19 juin 2024, 23:51
De Plumes et d'Eau Claire A.S, A.N & E.C PNJ
SAMEDI 18 AVRIL 2048 - 5ÈME ANNÉE
BEAUXBÂTONS
@Aliosus Nerrah et @Alice Sangblanc
PNJ Aimée Pierlot



Encore émerveillée par l'environnement qui s'offrait à elle, Élicia faisait en sorte d'imprimer dans sa mémoire tous les détails du domaine qui se présentait à elle.
La salle commune de la maison Leones ne ressemblait en rien à celle des Poufsouffles dont elle avait l'habitude. Dès qu'elle le pouvait, Élicia s'asseyait sur le rebord de la fontaine au centre de la salle, et regardait avec émerveillement les petits êtres d'eau s'amuser à sculpter des bulles. La première fois qu'elle les avait vu, elle avait été incapable de détourner les yeux de leur activité, ce qui avait tiré un sourire à Aimée.

Si de nombreuses choses fascinaient Élicia, d'autres lui étaient moins plaisantes. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'elle reçut pour la première fois un coup d'aile en fer dans le tibia à table, alors qu'elle s'affaissait doucement... Elle avait bien compris qu'ici, elle avait plutôt intérêt à se tenir droite, et depuis, le souvenir du pied de chaise abraxan la suivait où qu'elle allait.

Aimée semblait apprécier l'enthousiasme manifeste de la rousse à découvrir chaque recoin de l'école, et se faisait un plaisir de lui expliquer tout ce qu'elle savait. Les discussions qu'elles partageaient semblaient d'autant plus précieuses à Élicia qu'elles n'étaient rares à cause de la distance qui les séparaient, alors la jeune fille profitait un maximum de son amie et de l'expérience qui leur était offerte.

C'était néanmoins un peu anxieuse qu'elle suivit son amie française dans le château, tandis qu'elles se rendaient aux écuries pour la balade de la journée. Aimée lui avait expliquée que de temps en temps étaient organisées des balades à dos d'Abraxan afin de favoriser la santé mentale des élèves, et bien que toute excitée à l'idée de monter pareille créature, la Poufsouffle n'était pas parfaitement à l'aise avec cette idée. Les Abraxans étaient certes majestueux, mais qu'est-ce qu'ils étaient grands !
Malgré tout, la journée s'annonçait particulièrement prometteuse : de ce que lui avait expliquer la française, après la balade ils trouveraient un coin pour se baigner dans une rivière, et si Élicia pouvait être sceptique à l'idée de se baigner en plein milieu du mois d'avril, elle se réjouissait de pouvoir profiter d'un moment pareil avec Aimée, mais également avec Aliosus et Alice, et peut-être même avec les amis de cette dernière.

Un sac avec quelques affaires de rechanges et un maillot de bain sur le dos, les cheveux tirés en arrière à l'aide d'une élégante pince, la rousse marchait aux côtés d'Aimée jusqu'aux écuries, le regard volant d'un élève à un autre. Était-ce son imagination, où les regards se tournaient ils réellement sur leur passage ? Aimée était peut-être plus connue et appréciée qu'elle n'aurait pu le penser... D'un autre côté, son amie était belle jeune fille : ses cheveux blonds ondulés encadraient un visage angélique aux yeux aussi sombres qu'expressifs, et sa posture montrait une certaine confiance en elle qui pouvait attirer bien des regards. Elles n'avaient encore jamais trop discuté de garçons, mais peut-être Élicia devait elle approfondir le sujet ? Peut-être son amie avait elle des vues sur l'un des garçons de l'école qui sait.

Après quelques sourires échangés avec des élèves inconnus, les deux amies arrivèrent enfin au point de rendez-vous. Le regard bleu d'Élicia tomba sur les Abraxans dans leur enclos, et heureusement pour elle son anxiété laissa la place à l'excitation.

- Ils sont vraiment magnifiques.
- N'est-ce pas ? Lundi tu apprendras à voler avec l'un d'eux.

Élicia ne risquait pas d'oublier le cours prévu avec Madame Vaugrenard en début de semaine suivante, car elle était aussi excitée qu'anxieuse à l'idée d'assister à pareil cours.

- Ne t'inquiète pas, ça se passera très bien. Tu as déjà voler non ?
- Bien sûr, mais un Abraxan, ce n'est pas un balai...
- Tu verras, c'est vraiment sympa. Et je serais là pour t'aider en cas de besoin.

Élicia sourit à son amie tandis que de nouveaux élèves arrivaient.

- J'espère que ça se passera bien.
- Il n'y a pas de raisons que ça se passe mal. Si tu as des questions, tu pourras toujours les poser à Madame Vaugrenard aujourd'hui, je crois qu'elle vient en balade avec nous.

La rouquine suivit le regard d'Aimée, qui balayait le groupe se formant au point de rendez-vous. Un vrai sourire se dessina sur les lèvres de la jeune fille.

- J'ai hâte que ça commence, je sens qu'on va bien s'amuser.

Le même sourire complice illumina le visage de la française, tandis qu'elles se dirigeaient ensemble vers le rassemblement.

Reducio
- Votre PJ est présent ? oui
- Nom et prénom du PNJ : Pierlot, Aimée - amie - PNJ actif
- Lien vers la fiche du PNJ : [lien]
- Intérêt d'utiliser ce(s) PNJ dans ce RP précis pour votre PJ : développer le voyage d'Élicia à Beauxbâtons, et renforcer son amitié avec l'étudiante française
Dernière modification par Élicia Caldin le 29 mars 2025, 15:44, modifié 3 fois.

Boucle d'Or, 1ère année à la GEAD
Red hair, the crown you never take off

25 sept. 2024, 23:13
De Plumes et d'Eau Claire A.S, A.N & E.C PNJ
Chaque jour qui passait à Beauxbâtons commençait de la même manière pour Aliosus : émerger du sommeil tout en ayant l'impression de se réveiller à l'intérieur d'un rêve. Pour un Serpentard habitués à l'obscurité des cachots, aux cascades de lumières glauques coulant des hautes ogives de la salle commune subaquatique, pour un œil habitué à la pierre rude et sombre d'Écosse, aux lambris, au mélange de styles gothiques et romans, aux bougies et aux braseros, Beauxbâtons semblait être le palais de cristal de Vivianne.

Après s'être ressaisi, souvent en faisant retomber sa tête sur l'oreiller probablement magique tant il supportait sa nuque de la plus parfaite des façons, il gardait un sourire béat lorsque ce n'était pas un rire nerveux qui sortait de sa gorge, un trop plein de bonheur qui avait besoin de trouver une issue. Venait ensuite la toilette, le passage délicat du coupe-chou - hors de question que les ravages pileux de la puberté s'épanouissent sous l'œil des étudiants français - le peigne enchanté qui lui faisait gagner un temps fou et qui lui permettait de prendre encore plus de précaution à son habillage. Toute cravate n'étant pas nouée parfaitement du premier coup tombait invariablement dans un panier destiné à recueillir les échecs du jour, les boutons de manchette étaient briqués de la veille au soir, les poignets mousquetaires de la chemise dépassaient d'un centimètre de la manche de la veste, pile entre la base du pouce et l'os du poignet, bien, il était présentable.

La journée s'annonçait radieuse, quel effet cela faisait il de vivre dans un environnement aussi parfait ? Aliosus s'émerveillait de chaque détail, du parquet au plafond, le moindre objet, le moindre meuble, le moindre élément d'architecture avait été pensé, créé et façonné pour plaire à l'œil. Par Merlin le moindre placard revêtait des allures de suite royale. Il savait que viendrait le moment où il prendrait le recul suffisant pour trouver les défauts de cette perfection permanente, mais il ne voulait pas se gâcher le moindre instant ici. Ici où chaque pièce, chaque allée, couloir, escalier, exhalait un parfum subtil et délicat qui contribuait à lui donner l'impression qu'il risquait de se réveiller à tout moment.

De même qu'il avait traversé le dortoir Ulula en résistant à la tentation d'y admirer chaque arbre généalogique ou chaque tableau et qu'il avait fait son possible pour ignorer les regards insistants des meutes contre lesquelles sa cousine l'avait mis en garde, renouvelant chaque jour l'exploit de ne pas se retrouver inopinément promis à un mariage d'intérêt, il traversait à présent l'allée des rosiers en résistant à la tentation de les sentir tous. Perle de Loire, A Moy que Chault, Terre d'Anjou, chacune des variétés lui tendait ses atours et ses parfums alors qu'il arrivait enfin en vue des écuries afin d'y rejoindre sa douce Alice, son amie Élicia et la correspondante de celle-ci, Aimée.

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27 sept. 2024, 11:24
De Plumes et d'Eau Claire A.S, A.N & E.C PNJ
Le reflet du miroir de la salle d’eau renvoyait à Alice l’image d’une Léonie se déhanchant avec élégance sur des notes qu’elle seule semblait entendre. Elle passait d’un pied à un autre, ses longues boucles noires volant au gré de ses mouvements. Sur la pointe des pieds, elle virevoltait, balançait ses hanches de droite à gauche avec une aisance déconcertante. Pas encore maquillée, à peine habillée, Léonie ne se souciait nullement de son retard.

Lorsque enfin Alice parvint à dompter sa crinière blanche en une tresse serrée contre son crâne, elle le daigna prêter de l’intérêt à la douce folie de son amie.
«  Serait-ce trop demander que d’attendre de toi un tant soit peu de sérieux ? » lança Alice en s’appuyant contre la vasque de marbre.
Léonie jeta un regard par dessus son épaule à Alice, ses boucles noires suivant le mouvement vif de sa tête d’une charmante manière. Elle trotta jusqu’à son amie, et se planta devant elle dans un petit bond. Sa poitrine effleura celle d’Alice qui ne bougea pas d’un iota, un fin sourire ourlant ses lèvres. Du bout des doigts, elle pinça la bretelle de la chemise de nuit qui avait glissé de l’épaule de son amie et la remis en place.

«  Hâte toi. Sans quoi, je serai dans l’obligation de partir sans toi. »

A ces mots, Léonie sourit d’un air coquin. Elle se pencha et vint frotter son nez contre celui d’Alice qui, habituée, se contenta de souffler un rire amusé. La jolie française s’écarta d’un autre bond, et se décida enfin à presser le pas.

Aliosus ne l’avait pas attendu. Alice ne lui en voudrait pas. Sans doute avait-il pensé que sa cousine s’en était allé sans lui. A cette pensée, Alice accéléra. Il était hors de question que son sang songe à une telle bêtise. Alice l’aurait attendu, patiemment, les yeux rivés vers la porte du dortoir des garçons dans l’attente de la retrouver après une nuit de séparation bien trop longue.
Léonie accéléra pour suivre Alice, son regard amusé se repaissant du regard droit et fixe d’une jeune fille contrariée.

«  Ne t’en fais donc pas, je suis persuadée qu’Aliosus était seulement pressé de revoir la charmante Élicia. N’était-ce pas sa première conquête qui était rousse ? Irida ? »

A ces mots, Alice jeta un regard en biais à Léonie. Elle souriait, la maudite, car la réaction se son amie était celle qu’elle avait attendu. «  Je plaisaaaaaante ! » lâcha t-elle dans un rire en se pressant contre le bras d’Alice. Son rire se suspendit, avant qu’elle ne reprenne sur un ton taquin : «  Je sais parfaitement que le prénom correct était Irisia. »

Alice roula des yeux, et Léonie se mît à rire à nouveau. Elle se pressa contre elle, glissant son bras autour des hanches d’Alice pour profiter tant de l’ombre de son ombrelle que des muscles figés par le mécontentement.
Alice accorda un bref regard à son amie, avant de se concentrer sur le chemin. « Je pense qu’Aliosus avait peur de prendre racine en attendant que tu daignes te préparer, et a donc préféré partir avant nous. Note que je n’hésiterai pas à lui dire qu’il t’est apparu plus important de danser avec frivolité que de t’habiller dans les temps.
Et je suis convaincu qu’il n’en aura que faire !
Et Madame Vaugrenard ?
Allons, Alice ! L’as-tu bien observé ? Je suis convaincue que Madame Vaugrenard offre ce même genre de danse à Monsieur Asselin. Peut-être même Leguizamo ! Oh, à ce sujet, j’ai complètement omis de te parler de ce que Pauline m’a confié en classe d’Art Plastique. »

Alice laissa Léonie cancaner avec entrain.
Et cela l’occupa jusqu’au point de rendez-vous.

Aliosus, Elicia et Aimée était déjà là. Par Circée, elles étaient les dernières…
Léonie se détacha aussitôt d’Alice et trotta jusqu’aux amis rassemblés. Elle se glissa dans le dos d’Aliosus, tapota son épaule gauche, et se pencha sur sa droite, un merveilleux sourire aux lèvres.
Alice roula des yeux en s’approchant. Elle ploya le genoux pour saluer l’assemblée, avant de se redresser presque aussitôt. «  Je vous présente toutes mes plus plates excuses pour ce fâcheux retard. Nous avons été… retardées. »

Léonie sourit à l’attention d’Alice, puis passa son regard de l’un à l’autre. Elle s’arrêta sur Elicia. «  Prête à enfourcher une puissante monture, Elicia ? »

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2 oct. 2024, 18:47
De Plumes et d'Eau Claire A.S, A.N & E.C PNJ
Les deux amies avaient été les premières à arriver, parmi le petit groupe qu'ils formaient avec Aliosus, Alice et son amie Léonie. Aimée en avait alors profité pour lui désigner du doigt chacun des Abraxans présents, lui expliquant par la même occasion les expériences qu'elle avait pu avoir avec ces derniers.

- Tu vois, celui là ? Aimée montrait un élégant équidé, au regard intelligent et aux ailes particulièrement... Eh bien, grandes. Très grandes. Celui-là c'est Bayard, je l'ai monté quelques fois et...

La française s'était arrêté en fixant un point derrière l'épaule d'Élicia. Lorsque son sourire s'agrandit sur son visage, la rousse se retourna enfin, ses yeux tombant immédiatement sur Aliosus qui arrivait. Seul.

- Tiens, ton ami est là. Où est Alice ?
- J'en ai aucune idée. Mais elle ne devrait sûrement pas tarder.

Élicia se dirigea vers le Serpentard, le sourire aux lèvres. Voilà bien une des rares fois qu'ils se retrouvaient tous les deux depuis leur arrivée. Enfin, Aimée était là, mais... Alice ne lâchait pas son cousin, la jeune fille trouvait donc plutôt étonnant qu'elle ne soit pas avec lui.

- Coucou ! Bien dormi ? T'es prêt pour la chevauchée ?
- Bonjour Aliosus.

Aimée s'approcha d'elle, se posta à ses côtés, son regard balayant le chemin jusqu'à l'entrée du château, comme si elle attendait quelqu'un. Peut-être Alice.
Se fut donc elle qui les repéra la première.

- Tiens, les voilà !

Élicia se retourna pour voir Léonie s'approcher d'eux, pleine d'entrain, aussi belle que le jour de leur rencontre. La Poufsouffle se demandait toujours comment deux personnes aussi opposées qu'Alice et Léonie pouvaient être aussi proche. L'une était un véritable rayon de soleil, tandis que l'autre faisait penser à la lune, avec ses cheveux blancs, son teint d'albâtre et sa retenue.
Son regard s'attarda sur Alice tandis que Léonie s'amusait avec Aliosus. C'était encore si étrange de la revoir après tout ce temps... Il lui était encore difficile de se dire que c'était bien son ancienne camarade face à elle.

- Ne t'inquiètes pas pour ça, on est arrivées y a pas si longtemps. Comment allez-vous aujourd'hui ?

Son ton était détaché. Alice l'avait toujours un peu intimidée, surtout lorsqu'elle était la cheffe du Merlin, mais elle ne voulait pas que ça se ressente durant son voyage, pas alors qu'elle était là pour profiter, découvrir, et pour représenter Poudlard convenablement.
Élicia releva le regard, chercha celui d'Aimée, mais cette dernière était concentrée sur... Sur Léonie. Léonie qui lui posait une question justement.

- Oui ! J'ai hâte. Mais honnêtement ça fait un peu peur aussi. Ils sont si grands.

Elle aurait pu montrer plus de confiance en elle, mais cette fois il lui avait semblé plus approprié de dire la vérité. Et puis, elle n'avait pas à avoir honte, les trois jeunes filles avaient l'habitude et étaient passées par là. Elle, elle découvrait, alors elle se laisserait porter.
Élicia le sentait, ça serait pour bientôt : les derniers participants de la balade arrivaient, et bientôt un groupe se formerait pour écouter les consignes. Alors il lui faudrait monter sur un Abraxan, et elle s'en doutait, la tâche n'allait pas être aisée.

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27 juil. 2025, 23:32
De Plumes et d'Eau Claire A.S, A.N & E.C PNJ
Alice n'était pas là, et cette soudaine absence déstabilisa le jeune homme. Malgré les splendeurs tant à n'en plus finir qu'elles donnaient le tournis, malgré la plus jouissive sollicitation du moindre de ses sens par chaque élément imaginable de son nouvel environnement, du chant clair du vent montagneux qui semblait clamer à chaque instant les qualités de chaque élève ayant fait ses études en ce lieu à l'odeur suave d'une bougie éclairant avec perfection l'environnement dans lequel elle avait été placée avec un soin et une attention qui défiait l'entendement, malgré tout les "Oh" et les "Ah" tué dans la gorge d'Aliosus afin de ne pas exaspérer qui que ce soit, lui le premier d'ailleurs, malgré tout cela, et bien cette absence ternissait tout. Alice était l'âme de ce domaine aux yeux de son cousin, toutes ces lettres, toute cette attente n'avaient eu pour but que ce moment, cette réunion et il lui semblait que chaque instant passé ici sans elle était un gâchis révoltant, une injustice de plus faite à leur lien indéfectible et indéfinissable qui n'aurait jamais du être rompu, par aucune distance, qu'elle enjambe une mer ou qu'il ne s'agisse d'une simple porte close les séparant la nuit.

Toutes ces pensées presque informulées s'étaient cristallisée en une seconde à peine, avant qu'Élicia et sa correspondante Aimée, ne viennent à sa rencontre. La première l'accueilli dans un sourire désarmant autant par sa franchise que par sa fraicheur, à n'en pas douter, elle aussi était atteinte du syndrome de Beauxbâtons, elle devait avoir la sensation de rêver, de voler... Certes, son «Coucou» infirmait sa théorie selon laquelle l'eau servie au domaine était enchantée et corrigeait le moindre écart de langage, théorie qui avait déjà eu du bombarda dans l'aile lorsqu'il avait rencontrée la dramatique camarade de chambrée d'Alice, Léonie. Aimée quant à elle, dans une retenue bien plus attendue, le salua comme on salut le camarade tout simplement inconnu de sa correspondante.

«Bonjour Élicia, bonjour Aimée. J'ai très bien dormi je te remercie, quant à savoir si je suis prêt... Ma foi, ce ne sera pas une première que je prend place sur le dos d'une créature volante mais... Il regarda les Abraxans majestueux, immenses. Mais c'était sur un hippogriffe, aussi je me sens de nouveau plongé dans l'inconnu.»
Le vol, encadré par l'ancien garde chasse de Poudlard, le légendaire Hagrid, avait été aussi intense que court, mais il était heureux d'avoir cette expérience malgré les différences avec la journée qu'ils allaient vivre. Il ne savait d'ailleurs pas exactement à quoi il devait s'attendre.

Il se tourna soudain vers sa gauche où un tapotement avait signalé une présence qui attendait de lui qu'il se retourna, pour ne trouver que l'absence, ce qui provoqua un rire clair et gourmand qu'il reconnu aussitôt. Léonie. Il semblait que le projet d'une journée à quatre s'éloignait à tire d'aile. Merlin soit loué, tout aussi impertinente qu'elle soit, la présence de la française annonçait à coup sur celle d'Alice dont elle semblait être l'âme damnée et le reflet contraire.

Il aurait voulu répondre bien des choses à ses excuses tout autant qu'il aurait aimé en présenter lui même pour ne pas s'être accordé avec elle à l'avance sur l'organisation de la mâtiné. Mais plus vite ce détail passait, plus vite ils sauraient profiter l'un de l'autre.
«Nous sommes réunis à présent, c'est tout ce qui importe.» Il avait omis le tous à dessein.

Sa rigueur reprit momentanément le dessus lorsqu'il sentit le début de l'activité arriver. Il ne souhaitait sous aucun prétexte manquer la moindre information ni consigne et plusieurs raisons à cela. D'une part, en présence d'autres étudiants de l'école française et surtout de professeurs, il reprenait son rôle de représentant de Poudlard tout à fait au sérieux, autant que celui de fil de Patriarche d'une nation voisine, d'autre part, il ne désirait en aucun cas sembler distrait ou pire, laxiste, aux yeux d'Alice. Enfin, il ressentait un désir net et une détermination sans faille à revenir de cette excursion vivant et si possible en entier.

Derrière lui un Abraxan s'agita et le bruit de ses sabots sur le sol fit se demander à Aliosus quel genre de dégât pouvait causer une ruade d'un équidé de la taille d'un petit éléphant.

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28 juil. 2025, 17:16
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Léonie fut la première à répondre à Elicia, dans un grand sourire merveilleux qui aurait fait fondre le cœur du plus solide des golem.

« Merveilleusement bien, très chère. J’ai ardemment attendu cette journée, avec une ferveur telle que la nuit dernière m'opposa une résistance farouche au sommeil. J'eus beau supplier Morphée de m'accueillir dans ses bras, ce dernier demeura sourd à mes prières. Il fallu le recours musclé d'une menace d'assommement pour obtenir de moi un semblant de silence ! Alice... saurais-je un jour te remercier assez ? »

Alice ignora royalement son amie à qui elle ne donnerait pas la satisfaction d’un soupir. Son cousin était là, son regard et ses mots rien que pour elle.
Oui, ils étaient réunis. Pour des heures qu’elle chérirait durant des siècles. Pour une éternité de souvenirs à chérir au quotidien comme autant de trésor d’or et de diamant.
Si la décence lui interdisait de le dire à haute voix, le sourire qu’elle tendit à son cousin parlerait pour elle.

Le monde dont elle aurait volontiers arrêter la course pour contempler la droiture de son cousin se rappela à elle. La sortie s’apprêtait à commencer.
Alice et Léonie s’inclinèrent dans une gracieuse révérence, avec tout le respect qui etait dû à leurs professeurs. Le visage à nouveau levé vers le cortège, Alice aperçu le sourire goguenard d’un Damiano qui s’approchait à pas de félin. Sur le bout de ses lèvres, Alice lu un baiser. Elle ne s’autorisa aucune grimace dégoûtée, aucune œillade indignée. Il ne méritait ni l’une ni l’autre.

Fort heureusement, il ne vint pas à leur rencontre. Il se contenta d’un gracieux signe de tête pour Aliosus, puis d’une belle révérence pour Elicia, mais il ne fit guère plus.

Les mains dans son dos, la silhouette droite comme une statu, Alice tourna légèrement la tête vers son cousin. Un éclat joueur ourlait ses yeux d’argent.

« Les Abraxans que nous montons ont tous bons caractères », annonça t-elle d’un ton calme et assuré, autant pour le rassurer que pous s’assurer qu’il continuerait à la regarder, rien qu’elle. « Néanmoins, mon sang… si l’abraxan répondant au doux nom de Séraphin nous est attribué, je te demanderai de bien rester attentif aux abords des sentiers que nous emprunterons. Séraphin est ophiophobe. »

Délicatement, ses doigts vinrent replacer une boucle d’ivoire échappée de sa longue tresse, d’un geste gracieux. Un sourire élégant souleva ses lèvres. « Ce serait assez cocasse de nous voir affublés d’un Abraxan terrifié par l’emblème même de notre maison, ne trouves-tu pas ? » La française dissimula aussitôt un sourire plus franc, plus fripon derrière sa main, ses yeux couleur mercure illuminés de malice. Il était hors de question que Mme Vaugrenard prenne son sourire pour de l’impertinence.

Enfin, Alice se souvint de l’existence d’Elicia.
Son sourire retombé, Alice consenti à lui jeter un regard.

Alice déploya une main blanches vers son cousin pour l'inviter à rejoindre le groupe à ses côtés.

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18 nov. 2025, 20:20
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Aimée avait acquiescé aux mots d'Aliosus, ses lèvres tendues dans un léger sourire.

- Les hippogriffe sont différents des Abraxans, mais tu ne seras alors pas tant dépaysagé. Je doute cependant qu'on ait l'occasion de voler. Peut-être de quelques mètres seulement si Madame Vaugrenard estime que c'est possible pour la sécurité des élèvres.

Un léger poids quitta les épaules d'Élicia à cet instant. Rien que l'idée de monter sur le dos d'une de ces créatures était assez impressionnante, mais voler l'était bien plus. Si les enseignants en charge de la sortie décidaient qu'il était peu prudent pour la sécurité de tous, et notamment des élèves étrangers, de s'élever dans les airs... Ce n'était pas plus mal. Elle aurait tout le temps d'apprendre lundi, et en attendant, ça ne l'empêcherait pas de profiter de la balade.

Un sourire éclaira le visage de la rouquine à la réponse de Léonie. Avec l'énergie dont elle bénéficiait, il n'était pas étonnant qu'elle ait du mal à s'endormir. Le tableau que la française dépeignait était plutôt comique, même si Élicia se doutait qu'Alice ne l'entendait pas de cette oreille.

A l'arrivée des professeurs, la jeune fille n'eut pas le loisir de répondre et imita, quoi que maladroitement, la référence des trois françaises. Avec tant d'année d'entrainement et d'étiquette, elle doutait pouvoir un jour arriver à les égaler, mais il n'était que politesse d'essayer, n'est-ce pas ?
Elle salua ensuite Damiano d'un sourire et d'un léger signe de tête, ne sachant jamais vraiment comment se comporter avec lui. N'était-il pas le copain d'Alice ? Son fiancé peut-être ?

A côté d'Aimée, Élicia écouta discrètement l'échange entre Alice et Aliosus sans émettre le moindre commentaire. Elle enregistra le nom de Séraphin, croisant mentalement les doigts pour ne pas avoir la malchance de tomber dessus. Faire des écarts avec un cheval devait déjà être effrayant, mais avec un abraxan... une perte de contrôle qu'elle n'était pas prête de vouloir essayer.

Puis Alice se tourna vers elle, comme si elle pouvait lire ses pensées. Un petit sourire et, une seconde plus tard, ils s'approchaient des professeurs pour attendre les consignes et que chacun des duos soit assigné à une monture.

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31 mars 2026, 10:27
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La professeure, Madame Vaugrenard, une femme au visage noble et altier au point qu'elle fit se demander à Aliosus s'il existait une possibilité pour qu'elle soit liée aux Sangblanc d'une manière ou d'une autre, établi le programme : ils monteront par deux sur les animaux et décolleront les uns à la suite des autres avant d'être rejoint par la professeure. De là, ils mèneront une excursion dans les montagnes. Cette journée prenait un tour imprévu pour Aliosus qui ne pensait pas passer autant de temps à chevaucher, mais il ne laissa pas paraitre les doutes qui commençaient à poindre dans son esprit, il ne l'avait déjà que trop fait quelques instants auparavant.

S'il ne faisait aucun doute qu'Élicia et lui seraient respectivement accompagnés sur leurs Abraxans de Aimée et d'Alice, l'entendre énoncé par la bouche de Madame Vaugrenard lui fit bondir le coeur comme un jeune poulain impétueux. Le sang battant dans ses veines, il savoura chaque instant de l'enfourchement, aussi acrobatique qu'il fut, le contact de l'animal, le cuir des lanières dans ses mains, la voix de sa cousine lui disant de monter le premier afin qu'elle s'installe derrière lui pour le laisser profiter des sensations du vol. Il n'alla pas lui dire, la taquiner là dessus n'avait rien de correct dans un moment pareil, mais il soupçonna que c'était également une manière pour elle de pouvoir se réfugier derrière lui et de s'épargner un peu de la détresse qu'elle pouvait ressentir en s'envolant. Il savait le renâclement d'Alice pour les activités de vol, aussi, par égard aux efforts qu'elle allait consentir pour ce moment privilégier, il lui revenait la responsabilité d'être son soutien le plus infaillible.

Lorsqu'il fut en assiette, l'ensemble de sa perspective changea, quelle hauteur ! On aurait presque pu se croire déjà en vol tant le garrot culminait prodigieusement. Il déglutit, pensant toujours à se maintenir droit, car il sentait ça et là quelques regards plus ou moins discret jauger sa performance à la monte. Si c'était déjà le cas maintenant, qu'en serait-il une fois en vol ?
Ces pensées s'évanouirent lorsqu'Alice le rejoint sur le dos de leur monture. La sentir si proche, son souffle presque dans sa nuque, Götter, il aurait pu fermer les yeux et s'évanouir de contentement.

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