Embuscade rosée LIBRE

Samedi 18 février 2051
14h41
Libre pour quiconque se sent d'humeur !
Entre de mauvaises mains, ou plus exactement, entre les mauvaises patounes, même la plus simple des ficelles pouvait devenir une arme.

Et entre les patounes de Klee, la boursouflette démoniaque, personne n'était à l'abri. C'est qu'elle était devenue maligne, déjà qu'elle était retorse, voilà que désormais, elle avait beaucoup trop appris de son humain de compagnie. L'adaptabilité, l'ingéniosité, mais la malice, elle ne l'avait pas appris de lui, ni même acquis. Il s'agissait là d'une de ses compétences particulièrement innées. Son humain de compagnie aimait beaucoup utiliser un fil, très fin, presque invisible, auquel était rattaché sa baguette, et qu'il utilisait pour la récupérer lorsqu'il se faisait désarmer.

Aussi, pendant son sommeil, elle lui avait habilement subtilisé une bonne longueur de ce fil, afin de mener à bien ses desseins maléfiques. Elle avait constaté, au fil de ses aventures malicieuses, qu'il lui manquait un avantage pourtant essentiel pour dominer et asservir ses adversaires. La taille. Elle était tout simplement trop petite, et si elle ne pouvait pas fixer son futur esclave dans les yeux, elle ne pourrait pas imposer sa dominance ! Situation intolérable, aussi, la voilà, ayant choisi un croisement stratégique assez peu fréquenté, en train de tendre sa toile.

Cependant, elle devait faire vite. Elle sentait Narcisse, son humain de compagnie, non loin d'ici, probablement à sa recherche. Aussi, ni une ni deux : elle tournoya autour d'une colonne, attachant une extrémité du fil, avant de se mettre de l'autre côté du couloir, dissimulée derrière la colonne d'en face. Agrippant le fil dans sa petite bouche, elle attendait, aux aguets, toute truffe et toutes oreilles dehors. Au premier imprudent et impudent qui passerait, elle tendrait le fil pour le faire chuter ! Et ensuite, elle l'ajouterait à sa collection d'esclave...

"Scouic, scouic..."

Exactement. Scouic scouic.

Reducio
Inutile de précise que si votre personnage se prend les pieds dans le fil, il ne risque pas de tomber... Il ne sera tendu que par les quelques dizaines de grammes que Klee pèse.

Embuscade rosée LIBRE
En ce samedi de février, Zenaïda se dirigeait vers la Salle de répétitions. Car oui, tous ses WE étaient consacrés à la musique, au repos et aux révisions. Son violoncelle sur le dos, la Poufsouffle était sortie de sa salle commune, prête à s'entraîner. Elle avait quelques idées de nouveaux morceaux à apprendre et pourquoi pas essayer quelque chose d'un peu plus difficile.

Alors qu'elle marchait tranquillement dans les couloirs, ses pensées se perdirent si bien qu'elle ne faisait plus attention à ce qui se passait autour d'elle. Comme d'habitude, d'ailleurs. Elle avait tendance à trop se renfermer dans son esprit qui pensait de plus en plus musique. Dès son réveil, elle pensait musique et avant de se coucher, elle pensait musique. Et soudainement, elle se prit à agiter ses mains comme le ferait un chef d'orchestre. Une musique résonnait dans son esprit, elle imaginait un orchestre face à elle et là, comme ça, dans les couloirs, la deuxième année marchait dirigeant un orchestre imaginaire.

Elle atteignit un croisement, tourna tout en dirigeant et...

- Qu'est-ce que c'est que cette farce incongrue ?

La jaune et noire se prit les pieds dans quelque chose de bien invisible. Surprise par la farce qui venait d'une personne visiblement absente, la jeune fille vacilla légèrement. Seulement, vaciller avec un violoncelle sur les épaules, c'est tout à fait dangereux. Aussitôt, Zenaïda essaya de se rattraper à la première chose qu'elle avait sous la main -c'est-à-dire le mur- complètement paniquée.
Elle s'appuya maladroitement contre le mur non sans entendre un bruit anormal lors de sa chute. Vite, elle retira sa housse de ses épaules, s'agenouilla et déballa en quatrième vitesse son violoncelle.

- Nan, nan, pitié qu'il n'ait rien !

Elle ouvrit la housse et soupira de soulagement : il n'avait rien. Ce fut à ce moment précis qu'elle découvrit une petite boule de poil non loin. Zenaïda ne prit pas le temps de refermer sa housse et se leva rapidement pour se diriger vers l'animal. Était-il blessé ? Elle s'agenouilla à ses côtés présentant ses paumes ouvertes vers le boursouflet.


Paroles en français
@Narcisse Brando me voilà !

La musique est la langue des émotions
Troisième année RP (PROMO 49/50) - Deuxième année devoir

Embuscade rosée LIBRE
Lonely tourna au croisement d’un pas tranquille, ses manches trop longues couvrant presque entièrement ses mains tandis qu’elle marchait dans le couloir encore calme de l’après-midi. Elle n’avait pas vraiment de destination précise, elle errait un peu, l’esprit rempli de pensées décousues, observant distraitement les pierres froides des murs et la lumière pâle qui entrait par les fenêtres.

C’est alors qu’un mouvement attira son attention un peu plus loin.
Une élève de Poufsouffle était agenouillée au sol, visiblement agitée, penchée sur un violoncelle qu’elle venait de sortir précipitamment de sa housse. Lonely ralentit instinctivement, plissant légèrement les yeux derrière ses lunettes pour essayer de comprendre ce qui venait de se passer.
En approchant, elle remarqua quelque chose d’étrange : un fil très fin, presque invisible, était tendu entre deux colonnes du couloir.

La première année s’arrêta à quelques pas, intriguée.
Puis son regard descendit vers le sol… et elle aperçut une petite boule de poils rose qui semblait observer la scène avec attention.
- Oh...
Elle fit un pas de plus, prudente, comme si elle craignait de déclencher un autre piège. Le fil vibrait encore légèrement, signe qu’il venait d’être tiré.
Ses yeux passèrent du fil au boursouflet, puis à l’élève de Poufsouffle.
- Je crois… qu’il y a quelqu’un qui a essayé de te tendre une embuscade, dit-elle doucement.
La petite créature émit un discret « scouic », sans quitter la deuxième année des yeux.
Elle jeta un coup d’œil au violoncelle ouvert.
- Ton instrument va bien ?
Sa voix trahissait une légère inquiétude. Même sans connaître la jeune fille, elle pouvait facilement imaginer la catastrophe que représenterait un instrument cassé. Elle resta donc près d’elle, observant prudemment le fil et au boursouflet, avec l’impression d’être arrivée au beau milieu d’une drôle de scène.

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@Narcisse Brando et @Zenaïda Carter

Couleur : #cf005a
PR 1A
L'autre moitié d'Elizabeth Johnson

Embuscade rosée LIBRE
A-ha !

La victoire était sienne, elle venait d'attraper non pas une, mais deux victimes innocentes ! L'empathie des humains, leur plus grande faiblesse... qu'elle n'hésitait pas un seul instant à exploiter sans vergogne. Immédiatement après que sa première victime se soit approchée, elle lâcha le fil pour passer à l'étape suivante de son plan : l'attaque. L'attaque sauve et impitoyable, d'une violence inouïe, sanglante et inarrêtable.

Bondissant toutes patounes dehors, elle dégaina sa longue langue en poussant son couinement d'attaque. Vive comme l'éclair, elle entoura le doigt de Zenaïda de sa langue pour s'y accrocher, tel un lasso de cow-girl. La petite boule rose prit d'assaut la main de la pauvre Poufsouffle innocente, avant de commencer à remonter en roulant le long du bras pour s'approcher de la tête. Elle devait imposer sa dominance, et cela passait par un combat de regards ! Ces misérables humains, faibles et prévisibles, elle allait s'en donner à cœur joie ! D'abord la faible musicienne, puis l'âme charitable, dans cet ordre, et rien ni personne ne pourrait...

"Wingardium !"

Crotte de chèvre, pas lui.

Narcisse avait beau avoir couru, il n'avait pas le souffle court. Sa baguette avait attrapé la petite boursouflette, l'interrompant dans sa course, pour la faire léviter et ainsi prévenir la crise. La voilà qui tempête et s'égosille à forts couinements de guerre, brandissant ses patounes à toute volée, ce qui eut pour effet de la faire tournoyer sur elle-même.

La crise passée, l'adolescent la maintint en l'air, juste le temps qu'elle se calme, avant de s'approcher de ses deux camarades, visiblement bouleversé.

"Oh purée, pardon, j'suis désolé ! J'l'ai juste quitté des yeux cinq secondes ! Vous allez bien ?"

Il avait beau la tenir à l'ordre de mieux en mieux, personne n'aurait pu parfaitement mettre au pas cette petite boursouflette chaotique et malicieuse. Son regard en disait d'ailleurs long. Tu as peut-être gagné cette bataille, mais pas la guerre, ce n'est que partie remise...

Embuscade rosée LIBRE
Zenaïda eut tout juste le temps de se tourner vers sa camarade, d'hocher la tête en guise de réponse quand elle sentit une sensation des plus étranges sur son doigt. La deuxième année dériva son regard pour voir l'animal entourer son doigt avec sa langue et bondir le long de son bras pour remonter vers son visage.

La Poufsouffle aurait voulu crier mais aucun son ne sortit. Elle aurait voulu s'enfuir mais n'en fit rien. Du moins, toutes personnes sensées auraient réagit comme ça.
Mais pas Zenaïda.
La jeune fille restait calme regardant la boule de poils remonter vers elle. Et contre toute attente, sa respiration était normale, son cœur se calmait peu à peu. Bizarre nan ? Elle se contenta simplement de regarder l'animal et de lui dire :

- S-Si tu crois me faire peur, tu te-

Et aussi soudain que l'animal l'avait agrippé, voilà qu'il tournoyait dans les airs ! Et tournant son regard, elle vit un élève plus âgé -son maître semblait-il- qui la maîtrisait en l'air. Reprenant ses esprits, Zenaïda ria légèrement en regardant le maître puis sa camarade en répondant à leurs questions :

- M-Moi ça va ! J'ai eu peur pour mon violoncelle mais il n'a rien ! J'ai subi de nombreuses farces de la part de mes frères mais jamais je ne me serai attendu à cela de la part d'une si petite boule de poil !

Le sourire aux lèvres, la jaune et noire se releva en époussetant sa jupe. Elle avait 9 grands frères donc elle avait l'habitude mais elle avait toujours autant la frousse. Elle regarda l'animal et lui souffla :

- T-Tu m'as épaté !


@Lonely Smile & @Narcisse Brando :lol:

La musique est la langue des émotions
Troisième année RP (PROMO 49/50) - Deuxième année devoir

Embuscade rosée LIBRE
Lonely n’eut pas vraiment le temps de réagir.
À peine avait-elle posé sa question que la petite boule rose sembla décider que l’heure de la diplomatie était terminée. Le « scouic » qui suivit ressemblait beaucoup moins à un simple couinement qu’à un véritable cri de guerre.
- Oh !
La première année eut juste le temps d’écarquiller les yeux derrière ses lunettes.
La boursouflette bondit.
Tout alla très vite : la langue qui s’enroula autour du doigt de la deuxième année, la petite créature qui se mit à remonter le long de son bras comme une minuscule tornade rose… Lonely resta figée une seconde, complètement stupéfaite par la scène. Elle avait déjà vu des boursouflets. Mais celui-là semblait… particulièrement déterminé.
- Euh… je crois qu’elle...
Elle n’eut pas le temps de finir. Une voix s’éleva derrière elles.
- Wingardium !
La boursouflette fut aussitôt stoppée net dans son ascension et se mit à tournoyer dans les airs, agitant furieusement ses petites pattes tout en poussant une série de couinements outrés. Lonely sursauta légèrement, puis tourna la tête vers l’élève qui venait d’arriver.
Un Poufsouffle plus âgé s’approchait rapidement, l’air à la fois essoufflé et profondément désolé.
La première année observa la scène avec une certaine fascination. La boursouflette tournoyait comme une petite planète rose en colère, clairement mécontente d’avoir été interrompue dans son… combat de domination ?
Quand l’élève s’excusa, Lonely secoua légèrement la tête.
- Non ça va, répondit-elle doucement, c'est surtout à elle qu'il faut demander, je ne suis que témoin.
Elle jeta un regard vers Zenaïda, rassurée de l’entendre dire que le violoncelle n’avait rien. Un petit sourire soulagé étira ses lèvres.
- Tant mieux.
Ses yeux remontèrent ensuite vers la créature flottante, qui semblait toujours prête à reprendre les hostilités. Lonely pencha légèrement la tête, intriguée.
- Elle a l’air… très déterminée. C'est mignon.

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@Narcisse Brando et @Zenaïda Carter

Couleur : #cf005a
PR 1A
L'autre moitié d'Elizabeth Johnson

Embuscade rosée LIBRE
Si Narcisse ressentit une véritable terreur à l'idée que sa petite Klee puisse être responsable d'un dégât sur un instrument de musique. L'adolescent lui-même ne pratiquant d'aucun instrument, il ne pouvait pas pleinement comprendre ce que sa camarade aurait pu ressentir. Mais cela ne l'empêchait nullement d'imaginer l'horreur que cela pouvait être ! Et cela se vit : son visage se déforma un bref instant, son sortilège tremblota et manquant de laisser tomber Klee, avant qu'il ne se reprenne la seconde d'après.

Pour éviter une nouvelle erreur, il la déposa donc sur son épaule, avant de reprendre en soupirant de soulagement.

"Oh purée, j'me l'serais jamais pardonné, tu m'rassures ! Au fait, moi c'est Narcisse, Narcisse Brando !"

Après avoir leur avoir proposé une belle poignée de main ferme et franche, il lança un petit regard en direction de sa boule de poils, qui ne manquait pas de protester en mordillant son oreille, lui arrachant un éclat de rire.

"Haha, ouais, faut vraiment qu'j'la surveille tout l'temps, mais elle devient d'plus en plus vicieuse !! Vous auriez pas des conseils ? Ca fait des années qu'j'essaye d'la calmer, mais rien à faire !"

Il n'y avait que lui pour demander spontanément conseil à deux inconnues, probablement de plusieurs années plus jeunes que lui, et dont il ne savait même pas si elles avaient ou non des animaux. Mais depuis le temps, il savait qu'une serait toujours apportée à ceux ou celles qui en font la demande.