Explications au grand air
VENDREDI 2 DÉCEMBRE 2050
APRÈS LE DÉJEUNER
SUITE DE CE RP
Avec @Peony Soulton
APRÈS LE DÉJEUNER
SUITE DE CE RP
Avec @Peony Soulton
Bien que l'événement du matin me turlupine un petit peu, je ne me sens pas particulièrement affectée par le rendez-vous que m'a fixé m'a professeure d'histoire de la magie. Je sais très bien que si c'était vraiment grave, je me serai retrouvée chez la directrice fissa, sans aucune somation.
Mais tout de même, ce qui m'interroge, c'est ce qu'elle va me dire. Elle n'avait pas parue très énervée, même plutôt douce, donc Miss Soulton a l'air de vouloir me parler de quelque chose d'autre. Peut-être qui n'est pas en rapport avec la dispute de ce matin. C'est la seule chose qui fait tournoyer quelques doutes, mais à part ça, je suis confiante.
Je termine donc rapidement mon déjeuner, pour être sûre d'être à l'heure et de ne pas faire attendre ma professeure. Je fais quelques allers-retours lents dans le hall d'entrée de Poudlard, jetant des coups d'œil aux élèves qui se pressent autour de moi, bien qu'ils soient peu nombreux. Le gros des étudiants sont en train de terminer leur repas, dans la Grande Salle. Quand les élèves commencent à sortir de la salle, un léger brouhaha emplit le hall. Légèrement agacée par tout ce bruit, je recule vers un mur, entre les sabliers et la porte d'entrée, grande ouverte sur le parc où ma professeure m'avait suggéré une petite balade. Je la cherche des yeux, justement. Je regarde un peu partout dans les escaliers, où à la sortie de la Grande Salle. Elle ne devrait pas tarder.
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N'hésitez pas si quoi que ce soit ne vous satisfait pas !
N'hésitez pas si quoi que ce soit ne vous satisfait pas !
Explications au grand air
Le déjeuner de Peony fut plus frugal que d'ordinaire. Suite à la dispute entre deux élèves de Première année dont elle avait été témoin un peu plus tôt dans la journée, elle avait rendez-vous sous peu avec l'une d'entre elles pour revenir sur l'événement. Elle devait donc se hâter de préparer sa salle de classe pour le cours des Cinquième année qui aurait lieu en deuxième moitié d'après-midi, afin d'avoir le champ libre pour la jeune fille.
Alors qu'elle descendait l'escalier pour rejoindre Miss McFly, les mots échangés lui revinrent en mémoire, en particulier l'insulte lancée par cette dernière. C'était d'ailleurs précisément ce mot qui était à l'origine de son choix d'une discussion, plutôt que l'attribution d'une sanction immédiate, sans chercher à comprendre le fond du problème.
Son regard se posa sur son élève et elle s'approcha, un sourire doux sur le visage. "Êtes-vous prête ?" demanda-t-elle en remontant le col de sa cape d'hiver. Le ciel était d'un bleu limpide en ce jour d'hiver, mais le froid était mordant. Elle ouvrit le bras gauche en direction de la porte pour ouvrir le passage à la Poufsouffle, puis avança de quelques mètres avant de parler afin d'être à l'abri des oreilles potentiellement indiscrètes.
"Un chocolat ?" proposa-t-elle en sortant de sa poche deux mignonnettes, avant de lancer la conversation. "Bien... Si je vous ai proposé cette balade, c'est pour essayer de comprendre ce qu'il s'est passé tout à l'heure avec Miss Swanmere." Elle continua après s'être remémorée les paroles de la Serdaigle : "Elle a dit que vous ne vous parliez jamais d'ordinaire. Qu'est-ce qui a pu déclencher une telle dispute alors ?" demanda-t-elle avec douceur et intérêt sincère.
Alors qu'elle descendait l'escalier pour rejoindre Miss McFly, les mots échangés lui revinrent en mémoire, en particulier l'insulte lancée par cette dernière. C'était d'ailleurs précisément ce mot qui était à l'origine de son choix d'une discussion, plutôt que l'attribution d'une sanction immédiate, sans chercher à comprendre le fond du problème.
Son regard se posa sur son élève et elle s'approcha, un sourire doux sur le visage. "Êtes-vous prête ?" demanda-t-elle en remontant le col de sa cape d'hiver. Le ciel était d'un bleu limpide en ce jour d'hiver, mais le froid était mordant. Elle ouvrit le bras gauche en direction de la porte pour ouvrir le passage à la Poufsouffle, puis avança de quelques mètres avant de parler afin d'être à l'abri des oreilles potentiellement indiscrètes.
"Un chocolat ?" proposa-t-elle en sortant de sa poche deux mignonnettes, avant de lancer la conversation. "Bien... Si je vous ai proposé cette balade, c'est pour essayer de comprendre ce qu'il s'est passé tout à l'heure avec Miss Swanmere." Elle continua après s'être remémorée les paroles de la Serdaigle : "Elle a dit que vous ne vous parliez jamais d'ordinaire. Qu'est-ce qui a pu déclencher une telle dispute alors ?" demanda-t-elle avec douceur et intérêt sincère.
Présence forte actuelle : aucune
Code couleur : #c37846
Explications au grand air
J'aperçois enfin ma professeure. Elle se dirige vers moi, un sourire au lèvre. Il me rassure instantanément, je ne risque pas de punitions pour le moment visiblement. Je lui en offre un en retour, un peu figé. Je ne préfère pas m'ouvrir à elle tout de suite, ce serait lui donner une victoire trop facile. Parce que je l'aime ma professeure d'histoire de la magie, mais je n'irai pas jusqu'à lui confier tout ce qui me tourmente. Car il y a plus de tourments que de joie à l'intérieur, je le sais.
— Êtes-vous prête ?
J’acquiesce sans un mot, et mon sourire disparaît. Je sais que le moment des questions de va pas tarder. Je sais que je vais devoir lui répondre. Et j'ai besoin de le faire le mieux possible pour tenter de tourner la situation à mon avantage. Je me remémore mes quelques leçons de discussions où j'avais par exemple appris comment retourner les paroles d'une personne contre elle, ou bien convaincre mon auditoire, et encore tant de choses que je considère comme des préceptes plus qu'essentiels. L'imitant, j'attache la dernière agrafe d'argent de ma cape d'hiver sous mon menton pour laisser le moins de prise au froid de l'hiver sur ma peau. Je sors en premier, répondant à son invitation. Aussitôt, une fine bise me mord les joues, les faisant rosir. Je regarde autour de moi les brins d'herbes blanchis par le givre, le ciel bleu déserté de tous nuages. Les paysages d'hiver sont magnifiques.
J'affiche une mine étonnée quand Miss Soulton me propose un chocolat. Mes pensées tournent un peu dans mon esprit alors que je tente de déterminer quelle est son intention. Je laisse finalement tomber mes réflexions, et accepte la friandise avec un léger :
— Je vous remercie.
Pourquoi est-ce qu'il faut que je voie le mal et la trahison partout ? Non, ça je le sais très bien. Mon regard s'assombrit, et je le dissimule en détournant les yeux vers un groupe d'élèves chahutant plus loin.
Alors que le sucre se répand sur mes papilles, ma professeure ouvre la conversation. Aussitôt, mon esprit se remet en marche. Je tourne chacun des mots, chacune des intonations dans la voix de ma professeure pour deviner ses pensées. Elle veut donc bien me parler de l'altercation de ce matin. Elle veut comprendre... Mon œil. Elle ne veut pas seulement comprendre ; il y a autre chose. Ce serait trop bête qu'elle me demande de venir la voir juste pour comprendre. Mais je ne sais pour le moment pas ce que c'est. Et ça me fait enrager. Connaître ce qu'elle veut entendre m'aurait bien aider. Car je ne peux pas me permettre de dire la vérité. J'ai ma fierté. Et accepter que cette Serdaigle m'a offert la meilleure occasion de la discriminer, ça non. Je dois mentir. Mentir. Mentir. Mentir. Le mot tourne dans ma tête, me poussant à bout, finissant de me convaincre. En quelques instants, ma stratégie est élaborée. Je m'efforce de répondre d'une voix assurée. Le mot résonne encore dans mon esprit quand je prend la parole, le regard droit devant moi :
— Elisabeth m'avait adressée la parole lors du cours de ce matin. Comme elle vous l'a dit, elle avait voulu me parler un peu, faire connaissance... C'est vrai, pour le moment, nous sommes les deux seules premières années à avoir été acceptées dans les équipes de Quidditch de notre maison cette année. Je comprends son intention.
Je hausse les épaules. Parfait, parfait... Je fais comme si Swanmere était une gentille personne, que ce n'était pas de ma faute, au fond... Et je l'appelle par son prénom aussi, ça pourrait faire croire à ma professeure une familiarité que je n'ai pas avec elle. Que je l'apprécie bien, au fond, que ce n'tais pas voulu... Je continue sur la lancée de mon plan :
— Seulement, j'avoue que j'étais dans un de mes... Mauvais jours. Je n'avais pas vraiment envie de lui parler, je n'avais envie de parler à personne en fait. Et... Je crois que je l'ai repoussée avec un peu de brusquerie.
Je fais une pause. Toujours accepter ses erreur avant de tourner la faute vers l'autre. Sauf que tout cela est faux, donc ça ne me fait ni chaud ni froid. Puis je baisse les yeux vers mes chaussures, prenant un air faussement affligé.
— Elisabeth l'a plutôt mal pris, il me semble. Elle a commencé à s'énerver, et elle disait des choses horribles, comme : "De toute façon, vous, les Sang-Pur, vous vous fichez pas mal des autres, vous croyez touts-puissants !" Ou bien des choses comme ça. Alors, vous comprenez, j'ai du riposter... Je ne voulais pas qu'elle insulte ma famille comme ça. Et... Vous êtes arrivée.
Je relève la tête pour la première fois que j'ai commencé mes explications. Je lui adresse un regard ennuyé pour appuyer mes dires et la conforter dans ce que je dis. Au fond de mes poches, mes mains tremblent. Je serre mes poings pour arrêter le tremblement, tellement fort que mes ongles entaillent la peau de mes paumes. La douleur ne parvient pas jusqu'à mon cerveau pour le moment. Je suis suspendue aux lèvres de ma professeure. Est-ce qu'elle se doute de quelque chose ?
— Êtes-vous prête ?
J’acquiesce sans un mot, et mon sourire disparaît. Je sais que le moment des questions de va pas tarder. Je sais que je vais devoir lui répondre. Et j'ai besoin de le faire le mieux possible pour tenter de tourner la situation à mon avantage. Je me remémore mes quelques leçons de discussions où j'avais par exemple appris comment retourner les paroles d'une personne contre elle, ou bien convaincre mon auditoire, et encore tant de choses que je considère comme des préceptes plus qu'essentiels. L'imitant, j'attache la dernière agrafe d'argent de ma cape d'hiver sous mon menton pour laisser le moins de prise au froid de l'hiver sur ma peau. Je sors en premier, répondant à son invitation. Aussitôt, une fine bise me mord les joues, les faisant rosir. Je regarde autour de moi les brins d'herbes blanchis par le givre, le ciel bleu déserté de tous nuages. Les paysages d'hiver sont magnifiques.
J'affiche une mine étonnée quand Miss Soulton me propose un chocolat. Mes pensées tournent un peu dans mon esprit alors que je tente de déterminer quelle est son intention. Je laisse finalement tomber mes réflexions, et accepte la friandise avec un léger :
— Je vous remercie.
Pourquoi est-ce qu'il faut que je voie le mal et la trahison partout ? Non, ça je le sais très bien. Mon regard s'assombrit, et je le dissimule en détournant les yeux vers un groupe d'élèves chahutant plus loin.
Alors que le sucre se répand sur mes papilles, ma professeure ouvre la conversation. Aussitôt, mon esprit se remet en marche. Je tourne chacun des mots, chacune des intonations dans la voix de ma professeure pour deviner ses pensées. Elle veut donc bien me parler de l'altercation de ce matin. Elle veut comprendre... Mon œil. Elle ne veut pas seulement comprendre ; il y a autre chose. Ce serait trop bête qu'elle me demande de venir la voir juste pour comprendre. Mais je ne sais pour le moment pas ce que c'est. Et ça me fait enrager. Connaître ce qu'elle veut entendre m'aurait bien aider. Car je ne peux pas me permettre de dire la vérité. J'ai ma fierté. Et accepter que cette Serdaigle m'a offert la meilleure occasion de la discriminer, ça non. Je dois mentir. Mentir. Mentir. Mentir. Le mot tourne dans ma tête, me poussant à bout, finissant de me convaincre. En quelques instants, ma stratégie est élaborée. Je m'efforce de répondre d'une voix assurée. Le mot résonne encore dans mon esprit quand je prend la parole, le regard droit devant moi :
— Elisabeth m'avait adressée la parole lors du cours de ce matin. Comme elle vous l'a dit, elle avait voulu me parler un peu, faire connaissance... C'est vrai, pour le moment, nous sommes les deux seules premières années à avoir été acceptées dans les équipes de Quidditch de notre maison cette année. Je comprends son intention.
Je hausse les épaules. Parfait, parfait... Je fais comme si Swanmere était une gentille personne, que ce n'était pas de ma faute, au fond... Et je l'appelle par son prénom aussi, ça pourrait faire croire à ma professeure une familiarité que je n'ai pas avec elle. Que je l'apprécie bien, au fond, que ce n'tais pas voulu... Je continue sur la lancée de mon plan :
— Seulement, j'avoue que j'étais dans un de mes... Mauvais jours. Je n'avais pas vraiment envie de lui parler, je n'avais envie de parler à personne en fait. Et... Je crois que je l'ai repoussée avec un peu de brusquerie.
Je fais une pause. Toujours accepter ses erreur avant de tourner la faute vers l'autre. Sauf que tout cela est faux, donc ça ne me fait ni chaud ni froid. Puis je baisse les yeux vers mes chaussures, prenant un air faussement affligé.
— Elisabeth l'a plutôt mal pris, il me semble. Elle a commencé à s'énerver, et elle disait des choses horribles, comme : "De toute façon, vous, les Sang-Pur, vous vous fichez pas mal des autres, vous croyez touts-puissants !" Ou bien des choses comme ça. Alors, vous comprenez, j'ai du riposter... Je ne voulais pas qu'elle insulte ma famille comme ça. Et... Vous êtes arrivée.
Je relève la tête pour la première fois que j'ai commencé mes explications. Je lui adresse un regard ennuyé pour appuyer mes dires et la conforter dans ce que je dis. Au fond de mes poches, mes mains tremblent. Je serre mes poings pour arrêter le tremblement, tellement fort que mes ongles entaillent la peau de mes paumes. La douleur ne parvient pas jusqu'à mon cerveau pour le moment. Je suis suspendue aux lèvres de ma professeure. Est-ce qu'elle se doute de quelque chose ?
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