La Nouvelle du Psychomage
Lundi 23 Janvier 2051, 13h45
Couloir au troisième étage
Couloir au troisième étage
La sac maintenu d'une main traînait par terre mais Alice n'y faisait pas attention. Elle marchait d'un pas lent et silencieux dans un couloir qui l'a mené on ne sait où. La jeune fille venait de quitter la Grande Salle, abandonnant sa meilleure amie Noémie qui finissait son repas. Elle, elle n'avait presque pas mangé mais son ventre ne protestait pas. Elle marchait de son pas habituel, c'est-à-dire silencieux. Il n'y avait personne dans les couloirs ce qui n'étonnait pas Alice, ils devaient tous être en cours ou entrain de manger.
Quelques minutes après, Alice se trouva assise sur un banc, le dos contre la pierre. Elle n'avait aucune idée de comment elle s'était retrouve là mais cela ne la dérangeait pas. La jeune fille posa son sac près du banc mais ne l'ouvrir point. Il n'y avait pas de livres, juste des manuels. En un soupir, elle ferma les yeux et commença à se reposer. La tête posée sur les genoux, elle laissa sa main glissait dans une interstice entre le banc et le mur. Cependant, au lieu de toucher la pierre froide comme elle s'y était attendue, elle toucha quelque chose rectangulaire fait de papier : un livre.
Alice ouvrit grand les yeux. Un livre ! Elle tends la main pour l'attraper en espérant que ce soit un manuel barbant de DCFM. Avec ses longs doigts, elle réussit enfin à l'attraper. La jeune fille le posa sur ses jambes et parcouru du regard la couverture : MISSION HORIZON : Les Carnets de bord d’Alice Pierce. Au début, elle crut qu'elle était tombé sur une biographie mais la quatrième de couverture lui fit comprendre qui s'agissait d'une nouvelle. La jeune fille ouvrit le livre et commença sa lecture :
À celui qui lira ces lignes,
Je t’écris depuis le Canada. Cela paraît banal, presque naïf, dit comme ça. Mais pour moi, c’est un miracle. Je ne suis pas repartie, et tu es encore là, visiblement.
Le sol me paraît encore trop stable. L’air, trop dense. Le ciel, trop proche. L’air empeste la pollution toujours plus chaque jour. Je n’en peux plus. Personne ne le peut. Vaut-il mieux être là-haut un court instant plutôt qu’ici-bas à attendre notre fin ? Je n’en sais rien. C’est une réponse que je n’ai jamais trouvé.
J’ai mis cinq ans à trouver la force d’écrire. Cinq années à me taire, à laisser les mots tourner en orbite dans ma tête comme un débris qui refuse de retomber. J’ai hésité à oublier, à me faire oublier. Mais aujourd’hui, je crois que je peux enfin parler du voyage. Pas seulement de la mission - mais de ce qu’elle m’a fait.
________________________
Lundi 23 Janvier 2051, 14h45
Couloir au troisième étage
Avec @Hyancinthe Kyros
Couloir au troisième étage
Avec @Hyancinthe Kyros
Environ une heure plus tard, Alice tourna la dernière page et lut le mot fatidique : FIN. Aussitôt qu'elle eut refermait le livre, une tempête de questions et d'émotions s'empara de son esprit. Comme à chaque fois qu'elle avait terminé de lire un livre qui lui avait particulièrement plu, ça elle avait été séduite par cette nouvelle.
Alice avait vraiment apprécié cette nouvelle. Elle aurait bien aimé plus de détail mais c'était une nouvelle et les nouvelles étaient généralement courte. La jeune fille se souvenait qu'elle avait trouvé le livre coincé entre le banc et la pierre, il devait appartenir à quelqu'un donc elle ne pouvait pas l'emporter. Il devait lui resté assez de temps avant son dernier cours de la journée pour trouver le propriétaire.
Alice rouvrit le livre à la première page. Peut-être que le propriétaire a marqué son nom sur le couverture ? Cependant, elle n'en trouve aucun à par celui de l'auteur. H. KYROS. Elle s'aperçut que ce nom lui disait quelque chose. Kyros, Monsieur Kyros, Mr Kyros. Mais oui ! Le psycomage ! Peut-être qu'il saurait à qui appartenait ce livre ou quel style d'élève il pourrait convenir ce qui réduirait largement les recherches d'Alice.
__________
667 mots
Si ce début vous convient, à vous !
667 mots
Si ce début vous convient, à vous !
ALICE GRANT / SERPENTARD / DEUXIÈME ANNÉE
Couleur parole Rp : vert forêt (#3C612F) Présence : en absence à partir du 9 août
Stalkeuse Suprême - Maîtresse des Parchemins
Couleur parole Rp : vert forêt (#3C612F) Présence : en absence à partir du 9 août
Stalkeuse Suprême - Maîtresse des Parchemins
La Nouvelle du Psychomage
Hyacinthe quitta son bureau après avoir soigneusement rangé les derniers dossiers qu’il avait étudiés. La semaine passée n'avait pas été exempte de travail, et bien qu'il ait décidé de garder son week-end pour lui, le roux avait toujours beaucoup de travail de prise de note, de synthèse et de prévision. Maintenir une continuité entre chaque séance relevait d'une attention particulière et Hyacinthe avait relu plusieurs fois ses notes, veillant à ce que chaque mot reste mesuré, à ce qu’aucune projection involontaire ne s’y glisse. Cela expliquait certainement pourquoi il avait passé sa matinée enfermé entre les quatre murs de son bureau, son repas distraitement avalé entre deux dossiers.
Libéré de ce travail, il tira doucement sur la poignée et referma derrière lui, décidé à prendre l'air. Le couloir du troisième étage était calme, déserté par les élèves occupés à déjeuner ou à profiter de leur pause. Cette tranquillité lui convenait tout à fait et contrastait avec l'atmosphère souvent chargée d'une école en période scolaire. Il inspira lentement, ajusta la bandoulière de son sac et se mit en marche, ses pas résonnant faiblement sur la pierre.
Le psychomage aperçut alors une silhouette adossée à la pierre, un peu plus loin dans le couloir. Il n'eut beaucoup besoin de se rapprocher pour reconnaître Alice Grant et ne montra aucun signe de surprise quant à sa présence ici. Lors de leur précédente entrevue, elle lui avait paru réfléchie, discrète, portée à la solitude plus qu’au tumulte de ses pairs. Il supposa sans peine qu’elle s’était éloignée des autres pour profiter du calme, une hypothèse que confirmait la silhouette du livre qu’elle tenait contre elle. L’intérêt marqué qu’elle avait déjà exprimé pour l’écriture laissait présager un goût prononcé pour la lecture ; la voir s’isoler pour lire lui sembla donc parfaitement naturel. Il s’apprêtait à la saluer lorsqu’un détail attira son regard et rompit net le fil de ses pensées.
Oh, c'est donc ce livre.
Hyacinthe s’arrêta, la reconnaissance immédiate et brutale. La couverture bleue, le titre aux grandes lettres dorées, son nom imprimé en bas de page... Le roux sentit une tension sourde lui traverser la poitrine, tandis que son sourire habituel se mettait en place presque automatiquement. Il observa la jeune fille avec attention, cherchant dans son attitude un quelconque signe, et n’y trouva qu’un intérêt sincère. Ce n'était pas surprenant, vu ce qu'il savait d'elle. Hyacinthe inspira calmement, comme il l’avait appris, et s’avança de quelques pas supplémentaires en veillant à ne rien laisser paraître de son trouble.
- Bonjour Alice, salua-t-il.
Au même moment, ses pensées dérivèrent sans effort vers Mission Horizon. Depuis décembre, le livre revenait à lui de plus en plus fréquemment. Parfois à travers des conversations inattendues, mais la plupart du temps avec la simple certitude que ce texte ne lui appartenait plus tout à fait. Il en éprouvait encore une fierté discrète, mais aussi un certain inconfort qui persistait dans sa récurrence. Il avait écrit de la même manière qu'il avait créé chacun de ses textes, mais cette fois, toute personne y montrant un intérêt pouvait le lire. C'était difficile, pour quelqu'un d'aussi privé que lui, de se dire que des élèves pouvaient tomber dessus. Cela lui donnait un sentiment étrange, comme s’il avait laissé une porte ouverte sans s’en rendre compte.
Mais bien sûr, il avait conscience d'avoir ouvert cette porte de son plein gré.
- Est-ce... est-ce que je peux vous aider ?
Prenant soin de conserver cette distance professionnelle qui lui servait souvent d’ancrage, Hyacinthe tenta de s'enquérir de la situation. Son regard glissa malgré lui vers le livre avant de revenir au visage de la Serpentard. Il fut bien conscient de ne pas évoquer le livre qu'elle avait en main, tiraillé entre la volonté d'éviter le sujet et une curiosité grandissante à propos de ce qu'Alice en pensait. Être psychomage lui offrait une place claire, définie. Être écrivain, en revanche, le laissait désarmé.
Libéré de ce travail, il tira doucement sur la poignée et referma derrière lui, décidé à prendre l'air. Le couloir du troisième étage était calme, déserté par les élèves occupés à déjeuner ou à profiter de leur pause. Cette tranquillité lui convenait tout à fait et contrastait avec l'atmosphère souvent chargée d'une école en période scolaire. Il inspira lentement, ajusta la bandoulière de son sac et se mit en marche, ses pas résonnant faiblement sur la pierre.
Le psychomage aperçut alors une silhouette adossée à la pierre, un peu plus loin dans le couloir. Il n'eut beaucoup besoin de se rapprocher pour reconnaître Alice Grant et ne montra aucun signe de surprise quant à sa présence ici. Lors de leur précédente entrevue, elle lui avait paru réfléchie, discrète, portée à la solitude plus qu’au tumulte de ses pairs. Il supposa sans peine qu’elle s’était éloignée des autres pour profiter du calme, une hypothèse que confirmait la silhouette du livre qu’elle tenait contre elle. L’intérêt marqué qu’elle avait déjà exprimé pour l’écriture laissait présager un goût prononcé pour la lecture ; la voir s’isoler pour lire lui sembla donc parfaitement naturel. Il s’apprêtait à la saluer lorsqu’un détail attira son regard et rompit net le fil de ses pensées.
Oh, c'est donc ce livre.
Hyacinthe s’arrêta, la reconnaissance immédiate et brutale. La couverture bleue, le titre aux grandes lettres dorées, son nom imprimé en bas de page... Le roux sentit une tension sourde lui traverser la poitrine, tandis que son sourire habituel se mettait en place presque automatiquement. Il observa la jeune fille avec attention, cherchant dans son attitude un quelconque signe, et n’y trouva qu’un intérêt sincère. Ce n'était pas surprenant, vu ce qu'il savait d'elle. Hyacinthe inspira calmement, comme il l’avait appris, et s’avança de quelques pas supplémentaires en veillant à ne rien laisser paraître de son trouble.
- Bonjour Alice, salua-t-il.
Au même moment, ses pensées dérivèrent sans effort vers Mission Horizon. Depuis décembre, le livre revenait à lui de plus en plus fréquemment. Parfois à travers des conversations inattendues, mais la plupart du temps avec la simple certitude que ce texte ne lui appartenait plus tout à fait. Il en éprouvait encore une fierté discrète, mais aussi un certain inconfort qui persistait dans sa récurrence. Il avait écrit de la même manière qu'il avait créé chacun de ses textes, mais cette fois, toute personne y montrant un intérêt pouvait le lire. C'était difficile, pour quelqu'un d'aussi privé que lui, de se dire que des élèves pouvaient tomber dessus. Cela lui donnait un sentiment étrange, comme s’il avait laissé une porte ouverte sans s’en rendre compte.
Mais bien sûr, il avait conscience d'avoir ouvert cette porte de son plein gré.
- Est-ce... est-ce que je peux vous aider ?
Prenant soin de conserver cette distance professionnelle qui lui servait souvent d’ancrage, Hyacinthe tenta de s'enquérir de la situation. Son regard glissa malgré lui vers le livre avant de revenir au visage de la Serpentard. Il fut bien conscient de ne pas évoquer le livre qu'elle avait en main, tiraillé entre la volonté d'éviter le sujet et une curiosité grandissante à propos de ce qu'Alice en pensait. Être psychomage lui offrait une place claire, définie. Être écrivain, en revanche, le laissait désarmé.
652 - @Alice Grant
Psychomage depuis septembre 2050.
Tonton Hya - #5f957c
Tonton Hya - #5f957c
La Nouvelle du Psychomage
Son prénom retentit dans le silence du couloir. Alice releva la tête rapidement et entendit un craquement : elle venait de se tordre le cou. La douleur éclata dans le bas du cou mais elle n'y faisait guère attention. Sa bouche venait de s'arrondir du rond de surprise : la personne qui venait de prononcer son nom se trouvait être le psycomage, Mr Kyros. Elle papillonna des yeux, ne croyant pas à cette apparition. L'instant d'avant, elle pensait à l'adulte et le voilà devant ses yeux. C'était une étrange coïncidence. Bien qu'elle était déstabilisée, la jeune fille lui répondit chaleureusement :
" - Bonjour, Mr Kyros. Justement, je pensais à vous."
Silence. A peine sept mots, qu'elle venait de faire une bourde. Qui disait à quelqu'un qu'on pensait à lui ? Surtout, si le quelqu'un en question était un adulte. Vraisemblablement, Alice faisait partie de ces personnes. Elle baissa la tête et s'aperçut qu'elle tenait encore à la main la nouvelle du psycomage, Mission Horizon. Ses yeux s’agrandirent : est-ce que Mr Kyros l'avait vu ? Comment allait-elle se justifier ? En l'espace de deux minutes, elle venait de se mettre dans une situation improbable.
Soudain, Mr Kyros reprit la parole. Il lui demanda si il pouvait l'aider. Alice releva la tête : le psycomage était-il légimens ? Il venait exactement de dire ce que penser la jeune fille. Puis, son esprit fit le lien avec autre chose. Pourquoi il n'avait pas parlé de sa nouvelle ? Il ne l'avait pas aperçue ? Alice chassa immédiatement ses questions de sa tête : ce n'est pas le moment. Elle décida de saisir la balle au bond ; elle finit par dire :
" - Oui. euh..."
Il fallait développer. Alors, elle se leva et avança de quelques pas en direction de Mr Kyros. Sur un coup de tête, elle lui remit le livre qu'elle avait trouvé entre le banc et le mur. Alice hésita un instant : comment allait-elle expliquer ce problème ? Elle respira un grand coup pour se donner du courage et se jeta dans la gueule du loup.
" - J'ai trouvé votre nouvelle entre le banc et le mur, là-bas. Le livre ne m'appartient pas donc il faut le rendre à son propriétaire. Cependant, il n'y a pas un prénom sur la couverture et la quatrième. Donc, aucune piste. Pas même des initiales."
Alice venait de définir les bases de son problème. Il fallait maintenant expliquer comment et pourquoi le psycomage pouvait l'aider dans sa quête pour trouver le propriétaire du livre. Elle croisa ses mains derrière son dos et se remit à expliquer :
" - J'ai seulement trouvé votre nom sur la couverture. Donc, je me demandais, puisque que vous connaissez l’œuvre dans toute sa splendeur, si vous pouvez déterminer le type de personnes, élèves ou adultes, qui lirai votre nouvelle. Cela réduira drastiquement la liste des possibles propriétaires du livre."
Terminé, elle venait de tous mettre sur le tapis. Maintenant, elle attendait les réponses du psycomage. Vu qu'il avait écris Mission Horizon, il devait bien savoir à qui son livre pourrait plaire.
" - Bonjour, Mr Kyros. Justement, je pensais à vous."
Silence. A peine sept mots, qu'elle venait de faire une bourde. Qui disait à quelqu'un qu'on pensait à lui ? Surtout, si le quelqu'un en question était un adulte. Vraisemblablement, Alice faisait partie de ces personnes. Elle baissa la tête et s'aperçut qu'elle tenait encore à la main la nouvelle du psycomage, Mission Horizon. Ses yeux s’agrandirent : est-ce que Mr Kyros l'avait vu ? Comment allait-elle se justifier ? En l'espace de deux minutes, elle venait de se mettre dans une situation improbable.
Soudain, Mr Kyros reprit la parole. Il lui demanda si il pouvait l'aider. Alice releva la tête : le psycomage était-il légimens ? Il venait exactement de dire ce que penser la jeune fille. Puis, son esprit fit le lien avec autre chose. Pourquoi il n'avait pas parlé de sa nouvelle ? Il ne l'avait pas aperçue ? Alice chassa immédiatement ses questions de sa tête : ce n'est pas le moment. Elle décida de saisir la balle au bond ; elle finit par dire :
" - Oui. euh..."
Il fallait développer. Alors, elle se leva et avança de quelques pas en direction de Mr Kyros. Sur un coup de tête, elle lui remit le livre qu'elle avait trouvé entre le banc et le mur. Alice hésita un instant : comment allait-elle expliquer ce problème ? Elle respira un grand coup pour se donner du courage et se jeta dans la gueule du loup.
" - J'ai trouvé votre nouvelle entre le banc et le mur, là-bas. Le livre ne m'appartient pas donc il faut le rendre à son propriétaire. Cependant, il n'y a pas un prénom sur la couverture et la quatrième. Donc, aucune piste. Pas même des initiales."
Alice venait de définir les bases de son problème. Il fallait maintenant expliquer comment et pourquoi le psycomage pouvait l'aider dans sa quête pour trouver le propriétaire du livre. Elle croisa ses mains derrière son dos et se remit à expliquer :
" - J'ai seulement trouvé votre nom sur la couverture. Donc, je me demandais, puisque que vous connaissez l’œuvre dans toute sa splendeur, si vous pouvez déterminer le type de personnes, élèves ou adultes, qui lirai votre nouvelle. Cela réduira drastiquement la liste des possibles propriétaires du livre."
Terminé, elle venait de tous mettre sur le tapis. Maintenant, elle attendait les réponses du psycomage. Vu qu'il avait écris Mission Horizon, il devait bien savoir à qui son livre pourrait plaire.
__________
518 mots
@Hyacinthe Kyros
518 mots
@Hyacinthe Kyros
ALICE GRANT / SERPENTARD / DEUXIÈME ANNÉE
Couleur parole Rp : vert forêt (#3C612F) Présence : en absence à partir du 9 août
Stalkeuse Suprême - Maîtresse des Parchemins
Couleur parole Rp : vert forêt (#3C612F) Présence : en absence à partir du 9 août
Stalkeuse Suprême - Maîtresse des Parchemins
La Nouvelle du Psychomage
Le son de son prénom sembla surprendre Alice plus que Hyacinthe ne l'avait anticipé. Il remarqua de façon plutôt distraite son léger mouvement de recul et ne pu s'empêcher de sourire avec affection en écoutant sa réponse trop rapide, peut-être trop honnête. Pourtant, cela avait le mérite d'être clair, et le trentenaire ne pouvait qu'apprécier la façon dont elle en venait au but. Les mots restèrent suspendus un court instant dans l'air du couloir, et Hyacinthe sentit un mélange de surprise et de fierté l'envahir. Il n'était certainement pas habitué à être interpellé par les élèves en dehors de son bureau, si ce n'était que pour les salutations d'usage. Le roux se pensait content - peut-être même soulagé - d'être utile pour ces jeunes en dehors de la pièce qui lui avait été assignée, lui qui en avait parfois douté lors de ses débuts. Il n'hésita pas à dissimuler ces émotions derrière un sourire mesuré avant de prêter plus d'attention à ce qu'Alice lui expliquait.
Voyant, presque malgré lui, le mouvement de la Serpentard lorsqu’elle baissa la tête, Hyacinthe fut forcé de constater qu'il ne pouvait prétendre ne pas l’avoir remarqué. Chaque mot confirmait ce qu’il avait déjà deviné : la jeune fille avait lu la nouvelle. Le monde sorcier britannique n'était pas très grand, et le roux savait que le concours avait fait parler de lui. Venant d'une institution telle que Fleury & Bott, ce n'était pas une surprise qu'une jeune lectrice aussi assidue qu'Alice ne finisse par la découvrir. Néanmoins, Hyacinthe comprit bien qu'il ne s'agissait pas de son propre exemplaire, et fut quelque peu surprit qu'un élève oublie un livre à but non scolaire - qu'il s'agisse du sien ou non, il en allait de soi. Elle s’était donné la peine de vouloir la rendre, et bien que perplexe à l'idée qu'elle ne soit pas aller la déposée à la bibliothèque, il était logique qu'elle se dirige vers le seul nom qu'elle pouvait voir sur la couverture.
Hyacinthe s’avança d’un pas et prit le livre tendu avec précaution, ses doigts se refermant sur la couverture avec fermeté. Alice l'avait rapporté à un adulte, se dit-il, c'était déjà une bonne action de faite. Quitte à devoir s'en charger lui-même, le roux préférait mettre un mot en salle commune plutôt que de rendre visite à sa collègue au sale caractère. Une part de lui espérait qu'elle ait eu le regard trop enfoui dans les pages de ses manuels pour avoir entendu la nouvelle, mais il ne se permit pas d'y croire. Fleury & Bott était, après tout, une librairie qui avait fait ses preuves au fil des décennies.
- C'est bien aimable à vous de me l'avoir apporté. Sans indices sur son propriétaire, je crains que cela rende la situation bien compliquée, en effet...
Hyacinthe garda le silence un instant, le temps d'une réflexion un peu trop longue pour une situation si simple, puis releva les yeux vers l'adolescente. Son expression était douce, mais un peu différente de celle qu’il arborait habituellement en séance. Un peu moins formelle, mais pas pour autant libre de tout contrôle.
- Hm... je ne pense pas que cette histoire vous aidera à distinguer le type de lecteur de cette nouvelle, malheureusement. Dans le cadre du concours, j'ai avant tout écrit pour moi-même, sans penser à de potentiels lecteurs - ce n'était pas une situation que j'avais vraiment envisagé. C'est... c'est une histoire qui me correspond, dirons-nous ?
Il jeta un bref regard au livre, puis revint à Alice, comme s’il pesait ses mots avant de les prononcer.
- Mais pour essayer de vous répondre... je dirais qu'il faut de la curiosité, de l'empathie, et de la patience - c'est une histoire un peu compliquée. Surtout pour des sorciers, puisqu'elle apporte des concepts nouveaux liés au domaine spatial. Vous avez sans doute pu remarquer que ce thème est bien plus présent chez les moldus.
Cela avait été un sacré pari, d'écrire sur un voyage spatial dans un concours exclusivement réservé à un public sorcier. Bien sûr, ceux qui étaient en contact avec des moldus, que ce soit de par leur enfance ou leur situation de vie, avaient plus ou moins de connaissances sur l'espace et ce qui les entouraient. Néanmoins, Hyacinthe avait croisé un sacré nombre de sorciers qui n'avaient rien eu de plus en poche que leurs notions d'Astronomie. Cela lui avait valu de nombreuses nuits à peser le pour et le contre, jusqu'à finalement décider d'écrire de façon tout à fait égoïste. Il aimait l'espace, et ce, depuis sa plus tendre enfance. Ces soirées à regarder Doctor Who chaque semaine à la télévision l'ont poussé à s'intéresser encore et encore à l'univers d'une façon de plus en plus poussée, jusqu'à le mener à cette Mission Horizon, aujourd'hui. Qu'est-ce que son jeune lui serait fier ! Son écriture lui avait fait apprendre tant de choses, le replongeant presque immédiatement dans l'une de ses passions les plus intimes. Ou... elle l'était auparavant. Rares avaient été les personnes sachant que Hyacinthe aimait la science fiction et l'espace avant sa publication, mais maintenant... chacun pouvait en être témoin, c'était clair.
Il esquissa un sourire plus franc, presque reconnaissant.
- Avez-vous eu l'occasion de le lire ? Je sais que vous êtes une lectrice affirmée, donc je me permet de vous le demander.
Voyant, presque malgré lui, le mouvement de la Serpentard lorsqu’elle baissa la tête, Hyacinthe fut forcé de constater qu'il ne pouvait prétendre ne pas l’avoir remarqué. Chaque mot confirmait ce qu’il avait déjà deviné : la jeune fille avait lu la nouvelle. Le monde sorcier britannique n'était pas très grand, et le roux savait que le concours avait fait parler de lui. Venant d'une institution telle que Fleury & Bott, ce n'était pas une surprise qu'une jeune lectrice aussi assidue qu'Alice ne finisse par la découvrir. Néanmoins, Hyacinthe comprit bien qu'il ne s'agissait pas de son propre exemplaire, et fut quelque peu surprit qu'un élève oublie un livre à but non scolaire - qu'il s'agisse du sien ou non, il en allait de soi. Elle s’était donné la peine de vouloir la rendre, et bien que perplexe à l'idée qu'elle ne soit pas aller la déposée à la bibliothèque, il était logique qu'elle se dirige vers le seul nom qu'elle pouvait voir sur la couverture.
Hyacinthe s’avança d’un pas et prit le livre tendu avec précaution, ses doigts se refermant sur la couverture avec fermeté. Alice l'avait rapporté à un adulte, se dit-il, c'était déjà une bonne action de faite. Quitte à devoir s'en charger lui-même, le roux préférait mettre un mot en salle commune plutôt que de rendre visite à sa collègue au sale caractère. Une part de lui espérait qu'elle ait eu le regard trop enfoui dans les pages de ses manuels pour avoir entendu la nouvelle, mais il ne se permit pas d'y croire. Fleury & Bott était, après tout, une librairie qui avait fait ses preuves au fil des décennies.
- C'est bien aimable à vous de me l'avoir apporté. Sans indices sur son propriétaire, je crains que cela rende la situation bien compliquée, en effet...
Hyacinthe garda le silence un instant, le temps d'une réflexion un peu trop longue pour une situation si simple, puis releva les yeux vers l'adolescente. Son expression était douce, mais un peu différente de celle qu’il arborait habituellement en séance. Un peu moins formelle, mais pas pour autant libre de tout contrôle.
- Hm... je ne pense pas que cette histoire vous aidera à distinguer le type de lecteur de cette nouvelle, malheureusement. Dans le cadre du concours, j'ai avant tout écrit pour moi-même, sans penser à de potentiels lecteurs - ce n'était pas une situation que j'avais vraiment envisagé. C'est... c'est une histoire qui me correspond, dirons-nous ?
Il jeta un bref regard au livre, puis revint à Alice, comme s’il pesait ses mots avant de les prononcer.
- Mais pour essayer de vous répondre... je dirais qu'il faut de la curiosité, de l'empathie, et de la patience - c'est une histoire un peu compliquée. Surtout pour des sorciers, puisqu'elle apporte des concepts nouveaux liés au domaine spatial. Vous avez sans doute pu remarquer que ce thème est bien plus présent chez les moldus.
Cela avait été un sacré pari, d'écrire sur un voyage spatial dans un concours exclusivement réservé à un public sorcier. Bien sûr, ceux qui étaient en contact avec des moldus, que ce soit de par leur enfance ou leur situation de vie, avaient plus ou moins de connaissances sur l'espace et ce qui les entouraient. Néanmoins, Hyacinthe avait croisé un sacré nombre de sorciers qui n'avaient rien eu de plus en poche que leurs notions d'Astronomie. Cela lui avait valu de nombreuses nuits à peser le pour et le contre, jusqu'à finalement décider d'écrire de façon tout à fait égoïste. Il aimait l'espace, et ce, depuis sa plus tendre enfance. Ces soirées à regarder Doctor Who chaque semaine à la télévision l'ont poussé à s'intéresser encore et encore à l'univers d'une façon de plus en plus poussée, jusqu'à le mener à cette Mission Horizon, aujourd'hui. Qu'est-ce que son jeune lui serait fier ! Son écriture lui avait fait apprendre tant de choses, le replongeant presque immédiatement dans l'une de ses passions les plus intimes. Ou... elle l'était auparavant. Rares avaient été les personnes sachant que Hyacinthe aimait la science fiction et l'espace avant sa publication, mais maintenant... chacun pouvait en être témoin, c'était clair.
Il esquissa un sourire plus franc, presque reconnaissant.
- Avez-vous eu l'occasion de le lire ? Je sais que vous êtes une lectrice affirmée, donc je me permet de vous le demander.
887 - @Alice Grant
Psychomage depuis septembre 2050.
Tonton Hya - #5f957c
Tonton Hya - #5f957c
La Nouvelle du Psychomage
Alice observa le psycomage s'emparait du livre avec délicatesse. Elle esquissa un sourire, il semblait bien doux dans sa manière de le manipuler. Peut-être parce c'était lui l'auteur de la nouvelle ? La jeune fille se garda bien de faire la remarque : pas besoin de dire tous ce qu'elle pensait. Elle avait déjà fait l'erreur un instant plus tôt. Alice ne comprenait pas ce qui lui avait pris plutôt de dire ça. Ce n'était pas dans ses habitudes, elle qui avait plutôt coutume de poser des questions des qu'elle ne comprenait pas, ne sais-ce un mot.
Cependant, des les premiers mots de Mr Kyros, Alice sentit ses épaules s'affaisser. L'adulte pensait que ce serait difficile de trouver le propriétaire vu qu'il n'avait pas laisser une marque. Sa tache semblait vouer à l’échec. Elle pouvait quand même coller des affiches dans le dortoir, annonçant qu'elle avait trouver un livre... Mais qui lisait les affiches ? Et surtout, qui était intéressée par les livres ? Pas grand monde d'après son expérience. En plus, il y avait une possibilité que Miss Pinehead, la bibliothécaire, tombe sur ses affiches et accuse Alice d'avoir sorti un roman de la bibliothèque, tellement qu'elle n'avait pas de considération pour les élèves.
En plus, Mr Kyros lui annonça que le style de l'histoire devrait pas tellement l'aider vu qu'il l'avait écris pour lui avant de penser à des potentiels lecteurs. D'après lui, son histoire lui correspondait. Alice sentit sa langue la titiller car une myriade de questions venait d’apparaitre dans son esprit. Surtout, un mot avait attiré l'attention d'Alice. Concours. Mr Kyros avait écris cette nouvelle pour un concours ? Mais... Pourquoi n'était-elle pas au courant ? La seconde d'après, Alice comprit. C'était un concours sorciers et elle n'était pas tellement au courant des informations sorcières vu qu'elle venait d'une famille entièrement moldue. De plus, elle ne s'était pas abonné à la Gazette, faute d'argent. La jeune fille prit son courage à deux mains et demanda :
" - Un concours ? Euh... Est-ce que vous étiez surpris de l'avoir remporté ? Franchement, moi, si j'étais à votre place, j'aurai été fière, très fière. Donc, vous dites que votre nouvelle vous correspond, vous aimez les voyages spatiaux ?"
Mr Kyros lui répondit en affirmant que sa nouvelle convenait plus aux personnes curieuses, empathiques et patientes. Alice pensa soudainement à Noémie, sa meilleure amie. Toutes les qualités émises par le psycomage résonnaient dans sa sœur de cœur. Enfin, la curiosité était plutôt de le domaine d'Alice mais la patience et l'empathie relevait plutôt du domaine de Noémie. L'adulte affirma aussi qu'il pensait son histoire un peu compliqué pour les sorciers, car les voyages spatiaux étaient plutôt de l'ordre des moldus. A ses mots, Alice sourit un peu, on dirait qu'il était Né-Moldue. Elle laissa quelques mots s'échappaient de ses lèvres :
" - Oh, oui, les voyages spatiaux sont plus... Moldus. Bien que j'aime les étoiles et les observer de plus près doit être une expérience magnifique, je ne montrerait jamais dans une fusée. Elles consomment tellement de carburant, de ressources de la Terre, qu'elles m'évoquent un peu de la répulsion. Si vous comprenez ce que je dis."
Le psycomage comprendrait surement à quoi elle faisait référence. C'était lui qui avait mis un mot sur ce que ressentait à la jeune fille au sujet de la Terre et de sa peur face à l'accélération du réchauffement climatiques. D'après ce qui lui avait dit, Alice avait commencé à esquisser dans sa tête le portrait du propriétaire du livre. Cela devait être un élève plutôt introvertie, qui pensait beaucoup aux autres avant lui-même et qui aimait les étoiles. Cependant, pour l'instant, Alice n'avait aucune idée de qui pouvait ressembler à ça. La question de Mr Kyros la tira de ses pensées ; il lui demandait si elle avait lu le livre. Un nouveau sourire s'afficha sur ses lèvres et la jeune fille y répondit en haussant les épaules comme si c'était une évidence.
" - Bah, oui, c'est évidemment."
Cependant, des les premiers mots de Mr Kyros, Alice sentit ses épaules s'affaisser. L'adulte pensait que ce serait difficile de trouver le propriétaire vu qu'il n'avait pas laisser une marque. Sa tache semblait vouer à l’échec. Elle pouvait quand même coller des affiches dans le dortoir, annonçant qu'elle avait trouver un livre... Mais qui lisait les affiches ? Et surtout, qui était intéressée par les livres ? Pas grand monde d'après son expérience. En plus, il y avait une possibilité que Miss Pinehead, la bibliothécaire, tombe sur ses affiches et accuse Alice d'avoir sorti un roman de la bibliothèque, tellement qu'elle n'avait pas de considération pour les élèves.
En plus, Mr Kyros lui annonça que le style de l'histoire devrait pas tellement l'aider vu qu'il l'avait écris pour lui avant de penser à des potentiels lecteurs. D'après lui, son histoire lui correspondait. Alice sentit sa langue la titiller car une myriade de questions venait d’apparaitre dans son esprit. Surtout, un mot avait attiré l'attention d'Alice. Concours. Mr Kyros avait écris cette nouvelle pour un concours ? Mais... Pourquoi n'était-elle pas au courant ? La seconde d'après, Alice comprit. C'était un concours sorciers et elle n'était pas tellement au courant des informations sorcières vu qu'elle venait d'une famille entièrement moldue. De plus, elle ne s'était pas abonné à la Gazette, faute d'argent. La jeune fille prit son courage à deux mains et demanda :
" - Un concours ? Euh... Est-ce que vous étiez surpris de l'avoir remporté ? Franchement, moi, si j'étais à votre place, j'aurai été fière, très fière. Donc, vous dites que votre nouvelle vous correspond, vous aimez les voyages spatiaux ?"
Mr Kyros lui répondit en affirmant que sa nouvelle convenait plus aux personnes curieuses, empathiques et patientes. Alice pensa soudainement à Noémie, sa meilleure amie. Toutes les qualités émises par le psycomage résonnaient dans sa sœur de cœur. Enfin, la curiosité était plutôt de le domaine d'Alice mais la patience et l'empathie relevait plutôt du domaine de Noémie. L'adulte affirma aussi qu'il pensait son histoire un peu compliqué pour les sorciers, car les voyages spatiaux étaient plutôt de l'ordre des moldus. A ses mots, Alice sourit un peu, on dirait qu'il était Né-Moldue. Elle laissa quelques mots s'échappaient de ses lèvres :
" - Oh, oui, les voyages spatiaux sont plus... Moldus. Bien que j'aime les étoiles et les observer de plus près doit être une expérience magnifique, je ne montrerait jamais dans une fusée. Elles consomment tellement de carburant, de ressources de la Terre, qu'elles m'évoquent un peu de la répulsion. Si vous comprenez ce que je dis."
Le psycomage comprendrait surement à quoi elle faisait référence. C'était lui qui avait mis un mot sur ce que ressentait à la jeune fille au sujet de la Terre et de sa peur face à l'accélération du réchauffement climatiques. D'après ce qui lui avait dit, Alice avait commencé à esquisser dans sa tête le portrait du propriétaire du livre. Cela devait être un élève plutôt introvertie, qui pensait beaucoup aux autres avant lui-même et qui aimait les étoiles. Cependant, pour l'instant, Alice n'avait aucune idée de qui pouvait ressembler à ça. La question de Mr Kyros la tira de ses pensées ; il lui demandait si elle avait lu le livre. Un nouveau sourire s'afficha sur ses lèvres et la jeune fille y répondit en haussant les épaules comme si c'était une évidence.
" - Bah, oui, c'est évidemment."
__________
669 mots
@Hyacinthe Kyros
Désolée pour le retard...
669 mots
@Hyacinthe Kyros
Désolée pour le retard...
ALICE GRANT / SERPENTARD / DEUXIÈME ANNÉE
Couleur parole Rp : vert forêt (#3C612F) Présence : en absence à partir du 9 août
Stalkeuse Suprême - Maîtresse des Parchemins
Couleur parole Rp : vert forêt (#3C612F) Présence : en absence à partir du 9 août
Stalkeuse Suprême - Maîtresse des Parchemins
La Nouvelle du Psychomage
Le livre toujours tenu entre ses mains, Hyacinthe en suivait distraitement le bord de la couverture du pouce dans un geste absent. Peut-être cela traduisait-il une certaine nervosité qu'il n'arrivait pas à cacher, mais le trentenaire n'y prêtait pas attention. Les paroles de la jeune fille se succédaient avec cette spontanéité qu’il lui connaissait déjà, et ses questions surgissaient les unes après les autres dans une avalanche de curiosité qui ne surprenait pas Hyacinthe. Il fallait s'y attendre : il avait bien compris que la littérature était un monde qui intéressait beaucoup Alice. Bien qu'il conserve un certain attendrissement face à cela, une sensation un peu moins agréable se logea dans son estomac en comprenant qu'il devait développer sur le concours. Non pas que ce dernier ait été désagréable, mais plutôt que le roux avait encore un peu de mal à prendre conscience que cela se soit réellement passé.
C'est avec une légère chaleur au visage qu'il inclina la tête, reconnaissant la justesse de la question, avant de laisser échapper un petit souffle amusé.
- Le Prix Fleury & Bott, oui. Il a eu lieu en décembre dernier.
Il marqua une courte pause, réfléchissant à la manière la plus honnête d’y répondre. La vérité était moins spectaculaire que ce que la jeune fille devait imaginer, probablement. Hyacinthe ne voulait pas l'influencer de ses sentiments mitigés vis-à-vis de cette reconnaissance soudaine, alors il fit de son mieux pour lui répondre avec son état d'esprit au moment-même.
- Surpris ? Un peu, oui. En vérité, je ne m’étais simplement pas posé la question. Ma participation s'est faite sur un coup de tête. J’écrivais déjà cette histoire pour moi, et en voyant l'annonce de cet événement, j'ai envoyé mon manuscrit sans vraiment imaginer la suite.
Un sourire plus doux passa sur le visage de Hyacinthe en pensant à l'état de stress que cet envoi avait causé. Pour pas grand chose, il le savait bien. Mais c'était le genre d'émotions qui ne se contrôlait pas, même pour quelqu'un du métier.
- Quand j’ai appris que j’avais remporté le prix... disons que j’ai eu besoin de quelques minutes pour réaliser ce qui se passait. Mais j’en suis très fier, bien sûr. Et honoré, surtout. Fleury & Bott reste une maison très respectée dans le monde sorcier.
Il ne s’attarda pas davantage sur le sujet. Il se sentait un peu mal à l'aise, épié, à chaque fois qu'il évoquait ce qu'il avait écrit dans le cadre sécurisé et solitaire de son appartement. De toute façon, la conversation glissa naturellement vers l’espace, et cette fois l'expression de Hyacinthe changea légèrement. Quelque chose de plus discret, de plus réservé, qui était sans aucun doute bien différent du sourire étudié qu'il maniait à son habitude. Il s’appuya d’une épaule contre la pierre froide du mur, adoptant une posture plus détendue sans pour autant perdre de son élégance.
- Oui... j’aime beaucoup ces thèmes-là, admit-il après un instant. Il baissa brièvement les yeux vers la couverture du livre, comme si les mots imprimés y contenaient encore une part de ce qu’il essayait d’expliquer. Pas forcément les voyages spatiaux au sens "pratique" du terme, mais ce qu’ils représentent.
Ses pensées dérivèrent un instant vers des souvenirs beaucoup plus anciens : des soirées silencieuses dans le salon familial, la lumière bleutée de la télévision, les aventures improbables d’un certain Docteur. Un ou deux épisodes passaient le week-end, juste avant le journal télévisé que ses parents regardaient - juste avant qu'il ne fuit vers la sécurité de sa chambre. Le volume restait au plus bas pour ne pas faire trop de bruit, son visage abordant un large sourire se trouvait si près de l'écran qu'il en aurait des frissons de terreur, aujourd'hui. Pauvres yeux ! Cela avait été une lumière, pendant toutes ces années ternies par les souvenirs sombres qu'il avait passé au Pays de Galle. Hyacinthe sentit un sourire presque enfantin lui effleurer les lèvres avant de revenir au présent.
- Les œuvres moldues qui parlent d’espace me fascinent depuis longtemps. La science-fiction, les récits d’exploration... tout ce qui touche à cette idée de franchir des frontières que l’on croyait infranchissables, reprit-il en haussant légèrement les épaules. Je suppose que c’est une forme de voyage très particulière. À la fois scientifique... et profondément humain, malgré l'éloignement véritable du reste d'entre nous.
Parce qu'il devenait facile, nécessaire et vital de s'accrocher à nos semblables alors que nous nous éloignons de cette petite planète bleue, alors que les milliards d'êtres humains autour de qui nous vivions constamment devenaient inatteignables dans le vide spatial. Parce que ce genre de voyage ne nous laissait qu'en compagnie d'une poignée de collègues dans un endroit si vaste et solitaire, si vide de vie et pourtant, riche en découvertes. Lorsque Alice évoqua les fusées et leur impact sur la Terre, Hyacinthe laissa échapper un petit rire, léger, sans moquerie. Il comprenait parfaitement ce qu’elle voulait dire.
- Oui, je vois très bien. Pour être honnête, même si l’on m’offrait une place dans une fusée demain matin, je ne suis pas certain que j’accepterais.
Il réfléchit une seconde avant d’ajouter, le sourire un peu plus large.
- L’idée me plaît beaucoup - en théorie. Mais l’expérience réelle me semble... immense. Peut-être trop pour moi. Il tapota doucement la couverture du livre du bout des doigts. La fiction me suffit très bien. Elle permet d’aller très loin sans avoir à quitter le sol.
Il avait toujours été un intellectuel, de toute façon. Ce n'est que grâce à cela, à son intérêt et son travail acharné, qu'il avait réussi à obtenir ses ASPICs malgré la dégringolade que fut la fin de son parcours scolaire. Les expériences plaisaient à Hyacinthe tant qu'elles étaient théorisées : il préférait de loin laisser la pratique à quelqu'un d'autre.
Son regard se releva alors vers Alice, et l’éclat curieux qu’il y trouva lui arracha un sourire plus chaleureux. Il avait repoussé l'idée qu'Alice ait lu sa nouvelle, mais lorsque celle-ci lui confirma, il ne pu qu'admettre l'évidence. Bien sûr, qu'elle l'aurait lu. Il ressentit une fierté discrète, mêlée d’un léger trac, tandis qu'il reprenait la parole avec une incertitude palpable.
- Dans ce cas... dit-il doucement, en inclinant légèrement la tête, j’espère que le voyage vous a plu.
Il observa un instant le visage de la jeune fille, cherchant à deviner ce qu’elle avait pu ressentir en parcourant ces pages, ses pages. Une question lui brûlait les lèvres depuis qu’elle avait confirmé sa lecture. Qu'en avait-elle pensé ? Hyacinthe n'était pas du genre à se soucier de l'avis des autres : il avait appris qu'il en pourrait jamais contenter tout le monde, et même s'il était doué pour se faufiler, se transformer et s'adapter aux attentes d'autrui, il n'en restait pas fermement attaché à ce que la petite bulle vulnérable derrière les couches de masques avait produit.
C'est avec une légère chaleur au visage qu'il inclina la tête, reconnaissant la justesse de la question, avant de laisser échapper un petit souffle amusé.
- Le Prix Fleury & Bott, oui. Il a eu lieu en décembre dernier.
Il marqua une courte pause, réfléchissant à la manière la plus honnête d’y répondre. La vérité était moins spectaculaire que ce que la jeune fille devait imaginer, probablement. Hyacinthe ne voulait pas l'influencer de ses sentiments mitigés vis-à-vis de cette reconnaissance soudaine, alors il fit de son mieux pour lui répondre avec son état d'esprit au moment-même.
- Surpris ? Un peu, oui. En vérité, je ne m’étais simplement pas posé la question. Ma participation s'est faite sur un coup de tête. J’écrivais déjà cette histoire pour moi, et en voyant l'annonce de cet événement, j'ai envoyé mon manuscrit sans vraiment imaginer la suite.
Un sourire plus doux passa sur le visage de Hyacinthe en pensant à l'état de stress que cet envoi avait causé. Pour pas grand chose, il le savait bien. Mais c'était le genre d'émotions qui ne se contrôlait pas, même pour quelqu'un du métier.
- Quand j’ai appris que j’avais remporté le prix... disons que j’ai eu besoin de quelques minutes pour réaliser ce qui se passait. Mais j’en suis très fier, bien sûr. Et honoré, surtout. Fleury & Bott reste une maison très respectée dans le monde sorcier.
Il ne s’attarda pas davantage sur le sujet. Il se sentait un peu mal à l'aise, épié, à chaque fois qu'il évoquait ce qu'il avait écrit dans le cadre sécurisé et solitaire de son appartement. De toute façon, la conversation glissa naturellement vers l’espace, et cette fois l'expression de Hyacinthe changea légèrement. Quelque chose de plus discret, de plus réservé, qui était sans aucun doute bien différent du sourire étudié qu'il maniait à son habitude. Il s’appuya d’une épaule contre la pierre froide du mur, adoptant une posture plus détendue sans pour autant perdre de son élégance.
- Oui... j’aime beaucoup ces thèmes-là, admit-il après un instant. Il baissa brièvement les yeux vers la couverture du livre, comme si les mots imprimés y contenaient encore une part de ce qu’il essayait d’expliquer. Pas forcément les voyages spatiaux au sens "pratique" du terme, mais ce qu’ils représentent.
Ses pensées dérivèrent un instant vers des souvenirs beaucoup plus anciens : des soirées silencieuses dans le salon familial, la lumière bleutée de la télévision, les aventures improbables d’un certain Docteur. Un ou deux épisodes passaient le week-end, juste avant le journal télévisé que ses parents regardaient - juste avant qu'il ne fuit vers la sécurité de sa chambre. Le volume restait au plus bas pour ne pas faire trop de bruit, son visage abordant un large sourire se trouvait si près de l'écran qu'il en aurait des frissons de terreur, aujourd'hui. Pauvres yeux ! Cela avait été une lumière, pendant toutes ces années ternies par les souvenirs sombres qu'il avait passé au Pays de Galle. Hyacinthe sentit un sourire presque enfantin lui effleurer les lèvres avant de revenir au présent.
- Les œuvres moldues qui parlent d’espace me fascinent depuis longtemps. La science-fiction, les récits d’exploration... tout ce qui touche à cette idée de franchir des frontières que l’on croyait infranchissables, reprit-il en haussant légèrement les épaules. Je suppose que c’est une forme de voyage très particulière. À la fois scientifique... et profondément humain, malgré l'éloignement véritable du reste d'entre nous.
Parce qu'il devenait facile, nécessaire et vital de s'accrocher à nos semblables alors que nous nous éloignons de cette petite planète bleue, alors que les milliards d'êtres humains autour de qui nous vivions constamment devenaient inatteignables dans le vide spatial. Parce que ce genre de voyage ne nous laissait qu'en compagnie d'une poignée de collègues dans un endroit si vaste et solitaire, si vide de vie et pourtant, riche en découvertes. Lorsque Alice évoqua les fusées et leur impact sur la Terre, Hyacinthe laissa échapper un petit rire, léger, sans moquerie. Il comprenait parfaitement ce qu’elle voulait dire.
- Oui, je vois très bien. Pour être honnête, même si l’on m’offrait une place dans une fusée demain matin, je ne suis pas certain que j’accepterais.
Il réfléchit une seconde avant d’ajouter, le sourire un peu plus large.
- L’idée me plaît beaucoup - en théorie. Mais l’expérience réelle me semble... immense. Peut-être trop pour moi. Il tapota doucement la couverture du livre du bout des doigts. La fiction me suffit très bien. Elle permet d’aller très loin sans avoir à quitter le sol.
Il avait toujours été un intellectuel, de toute façon. Ce n'est que grâce à cela, à son intérêt et son travail acharné, qu'il avait réussi à obtenir ses ASPICs malgré la dégringolade que fut la fin de son parcours scolaire. Les expériences plaisaient à Hyacinthe tant qu'elles étaient théorisées : il préférait de loin laisser la pratique à quelqu'un d'autre.
Son regard se releva alors vers Alice, et l’éclat curieux qu’il y trouva lui arracha un sourire plus chaleureux. Il avait repoussé l'idée qu'Alice ait lu sa nouvelle, mais lorsque celle-ci lui confirma, il ne pu qu'admettre l'évidence. Bien sûr, qu'elle l'aurait lu. Il ressentit une fierté discrète, mêlée d’un léger trac, tandis qu'il reprenait la parole avec une incertitude palpable.
- Dans ce cas... dit-il doucement, en inclinant légèrement la tête, j’espère que le voyage vous a plu.
Il observa un instant le visage de la jeune fille, cherchant à deviner ce qu’elle avait pu ressentir en parcourant ces pages, ses pages. Une question lui brûlait les lèvres depuis qu’elle avait confirmé sa lecture. Qu'en avait-elle pensé ? Hyacinthe n'était pas du genre à se soucier de l'avis des autres : il avait appris qu'il en pourrait jamais contenter tout le monde, et même s'il était doué pour se faufiler, se transformer et s'adapter aux attentes d'autrui, il n'en restait pas fermement attaché à ce que la petite bulle vulnérable derrière les couches de masques avait produit.
1144 - @Alice Grant
Psychomage depuis septembre 2050.
Tonton Hya - #5f957c
Tonton Hya - #5f957c
La Nouvelle du Psychomage
TW : mort, peur de mourir
Alice n'avait pas vraiment l'habitude de parler aux auteurs des livres qu'elle lisait, encore moins aux auteurs sorciers. Pour une première fois, elle était sincèrement heureuse de connaître l'auteur, ici en l'occurrence Mr Kyros, avant cette discussion. Elle n'avait jamais pu aller dans des salons littéraires quand elle était dans le monde moldu, faute d'argent, et elle ne savait pas si il en existait dans le monde sorcier. Au moins, il existait un prix : Le Prix Fleury & Bott qui semblait se dérouler chaque année. Peut-être qu'elle y participerait l'année prochaine mais elle ne connaissait pas assez le monde sorciers pour savoir manier toutes les subtilités.
Mr Kyros semblait avoir très pris au sérieux la question d'Alice. Elle n'aurait jamais imaginé que sa réponse soit composée de plusieurs phrases ; elle, elle aurait répondu d'un Oui un peu trop bref pour marquer son embarras. Le psycomage lui expliqua qu'il avait été surpris de remporter le prix puis fier. La jeune fille réussit à comprendre qu'il avait surtout écris cette nouvelle pour lui et qu'il n'avait pas espérer qu'elle soit publier et que le quart de la population sorcière l'ai lu. Elle sauta sur l'occasion pour dire son avis.
" - Personnellement, je pense que les auteurs et autrices doivent écrire pour leur propre plaisir. Je veux pas dire qu'ils doivent être égoïstes, loin de ça ! Je pense que écrire, que soit un livre ou une nouvelle, à la demande de quelqu'un d'autre altère notre plume. Parce que on peut ne pas aimer le scénario proposé donc pas mettre du sien dans l'écriture. Je sais pas si ce que je dit est compréhensible mais..."
Alice se tut un instant et chercha ses mots, elle en avait terriblement besoin. Elle avait dans sa tête une idée qui était compliquée à démontrer. Après une dizaine de silence, elle se remit à parler.
" - Ce que je veux dire, c'est que je pense que quand les écrits viennent de notre propre cœur, notre propre imagination, ils sont plus purs... Plus émouvant."
Le psycomage affirma qu'il aimait beaucoup les voyages spatiaux, pas dans le sens pour la recherche mais pour ce qu'ils représentent. Alice en comprit que l'adulte l'aimait l'inconnu, l’exploration et les découvertes. Enfin... Les voyages spatiaux représentaient ça pour Alice. Elle aussi aimait l'exploration spatiale car les étoiles symboliser un monde à part mais le coût pour lancer une fusée la faisait grimacer. En plus, son carburant polluer beaucoup la Terre. Elle se contenta donc hocher la tête en réponse aux dires de Mr Kyros.
Alice comprit qu'elle avait en face d'elle un fan de science-fiction quand le psycomage aborda le thème du genre littéraires. Ce qui tombait bien vu que la jeune fille était, elle aussi, une fan incontestée. Tandis que Mr Kyros les aimait car ces récits étaient synonymes pour lui de dépacement, de repoussement des limites, Alice aimait car elle admirait l'imagination débordante des auteurs en cas de catastrophes, qu'elles soient naturelles ou causé par l'homme. Ces récits redonnaient espoir à la jeune fille qui était soulagée de savoir que certaines personnes sauraient se débrouiller quand il y aurait l'apocalypse.
" - J'aime, moi aussi, beaucoup les romans de science-fiction. Pas vraiment avec le même argument que le votre, bien que je trouve que ce genre repousse les limites du possible. J'aime ces romans car ils me permettent de penser que certaines personnes se sont dit que en faisant ça, on pourrait peut-être survivre si la Terre tourne en dérision à cause de nous... Et la pollution."
Bref, Alice n'allait pas s'éterniser sur le sujet. Mr Kyros, perspicace comme il était, avait sûrement compris la raison. La jeune fille avait peur que la planète meure plutôt que prévu à cause des humains et savoir que les auteurs pensaient à des solutions, parfois abracadabrantesque, la rassurait. Au moins, certaines personnes, qui auront lu les romans, sauront se débrouiller. Bref, la jeune fille avait tellement la tête perdue dans ses pensées qu'elle n'entendit pas les premiers mots du psycomage. Elle sursauta et se reconcentra sur ce qu'il disait.
" - J'ai l'impression que, dans chaque famille moldue, un jour les parents demandent à leur enfant si il veut devenir astronaute. Je sais pas pourquoi, mais je l'ai remarquer en parlant avec mes meilleures amies moldues. Pourquoi ils nous demandent ça ? Je sais pas, mais j'ai une petite idée : tout le monde a déjà rêver de s'évader à travers les étoiles. Mais, nous les enfant, on a tous répondu non. Parce qu'on a peur. On a peur de l'inconnu et de la mort surtout. Être dans l'espace dois nous donner une pression intense."
Alice se sentit rougir à mesure qu'elle expliquait ce qu'elle pensait sur pourquoi beaucoup de personne avait peur d'aller dans l'espace alors que cela devrait être magnifique d'observer la Terre. C'était une des nombreuses de questions qu'elle s'était poser quand elle avait découvert l'astronomie en première année. La jeune fille balaya le sujet d'un revers de la mains : elle ne voulait pas s’enfoncer dans des questions sur la mort et la peur de mourir. Elle sourit à Mr Kyros et s'exclama avec enthousiasme :
" - Bref. C'est pour ça que j'aime tant lire ! La littérature me permet de voyager dans des endroits où je mettrais jamais le pied. Et puis... Évidemment que le voyage m'a plu ! J'ai adoré cette nouvelle : je n'ai pas beaucoup de livre où c'est question de voyages spatiaux."
__________
918 mots
@Hyacinthe Kyros
Je viens de battre mon record de mots. Je suis ravie de l'avoir fait sur ce sujet.
918 mots
@Hyacinthe Kyros
Je viens de battre mon record de mots. Je suis ravie de l'avoir fait sur ce sujet.
ALICE GRANT / SERPENTARD / DEUXIÈME ANNÉE
Couleur parole Rp : vert forêt (#3C612F) Présence : en absence à partir du 9 août
Stalkeuse Suprême - Maîtresse des Parchemins
Couleur parole Rp : vert forêt (#3C612F) Présence : en absence à partir du 9 août
Stalkeuse Suprême - Maîtresse des Parchemins
La Nouvelle du Psychomage
Le dos toujours appuyé contre la pierre froide du mur, Hyacinthe hochait distraitement la tête tandis qu'il écoutait Alice. Il ne chercha pas vraiment à intervenir, laissant la Serpentard développer son opinion même lorsque ses mots s'emballèrent et trébuchèrent légèrement. La jeune fille semblait avoir beaucoup de choses à dire, et la vitesse de ses pensées était presque visible dans la façon dont elle parlait, tentant de formuler correctement ses idées malgré tout ce qu'elle avait en tête. Cela ne le dérangea pas, au contraire, comme le démontrait le sourire qui s'étendait sur son visage.
Il inclina la tête lorsqu’elle évoqua l’écriture purement personnelle. Une lueur discrète passa dans son regard alors qu'il réfléchissait à la façon dont il pouvait rebondir sur ses propos sans la couper dans son élan.
- Si, c’est très compréhensible, répondit-il doucement. Et je pense que vous avez raison sur le fait qu'écrire doit avant tout être pour soi. Malheureusement, beaucoup de personnes doivent écrire sous contraintes. Souvent, celles-ci viennent de leurs maisons d'édition, mais sont assez larges pour ne pas les handicaper dans leur manière de produire leur univers.
Les sourcils de Hyacinthe se courbèrent et il continua, la mine légèrement déçue.
- J'ai eu l'occasion de lire des œuvres où ces contraintes étaient trop importantes. Et... cela rejoint ce que vous venez de me dire, bien sûr, mais ça se ressent. Il manque de quelque chose - sincérité, élan ? Je ne saurais dire. Une œuvre qui plaît et une œuvre qui est pensée pour plaire sont deux choses bien différentes.
Il ne développa pas davantage, mais dans son regard passa brièvement le souvenir de ses propres hésitations face à des quatrièmes de couverture douteuses, et ses déceptions, lorsqu'un livre dans lequel il avait mit beaucoup d'espoir s'est avéré être moins bien que prévu. De toute façon, la question était complexe : il y avait autant d'auteurs que d'histoires, et chacun avait une vision propre de ce qu'était écrire.
Le roux laissa ensuite Alice poursuivre, suivant avec intérêt la manière dont elle parlait de la science-fiction. Sa façon d’aborder le genre était différente de la sienne, plus ancrée dans l'inquiétude concrète, urgente, que Hyacinthe avait apprit à découvrir lors de leurs séances de thérapie. Alice n'eut besoin de formuler la nuance pour qu'il la comprenne.
- C’est une autre manière de voir les voyages spatiaux, décida-t-il de répondre. Et elle a beaucoup de sens, mais je ne vous apprend rien. C'est une façon de garder espoir, et ici, d'envisager la question du "comment mieux faire ailleurs". Il y a de nombreux films moldus qui traitent le sujet du voyage spatial, ou de la vie sur une autre planète. En avez-vous vu ?
Il détourna brièvement le regard, pensif, et songea aux films et séries récentes qu'il avait vu. Mince, son dernier film devait remonter à l'été dernier. Malgré les avantages à vivre dans un quartier moldu, Hyacinthe ne trouvait, au final, pas tant de temps que ça à consacrer aux services de streaming. Il n'avait pas la télévision, et ne songeait à regarder quelque chose que lors des soirées où il n'était pas occupé à autre chose. Le fait de rester à Poudlard ne l'aidait pas, puisque l'activité devenait impossible sans appareil électronique.
Le roux cligna des yeux lorsqu'il entendit la remarque d'Alice sur la famille. Un rire s'échappa de sa bouche tandis qu'il levait sa main pour la placer face à elle. C'était une remarque enfantine, ce qui l'étonna et l'attendrit en même temps. Alice avait tellement tendance à avoir une réflexion intellectuelle et mature que Hyacinthe oublierait presque qu'elle n'était qu'une jeune adolescente à peine sortie de l'enfance.
- L’espace fait rêver, mais il fait peur pour exactement les mêmes raisons. C’est immense, inconnu, dangereux... on ne sait pas ce que l'on peut y découvrir, au final. Les enfants le comprennent très tôt, de la même façon qu'ils peuvent avoir peur du noir - à une échelle différente.
De l'autre côté, lui-même avait vécu une situation différente de la généralité que faisait Alice : il n'avait pensé à être astronaute que très tard et Poudlard, en passant, avait étouffé la flamme de ce rêve bien assez vite. Bien que son idiot de père ne se soit jamais intéressé à ce qu'il voulait faire, Hyacinthe conservait précieusement quelques souvenirs des moments où sa mère lui en avait parlé.
À cinq ans, il avait voulu être fleuriste - il avait presque le prénom d'une fleur !
À huit ans, il s'est tourné vers l'astronomie puisqu'il a découvert les merveilles de la fiction.
À douze ans, il ne savait plus vraiment. Peut-être auror ? Tout le monde parlait d'eux.
À quinze ans, il songeait à devenir traducteur : à ce moment là, son grec s'améliorait beaucoup.
Et à la fin de ses études à Poudlard, tout l'avait redirigé vers la psychomagie. Les souvenirs lui tirèrent un sourire un peu plus large tandis que son regard restait perdu dans le vide un court instant. Un silence se glissa tranquillement dans le couloir du troisième étage, que le roux ne fut pas pressé de combler. C'était une conversation agréable, qu'il n'avait aucun problème à poursuivre en marchant vers la salle des professeurs pour poser l'ouvrage. D'un signe de tête entendu, il proposa à Alice de le suivre et adopta un rythme de marche lent, une balade.
- Quel métier vouliez-vous faire, lorsque vous étiez plus jeune ? La demande de Hyacinthe était une simple curiosité, et sa spontanéité l'avait presque pris au dépourvu. Il enchaîna presque aussi vite avec la raison de son déplacement. J'écrirai un mot aux autres professeurs au cas où le propriétaire de ce livre se manifeste.
Ce ne fut qu'après cela que la Serpentard conclut avec enthousiasme, et Hyacinthe se détendit perceptiblement. Il ne s’attendait pas à une réponse aussi directe, aussi positive. Il savait que sa nouvelle devait être un minimum correcte afin de pouvoir gagner le concours, mais il était vrai que le retour d'Alice était l'un des premiers qu'il recevait en face à face. Il resta un instant sans parler, pris de court, et ses doigts se resserrèrent légèrement sur le livre qu'il tenait.
- Je suis... vraiment heureux de l’entendre, finit-il par avouer, avec une sincérité qui dépassait légèrement son ton habituel. Et je vous remercie de me l’avoir dit aussi clairement.
Il inclina la tête lorsqu’elle évoqua l’écriture purement personnelle. Une lueur discrète passa dans son regard alors qu'il réfléchissait à la façon dont il pouvait rebondir sur ses propos sans la couper dans son élan.
- Si, c’est très compréhensible, répondit-il doucement. Et je pense que vous avez raison sur le fait qu'écrire doit avant tout être pour soi. Malheureusement, beaucoup de personnes doivent écrire sous contraintes. Souvent, celles-ci viennent de leurs maisons d'édition, mais sont assez larges pour ne pas les handicaper dans leur manière de produire leur univers.
Les sourcils de Hyacinthe se courbèrent et il continua, la mine légèrement déçue.
- J'ai eu l'occasion de lire des œuvres où ces contraintes étaient trop importantes. Et... cela rejoint ce que vous venez de me dire, bien sûr, mais ça se ressent. Il manque de quelque chose - sincérité, élan ? Je ne saurais dire. Une œuvre qui plaît et une œuvre qui est pensée pour plaire sont deux choses bien différentes.
Il ne développa pas davantage, mais dans son regard passa brièvement le souvenir de ses propres hésitations face à des quatrièmes de couverture douteuses, et ses déceptions, lorsqu'un livre dans lequel il avait mit beaucoup d'espoir s'est avéré être moins bien que prévu. De toute façon, la question était complexe : il y avait autant d'auteurs que d'histoires, et chacun avait une vision propre de ce qu'était écrire.
Le roux laissa ensuite Alice poursuivre, suivant avec intérêt la manière dont elle parlait de la science-fiction. Sa façon d’aborder le genre était différente de la sienne, plus ancrée dans l'inquiétude concrète, urgente, que Hyacinthe avait apprit à découvrir lors de leurs séances de thérapie. Alice n'eut besoin de formuler la nuance pour qu'il la comprenne.
- C’est une autre manière de voir les voyages spatiaux, décida-t-il de répondre. Et elle a beaucoup de sens, mais je ne vous apprend rien. C'est une façon de garder espoir, et ici, d'envisager la question du "comment mieux faire ailleurs". Il y a de nombreux films moldus qui traitent le sujet du voyage spatial, ou de la vie sur une autre planète. En avez-vous vu ?
Il détourna brièvement le regard, pensif, et songea aux films et séries récentes qu'il avait vu. Mince, son dernier film devait remonter à l'été dernier. Malgré les avantages à vivre dans un quartier moldu, Hyacinthe ne trouvait, au final, pas tant de temps que ça à consacrer aux services de streaming. Il n'avait pas la télévision, et ne songeait à regarder quelque chose que lors des soirées où il n'était pas occupé à autre chose. Le fait de rester à Poudlard ne l'aidait pas, puisque l'activité devenait impossible sans appareil électronique.
Le roux cligna des yeux lorsqu'il entendit la remarque d'Alice sur la famille. Un rire s'échappa de sa bouche tandis qu'il levait sa main pour la placer face à elle. C'était une remarque enfantine, ce qui l'étonna et l'attendrit en même temps. Alice avait tellement tendance à avoir une réflexion intellectuelle et mature que Hyacinthe oublierait presque qu'elle n'était qu'une jeune adolescente à peine sortie de l'enfance.
- L’espace fait rêver, mais il fait peur pour exactement les mêmes raisons. C’est immense, inconnu, dangereux... on ne sait pas ce que l'on peut y découvrir, au final. Les enfants le comprennent très tôt, de la même façon qu'ils peuvent avoir peur du noir - à une échelle différente.
De l'autre côté, lui-même avait vécu une situation différente de la généralité que faisait Alice : il n'avait pensé à être astronaute que très tard et Poudlard, en passant, avait étouffé la flamme de ce rêve bien assez vite. Bien que son idiot de père ne se soit jamais intéressé à ce qu'il voulait faire, Hyacinthe conservait précieusement quelques souvenirs des moments où sa mère lui en avait parlé.
À cinq ans, il avait voulu être fleuriste - il avait presque le prénom d'une fleur !
À huit ans, il s'est tourné vers l'astronomie puisqu'il a découvert les merveilles de la fiction.
À douze ans, il ne savait plus vraiment. Peut-être auror ? Tout le monde parlait d'eux.
À quinze ans, il songeait à devenir traducteur : à ce moment là, son grec s'améliorait beaucoup.
Et à la fin de ses études à Poudlard, tout l'avait redirigé vers la psychomagie. Les souvenirs lui tirèrent un sourire un peu plus large tandis que son regard restait perdu dans le vide un court instant. Un silence se glissa tranquillement dans le couloir du troisième étage, que le roux ne fut pas pressé de combler. C'était une conversation agréable, qu'il n'avait aucun problème à poursuivre en marchant vers la salle des professeurs pour poser l'ouvrage. D'un signe de tête entendu, il proposa à Alice de le suivre et adopta un rythme de marche lent, une balade.
- Quel métier vouliez-vous faire, lorsque vous étiez plus jeune ? La demande de Hyacinthe était une simple curiosité, et sa spontanéité l'avait presque pris au dépourvu. Il enchaîna presque aussi vite avec la raison de son déplacement. J'écrirai un mot aux autres professeurs au cas où le propriétaire de ce livre se manifeste.
Ce ne fut qu'après cela que la Serpentard conclut avec enthousiasme, et Hyacinthe se détendit perceptiblement. Il ne s’attendait pas à une réponse aussi directe, aussi positive. Il savait que sa nouvelle devait être un minimum correcte afin de pouvoir gagner le concours, mais il était vrai que le retour d'Alice était l'un des premiers qu'il recevait en face à face. Il resta un instant sans parler, pris de court, et ses doigts se resserrèrent légèrement sur le livre qu'il tenait.
- Je suis... vraiment heureux de l’entendre, finit-il par avouer, avec une sincérité qui dépassait légèrement son ton habituel. Et je vous remercie de me l’avoir dit aussi clairement.
1055 - @Alice Grant
Psychomage depuis septembre 2050.
Tonton Hya - #5f957c
Tonton Hya - #5f957c
La Nouvelle du Psychomage
Alice avait toujours peur que ses propos soient mal interprétés par son interlocuteur. Elle avait sa manière propre à elle de penser et avait toujours l'impression que, quand elle mettait des mots sur ses réflexions, ils étaient maladroits, et ainsi, n'interprétaient pas totalement ce qu'elle voulait dire. Alors, surtout quand c'était un sujet qui lui tenait à cœur, la jeune fille demandait la personne à qui les mots étaient adressés si elle avait compris. C'était cette situation qui se déroulait dans ce couloir, et Alice se demandait quand Mr Kyros découvrirait sa peur. Heureusement, le psycomage, à chaque fois qu'elle demandait si c'était clair, affirmait que cela était.
L'avis de l'adulte rejoignit celui d'Alice. Il était d'accord qu'il fallait avant tout écrire pour soi, mais que plusieurs auteurs étaient obligés d'écrire sous contraintes, même quand celle-ci étaient assez vaste. Si la jeune fille envisageait de se tourner vers un avenir d'écriture, elle ne pouvait que ressentir une appréhension face ces obligations. Elle avait la même peur que celle qu'elle avait quand elle s'exprimait. Alice ne pouvait s’empêcher de douter que ces écrits ne correspondent pas aux critères demandés. Mr Kyros reconnut qu'il avait lu plusieurs ouvrages écrit sous contraintes et qu'il manquait quelque chose. La jeune fille se creusa la tête pour se souvenir des livres qu'elle avait déprécié parce qu'ils avaient été écrits avec des critères mais n'en trouva aucun.
" - Je n'ai aucun souvenir de livres qui m'avait déplu à cause de ça. Ou plutôt, j'ai lu des livres que je ne relirai pas une deuxième fois, mais je sais pas si ils ont été écrits avec des critères. Aussi, c'est compliqué de savoir si il a été écrits avec le coeur ou écrits pour plaire. Ce n'est pas écrit sur le livre, sinon il se vendrait pas !"
Un sourire s'étira sur les lèvres d'Alice. C'était évident. Elle aimait tout lire dans les livres : des remerciements au droits de parution en passant par l'intrigue elle-même. Parfois, apprenant le titre dans la langue d'origine du livre, elle était déçu que les éditeurs britanniques l'ait changé. Aussi, elle se surprenait à maudire les éditeurs des autres pays quand ils n'avaient pas gardé le titre anglais d'un livre qui correspondait bien mieux que son équivalent. C'était le cas d'un livre qu'elle avait lu : Silent Sister de Megan Davidhizar ; elle avait appris qu'en français le titre était Mauvaise Soeur qui, d'après elle, ne correspondait pas du tout à l'intrigue du roman.
Mr Kyros comprit aisément son point de vue sur la science-fiction : il était au courant de l'éco-anxiété d'Alice. Il affirma qu'il y avait plusieurs films moldus qui traitaient le même sujet que ces livres. La jeune fille ouvrit de grands yeux remplient d'espoir. Peut-être qu'il pouvait lui donner des titres de référence ? Cependant, le psycomage lui demanda si elle en avait vu. Alice secoua la tête avant de répondre :
" - Je ne pense pas. La télé ne faisait pas partie de mon quotidien, avant. J'ai quand même vu un ou deux films de ce style, mais aucun traitait le voyage dans l'espace ou la vie sur une autre planète. J'ai plutôt vu des films sur l'avenir de la Terre. Aussi, ils étaient pas vraiment catastrophiques, je suis une enfant et j'aime pas la violence. C'était des films d'animation d'Hayao Miyazaki, un réalisateur japonais. Si je me souviens bien, c'était Nausicaä de la vallée du vent et La princesse Mononoké."
Soudain, un rire s'échappa de la gorge de l'adulte. Perplexe, Alice ne bougeait pas, son esprit formulait l'inquiétude qu'elle redoutait le plus. S'était-elle mal exprimée ? Avait-elle dit quelque chose de mal ? Cependant, quand Mr Kyros prit la parole, la jeune fille sentit ses épaules se décrispait. Il avait compris ce qu'elle voulait dire, donc c'était pas ça qui l'avait fait rire. C'était autre chose, mais pas ce qu'elle avait dit. La jeune fille était rassurée. Soudain, une pensée perça dans son esprit : c'était la première fois qu'elle entendait un adulte à Poudlard rire. C'était une constatation sans importance mais elle sourit légèrement.
Alice se contenta de hocher la tête aux propos du psycomage. Elle n'avait pas de point d'accrochage pour rebondir. L'adulte se mit en mouvement, et lui fit signe de le suivre tandis qu'il s'éloignait. La jeune fille le rejoignit en quelques bons, ravie que la discussion continue et ne s'arrête pas aussi brutalement que cela. Soudain, il lui posa une question qui troubla Alice, elle ne sut pas pourquoi mais cela la rendit perplexe. Elle fit durer le suspense en gardant le silence, si bien que Mr Kyros lui déclara la cause de sa mise en marche. Enfin, elle se décida à répondre :
" - Eh bien, je me souviens que, vers mes six-sept ans, je voulais devenir lectrice. J'ai appris plus tard que ce métier existait pas mais j'adorai tellement cette activité que je voulais en faire mon travail. Après, je sais pas. Je crois que j'ai voulu rentré dans la police judiciaire, puis travaillé comme professeur d'Histoire-Geo... Juste avant d'arriver à Poudlard, j'avais enfin trouvé le domaine idéal : le développement durable. Maintenant, je sais pas."
Elle fit quelques pas en silence avant de demander :
" - Si personne ne se signale comme le propriétaire du livre, vous alliez en faire quoi ? Le donner à la bibliothécaire ? Pas sûr qu'elle accepte de prendre un roman, vu qu'elle pense que la lecture ne se fait que grâce aux manuels."
Le psycomage la remercia d'avoir dit qu'elle avait adoré le livre. Alice sentit ses joues chauffaient : elle rougissait. Elle ne s'était pas attendue à ça. Elle baissa la tête, gênée et bégailla :
" - Je... De rien."
L'avis de l'adulte rejoignit celui d'Alice. Il était d'accord qu'il fallait avant tout écrire pour soi, mais que plusieurs auteurs étaient obligés d'écrire sous contraintes, même quand celle-ci étaient assez vaste. Si la jeune fille envisageait de se tourner vers un avenir d'écriture, elle ne pouvait que ressentir une appréhension face ces obligations. Elle avait la même peur que celle qu'elle avait quand elle s'exprimait. Alice ne pouvait s’empêcher de douter que ces écrits ne correspondent pas aux critères demandés. Mr Kyros reconnut qu'il avait lu plusieurs ouvrages écrit sous contraintes et qu'il manquait quelque chose. La jeune fille se creusa la tête pour se souvenir des livres qu'elle avait déprécié parce qu'ils avaient été écrits avec des critères mais n'en trouva aucun.
" - Je n'ai aucun souvenir de livres qui m'avait déplu à cause de ça. Ou plutôt, j'ai lu des livres que je ne relirai pas une deuxième fois, mais je sais pas si ils ont été écrits avec des critères. Aussi, c'est compliqué de savoir si il a été écrits avec le coeur ou écrits pour plaire. Ce n'est pas écrit sur le livre, sinon il se vendrait pas !"
Un sourire s'étira sur les lèvres d'Alice. C'était évident. Elle aimait tout lire dans les livres : des remerciements au droits de parution en passant par l'intrigue elle-même. Parfois, apprenant le titre dans la langue d'origine du livre, elle était déçu que les éditeurs britanniques l'ait changé. Aussi, elle se surprenait à maudire les éditeurs des autres pays quand ils n'avaient pas gardé le titre anglais d'un livre qui correspondait bien mieux que son équivalent. C'était le cas d'un livre qu'elle avait lu : Silent Sister de Megan Davidhizar ; elle avait appris qu'en français le titre était Mauvaise Soeur qui, d'après elle, ne correspondait pas du tout à l'intrigue du roman.
Mr Kyros comprit aisément son point de vue sur la science-fiction : il était au courant de l'éco-anxiété d'Alice. Il affirma qu'il y avait plusieurs films moldus qui traitaient le même sujet que ces livres. La jeune fille ouvrit de grands yeux remplient d'espoir. Peut-être qu'il pouvait lui donner des titres de référence ? Cependant, le psycomage lui demanda si elle en avait vu. Alice secoua la tête avant de répondre :
" - Je ne pense pas. La télé ne faisait pas partie de mon quotidien, avant. J'ai quand même vu un ou deux films de ce style, mais aucun traitait le voyage dans l'espace ou la vie sur une autre planète. J'ai plutôt vu des films sur l'avenir de la Terre. Aussi, ils étaient pas vraiment catastrophiques, je suis une enfant et j'aime pas la violence. C'était des films d'animation d'Hayao Miyazaki, un réalisateur japonais. Si je me souviens bien, c'était Nausicaä de la vallée du vent et La princesse Mononoké."
Soudain, un rire s'échappa de la gorge de l'adulte. Perplexe, Alice ne bougeait pas, son esprit formulait l'inquiétude qu'elle redoutait le plus. S'était-elle mal exprimée ? Avait-elle dit quelque chose de mal ? Cependant, quand Mr Kyros prit la parole, la jeune fille sentit ses épaules se décrispait. Il avait compris ce qu'elle voulait dire, donc c'était pas ça qui l'avait fait rire. C'était autre chose, mais pas ce qu'elle avait dit. La jeune fille était rassurée. Soudain, une pensée perça dans son esprit : c'était la première fois qu'elle entendait un adulte à Poudlard rire. C'était une constatation sans importance mais elle sourit légèrement.
Alice se contenta de hocher la tête aux propos du psycomage. Elle n'avait pas de point d'accrochage pour rebondir. L'adulte se mit en mouvement, et lui fit signe de le suivre tandis qu'il s'éloignait. La jeune fille le rejoignit en quelques bons, ravie que la discussion continue et ne s'arrête pas aussi brutalement que cela. Soudain, il lui posa une question qui troubla Alice, elle ne sut pas pourquoi mais cela la rendit perplexe. Elle fit durer le suspense en gardant le silence, si bien que Mr Kyros lui déclara la cause de sa mise en marche. Enfin, elle se décida à répondre :
" - Eh bien, je me souviens que, vers mes six-sept ans, je voulais devenir lectrice. J'ai appris plus tard que ce métier existait pas mais j'adorai tellement cette activité que je voulais en faire mon travail. Après, je sais pas. Je crois que j'ai voulu rentré dans la police judiciaire, puis travaillé comme professeur d'Histoire-Geo... Juste avant d'arriver à Poudlard, j'avais enfin trouvé le domaine idéal : le développement durable. Maintenant, je sais pas."
Elle fit quelques pas en silence avant de demander :
" - Si personne ne se signale comme le propriétaire du livre, vous alliez en faire quoi ? Le donner à la bibliothécaire ? Pas sûr qu'elle accepte de prendre un roman, vu qu'elle pense que la lecture ne se fait que grâce aux manuels."
Le psycomage la remercia d'avoir dit qu'elle avait adoré le livre. Alice sentit ses joues chauffaient : elle rougissait. Elle ne s'était pas attendue à ça. Elle baissa la tête, gênée et bégailla :
" - Je... De rien."
__________
955 mots
@Hyacinthe Kyros
955 mots
@Hyacinthe Kyros
ALICE GRANT / SERPENTARD / DEUXIÈME ANNÉE
Couleur parole Rp : vert forêt (#3C612F) Présence : en absence à partir du 9 août
Stalkeuse Suprême - Maîtresse des Parchemins
Couleur parole Rp : vert forêt (#3C612F) Présence : en absence à partir du 9 août
Stalkeuse Suprême - Maîtresse des Parchemins
La Nouvelle du Psychomage
Hyacinthe ne pressa pas le pas. D'ordinaire plutôt rapide, s'adapter à une situation faisait partie de ses capacités de survie élémentaires : il s'assurait ainsi sans effort qu'Alice puisse le suivre et converser sans trop se fatiguer. Le couloir s’étirait devant eux, ponctué de fenêtres laissant entrer une lumière qui dessinait des bandes pâles sur la pierre. Le livre reposait désormais contre le flanc du psychomage, maintenu d’une main distraite, tandis que l’autre venait parfois lisser une mèche trop claire qui retombait devant ses yeux. Il écoutait, comme toujours, en regardant la Serpentard du coin de l'œil. Cela donnait parfois l’impression qu’il ne laissait rien passer - et c’était, en grande partie, vrai. Il fallait bien que ses capacités mémorielles soient exemplaires s'il travaillait sans notes ni enregistrements.
Un léger sourire étira les lèvres de Hyacinthe lorsqu'Alice rebondit sur ses propos en évoquant les livres "écrits avec des critères".
- Vous seriez surprise, répondit-il avec un amusement discret, de voir à quel point certains textes sont guidés, en réalité. Les maisons d'édition sont parfois plus centrées sur le marché que la création et de ce fait, elles connaissent et recherchent ce qui se vend bien, quitte à demander aux auteurs de modifier certains textes.
Le roux tourna légèrement la tête vers elle, le regard curieux.
- Mais je ne peux qu'être d'accord avec vous, on ne peut pas toujours savoir. Et heureusement, d’ailleurs ! Sinon, beaucoup d’histoires perdraient une partie de leur magie avant même d’être ouvertes. Hyacinthe haussa très légèrement les épaules et vira à droite en changeant de couloir. Et puis même avec une contrainte, certains auteurs parviennent à glisser quelque chose de sincère. C’est peut-être ça, la vraie difficulté du métier.
Le couloir était désert, l'atmosphère silencieuse uniquement rompue par leurs paroles et par le bruit de leurs pas. Les talonnettes cirées de Hyacinthe claquaient avec rythme sur les pierres dans un bruit résonnant parfois dans le couloir. De par leur lenteur, les pas d'Alice ne semblaient pas beaucoup plus nombreux que ceux du psychomage. Il avait de grandes jambes et était certain qu'une marche plus rapide essoufflerait vite la plus jeune. Non, c'était confortable, tout comme la conversation qu'ils entretenaient.
Une expression reconnaissante apparut sur le visage du roux tandis que la jeune sorcière répondit à sa question. Bien sûr, il y avait de nombreux films sur les voyages spatiaux. Hyacinthe connaissait plus d'un titre et savait que la majorité des œuvres qu'il avait pu voir étaient des séries courtes. Le format plaisait ces dernières années, semblait-il. Il avait cependant été contraint de résigner ses abonnements moldus lors de son retour au Pays de Galles - l'argent. Bien sûr, revenir à Poudlard après cette période difficile avait éteint toute tentative de reprise. Les quelques films mentionnant le sujet desquels il avait gardé un excellent souvenir étaient assez anciens, suffisamment pour être certain qu'Alice n'était pas née à leur sortie.
- Je ne suis pas un grand connaisseur de l’animation japonaise, admit-il avec honnêteté, mais ces films-là ont une réputation assez particulière. Même aujourd’hui.
Il connaissait ces œuvres, bien sûr. Difficile de ne pas en avoir entendu parler, même sans s’y être réellement plongé. Des classiques, presque intemporels, qui avaient traversé les décennies sans perdre leur portée. Hyacinthe n'était pas très branché animation japonaise, mais il n'y avait pas échappé.
- Cela... oui, cela me fait penser à deux titres qui pourrait vous intéresser... Seul sur Mars- connaissez-vous ? C'est un film assez vieux, néanmoins, assez impressionnant. Y est mentionné une possible installation de la vie humaine sur Mars. C'est une œuvre indémodable quand on parle d'espace.
Son ton s’anima légèrement, trahissant un enthousiasme qu’il ne cherchait pas totalement à contenir. Oui, ce film était exceptionnel. Plus vieux que lui, certes, mais les techniques cinématographiques moldues n'avaient pas beaucoup évoluées depuis. Seul sur Mars était définitivement un film qu'il appréciait et qui emplissait, d'une façon plus humaine, sa passion de l'espace.
- L'autre film que j'ai en tête est aussi issu du studio Ghibli. J'étais très jeune lorsque je l'ai vu, mes souvenirs ne sont pas clairs. Il s'agit du... hm... Garçon et du Héron, il me semble ? Il doit avoir une décennie de moins que Seul sur Mars.
Hyacinthe laissa échapper un petit souffle et tourna le visage vers Alice. La jeune fille semblait tout aussi intéressé par la direction que prenait leur conversation, malgré le fait que... Oh, mince. Son pas perdit son rythme et il rit doucement avec légèreté.
- Navré, je réalise que tout ce dont je vous parle date de presque trente ans.
Même si le trentenaire savait avoir une façon d'être assez jeune - côtoyer Christopher Hangoover avait cet effet - il était indéniable que ses références commençaient à dater de plus en plus. Lui qui avait déjà un goût pour les vieux films, en parler aux élèves... brrrh, quel coup de vieux !
Le roux ignora royalement ces pensées désagréables et reprit doucement sa marche. Il ne fit pas non plus attention à la couleur rosée, sans doute à peine perceptible, qu'il sentait monter vers son visage.
- Je... je suppose que vous pourrez trouver sans difficulté des titres plus récents qui vous correspondront. Les sujets écologiques sont régulièrement abordés chez les moldus, les œuvres cinématographiques devraient suivre le même chemin.
Mais la conversation poursuivit son cours, et Alice évoqua son parcours et ses envies successives. Hyacinthe l’écouta avec des mouvements de tête, son expression se faisant plus douce encore. Voir ces trajectoires mouvantes avait quelque chose d'assez touchant ; c'était toujours amusant de voir ces jeunes identités en construction se déplacer dans la vie.
- Lectrice, répéta-t-il avec amusement. Cela vous va bien... En fait, je pense que la plupart de ces métiers vous correspondent plutôt bien. La plupart d'entre eux est même transposables au monde sorcier. Mais vous êtes jeune, vous avez des années pour réfléchir à toutes les portes qui vous sont ouvertes.
Une inspiration, un souffle profond. Hyacinthe se sentait à l'aise. Il écouta alors la demande d'Alice, et baissa brièvement les yeux vers le sol, comme si la réponse qu'il cherchait y était inscrite.
- J'ose espérer que son propriétaire viendra le récupérer. Abandonner un livre dans un couloir était déjà très peu digne d'éloges, mais abandonner son livre... sa fierté en prendrait un coup, malgré tout ce qu'il pourrait dire. La bibliothèque serait la solution la plus... logique, en effet. Je doute en effet que cela enthousiasme particulièrement Miss Pinehead.
En même temps, la petite avait raison : cette femme austère ne jurait que par ses précieux manuels. L'avis de Hyacinthe sur sa collègue avait pris une teinte sombre depuis leur entrevue. Ils se croisaient toujours lors de réunions de personnel ou lors des repas, mais... le roux ne pouvait pas dire qu'il ne l'évitait pas. Et puis, elle déteignait tellement sur son humeur ! Mais ce n'était pas quelque chose qu'il pouvait dire à Alice, absolument pas. Il garda un visage fermé.
- Je pense que je vais commencer par faire circuler l’information. Et si personne ne se manifeste, j'en discuterai avec Miss Pinehead et envisagerai la meilleure option.
Il n’excluait pas, au fond, de le garder. L’idée lui traversa l’esprit sans qu’il ne s’y attarde vraiment. En même temps, le roux entendit à peine les petits mots de la Serpentard. Son regard baissé, sa gêne évidente - un sourire revint sur ses lèvres tandis qu'il détournait poliment le regard.
Un léger sourire étira les lèvres de Hyacinthe lorsqu'Alice rebondit sur ses propos en évoquant les livres "écrits avec des critères".
- Vous seriez surprise, répondit-il avec un amusement discret, de voir à quel point certains textes sont guidés, en réalité. Les maisons d'édition sont parfois plus centrées sur le marché que la création et de ce fait, elles connaissent et recherchent ce qui se vend bien, quitte à demander aux auteurs de modifier certains textes.
Le roux tourna légèrement la tête vers elle, le regard curieux.
- Mais je ne peux qu'être d'accord avec vous, on ne peut pas toujours savoir. Et heureusement, d’ailleurs ! Sinon, beaucoup d’histoires perdraient une partie de leur magie avant même d’être ouvertes. Hyacinthe haussa très légèrement les épaules et vira à droite en changeant de couloir. Et puis même avec une contrainte, certains auteurs parviennent à glisser quelque chose de sincère. C’est peut-être ça, la vraie difficulté du métier.
Le couloir était désert, l'atmosphère silencieuse uniquement rompue par leurs paroles et par le bruit de leurs pas. Les talonnettes cirées de Hyacinthe claquaient avec rythme sur les pierres dans un bruit résonnant parfois dans le couloir. De par leur lenteur, les pas d'Alice ne semblaient pas beaucoup plus nombreux que ceux du psychomage. Il avait de grandes jambes et était certain qu'une marche plus rapide essoufflerait vite la plus jeune. Non, c'était confortable, tout comme la conversation qu'ils entretenaient.
Une expression reconnaissante apparut sur le visage du roux tandis que la jeune sorcière répondit à sa question. Bien sûr, il y avait de nombreux films sur les voyages spatiaux. Hyacinthe connaissait plus d'un titre et savait que la majorité des œuvres qu'il avait pu voir étaient des séries courtes. Le format plaisait ces dernières années, semblait-il. Il avait cependant été contraint de résigner ses abonnements moldus lors de son retour au Pays de Galles - l'argent. Bien sûr, revenir à Poudlard après cette période difficile avait éteint toute tentative de reprise. Les quelques films mentionnant le sujet desquels il avait gardé un excellent souvenir étaient assez anciens, suffisamment pour être certain qu'Alice n'était pas née à leur sortie.
- Je ne suis pas un grand connaisseur de l’animation japonaise, admit-il avec honnêteté, mais ces films-là ont une réputation assez particulière. Même aujourd’hui.
Il connaissait ces œuvres, bien sûr. Difficile de ne pas en avoir entendu parler, même sans s’y être réellement plongé. Des classiques, presque intemporels, qui avaient traversé les décennies sans perdre leur portée. Hyacinthe n'était pas très branché animation japonaise, mais il n'y avait pas échappé.
- Cela... oui, cela me fait penser à deux titres qui pourrait vous intéresser... Seul sur Mars- connaissez-vous ? C'est un film assez vieux, néanmoins, assez impressionnant. Y est mentionné une possible installation de la vie humaine sur Mars. C'est une œuvre indémodable quand on parle d'espace.
Son ton s’anima légèrement, trahissant un enthousiasme qu’il ne cherchait pas totalement à contenir. Oui, ce film était exceptionnel. Plus vieux que lui, certes, mais les techniques cinématographiques moldues n'avaient pas beaucoup évoluées depuis. Seul sur Mars était définitivement un film qu'il appréciait et qui emplissait, d'une façon plus humaine, sa passion de l'espace.
- L'autre film que j'ai en tête est aussi issu du studio Ghibli. J'étais très jeune lorsque je l'ai vu, mes souvenirs ne sont pas clairs. Il s'agit du... hm... Garçon et du Héron, il me semble ? Il doit avoir une décennie de moins que Seul sur Mars.
Hyacinthe laissa échapper un petit souffle et tourna le visage vers Alice. La jeune fille semblait tout aussi intéressé par la direction que prenait leur conversation, malgré le fait que... Oh, mince. Son pas perdit son rythme et il rit doucement avec légèreté.
- Navré, je réalise que tout ce dont je vous parle date de presque trente ans.
Même si le trentenaire savait avoir une façon d'être assez jeune - côtoyer Christopher Hangoover avait cet effet - il était indéniable que ses références commençaient à dater de plus en plus. Lui qui avait déjà un goût pour les vieux films, en parler aux élèves... brrrh, quel coup de vieux !
Le roux ignora royalement ces pensées désagréables et reprit doucement sa marche. Il ne fit pas non plus attention à la couleur rosée, sans doute à peine perceptible, qu'il sentait monter vers son visage.
- Je... je suppose que vous pourrez trouver sans difficulté des titres plus récents qui vous correspondront. Les sujets écologiques sont régulièrement abordés chez les moldus, les œuvres cinématographiques devraient suivre le même chemin.
Mais la conversation poursuivit son cours, et Alice évoqua son parcours et ses envies successives. Hyacinthe l’écouta avec des mouvements de tête, son expression se faisant plus douce encore. Voir ces trajectoires mouvantes avait quelque chose d'assez touchant ; c'était toujours amusant de voir ces jeunes identités en construction se déplacer dans la vie.
- Lectrice, répéta-t-il avec amusement. Cela vous va bien... En fait, je pense que la plupart de ces métiers vous correspondent plutôt bien. La plupart d'entre eux est même transposables au monde sorcier. Mais vous êtes jeune, vous avez des années pour réfléchir à toutes les portes qui vous sont ouvertes.
Une inspiration, un souffle profond. Hyacinthe se sentait à l'aise. Il écouta alors la demande d'Alice, et baissa brièvement les yeux vers le sol, comme si la réponse qu'il cherchait y était inscrite.
- J'ose espérer que son propriétaire viendra le récupérer. Abandonner un livre dans un couloir était déjà très peu digne d'éloges, mais abandonner son livre... sa fierté en prendrait un coup, malgré tout ce qu'il pourrait dire. La bibliothèque serait la solution la plus... logique, en effet. Je doute en effet que cela enthousiasme particulièrement Miss Pinehead.
En même temps, la petite avait raison : cette femme austère ne jurait que par ses précieux manuels. L'avis de Hyacinthe sur sa collègue avait pris une teinte sombre depuis leur entrevue. Ils se croisaient toujours lors de réunions de personnel ou lors des repas, mais... le roux ne pouvait pas dire qu'il ne l'évitait pas. Et puis, elle déteignait tellement sur son humeur ! Mais ce n'était pas quelque chose qu'il pouvait dire à Alice, absolument pas. Il garda un visage fermé.
- Je pense que je vais commencer par faire circuler l’information. Et si personne ne se manifeste, j'en discuterai avec Miss Pinehead et envisagerai la meilleure option.
Il n’excluait pas, au fond, de le garder. L’idée lui traversa l’esprit sans qu’il ne s’y attarde vraiment. En même temps, le roux entendit à peine les petits mots de la Serpentard. Son regard baissé, sa gêne évidente - un sourire revint sur ses lèvres tandis qu'il détournait poliment le regard.
1240 - @Alice Grant
Psychomage depuis septembre 2050.
Tonton Hya - #5f957c
Tonton Hya - #5f957c