L'amour, c'est quoi?
Salle des trophées
Quelques jours après la Saint-Patrick - Avec @Rosalind Whitmore
TW: mention d'accident grave et de coma
Alaric était angoissé. Bien évidemment, ça lui arrivait beaucoup, en ce moment, entre le discours en salle d'études de décembre, suivit de son coming-out à Rosie, et puis... Le poufsouffle. Il lui avait parlé deux fois pendant ce lapse de temps, mais il le voyait partout, et il avait envi de lui parler beaucoup plus souvent. Malheureusement pour lui, ce n'était pas possible. Pour deux raisons très simples.
D'abord, parce qu'à chaque fois qu'il le croisait, il l'évitait. Il paniquait. Il se liquéfiait sur place, et devenait un petit serpentard tout pathétique. Heureusement pour lui, il ne rougissait pas facilement, contrairement au petit poufsouffle, d'ailleurs, mais dès qu'il le voyait, il perdait tous ses moyens. Au début, il pensait que c'était à cause de sa ressemblance. De sa ressemblance avec lui. Mais, désormais, il devait se faire une raison: ses cheveux et sa peau étaient certes, extrêmement similaires, et son sourire pouvait porter confusion, mais ses yeux étaient beaucoup plus clairs, ses traits beaucoup plus tendres, et puis, son rire...
Mais dégage de ma tête, abruti de Leprechaun. Ce n'est pas le moment.
Mais il n'y avait pas que ça. Il devait s'empêcher de le voir à cause de ses parents. Parce que, être ami avec un sang-mêlé, rien que ça, ils le disputeraient. Ils ne devaient surtout pas l'apprendre. Jamais. Et donc, la seule solution à cela, c'était de l'éviter. Et de ne jamais lui parler de nouveau. Ce qui lui faisait mal. Mais qu'est-ce que c'était? Pourquoi ça lui faisait mal? Et surtout, pourquoi il avait ce genre de réactions quand il devait ne serait-ce que le croiser?
Il connaissait la réponse, au fond de lui. Il la craignait. Parce qu'il était hors de question que ce soit le cas. Alors, peu après l'épisode de la Saint-Patrick, il avait décidé d'en parler à Rosie. Il la soutiendrait, elle. Et puis, avec un peu de chance, elle lui ferait réaliser que ce n'était rien du tout, et que ça passerait très vite. Et c'est pour ça qu'il l'attendait, en se rongeant les ongles dans un coin de la salle des trophées. Bientôt, il pourrait en parler à quelqu'un.
Dernière modification par Alaric Blackwood le 17 mai 2026, 22:31, modifié 1 fois.
Alaric Blackwood-Thomais, Prince des gnomes, Diplodocus, Cafard, Amateur de chocolat, Poil de carotte
#5e9a80 1A 2050-2051 inscrit à la Chrono Fiche PR
Vava Ernest Stevens #5e9a80 1A 2050-2051 inscrit à la Chrono Fiche PR
L'amour, c'est quoi?
Après les cours, Rosalind avait suivi son meilleur ami sans vraiment réfléchir. Ils avaient l'habitude de déambuler dans ce château qui était devenu leur maison à force d'y être en permanence.
Elle n'était donc pas très surprise par leur venue ici. Cependant, elle le sentait tracassé depuis quelques temps. Quelque chose devait lui tourner dans la tête parce qu'elle le sentait, en ce moment particulièrement, très nerveux.
- Que se passe-t-il, Alaric ? Crache le mot, plus vite ce sera dit, plus vite tu ne stresseras plus. Et je n'aime pas te voir dans cet état. Est-ce que c'est par rapport à un cours ou à Gabriel ?
A peu près toute l'école avait au moins entendu parler de leur rivalité tellement ils se haïssaient. Elle ne serait même pas étonnée d'apprendre que l'un des deux avait encore frappé. Et puis, le Serpentard était du genre violent physiquement. Même si elle préférait éviter ce sujet pour l'instant avec lui, elle n'aurait pas été surprise d'apprendre qu'il s'était à nouveau battu, encore moins avec le Diablotin.
Mais il ne lui annonçait pas ses bagarres. Elle les avait toujours apprises par les bruits de couloir. Bien qu'elle donnait le change et faisait semblant d'en être déjà informée, elle n'était souvent en réalité pas du tout au courant. Il faudrait que les deux un jour ou l'autre aient une conversation à ce sujet.
Toutefois, elle n'était pas sûre que ce soit de cela dont Alaric veuille lui parler...
@Alaric Blackwood, dis-tout à Rosie
#ed6d94 - Fiche PR - Capitaine des AA (quoi qu’en dise Orion) et Elue de Jedusor
Absence des vacances
Elle n'était donc pas très surprise par leur venue ici. Cependant, elle le sentait tracassé depuis quelques temps. Quelque chose devait lui tourner dans la tête parce qu'elle le sentait, en ce moment particulièrement, très nerveux.
- Que se passe-t-il, Alaric ? Crache le mot, plus vite ce sera dit, plus vite tu ne stresseras plus. Et je n'aime pas te voir dans cet état. Est-ce que c'est par rapport à un cours ou à Gabriel ?
A peu près toute l'école avait au moins entendu parler de leur rivalité tellement ils se haïssaient. Elle ne serait même pas étonnée d'apprendre que l'un des deux avait encore frappé. Et puis, le Serpentard était du genre violent physiquement. Même si elle préférait éviter ce sujet pour l'instant avec lui, elle n'aurait pas été surprise d'apprendre qu'il s'était à nouveau battu, encore moins avec le Diablotin.
Mais il ne lui annonçait pas ses bagarres. Elle les avait toujours apprises par les bruits de couloir. Bien qu'elle donnait le change et faisait semblant d'en être déjà informée, elle n'était souvent en réalité pas du tout au courant. Il faudrait que les deux un jour ou l'autre aient une conversation à ce sujet.
Toutefois, elle n'était pas sûre que ce soit de cela dont Alaric veuille lui parler...
@Alaric Blackwood, dis-tout à Rosie
#ed6d94 - Fiche PR - Capitaine des AA (quoi qu’en dise Orion) et Elue de Jedusor
Absence des vacances
L'amour, c'est quoi?
Alaric se sentit soulagé de la voir. Enfin, un peu, le pire n'était pas encore passé malgré tout. Il fallait que ça sorte, maintenant. Même en vrac, peu importe. Ça devenait trop grave, il pensait à lui trop souvent. Il inspira donc un grand coup avant de se lancer. Il parlait très vite.
- Bon, euh, je t'ai déjà parlé de ce mec, quand tu m'avais parlé de Violet, mais assez vite-fait. C'est le sang-mêlé de Poufsouffle, un mec bien chiant, mais en soit pas vraiment... La première fois qu'on s'est rencontré, on s'est plus ou moins battu, et puis, je suis allé m'excuser, je ne sais pas pourquoi, je lui avais juste prit un stylo moldu, mais en fait... C'est... C'est compliqué. Puis je l'ai évité, parce qu'à chaque fois que je le croisais, me figeais sur place. Et je pensais que c'était à cause de sa ressemblance avec une personne qui était chère à mon coeur... Et puis...
Il se stoppa et déglutit. Il se sentait coupable. Parce que malgré tout, c'etait un sang-mêlé. Il ne devait pas l'oublier. Et puis un garçon qui plus est. Mais bon, ça, c'était moins nouveau.
- Il y a eu la Saint-Patrick, et on s'est recroisé un peu par hasard. Alors j'ai voulu le défier, comme toujours, et... Je ne sais pas ce qui m'a prit, mais je lui ai dit que comme il était petit comme un leprechaun, il devait avoir le rire d'un leprechaun, et je me suis lancé le défi de le faire rire, et, et là, j'ai... Je crois que... J'en sais rien, mais maintenant, j'ai envi d'entendre son rire à longueur de temps, et de le voir et... Et puis, après, comme je me sentais mal de ressentir ce genre de choses, je suis allé me réfugier dans les toilettes abandonnés et là... Et là il m'a suivit! T'imagines? Alors que... Que je faisais tout pour être méprisant, et arrogant, pour qu'il parte. Mais quand il a menacé de partir... Je lui ai demandé de rester. Et maintenant, je suis là, et je ne sais pas quoi faire, parce que je l'ai de nouveau recroisé, l'autre jour, dans la bibliothèque et je crois que...
Il déglutit. Comment le dire? Comment l'annoncer? Avait-il seulement le droit de le souffler? De l'avouer? C'était la pire insulte qu'il pouvait faire à ses parents. Ses principes. Sa réputation. C'était pire que tout. Son plus grand cauchemar. Mais Rosie était là. Elle trouverait une solution. Néanmoins, il détourna le regard, gêné. Et il murmura:
- Je crois que je l'aime, Rosie. Je crois qu'envers et contre tout je... Je suis tombé amoureux de cet abruti.
- Bon, euh, je t'ai déjà parlé de ce mec, quand tu m'avais parlé de Violet, mais assez vite-fait. C'est le sang-mêlé de Poufsouffle, un mec bien chiant, mais en soit pas vraiment... La première fois qu'on s'est rencontré, on s'est plus ou moins battu, et puis, je suis allé m'excuser, je ne sais pas pourquoi, je lui avais juste prit un stylo moldu, mais en fait... C'est... C'est compliqué. Puis je l'ai évité, parce qu'à chaque fois que je le croisais, me figeais sur place. Et je pensais que c'était à cause de sa ressemblance avec une personne qui était chère à mon coeur... Et puis...
Il se stoppa et déglutit. Il se sentait coupable. Parce que malgré tout, c'etait un sang-mêlé. Il ne devait pas l'oublier. Et puis un garçon qui plus est. Mais bon, ça, c'était moins nouveau.
- Il y a eu la Saint-Patrick, et on s'est recroisé un peu par hasard. Alors j'ai voulu le défier, comme toujours, et... Je ne sais pas ce qui m'a prit, mais je lui ai dit que comme il était petit comme un leprechaun, il devait avoir le rire d'un leprechaun, et je me suis lancé le défi de le faire rire, et, et là, j'ai... Je crois que... J'en sais rien, mais maintenant, j'ai envi d'entendre son rire à longueur de temps, et de le voir et... Et puis, après, comme je me sentais mal de ressentir ce genre de choses, je suis allé me réfugier dans les toilettes abandonnés et là... Et là il m'a suivit! T'imagines? Alors que... Que je faisais tout pour être méprisant, et arrogant, pour qu'il parte. Mais quand il a menacé de partir... Je lui ai demandé de rester. Et maintenant, je suis là, et je ne sais pas quoi faire, parce que je l'ai de nouveau recroisé, l'autre jour, dans la bibliothèque et je crois que...
Il déglutit. Comment le dire? Comment l'annoncer? Avait-il seulement le droit de le souffler? De l'avouer? C'était la pire insulte qu'il pouvait faire à ses parents. Ses principes. Sa réputation. C'était pire que tout. Son plus grand cauchemar. Mais Rosie était là. Elle trouverait une solution. Néanmoins, il détourna le regard, gêné. Et il murmura:
- Je crois que je l'aime, Rosie. Je crois qu'envers et contre tout je... Je suis tombé amoureux de cet abruti.
444 mots
C'est éprouvant pour Alaric
Merci d'être là pour lui @Rosalind Whitmore
@Elam Thomais le stalker, ça parle de toi par ici
C'est éprouvant pour Alaric
@Elam Thomais le stalker, ça parle de toi par ici
Alaric Blackwood-Thomais, Prince des gnomes, Diplodocus, Cafard, Amateur de chocolat, Poil de carotte
#5e9a80 1A 2050-2051 inscrit à la Chrono Fiche PR
Vava Ernest Stevens #5e9a80 1A 2050-2051 inscrit à la Chrono Fiche PR
L'amour, c'est quoi?
Tout ceci n'était qu'un rêve de très mauvais goût, créé par Dieu. Elle adorait Dieu et elle était une fervente croyante mais là, c'était trop. Il devait songer à revoir son humour. C'était tout sauf hilarant. Il y avait une erreur quelque part...
Mais cet espèce de truc ne semblait pas rire une seule seconde. Il était beaucoup trop sérieux et son regard lui disait qu'il flippait grave.
Elle était totalement tiraillée. Les Moldus étaient la raison de l'état actuel de sa marraine. C'était des êtres cruels. Ils ne méritaient pas leur place sur terre. Et ceux portant leur sang n'avaient rien à faire à Poudlard.
Mais elle ne voulait pas blesser Alaric. Elle voulait le voir heureux, le voir sourire, le voir exprimer ses sentiments en toute liberté. Elle ne souhaitait surtout pas qu'il se dise qu'il ne pouvait pas lui parler.
En même temps, c'était de la folie. Lui, un Blackwood, qui avait toujours critiqué les Sangs-de-Bourbe avec elle, qui se mettait à soudain les apprécier ? Ce n'était pas sérieux. Quelque chose n'allait pas.
Le poisson d'avril était quand même grandement en avance cette année. Il devait avoir des talents de comédien de dingue. Dans quelques secondes, il exploserait de rire en lui disant que ceci n'était que le résultat d'un autre défi avec Gabriel.
Bon, cela faisait longtemps là. Il pouvait lui annoncer que c'était une vanne. Elle avait compris, elle n'était pas idiote. Il aurait pu trouver un truc un peu plus crédible tout de même que ceci.
Il la fixait. Il n'ouvrait pas la bouche. Il attendait sa réponse. Il fallait qu'elle réagisse. Une bonne minute devait s'être écoulée. Voire plus. Peut-être plus même. Elle n'en avait aucune idée, elle avait perdu la notion du temps.
- Ce n'est que temporaire. C'est une phase. Je suis certaine que ça ne durera pas. En attendant, profites, finit-elle par lâcher avec un léger sourire.
Elle ne pouvait pas lui donner plus qu'un léger sourire. Sinon, elle n'aurait pas été sincère. Une part d'elle était ravie que son ami soit tombé amoureux. L'autre, beaucoup plus grande, était révulsée par le sang du garçon.
Elle savait qu'il en était probablement très troublé aussi. Inutile de trop l'accabler. Il finirait par revenir à la raison un jour ou l'autre et il réaliserait qu'on ne pouvait pas se fier à des Moldus. C'était des briseurs de vie.
Ce n'était qu'une mauvaise phase de sa vie à passer. Rien de grave.
#ed6d94 - Fiche PR - Capitaine des AA (quoi qu’en dise Orion) et Elue de Jedusor
Absence des vacances
Mais cet espèce de truc ne semblait pas rire une seule seconde. Il était beaucoup trop sérieux et son regard lui disait qu'il flippait grave.
Elle était totalement tiraillée. Les Moldus étaient la raison de l'état actuel de sa marraine. C'était des êtres cruels. Ils ne méritaient pas leur place sur terre. Et ceux portant leur sang n'avaient rien à faire à Poudlard.
Mais elle ne voulait pas blesser Alaric. Elle voulait le voir heureux, le voir sourire, le voir exprimer ses sentiments en toute liberté. Elle ne souhaitait surtout pas qu'il se dise qu'il ne pouvait pas lui parler.
En même temps, c'était de la folie. Lui, un Blackwood, qui avait toujours critiqué les Sangs-de-Bourbe avec elle, qui se mettait à soudain les apprécier ? Ce n'était pas sérieux. Quelque chose n'allait pas.
Le poisson d'avril était quand même grandement en avance cette année. Il devait avoir des talents de comédien de dingue. Dans quelques secondes, il exploserait de rire en lui disant que ceci n'était que le résultat d'un autre défi avec Gabriel.
Bon, cela faisait longtemps là. Il pouvait lui annoncer que c'était une vanne. Elle avait compris, elle n'était pas idiote. Il aurait pu trouver un truc un peu plus crédible tout de même que ceci.
Il la fixait. Il n'ouvrait pas la bouche. Il attendait sa réponse. Il fallait qu'elle réagisse. Une bonne minute devait s'être écoulée. Voire plus. Peut-être plus même. Elle n'en avait aucune idée, elle avait perdu la notion du temps.
- Ce n'est que temporaire. C'est une phase. Je suis certaine que ça ne durera pas. En attendant, profites, finit-elle par lâcher avec un léger sourire.
Elle ne pouvait pas lui donner plus qu'un léger sourire. Sinon, elle n'aurait pas été sincère. Une part d'elle était ravie que son ami soit tombé amoureux. L'autre, beaucoup plus grande, était révulsée par le sang du garçon.
Elle savait qu'il en était probablement très troublé aussi. Inutile de trop l'accabler. Il finirait par revenir à la raison un jour ou l'autre et il réaliserait qu'on ne pouvait pas se fier à des Moldus. C'était des briseurs de vie.
Ce n'était qu'une mauvaise phase de sa vie à passer. Rien de grave.
#ed6d94 - Fiche PR - Capitaine des AA (quoi qu’en dise Orion) et Elue de Jedusor
Absence des vacances
L'amour, c'est quoi?
Alaric déglutit et soupira en entendant sa réponse. En même temps, c'était exactement la réponse à laquelle il s'attendait. Et qu'il souhaitait. Ce n'était sûrement qu'une phase. Ça allait passer, ce n'était rien de dramatique. Un Blackwood ne tombait pas réellement amoureux d'un sang-mêlé de Poufsouffle. Malgré tout... Il savait que c'était se mentir à lui-même. Parce que ce n'était pas la première fois que ça lui arrivait. Tomber amoureux d'un garçon avec du sang moldu.
Ce n'est pas le moment d'être nostalgique, imbécile. Tu vas pas pleurer, quand même?
Il détourna le regard et croisa les bras, soudainement mal à l'aise. Il regarda la salle autour de lui. Il n'y avait quasiment personne. Mais pleurer...? Devant une seule personne, c'était interdit. Même si... Elam l'avait déjà vu pleurer. Enfin, entendu... Mais c'était sa faute, aussi! Il le rendait trop...
Fragile. Comme un moldu. Comme... Un imbécile de moldu.
Il inspira un grand coup et serra les dents. Ne pas pleurer. Ces trois mots, comme un ordre donné à lui-même, tournaient dans sa tête depuis qu'elle avait parlé. Mais c'était trop tard. Il le savait. Les souvenirs remontaient déjà. Alors il décida de se lancer. Quitte à se ridiculiser, autant l'être jusqu'au bout. Et puis, elle ne le dirait à personne. Pas vrai?
- Quand j'étais petit, chaque vacances d'étés, j'allais à la plage, en Ecosse. Et quand mon grand frère à eu 8 ans, j'en avais 5, et lui pouvait donc aller se balader en ville avec mes parents. Alors chaque après-midi, je me retrouvais seul. J'allais sur la plage, et... C'est là que j'ai rencontré un petit garçon, il avait seulement un an de plus que moi, et à ce moment-là, je ne connaissais pas... L'importance du sang. Alors tous les jours, à la même heure, je le rejoignais à la plage. Et tous les ans, je n'attendais qu'une chose; de partir en vacances d'été pour le voir.
Il fit une pause et esquissa un sourire nostalgique et triste, continuant de regarder tout autour de Rosie, ou plutôt d'éviter son regard.
- Et puis j'ai eu 8 ans, et je pouvais les accompagner. Alors, un peu avant mon anniversaire, je lui ai donné rendez-vous le soir. Comme ça, on pourrait encore le voir. Et je me suis rendu compte que j'avais envi de le voir, tout le temps. D'être avec lui. De lui tenir la main, de lui faire des câlins. Et quand on a 8 ans, c'est comme ça qu'on tombe amoureux. Sauf que c'était un garçon, et je n'avais jamais eu... De représentations comme ça. Alors un soir, j'ai... Pendant le repas du soir, j'ai demandé à mes parents: "Est-ce qu'une fille peut sortir avec une fille et un garçon avec un garçon?" Si tu savais comme ils m'ont regardé... Ma mère m'a regardé comme si j'étais devenu un moldu. Et mon père... Comme si je m'étais transformé en déchet. Un déchet, Rosie. Alors, j'ai ricané avant de secouer la tête et de dire: "Enfin, évidemment qu'un garçon ne peut sortir qu'avec une fille et inversement, quelle idée." Et moi qui croyais que... Que ça ne pouvait pas être une pire soirée... Quand j'ai rejoint... Quand je l'ai rejoint, je lui ai dit qu'on ne pouvait plus se voir. Parce que... Je n'avais plus le droit. Je lui ai dit que je lui enverrai un hibou, peut être, et... Il a répondu: "Pourquoi tu m'enverrais un piaf? Ça fait longtemps qu'on utilise plus les pigeons voyageurs, tu sais? Tu m'enverras une lettre par la poste, je n'habite pas dans un endroit trop paumé." Et il a rit. Et moi, j'ai fondu en larmes. Et il m'a consolé. C'était un moldu, Rosie. Un moldu... Je... Enfin, c'était... Mon premier amour était non seulement un garçon, mais un moldu. Et je peux te jurer que ce n'est pas passé. Sauf quand... Enfin, c'est passé le jour où j'ai rencontré Elam. Un peu. Parce qu'il occupait moins mes souvenirs. C'était toujours le leprechaun, à la place. Et ça faisait trois ans. Et je ne l'ai pas vu depuis... Trois ans. Alors je te jure que je voudrais que ce soit pas le cas, je voudrais le détester de tout mon cœur, mais... Mais je n'y arrive pas, et quand je le vois, c'est comme si tout était plus beau. Tout était plus simple. Je sais que c'est mal, mais... Mais aide-moi, Rosie. Je déteste l'aimer.
Enfin, il l'a regarda, presque implorant. Jamais il n'avait été aussi terrifié. Et triste. Une larme coula sur sa joue. Pas un flot. Non, juste une seule. Mais ses yeux étaient brillants. Et humides. Il était en train de craquer. Il avait besoin de quelqu'un. Il détourna la tête en se pinçant les lèvres et ricana sans joie.
- Surtout que je risque de le voir souvent, il a insisté pour m'aider en botanique... Enfin, je lui ai proposé et il a plus ou moins accepté...
Il déglutit et lui adressa un regard coupable, et penaud. Bon, cette demande n'avait pas été la meilleure idée de l'année. Mais ce qui l'énervait le plus, c'était qu'il adorait l'idée de le voir encore plus souvent et de passer du temps avec lui. Le coeur à ses raisons que la raison ignore...
Ce n'est pas le moment d'être nostalgique, imbécile. Tu vas pas pleurer, quand même?
Il détourna le regard et croisa les bras, soudainement mal à l'aise. Il regarda la salle autour de lui. Il n'y avait quasiment personne. Mais pleurer...? Devant une seule personne, c'était interdit. Même si... Elam l'avait déjà vu pleurer. Enfin, entendu... Mais c'était sa faute, aussi! Il le rendait trop...
Fragile. Comme un moldu. Comme... Un imbécile de moldu.
Il inspira un grand coup et serra les dents. Ne pas pleurer. Ces trois mots, comme un ordre donné à lui-même, tournaient dans sa tête depuis qu'elle avait parlé. Mais c'était trop tard. Il le savait. Les souvenirs remontaient déjà. Alors il décida de se lancer. Quitte à se ridiculiser, autant l'être jusqu'au bout. Et puis, elle ne le dirait à personne. Pas vrai?
- Quand j'étais petit, chaque vacances d'étés, j'allais à la plage, en Ecosse. Et quand mon grand frère à eu 8 ans, j'en avais 5, et lui pouvait donc aller se balader en ville avec mes parents. Alors chaque après-midi, je me retrouvais seul. J'allais sur la plage, et... C'est là que j'ai rencontré un petit garçon, il avait seulement un an de plus que moi, et à ce moment-là, je ne connaissais pas... L'importance du sang. Alors tous les jours, à la même heure, je le rejoignais à la plage. Et tous les ans, je n'attendais qu'une chose; de partir en vacances d'été pour le voir.
Il fit une pause et esquissa un sourire nostalgique et triste, continuant de regarder tout autour de Rosie, ou plutôt d'éviter son regard.
- Et puis j'ai eu 8 ans, et je pouvais les accompagner. Alors, un peu avant mon anniversaire, je lui ai donné rendez-vous le soir. Comme ça, on pourrait encore le voir. Et je me suis rendu compte que j'avais envi de le voir, tout le temps. D'être avec lui. De lui tenir la main, de lui faire des câlins. Et quand on a 8 ans, c'est comme ça qu'on tombe amoureux. Sauf que c'était un garçon, et je n'avais jamais eu... De représentations comme ça. Alors un soir, j'ai... Pendant le repas du soir, j'ai demandé à mes parents: "Est-ce qu'une fille peut sortir avec une fille et un garçon avec un garçon?" Si tu savais comme ils m'ont regardé... Ma mère m'a regardé comme si j'étais devenu un moldu. Et mon père... Comme si je m'étais transformé en déchet. Un déchet, Rosie. Alors, j'ai ricané avant de secouer la tête et de dire: "Enfin, évidemment qu'un garçon ne peut sortir qu'avec une fille et inversement, quelle idée." Et moi qui croyais que... Que ça ne pouvait pas être une pire soirée... Quand j'ai rejoint... Quand je l'ai rejoint, je lui ai dit qu'on ne pouvait plus se voir. Parce que... Je n'avais plus le droit. Je lui ai dit que je lui enverrai un hibou, peut être, et... Il a répondu: "Pourquoi tu m'enverrais un piaf? Ça fait longtemps qu'on utilise plus les pigeons voyageurs, tu sais? Tu m'enverras une lettre par la poste, je n'habite pas dans un endroit trop paumé." Et il a rit. Et moi, j'ai fondu en larmes. Et il m'a consolé. C'était un moldu, Rosie. Un moldu... Je... Enfin, c'était... Mon premier amour était non seulement un garçon, mais un moldu. Et je peux te jurer que ce n'est pas passé. Sauf quand... Enfin, c'est passé le jour où j'ai rencontré Elam. Un peu. Parce qu'il occupait moins mes souvenirs. C'était toujours le leprechaun, à la place. Et ça faisait trois ans. Et je ne l'ai pas vu depuis... Trois ans. Alors je te jure que je voudrais que ce soit pas le cas, je voudrais le détester de tout mon cœur, mais... Mais je n'y arrive pas, et quand je le vois, c'est comme si tout était plus beau. Tout était plus simple. Je sais que c'est mal, mais... Mais aide-moi, Rosie. Je déteste l'aimer.
Enfin, il l'a regarda, presque implorant. Jamais il n'avait été aussi terrifié. Et triste. Une larme coula sur sa joue. Pas un flot. Non, juste une seule. Mais ses yeux étaient brillants. Et humides. Il était en train de craquer. Il avait besoin de quelqu'un. Il détourna la tête en se pinçant les lèvres et ricana sans joie.
- Surtout que je risque de le voir souvent, il a insisté pour m'aider en botanique... Enfin, je lui ai proposé et il a plus ou moins accepté...
Il déglutit et lui adressa un regard coupable, et penaud. Bon, cette demande n'avait pas été la meilleure idée de l'année. Mais ce qui l'énervait le plus, c'était qu'il adorait l'idée de le voir encore plus souvent et de passer du temps avec lui. Le coeur à ses raisons que la raison ignore...
875 mots
Désolé pour la longueur, Al avait besoin de se lâcher
Désolé pour la longueur, Al avait besoin de se lâcher
Alaric Blackwood-Thomais, Prince des gnomes, Diplodocus, Cafard, Amateur de chocolat, Poil de carotte
#5e9a80 1A 2050-2051 inscrit à la Chrono Fiche PR
Vava Ernest Stevens #5e9a80 1A 2050-2051 inscrit à la Chrono Fiche PR
L'amour, c'est quoi?
C'était de pire en pire. Il avait sérieusement accepté son aide ? Et bien elle avait hâte que ce coup de foudre lui passe. C'était déjà beaucoup trop selon elle. Mais il était assez mal comme ça, inutile de lui rajouter des tracas.
En voyant les larmes lui monter aux yeux, elle se rapprocha de lui et l'enlaça.
- Je comprends, ça doit être très dur pour toi. Mais au moins, tes parents t'ont évité de briser le secret magique... Imagines si tu lui avais expliqué que tu étais un sorcier ? Tu aurais eu de graves ennuis ! Je sais que c'est dur mais c'est pour le mieux. Un Moldu et un Sorcier ça ne peut pas fonctionner, il y a trop de risques. Et par rapport à ta question... tes parents ont été méchants. Mais je suis sûre que petit-à-petit, si tu y vas doucement, ils t'accepteront comme tu es. Ce sont des parents, ils ne peuvent pas détester leur enfant.
Elle en était convaincue. Elle avait bien vu que ses parents l'aimaient quoi qu'il se passe. Bon, si elle avait été Cracmol ou pas à Serpentard, ils lui en auraient voulu à jamais mais ils l'aimeraient quand même.
Elle n'arrivait même pas à imaginer que des parents puissent haïr leur enfant. Cela lui paraissait inconcevable. Et puis même, elle aimait Alaric même s'il était amoureux d'un garçon avec du sang de Moldu, alors ils pouvaient faire la même...
#ed6d94 - Fiche PR - Capitaine des AA (quoi qu’en dise Orion) et Elue de Jedusor
Absence des vacances
En voyant les larmes lui monter aux yeux, elle se rapprocha de lui et l'enlaça.
- Je comprends, ça doit être très dur pour toi. Mais au moins, tes parents t'ont évité de briser le secret magique... Imagines si tu lui avais expliqué que tu étais un sorcier ? Tu aurais eu de graves ennuis ! Je sais que c'est dur mais c'est pour le mieux. Un Moldu et un Sorcier ça ne peut pas fonctionner, il y a trop de risques. Et par rapport à ta question... tes parents ont été méchants. Mais je suis sûre que petit-à-petit, si tu y vas doucement, ils t'accepteront comme tu es. Ce sont des parents, ils ne peuvent pas détester leur enfant.
Elle en était convaincue. Elle avait bien vu que ses parents l'aimaient quoi qu'il se passe. Bon, si elle avait été Cracmol ou pas à Serpentard, ils lui en auraient voulu à jamais mais ils l'aimeraient quand même.
Elle n'arrivait même pas à imaginer que des parents puissent haïr leur enfant. Cela lui paraissait inconcevable. Et puis même, elle aimait Alaric même s'il était amoureux d'un garçon avec du sang de Moldu, alors ils pouvaient faire la même...
#ed6d94 - Fiche PR - Capitaine des AA (quoi qu’en dise Orion) et Elue de Jedusor
Absence des vacances
L'amour, c'est quoi?
Alaric se figea sur place. L'avait-elle prit dans ses bras? Alors ça, c'était nouveau. En fait, dans ses souvenirs, il n'y avait que deux personnes qui l'avait prit dans ses bras. Sa mère, après une grosse dispute et... Christopher. Enfin. Après toutes ces années, ce prénom dont il craignait ne serait-ce que de l'entendre venait de résonner dans sa tête. Il enlaça à son tour Rosie et la serra dans ses bras. Il déglutit quand il l'écouta parler mais resta silencieux tout du long.
Il le savait. Un moldu et un sorcier, c'était deux mondes trop différents. Surtout pour des enfants de 8 et 9 ans. Mais il regrettait chaque mots qu'il lui avait dit. Car, dans l'histoire originale, il n'avait pas eu le temps de le serrer dans ses bras, ou de le calmer, car le rouquin l'avait insulté, et dénigré. Et ça, jamais ça ne pourrait lui sortir de la tête. Mais il était trop tôt pour ressortir ce genre de choses. Et puis, ça n'aurait jamais pu fonctionner entre eux. Trop jeunes. De deux mondes distincts. Les sang-mêlés existaient, mais ce genre de relations n'étaient pas pour lui. Il le savait.
Il serra les dents quand elle lui parla de ses parents. Ils étaient d'accord là-dessus, leurs réactions avaient été atroce. Mais il ne pouvait leur en vouloir. Il n'avait pas le droit. Son éducation même étaient basées sur eux, alors n'avoir qu'un peu de haine envers eux, reviendrait, d'une certaine manière, à ne pas respecter cette éducation. Et comme le disait Rosie, des parents ne pouvaient pas détester leur enfant, donc un enfant ne pouvait pas détester ses parents... Pas vrai?
- Evidemment qu'ils ne me détesteront pas... Mais... Je ne sais pas ce qui m'inquiète le plus en ce moment entre le fait que ce soit un garçon dont je suis... Euh... Enfin, voilà, ou si c'est le fait qu'il soit sang-mêlé qui me dérange et me terrifie le plus...
Il se détache d'elle, doucement, et, avec un air coupable sur le visage, baissa la tête avant de grimacer nerveusement. Il serra les dents et fronça les sourcils, les joues rosissant légèrement.
- Et puis... Imagine il est hétéro... Pas que j'envisage de demander de sortir avec lui, hein, mais... Enfin, tu vois...
Il le savait. Un moldu et un sorcier, c'était deux mondes trop différents. Surtout pour des enfants de 8 et 9 ans. Mais il regrettait chaque mots qu'il lui avait dit. Car, dans l'histoire originale, il n'avait pas eu le temps de le serrer dans ses bras, ou de le calmer, car le rouquin l'avait insulté, et dénigré. Et ça, jamais ça ne pourrait lui sortir de la tête. Mais il était trop tôt pour ressortir ce genre de choses. Et puis, ça n'aurait jamais pu fonctionner entre eux. Trop jeunes. De deux mondes distincts. Les sang-mêlés existaient, mais ce genre de relations n'étaient pas pour lui. Il le savait.
Il serra les dents quand elle lui parla de ses parents. Ils étaient d'accord là-dessus, leurs réactions avaient été atroce. Mais il ne pouvait leur en vouloir. Il n'avait pas le droit. Son éducation même étaient basées sur eux, alors n'avoir qu'un peu de haine envers eux, reviendrait, d'une certaine manière, à ne pas respecter cette éducation. Et comme le disait Rosie, des parents ne pouvaient pas détester leur enfant, donc un enfant ne pouvait pas détester ses parents... Pas vrai?
- Evidemment qu'ils ne me détesteront pas... Mais... Je ne sais pas ce qui m'inquiète le plus en ce moment entre le fait que ce soit un garçon dont je suis... Euh... Enfin, voilà, ou si c'est le fait qu'il soit sang-mêlé qui me dérange et me terrifie le plus...
Il se détache d'elle, doucement, et, avec un air coupable sur le visage, baissa la tête avant de grimacer nerveusement. Il serra les dents et fronça les sourcils, les joues rosissant légèrement.
- Et puis... Imagine il est hétéro... Pas que j'envisage de demander de sortir avec lui, hein, mais... Enfin, tu vois...
378 mots
Et voilà voilà
@Elam Thomais pour la mention
Et voilà voilà
@Elam Thomais pour la mention
Alaric Blackwood-Thomais, Prince des gnomes, Diplodocus, Cafard, Amateur de chocolat, Poil de carotte
#5e9a80 1A 2050-2051 inscrit à la Chrono Fiche PR
Vava Ernest Stevens #5e9a80 1A 2050-2051 inscrit à la Chrono Fiche PR
L'amour, c'est quoi?
Elle posa une main douce sur sa joue, le caressant distraitement du pouce pour le calmer. Il était dans tous ses états. Cela lui faisait beaucoup de peine.
Elle n’aimait pas le voir comme ça. Lui qui était toujours si fier, si sûr de lui. Le voir dans cet état lui faisait beaucoup de peine. Elle n’aimait pas ça du tout.
Il ne semblait même pas lui-même croire en ce qu’il disait. Il avait le cœur à vif, exposé devant elle. Et elle, elle ne savait même pas quoi en faire ni comment réagir.
Elle voulait pleurer avec lui, lui dire que tout irait bien ou au contraire paniquer. Pourtant, malgré cette vision, elle ne pouvait s’empêcher de se dire qu’il était complètement dingue. Quelle idée de choisir quelqu’un avec du sang impur...
Elle sentait son corps lui envoyer des signaux différents. Une partie d’elle, la plus forte, lui hurlait que c’était qu’un mauvais rêve, que cette situation allait se terminer bientôt. Une autre partie d’elle ne pensait qu’à rassurer Alaric. Encore une autre lui glissait que cela signifiait peut-être la fin de leur amitié...
Elle avait l’impression d’être écartelée dans tous les sens et de tous les côtés. Son cerveau tournait à vide, il cherchait un moyen de refiler les commandes à une autre partie d’elle. Mais son cœur, son éducation et sa fierté se livraient une lutte sans merci pour récupérer ces fameuses commandes sans qu’aucun ne gagne.
Ses yeux ne savaient pas pleurer. Elle n’y parvenait même pas. Ses émotions refusaient de s’évacuer. Elles étaient bloquées là dans sa gorge. Ce n’était pas la première fois que ça arrivait. Elle était bloquée. Immobile. Elle fixait son meilleur ami, sans aucun mot sortant de ses lèvres.
Mais il avait besoin d’elle. Elle ne pouvait pas s’offrir le luxe de paniquer de cette façon alors qu’en soi, elle était à peine touchée par tous ces soucis. Elle finit par se forcer à lâcher :
- Ça fait beaucoup pour tout le monde. Mais ils s’en remettront.
Elle n’était même pas sûre qu’elle préviendrait à s’en remettre... alors les parents Blackwood...
#ed6d94 - Fiche PR - Capitaine des AA (quoi qu’en dise Orion) et Elue de Jedusor
Absence des vacances
Elle n’aimait pas le voir comme ça. Lui qui était toujours si fier, si sûr de lui. Le voir dans cet état lui faisait beaucoup de peine. Elle n’aimait pas ça du tout.
Il ne semblait même pas lui-même croire en ce qu’il disait. Il avait le cœur à vif, exposé devant elle. Et elle, elle ne savait même pas quoi en faire ni comment réagir.
Elle voulait pleurer avec lui, lui dire que tout irait bien ou au contraire paniquer. Pourtant, malgré cette vision, elle ne pouvait s’empêcher de se dire qu’il était complètement dingue. Quelle idée de choisir quelqu’un avec du sang impur...
Elle sentait son corps lui envoyer des signaux différents. Une partie d’elle, la plus forte, lui hurlait que c’était qu’un mauvais rêve, que cette situation allait se terminer bientôt. Une autre partie d’elle ne pensait qu’à rassurer Alaric. Encore une autre lui glissait que cela signifiait peut-être la fin de leur amitié...
Elle avait l’impression d’être écartelée dans tous les sens et de tous les côtés. Son cerveau tournait à vide, il cherchait un moyen de refiler les commandes à une autre partie d’elle. Mais son cœur, son éducation et sa fierté se livraient une lutte sans merci pour récupérer ces fameuses commandes sans qu’aucun ne gagne.
Ses yeux ne savaient pas pleurer. Elle n’y parvenait même pas. Ses émotions refusaient de s’évacuer. Elles étaient bloquées là dans sa gorge. Ce n’était pas la première fois que ça arrivait. Elle était bloquée. Immobile. Elle fixait son meilleur ami, sans aucun mot sortant de ses lèvres.
Mais il avait besoin d’elle. Elle ne pouvait pas s’offrir le luxe de paniquer de cette façon alors qu’en soi, elle était à peine touchée par tous ces soucis. Elle finit par se forcer à lâcher :
- Ça fait beaucoup pour tout le monde. Mais ils s’en remettront.
Elle n’était même pas sûre qu’elle préviendrait à s’en remettre... alors les parents Blackwood...
#ed6d94 - Fiche PR - Capitaine des AA (quoi qu’en dise Orion) et Elue de Jedusor
Absence des vacances
L'amour, c'est quoi?
Alaric regarda un instant Rosie, inquiet. Il ne l'avait jamais vu dans cet état, elle qui paraissait tiraillée entre deux mondes, alors que, d'habitude, c'était une fille forte, et confiante, et très certainement la plus obstinée qu'il n'avait jamais rencontrée. Et pourtant, en cet instant, elle était très différente de cela. Mais, ce qui le gênait et l'inquiétait le plus, ce n'était pas ça, mais le fait de voir du doute dans son regard. Du doute, oui, par rapport à leur amitié. Avec une pointe de mépris. Comme si elle était... Déçue.
Quand elle prit la parole, ça lui fit l'effet d'un coup de couteau dans la gorge. Il savait qu'elle n'avait pas dit ça en pensant à mal, mais tout tirait vers le contraire: non seulement, ses mots étaient creux, mais en plus, il savait que c'était faux, et elle aussi. Cela se sentait. Même elle ne le croyait pas quand elle le disait. Et ça faisait mal à Alaric, qui, pendant un instant, la fixa sans dire un mot. Il s'était assez plaint. Et il avait assez pleuré.
Dans sa tête, s'était la guerre; le passé et le présent s'entremêlaient dans un tourbillon de craintes, d'angoisses, de pleurs, de rires, d'amour, de haine, et le tout formait des pensées terrifiantes, angoissantes et violentes à l'image de ces émotions. De vraies pipelettes qui ne faisaient que lui dire de fuir, ou d'arrêter de tomber amoureux d'imbéciles de sorciers avec du sang moldu. Comme si c'était aussi simple...
Alors, prenant son courage à deux mains, il inspira un grand coup et posa une question risquée, qu'il allait regretter d'avoir posé à l'avenir, qu'il aurait aimé éviter de poser, en réalité, mais qui, d'un autre côté, les aiderait à se trouver un terrain d'entente, et, si elle y répondait, peut être même à former des liens encore plus fort qu'avant. Et c'était ce dont il avait besoin. Le jeu en valait la chandelle.
- C'est quoi ton histoire avec les moldus? Pourquoi toi tu les détestes tant? Et ne me dis pas parce que tes parents te l'ont répété depuis que tu es née parce que je ne te croirais pas pendant une seule seconde.
Quand elle prit la parole, ça lui fit l'effet d'un coup de couteau dans la gorge. Il savait qu'elle n'avait pas dit ça en pensant à mal, mais tout tirait vers le contraire: non seulement, ses mots étaient creux, mais en plus, il savait que c'était faux, et elle aussi. Cela se sentait. Même elle ne le croyait pas quand elle le disait. Et ça faisait mal à Alaric, qui, pendant un instant, la fixa sans dire un mot. Il s'était assez plaint. Et il avait assez pleuré.
Dans sa tête, s'était la guerre; le passé et le présent s'entremêlaient dans un tourbillon de craintes, d'angoisses, de pleurs, de rires, d'amour, de haine, et le tout formait des pensées terrifiantes, angoissantes et violentes à l'image de ces émotions. De vraies pipelettes qui ne faisaient que lui dire de fuir, ou d'arrêter de tomber amoureux d'imbéciles de sorciers avec du sang moldu. Comme si c'était aussi simple...
Alors, prenant son courage à deux mains, il inspira un grand coup et posa une question risquée, qu'il allait regretter d'avoir posé à l'avenir, qu'il aurait aimé éviter de poser, en réalité, mais qui, d'un autre côté, les aiderait à se trouver un terrain d'entente, et, si elle y répondait, peut être même à former des liens encore plus fort qu'avant. Et c'était ce dont il avait besoin. Le jeu en valait la chandelle.
- C'est quoi ton histoire avec les moldus? Pourquoi toi tu les détestes tant? Et ne me dis pas parce que tes parents te l'ont répété depuis que tu es née parce que je ne te croirais pas pendant une seule seconde.
364 mots
Alaric Blackwood-Thomais, Prince des gnomes, Diplodocus, Cafard, Amateur de chocolat, Poil de carotte
#5e9a80 1A 2050-2051 inscrit à la Chrono Fiche PR
Vava Ernest Stevens #5e9a80 1A 2050-2051 inscrit à la Chrono Fiche PR
L'amour, c'est quoi?
Ah elle était là. La question qu'elle redoutait qu'il pose. Qu'elle craignait de tout son coeur. A laquelle elle ne voulait pas répondre. Répondre, c'était poser des mots. Avouer que ça existait. S'ouvrir et montrer son coeur, entier et total, se laisser là, entre eux, dégoulinant et tristement blessé.
Elle l'avait déjà fait une fois. Et cela c'était mal terminé. Elle ne pouvait pas à nouveau le faire. Cela reviendrait à pousser son corps à ses limites, le forcer à une honnêteté rare, qui dépassait de loin tout autre type.
C'était une boule qui était partie de son ventre et qui remontait en elle, répandant une acidité partout là où elle passait, jusqu'à se retrouver au bord de ses lèvres. Elle avait les tripes tordues et en feu, tout en elle brûlait sans s'arrêter.
Elle devait le dire. Il devait savoir. Il ne pouvait pas tomber amoureux de l'un d'entre eux. Il enfoncerait un nouveau couteau, en plus de tous ceux déjà présents, en sa meilleure amie. Mais il n'allait pas faire ça ? Dès qu'il saurait, ses sentiments partiraient...
- Ma marraine... Margot. Elle est dans le coma. On ne sait pas si elle va s'en sortir. Des Moldus, avec leurs horribles machines... ils l'ont renversée.
C'était dit. Mais la douleur s'accentuait. C'était de pire en pire. Elle ne se sentait pas bien du tout. L'avoir dit était toujours aussi dur...
Navrée pour le retard... peux-tu mettre un TW au début de ton 1e post en précisant qu'il y aura mention d'accident grave et de coma ? Et mets un TW au titre aussi s'il te plaît
en tout cas, super RP
#ed6d94 - Fiche PR - Capitaine des AA (quoi qu’en dise Orion) et Elue de Jedusor
Absence des vacances
Elle l'avait déjà fait une fois. Et cela c'était mal terminé. Elle ne pouvait pas à nouveau le faire. Cela reviendrait à pousser son corps à ses limites, le forcer à une honnêteté rare, qui dépassait de loin tout autre type.
C'était une boule qui était partie de son ventre et qui remontait en elle, répandant une acidité partout là où elle passait, jusqu'à se retrouver au bord de ses lèvres. Elle avait les tripes tordues et en feu, tout en elle brûlait sans s'arrêter.
Elle devait le dire. Il devait savoir. Il ne pouvait pas tomber amoureux de l'un d'entre eux. Il enfoncerait un nouveau couteau, en plus de tous ceux déjà présents, en sa meilleure amie. Mais il n'allait pas faire ça ? Dès qu'il saurait, ses sentiments partiraient...
- Ma marraine... Margot. Elle est dans le coma. On ne sait pas si elle va s'en sortir. Des Moldus, avec leurs horribles machines... ils l'ont renversée.
C'était dit. Mais la douleur s'accentuait. C'était de pire en pire. Elle ne se sentait pas bien du tout. L'avoir dit était toujours aussi dur...
Navrée pour le retard... peux-tu mettre un TW au début de ton 1e post en précisant qu'il y aura mention d'accident grave et de coma ? Et mets un TW au titre aussi s'il te plaît
#ed6d94 - Fiche PR - Capitaine des AA (quoi qu’en dise Orion) et Elue de Jedusor
Absence des vacances