25 janv. 2026, 01:06
Les pas dans la poudreuse  Libre 
Mercredi 25 Janvier 2051,

Il y avait de la neige ce matin, et Brynn avait suivi les traces de ce qu'il imaginait être un écureuil jusqu'aux arbres géants entrelacés. Ces mêmes arbres dont la taille du feuillage rivalisait en taille avec le terrain de Quidditch, été comme hiver. Sans doute abritaient-ils des familles entières d'écureuils et d'oiseaux en tout genre. On racontait même qu'un immense Paon Noir nichait tout en haut de leur cime, mais le troisième année ne l'avait jamais vu. Ça n'était cependant pas faute de l'avoir guetté. Peut-être que la rumeur était fausse, ou que l'oiseau était parti depuis longtemps, mais Brynn pensait qu'il était réellement là, quelque part dans l'immense feuillage : après tout, un oiseau géant dans un arbre géant, éternellement feuillu, n'était-ce pas logique ?

Le nez levé sur les troncs, le Poufsouffle songeait que si les arbres perdaient leurs feuilles à l'hiver il aurait peut-être pu apercevoir le nid en question. Et peut-être les centaines d'écureuils qu'il imaginait courir sur les branches. Mais sans doute qu'avec leurs feuilles les arbres étaient de meilleurs refuges que sans, et le jeune sorcier se plaisait tout autant à imaginer la vie grouiller entre les branches, comme dans un petit écrin isolé de l'hiver. Il aurait aimé avoir le droit de s'envoler tout là haut pour voir à quoi cela ressemblait réellement.

Il n'en avait pas le droit, cependant, et - fronçant le bout du nez - le troisième année redescendit son regard vers le sol, à la recherche d'une nouvelle piste qu'il pourrait suivre. Il y avait quelques trous par là, est-ce que c'était un oiseau qui était descendu picorer ? Un botruc aventureux qui s'était amusé dans la neige ? Et là, est-ce que c'était un chat ? Ici, pour sûr, c'était un humain, peut-être un première année. Se retournant sur ses propres traces, il étira son visage en une grimace critique : il avait laissé un gros pâté, au pied de l'arbre. Ça n'était pas très beau, comme trace. Il pouvait faire plus joli !

S'appliquant à lever bien haut les pieds avant de les reposer, le Poufsouffle entrepris de faire de grands pas espacés, s'amusant à tracer son chemin dans la neige jusqu'à ce qu'il estima avoir parcouru suffisamment de terrain pour se retourner et observer sa trace. C'était mieux ! Même s'il préférait les traces d'oiseaux.
PlopLes traces, c'était une des raisons pour lesquelles Brynn aimait la neige : elles faisaient apparaître ce qui était habituellement invisible. Ou du moins, beaucoup moins facilement visible. Observer les traces dans la neige c'était presque comme faire un voyage dans le passé, revêtir d'étranges multiplettes, et se créer de passionnantes enquêtes. Qui avait croisé qui, qui s'était arrêté où, qui s'était envolé quand ? La vie du Parc devenait palpable. Quand bien même on ne l'entendait pas autant qu'à la belle saison, la neige capturait son existence, là, sur le sol. Et même s'il savait bien que la chose restait peu probable, Brynn rêvait de découvrir quelques traces mystérieuses. Peut-être même des traces de Sombrals, créatures invisibles rendu visibles par la poudreuse !PlopAutour de lui cependant, il ne voyait guère de telles empreintes.

A cette pensée, une idée l'effleura et il fronça le bout du nez tandis qu'il l'examinait. Finalement convaincu, un sourire pointa sur son visage tandis qu'il se mettait à avancer avec une drôle de démarche, par petits pas groupés puis sautillant, consciencieusement. Objectif : trace d'oiseau géant !

Libre pour une ou deux personnes. (@Cheryl Denis, si jamais, n'hésite pas !)

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25 janv. 2026, 13:43
Les pas dans la poudreuse  Libre 
Profitant d’une matinée où la neige avait repris possession du château, Cheryl se dirigea vers le Parc. Le froid vif lui piquait la peau avec une certaine douceur et le son de ses pas étaient étouffés par les flocons cristallisés au sol.

Arrivée au Cromlech, elle s’arrêta un instant. Les pierres couronnées de neige semblaient avoir grandi. Le chemin disparaissait sous la blancheur, mais sa connaissance du parc lui permettait d’en suivre les contours invisibles, guidée par l’instinct plus que par la vue.

Le château était magnifique en cette saison. La neige adoucissait ses angles, habillait ses tours d’un bel éclat et laissait une odeur douce sur tout le domaine. Cheryl avança le sourire aux lèvres, bercée par les flocons qui se déposaient doucement sur son visage.

Un seul élément faisait défaut à ce décor : les deux arbres géants, entortillés l’un autour de l’autre pour ne former qu’un seul être. Les feuilles vertes défiant les saisons, refusaient de tomber. Cheryl se dirigea vers eux comme si elle était happée par une étrange sensation. A mesure qu’elle s’approchait, elle distinguait mieux le tronc blanc et le tronc marron des deux arbres lovés.

Puis, la neige révéla d’étranges traces sur le sol. L’une d’elles ressemblait à celles qu’elle laissait derrière elle. L’autre, en revanche, était bien plus mystérieuse. Cheryl songea d’abord à un animal, sans parvenir à en imaginer la forme. Elle s’accroupit pour observer les empreintes, puis, continua d’avancer à demi penché, suivant leur cheminement silencieux.

Au bout d’un moment, elle entendit un bruit rompre le calme. Des pas s’écrasaient dans la neige. Cheryl releva la tête et aperçut Brynn, avançant d’une manière étrange.

- Brynn ? l’interpella-t-elle.

Elle se redressa et s’approcha de lui :

- Tu as remarqué, toi aussi, ces empreintes ? dit-elle en désignant l’une d’elles.

@Brynn Wathen Merci pour cette invitation !

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6 févr. 2026, 00:06
Les pas dans la poudreuse  Libre 
Tout concentré qu'il était sur sa tâche, Brynn entendit sans vraiment les écouter les bruits de pas qui se rapprochaient de lui. Aussi, lorsque son nom retentit, il sursauta, trébuchant légèrement alors que ses deux jambes emmêlées se resserraient. Il reprit cependant rapidement son équilibre, bien assez vite pour découvrir et reconnaître Cheryl avant qu'elle ne reprenne la parole.

Lorsqu'elle le fit, un sourire joyeux s'étala d'ailleurs sur son visage, tandis qu'il s'exclamait un « Oui ! » enthousiaste.

Il aurait pu se sentir un peu gêné, d'être ainsi interrompu par quelqu'un, mais ça n'était pas le cas : il aimait bien Cheryl, depuis qu'ils avaient participé ensemble à la chasse au trésor qui était parue dans la Feuille de Lard, à la rentrée.

« C'est des traces d'oiseau géant ! »

Et si c'étaient en réalité plutôt des traces d'humain adolescent, il ne voyait pas la différence : il les avait pensées pour être des traces d'oiseau géant, alors c'en étaient forcément !

Son regard se perdit d'ailleurs sur les traces en question, son sourire s'étirant un peu tandis qu'il songeait qu'il était content de lui. Certes, de vraies traces de Paon Noir géant ne ressemblaient probablement pas à ce qu'il avait dessiné, mais tant qu'il n'avait pas aperçu de vraies traces de Paon Noir géant, il pouvait tout à fait se convaincre que c'était tout à fait ressemblant, ou au moins plausible. En tout cas, rien ne lui interdisait d'y croire, pour le moment !

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11 févr. 2026, 17:56
Les pas dans la poudreuse  Libre 
Brynn avait l’air sûr de lui quant à l’origine de ces empreintes. Il faut dire qu’il était acté qu’un oiseau vivait dans l’Arbre-Géant. Invisible de jour, ses grandes plumes noires laissées au sol ou entrevues depuis les postes d’observation de la tour d’Astronomie étaient la seule preuve de son existence.

- Le Paon Noir… murmura-t-elle.

Décidément, quand Brynn était dans les parages, un mystère n’était jamais loin. Pourtant, cette fois-ci, il n’y avait ni d’énigmes à résoudre, ni d'objets à dénicher, ni d'élèves ou de professeurs à aller voir. Ils se tenaient simplement face à une trace rare et précieuse de la faune magique. Chercher l’oiseau serait vain, mais ignorer une telle découverte serait absurde.

Cheryl refusait de laisser passer une occasion pareille.

- Il faut absolument que je dessine ces empreintes ! déclara-t-elle en se tournant vers Brynn.

N’ayant ni parchemin ni crayon sur elle, Cheryl s’excusa auprès de lui et partit au pas de course à travers le parc, interpellant les élèves qu’elle croisait. Après une bonne quinzaine de minutes à zigzaguer dans la neige, elle finit par atteindre le Parterre de l’Amitié, où quelqu’un accepta de lui prêter de quoi dessiner.

Cheryl revint aussitôt vers l’Arbre-Géant, essoufflée, les joues rougies par le froid.

- C’est bon… j’ai trouvé ce qu’il fallait, annonça-t-elle en brandissant le papier en l’air.

Elle s’accroupit près d’une empreinte, posa le parchemin sur sa cuisse pour faire appui et se mit sur son dessin. Elle n’était pas une grande artiste, mais ce genre d’esquisse entrait dans ses compétences. Elle ne cherchait pas la beauté, seulement la fidélité. Ses traits étaient rapides, parfois maladroits, mais l’essentiel y était : la forme singulière du Paon Noir.

Le froid montait dans ses orteils. Cheryl finit par se relever, souffla dans ses mains pour les réchauffer, puis rejoignit Brynn.

- Tu sais ce qu’il a de spécial cet oiseau ? demanda-t-elle. Mis à part qu’il est presque impossible à percevoir…

324 mots
@Brynn Wathen - j’ai supposé que Brynn serait toujours là après ces longues minutes d’attente..

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22 févr. 2026, 17:44
Les pas dans la poudreuse  Libre 
Cheryl connaissait visiblement le Paon noir et son murmure prolongea le sourire de Brynn. Il était assez content qu'elle reconnaisse l'énigmatique oiseau dans les traces qu'il avait dessiné.

Il ne s'attendait pas à ce qu'elle s'exclame ainsi et - lorsqu'il comprit qu'elle tournait les talons pour courir il ne savait pas vraiment où (allait-elle retourner jusqu'en salle commune ?), il hésita quelques secondes de trop à l'arrêter dans son élan. Et puisqu'il ne l'avait pas arrêtée, et qu'il n'avait de toute façon pas prévu de partir avant que la plus jeune n'arrive, il resta à l'attendre autour des traces.

Pour qu'elles soient le plus jolies possible - Cheryl avait après tout parlé de les dessiner - le Poufsouffle s'éloigna tout de même quelques instants pour chercher un bâton afin de lisser les accrocs de ses traces. On devinait en effet par endroit la trace de ses chaussures, et il ne pouvait que parfaire son œuvre en les enlevant. C'était possible cela dit que le Paon noir laisse des traces comme en marques de chaussures, mais Brynn avait décidé que non, alors ce serait non.

Quand Cheryl revint, Brynn en avait fini avec son ouvrage et s'était un peu décalé, continuant à utiliser son bâton pour faire des traces dans la neige. Cette fois, cependant, il ne s'agissait plus de pas dans la neige mais d'un dessin très approximatif d'un paon. Le nez froncé, le Poufsouffle se disait - un peu contrarié par ses tracés approximatifs - que la chose aurait été plus aisée si le modèle acceptait de venir poser.

« Oh » releva-t-il toutefois la tête en réalisant la présence de la deuxième année. « T'es allée jusqu'au Terrier ? »

Avec curiosité, il l'observa ensuite dessiner, et il se fit la réflexion qu'il pourrait peut-être faire ça lui aussi, de temps en temps : dessiner les traces des animaux qu'il voyait. C'était plus facile que de dessiner les animaux en eux-mêmes : elles comportaient moins de détail et, surtout, elles bougeaient moins. Et puis c'était joli, les traces ! Peut-être qu'il pourrait dessiner des traces tout autour de son lit, dans son dortoir ? Ou peut-être qu'ils pourraient dessiner les traces de tous les animaux de leur dortoir un peu partout ? Est-ce qu'on avait le droit de mettre de la peinture sous les pieds de leurs compagnons et les laisser déambuler dans la salle commune, pour découvrir les chemins que cela pouvait créer ?

Cheryl finit cependant pas interrompre son fil de pensée et il fronça légèrement le bout du nez, tandis qu'il répondait, les yeux perchés vers la cime de l'Arbre géant. « Il protège le château ? »

A vrai dire, il n'en était pas bien sûr. Protégeait-il le château ou bien était-il simplement là, comme l'était le Calmar ? Et le Calmar était-il simplement là ou bien protégeait-il le château ? Avait-ils réellement besoin de protecteurs ? Et que pouvait faire un oiseau géant et un calmar pour les protéger ? C'était du moins ce qu'on lui avait dit, ou ce qu'il en avait compris, alors c'est ce qu'il répéta à Cheryl. Après tout, peut-être qu'ils protégeaient la magie de Poudlard, comme l'Arbre monde ? Peut-être était-ce même eux qui avaient aidé les fantômes à revenir ? « Et quand c'était la chasse aux Sorcières, ses plumes c'était des portoloins, à la place du Poudlard Express. » Ça aussi, c'est ce qu'on lui avait dit.

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25 févr. 2026, 14:26
Les pas dans la poudreuse  Libre 
Brynn émit l’idée que l’oiseau géant protégeait le château. C’était plausible. Après tout, avec la magie, tout l’était. Mais comme tout était possible dans ce monde merveilleux, dépourvue d’arguments, l’idée la laissa quelconque. C’est comme avec les fantômes. Quand la rumeur de leur retour avait circulé, Cheryl n’y avait d’abord pas cru, pensant à une blague pour effrayer les jeunes. Mais elle fut bien obligée d’y croire, et encore plus après l’annonce officielle en janvier. Tous les fantômes étaient réapparus, car la directrice avait permis leur libération au cours de son expédition dans le Dominion. Ça, c’était une histoire incroyable. Elle se demandait si Brynn connaissait l’histoire du Dominion et de toutes ses péripéties, elle, elle ne connaissait que les grandes lignes. En tout cas, si l’école annonçait demain que cet oiseau géant était le saint protecteur de Poudlard, alors elle devra tirer son chapeau bas à Brynn pour cette brillante hypothèse.

Le Poufsouffle rapporta ensuite une information sur la Paon qui sortit Cheryl de ses pensées.

- Oh, mais c’est vrai, souffla-t-elle.

Ce que venait de dire Brynn ne lui était pas étranger. En première année, lors de ses recherches sur la politique du monde magique britannique, elle avait lu que les plumes de Paon Noir avaient servi de moyens de transport durant un temps. La jeune fille faisait à présent le lien entre cette triste époque et l’animal qui était perché dans l’arbre géant. Ses yeux étaient dirigés vers les feuilles les plus hautes de l’arbre. Une autre déduction lui vint.

- Donc, quelqu’un sait comment voir l’animal… affirma-t-elle tout en songeant à qui pouvait tenir un tel savoir. La direction de Poudlard, sûrement.

Elle reprit son esquisse pour la comparer avec les autres empreintes, mais quand son regard parcourut la neige, elle ne vit que celle qu’elle venait de dessiner. Elle était pourtant persuadée avoir vu plusieurs traces au sol quand elle était arrivée. Il y avait les traces de pas de Brynn et celles du Paon. Parce qu’il y avait plusieurs traces du Paon ? Cheryl n’était plus certaine de ce qu’elle avait vu, entre la surprise de la découverte et la course au papier et au crayon. Elle mit ses mains sur ses hanches et fronça les sourcils. Peut-être n’y avait-il qu'une seule empreinte après tout, mais cela était encore plus étrange. Le Paon ne possédait sûrement pas qu’une seule patte. Pourquoi n’y avait qu’une seule empreinte et où étaient passées les autres ?

Son regard, de plus en plus intrigué, se tourna vers celui de Brynn.

- Il y avait bien d’autres traces tout à l’heure, je n’ai pas rêvé ?

En s’avançant davantage, elle aperçut trois autres empreintes. Elle n’avait donc pas rêvé, mais leur allure la questionnait.

- Comment tu es sûr que ce sont les traces du Paon Noir ?

471 mots

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28 févr. 2026, 00:29
Les pas dans la poudreuse  Libre 
Quelqu'un savait comment voir le Paon. C'était une réflexion tout à fait pertinente et - bien que Brynn n'en ai jamais réellement douté - la remarque de Cheryl lui faisait réaliser que c'était en effet impressionnant. Sans doute que leur enseignante de SaCM savait le faire ? Et Monsieur Dawson ? Et Miss Priddy ?

« J'aimerais bien qu'on ait le droit de voler là haut. »

Puisqu'après tout, s'ils avaient eu le droit de voler dans le Parc, plus précisément jusqu'à la cime des arbres géants, sans doute qu'eux aussi auraient pu apercevoir le Paon, non ?

« On pourrait s'entraîner aux courses comme ça ! » comme si les entraînements du samedi ne suffisaient pas, dans son emploi du temps bien rempli « Oh, et on aurait pu mettre des guirlandes, pour Yule ! »

Les arbres auraient eu une sacrée allure, décorés pour Yule. Ils auraient même pu allumer des petites lanternes magiques un peu partout, ou inviter des fées ! Mais peut-être que la vie des habitants des arbres géants aurait été perturbée, s'ils avaient fait ça ? C'était possible. Et à la réflexion, c'était peut-être pour ça qu'ils n'étaient pas supposés voler dans le Parc ? Comme ils n'étaient pas supposés nager dans le Lac ?

Pendant ce temps, Cheryl semblait avoir fini de dessiner et observait les alentours avec un air circonspect que Brynn n'était pas sûr de comprendre. Incertitude qui ne s'améliora pas tout à fait lorsque la plus jeune lui posa une question sur le nombre de traces qu'elle voyait dans la neige. Est-ce qu'il y avait d'autres traces ? Comment ça d'autres traces ? En plus des leurs, de celles des petits oiseaux qu'on voyait à quelques endroits, et celles qu'il avait tracé un peu plus tôt pour ressembler à celles d'un oiseau géant ? De quelles autres traces parlait-elle ? Sans plus de précisions, il n'était pas vraiment capable de lui dire si elle avait rêvé ou non, et il ne fit qu'hausser doucement les épaules, avec une petite moue d'excuses.

« Hum... » hésita-t-il à la question suivante. « Ce sont des traces d'oiseau géant ? »

A vrai dire, il n'était pas sûr que les traces soient des traces de Paon Noir. C'était peut-être des traces de Paon-pas-Noir. Ou des traces de pas-Paon-Noir. C'était des traces d'oiseau géantes, et l'imagination faisait le reste. L'imagination faisait presque tout d'ailleurs, quand on partait de traces humaines truquées.

Ça n'étaient pourtant pas vraiment des traces d'oiseau géant, et un petit sourire, que d'aucun pourrait peut-être identifier comme malicieux, commençait à glisser sur les lèvres de Brynn. Il n'avait pas voulu tromper sa camarade, et il n'avait pas vraiment l'impression de mentir en lui répondant, prit dans son propre récit, mais si la Poufsouffle commençait à douter alors il ne pouvait que réaliser qu'il était assez fier de l'avoir entraînée avec lui quelques instants.

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11 mars 2026, 03:10
Les pas dans la poudreuse  Libre 
Le garçon se désola de ne pas pouvoir enfourcher son balai dans le parc. Il est vrai que l’interdiction de voler librement était un frein pour diverses activités, toutefois, si les gens volaient un peu partout, le paysage serait dénaturé, les animaux dérangés, et les élèves en danger. Ces derniers pourraient tomber dans le lac, se heurter au Saule Cogneur ou tenter d’aller dans la forêt interdite. Il faudrait des surveillants dans tous les recoins, et ça, Cheryl ne le voulait pas. Le parc comme le lac devaient rester des zones peu surveillées pour le bien de ses projets à venir, et parfaitement en accord avec le règlement intérieur de l’école…

Utiliser un balai pour prendre de la hauteur était une bonne idée, mais rester à proximité pourrait effrayer et pousser l’oiseau à se cacher davantage. Il fallait un endroit offrant suffisamment de hauteur pour observer la cime de l’arbre et assez loin pour que l’animal ne se sente pas observer.

- Si on ne peut pas voler dans le parc, on peut utiliser les télescopes de la tour d'astronomie ? proposa-t-elle en retour.

Tous les chemins mènent à la tour d’astronomie.

Face aux doutes qu’elle émit sur l’origine des empreintes, Brynn répéta ce qu’il avait dit plus tôt : des traces d’oiseau géant. Cela ne pouvait être que le Paon Noir, non ? Quelle autre créature pouvait se nicher là dedans ? L’arbre pouvait-il contenir deux espèces géantes ? Tracassée par l’incertitude de ce qu’elle venait de dessiner, elle ne vit pas le sourire trompeur de Brynn et l’idée d’empreintes volontairement dessinées ne la traversa pas un instant. Au contraire, elle se dit plutôt qu’Isée Cavell serait la plus à même d’identifier l’espèce. Elle ne lui avait encore jamais parlé, mais sans doute que la professeure de soins en créatures magiques serait contente d’aider des élèves dans cette tâche.

Elle se rapprocha de Brynn, son dessin à la main :

- Tu penses que Miss Cavell peut déterminer l’espèce avec ça ?

334 mots

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16 avr. 2026, 00:48
Les pas dans la poudreuse  Libre 
La proposition de Cheryl - utiliser les télescope de la tour d'Astronomie pour apercevoir le Paon Noir - avait le mérite d'être originale, et Brynn prit quelques instants pour y songer. Il n'était pas certain que cela fonctionnerait, principalement à cause des feuilles des arbres géants, mais sans doute le Paon Noir sortait-il de temps en temps et qu'un télescope permettrait de guetter plus facilement ces moments ?

« Peut-être... » répondit-il donc simplement, visiblement pensif. Il n'empêchait qu'avec un télescope de la tour d'Astronomie on ne pouvait pas mettre des guirlandes partout pour Yule, et que c'était donc moins enthousiasmant. S'il y pensait toutefois, peut-être demanderait-il à Monsieur Ingham ce qu'il pensait de cette idée d'observation du Paon Noir.

Lorsque la plus jeune se rapprocha par la suite de lui, son carnet à la main, Brynn se mordit légèrement la lèvre. La situation déclenchait en lui des sentiments contradictoires : il était enthousiasmé par l'idée d'observer un jour le Paon Noir, fier que les traces qu'il avait dessiné par simple jeu puissent être confondues avec des vraies, amusé que sa camarade n'ait pas compris la vérité et embêté en réalisant qu'il abusait de sa confiance. Comment faisait-on pour se dépêtrer d'un mensonge quand on en avait commencé un, même sans y penser ? Quand on avait maquillé la réalité avec sa version de la vérité ? Que Brynn mente était un fait tout à fait rarissime, et il ne connaissait pas vraiment ce chemin, sur lequel il était arrivé sans y prendre garde. Il découvrait, mélangé, qu'il était plus simple d'y rester.

« Peut-être ? » il n'y croyait pas vraiment, mais il était curieux de savoir ce que Miss Cavell pourrait dire à partir de ces dessins. Affirmerait-elle qu'il s'agissait sans doute possible d'une espèce qu'il aurait copié par hasard ? Plus impressionnant encore, aurait-elle été capable d'affirmer qu'il s'agissait de ses traces à lui ? Pouvait-on voir ça sur un dessin ? Il n'y croyait pas vraiment non plus. Il n'y croyait à vrai dire pas du tout. Mais l'idée restait amusante.

« Ça doit pas être facile de reconnaître les traces. »

Qu'est-ce qui ressemblait plus à une trace d'oiseau qu'une autre trace d'oiseau, finalement ? Et même lorsque deux traces étaient différentes, comment savait-on qu'il s'agissait de deux espèces différentes, et pas d'un corbeau hyperactif et un corbeau hésitant ? Un petit Paon d'un grand Paon ?

« Tu crois que si on lance un sort pour faire grandir sur un paon normal ça fait les mêmes traces que le Paon Noir ? ». Et si on agrandissait un corbeau, saurait-il se faire passer pour le célèbre oiseau géant de Poudlard ?

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16 avr. 2026, 23:55
Les pas dans la poudreuse  Libre 
Utiliser un balai ou un télescope ? Ils auraient passé des heures à faire toutes sortes d’hypothèses qu’ils n’auraient toujours pas la certitude d’avoir trouvé la bonne réponse. Seuls certains adultes l’avaient. Et pour ça, être un enfant, c’était vraiment nul. Jamais on ne partageait avec les enfants ce genre de secrets, par peur, par sécurité ou par nécessité : les raisons étaient infinies. Cheryl détestait ça. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles elle enfreignait parfois les règles, parce qu’elle estimait qu’elle aussi pouvait connaître et faire certaines choses. Cette témérité aurait pu l’envoyer à Gryffondor, mais le Choixpeau a sans doute vu quelque chose de plus profond et de plus apparenté à la noble maison des blaireaux.

Quand Cheryl lui demanda si Miss Calvell serait à même d’identifier l’espèce avec son dessin, il resta dubitatif, estimant que reconnaître des traces animales n’était pas évident. C’était juste, et encore plus avec cette esquisse dessinée à la va-vite. Pour autant, sa manière de répondre était étrange. Lors de leur chasse au trésor, il semblait plus sûr de lui. Mais Cheryl n’y fit pas allusion, car ce qui l’interpella davantage était son désintérêt, du moins son manque d’intérêt, pour l’origine des traces d’oiseaux. Il posait une autre question, comme s’il chassait la possibilité de vouloir connaître l’espèce qu’ils avaient trouvée. Trouver une preuve du Paon Noir était suffisamment incroyable pour que toute leur attention se porte dessus, pour aller voir quelqu’un, comme la spécialiste des créatures magiques, et pour informer tout Poudlard de leur découverte. Mais non. Il ne paraissait pas aussi emballé qu’elle, du moins, plus faiblement que lors de leur chasse.

Deux solutions étaient possibles : soit Brynn ne disait pas tout, soit il ne considérait pas cette trouvaille incroyable. Et puisque cacher quelque chose au sujet d’une simple trace d’oiseau n’avait aucun sens pour la jeune fille, elle choisit d’opter pour la seconde option.

- Si le Paon Noir ressemble à un paon normal, je pense qu’en le faisant grandir on obtient les mêmes traces, lui répondit-elle d’abord. Mais, tu ne penses pas quand même que cette découverte mérite qu’on le dise à quelqu’un ? Quel autre animal pourrait faire ces traces ici ? C’est pas tous les jours qu’on voit ça, non ? l’interpella-t-elle, cherchant naïvement à le convaincre.

382 mots

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