture sorcière aussi longtemps depuis un moment. Mais une fois allumé, je déposa mon téléphone sur la banquette arrière. J'avais pas vraiment goût à ça pour aujourd'hui. Maman le remarqua, mais ne dit rien, affichant simplement une mine satisfaite.

A la maison, j'aperçu papa dans le canapé. Il travaillait sur son ordinateur avec un fond télévisé, lunettes sur le nez. Il était vieux, il vieillissait mal, mon père. Je vins lui faire un petit bisous sur la joue pendant que ma mère montait les valises à l'aide de sa baguette magique. Je monta à mon tour, il fallait tout ranger et libérer Will de sa cage. Retrouvailles avec Chang, puis je jouai un peu avec Heather. J'avais la tête ailleurs, avec peut-être un besoin de m'aérer.

Le Ravenscourt Park me semblait être la meilleure solution, il était pas loin, et puisqu'il se faisait tard je ne voulais pas non plus manquer le dîner. J'avançais donc en direction de l'espace vert, à deux pas d'ici.

Une fois sur place, j'ai rapidement remarqué qu'il n'y avait pas énormément de place à l'ombre, et il faisait encore si chaud que c'était nécessaire de s'abriter. Je m'asseyait donc sur un de ces bancs, sous un chêne - c'est d'ailleurs fou comme il faisait frais en dessous, plus efficace que la clim mdr -, à côté d'une vieille femme qui regardait le vide, un caddie de course à côté d'elle. Elle me regarda s'assoir, je fronçait les sourcils, elle voulait quoi elle ? Je sortit la petite bouteille d'eau que j'avais pris avec moi, avant de la débouchonner et d'en boire une gorgée. « C'est quoi cette tête d'enterrement jeune fille ? T’as l’air d’avoir perdu un chien, ou pire : un garçon. Ce qui revient souvent au même au final. » Je m'étouffa presque dans mon eau, toussant alors que l'air revenait enfin dans mes poumons. Elle manque pas d'air elle, tiens ! Je lança avec une petite voix : « C'est pas tes affaires.. » En plus, elle avait tord. C'est pas les garçons qui me manquaient, ni les animaux, c'était.. Bah j'étais toute seule tout le mois de juillet quoi ! Enfin, y'avait bien Mattew que je reverrais sûrement sur Londres, mais c'est tout quoi. La vieille là, elle avait une voix râpée, et une langue qui semblait bien pendue. Les cheveux gris, le visage creusé, on avait l'impression qu'elle avait tout vécu elle, même l'âge de glace. Elle renifla alors que je refermais la bouteille, un peu d'eau m'étais sorti par le nez, j'avais maintenant les narines bien débouchées. « Du calme, j'essayais juste de comprendre pourquoi une gamine de 16 ans - je me trompe ?, qui a encore des jambes pour courir et un joli visage pour draguer les garçons, viendrait s'assoir à l'ombre comme une quinquagénaire pour fixer le vide au lieu de s'amuser avec les jeunes de son âge. » Oh mais elle veut pas la fermer la vieille ? Je fais ce que je veux de mon temps, et ma vie tourne pas autour des autres non plus.

Je reste silencieuse cette fois-ci, elle m'a remonté celle-là tiens. Ravalant ma fierté, j'avais juste pas envie de m'enfoncer, pas besoin. Elle l'avait senti elle aussi que j'étais remontée. Elle lança cependant : « Je serais là demain, à partir de 18h, faudrait pas que j'ai l'air plus fripée que d'habitude en venant plus tôt. » Sur ces mots, elle se leva avec difficulté et prit son caddie avec elle, s'appuyant un peu dessus pour pouvoir avancer. Je la regarda s'éloigner lentement. Enfin tranquille.. Aaaah.. Le silence..

..Après quelques secondes seulement, ma curiosité avait pris le dessus. C'est malin.. Maintenant je voulais savoir si elle allait vraiment tenir sa promesse et venir le lendemain.. Arg, elle était entrée dans ma tête, trop forte. J'étais encore en colère, mais celle-ci s'effaça petit à petit. J'arriverais à ne plus y penser après une nuit de sommeil, pas envie de retrouver une vieille qui s'amuse à tenter de me comprendre. On vit pas à la même époque, et on est encore moins de la même génération.

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24 sept. 2025, 18:55
Mildred. Recueil Solo PNJ
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Avec Mildred Ackerley, #844d68
21 juin 2050, Londres


Le 21 juin, j'étais de retour dans le parc. J'avais rien à faire de mes journées de toute façon, il fallait bien que je passe le temps.

La vieille dame était là, dans une hideuse robe à fleurs, le caddie à côté d'elle. Il faisait moins chaud qu'hier déjà, mais toujours aucune place à l'ombre. Elle tourna sa tête en ma direction et m'invita à m'assoir. « J'ai un peu de thé glacé, t'en veux ? » Elle me tendit une petite gourde que je saisis alors que je m'assoit à côté d'elle. Le métal était froid, comme sortit du frigo. Quand je le porta à ma bouche, je ne pu m'empêcher de réprimer une grimace : c'était trop amer. Je ne sais pas pourquoi je revenais vers elle.

Peut-être que je me sentais seule au final. Personne sur Londres. Tom n'était plus là, avec Arthur on avait perdu contact.. Il y avait bien Mattew que je pouvais voir, mais je n'avais pas envie de le déranger tous les jours.. Suis-je seulement encore à ma place dans cette ville ? « Qu'est-ce que tu fais toute seule dans ce parc à discuter avec une vieille comme moi ? Tu devrais pas.. Aller en boîte ? Profiter de la vie ? » Je souffla. « J'ai pas l'âge d'aller en boîte.. Et de toute façon, y'a personne que je connais qui est dispo. » La vieille dame roula des yeux. « Que d'excuses.. Si t'as envie d'aller en club ils te laisseront entrer, crois moi, à ton âge j'y allais toute les semaines. Et pour tes amis, tu peux toujours en trouver d'autre. Justement, c'est en soirée que j'ai rencontré mon mari. » Elle avait raison quelque part. Elle souffla un peu avant de s'étirer. « T'étudies dans quel lycée ? » Je me raidis un peu, me tournant vers elle. Pourtant je savais quoi répondre, mais j'avais toujours un petit shoot d'adrénaline comme si je faisais quelque chose de mal. « Vous connaitriez pas.. C'est.. euh.. Un internat privé en Ecosse, genre, élitiste et tout, y'a pas grand monde qui y va. » Elle hocha la tête un peu méfiante. « Et c'est pour ça que tu te retrouves toute seule ? Parce que tu connais personne sur Londres ? » J'ai secoué la tête. « Nan je connais des gens, c'est juste que.. Bah mon meilleur ami a déménagé y'a un an à Bristol, depuis on s'est pas trop parlé, faut dire que j'étais assez occupée et tout.. » Pourquoi je me confiais à elle ? Pourquoi me confier à une inconnue ainsi ? Je n'en avais aucune idée, en plus, elle était désagréable mais.. J'arrivais pas vraiment à la cerner. « Pourquoi tu ne vas pas le voir ? Vous êtes tous les deux en vacances non ? » Je me tus. C'est vrai, j'aurais pu aller le voir, mais je l'ai pas fait. Je crois j'avais la trouille, parce qu'avant on se disait tout, et qu'il y avait un drôle de climat depuis entre nous deux. Tom c'est toute mon enfance, et j'avais l'impression de grandir sans lui à présent.

La femme étrangla un petit rire, ce qui me fit froncer les sourcils. Eh, c'est pas drôle ! « Au lieu de te plaindre du fait que tu n'as personne qui vient te voir, préoccupe toi de la raison pour laquelle ils ne viennent pas. Si tu ne vas jamais à eux aussi.. » Oh, c'est pas cool. J'avais pas envie de répondre, je suis restée silencieuse comme une tombe. « C'est quoi ton nom gamine ? » J'ai pris un petit nom avant d'articuler : « Kim. » Elle me regardais avec ses yeux rieurs. « Et bien, Kim, les amis c'est comme le sucre du thé que tu bois. Quand il est présent, tu n'y prête pas spécialement attention, mais si il y en a pas, tu le remarques, et tu le regrette. Alors au lieu de perdre tes amitiés bêtement, tu devrais rendre visite à ce garçon, parce que ça s'entretient. » Elle prit une gorgée de son thé froid avant de planter son regard vers l'horizon, sa main serrant sa gourde. Je ne pu m'empêcher d'admirer ses traits, elle devait être si belle quand elle était jeune.. Je n'avais pas envie que mon visage ne se creuse ainsi un jour. Ça me faisait mal au cœur de voir les cheveux de mon père grisailler avec le temps. « Moi, c'est Mildred. »
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3 oct. 2025, 00:33
Mildred. Recueil Solo PNJ
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Avec Mildred Ackerley, #844d68
26 juin 2050, Londres


J'étais de retour de deux jours chez Tom. C'était.. bizarre. Y'avait sa copine avec lui, et il paraissait à la fois distant, et à la fois présent. Il avait l'air content que je sois venu le voir en tout cas.

J'avais manqué les trois derniers rendez-vous avec Mildred au parc. De ce que j'ai appris d'elle, elle avait un mari et deux enfants. Elle refuse d'aller en maison de retraite parce qu'elle veut pas abandonner son chat, Edgar. Mais je ne savais rien des autres. C'était une femme.. compliquée, assez mystérieuse même, mais elle semblait comprendre ce que je ressentais. Elle avait vécu.

Je suis arrivée un peu plus tard que d'habitude au banc, ce jour là. Mildred était fidèle au poste, assise sur le banc habituel. Je m'installa à côté d'elle, lui tendant un tupperware avec des cookies que j'avais fait plus tôt dans la journée. « Alors, comment ça s'est passé à Bristol ? » Elle laissa sa phrase en suspens, un petit sourire accroché à ses lèvres. Je lança un retour : « Il y avait un malaise mais ça s'est dissipé le deuxième jour. J'ai même pu voir la mer, donc assez contente. » Elle hocha la tête tout en prenant un cookie. « Ça reste un homme, aussi utile qu'un perroquet. Ça parle beaucoup et c'est pas très utile. » Elle ria de son petit rire strident et saccadé, ce qui me fit esquisser un sourire. Je ne pu m'empêcher de demander : « Vous ne m'avez pas vraiment parlé de votre vie, ça ne vous dérange pas si.. » Elle leva la main comme pour m'interrompre. « Chaque chose en son temps. Mais si tu veux que je te parles de Edmond, je peux un peu. » Je me tus pour l'écouter parler. « Je l'ai rencontré en soirée quand j'avais 17 ans, il en avait 19. Un vrai p'tit con ! Mais je suis tombée sous le charme. Ma mère le détestait, mon père encore plus, mais on s'est enfui dans la capitale tous les deux pour se marier, quand j'avais 21 ans. » Ça ne m'étonnait pas d'elle, quelque part. Elle avait l'air d'avoir eu une vie tumultueuse. « Il est mort il y a 10 ans de cela, et tant mieux ! Qu'est-ce que la maison est plus agréable sans lui ! Je croyais l'aimais tu sais, enfin, jusqu'à ce que je découvre que je respirais mieux quand il fermait sa gueule » Elle ria à nouveau de son petit rire strident avant de se lever avec difficulté. « Bon, suis moi. J'ai besoin de quelqu'un pour bouger ma commode, et mes deux idiots de gamins sont pas prêts de m'aider, alors viens te rendre utile. » Je me suis levée sans broncher, l'aidant pour qu'elle s'appuie sur mon bras, la laissant me guider jusqu'à chez elle.

Sa maison était à quelques pas du parc. L'immeuble n'était pas en très bon état, et les papiers peints qui couvraient les murs de la cage d'escalier puaient le moisis. La lumière du hall chancelait vaguement, l'ascenseur était en panne. Après, elle n'était qu'au deuxième étage.

Quand je lui ai proposé de l'aider à monter, elle refusa, marmonnant que de toute façon elle faisait ça tous les jours. Elle montait les escaliers avec difficulté pendant que je lui tenait ses affaires pour ne pas l'encombrer, deux marches derrière elle. C'est vrai qu'elle ne prit pas longtemps avant d'atteindre son appartement, de sortir ses clés et de déverrouiller la serrure. Heureusement que je savais qu'elle ne me kidnapperait pas - t'imagine un peu ? Aller dans la maison d'une femme que tu as rencontré il y a moins d'une semaine.. - car après tout, tout s'y prêtait.

L'appartement semblait figé dans le temps. Ca sentait le renfermé, et les papiers peints de bouquets de roses étaient un peu défraichis. On était assez à l'étroit, au final, ça me changeait pas mal de ma chambre qui restait assez grande. Alors qu'elle installa ses affaires sur la table en bois brun couverte d'un napperon hideux, je parcourais les photos tristement colorées, qui sentaient la nostalgie. Il y avait des photos de ses enfants et de ses petits enfants - sûrement. Et sur une table, une photo de mariage, posée à côté du portrait d'un homme aux traits tirés, sûrement dans la quarantaine quand la photo a été prise. La bougie juste devant était en fin de vie, et la ficelle qui servait de combustible tirait mauvaise mine. L'atmosphère était étrange, mais loin d'être glauque.

Du bout du doigt, Mildred me montrait la commode en question. Je croyais qu'elle rigolait en disant qu'elle voulait bouger son meuble, que c'était une excuse pour me montrer chez elle.. Mais non. J'avais encore un peu de mal à la cerner. « Y'a quelques années je l'aurais bougé avec un bras ! » C'était sa manière de me dire "bouge toi tu prend trop de temps".

L'objet fut compliqué à bouger, mais après un peu de force mise dedans et un couinement qui sortit de ma bouche - dont j'espérais que le seigneur n'entendrait jamais parler, j'ai réussi à faire grincer le meuble en bois sombre pour le bouger de sens. La vieille femme se leva et ramassa une petite boite qui était posée derrière. « Sérieusement ? Un balais aurait suffit.. » Elle rumina de mécontentement. « Et risquer de l'abimer ? Non non, jamais de la vie. Tiens c'est bon j'ai récupérer ce que je voulais, tu peux remettre la commode. » Et après quelques secondes à galérer un peu plus, l'appartement était comme avant.

Elle s'assit sur le canapé poussiéreux, et je fit de même, exténuée. « Les jeunes de nos jours.. » Je levai les yeux au ciel alors qu'elle ouvrit la boite.

Il n'y avait pas grand chose dedans, simplement une photo en noir et blanc qui avait jaunie, un géranium fané et une paire de chaussons pour bébés. « C'est qui lui ? » Elle renifla bruyamment. « Mon grand père. Il a combattu aux côtés des français pendant la seconde guerre mondiale tu sais ? Mon père gardait toujours sa photo dans son portefeuille. » Il ne semblait pas que ce soit le portrait qui l'intéressait. Elle passa rapidement sur les chaussons pour bébés, je compris que c'était un sujet sensible.

C'est le géranium qu'elle sortit plutôt. La plante était si fragile qu'elle était plastifiée, de quoi la protéger au moins un peu. « Ca a de la valeur pour vous ? » Elle souffla, ruminant. « Qu'est-ce que tu en pause des questions, et qu'est-ce que tu peux être bavarde.. Soit contente que je m'ouvre un petit peu.. En même temps vu le prix des psy de nos jours, et avec mes enfants qui font comme si je n'existait pas. Ah ! Par contre, quand il faut de l'argent pour le mariage, ça vient voir maman hein ! » Je comprenais parfois pourquoi ses enfants étaient distants. Mais en même temps.. Je ne sais pas pourquoi je revenais vers Mildred. Elle avait ce quelque chose qui me manquait dans ma vie.

Je n'avais jamais été proche de mes grands parents. Du côté de mon père, ça allait encore. On les voyais de temps en temps, aux réunions de famille.. Mais ils habitaient à Godric's Hollow maintenant, et ce n'était même pas mes vrais grands parents. Biologiquement seul mon grand-père paternel était encore en vie, et il vivait à Bath. Il n'y a qu'à Noël que les Johns et les Harlez se revoyaient, mais il y a bien longtemps de cela que je ne passe plus Noël avec eux. Et du côté de ma mère ? Pff, n'en parlons même pas ! Même si on va les voir une fois tous les ans ou tous les deux ans environ, elle déteste aller en France et rend le voyage désagréable. Dans tous les cas, Manette est très investie dans sa ferme, et mes cousines semblent suivre la même route. Je ne discute pas tant avec elles.

Mildred était la mamie aigrie que je n'avais jamais eu dans ma vie. Celle qui râle, mais dont la maison reste chaleureuse, et qui est prête à t'écouter, qui ne te mettrait jamais dehors.

Après un long silence, elle lança : « C'est mon fils qui me l'a offert, le premier jour de sa maternelle. Il fallait le voir, il ne voulait pas se détacher de moi ! Il n'arrêtait pas de pleurnicher comme une fillette. » La douceur dans sa voix me pris par surprise, mais ça lui allait bien.

Je suis restée jusqu'à tard chez elle. Elle a allumé la télévision et on a regardé la BBC, commentant chaque nouvelle plus déprimante que la précédente avec un fond d'humour.

Et je suis retournée prendre le thé plusieurs fois chez Mildred.
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2 mars 2026, 00:14
Mildred. Recueil Solo PNJ
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Avec Mildred Ackerley, #844d68
31 août 2050, Londres


C'était la veille de la rentrée. Je n'avais pas vu grand monde en dehors de Mildred durant les vacances. Sa présence me rassurait, j'en avait besoin. Bon, je la voyais pas non plus tous les jours, mais trois fois par semaine environ, voire quatre, pendant un bon mois ! Puis je suis partie au Mexique le dernier mois. Une colo différente, ce n'était plus les mêmes personnes, j'ai repris une vie normale là-bas : les soirées, la jeunesse, les amitiés.. mais elle me manquait.

Si le sifflet du Poudlard Express soufflerait pour la sixième fois le lendemain, ce n'est pas ce qui m'excitait plus que tout. Je voulais la revoir, au moins une fois, avant de partir pour une année entière en Ecosse. Je ne pouvais pas lui révéler mon secret de sorcière, non, mais elle était devenue quelque part ce qui me rattachait le plus aux moldus. Elle m'avait rattachée à Tom. Je lui vaudrait toujours cela.

J'étais arrivée plus tôt que d'habitude au banc. L'idée de la voir me ravissait, j'avais même fait des scones. Bon, ils étaient pas très réussit, mais c'était mieux que rien ! Le soleil tapait encore à travers le feuillage des arbres du Ravenscourt Park et la douceur de ses rayons réchauffait ma peau. Les oiseaux chantaient de plus belle, et tout cela donnait un air doux à Londres.

Je me suis assise sur notre banc habituel. Il avait été nettoyé pendant mon voyage en Amérique, mais quelque part il y avait un doux sentiment de renouveau. J'étais moi même nouvelle - enfin.. je crois ? On s'était même revu avec Mattew, et Mildred suivait cette histoire de près. C'est qu'elle adore les gossips.

J'ai attendu. Une bonne heure est passée.
Puis deux.

Elle n'est jamais revenue.

Fin

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