Confessions anonymes
Ceci est et sera le sujet où Nina écrit (ou se confesse) anonymement à une personne. Cette personne, n'est autre que Simon Stewart, et oui mon cher acolyte
Les deux jeunes ados écriront anonymement, tout en traversant des phases de la vie assez compliquées, d'où les Trigers Warningje ne rigole pas trop avec ces sujets, si vous ne l'avez pas vraiment compris, certains posts, qui seront notifiés, aborderont des sujets lourds et sensibles, à éviter pour les âmes sensibles, please.
Ceci est donc la page principal ou vous pourrez retrouver les différents posts, cela ne sera pas toujours à jour donc merci de patienter un peu car oui nous avons d'autres RP en parallèle
Merci de votre compréhension
With love & bonne lecture !![]()
Rédigé par les soins de @Nina De Almeida.
Reducio
Petit(s) + :
Alors je fais un premier post car ceci est une sorte de recueil... mais n'en est pas vraiment un, on ne référencera pas les posts un par un par exemple (sauf si tu as envie Nina bien sûr
).
Ce sujet est juste celui-ci refait, en parlant de ce dernier je pense que le lien ne sera bientôt plus accessible car le sujet sera supprimé très bientôt !
Nina, je me suis permis de déplacer le RP vers la bibliothèque car c'est ce que je voulais à la base, mais si ça te dérange je supprimerai ce sujet et le referai.
Et tu peux copier/coller ton post quand tu veux ! (et dès que possible ça m'arrangerait bien
)
Bonne lecture !
PS pour Nina : Sinon, au lieu de faire un sommaire (qui, de mon point de vue, ne servirait strictement à rien), on pourrait faire un résumé sous forme de liste pour référencer les choses importantes qui se passeront dans le RP ?
Alors je fais un premier post car ceci est une sorte de recueil... mais n'en est pas vraiment un, on ne référencera pas les posts un par un par exemple (sauf si tu as envie Nina bien sûr
Ce sujet est juste celui-ci refait, en parlant de ce dernier je pense que le lien ne sera bientôt plus accessible car le sujet sera supprimé très bientôt !
Nina, je me suis permis de déplacer le RP vers la bibliothèque car c'est ce que je voulais à la base, mais si ça te dérange je supprimerai ce sujet et le referai.
Et tu peux copier/coller ton post quand tu veux ! (et dès que possible ça m'arrangerait bien
Bonne lecture !
Simon.
PS pour Nina : Sinon, au lieu de faire un sommaire (qui, de mon point de vue, ne servirait strictement à rien), on pourrait faire un résumé sous forme de liste pour référencer les choses importantes qui se passeront dans le RP ?
Dernière modification par Simon Stewart le 9 oct. 2025, 14:34, modifié 1 fois.
Nouveau compte : Eliott Faulkner
Confessions anonymes
Attention sujet sensible : TW : Mention de TCA
- 6 Septembre 2050 -
J'écris pour que le Jour...
J'écris pour que le Jour...
Cette année, ma rentrée avait été quelque peu mouvementée - loin, très loin de ce que j’avais imaginé.
Je n’étais pas au meilleur de ma forme, pas du tout même. Ces vacances, qui auraient dû être reposantes et satisfaisantes, ne m’avaient absolument rien apporté.
J’étais triste, épuisée, mentalement et physiquement. Je me sentais mal, terriblement mal.
Je ne savais plus quoi faire, je me noyais dans mes propres problèmes, dans mes propres pensées.
Je savais que cela n’allait pas être facile, mais je n’imaginais pas à quel point.
Je traversais l’une des périodes les plus compliquées de ma vie.
Autour de moi, je voyais des gens s’épanouir, grandir, vivre pleinement leur jeunesse, pendant que moi… je restais figée, freinée, comme si une force invisible m’empêchait d’avancer.
Je m’enfonçais peu à peu, sans pouvoir en ressortir, prisonnière de mes propres sables mouvants.
Ce fut donc ce jour-là, un matin de septembre, que je marchais doucement, traînant des pieds.
Je cherchais un peu de répit, un souffle, quelque chose qui pourrait m’alléger.
J’avais besoin de me libérer de cette boule dans la gorge, de ce fardeau habituel, de cette atmosphère lourde qui me suivait partout.
Je m’étais finalement assise, seule, essayant de retrouver un peu de calme, d’apercevoir une lueur de positif au milieu du brouillard.
Je ne savais plus quoi faire.
J’étais seule face au monde, désemparée par cette situation.
Incomprise, même parmi ceux qui prétendaient me comprendre.
Et puis, soudainement, une envie m’a traversée - celle d’écrire.
Alors, j’ai attrapé un stylo et une jolie feuille, et j’ai commencé à tracer quelques mots.
Je ne l’avais même pas remarqué, mais en passant mes doigts sur le papier, je sentis qu’il était humide.Cher toi qui tomberas sur ce papier,
Tu vas bien ?
Je ne pourrais malheureusement pas en dire autant pour moi.
Je suis comme vidée, ou triste, mais pas exactement. Plutôt vide - comme une coquille abandonnée sur le rivage.
Je n’ai pas été heureuse depuis longtemps, il faudrait le dire. Et pourtant, c’est une des choses primordiales à notre vie, non ?
Je ne dors plus très bien. J’ai l’impression que la boucle de l’année dernière me rattrape.
J’avais pourtant réussi à m’en sortir pendant les vacances… Peut-être que de trop nombreux souvenirs refont surface ?
Je n’en sais trop rien. Je vis au jour le jour, et pour l’instant, je laisse mes mots parler à ma place.
Peut-être le regretterai-je plus tard ? Sûrement. Mais là, tout de suite, j’ai besoin de me confier, de ne plus rester seule.
Tous ces mots que je retiens deviennent lourds, si lourds…
Ils prennent trop de place, comme les réflexions du passé qui reviennent me torturer.
Je ne vais pas bien, il me semble.
Je crois que je le sens dans chaque parcelle de mon corps.
J’ai toujours autant de mal avec la nourriture, avec mon image.
Mes parents s’inquiètent, ils pourraient croire qu’à tout moment je me briserai.
Je suis si fine, si fragile…
Je me dégoûte parfois, incapable de supporter mon propre reflet dans le miroir, tant il me renvoie une image que je hais.
Mais je m’étale, comme toujours.
Je n’ai même pas pris le temps d’imaginer ce que tu ressentirais en lisant tout ça.
Je suis vraiment égoïste, non ?
Oublie tout ce que j’ai dit. Ce n’est qu’un simple moment d’égarement, d’accord ?
Pas la peine d’en faire tout un plat.
Je te laisse avec ces quelques mots, qui, j’espère, ne te toucheront pas aussi fort que je l’imagine.
Des bisous d’une jeune fille égarée, en plein apprentissage d’elle-même.
En y regardant de plus près, je compris qu’il s’agissait de mes larmes.
Leur goût amer et salé me rappela ces instants de faiblesse que je cache d’ordinaire si bien.
Ces moments humains, remplis d’émotions, que j’aimerais pouvoir dissimuler à jamais.
Je repliai doucement la feuille et la glissai entre deux livres, sur une des nombreuses étagères, bien à l’abri des regards.
Puis je me relevai, silencieuse, m’éloignant sans laisser d’autres traces que mon parfum, qui se dissipait lentement dans l’air.
___
Je me suis un peu emballée désolée
@Simon Stewart 692 mots
Mots soulignés pour l'anim' Moi le Magicien !
Euh toute tes idées sont bonnes comme tu veux !
Merci Ambre je t'aime. Couleur RP : #881663 - 2A RP - Promo 49/50 - Secte des vampireees - Capitaine de la Chevalerie Ecarlate
Bravoure et audace Grffondor en chasse ! "Red hair, the crown you never take off"
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Confessions anonymes
• Vendredi 16 septembre 2050 •
Simon était un peu stressé à l'idée de retourner à la bibliothèque, il faut bien l'avouer. Mais bon, il n'avait pas le choix : il avait terminé son livre la veille et il lui en fallait absolument un autre. Le petit mordu de lecture n'arrivait pas à tenir beaucoup plus de vingt-quatre heures sans lire. Se faisant le plus discret possible pour éviter de se faire remarquer une nouvelle fois par la bibliothécaire, il se dirigea le plus silencieusement possible vers le rayon de la littérature sorcière et moldue.
Il mit quelques minutes à se décider, et saisit finalement un gros volume bleu paon, poussiéreux et abimé. Il semblait ne pas avoir été consulté depuis longtemps. Il s'apprêtait à l'ouvrir lorsque quelque chose osa détourner son attention. En effet, un morceau de parchemin plié en quatre s'était fait tirer avec le livre et était à présent au sol, maintenant qu'il était tombé. Il semblait attendre que Simon l'attrape pour l'ouvrir.
Le blaireautin posa doucement son livre sur le bord de l'étagère et saisit le curieux parchemin. Embarquant son livre sous le bras, il fourra le parchemin dans sa poche et s'installa dans un confortable fauteuil, un peu à l'écart des autres. Il déposa délicatement le livre sur l'accoudoir en équilibre stable. Ce serait bête que le tome tombe et que Simon se fasse encore réprimander, il estimait être à un grade suffisant dans le collimateur de Miss Pinehead pour le moment. Enfin, il sortit le précieux parchemin de sa poche et le déplia. Une lettre. Elle ne lui était pas destinée, bien sûr. Tant pis. La curiosité l'emporta et le deuxième année commença sa lecture.
Reducio
Le jeune garçon restait bouche-bée. Une lettre anonyme, sans destinataire particulier. Elle n'était pas datée. Peut-être cette lettre venait-elle d'un autre siècle ? Elle ne semblait pourtant pas. Le parchemin n'était pas jauni, il semblait même presque neuf. Les plis tenaient encore mal. L'encre semblait fraiche. La lettre devait être récente.Cher toi qui tomberas sur ce papier,
Tu vas bien ?
Je ne pourrais malheureusement pas en dire autant pour moi.
Je suis comme vidée, ou triste, mais pas exactement. Plutôt vide - comme une coquille abandonnée sur le rivage.
Je n’ai pas été heureuse depuis longtemps, il faudrait le dire. Et pourtant, c’est une des choses primordiales à notre vie, non ?
Je ne dors plus très bien. J’ai l’impression que la boucle de l’année dernière me rattrape.
J’avais pourtant réussi à m’en sortir pendant les vacances… Peut-être que de trop nombreux souvenirs refont surface ?
Je n’en sais trop rien. Je vis au jour le jour, et pour l’instant, je laisse mes mots parler à ma place.
Peut-être le regretterai-je plus tard ? Sûrement. Mais là, tout de suite, j’ai besoin de me confier, de ne plus rester seule.
Tous ces mots que je retiens deviennent lourds, si lourds…
Ils prennent trop de place, comme les réflexions du passé qui reviennent me torturer.
Je ne vais pas bien, il me semble.
Je crois que je le sens dans chaque parcelle de mon corps.
J’ai toujours autant de mal avec la nourriture, avec mon image.
Mes parents s’inquiètent, ils pourraient croire qu’à tout moment je me briserai.
Je suis si fine, si fragile…
Je me dégoûte parfois, incapable de supporter mon propre reflet dans le miroir, tant il me renvoie une image que je hais.
Mais je m’étale, comme toujours.
Je n’ai même pas pris le temps d’imaginer ce que tu ressentirais en lisant tout ça.
Je suis vraiment égoïste, non ?
Oublie tout ce que j’ai dit. Ce n’est qu’un simple moment d’égarement, d’accord ?
Pas la peine d’en faire tout un plat.
Je te laisse avec ces quelques mots, qui, j’espère, ne te toucheront pas aussi fort que je l’imagine.
Des bisous d’une jeune fille égarée, en plein apprentissage d’elle-même.
Tu vas bien ?
Je ne pourrais malheureusement pas en dire autant pour moi.
Je suis comme vidée, ou triste, mais pas exactement. Plutôt vide - comme une coquille abandonnée sur le rivage.
Je n’ai pas été heureuse depuis longtemps, il faudrait le dire. Et pourtant, c’est une des choses primordiales à notre vie, non ?
Je ne dors plus très bien. J’ai l’impression que la boucle de l’année dernière me rattrape.
J’avais pourtant réussi à m’en sortir pendant les vacances… Peut-être que de trop nombreux souvenirs refont surface ?
Je n’en sais trop rien. Je vis au jour le jour, et pour l’instant, je laisse mes mots parler à ma place.
Peut-être le regretterai-je plus tard ? Sûrement. Mais là, tout de suite, j’ai besoin de me confier, de ne plus rester seule.
Tous ces mots que je retiens deviennent lourds, si lourds…
Ils prennent trop de place, comme les réflexions du passé qui reviennent me torturer.
Je ne vais pas bien, il me semble.
Je crois que je le sens dans chaque parcelle de mon corps.
J’ai toujours autant de mal avec la nourriture, avec mon image.
Mes parents s’inquiètent, ils pourraient croire qu’à tout moment je me briserai.
Je suis si fine, si fragile…
Je me dégoûte parfois, incapable de supporter mon propre reflet dans le miroir, tant il me renvoie une image que je hais.
Mais je m’étale, comme toujours.
Je n’ai même pas pris le temps d’imaginer ce que tu ressentirais en lisant tout ça.
Je suis vraiment égoïste, non ?
Oublie tout ce que j’ai dit. Ce n’est qu’un simple moment d’égarement, d’accord ?
Pas la peine d’en faire tout un plat.
Je te laisse avec ces quelques mots, qui, j’espère, ne te toucheront pas aussi fort que je l’imagine.
Des bisous d’une jeune fille égarée, en plein apprentissage d’elle-même.
Simon hésita. Devait-il répondre ? Ou au contraire, surtout pas ? Bah. Ça ne lui coûtait rien. Toute cette histoire l'intriguait... et pas qu'un peu. Il sortit sa plume neuve de sa sacoche. Il n'avait plus de parchemin. C'est la vie, se dit-il. Il retourna la lettre anonyme et commença à écrire.
Simon, content de lui, rangea sa plume et replia le parchemin en quatre. Il rangea le gros livre rouge, en guise de repère pour cette mystérieuse fille, et s'en trouva rapidement un autre.16.09.2050
Chère jeune fille égarée,
J'ai beaucoup de questions mais je te laisse préserver ton intimité. Je me demande quel âge as-tu aujourd'hui. D'après mes déductions, ta lettre semble récente, mais peut-être que je me trompe. Peut-être vient-elle d'un autre temps ? Toi aussi du coup ?
J'aimerai t'aider. J'aimerai beaucoup te redonner la joie de vivre, du bonheur, tu as raison, c'est important je pense. Alors je vais te raconter une blague. Rire, ça donne le sourire. Le sourire, c'est le bonheur. Tu ne crois pas ? Alors voici ma blague :
« Stupide, Rien et Personne sont sur un balai. Personne tombe dans le vide. Rien dit à Stupide :
– Par la Barbe de Merlin, fais quelque chose, enfin ! Appelle les Aurors, le Conseil des Sorciers, les secours quoi, enfin je sais pas moi !
Stupide sort sa baguette et fait le truc là, avec le Patronus qui peut parler. Il l'envoie aux Aurors et le Patronus dit aux Aurors avec la voix de Stupide :
– Bonjour ! C'est Stupide, j'appelle pour Rien pour vous dire que Personne est tombé à l'eau. »
Tu as compris ? Tu as trouvé ça drôle ? En fait, je ne sais pas vraiment comment te remonter le moral à part ça, surtout que je ne te connais pas...
Moi aussi j'ai des problèmes dans la vie. Je suis plutôt timide, enfin, beaucoup moins que l'année dernière quand même alors ça va. Mais mon frère va partir de la maison, ça m'embête... J'ai passé ma vie avec lui, tu comprends ? En plus, j'ai déménagé pendant les vacances. Je me sens pas encore trop chez moi là-bas. Avec mon frère en moins, ce sera encore pire... Et puis, je suis amoureux de quelqu'un. Depuis l'année dernière. Je le vois de temps en temps, le croise dans les couloirs... mais je n'ose pas, et je pense que je n'oserai jamais lui avouer mon amour.
J'espère que tout va s'arranger, pour toi comme pour moi (mais surtout pour toi parce-que ça a l'air plus grave). Comme c'est moins demander, j'espère tout d'abord que tu vas me répondre, et on verra après pour régler nos problèmes.
S., qui ne te souhaite que du bien
P.S. : J'ai utilisé le masculin à chaque fois pour préserver mon intimité, car c'est la personne par défaut. Merci de respecter cela.
Enfin, il sortit de la bibliothèque, perplexe. Il ne savait que penser.
817 mots (sans compter la lettre de Nina)
@Nina De Almeida
Je suis plutôt content de mon post de mon côté, mais dis-moi si
quelque chose ne te conviens pas !
@Nina De Almeida
Je suis plutôt content de mon post de mon côté, mais dis-moi si
quelque chose ne te conviens pas !
Nouveau compte : Eliott Faulkner
Confessions anonymes
- 28 Septembre 2050 -
Depuis que j’avais écrit cette lettre dans la bibliothèque, mon esprit était tracassé. Non pas que j’avais peur, mais il y avait quelque chose qui me dérangeait : je m’étais livrée. J’avais exposé mes faiblesses comme ça, à la vue de tout le monde.
J’étais anxieuse. J’avais tellement envie que l’on me réponde, qu’on ne me laisse pas seule, une fois seulement. J’avais besoin d’une main qui se tende devant moi, aussi infime soit-elle, pour voir que je n’étais pas seule.
Depuis le début de la journée, mon esprit se taraudait dans tous les sens. Je m’étais décidée : dès que j’aurais un petit moment, j’irais récupérer cette fichue lettre. Il ne fallait pas que je laisse mes doutes, mes pensées et mes insécurités dehors.
Ce fut alors, lors de la pause de midi, que je me mis presque à courir, marchant très vite dans les couloirs, bousculant des gens au passage, mais sans plus leur prêter attention. Le monde extérieur n’existait plus.
Une fois arrivée face aux grandes portes de la bibliothèque, je m’y aventurai. Je savais immédiatement où la lettre avait été cachée, à l’endroit exact, ce n’était pas compliqué.
Dès que j’aperçus le livre, je le pris dans mes mains et l’ouvris à la page où je l’avais glissée… mais malheur. La lettre n’y était plus.
Je cherchai dans les autres pages, et quel ne fut pas mon soupir de soulagement lorsque je la vis quelques pages plus loin. Pfiou… échappée belle. Mais en la prenant dans mes mains, je remarquai qu’il y avait une autre écriture, pas la mienne.
Enfin si, la mienne était toujours là, sauf qu’il y en avait une autre, au verso de ma feuille. Je la dépliai lentement, redoutant ce qu’il y avait écrit dessus. En prenant une grande inspiration, je me mis à la lire.
Un sourire aux lèvres, je rigolais silencieusement à la blague de ce fameux S. Il fallait que je réponde. N’ayant ni feuille ni encre, je demandai à un camarade un peu plus loin si je pouvais lui emprunter quelques fournitures.
Une fois assise à l’une des tables, je commençai.
Je repliai le papier et le remis à sa place dans le gros livre rouge. Un petit sourire flottait sur mes lèvres, heureuse d’avoir quelqu’un à qui parler.Cher S,
Je ne marquerai pas la date de cette lettre aujourd’hui, car je n’ai pas envie de donner d’indice sur le jour où je suis passée. Je respecte ton anonymat, je t’appellerai donc toujours avec le pronom « Il ».
Sache que déposer cette lettre a été très dur pour moi. J’y ai beaucoup réfléchi, j’ai surtout regretté, mais maintenant que je me tiens ici, je me sens un peu… soulagée ? Au fond de moi, je savais que je n’avais envie que d’une seule chose : que quelqu’un puisse m’aider, m’écouter et m’accompagner.
Tu as été là à temps, et je t’en remercie. Je tiens à te dire que ta blague m’a beaucoup fait rire, mais étant donné que la nouvelle bibliothécaire me fait très peur, je n’ai pas ri en plein milieu de cet endroit.
Aujourd’hui, je vais un peu mieux que la dernière fois, mais ce ne sont que des phases. Je peux péter la forme un jour et me sentir vide le lendemain. Je t’assure une chose : ma lettre était récente, elle datait en tout cas de cette année.
Pour tes problèmes à toi, sache que moi aussi j’ai des frères, et je sais que ce n’est pas facile d’en voir un partir, surtout lorsqu’on est proche de lui. J’espère que tu le vivras bien. Tu pourras toujours lui parler, tu sais ? Et je suis sûre que tu t’habitueras à ta nouvelle maison. Il est vrai que changer d’environnement nous rend fébriles. Perdre tous ses repères est difficile, c’est comme se reconstruire de zéro.
Moi, je ne suis pas du tout timide, mais je sais qu’affronter ses peurs est difficile, alors vas-y doucement. Et pour tes sentiments, lance-toi ! Il ne faut jamais les refouler. Si j’ai appris une chose jusqu’à maintenant, c’est qu’il ne faut jamais fermer les yeux sur soi et sur ses besoins. Cette jeune fille a de la chance d’avoir un garçon comme toi dans sa vie.
J’espère que ça ira mieux, aussi bien pour moi que pour toi. Et je ne veux pas dire que c’est plus ou moins grave : toi aussi, tu as des problèmes, et si on ne les traite pas à temps, cela empire.
Avec plein d’amour et de compréhension.
P.S. : Merci beaucoup de m’avoir répondu, tu ne sais pas à quel point cela me fait plaisir.
Je rendis les affaires que j’avais empruntées, pris le papier d’avant et le rangeai dans ma cape, puis sortis de la bibliothèque, le cœur un peu moins lourd.
___
Excuse moi de l'affreux retard, quelle honte !
808 mots
@Simon Stewart
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Deuxième année
Vendredi 30 septembre 2050
Vendredi 30 septembre 2050
Le jeune Eli savait pas trop ce qu'il foutait ici. Il aimait pas lire, aujourd'hui était le jour des 41 ans de son père, il lui avait pas envoyé de lettre. Bref, complètement à la ramasse. Malgré le dragon de la bibliothèque qui hantait les lieux depuis le début du mois, et le fait qu'il lisait généralement pas, il aimait cette atmosphère, à la fois douce et lourde. Il se promenait, mains dans les poches, robe de sorcier par-dessus un simple t-shirt et un jean pour esquiver les soucis – et éventuellement, les heures de colle.
Il s'arrêta dans un rayonnage au hasard et tira un gros livre rouge qui l'attirait – pas pour le lire hein, nan mais vous êtes fous ou quoi ?, juste pour regarder ce que c'était. Il le feuilleta rapidement, sans prendre la peine de déchiffrer le moindre mot, et au bout de quelques pages, tomba sur un morceau de parchemin tout chelou qui ressemblait étrangement à... une lettre ?! Merlin, qu'est-ce que ça pouvait bien faire ici ? Et qu'est-ce que ça avait à voir avec le livre ?
Cette fois-ci, la curiosité du petit Faulkner l'emporta et il lut l'entièreté du parchemin, de A à Z. Une "jeune fille égarée" qui parlait de ses problèmes un peu dans le vide, "S." qui s'invite au tribunal sans savoir si la fille venait de 1123 ou 2050, qui en rajoutait une couche en parlant de ses problèmes à lui, bref, histoire de fou.
Le blondinet put pas s'en empêcher. Faut arrêter de vouloir s'immiscer dans les histoires à chaque fois, mais bon c'est comme ça, trop curieux, il veut toujours tout savoir le Eli, alors ni une ni deux, il sortit un bon vieux bic de son sac et un nouveau morceau de parchemin (le premier était déjà trop plein).
30/09/50
Jeunne fille égaré,
J'ai lue tes problème, c'es pas de bolle. Je suis pas S. mes je veut quant meme taidé si tu veu. Je veut bien t'aidé, t'écoute et t'aconpagné come tu l'a dis. Je trouve que la blague de S. été pas tres tres drole, enfin a l'écris elle étai vraimant nule mais peu-etre que si on me l'avais fai a l'orale sa aurai été mieu. Oui je sui d'acort la bibliotécèrre c'es un dragon.
Moi non plu je sui pas timmide ! (pardon desollé j'est soté des parragrafes) Je me fai des ami trés fassilmant. Je sait pas trot se que je pence de l'amoure, et toi ? Tu est amourrese de quelcun ?
Des gros gros bisou ! (mai pas come les ammoureu hein, je sui pas amoureu de toi mai je t'aimme bien quent meme)
Eli
PS : désollé ci j'ai fais des phauttes d'ortografe, je gerre pas trot l'ecri !
Reducio
Jeune fille égarée,
J'ai lu tes problèmes, c'est pas de bol. Je suis pas S. mais je veux quand même t'aider si tu veux. Je veux bien t'aider, t'écouter et t'accompagner comme tu l'as dit. Je trouve que la blague de S. était pas très très drôle, enfin à l'écrit elle était vraiment nulle mais peut-être que si on me l'avait fait à l'oral ça aurait été mieux. Oui je suis d'accord la bibliothécaire c'est un dragon.
Moi non plus je suis pas timide ! (pardon désolé j'ai sauté des paragraphes) Je me fais des amis très facilement. Je sais pas trop ce que je pense de l'amour, et toi ? Tu est amoureuse de quelqu'un ?
Des gros gros bisous ! (mais pas comme les amoureux hein, je sui pas amoureux de toi mais je t'aime bien quand même)
Eli
PS : désolé si j'ai fait des fautes d'orthographe, je gère pas trop l'écrit !
30/09/50
Jeune fille égarée,
J'ai lu tes problèmes, c'est pas de bol. Je suis pas S. mais je veux quand même t'aider si tu veux. Je veux bien t'aider, t'écouter et t'accompagner comme tu l'as dit. Je trouve que la blague de S. était pas très très drôle, enfin à l'écrit elle était vraiment nulle mais peut-être que si on me l'avait fait à l'oral ça aurait été mieux. Oui je suis d'accord la bibliothécaire c'est un dragon.
Moi non plus je suis pas timide ! (pardon désolé j'ai sauté des paragraphes) Je me fais des amis très facilement. Je sais pas trop ce que je pense de l'amour, et toi ? Tu est amoureuse de quelqu'un ?
Des gros gros bisous ! (mais pas comme les amoureux hein, je sui pas amoureux de toi mais je t'aime bien quand même)
Eli
PS : désolé si j'ai fait des fautes d'orthographe, je gère pas trop l'écrit !
Satisfait, le blondinet glissa son parchemin avec l'autre et referma le livre, qu'il rangea à sa place.
485 (hors correction)
@Nina De Almeida
@Nina De Almeida
Surpriiiiise !
Et j'ai peut-être un peu taillé Eli sur l'orthographe
Bébé • Vampire de profession, département de la paperasse • Boursouflet de compagnie de Dieu • Mangeur de beurre cru • Gros rat (Radin Malin)
