Il roule, il roule, le boursoufflet

16 Mars 2050, debut d’après midi
Couloirs
Avec @Constance Nelson
Le couloir était calme, baigné de cette lumière douce qui filtrait entre les pierres du château. Quelques parchemins traînaient sur le sol, vestiges d'un élève maladroit ou pressé. Rhéa, elle, marchait sans se presser. Il n'y avait pas réellement de raison à sa balade printanière : c'était une marche d'habitude plus que d'objectif.

Elle avait son mercredi de libre toutes les semaines, et en profitait pour se détendre de son début de semaine. Ses devoirs déjà bien rangés et scellés dans son sac, il ne lui restait plus que la partie la plus agréable de sa journée à accomplir : le repos.

La promenade avait toujours été son activité favorite. Explorer les recoins du château, errer sans réel but jusqu'à perdre ses repères, elle adorait ça. Ce jour-là, son petit compagnon poilu trottinait à ses côtés — ou plus exactement, roulait à son propre rythme quelques pas derrière elle.

Lullaby. Une boule de poils violette vaguement sphérique, aux pattes trop courtes pour sa masse et au regard obstinément vide. Il avait chipé un morceau de ruban brillant qu'il mâchonnait en silence, l'air satisfait. Il n'était pas exactement utile. Mais il était là, et c'était bien suffisant.

Rhéa l'avait adopté sur un coup de tête au chemin de traverse, et depuis, il ne la quittait plus. La suivant obstinément et inlassablement. Elle lui jeta un coup d'œil, un vague sourire attendrit sur les lèvres. Elle l'adorait autant qu'il la désespérait. Un parfait mélange.

Il roulait tranquillement, pas vraiment avec grâce. Plutôt avec cette mollesse volontaire qui le caractérisait, comme s'il jugeait que l'effort physique était indigne de lui. Sa fourrure violette tirait un peu sur l'irrégulier aujourd'hui — sans doute un mauvais sommeil ou un nid mal tassé. Elle détourna les yeux. C’était encore trop récurrent pour que la Serdaigle s’en inquiète.

300 mots
J’espère que ce début te convient ^^

"On n'apprend pas à marcher en suivant les traces des autres."
Couleur RP : #4d5f84

Il roule, il roule, le boursoufflet
La tête pleine de son visage, Constance avançait dans les couloirs un léger sourire aux lèvres. Elle venait de passer la pause de mi-journée avec Oliver qu'elle avait quitté dans le Grand Escalier. En bonne humaine responsable et respectueuse du règlement, elle devait ramener son chat Merlin au Terrier avant de rejoindre le Gallois à la Bibliothèque pour étudier - là où Merlin ne pouvait malheureusement pas les suivre.

Cela faisait un mois qu'ils s'étaient "avouer" leurs sentiments, c'était donc le début de leur relation. Tout était neuf, intimidant mais également irrésistiblement agréable. Surtout que c'était la première fois pour elle qu'elle... eh bien, qu'elle "sortait" avec quelqu'un. Elle avait cette bulle tiède dans la poitrine, cette chaleur agréable qui s'infusait comme un sachet de thé particulièrement délicieux. Contrairement à beaucoup de nouveaux couples qui passaient leur temps à se bécoter, Constance et le Serdaigle passaient surtout leurs moments ensemble à se promener, s'asseoir dans le Parc et passer du temps avec Merlin. De temps en temps, ils se rejoignaient pour étudier et cette façon tranquille d'y aller à un rythme progressif lui convenait à merveille. Il s'agissait de tous ces petits gestes "anodins" qui remplissaient son esprit. Cette main qui repoussait une mèche derrière son oreille, un regard espiègle, un sourire en coin, une nonchalance feinte... Il lui donnait des papillons dans le ventre.

Alors que les prunelles verte-grise hantaient son esprit, Constance ne s'occupait pas vraiment de ce qui l'entourait bien qu'elle glissait de temps à autre son regard vers Merlinou qui trottinait tranquillement devant elle. Le rouquin était habitué désormais des couloirs de Poudlard et comme tout chat, il était ritualisé comme une montre à gousset. Il savait déjà ce qui l'attendait : les canapés moëlleux de la Salle Commune, sûrement un copain ou deux qu'il rejoindrait, peut être un petit tour de la Serre pour voir si tout était en ordre...
Soudain, alors qu'il passait dans un rayon de soleil filtrant à travers les hautes fenêtres du couloir, éclaboussant les dalles de pierre, une vision percute sa rétine.
Une boule duveteuse. Violette qui roule, roule, roule dans sa direction.
Héhéhé, noooon... il ne fallait pas le tenter comme ça ! Qu'on aille pas lui reprocher quoique ce soit ensuite hé ho !
Le Terrier attendra.
Agile, l'impulsion pulsant dans ses coussinets, Merlin se projette en avant vers le boursoufflet inconnu. Banzaiiiiiiiii !
Freinage contrôlé devant la créature aussi grosse qu'une pomme.
T'es qui toi ?

- Merlin, non !
La voix de son humaine - qui vient tout juste de réaliser la situation, sa bulle songeuse volant en éclats - atteint tout juste ses oreilles mais le chat n'en a que pour cette boule de poils violette.
Ployant ses membres, ses moustaches frémissent, sa queue se baisse, ondulant sur le sol.
C'était bien trop tentant.

469 - ton post était très bien :happy: j'espère que cette réponse te plaît aussi :) pour le moment, Merlin n'a pas touché Lullaby... T-)

Reducio
- Votre PJ est présent ? oui
- Nom et prénom du PNJ (+ lien avec votre PJ + utilisation "actif" ou "prétexte") : Oliver Emerson, petit-ami de Constance, PNJ prétexte ici
- Lien vers la fiche du PNJ : lien vers le post
- Intérêt d'utiliser ce(s) PNJ dans ce RP précis pour votre PJ : Oliver est utilisé en mode prétexte, donne de la consistance à la situation vécue par Constance, ce qu'elle s'apprête à faire, d'où elle vient et ce qu'elle avait prévu de faire avant la situation de RP. Le Gallois fait dorénavant partie de son environnement habituel et cette mention prétexte permet de renforcer cela.

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Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's :fire:

Il roule, il roule, le boursoufflet
Lullaby roulait à quelques pas derrière Rhéa, comme à son habitude, dans un calme olympien qui lui donnait presque l’allure d’un petit prince en promenade.

De temps à autre, il poussait un petit “prrrt” contenté, inspectait une dalle de pierre, se décalait légèrement, puis reprenait sa route. Imperturbable. Comme s’il appartenait aux lieux.

Rhéa, quelques pas plus loin, ne le regardait même plus. Elle avait appris à lire ses bruits, ses silences, ses roulades hésitantes : tout allait bien.

Et puis soudain, il y eut un bruit de griffes contre la pierre. Un claquement rapide. Quelque chose qui se déplaçait vite. Trop vite.

Un chat venait de surgir à l’autre bout du couloir. Grand. Roux. Concentré. Et il fonçait droit sur lui.

Lullaby s’immobilisa.

Son ruban tomba au sol.

Il se redressa d’un coup sec, la fourrure hérissée comme une boule de chardon. Il gonfla son petit corps au maximum, prit appui sur ses pattes minuscules, et poussa un cri de guerre aussi aigu que mal assuré : “PRRRRrrrrrrrrp !”

Il fit face. Héroïque. Énorme. Prêt à défendre son honneur et son ruban.

Rhéa leva un sourcil sans ralentir. Jusqu’ici, rien de nouveau.

Mais le chat continuait d’avancer.

Pas un jeu, pas une hésitation. Il fonçait. Vite. Droit sur Lullaby.

Alors, le boursouflet paniqua.

Il se retourna brusquement, roula aussi vite qu’il put en zigzagant dans le couloir, les poils en bataille, les pattes battant le sol comme des petits balais désespérés.

Lullaby ! cria Rhéa, surprise par la course désordonnée de la créature, qui fonçait droit sur elle avec la grâce d’un tonneau lancé dans une pente.

Mais il ne l’atteignit jamais.

À quelques mètres d’elle, Lullaby freina brutalement, comme frappé d’une révélation, ses pattes glissèrent, et il s’effondra de tout son poids sur le flanc. Raide. Pattes écartées. Langue pendante.

Mort. Tragiquement. Théâtralement. Stratégiquement. Définitivement.

… ou du moins, jusqu’à ce que le danger passe.

Ton post est parfait aussi ! :grin:
Et pourtant… Lullaby panique déjà :lol:
318 mots

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Il roule, il roule, le boursoufflet
Le popotin de Merlin cesse soudain de frémir. S'il avait des sourcils, le filou qui se prenait pour un grand chasseur - juste pour rire mais quand même - les aurait froncer.
Mais j'l'ai pas touché ! J't'ai pas touché ! Pourquoi ? Pourquoi t'es tombé raide comme ça ?!
D'un coup, il se relève et jette un regard inquiet mais farouche vers son humaine qui comblait l'espace à grands pas.
- Merlin, qu'est c'que t'as fait ?! Merde ! Merlin ! Mon dieu...

Mais j'l'ai PAS touché ! Juré ! Sur la tête de mes croquettes !

Constance s'est figée, ses prunelles sont fichées sur la boule duveteuse violette. Les fins et riquiquis membres raides, la langue pendante... Pas de sang. Il... oh mon dieu... il a fait un arrêt -
... cardiaque ?!
Sans le savoir, les deux compères, l'une humaine l'autre chat, avaient pensé à la même chose. Constance était immobile, mortifiée. Toute trace de son bonheur romantique avait déserté son visage comme son être. Mortifiée. Son chat avait tué un autre être vivant. Une créature. Une créature de compagnie.
- Je suis désolée, souffle-t-elle le regard dans le vague avant de le relever avec crainte vers le visage de la jeune élève, apparemment plus jeune qu'elle.
Quelle honte. Quelle honte. Quelle horreur.
- Je suis sincèrement désolée. Il n'a jamais tué personne. Il n'a jamais... mordu personne. Il... Il...

La gorge se noue, Constance n'arrive plus à terminer quoi que ce soit. Un torrent d'émotions tourbillonnent dans sa tête formant un amalgame de détresse infinie. La peur, la honte, la mortification, l'idée que Merlin soit renvoyé à Londres, ou piiire. Puis une question, un peu honteuse certes mais qui s'impose alors à elle : ce boursoufflet, il était âgé ? Peut être que c'était un accident ! Oui ! C'était sûrement un accident ! Il n'y avait pas de sang et elle l'avait vu, Merlin qui frémissait du postérieur, prêt à bondir sur la créature. En vrai, il ne l'a pas touché. C'est un accident !

Pendant que son Humaine était en proie à de fortes agitations mentales, le félin lui passait de l'incompréhension au scepticisme pur. N'était-ce pas là un subtile mouvement de l'abdomen, là juste à cet instant ? Il... il respire ?! Il... non... il dort ?!
Du bout de la patte, lentement - hop petit coup d'oeil en coin vers Constance - le félin avance une patoune vers la boule duveteuse en effleurant à peine le bout des poils violets.
Hey, poilu, t'es vivant ?

* pour rappel, les pensées de Merlin (qui ne peut pas parler vu qu'il est... eh bien, un chat) sont en orangé clair alors que celles de Constance sont simplement en italiques ;)
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Il roule, il roule, le boursoufflet
Rhéa s’accroupit d’un geste sec, ses doigts agrippant le tissu de sa jupe.

Lullaby…

Pas de réponse, évidemment. La boule de poils était étendue de tout son long, théâtrale jusqu’au bout de ses minuscules pattes. Rhéa roula des yeux et poussa un soupir appuyé, le genre de soupir qui en disait long sur l’habitude. Elle connaissait trop bien cette scène.

Ce n’était pas la première fois qu’il se livrait à ce genre de petit théâtre. Elle pouvait presque en réciter les étapes : la menace gonflée d’orgueil, le drame, et puis — le moment où il décidait que la pièce était finie. Un léger sourire lui échappa, mélange d’exaspération et d’affection. Ridicule, mais typiquement Lullaby.

À quelques pas, la maîtresse de Merlin s’était figée, bouche entrouverte, yeux grands comme des soucoupes. Son chat, curieux et prudent, s’avançait vers la boule violette, museau frémissant, tandis que Rhéa retenait déjà son souffle, consciente du chaos imminent.

Et comme prévu, tout bascula. Lullaby bondit soudain, son corps roulant sur deux tours avant de filer à toute vitesse dans le couloir, ses pattes minuscules frappant le sol comme s’il menait une armée imaginaire. Son pelage violet formait une traînée presque comique. Il zigzaguait entre les dalles, manquant de peu un angle de mur ou un morceau de parchemin abandonné, et Rhéa ne put s’empêcher de penser qu’il y mettait tout son sérieux… pour le ridicule.

Rhéa resta figée une seconde, les yeux ronds, avant de pousser un grognement presque muet.

Lullaby !

Elle se redressa d’un coup sec, leva brièvement les yeux au plafond comme pour invoquer un peu de patience, puis partit à sa suite, ses bottes claquant sur la pierre. Ses pas résonnaient dans le couloir, rapides, presque agacés. Ce petit drame avait déjà assez duré, et elle savait qu’elle allait le traquer jusqu’au bout du château si nécessaire — juste pour lui montrer qu’elle n’était pas dupe de ses pitreries.

@Constance Nelson
321 mots
Vraiment mais vraiment désolée du retard :'(

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Il roule, il roule, le boursoufflet
La réaction de la jeune personne en face d'elle passe un peu inaperçue aux yeux de Constance, tellement le torrent de détresse la transporte intérieurement.
Alors, oui, ses yeux voyait sa cadette s'accroupir, mais non, Constance n'était plus vraiment... là. Le soupir, les yeux qui se lèvent au ciel, l'attitude de la propriétaire aux antipodes de la sienne... tout cela passait par-dessus sa tête.
Enfin, jusqu'à ce que son esprit commence à douter : le boursoufflet était-il âgé ? cardiaque de nature ?

Soudain, d'un fulgurance qui lui fait manquer un battement de coeur, sans mauvais jeu de mot, le boursoufflet se retrouve sur ses pattes.
Oh purée !
La châtaine, par réflexe, sursaute et recule d'un pas. Médusée.
Même Merlin qui avait pressenti que la boule de poils n'était pas-tout-à-fait morte sursaute sur son séant.

Ha ah ! J'le savais ! T'as vu ? T'as vu l'Humaine ? T'as vu qu'j'lui ai rien fait !
Le félin suit du regard la boule violette reprendre une furieuse course à travers le couloir avant de tourner un regard farouche vers Constance.

Cette-dernière, d'abord médusée, une main ayant voleté vers ses lèvres, descend son regard vers Merlin.
J'ai cru... j'ai cru qu'il était mort !! J'ai cru que tu l'avais...
Le couple Poufsouffle tourne d'un seul mouvement leurs regards vers le boursoufflet qui se prenait pour une toupie ayant la vitesse d'une Ferrarri. Et là... parce qu'un chat est un chat, alors que leurs deux regards se croisent à nouveau, Constance se fait percuter par un mauvais pressentiment.
Merliiiin... Nooon. Non, tu restes là.

Cet ordre télépathique était totalement inutile. Merlin n'était pas doué de cette compétence. Et son instinct le poussait, avec une urgence inouïe à rattraper fissa ce malotru aussi coloré qu'un chewing-gum fluo pour lui redonner la monnaie de sa pièce.
- MERLIN !

Sans succès. Avec une mortification redoublée, Constance voit son prédateur domestiqué s'élancer derrière le boursoufflet apparemment frappé d'une pathologie étrange.
La brunette s'était elle aussi lancée dans la course, le prénom de son animal de compagnie flottant dans l'air. Lullaby ? Lullaby ?! Non mais... comment a-t-elle pu appeler cette petite furie duveteuse ainsi ?
Sans avoir le temps de répliquer quoique ce soit, Constance s'élance à toutes jambes derrière la brunette et les deux poilus. Nom d'une bombabouse éclatée ! Merliiiin arrêtes-toiii !

389 - à mon tour d'être un peu en retard :sweatingbullets: mais ravie de reprendre ce RP :cute:

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Il roule, il roule, le boursoufflet
Le couloir sembla se rétrécir d'un coup, comme si les murs eux-mêmes venaient de décider qu'ils n'avaient pas signé pour ça.

Rhéa, encore en train d'enregistrer mentalement la trajectoire absurde de la course, vit la boule violette changer de direction avec la précision paniquée d'un parchemin pris dans un courant d'air.

...Non.

Le mot lui échappa, plat, presque las.

Lullaby fonçait droit sur elle.

Pas avec l'élégance d'une stratégie.

Plutôt avec la conviction d'un événement inévitable.

Comme la pluie.

Ou les dettes.

Ou les mauvaises décisions.

Le boursoufflet arriva.

Et le monde, pendant une fraction de seconde, fit semblant de croire que la gravité allait intervenir.

Elle n'intervint pas.

Le choc fut bref.

Un ploc étouffé, presque décevant.

Rhéa sentit quelque chose s'accrocher à sa jambe avec l'enthousiasme d'un aimant qui aurait trouvé sa vocation.

Elle baissa les yeux.

Lullaby était là.

Parfaitement installé.

Comme s'il avait été cousu à cet endroit précis par un artisan très zélé et très irresponsable.

Il leva la tête vers elle.

Ses yeux brillèrent.

Pas de culpabilité.

Pas de peur.

Juste cette satisfaction tranquille des choses qui ont réussi à exister exactement où elles voulaient être.

Le château, autour, semblait suspendu.

Les dalles de pierre, habituellement si sûres d'elles, avaient l'air de douter.

Même la lumière du couloir paraissait hésiter à continuer son chemin.

Rhéa, elle, resta immobile.

Puis elle inspira lentement.

Tu viens de me percuter.

Lullaby cligna des yeux.

Un battement lent.

Comme une porte qui se referme doucement sur une discussion gênante.

Puis il fit un petit prrt.

Doux.

Satisfait.

Comme si la phrase précédente était une information intéressante mais sans conséquence.

Rhéa cligna à son tour des yeux.

Très lentement.

...Tu ne vois aucun problème, j'imagine.

Le boursoufflet se redressa légèrement sur ses pattes, toujours accroché à elle, et frotta sa tête contre le tissu de sa robe avec une tendresse parfaitement incompatible avec la violence de l'instant précédent.

Puis le temps reprit son cours, comme lassé de ce chewing-gum hypocrite. Lui, au moins, pouvait s'en débarrasser. Elle, elle était cousue à lui pour la durée de vie d'un boursoufflet, et par Rowena comme c'était long.

Un cri résonna dans le couloir.

Merlin.

Elle l'avait complètement oublié, comme une idée qu'on préfère repousser.

Le chat fonçait. Droit sur elle.

Elle baissa les yeux vers ces griffes aiguisées, puis vers ses mollets sur lesquelles la boulette s'était fait un nid.

Elle fixa le chat, les yeux aussi ronds que des gallions.

Par la culotte de Merlin, non.

419 mots
Bon.. ça va être compliqué de faire pire que moi...
Vraiment désolée du retard ! Encore...

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Il roule, il roule, le boursoufflet
Malotru ! Vilaine petite boule de poils ! Attends donc un peu qu'je t'attrape ! Et on verra bien si t'arriveras à feindre encore la mort ! Reviens ici petite furie ! Tu vas voir ! Moi aussi j'suis un rapide !

Ses patounes duveteuses épousaient souplement le dallage pierreux du couloir, ses prunelles perspicaces de prédateur - générées depuis des siècles - fixées sur sa proie tandis que l'énergie pulsait dans ses veines.

Oh oh.

Freinage d'urgence - comme seuls les félins sont capables d'effectuer, aussi souples et conscients de leurs corps qu'aimeraient l'être les Humains - ses pattes arrières montant presqu'au-dessus de ses oreilles durant une fraction de seconde avant de rejoindre ses pattes avant. Arrêt immédiat à une cinquantaine de centimètres de la zone sacrée à ne pas toucher : les jambes de l'Humaine.
La chose duveteuse s'était montrée lâche. Et s'était réfugiée pathétiquement entre les jambes de son Humaine.
Lâche ! Lâche ! Sors d'là si t'es -

- MERLIN !
Et crotte, souffle le chat en tournant piteusement la tête vers Constance qui arrivaient à grandes foulées, apparemment aussi inquiète qu'un capitaine en plein naufrage. J'ai rien fait ! J'l'ai pas touché ! Pas eu l'temps ! Pas ma faute, il s'est carapaté, le lâche ! J'l'aurais eu sinon, crois-moi.

Soudain les mains de Constance se penchent vers lui et, par réflexe inquiet, Merlin se crispe, s'aplatissant lamentablement vers le sol.
J'ai rien fait ! J'l'ai pas touché !
Ignorant la mimique de son chat, la Quatrième Année attrape son chat d'autorité et le plaque contre sa poitrine.
- Tu m'as fichu une peur bleue ! T'as pas honte ? T'm'entendais pas peut-être ?

L'agacement se disputait le soulagement dans sa voix et aussitôt, le regard froncé de Merlin suivit son regard vers l'autre Humaine.
- Ça va ? Il... il va bien ? Mince alors ! Il... il est rapide ton boursoufflet ! Et... qu'est c'qu'il s'est passé ? Il a fait une crise cardiaque ou... ?? En tout cas, j'suis désolée. Merlin n'a pas souvent... j'veux dire, il se comporte toujours bien et là... j'sais pas... il... (bref regard dépité vers le concerné) il s'est senti pousser des ailes avec ton... avec ton boursoufflet.
Objet démoniaque, corrige Merlin en lorgnant avec une mine contrariée vers la boule duveteuse.

- C'était trop bizarre c'qu'il vient d'se passer. J'crois pas avoir jamais vu ça ! s'esclaffe Constance à moitié nerveusement. J'ai cru un instant que... qu'il...
Que mon chat était devenu un meurtrier. J'ai eu tellement peur.


:cute:

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