Sors de ta cachette
Cora Claire - PNJ actif
- Noémie, je peux entrer ? Pas de réponses. Comme les derniers jours. Depuis l'annonce de la disparition de Morgan. Cora s'était assurée que sa fille mange un minimum, mais c'était devenue une huitre. Je rentre, finit-elle par décider.
L'aiglonne était encore en pyjama, assise en boule sur la chaise de bureau, qu'elle avait déplacée au niveau de la fenêtre. Son front était posée sur la surface froide, ne réagissant pas à l'intrusion.
- Noémie ?
- Mmh ?
Ce que l'adulte voulait dire mourra au bord de ses lèvres. Un "Ça va ?" n'aurait aucun sens. Non, elle n'allait pas bien, Cora non plus. Dos au mur, elle s'assit par terre, au pied de la chaise. Du bas, elle observa sa fille, cherchant à comprendre ce qu'il se passait dans sa tête. Elle voulait lui prendre sa main, la rassurer, lui dire que tout se passerait bien. Mais depuis l'avis de recherche il y avait certes du mieux, mais Noémie avait mit une distance entre elles. Une barrière invisible, que Cora n'osait pas franchir. La peur d'aller trop loin. De la perdre pour de bon.
- Tu veux inviter Charlotte ? Peut-être que ça te ferait du bien ? tenta-t-elle. La seule réponse qu'elle obtint de l'adolescente fut un non de la tête. Elle cala son crâne contre le mur, ses mains se serrant entre elles. À quel moment avaient-elles autant déviées l'une de l'autre ? Cora ravala ses larmes.
- Tu veux aller un peu chez Jon ? Te changer les idées ? Je te préviendrais si on a du nouveau.
- Tu veux être seule?
La voix de l'aiglonne était rauque. Les yeux de Cora s'écarquillèrent. Noémie pensait qu'elle voulait se débarasser d'elle ? Elle se redressa d'un coup, cherchant le regard de sa fille du sien, mais il était rivée sur un point de l'immeuble d'en face.
- Non, je ...
- Tu veux inviter quelqu'un que je ne dois pas voir ? coupa Noémie, qui baissa d'un coup ses yeux vers ceux de sa mère. Cette dernière ne savait comment interpréter ce qui s'y trouvait, de la colère c'était évident, une attente de mots qu'elle ne connaissait pas. Elle se compta de faire non de la tête, avant de détourner ses yeux. Dans un vieux réflexe de sa propre adolescence, elle commença à se mordiller la peau autour de ses ongles. Voilà des années qu'elle n'avait plus fait ça. Quels mots utiliser quand aucun ne correspondait ? Quand ils étaient mal interprétés ? Comment lui dire qu'elle voulait juste qu'elle aille mieux, qu'elle peut lui parler, que dans ce genre de moments, on doit être solidaire ? Que si ce n'était pas auprès d'elle qu'elle souhaite se confier, ça peut être auprès de quelqu'un d'autres. Qu'elle ne lui en tiendrait pas rigueur.
- Je pensais juste que ça te ferait peut-être du bien... murmura-t-elle.
Un souffle s'échappa de Noémie, un demi-rire triste. Le silence reprit sa place, prenant tout l'espace. Cora avait l'impression qu'il appuyait sur sa poitrine, contraignant toute paroles dans ses poumons, sa gorge. Qu'il l'enserrait, englobait sa fille la rendant inaccessible.
- Tes grand-parents ? demanda-t-elle d'une voix étranglée.
- Si tu veux que je m'en aille je le ferais. Si non, laisse-moi tranquille, conclua Noémie, retournant à son observation de la rue.
Une boule dans la gorge, du plomb dans les membres, un nuage de méthane dans l'esprit, Cora se leva.
- Ok. Hésites pas si tu as besoin de quoi que ce soit, dit-elle avant de se diriger vers la porte. L'espoir que Noémie l'arrête, accepte enfin d'ouvrir une porte, une fenêtre, un judas, quelque chose. Espoir qui mourru quand elle atteignit enfin le couloir, et qu'elle referma doucement la chambre de sa fille. Un sanglot resta au fond de ses entrailles, qu'elle se décida à empoisonner avec de la nicotine et du tabac, dans un mégot qui rejoindra la montagne construites ces derniers jours, dans un cendrier qu'elle était trop fatiguée pour le vider.
3a88fe-Marrainage
6ème année RP- préfète INRP de Septembre 2047 à Février 2048 et de nouveau à partir du 17 Avril 2051
7 Aout 2050 - Après-midi
Appartement de Cora Claire
Appartement de Cora Claire
- Noémie, je peux entrer ? Pas de réponses. Comme les derniers jours. Depuis l'annonce de la disparition de Morgan. Cora s'était assurée que sa fille mange un minimum, mais c'était devenue une huitre. Je rentre, finit-elle par décider.
L'aiglonne était encore en pyjama, assise en boule sur la chaise de bureau, qu'elle avait déplacée au niveau de la fenêtre. Son front était posée sur la surface froide, ne réagissant pas à l'intrusion.
- Noémie ?
- Mmh ?
Ce que l'adulte voulait dire mourra au bord de ses lèvres. Un "Ça va ?" n'aurait aucun sens. Non, elle n'allait pas bien, Cora non plus. Dos au mur, elle s'assit par terre, au pied de la chaise. Du bas, elle observa sa fille, cherchant à comprendre ce qu'il se passait dans sa tête. Elle voulait lui prendre sa main, la rassurer, lui dire que tout se passerait bien. Mais depuis l'avis de recherche il y avait certes du mieux, mais Noémie avait mit une distance entre elles. Une barrière invisible, que Cora n'osait pas franchir. La peur d'aller trop loin. De la perdre pour de bon.
- Tu veux inviter Charlotte ? Peut-être que ça te ferait du bien ? tenta-t-elle. La seule réponse qu'elle obtint de l'adolescente fut un non de la tête. Elle cala son crâne contre le mur, ses mains se serrant entre elles. À quel moment avaient-elles autant déviées l'une de l'autre ? Cora ravala ses larmes.
- Tu veux aller un peu chez Jon ? Te changer les idées ? Je te préviendrais si on a du nouveau.
- Tu veux être seule?
La voix de l'aiglonne était rauque. Les yeux de Cora s'écarquillèrent. Noémie pensait qu'elle voulait se débarasser d'elle ? Elle se redressa d'un coup, cherchant le regard de sa fille du sien, mais il était rivée sur un point de l'immeuble d'en face.
- Non, je ...
- Tu veux inviter quelqu'un que je ne dois pas voir ? coupa Noémie, qui baissa d'un coup ses yeux vers ceux de sa mère. Cette dernière ne savait comment interpréter ce qui s'y trouvait, de la colère c'était évident, une attente de mots qu'elle ne connaissait pas. Elle se compta de faire non de la tête, avant de détourner ses yeux. Dans un vieux réflexe de sa propre adolescence, elle commença à se mordiller la peau autour de ses ongles. Voilà des années qu'elle n'avait plus fait ça. Quels mots utiliser quand aucun ne correspondait ? Quand ils étaient mal interprétés ? Comment lui dire qu'elle voulait juste qu'elle aille mieux, qu'elle peut lui parler, que dans ce genre de moments, on doit être solidaire ? Que si ce n'était pas auprès d'elle qu'elle souhaite se confier, ça peut être auprès de quelqu'un d'autres. Qu'elle ne lui en tiendrait pas rigueur.
- Je pensais juste que ça te ferait peut-être du bien... murmura-t-elle.
Un souffle s'échappa de Noémie, un demi-rire triste. Le silence reprit sa place, prenant tout l'espace. Cora avait l'impression qu'il appuyait sur sa poitrine, contraignant toute paroles dans ses poumons, sa gorge. Qu'il l'enserrait, englobait sa fille la rendant inaccessible.
- Tes grand-parents ? demanda-t-elle d'une voix étranglée.
- Si tu veux que je m'en aille je le ferais. Si non, laisse-moi tranquille, conclua Noémie, retournant à son observation de la rue.
Une boule dans la gorge, du plomb dans les membres, un nuage de méthane dans l'esprit, Cora se leva.
- Ok. Hésites pas si tu as besoin de quoi que ce soit, dit-elle avant de se diriger vers la porte. L'espoir que Noémie l'arrête, accepte enfin d'ouvrir une porte, une fenêtre, un judas, quelque chose. Espoir qui mourru quand elle atteignit enfin le couloir, et qu'elle referma doucement la chambre de sa fille. Un sanglot resta au fond de ses entrailles, qu'elle se décida à empoisonner avec de la nicotine et du tabac, dans un mégot qui rejoindra la montagne construites ces derniers jours, dans un cendrier qu'elle était trop fatiguée pour le vider.
Dernière modification par Noémie Claire-Cornwell le 5 avr. 2026, 01:33, modifié 2 fois.
3a88fe-Marrainage
6ème année RP- préfète INRP de Septembre 2047 à Février 2048 et de nouveau à partir du 17 Avril 2051
Sors de ta cachette
Claire Johnson, Mathew Johnson-Cornwell - PNJ Simple
Jonathan Cornwell - PNJ actif
Fiche de référencement
-Donc ton ex apelle, et toi, tu rappliques directement ? demanda Claire, Mathew gazouillant dans les bras.
-Pour la quinzième fois, oui. Où sont mes clés de bagnoles ? répliqua agacée Jon, alors qu'il farfouillait le petit meuble de l'entrée, contenant toutes les clés existantes, et autre bric-à-brac que personne ne savait vraiment d'où il sortait.
-Je ne comprends pas. Franchement.
-Qu'est ce que tu ne comprends pas ? Morgan a disparu. Noémie ne sort plus de sa piaule. T'as besoin de comprendre quoi ? explosa-t-il en interrompant toutes recherches. Regardant sa compagne dans les yeux.
-Je ne comprends pas pourquoi Cora a ton numéro. Je ne comprends pas où cette gamine va à l'école. Ce qu'elle aime faire. Je ne comprends pas en quoi la disparition de cette femme est un problème, de ce que j'ai vu d'elle, c'est une très mauvaise influence sur Noémie. Je ne comprends pas comment en quinze minutes, tu te décides à partir, prépare tes affaires, me laissant seule avec Matthew.
L'homme ayant enfin mit la main sur ses clés (qui étaient dans sa poche, coupe court à toute discussions, se dirigeant vers la sortie.
-On en reparle à mon retour.
Il coupe sa faculté d'écoute, tandis que Claire appelle derrière lui.
Le trajet a été effectué avec Jonathan ruminant. Comment Claire ne pouvait-elle pas voir ? La situation était certes étrange. Découvrir sa fille quand elle a douze ans. Mais ça fait quatre ans maintenant. Ce qui l'échappe le plus, c'est pourquoi ça se passait mieux avant. Au départ, Claire acceptait, et voyait son point de vue, son besoin de se rattraper, ainsi que le temps perdu, de faire mieux. Et depuis qu'il y a Matthew... C'est une autre paire de manche. Comme si Noémie était moins sa descendance que leur fils. Une fois arrivé au pied de l'immeuble de Cora, et tourner pendant de longues minutes à la recherche d'une place, il enfourne ça dans un coin reculé de son esprit. Comment on gérait une ado déprimée ? Manifestement, son ex-copine en savait autant que lui pour l'appeler à la rescousse.
Quand il arriva dans la cuisine, c'est Cora qui succintement l'accueilli. Il était évident qu'elle non plus n'était pas dans son assiette du tout. Les boites de mouchoirs vides, et le cendriers plein témoignaient pour elle. Il ne connait pas bien la marraine de Noémie, mais il a bien vu il y a quelques années l'importance qu'elle a pour les deux femmes. Avec hâte, et le presse vers la chambre de leur fille, comme s'il était la solution miracle.
Calant sa tête contre la porte, dans l'espoir d'entendre un bruit quelconque, il toque. C'est sa fille en pyjama, les cheveux en pagaille qui lui ouvre, elle aussi sur les nerfs.
-" Quoi encore ?" explose-t-elle, avant de voir que ce n'est pas Cora. "Jon ?"
Ses yeux sont cernés, son teint pâle, et il est évident qu'elle a perdu du poids.
-Hey.
-Qu'est ce que tu fais là ?
-Ta mère.
Le regard gris de Noémie part en direction du sol, puis de sa chambre qu'il peut apercevoir derrière son épaule, avant qu'elle ne s'efface pour le laisser entrer. Son lit est maculé de livres ouverts à des pages différentes.
-Tu lis quoi ?
Un long silence s'étire tandis qu'il pénètre la pièce. Noémie est debout, l'observant comme si elle était un animal traqué. Il sait d'avance qu'elle choisit avec soin ses mots, cherchant comment cacher au mieux ce qu'elle fait.
-Des livres d'histoires.
Pourquoi diable a-t-elle hésité pour ça ? Il en attrape un au hasard, voyant que ça parle d'écoles dont il n'a jamais entendu parlé, de tournois des trois sorciers, et autres bizarreries de ce monde qu'il connait mal. Reposant le livre là où il était, il trouve un coin de lit inutilisé, et s'assied dessus, faisant face à Noémie qui s'est adossé à son bureau, bras croisés, le toisant. Jonathan ne sait pas par quel bout commencer. Le faire dynamiquement ? La forcer à prendre une douche (ce qui ne lui ferait pas de mal), et une balade dans un parc (idem) ? Parler de la perte, des étapes du deuil (qui n'en était peut-être pas un ?) ? Lui conseiller d'aller voir un psy ? Est-ce que même les sorciers avaient l'équivalent ? Comment gérer un problème qui se passe dans un monde qui n'est pas le sien. Nul besoin au final, elle prends la parole.
-Sérieusement. Tu fais quoi ici ?
-C'est évident non ?
-Je vais bien. T'as fais le trajet pour rien. Va rejoindre ta femme et ton fils.
Cora l'avait prévenu. Leur fille était devenu blessante. L'adulte se rappela que c'était juste un moyen de repousser les gens, qu'elle ne le pensait pas, ou du moins pas réellement.
-Ils ont moins besoin de moi que toi, dit-il d'une voix douce. Il aimerait rajouter qu'il est là pour elle, parce qu'elle est importante, mais tout ça se meurt. Ce n'est pas sa fille devant lui, mais un mur.
-Matthew ne peut pas manger tout seul, se changer seul, permet-moi de refuter.
-Tu sais quoi ? Peut-être. Mais Matthew est trop jeune pour aller au cinéma. Et je ne t'y ai jamais emmené. Une expérience de mordu ...
-Moldu.
-pour toi.
Le programmeur sent les épaules de Noémie s'affaisser. Comme si l'idée de se laver, s'habiller, sortir, faire quelque chose était une tache harassante. Instinctivement, il la voit faire non de la tête, refusant de croiser son regard.
-Non négociable. Tu peux prendre un de tes bouquins d'histoires pour la queue.
Il l'a plus trainé qu'autre chose au cinéma. Et au final, dès que les lumières furent éteintes, la jeune fille s'endormit. La seule chose qu'elle retiendra, c'est que les sièges de cinémas sont confortables.
3a88fe-Marrainage
6ème année RP- préfète INRP de Septembre 2047 à Février 2048 et de nouveau à partir du 17 Avril 2051
Jonathan Cornwell - PNJ actif
Fiche de référencement
15 Aout 2050 - Matinée
Birmingham
Birmingham
-Donc ton ex apelle, et toi, tu rappliques directement ? demanda Claire, Mathew gazouillant dans les bras.
-Pour la quinzième fois, oui. Où sont mes clés de bagnoles ? répliqua agacée Jon, alors qu'il farfouillait le petit meuble de l'entrée, contenant toutes les clés existantes, et autre bric-à-brac que personne ne savait vraiment d'où il sortait.
-Je ne comprends pas. Franchement.
-Qu'est ce que tu ne comprends pas ? Morgan a disparu. Noémie ne sort plus de sa piaule. T'as besoin de comprendre quoi ? explosa-t-il en interrompant toutes recherches. Regardant sa compagne dans les yeux.
-Je ne comprends pas pourquoi Cora a ton numéro. Je ne comprends pas où cette gamine va à l'école. Ce qu'elle aime faire. Je ne comprends pas en quoi la disparition de cette femme est un problème, de ce que j'ai vu d'elle, c'est une très mauvaise influence sur Noémie. Je ne comprends pas comment en quinze minutes, tu te décides à partir, prépare tes affaires, me laissant seule avec Matthew.
L'homme ayant enfin mit la main sur ses clés (qui étaient dans sa poche, coupe court à toute discussions, se dirigeant vers la sortie.
-On en reparle à mon retour.
Il coupe sa faculté d'écoute, tandis que Claire appelle derrière lui.
Quelques heures plus tard- Londres
Le trajet a été effectué avec Jonathan ruminant. Comment Claire ne pouvait-elle pas voir ? La situation était certes étrange. Découvrir sa fille quand elle a douze ans. Mais ça fait quatre ans maintenant. Ce qui l'échappe le plus, c'est pourquoi ça se passait mieux avant. Au départ, Claire acceptait, et voyait son point de vue, son besoin de se rattraper, ainsi que le temps perdu, de faire mieux. Et depuis qu'il y a Matthew... C'est une autre paire de manche. Comme si Noémie était moins sa descendance que leur fils. Une fois arrivé au pied de l'immeuble de Cora, et tourner pendant de longues minutes à la recherche d'une place, il enfourne ça dans un coin reculé de son esprit. Comment on gérait une ado déprimée ? Manifestement, son ex-copine en savait autant que lui pour l'appeler à la rescousse.
Quand il arriva dans la cuisine, c'est Cora qui succintement l'accueilli. Il était évident qu'elle non plus n'était pas dans son assiette du tout. Les boites de mouchoirs vides, et le cendriers plein témoignaient pour elle. Il ne connait pas bien la marraine de Noémie, mais il a bien vu il y a quelques années l'importance qu'elle a pour les deux femmes. Avec hâte, et le presse vers la chambre de leur fille, comme s'il était la solution miracle.
Calant sa tête contre la porte, dans l'espoir d'entendre un bruit quelconque, il toque. C'est sa fille en pyjama, les cheveux en pagaille qui lui ouvre, elle aussi sur les nerfs.
-" Quoi encore ?" explose-t-elle, avant de voir que ce n'est pas Cora. "Jon ?"
Ses yeux sont cernés, son teint pâle, et il est évident qu'elle a perdu du poids.
-Hey.
-Qu'est ce que tu fais là ?
-Ta mère.
Le regard gris de Noémie part en direction du sol, puis de sa chambre qu'il peut apercevoir derrière son épaule, avant qu'elle ne s'efface pour le laisser entrer. Son lit est maculé de livres ouverts à des pages différentes.
-Tu lis quoi ?
Un long silence s'étire tandis qu'il pénètre la pièce. Noémie est debout, l'observant comme si elle était un animal traqué. Il sait d'avance qu'elle choisit avec soin ses mots, cherchant comment cacher au mieux ce qu'elle fait.
-Des livres d'histoires.
Pourquoi diable a-t-elle hésité pour ça ? Il en attrape un au hasard, voyant que ça parle d'écoles dont il n'a jamais entendu parlé, de tournois des trois sorciers, et autres bizarreries de ce monde qu'il connait mal. Reposant le livre là où il était, il trouve un coin de lit inutilisé, et s'assied dessus, faisant face à Noémie qui s'est adossé à son bureau, bras croisés, le toisant. Jonathan ne sait pas par quel bout commencer. Le faire dynamiquement ? La forcer à prendre une douche (ce qui ne lui ferait pas de mal), et une balade dans un parc (idem) ? Parler de la perte, des étapes du deuil (qui n'en était peut-être pas un ?) ? Lui conseiller d'aller voir un psy ? Est-ce que même les sorciers avaient l'équivalent ? Comment gérer un problème qui se passe dans un monde qui n'est pas le sien. Nul besoin au final, elle prends la parole.
-Sérieusement. Tu fais quoi ici ?
-C'est évident non ?
-Je vais bien. T'as fais le trajet pour rien. Va rejoindre ta femme et ton fils.
Cora l'avait prévenu. Leur fille était devenu blessante. L'adulte se rappela que c'était juste un moyen de repousser les gens, qu'elle ne le pensait pas, ou du moins pas réellement.
-Ils ont moins besoin de moi que toi, dit-il d'une voix douce. Il aimerait rajouter qu'il est là pour elle, parce qu'elle est importante, mais tout ça se meurt. Ce n'est pas sa fille devant lui, mais un mur.
-Matthew ne peut pas manger tout seul, se changer seul, permet-moi de refuter.
-Tu sais quoi ? Peut-être. Mais Matthew est trop jeune pour aller au cinéma. Et je ne t'y ai jamais emmené. Une expérience de mordu ...
-Moldu.
-pour toi.
Le programmeur sent les épaules de Noémie s'affaisser. Comme si l'idée de se laver, s'habiller, sortir, faire quelque chose était une tache harassante. Instinctivement, il la voit faire non de la tête, refusant de croiser son regard.
-Non négociable. Tu peux prendre un de tes bouquins d'histoires pour la queue.
Il l'a plus trainé qu'autre chose au cinéma. Et au final, dès que les lumières furent éteintes, la jeune fille s'endormit. La seule chose qu'elle retiendra, c'est que les sièges de cinémas sont confortables.
3a88fe-Marrainage
6ème année RP- préfète INRP de Septembre 2047 à Février 2048 et de nouveau à partir du 17 Avril 2051