Animation Péripétie Holy Bloody Valentine

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Je hoche lentement la tête, mon sourire toujours aux lèvres, lorsqu'il mentionne la fosse de la Fausse Danse.

J'essaye de garder l'air le plus nonchalant possible pour pas qu'il se mette en tête que je suis totalement une groupie. Mais mon cerveau est tout alerte : il m'a reconnue. Il m'a reconnue ! Une parmi tant d'autres... J'ai suffisamment retenu son attention - ou j'y suis allée suffisamment souvent - pour que ma tête le marque !

Mais je n'arrive pas à tenir mon air nonchalant très longtemps pour autant : je reste bouche bée lorsqu'il enlève littéralement son t-shirt. Devant moi. Et me le fout dans les bras.

Wow.

Ce n'est pas la première fois que je le vois torse nu étant donné sa tendance à avoir très rapidement "trop chaud" sur scène. Mais là, comme ça... Il faut dire que je ne m'y attendais pas.

Me rendant subitement compte que j'ai l'air d'un poisson hors de l'eau, à loucher comme ça sur son torse si près de mon nez, je réadopte un air détaché, comme si ce qui venait de se passer était absolument normal de bout en bout :

Deux, carrément ? Attention, j'ai une preuve !

Dis-je en levant fièrement mon trophée alors qu'il s'éloigne en quête d'un nouveau t-shirt.

Putain, ce dos... Plus musclé de jour en jour, j'ai l'impression. Surtout grâce à ce tatouage qui ne fait que l'embellir. Et le propriétaire de ce dos, il me doit deux verres. En plus de m'avoir refourgué son t-shirt. Bordel, si c'est pas le rêve, ça.

Je pourrais, évidemment, me changer d'un coup de baguette sans quitter la salle. Mais comment dire que j'ai besoin d'extérioriser. Mon corps a besoin d'un moment à lui seul pour se remettre de ce qu'il vient à l'instant de se passer

Lloyd m'a refilé un t-shirt.

Ni une ni deux, je me retrouve enfermée dans les toilettes à sautiller au lieu d'enfiler directement mon vêtement de rechange.
June répond à @Lloyd River puis passe aux toilettes (avant l'annonce des speed datings).

Peut-être bien qu'il se passe quelque chose avec Katherine.
« Roi du Drama & du Suspens » — JT (ou LD-M)
Avatar retouché par Gemini
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Avant la résolution 2


Christopher glisse ses mains dans les poches de son pantalon en soutenant le regard de l'homme face à lui. Il ne sait jamais comment celui-ci va se comporter avec lui. C'est quoi son prénom, déjà ? se demande-t-il encore. C'est le genre de type qui surprend toujours, mais pas de la bonne façon. Dommage, pour un homme aussi beau. Un sourcil s'arque sur le front du responsable de bar et il se penche sur le côté pour jeter un coup d’œil en direction d'Alice et de Melrose, pas trop sûr que le "peut-être qu'il me plait, ouais" soit sincère : c'est sûrement qu'une bravade pour rentrer dans son jeu.

Si Melrose la drague ? Peut-être bien, ouais. Sûrement, même. Sinon, pourquoi serait-il ici avec elle ? Pourquoi est-elle venue ce soir ? Une soirée de rencontres, ce n'est pas le genre de la demoiselle. D'autant qu'elle n'est pas venue au Pitiponk depuis un moment. Elle ne vient plus du jour au lendemain et il faut qu'elle se pointe pile poil pour sa soirée ? La voir rappelle à Christopher des choses auxquelles il n'a pas envie de penser. Celles qui concernent à la fois de beaux moments, trop beaux, et des mauvais.

Christopher se redresse pour mieux soutenir le regard de... Mais oui ! Fáelán !

« Avec lui ou avec elle ? réplique-t-il car il sait bien quel genre d'homme est celui qu'il a en face de lui. De son côté à elle, je ne sais pas, mais lui il a carrément l'air de la draguer, ouais. T'as vu comme il la regarde ? Si tu veux tenter ton coup avec lui, je te retiens pas. »

Il désigne d'un geste du menton nonchalant ce blanc-bec de Malone, autant pour encourager Fáelán à s'éloigner de lui que pour le pousser à éloigner Melrose d'Alice — l'influence de Thomas. Et aussi pour le tester à propos de son affirmation "peut-être bien qu'il me plait, ouais".

Christopher répond à Faelan (@Niall O'Barden, j'y arrive pas avec ces fichus accents !) et continue de parler de Malone (@Alizée Melrose) et d'@Alice Sangblanc. @Hjúki Anastase, pour que tu saches ce qu'il se passe près de ton personnage !

Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
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Avant la résolution de 20h

S’inquiéter autant de l’arrangement d’une mèche le dépasse, mais Hjúki est capable d’invoquer assez d’empathie pour ne pas le montrer. Pas assez toutefois pour se sentir concerné au point de le rassurer avec de flatterie. Ce à quoi s’adonne un nouveau venu qui s’impose pour interroger leur hôte sur deux de ses clients. Le jeune adulte ne tourne même pas la tête, pas curieux pour un sou. Ce n’est pas comme s’il tenait à rester auprès de son aîné pour répondre à d’autres sollicitations sur son état capillaire, alors que cette intervention l’éjecte de la conversation, ou du moins lui donne un prétexte à se retirer l’arrange. Surtout quand la direction que prend l’échange n’est pas de nature à titiller la moindre once d’intérêt : qui est untel-le, qui a ses chances pour un coup, qui est en train de draguer qui. Diable, il se croirait dans la salle de rédaction de Sorcière-Hebdo ! Autant profiter que ces commères soient trop concentrées sur leurs histoires pour laisser traîner ses oreilles ailleurs. Vers la musique, tiens.
Hjúki n’arrive pas à s’intéresser aux commérages de @Christopher Hangoover et Fáelán Clwyd sur il-ne-sait-quels-clients (les étudiants de la GEAD) et préfère les laisser, en quête d’un coin où résonnent moins de discussions
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Reducio
Récap Jacob (comme d'hab hoodie brun, pantalon noir, bracelets de force, chaussures noires, voir fiche si besoin - détails caractère) :
1 (avec Leo) - 2 (avec Leo) - 3 (avec Leo, interaction avec Kemby) - RESOLUTION 1 - 4 (avec puis sans Leo, interaction avec Alice et Malone : début du trajet depuis l'entrée) - 5 (sans Leo, interaction avec Hjúki : fin du trajet vers la table 3) - 6 (avec Lloyd))
a aussi une impression de : Fáelán (3).
connaît bien sans les avoir (encore) croisées à la soirée : June, Megan
le monde est petit, oui (je crois bien qu'il connaît ou/et a croisé tous les gens de son âge dans l'histoire, ça y est :ninja:)
- ceci est donc le post 5


Jacob était de ceux qui entrouvraient le monde, Hjúki de ceux qui fermaient la porte sans un regard, mais ils avaient été camarades de dortoir.


Dans la salle brillaient toujours les verres à pied et les petits coeurs sucrés, passaient encore les mini-messages d'amour stylisés et les silhouettes bien habillées souvent chemisées, tout le vernis de la société, qui attendait comme ces petits ramequins raffinés ou se déplaçait policé dans l'atmosphère policée. Et dans ce décor assez sophistiqué... une autre silhouette qui ne s'y fondait pas, mais l’entaillait.

Carrure droite, épaules larges, port de tête assuré sans effort. Une telle silhouette hurlait *Gryffondor*. Elle hurlait même *camarade de dortoir*. CAMARADE DE DORTOIR?! Le déplacement assuré de Jacob suivit sans hésiter ce que -ou plutôt qui- son regard avait repéré sur le chemin à emprunter.

Un sourire de reconnaissance grand comme Poudlard barra son visage qui portait désormais la joie façon grand étendard. Et le Gryffon prononça "Hjúki!!!" comme on aurait prononcé *Victoire!!!*.

Quand les regards s'accrochèrent, un je-ne-sais-quoi entre la fierté, le respect et cette vieille loyauté de maison qu'il n'oublierait jamais et se passait au fond de plus de mots et de façons pétilla fort dans les yeux du Gryffon. Tout autour, toujours les façades polies-à-peine-cordiales, les conversations un peu creuses, juste là, les retrouvailles de ces deux camarades de dortoir.

Peut-être même une poignée de main qui savait, une vraie. De celles avec les avant-bras tendus qui reconnaissent le poids d'en-dedans. Le poids du vécu. Et si poignée de main franche et assurée il y avait, alors peut-être accolade brève engagée épaule contre épaule avec cette camaraderie sincère des Anciens des dortoirs rouges et alors cette promesse côté Jacob, au vu des couleurs différentes aux poignets pour cette soirée, alors qu'ils portaient tous deux le rouge-et-or il y a encore quelques années:"On se retrouve après?".

Le Gryffon appuya un dernier regard sur celui d'Hjúki. Le grand voyageur parti au tour du monde à la sortie de Poudlard et passé sous les radars. Le marin solitaire des hautes mers. Le camarade retrouvé. Mais il avait du trajet, et il fallait désormais filer.


Jacob était de ceux pour qui la mémoire était encre dermique et magicophotographique, Hjúki de ceux pour qui la mémoire était encre écaillée sous les va-et-viens de l'ondulation aquatique, chacun avait une autre histoire, mais ils avaient été camarades de dortoir.



Je profite que tu ne sois plus à côté de Chris avec qui Jacob n'a in-RP pas d'atomes crochus pour l'instant, et certainement en train de te diriger vers les tables, tiens, juste le bon endroit pour être sur la trajectoire de Jacob ! Jacob croise donc @Hjúki Anastase à proximité des tables vers lesquelles il se dirige ! Et ce coup-ci, il atteint juste après la fameuse table 3.

A priori ça n'a pas d'influence sur ta rencontre derrière Hjúki, sinon tu n'as qu'à ignorer le Gryffon (je suis resté au conditionnel/peut-être sur quasi-toutes les actions, quitte à être un peu bancal stylistiquement, tu me pardonneras !). Il considérera alors que tu ne l'as pas vu et ne t'en tiendra pas rigueur :wink3: (mais lui est ra-vi en tout cas, un ancien camarade de dortoir, han :D, voilà qui ne se croise pas tous les jours !).

Lucky Luke (crédits Nélya), Luke Skyponger (crédits Drelall) -HRP : Lucky Charm, crédits Thomas- Logical, oh, responsible Gryffindor - Oh, clinical, intellectual, cynical... - Respectable, presentable, a vegetable !
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Qui ? pour l’appeler ainsi, trahir son identité aux oreilles de bien trop d’inconnus en la tonnant. Il déteste l’usage de son nom et préfère le prénom. L’identité personnelle avant la famille, le clan ou la lignée. Ses connaissances sorcières sont si peu nombreuses que les doigts d’une main suffissent à énumérer celles susceptibles de s’adresser à lui de cette manière, mais cette voix ne correspond à aucune d’entre elles. Méfiant, le jeune adulte voit un autre homme s’approcher. Il est rare que la première chose qu’il offre dans un échange soit son prénom. L’entendre se présenter se mérite. Parfois, il finit le prononcer après avoir partagé tout un bout de journée, car la première chose qui se partage avec lui est le temps. Le reste vient après. Le bibliothécaire lui offre un regard déboussolé. Trop jeune pour avoir été l’un des ses camarades de classe, aurait-il… enquêté ? De sa perspective d’ancien élève de Poudlard qui se cachait ou isolait lorsque sa présence n’était pas requise pour un cours, qui ne communiquait jamais au-delà du strict minimum, ne souciait pas le moins du monde de savoir qui étaient ses pairs, fuyant quelque attache au château ; c’est étonnant de se dire qu’il a pu être considéré par d’autres, qui eux auraient retenu son apparence, son prénom. Même Cludhmor, avec qui il a partagé presque l’intégralité de ses cours durant sept ans, il ne l’avait pas resituée en un instant. À moins que… c’est difficile de cacher son corps dans la salle commune. Horreur. Si on lui demandait sa maison, jamais il ne le confesserait. Ce n’est pas vérifiable. Sauf… par un petit, qui se serait soucié, il y a longtemps, de l’existence d’un aîné. Pourquoi ? Ça n’a aucun sens de savoir nommer sans être passé par le tout premier cadeau que l’on puisse faire à un inconnu : le temps. Se retrouver ? Il faudra bien corriger cette anomalie. Peut-être.
Déconcerté d’entendre son prénom sortant de la bouche de quelqu’un qu’il n’a pas l’habitude côtoyer, Hjúki pensif réagit peu face à Jacob [@Luke Darcy-Mountbatten], et réfléchit à sa proposition en le laissant rejoindre sa table
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Mon hésitation encore bien visible sur mon visage, je jette dans le même temps des coups d'œil aux nouvelles arrivées dans le pub. Certaines têtes connues, d'autres non.

En attendant, mon verre est arrivé, et je finis par me décider à déposer le questionnaire relativement froissé sur la table devant moi. Prête à commencer à siroter la boisson en continuant mon observation, mon action est coupée par la voix du gérant qui est monté sur la scène. J'ai envie de lever les yeux au ciel à la mention de la fête qu'on peut pas se blairer, mais je me renfrogne simplement. Plutôt fan de la fête des amoureux de mon côté, je me dis que je suis surtout venue car j'ai été intriguée par les affiches et pour profiter de la soirée, mais... Bon, écoutons déjà la suite.

Je comprends que les bracelets devaient être liés aux questionnaires, et l'explication de... L'atelier ? Oui, l'atelier, on pourrait dire ; l'explication de l'atelier me conforte dans le fait que c'était une bonne idée de laisser le parchemin de côté. On dirait les duos de la soirée d'intégration, mais avec moins de ce côté amusant créé par les défis ? Enfin, c'est l'impression que j'en ai, alors que les tables s'illuminent de différentes couleurs.

Prenant finalement une gorgée de mon mocktail, j'observe les duos qui se forment.
Megan finit par poser son questionnaire vide, écoute le discours puis observe qui va aux différentes tables en entamant son verre.

Auxiliaire de soins en formation (N. St-Mangouste) - 19 ans - #783F04
Poufsouffle - Promotion 2043-2050
"Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin !" #PouffyFamily
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Malone regarda la main d’Alice se lever avant de s’arrêter net. La voix de Christopher résonna bien trop près d’eux. Ce prétentieux ne pouvait pas s’en empêcher, hein ? C’est plus fort que lui. On pouvait avoir l’impression qu’il cherchait à détruire tous les petits moments de calme, de répit, de bonheur d’Alice. Et ça, c’était insupportable aux yeux de l’aîné des Melrose. Il voulait juste que la Sangblanc passe un bon moment, une bonne soirée, loin de ses tourments habituels dont elle parlait bien trop peu, préférant les porter seule sur ses douces épaules, sans jamais accepter de se reposer sur ses pairs pour soulager sa peine. Pourquoi le monde ne cessait donc pas de venir la contrarier ?
Christopher se moquait ouvertement de Malone et de ses attentions, mais le brun s’en fichait, après tout le tenancier était celui qui devait prendre exemple, pas l’inverse. Il rendait Alice malheureuse, cela se voyait, dès qu’il était proche ou dès qu’on évoquait son existence, son joli minois s’assombrissait.

- Christopher… Répondit-il avec le même genre de sourire que l’homme. Si ils vous plaisent tant, je tâcherai de vous faire parvenir la recette. Il se retint de tout autre commentaire, ne souhaitant absolument pas se lancer dans un duel avec ce grossier personnage.

Dans tous les cas il aurait à peine eu le temps d’en dire plus, son bras se faisait d’ores et déjà tirer loin du perturbateur.
Une fois enfin à bonne distance, il s’arrêta, mettant ses deux mains sur les épaules de la jeune femme. Il se laissa aller un instant à admirer sa peau de porcelaine avant de vite se reprendre, il ne devait pas se laisser aller par l’alcool.

- Comment vous sentez vous ? Demanda-t-il, ses yeux trahissant une sincère inquiétude. Voulez vous qu’on s’en aille ? Vous n’êtes pas obligé de participer si vous n’en avez pas envie. Si vous souhaitez vous éclipser, je vous accompagnerai sans aucun souci. La décision est votre. Termina-t-il enfin.

#7d416e, PRs, Marraine
Préfète inRP depuis le 07/11/2051
3e ANNÉE RP
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Alice regrettait d’être venue ici. Circée, n’aurait-elle pas pu franchir le pas et attendre un samedi soir pour descendre dans l’Allée et pénétrer dans cet antre du vice que d’autres nommaient “cabaret” ? Depuis des semaines à présent, Alice évitait le Pitiponk justement pour ne pas avoir à croiser Christopher… ou qui que ce soit, en réalité. Et voilà qu’il lui avait tendu un piège pour la forcer à… quoi donc, en réalité ? Chercher l’amour ou l’amitié chez des inconnus ? Rencontrer des êtres sur lesquels Alice ne se retournerait pas dans la rue ? Circée, ce qu’elle pouvait lui en vouloir. Pourquoi avait-il fait cela ? N’avaient-ils pas convenu qu’ils étaient deux alliés sur le même champ de bataille ?

Ses doigts enroulés autour du poignet de Malone ne le quittèrent qu’une fois éloignée de Christopher. Mais voilà que les mains de l’homme bondir sur les épaules d’Alice qui se figea sous son contact. Elle leva les yeux vers lui, les lèvres entrouvertes par la surprise.
Elle écoutait sans vraiment écouter, trop concentrée sur le poids des doigts de Malone sur ses épaules. Circée, ce qu’il pouvait être tactile, ce soir.
D’un pas pour reculer, d’une oscillation de son buste, Alice se soustrayait du contact non consenti. Il lui semblait encore sentir ses doigts sur ses épaules. Elle déglutit, détourna le regard.

« Nous ne partirons pas », répondit Alice. « Je ne donnerai pas la satisfaction à Christopher de le laisser penser qu’il n’a ne serait-ce qu’un soupçon de pouvoir sur mes humeurs ». La française bu une grande gorgée de son cocktail alors que ses yeux revenaient sur Malone. « Bien… ne soyons pas en retard aux tables. Avec un peu de chance, Christopher nous aura organisé un rendez-vous mais, voyez-vous, j’en doute. » Sans un mot de plus, Alice quitta Malone pour partir en quête de cette table 5, ses doigts serrant son verre comme si il s’agissait de la gorge de Christopher.
Alice maudit en silence @Christopher Hangoover, dit à Malone (@Alizée Melrose) qu'ils ne partiront pas et qu'elle espère qu'ils auront un rendez-vous, avant de rejoindre sa table, agacée.

Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 2 ème année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
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Troisième résolution
23h00
Concert de Lloyd


Les chansons chantées par Lloyd
Lloyd a un timbre de voix rauque et modulable. Il est accompagné par une guitariste, un batteur et un bassiste. Il déambule sur scène comme un enfant surexcité d’1m82, entraîne les clients à chanter avec lui et, surtout, à s’amuser.
Genres : Heavy Metal, Metal, Alternative Rock, Punk.

| Mister Valentine, Lloyd River
| Sorry not Sorry, Lloyd River
| My Little Heart, Lloyd River
| If the Kids are united , Sham 69, reprise par Lloyd
| Lonely Day, System of a Down, reprise par Lloyd
| The Passenger, Iggy Pop, reprise par Lloyd


Après la fin des speed-dating


Un verre à la main -son contenant ambré comme le serait un whisky- Lloyd bondit sur scène. Il s'étire de tout son long, remue ses hanches pour faire circuler le sang et se tourne face à la salle. D'un renversement de tête, il descend l'intégralité de son verre qu'il dépose finalement sur le bord de la scène. Sa main attrape le micro et, sans perdre une seconde, il prend la parole :

« J'espère que vous avez apprécié ces petites rencontres que Lil'Chris et moi avons organisés pour vous ! Et on espère que vous vous êtes fait quelques potes... ou autre chose, hein, ça nous regarde pas et franchement ? J'm'en tape de savoir si vous repartiez accompagné ce soir. »

Dans son dos, trois personnes montent sur scène. L'une récupère une guitare, l'un une basse et un autre encore s'installe derrière sa batterie. Lloyd leur lance un regard en pivotant sur ses hanches, mais revient vite vers sa foule adorée.

« Le taf de Chris, c'est d'vous faire picoler. Le mien ? C'est d'vous faire kiffer. J'm'appelle Lloyd River, et si vous me connaissez pas encore, putain, vous m'oublierez pas après ce concert. »
1ère chanson : Mister Valentine
La guitare monte doucement, douce et élégante. La voix de Lloyd monte doucement, ses lèvres fermées mais sa gorge roulant de jolies notes. Sa voix s’élève enfin,

« I learned the script before I learned the name, how to fake devotion, how to stage the flame (J'ai appris le scénario avant même de connaître le nom, comment feindre la dévotion, comment allumer la flamme.) ». Les mots coulent rapidement mais tout est fluide, il articule avec soin. Il sourit, marche un peu sur la scène, comme si il ne chantait pas, mais vous racontait une histoire. La sienne. La vôtre. Celle de tout ceux qui ont un jour été amoureux.

« Same damn lines, different mouths, same soft lies said out loud (Les mêmes répliques, des bouches différentes, les mêmes mensonges murmurés à haute voix.) ». Son doigt tournent, mimant la répétition, les boucles de son doigt en rythme avec ce qu’il chante. « They call it fate, call it chance, dress routine up as romance. Red lights, cheap wine, borrowed shine… everyone plays Valentine (Ils appellent ça le destin, ils appelent ça le hasard, ils déguisent la routine en romance. Feux rouges, vin bon marché, éclat emprunté, tout le monde joue à la Saint-Valentin.) ».

Un sourire bondit sur ses lèvres. Sa main libre rejoint l’autre autour du micro, sa voix s’élève avec plus de force. « I’ve seen the smiles timed just right, the practiced touche, the perfect night ! (J'ai vu les sourires parfaitement synchronisés, le toucher maîtrisé, la nuit parfaite !) » Il s’avance vers vous, se penche un peu sur la scène. « The swear it’s real, swear it’s new, say it with conviction too. (Ils jurent que c'est réel, ils jurent que c'est nouveau, et ils le disent avec conviction.) » Lloyd chante autant qu’il incarne les mots qu’il vous offre ce soir. Il recule d’un pas, prend de la distance avec vous en continuant de chanter : « They don’t want truth, they want the scene, someone to sell them what they mean. They want the feeling, not the cost, the illusion held, the details lost ! (Ils ne veulent pas la vérité, ils veulent le spectacle, quelqu'un pour leur vendre le sens de leurs paroles. Ils veulent l'émotion, pas le prix à payer, l'illusion entretenue, les détails oubliés.) »

Ce dernier mot retombe comme les mains de Lloyd avec nonchalance, ou bien abattement, allez savoir. Il se tourne dos à vous en se rapprochant de la guitariste, vers qui il se penche. Le micro revient à ses lèvres. « Easy now… You know what this is… (Doucement... Tu sais ce que c'est...) »

La guitariste accélère la cadence alors que Lloyd s’éloigne d’elle pour se placer au milieu de la scène. Et alors que sa voix s’élève à nouveau pour entonner le refrain, alors que le premier coup de la batterie retenti, Lloyd frappe son poing sur son torse en chœur avec son batteur, comme une pulsation cardiaque qui reprend enfin.

« Call me Mister Valentine ! (Appelle-moi Monsieur Valentin !) » La batterie cogne encore, Lloyd l’imite. « Hold your hand, stay in line ! (Tiens moi la main, reste en rang !) » Boum. « Say the words, play your part ! (Dis les mots, joue ton rôle !) » Boum. « This is how they call it love…(C'est comme ça qu'ils appellent l'amour...) » Boum. « Yeah, Mister Valentine ! (Ouais, Monsieur Valentin !) » Boum. « Count it down, one more time ! (Compte à rebours, encore une fois !) » Boum. « Say it works, say it’s fine… (Dis que ça marche, dis que tout va bien...) » Boum. « This is how they call it love ! (C'est comme ça qu'ils appellent l'amour !) »

La batterie disparaît à nouveau, laissant de nouveau toute la place à la guitare. Lloyd entame le deuxième couplet, toujours avec rapidité, toujours avec passion.

« They buy symbols, not the thing. Boxes, cards, a diamond ring. Say “forever” like it’s light… something said to pass the night. (Ils achètent des symboles, pas l'objet. Des boîtes, des cartes, une bague en diamant. Ils disent "pour toujours" comme si c'était une évidence... une phrase qu'on prononce pour passer la nuit.) » Il se penche soudain en avant alors que la batterie revient, plus nerveuse, accompagnant à merveille l’énergie du chanteur. « They confuse attention with care ! Mistake presence for being there ! (Ils confondent attention et sollicitude ! Prennent la présence pour de l'être !) » Son talon frappe la scène en rythme. « They don’t fall, they comply ! Say it “I fell it”, never “why” ! (Ils ne tombent pas, ils se plisent ! Disent "je le sens" mais jamais "pourquoi !") »

Lloyd se redresse, recule, part sur le côté, revient, mais jamais ne s’arrête de chanter. « They hate silence, hate the space ! Need a body, need a face ! Better noise than beoing alone ! (Ils détestent le silence, détestent l'espace ! Ont besoin d'un corps, ont besoin d'un visage ! Mieux vaut du bruit que la solitude !) » Sa voix grimpe, allonge la dernière note dans une extension de son cou, ses yeux se refermant sur le plafond. Elle retombe pour vous observer à nouveau. « Better scripted than unknown. So they reach, they lock it in, call the panic “commitment. They don’t want to be seen through, they just want someone too. (Mieux vaut un scénario que l'inconnu. Alors ils tendent la main, ils s'y enferment, ils appellent la panique "l'engagement". Ils ne veulent pas qu'on les voie, ils veulent juste quelqu'un.)»

Il s’arrête enfin de gesticuler dans une descente sur ses genoux. Sa main libre s’étend vers vous, un sourire au bord des lèvres. « Slow it down… You know how this goes…(Ralentis... tu sais comment ça se passe) » La guitare revient avec énergie, annonçant le début du refrain. D’une impulsion, Lloyd est de nouveau debout. La guitare s’arrête alors qu’il crie dans son micro « SLOW IT DOWN ! »

La batterie s’énerve alors, frappant un rythme merveilleux, étonnement rythmée par la guitariste. Lloyd profite de ce moment, tourné vers ses musiciens pour les accompagnés dans une oscillation de ses épaules, frappant à gauche puis à droite au gré des coups du batteur. Il s’éclate, et offre au public une vue dégagée sur son dos et ses hanches qui suivent le mouvement.
Et enfin, il se tourne vers vous, balançant enfin son refrain, avec une énergie renouvelée. Cette fois, les deux musiciens sont omniprésent, mêlant leurs deux talents dans un jeu énergique faisant bondir Lloyd sur ses talons. « Call me Mister Valentine ! Hold your hand, stay in line ! Say the words, play your part ! This is how they call it love… Yeah, Mister Valentine ! Count it down, one more time ! Say it works, say it’s fine… This is how they call it love ! (Appelle-moi Monsieur Valentin ! Tiens moi la main, reste dans le rang ! Dis les mots, joue ton rôle ! C'est comme ça qu'ils appellent l'amour... Ouais, Monsieur Valentin ! Compte à rebours, encore une fois ! Dis que ça marche, dis que tout va bien... C'est comme ça qu'ils appellent l'amour.)»

La dernière note s’étend… et la batterie s’arrête, l’ambiance festive retombe doucement, laissant Lloyd caresser vos oreilles d’une voix claire, bercée par une émotion qu’il vit vraiment.

« Love is’nt magic… It’s repetition. Said often enough, to sound convincing… (L'amour n'est pas magique... c'est de la répétition. Répété assez souvent, pour paraître convaincant...) » La guitare meurt doucement, laissant à Lloyd toute la place qu’il réclame sans un bruit. Le regard du chanteur tombe sur le bord de la scène. Des acclamations s’élèvent dans la foule. La guitare reprend timidement. Lloyd relève la tête, et tout en cherchant un regard dans la salle... il reprend : « Don’t be scared. You know what this is. (N'aie pas peur. Tu sais ce que c'est.) » Les cris s’élèvent dans la foule. Lloyd recule sans jamais vous tourner le dos. La guitare s’énerve. La batteur reste tranquille… et, d’un seul coup, Lloyd étend les bras, bascule la tête en arrière. Le batteur se met à frapper frénétiquement sur sa grosse caisse. Chaque coup produit une flamme vives. Pulsante comme un cœur qui s’énerve soudain.
Et voilà que le refrain reprend, plus énervé que jamais, Lloyd bondissant comme un cabri, tournant sur lui même en crachant ces nouvelles paroles avec l’amour qu’il éprouve autant pour la musique que pour son public.

« Call me Mister Valentine ! Take my hand, cross in line ! Say the matters, say it lasts ! Say it’s more than what has passed… Yeah, Mister Valentine ! Same old promise, new disguise ! Say it’s love, draw the line ! This is how they call it love ! (Appelle moi Monsieur Valentin ! Prends ma main, franchis la ligne ! Dis que ça compte, dis que ça dure ! Dis que c'est plus que le passé... Ouais, Monsieur Valentin ! La même vieille promesse, un nouveau déguisement ! Dis que c'est l'amour, trace la ligne ! C'est comme ça qu'ils appellent l'amour !)»

Ses bras retombent enfin, ainsi que la batterie. La guitariste, elle, continue encore un peu, jusqu’à ce que meurt les notes sous les acclamations du public. Lloyd sourit de toutes ses dents, dévoilant ainsi les mots “DREAM ON”, tatoués en lettres capitales dans sa lèvre inférieure. Le front ruisselant de sueur, il tire ses cheveux en arrière et souffle un grand coup. Et dire qu’il s’agissait de sa chanson la plus calme de la soirée…
2ème chanson : Sorry not Sorry
Lloyd fait rouler ses épaules, sa tête bascule en arrière. « Maintenant que vous êtes chaud, j’pense qu’on va pouvoir taper dans le dur, hein ? » Sa tête retombe, il s’accroupit sur scène et sourit franchement. Il lâche un rire dans le micro, il souffle, et rebondit debout. « Eh, les habitués… on évite de péter le mobilier du Piti, hein ? » Il recule dans un sourire, lève un bras… les musiciens reprennent brutalement. La batterie, la basse, la guitare électrique -oui, la guitariste a changé son instrument entre temps- se lancent dans un rythme entraînant qui annonce deux choses : le début d’une nouvelle chanson plus violente, et, pour les habitués de Lloyd, l’un de ces plus grands succès.
Ces derniers s’agitent déjà, suivant sans nul doute les mouvements de Lloyd sur scène. Il marche sur la scène, une main qui se lève en rythme avec musiciens pour entraîner la foule. Il tourne sur lui même, il passe d’un talon à un autre. Et, enfin… il s’arrête, se penche vers vous, ses yeux presque noirs de plaisir.

« I don’t carry roses, I don’t carry rings, I carry knives in my lungs and the dirt that it brings, every alley screams louder than the law, every corner bleeds whiskey and I drink it raw… (Je ne porte pas de roses, je ne porte pas de bague, je ne porte que des couteaux dans les poumons et la crasse qu'ils charrient, chaque ruelle hurle plus fort que la loi, chaque coin de rue saigne du whisky et je le bois pur...)» rap t-il, sa voix montant cressendo, prête à exploser.
Et là, elle explose dans un frappement du talon alors qu’il recule d’un bond furieux : « I was born in the gutter, raised on the flame, no crown on my head, no family name ! I’m the scar on the city, I’m the spit in your face, I’m the chaos that laughs when you beg for grace ! Every night I burn my throat on a stage too small, every day I tear my skin just to feel it all, and you call it a life ? I call it a theft ! Every kiss that I steal is a promise of death ! (Je suis né dans le caniveau, élevé dans la misère, sans couronne sur la tête, sans nom de famille ! Je suis la cicatrice sur la ville, je suis le crachat sur ton visage, je suis le chaos qui rit quand tu implores ma grâce ! Chaque nuit, je me brûle la gorge sur une scène trop petite, chaque jour, je m’arrache la peau juste pour tout ressentir, et tu appelles ça une vie ? J'appelle ça un vol ! Chauqe baiser volé est une promesse de mort !)» Lloyd déambule sur la scène en chantant, irradiant d’une énergie communicative, celle qui donne envie de tout casser.

Les musiciens se calment, laissant à Lloyd toute la place pour un chant clair. Le batteur, lui, tape un rythme tranquille, entraînant, permettant aux habitués de frapper dans leurs mains au dessus de leur tête pour accompagner Lloyd dans son pré-refrain : « Every lie you love drips sweet like gin… Every scar I give drags you deeper in… (Chaque mensonge que tu aimes est doux comme du gin... Chaque cicatrice que je te fais t'enfonce toujours plus profondément...)» La note s’éternise, et annonce le refrain. La guitariste suspend sa mélodie, et, soudain..
Lloyd frappe violemment la scène de son pied, cramponne son micro et déverse son refrain :

« Baby, you feel in love with a criminal ! (Bébé, t'es tombée amoureuse d'un criminel !)» Il tend le micro vers la foule, les habitués connaissent et hurlent “HEY !” « Sorry, not sorry, it’s typical ! (Déso pas déso, c'est un classique !) » “HEY !” « Baby, you feel in love with a criminal ! (Bébé, t'es tombée amoureuse d'un criminel !)» “HEY !” « Sorry, not sorry, it’s typical ! (Déso pas déso, c'est un classique !) » “HEY !”

Les musiciens sont déchaînés, mais toujours moins que Lloyd qui ne tient plus en place. Il s’approche de la guitariste, qui se penche vers lui pour un échange musical complice.

« I don’t need your crowns, don’t need your gold, I need fire in my veins and a story untold ! Every cops in the street knows my fucking name, every bar in the city knows I play this game ! (Je n’ai pas besoin de vos couronnes, pas besoin de votre or, j’ai besoin de feu dans les veines et d’une histoire inédite ! Tous les flics dans la rue connaissent mon putain de nom, tous les bars savent que je joue à ce jeu !)» De choeur, ils reculent chacun de leur côté. Lloyd se tourne brutalement vers son public et se remet à marcher comme un fauve en cage, chantant toujours aussi vite, sa voix rauque, coincé entre un chant pas tout à fait clair et un scream pas tout à fait là : « I steal what I want, I fight who I please, I take what I love and I watch it bleed ! You think I’m a sinner ? I don’t give a damn, I’m the spit in your sermon, I’m the fight in your hand ! Every lock is a joke, every chain is a song, I’ve been breaking through walls, been breaking too long ! (Je vole ce que je veux, je me bats contre qui je veux, je prends ce que j’aime et je le regarde saigner ! Tu me prends pour un pécheur ? J'm'en tape ! J'suis la salive sur tes sermons, je suis le combat dans ta main ! Chaque serrure est une blague, chaque chaîne une chanson, j'ai brisé des murs trop longtemps !) »

A nouveau, les musiciens adoucissent leur mélodie.
« Every lie you love drips sweet like gin… Every scar I give drags you deeper in… (Chaque mensonge que tu aimes est doux comme du gin... Chaque cicatrice que je te fais t'enfonce toujours plus profondément...)»

Et, de nouveau, Lloyd bondit, entraîne la foule à chanter avec lui ce refrain entêtant, écrit il y a plus de vingt ans : « Baby, you feel in love with a criminal ! Sorry, not sorry, it’s typical ! Baby, you feel in love with a criminal ! Sorry, not sorry, it’s typical !(Bébé, t'es tombée amoureuse d'un criminel ! Déso pas déso, c'est un classique ! Bébé, t'es tombée amoureuse d'un criminel ! Déso pas déso, c'est un classique !)»

La scène se calme un peu. La guitariste s’avance, concentrée sur ses cordes qu’elle fait vibrer avec aisance. Les autres musiciens laisse la place à Lloyd et leur consœur de la soirée. Le bras tatoué de Lloyd vient se glisser derrière les épaules de la jeune femme, trop concentrée pour lui adresser un regard.

« Babe… this is where you burn (Chérie... c'est ici que tu brûles) ». Ces paroles ne sont pas pour sa musicienne… oh, ça non. Elles sont bien pour quelqu’un ici, ou une certaine Jane, quelque part dans une serre, dans un château écossais... allez savoir qui précisément.
La batterie s’élève, la basse suit, la guitare perdure. Lloyd s’éloigne, il fait rouler ses épaules. Il prend une grande inspiration ventrale alors que ses musiciens s’agitent sur leurs instruments. Soudain, il s’ancre sur scène et hurle dans son micro :

« Chains on my hands ! Blood on my skin ! Every fucking sin drags you-deeper-in ! (Des chaînes aux mains ! Du sang sur la peau ! Chaque putain de péché t'entraine toujours-plus-loin ! ) », articule t-il en frappant son coeur de son poing. « Burn in the fire, choke on the smoke ! I laugh in your face every time you choke ! (Brûle dans les flammes, suffoque dans la fumée ! Je ris à ta gueule à chaque fois que tu suffoques !) » Il tient la note, se renverse en avant en continuant à hurler. C’est une performance, une vraie, celle d’un homme qui vit à fond son art.
Les musiciens se calment à nouveau mais l’accompagnent toujours. Lloyd abaisse son micro, souffle, se redresse… et termine sa chanson d’un dernier refrain.

« Baby, you feel in love with a criminal ! Sorry, not sorry, it’s typical ! Baby, you feel in love with a criminal ! Sorry, not sorry, it’s typical ! (Bébé, t'es tombée amoureuse d'un criminel ! Déso pas déso, c'est un classique ! Bébé, t'es tombée amoureuse d'un criminel ! Déso pas déso, c'est un classique !)»

Les autres musiciens laissent la guitariste et Lloyd finir. Ce dernier s’avance vers la scène, ruisselant de sueur. Son t-shirt colle à son torse, marquant chaque détail de ce corps qu’il entretient comme un temple. « Sorry… not sorry »

Le micro retombe le long de sa main, de même que la dernière note de la guitariste qui recule enfin. Le public hurle, saute, applaudit, acclame. Lloyd sourit, ricane. De son bras libre, il retire son t-shirt qu’il fait passer au dessus de sa tête. Il essuie son visage avec, ses cheveux, le jette dans la foule, déjà prêt à reprendre.
3ème chanson : My Little Heart
Une nouvelle fois, Lloyd fait rouler ses épaules, puis fait craquer sa nuque. Il inspire, gonfle ses poumons et prend la parole, la voix rauque. Dans son dos, la guitariste grattouille ses cordes en solitaire, annonçant le début d’une nouvelle chanson : « Celle ci, c’est pour ce petit truc qui nous sert de coeur… et qui se viande une fois sur deux. »

La batterie se joint soudain à la guitare, la basse s’ajoute et… explosent les notes dans un concerto violent. Lloyd se joint à la fête dans un « WOUW ! » énergique. Il marche sur la scène à grandes enjambées, passe d’un talon à un autre, tourne sur lui même, remue sa tête, balance ses cheveux en arrière, s’approche de la foule, tend sa main… et commence à chanter rapidement, ses doigts s’articulant pour suivre ses mots :

« I taught my heart to laugh when it bleeds, to call it romance, call it needs. It learned real young how to swallow the signs, how to dress up the red flags, call them divine. It mistakes the danger for spark in the dark, confuses the wound with a beautiful start. Every smile’s a knife, every kiss leaves a scar, but it runs to the pain like it knows who they are. (J'ai appris à mon coeur à rire quand il saigne, à appeler ça de l'amour, à appeler ça des besoins. Il a appris très jeune à avaler les signes, à camoufler les signaux d'alarme, à les prendre pour de signes divins. Il prend le danger pour une étincelle dans l'obscurité, confond la blessure avec un beau départ. Chaque sourire est un couteau, chaque baiser laisse une cicatrice. Mais il court vers la douleur comme s'il savait qui ils sont.) » La guitare s’arrête pour une seconde, la batterie frappe un grand coup, Lloyd se redresse dans un coup de talon.

« It says “this time ? It’s different”…Yeah, every damn time ! Writes love letters with a tremor, between the lines. I know the pattern, knows the end of the song… still hits replay when the chorus is wrong ! (Il dit "cette fois ? C'est différent"... Ouais, à chaque fois ! Il écrit des lettres d'amour tremblantes, entre les lignes. Il connaît le schéma, connait la fin de la chanson, et pourtant il appuie sur replay quand le refrain est faux !) » Ses doigts se déplient pour compter : « Swears it’s done, swears it’s learned, swears it’s smart… Then hands over the keys to that stupid heart ! (Il jure que c'est fini, il jure qu'il a appris, il jure qu'il est intelligent... puis il remet les clés de ce stupide coeur.) » Sa main se referme, rageuse. Ses doigts finissent leur course dans ses mèches qu’il tire en arrière.

Sa tête bascule en arrière, il inspire. Les musiciens s’apaisent… et reprennent, alors que Lloyd regarde à nouveau sa foule, le corps s’arquant d’un coup, en avant, un sourire aux lèvres. Il se remet à chanter, ses hanches oscillant au gré des coups du batteur. « Careful now, little heart… this gonna hurt. (Attention, petit coeur... ça va faire mal.)» Il tient la note, recule, tient son micro à deux mains et entame le refrain.

« My little heart, it’s scared to death to fall again in butcher’s hands ! (Mon petit coeur, il est terrifié à l'idée de retomber entre les mains d'une bouchère !)» Il saute de scène, tient son micro haut en poursuivant : « It know the game, it knows the pain, they carve it up, call it love again ! (Il connait le jeu, il connait la douleur, elles le découpent, et elles appellent ça de l'amour encore une fois !)» Il se penche au visage d’un client, lui sourit de toutes ses dents, avance au milieu de la foule. « Yeah, my little heart, it runs insane, dives headfirst into the hurricane ! (Ouais, mon petit coeur, il devient fou, plonge la tête la première dans l'ouragan !)» Il tourne sur lui même en tenant la note, puis poursuit tant son chant que son avancée. « It knows they’re cruel, it knows the art, still goes anyway… that stupid heart. (Il sait qu'elles sont cruelles, il connaît leur techique, et pourtant il y va quand même... ce stupide coeur.) »

Lloyd avance encore malgré la fin du refrain. Il glisse une main sur une épaule, cherche un regard, et quand bien même on lui donnerait… il bifurque dans la salle, face à son public. Les musiciens continuent à suivre Lloyd, la guitariste jetant des notes rythmiques que le chanteur frappe à chaque pas.

« I talk to my heart like it’s someone I know. Like “hey, calm down, you don’t have to go” (Je parle à mon coeur comme à quelqu'un que je connais. Genre "hey, calme-toi, t'es pas obligé de partir".)». Lloyd s’approche d’une table, récupère un verre posé devant un client installé à un mange-debout. « But it’s already gone, already sold, chasing warm hands that turn ice-cold. (Mais il est déjà parti, déjà vendu, à la poursuite des mains chaudes qui deviennent glacées.)» Il continue encore, chantant vite, avec une rage qu’il contient à peine. « It loves the chaos, loves the thrill, confuses being alive with being killed, calls obsession passion, pain a sign, call destruction (Il aime le chaos, il aime le frisson, confond la vie et la mort, appelle l'obsession passion, la douleur signe, appelle destruction.)». Il hausse une épaule. « Yeah, maybe this time ! (Ouais, peut-être cette fois !) »
Lloyd regrimpe sur la scène qu’il a abandonné, reprend à peine son souffle. « It falls for laughs that sound like traps, for broken queens with perfect masks ! It loves the rush right before the drop, that half-second when everything stops. (Il se laisse prendre à des rires qui sonnent comme des pièges, à des reines brisées aux masques parfaits ! Il aime l'adrénaline juste avant la chute, cette demi seconde où tout s'arrête.) » Lloyd rejoint sa guitariste, concentrée sur son jeu. Il se penche vers elle, elle le suit dans son geste quand bien même ses yeux restent braqués sur ses cordes. « It knows damn well how this shit goes, still bets it all on a loaded throw ! Says “fuck it, at least we felt something”, and hands it selfs over, over, over… without blinking. (Il sait parfaitement comme ça se passe, et pourtant il mise tout sur un coup de poker ! Il se dit "merde, au moins on a ressenti quelque chose", et il se livre... sans ciller.)» Il tient la note en se reculant. Les instrument s’énervent. Lloyd avale l’intégralité du verre qu’il abandonne d’un geste lâche de la main vers le fond de la scène.

« Careful now, little heart… this gonna hurt…. (Attention, petit coeur... ça va faire mal...)»

Et le refrain reprend, enragé, chanté d’une voix rauque, tenu par un enragé d’un mètre quatre-ving passé déambulant sur scène avec énergie.

« My little heart, it’s scared to death to fall again in butcher’s hands ! It know the game, it knows the pain, they carve it up, call it love again ! Yeah, my little heart, it runs insane, dives headfirst into the hurricane ! It knows they’re cruel, it knows the art, still goes anyway… that stupid heart. (Mon petit coeur, il est terrifié à l'idée de retomber entre les mains d'une bouchère ! Il connaît le jeu, il connaît la douleur, elles le découpent, et appellent ça de l'amour encore une fois ! Ouais, mon petit coeur, il devient fou, plonge la tête la première dans l'ouragan ! Il sait qu'elles sont cruelles, il connaît leur technique, et pourtant il y va quand même... ce stupide coeur.)»

Ce dernier mot résonne. Il bascule en avant, ses yeux se refermant. Et soudain, il explose en se redressant, gesticulant sa main comme pour condamner quelqu’un, peut-être lui même ?

« I tried to lock it up ! Tried to run ! Told my heart… (J'ai essayé de le verrouiller ! J'ai essayé de fuir ! J'ai dit à mon coeur...) » Sa tête bascule sur le côté. « We're done(C'est terminé) ». Il se redresse, balance sa main vers vous en déambulant, rageur. « But it hates the quiet, hates the calm, needs the fire, needs the harm ! (Mais il déteste le silence, déteste le calme, il a besoin du feu, il a besoin de souffrir !) » Il s’arrête au bout de la scène, ses deux mains sur le micro. « Better bleeding than feeling numb… that stupid heart ..! Just wants something… (Mieux vaut saigner que de rester engourdi...ce stupide coeur...! Il veut juste quelque chose...) » La note n’a pas de fin, glissant dans une chute interminable. La guitare suit. Puis, le ton grimpe, grimpe encore, la guitare suit, la voix et les cordes se mélangent, Lloyd relève la tête, se tient à son micro. La batterie s’agite, frappe frénétiquement. Lloyd tient toujours la note, si aigu qu’elle se transforme en hurlement de banshee…
Et se métamorphose en growl surprenant alors que sa tête retombe vers vous : « Careful now ! Little Heart ! (Attention ! Petit coeur !) » Les instruments explosent en notes furieuses, Lloyd tourne sur lui même, sa tête part d’avant en arrière, il saute sur lui même, part d’un côté à un autre. Il déborde d’énergie frénétique communicative, ses musiciens le suivant à leur place.
Le dernier refrain est lancé, Lloyd revient vers vous, la voix un brin cassée - les habitués de la Fausse Danse le savent, il réserve toujours cette chanson pour la fin de ses prestations tant le bridge épuise ses cordes vocales.

« My little heart, it’s scared to death to fall again in butcher’s hands ! It know the game, it knows the pain, they carve it up, call it love again ! Yeah, my little heart, it runs insane, dives headfirst into the hurricane ! It knows they’re cruel, it knows the art, still goes anyway… that stupid heart. (Mon petit coeur, il est terrifié à l'idée de retomber entre les mains d'une bouchère ! Il connait le jeu, il connait la douleur, elles le découpent, et appellent ça de l'amour encore une fois ! Ouais, mon petit coeur, il devient fou, plonge la tête la première dans l'ouragan ! Il sait qu'elles sont curelles, il connaît leur technique, et pourtant il y va quand même... ce stupide coeur.) »

Il recule en tournant sur lui même, sautille sur lui même, et finit sa course en même temps que ses musiciens.

Sa poitrine se soulève rapidement, Lloyd a tout donné, comme d’habitude. Il est désormais tant de poursuivre encore le concert, mais avec des reprises de ses chansons de rock préférées qui n’exigent pas maltraiter ses cordes vocales… enfin, pas trop.

Précisions
Lors du concert, vous pouvez entrer en interraction avec Lloyd, la résolution vous le permet, des mains vous sont tendus. Vous pouvez être le client à qui il vole un verre, être celui qui reçoit son t-shirt, celui qui se fait toucher l'épaule...
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Prochaine résolution le Dimanche 29 Mars

Code couleur = #515f80
Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Miyaromantique | Captain Ouin Ouin
Animation Péripétie Holy Bloody Valentine
C’était cela qu’Alice avait attendu depuis l’annonce de cette soirée. Pas les speed-dating auxquels elle n’avait jamais voulu participer, pas même l’ambiance générale.
Non. Alice voulait le concert.
En voyant Malone revenir à elle, la française n’hésita pas un seul instant. Elle avala la distance qui les séparait, se saisi de son poignet et l’entraîna avec elle vers la scène. Ni trop près, ni trop loin. Juste là où il fallait pour profiter de l’énergie du chanteur autant que du jeux des musiciens - Alice n’avait pas manqué leur ascension alors que Lloyd prenait la parole.
Son verre dans une main, le poignet de Malone dans l’autre, Alice se dressa sur ses orteils pour couler quelques mots à son oreille : « Comment se sont déroulés vos rendez-vous galants, monsieur Melrose ? »

A peine eut-elle le temps de terminer que s’élevait les notes de la guitare, puis la voix de Lloyd. Alice sentit son coeur s’embraser aussitôt, comme si enfin, il battait là où il le fallait. Les yeux rivés sur la scène, Alice laissa les notes et la voix la frapper de plein fouet. Ses yeux s’arrondirent, un sourire jailli à ses lèvres si peu ourlée ces derniers temps.
La musique. Il n’y avait que cela pour tirer Alice de sa léthargie habituelle.

Alice avait besoin de sentir cela. Sentir les percussions résonner dans sa cage thoracique, laisser sa tête dodeliner au gré des cordes. Les paroles ? Elles n’étaient, pour le moment, qu’un décor auquel elle ne prêtait pas attention. Ne demeurait que l’énergie, la vraie, celle qui percute les sens et perfore l’âme.

Son regard suivait les déambulations du chanteur, excité comme un jeune croup. Elle observait le talon s’agiter, la complicité qu’il semblait avoir avec ses musiciens.

Circée ! Alice sentit tout son corps s’électriser en voyant Lloyd se tourner pour danser au gré des notes que lui offraient ses musiciens. Elle sourit plus fort, les yeux brillants de larmes d’excitation.
Après en avoir finit avec les speed-dating, Alice rejoint Malone (@Alizée Melrose) et le tire vers la scène. Elle n'attend que le concert, et profite allègrement de la première chanson (Mister Valentine), vraisemblablement touchée par le spectacle.

Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 2 ème année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050