Quand le tonnerre gronde
Le cri de l’esprit frappeur éclata dans la salle comme une détonation. Lonely se figea aussitôt, bien plus violemment qu’à cause du tonnerre. Son cœur fit un bond douloureux contre ses côtes. Cette fois, ce n’était pas l’orage qui lui faisait peur mais l'idée d'être punie, qu'Alma se fasse punir par sa faute ET qu'on apprenne sa peur honteuse. On allait venir, on allait les trouver. Et tout le monde saurait qu’elle s’était cachée sous une table parce qu’elle avait peur du tonnerre.
Ses doigts se crispèrent sur la main d’Alma. Elle avait envie de disparaître, de se dissoudre dans les ombres. Elle imaginait déjà les regards, les questions, peut-être même les rires. La honte lui serra la gorge plus fort que la peur de l’orage. Elle secoua la tête, les larmes menaçant de revenir. Non, pas ça, pas maintenant, pitié...
Puis, au loin, le rire de l’esprit frappeur s’éloigna à travers les murs, et dans le silence qui suivit, Lonely prit une décision presque instinctive. Rester ici, attendre qu’un professeur arrive et les surprenne ? C’était impossible ! Elle inspira brusquement et se tourna vers Alma, les yeux encore brillants mais déterminés.
- On… on doit partir. Maintenant et vite.
Sa voix tremblait, mais il y avait dedans une urgence nouvelle. Elle se redressa, toujours accrochée à la main d’Alma, son louveteau serré contre elle. Un éclair illumina la pièce ; cette fois, elle ne sursauta pas.
La peur était là, oui, mais dépassée par quelque chose de plus fort : l’envie de ne pas être humiliée.
Sans vraiment réfléchir davantage, elle entraîna Alma hors de leur cachette. Ses pieds nus touchèrent le sol froid, mais elle ne s’arrêta pas. Elle jeta un regard vers la porte, le cœur battant à tout rompre. Si elles couraient maintenant, peut-être qu’elles atteindraient les escaliers avant qu’un adulte ne surgisse, mais où pouvait-elle aller ??
- Viens ! chuchota-t-elle avec une énergie fébrile.
Et, toujours main dans la main, Lonely s’élança hors de la salle, traversant le couloir sombre au rythme de la pluie et du tonnerre, fuyant autant la punition que le regard des autres.
@Alma Spencer et @Luke Darcy-Mountbatten
Ses doigts se crispèrent sur la main d’Alma. Elle avait envie de disparaître, de se dissoudre dans les ombres. Elle imaginait déjà les regards, les questions, peut-être même les rires. La honte lui serra la gorge plus fort que la peur de l’orage. Elle secoua la tête, les larmes menaçant de revenir. Non, pas ça, pas maintenant, pitié...
Puis, au loin, le rire de l’esprit frappeur s’éloigna à travers les murs, et dans le silence qui suivit, Lonely prit une décision presque instinctive. Rester ici, attendre qu’un professeur arrive et les surprenne ? C’était impossible ! Elle inspira brusquement et se tourna vers Alma, les yeux encore brillants mais déterminés.
- On… on doit partir. Maintenant et vite.
Sa voix tremblait, mais il y avait dedans une urgence nouvelle. Elle se redressa, toujours accrochée à la main d’Alma, son louveteau serré contre elle. Un éclair illumina la pièce ; cette fois, elle ne sursauta pas.
La peur était là, oui, mais dépassée par quelque chose de plus fort : l’envie de ne pas être humiliée.
Sans vraiment réfléchir davantage, elle entraîna Alma hors de leur cachette. Ses pieds nus touchèrent le sol froid, mais elle ne s’arrêta pas. Elle jeta un regard vers la porte, le cœur battant à tout rompre. Si elles couraient maintenant, peut-être qu’elles atteindraient les escaliers avant qu’un adulte ne surgisse, mais où pouvait-elle aller ??
- Viens ! chuchota-t-elle avec une énergie fébrile.
Et, toujours main dans la main, Lonely s’élança hors de la salle, traversant le couloir sombre au rythme de la pluie et du tonnerre, fuyant autant la punition que le regard des autres.
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@Alma Spencer et @Luke Darcy-Mountbatten
Quand le tonnerre gronde
Il était extrêmement rare de voir Luke enfreindre une règle du règlement de Poudlard. Extrêmement. Et c'était toujours, ou quasiment, involontaire. Cette fois-ci, il s'était tout bonnement endormi dans la salle de cours déserte dans laquelle il s'était installé pour travailler son devoir. Et comble de la misère, lorsque sa tête était tombée de sommeil, il avait renversé son encrier... et ressemblait donc, ainsi plongé dans les bras de Morphée, à un Na'vi ensommeillé.
Alors, lorsque l'inconfort de la position l'eût réveillé, et qu'il eût pu reprendre ses esprits, les quelques instants de brume du réveil passé, un regard sur sa montre glissé, il ne savait vraiment que faire. Ou bien rentrer très discrètement sans gêner personne dans la direction des dortoirs, ou bien même signaler son infraction à une autorité. Mais laquelle ? Il n'allait pas réveiller quelqu'un à l'heure de la nuit actuelle. Ou alors, il signalerait demain. Mais sur quelle base ? Le blond avait tellement la tête du garçon sage qu'il était qu'on lui rirait sans doute au nez. Et il n'aurait aucune preuve à fournir pour dire qu'il avait enfreint le règlement. Car dans son dortoir, la règlement tacitement acceptée voulait qu'on se couvrait.
Bref, le blond n'aimait pas du tout la situation dans laquelle il se trouvait. Il hésitait également, une fois les Tergeo pour réparer les questions de taches laissées sur la table par les encriers jetés, sur la démarche à adopter pour rentrer : fallait-il troquer sa démarche droite pour une démarche plus incognito et feutrée ? Mais il n'aimait pas l'idée de se faire trouver en donnant l'impression qu'il avait quelque chose à cacher - autre que ce carton entier de parchemins avec toutes ses recherches sur les flux magiques qu'il tenait dans les mains. Et qu'il ne voulait vraiment pas se faire faire confisquer. Mais ne voulait pas non plus laisser sans surveillance dans une salle abandonnée même pour une nuit très écourtée.
Il le tenait encore alors qu'il venait de se lever et de sortir dans le couloir ombré. Tenait, car un immense fracas, imprévu au coeur de la nuit, le fit le lâcher. Ajoutant un giga patatra de chute d'un grand carton chargé sur le sol aux cris et échos des cris de Peeves résonnants déjà tout autour et dans sa tête encore fatiguée.
Sans même parler du fait que maintenant, très exactement 5 des 17 grands parchemins que le carton contenait avaient, avec le renversement du carton, roulé dans des directions différentes de ce long couloir où il se trouvait. Après avoir soigneusement opéré ce décompte, Luke commença donc à les rassembler un par un, les sourcils froncés. Un, deux... et les trois derniers le conduisaient droit devant... des pieds. En mouvement. Prêts à les écraser.
*Stoooop !*
Mais au secours, quelle apocalypse que cette nuit.
Lucky Luke (crédits Nélya), Luke Skyponger (crédits Drelall) -HRP : Lucky Charm, crédits Thomas- Logical, oh, responsible Gryffindor - Oh, clinical, intellectual, cynical... - Respectable, presentable, a vegetable !
Alors, lorsque l'inconfort de la position l'eût réveillé, et qu'il eût pu reprendre ses esprits, les quelques instants de brume du réveil passé, un regard sur sa montre glissé, il ne savait vraiment que faire. Ou bien rentrer très discrètement sans gêner personne dans la direction des dortoirs, ou bien même signaler son infraction à une autorité. Mais laquelle ? Il n'allait pas réveiller quelqu'un à l'heure de la nuit actuelle. Ou alors, il signalerait demain. Mais sur quelle base ? Le blond avait tellement la tête du garçon sage qu'il était qu'on lui rirait sans doute au nez. Et il n'aurait aucune preuve à fournir pour dire qu'il avait enfreint le règlement. Car dans son dortoir, la règlement tacitement acceptée voulait qu'on se couvrait.
Bref, le blond n'aimait pas du tout la situation dans laquelle il se trouvait. Il hésitait également, une fois les Tergeo pour réparer les questions de taches laissées sur la table par les encriers jetés, sur la démarche à adopter pour rentrer : fallait-il troquer sa démarche droite pour une démarche plus incognito et feutrée ? Mais il n'aimait pas l'idée de se faire trouver en donnant l'impression qu'il avait quelque chose à cacher - autre que ce carton entier de parchemins avec toutes ses recherches sur les flux magiques qu'il tenait dans les mains. Et qu'il ne voulait vraiment pas se faire faire confisquer. Mais ne voulait pas non plus laisser sans surveillance dans une salle abandonnée même pour une nuit très écourtée.
Il le tenait encore alors qu'il venait de se lever et de sortir dans le couloir ombré. Tenait, car un immense fracas, imprévu au coeur de la nuit, le fit le lâcher. Ajoutant un giga patatra de chute d'un grand carton chargé sur le sol aux cris et échos des cris de Peeves résonnants déjà tout autour et dans sa tête encore fatiguée.
Sans même parler du fait que maintenant, très exactement 5 des 17 grands parchemins que le carton contenait avaient, avec le renversement du carton, roulé dans des directions différentes de ce long couloir où il se trouvait. Après avoir soigneusement opéré ce décompte, Luke commença donc à les rassembler un par un, les sourcils froncés. Un, deux... et les trois derniers le conduisaient droit devant... des pieds. En mouvement. Prêts à les écraser.
*Stoooop !*
Mais au secours, quelle apocalypse que cette nuit.
Vous avez un Luke-au-visage-bleu-encrier à quatre pattes avec son carton à une dizaine de pas devant vous, et trois parchemins à vos pieds!
Lucky Luke (crédits Nélya), Luke Skyponger (crédits Drelall) -HRP : Lucky Charm, crédits Thomas- Logical, oh, responsible Gryffindor - Oh, clinical, intellectual, cynical... - Respectable, presentable, a vegetable !
Quand le tonnerre gronde
Lonely s’élança dans le couloir, la main d’Alma serrée dans la sienne, le cœur battant si fort qu’elle avait l’impression qu’on pouvait l’entendre à l’autre bout du château. La pluie frappait les vitres, le tonnerre roulait encore au loin, mais tout cela passait presque au second plan. Dans sa tête, il n’y avait plus qu’une seule pensée : fuir avant qu’un professeur n’arrive.
Le couloir était sombre, seulement éclairé par quelques torches tremblantes qui projetaient de longues ombres sur les pierres. Ses pieds nus touchaient à peine le sol froid tandis qu’elle courait. Pendant quelques secondes, elle sentit encore la présence d’Alma derrière elle… puis, dans la précipitation, leurs mains se lâchèrent.
Lonely ne s’en rendit pas compte tout de suite.
Elle continua de courir, le souffle court, son louveteau serré contre elle. Ce ne fut qu’après quelques pas qu’elle réalisa que la chaleur de la main d’Alma avait disparu. Elle tourna brièvement la tête.
- Alma… ?
Mais derrière elle, il n’y avait plus personne.
L’angoisse monta immédiatement dans sa poitrine. Elle avait dû prendre une autre direction dans le couloir, ou se cacher quelque part. Le château semblait soudain beaucoup plus grand, beaucoup plus vide. Lonely ralentit une fraction de seconde, hésitant entre continuer ou revenir en arrière.
C’est à ce moment-là qu’un fracas éclata juste devant elle.
Un bruit énorme, sec, comme si quelque chose de lourd venait de tomber. Lonely pila net, le souffle coupé. Un carton venait de s’écraser sur le sol du couloir, projetant plusieurs longs parchemins qui roulèrent dans toutes les directions sur les dalles de pierre. Devant elle se tenait un élève plus âgé, penché sur le désordre qu’il venait visiblement de provoquer.
Lonely resta figée une seconde, les yeux écarquillés, son cœur cognant toujours aussi fort. Elle n’avait même pas remarqué Alma disparaître qu’elle se retrouvait déjà face à quelqu’un d’autre… en plein milieu du couloir, après le couvre-feu.
Elle prit un parchemin.
- Euh bonsoir ? Perdu toi aussi ?
Elle vit enfin son visage et éclata de rire sans le vouloir, oubliant sa peur.
- Oh pardon désolée ! Je m'attendais pas à... ça.
@Luke Darcy-Mountbatten désolé de l'attente !
Le couloir était sombre, seulement éclairé par quelques torches tremblantes qui projetaient de longues ombres sur les pierres. Ses pieds nus touchaient à peine le sol froid tandis qu’elle courait. Pendant quelques secondes, elle sentit encore la présence d’Alma derrière elle… puis, dans la précipitation, leurs mains se lâchèrent.
Lonely ne s’en rendit pas compte tout de suite.
Elle continua de courir, le souffle court, son louveteau serré contre elle. Ce ne fut qu’après quelques pas qu’elle réalisa que la chaleur de la main d’Alma avait disparu. Elle tourna brièvement la tête.
- Alma… ?
Mais derrière elle, il n’y avait plus personne.
L’angoisse monta immédiatement dans sa poitrine. Elle avait dû prendre une autre direction dans le couloir, ou se cacher quelque part. Le château semblait soudain beaucoup plus grand, beaucoup plus vide. Lonely ralentit une fraction de seconde, hésitant entre continuer ou revenir en arrière.
C’est à ce moment-là qu’un fracas éclata juste devant elle.
Un bruit énorme, sec, comme si quelque chose de lourd venait de tomber. Lonely pila net, le souffle coupé. Un carton venait de s’écraser sur le sol du couloir, projetant plusieurs longs parchemins qui roulèrent dans toutes les directions sur les dalles de pierre. Devant elle se tenait un élève plus âgé, penché sur le désordre qu’il venait visiblement de provoquer.
Lonely resta figée une seconde, les yeux écarquillés, son cœur cognant toujours aussi fort. Elle n’avait même pas remarqué Alma disparaître qu’elle se retrouvait déjà face à quelqu’un d’autre… en plein milieu du couloir, après le couvre-feu.
Elle prit un parchemin.
- Euh bonsoir ? Perdu toi aussi ?
Elle vit enfin son visage et éclata de rire sans le vouloir, oubliant sa peur.
- Oh pardon désolée ! Je m'attendais pas à... ça.
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@Luke Darcy-Mountbatten désolé de l'attente !
Quand le tonnerre gronde
Un, deux... il n'en restait plus qu'un, qui malheureusement était en train de s'envoler dans des mains étrangères, et Luke releva le regard dans l'espoir d'enfin attraper ce dernier parchemin et... fit face à un éclat de rire.
Après celui de Peeves, celui de sa camarade désormais, mais alors que tout le monde autour de lui semblait riant-radieux ce soir, il lui semblait que le cauchemar éveillé n'en finirait jamais. Il devait être fort décontenancé en tout cas, grimaçant regard perdu, fait rare pour un Gryffon qui aimait rester pleinement maître de ses expressions.
*Quoi, ma gueule, qu'est-ce qu'elle a ma gueule ?* Si Luke avait disposé de ce vocabulaire, c'est peut-être ce qui se jouait derrière son regard effaré à cet instant. Ce qui chez lui, dut se retranscrire en *Qu'a donc mon visage, qui suscite matière à observation et réaction si particulière ?*
Les mains autour de son carton auquel il ne manquait plus qu'un parchemin, il s'était relevé, et n'osait plus le lâcher. Pas de mèche en trop, pas de traces de sommeil sur sa bonne bouille de blond studieux-sérieux des milieux bourgeois cambridgiens au plus un peu je-sais-tout et un-peu-taquin, si ? Mais qu'est-ce qu'elle avait ?
Il chercha du côté de la jeune femme les motifs de ce regard prolongé : mais pas de doute, ce n'était ni de l'affection, ni du dégoût, vraiment de l'étonnement, tellement grand qu'il valait un éclat de rire franc.
Ou alors c'était une réaction de sa part qu’il n’aurait pas identifiée ? Il avait été trop émotionnel, pour sûr, d'ailleurs il étira la peau de son visage pour paraître plus neutre et se redonner petit à petit une contenance. Quel contexte social implicite avait bien pu lui échapper ? Bah ça alors. Avec sa face de lapin pris entre des phares qu'il venait à peine de corriger, il en avait avalé son bonsoir et oublié de respirer.
Lucky Luke (crédits Nélya), Luke Skyponger (crédits Drelall) -HRP : Lucky Charm, crédits Thomas- Logical, oh, responsible Gryffindor - Oh, clinical, intellectual, cynical... - Respectable, presentable, a vegetable !
Après celui de Peeves, celui de sa camarade désormais, mais alors que tout le monde autour de lui semblait riant-radieux ce soir, il lui semblait que le cauchemar éveillé n'en finirait jamais. Il devait être fort décontenancé en tout cas, grimaçant regard perdu, fait rare pour un Gryffon qui aimait rester pleinement maître de ses expressions.
*Quoi, ma gueule, qu'est-ce qu'elle a ma gueule ?* Si Luke avait disposé de ce vocabulaire, c'est peut-être ce qui se jouait derrière son regard effaré à cet instant. Ce qui chez lui, dut se retranscrire en *Qu'a donc mon visage, qui suscite matière à observation et réaction si particulière ?*
Les mains autour de son carton auquel il ne manquait plus qu'un parchemin, il s'était relevé, et n'osait plus le lâcher. Pas de mèche en trop, pas de traces de sommeil sur sa bonne bouille de blond studieux-sérieux des milieux bourgeois cambridgiens au plus un peu je-sais-tout et un-peu-taquin, si ? Mais qu'est-ce qu'elle avait ?
Il chercha du côté de la jeune femme les motifs de ce regard prolongé : mais pas de doute, ce n'était ni de l'affection, ni du dégoût, vraiment de l'étonnement, tellement grand qu'il valait un éclat de rire franc.
Ou alors c'était une réaction de sa part qu’il n’aurait pas identifiée ? Il avait été trop émotionnel, pour sûr, d'ailleurs il étira la peau de son visage pour paraître plus neutre et se redonner petit à petit une contenance. Quel contexte social implicite avait bien pu lui échapper ? Bah ça alors. Avec sa face de lapin pris entre des phares qu'il venait à peine de corriger, il en avait avalé son bonsoir et oublié de respirer.
Lucky Luke (crédits Nélya), Luke Skyponger (crédits Drelall) -HRP : Lucky Charm, crédits Thomas- Logical, oh, responsible Gryffindor - Oh, clinical, intellectual, cynical... - Respectable, presentable, a vegetable !
Quand le tonnerre gronde
Lonely resta quelques secondes avec le parchemin dans les mains, un peu penchée vers lui, encore secouée par le rire qui lui avait échappé. Elle n’avait pas voulu rire mais la situation était tellement absurde que tout était sorti d’un coup : la course dans le couloir, la peur, Peeves qui criait, et maintenant ce garçon couvert d’encre qui la regardait perplexe. Elle se demanda même si elle ne rêvait pas en ce moment même.
Peu à peu, son rire retomba.
Elle remarqua alors l’expression complètement perdue du Gryffondor. Il la fixait comme s’il essayait de comprendre un problème de mathématique. Lonely sentit immédiatement la chaleur lui monter aux joues.
- Oh non… pardon ! balbutia-t-elle en agitant légèrement le parchemin.
Elle fit un petit pas vers lui et lui tendit le rouleau qu’elle avait ramassé.
- C’est juste que… enfin… tu as un peu…
Elle fit un geste maladroit autour de son propre visage pour essayer d’expliquer. L’encre. Partout. Sur la joue, un peu sur le front. On aurait presque dit un guerrier très studieux sorti d’une bataille contre un encrier. Elle se mordit la lèvre pour ne pas rire de nouveau.
- Je me moquais pas, je te promets.
Sa voix s’adoucit aussitôt, un peu honteuse d’avoir réagi comme ça. Elle serra son louveteau contre elle d’un réflexe nerveux avant de regarder autour d’eux dans le couloir sombre. Le château semblait retenir son souffle. Au loin, on entendait encore l’orage… et peut-être l’écho très lointain du vacarme provoqué par Peeves. Son cœur se remit à battre plus vite. Ils étaient toujours dehors et après le couvre-feu.
Elle se rapprocha légèrement du Gryffondor, baissant instinctivement la voix.
- On devrait peut-être… parler moins fort. Peeves vient de crier dans tout le château qu’il y avait des élèves hors des dortoirs…
Elle se rendit soudain compte qu’elle ne voyait toujours pas Alma derrière elle. L’inquiétude traversa brièvement son regard avant qu’elle ne revienne vers le garçon.
- Et euh… oui… je crois qu’on peut dire que je suis un peu perdue... Toi aussi ?
@Luke Darcy-Mountbatten
Peu à peu, son rire retomba.
Elle remarqua alors l’expression complètement perdue du Gryffondor. Il la fixait comme s’il essayait de comprendre un problème de mathématique. Lonely sentit immédiatement la chaleur lui monter aux joues.
- Oh non… pardon ! balbutia-t-elle en agitant légèrement le parchemin.
Elle fit un petit pas vers lui et lui tendit le rouleau qu’elle avait ramassé.
- C’est juste que… enfin… tu as un peu…
Elle fit un geste maladroit autour de son propre visage pour essayer d’expliquer. L’encre. Partout. Sur la joue, un peu sur le front. On aurait presque dit un guerrier très studieux sorti d’une bataille contre un encrier. Elle se mordit la lèvre pour ne pas rire de nouveau.
- Je me moquais pas, je te promets.
Sa voix s’adoucit aussitôt, un peu honteuse d’avoir réagi comme ça. Elle serra son louveteau contre elle d’un réflexe nerveux avant de regarder autour d’eux dans le couloir sombre. Le château semblait retenir son souffle. Au loin, on entendait encore l’orage… et peut-être l’écho très lointain du vacarme provoqué par Peeves. Son cœur se remit à battre plus vite. Ils étaient toujours dehors et après le couvre-feu.
Elle se rapprocha légèrement du Gryffondor, baissant instinctivement la voix.
- On devrait peut-être… parler moins fort. Peeves vient de crier dans tout le château qu’il y avait des élèves hors des dortoirs…
Elle se rendit soudain compte qu’elle ne voyait toujours pas Alma derrière elle. L’inquiétude traversa brièvement son regard avant qu’elle ne revienne vers le garçon.
- Et euh… oui… je crois qu’on peut dire que je suis un peu perdue... Toi aussi ?
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@Luke Darcy-Mountbatten
Quand le tonnerre gronde

Luke récupéra le parchemin, et avec lui sa contenance. Avec son savoir, rien ne pouvait plus lui arriver. C'était -encore et toujours- à son savoir que Luke se raccrochait. L'esprit à nouveau conséquent, le blond glissa ses doigts sur sa joue, observa la trace sombre sur ses phalanges étendue, posa son carton de manière bien stable par terre, le temps de se jeter un Tergeo net, qui dut retirer toute trace bleue de sa peau. D'ailleurs les veines apparentes de son front dans l'état de grande surprise précédente devaient elles-aussi être en train de retrouver leur position d'aplomb normal.
"Je n'étais que temporairement désorienté." répondit le blond, hochant légèrement la tête en appui de sa réponse, dans un geste mesuré qui marquait clairement le contrôle retrouvé, alors qu'il replaçait dans la foulée bien droit et son dos, et son regard, et ses idées.
Son regard se planta d'ailleurs dans le lointain du couloir, scrutant sans exception l'état de tout, et les potentialités, pour tracer mentalement un plan qui tenait. D'ailleurs, ce regard au loin déborda lors du début de ses paroles, au milieu desquelles seulement il attacha ses yeux à ceux de sa vis-à-vis : "Si Peeves a déjà prévenu Rusard, alors il risque de patrouiller dans les couloirs les plus larges, les plus probables. Donc… éviter le Grand Escalier et tout le bâtiment central et privilégier les passages petits" -sans l'être trop, les endroits réputés "où se cacher" seraient certainement en deuxième fouillés- "et moins fortement éclairés serait plus judicieux."
Luke passa la carte mentale du château dans sa tête. Plus qu'une mémoire eidétique, il avait une mémoire architecturale, en d'autres termes une mémoire qui ne portait pas seulement sur la forme de lieux, mais aussi sur la structure profonde qui les reliait, pas que le fait que tel escalier bougeait, aussi le fait qu'il bougeait le plus souvent dans des transitions associant tel état de départ à tel état d'arrivée, avec en tête un arbre des combinaisons les plus probables correspondant à chaque ensemble de conditions fournies par le contexte.
Et le fantôme de Rusard lui aussi avait subi l'analyse critique de Luke par le passé, et faisait l'objet de cette remémoration. Obsessionnel comme le fantôme édenté était, il avait des habitudes répétées encore et encore. Expérimenté comme il était, il avait en tête les lieux à forte infraction et y concentrait son action plutôt que de se promener près du tranquillo-tranquille parterre de l'amitié ou du gentillo-gentillet bureau de psychomagie. Et puis, le fantôme avait certains invariants -de vitesse, de potentiel d'accélération, de potentiel d'endurance par la capacité et par la volonté- qui n'étaient pas si durs à repérer, pour qui l'avait déjà croisé et observé. Et croiser et observer n'étaient pas séparés chez le blond de quatrième année.
Il lui suffisait donc de combiner l'un à l'autre : les possibilités du château -qu'il fallait exploiter- et le cheminement des autorités -qu'il ne fallait pas croiser. Oui, aux yeux de Luke, éviter les intersections de trajectoires indésirées n'était à aucun niveau une question de hasard, seulement de discernement. D'avoir discerné avec précision et clarté à la fois les temps de passage et les lieux traversés. Oui, s'il croisait des trajectoires en ayant cherché à les éviter, c'était que son calcul avait eu au moins une faille qui l'avait rendu imparfait. Et les calculs étaient faits pour être parfaits, il n'y avait pas de quasi-parfait qui tenait. Quasi-parfait s'appelait raté. Et c'était tout.
"Rester ici en tout cas, c'est pas optimal. Tu avais une destination précise de ton côté ?" termina-t-il. Si elle ne répondait pas, il emboîterait le pas vers la Salle sur Demande dont il finalisait la visualisation de la trajectoire perfectionnée avec plan a, plan b, plan c. Excellent endroit pour réfléchir sans risque de voir un nouvel inconnu ou connu pas désiré débarquer façon armure morte-vivante grimaço-grinçante des nuits de l'hiver écossais, réveillée de son demi-sommeil d'éternité par la pensée ô combien horrifiante que deux enfants/ados pouvaient -cris d'orfraie intérieurs- marcher sur leurs deux pieds -ô terreur- dans un couloir -ô désespoir ! moeurs si décadentes de la jeunesse des contemporaines années !- de leur école.
Lucky Luke (crédits Nélya), Luke Skyponger (crédits Drelall) -HRP : Lucky Charm, crédits Thomas- Logical, oh, responsible Gryffindor - Oh, clinical, intellectual, cynical... - Respectable, presentable, a vegetable !
Quand le tonnerre gronde
Lonely observa en silence la réaction du Gryffondor. Lorsqu’il lança son sort pour nettoyer l’encre, elle eut un léger mouvement de recul par réflexe, les yeux suivant le geste avec curiosité. En quelques secondes, toute trace bleue disparut de son visage, comme si rien ne s’était jamais passé. Elle cligna des yeux. C’était impressionnant… et un peu intimidant aussi. Le garçon semblait avoir complètement repris le contrôle de lui-même, se redressant avec une assurance qui contrastait fortement avec la confusion qu’elle avait vue quelques instants plus tôt.
Pendant qu’il parlait, Lonely l’écouta attentivement. Enfin… elle essayait. Mais il parlait vite. Très vite. Et surtout avec une logique militaire qui la dépassait un peu. Des couloirs larges, des passages plus petits, des probabilités de patrouille… Dans sa tête, le château ressemblait plutôt à un immense labyrinthe plein de coins sombres et d’escaliers capricieux. Rien d’aussi méthodique. Elle hocha légèrement la tête malgré tout, serrant toujours son louveteau contre elle, ça l’aidait à suivre.
Quand il termina enfin, elle resta une seconde silencieuse, le regard levé vers lui, puis vers le couloir derrière elle. L’orage grondait toujours dehors, plus lointain maintenant, mais suffisant pour lui rappeler que la nuit n’était pas encore terminée.
- Une destination précise… ? Pas vraiment… A la base j'essayais de rentrer mais je me suis perdue, je suis en première année, je n'y connais rien moi et j'ai peur du tonnerre !! Et toi ? Tu essayais juste de rentrer aussi… ou c’était une expédition nocturne mal organisée ? Mais juste pour info l'heure tourne et on est loin d'être à l’abri d'une punition.
@Luke Darcy-Mountbatten
Pendant qu’il parlait, Lonely l’écouta attentivement. Enfin… elle essayait. Mais il parlait vite. Très vite. Et surtout avec une logique militaire qui la dépassait un peu. Des couloirs larges, des passages plus petits, des probabilités de patrouille… Dans sa tête, le château ressemblait plutôt à un immense labyrinthe plein de coins sombres et d’escaliers capricieux. Rien d’aussi méthodique. Elle hocha légèrement la tête malgré tout, serrant toujours son louveteau contre elle, ça l’aidait à suivre.
Quand il termina enfin, elle resta une seconde silencieuse, le regard levé vers lui, puis vers le couloir derrière elle. L’orage grondait toujours dehors, plus lointain maintenant, mais suffisant pour lui rappeler que la nuit n’était pas encore terminée.
- Une destination précise… ? Pas vraiment… A la base j'essayais de rentrer mais je me suis perdue, je suis en première année, je n'y connais rien moi et j'ai peur du tonnerre !! Et toi ? Tu essayais juste de rentrer aussi… ou c’était une expédition nocturne mal organisée ? Mais juste pour info l'heure tourne et on est loin d'être à l’abri d'une punition.
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@Luke Darcy-Mountbatten