19 avr. 2026, 10:08
Crush autour des oiseaux
RPG avec @William Nelson
Mi-octobre
Un dimanche matin


Le vent glissait entre les tours comme un secret mal gardé lorsque Adélaïde de Boinot gravit les marches en colimaçon menant à la volière. Chaque pas résonnait doucement, comme si le château lui-même retenait son souffle. En haut, la lumière du matin filtrait à travers les arches ouvertes, découpant des carrés d’or pâle sur la pierre froide. Les hiboux et chouettes occupaient les hauteurs, silhouettes silencieuses aux yeux brillants, gardiens ailés des mots confiés.

Adélaïde avançait avec une lenteur inhabituelle, son sac serré contre elle. L’agitation habituelle de son esprit semblait s’être déposée quelque part en bas des escaliers. Ici, tout invitait au calme, à l’introspection. Une plume s’échappa d’un perchoir et tourbillonna jusqu’à ses pieds, comme une invitation discrète à s’arrêter.

Elle sortit un parchemin soigneusement plié. L’encre n’y était pas encore posée, mais les pensées, elles, affluaient déjà. Elles avaient le goût des matins familiaux, des voix mêlées autour d’une table, des regards complices et des chamailleries familières. Une chaleur douce, presque douloureuse, se répandit dans sa poitrine. Loin du tumulte de Poudlard, son cœur faisait un détour vers la maison.

Elle s’installa près d’une ouverture, laissant l’air frais caresser son visage. Sa plume trouva enfin le parchemin, traçant des lignes pleines d’une tendresse contenue. Chaque mot semblait porter un fragment d’elle-même, comme si elle se fragmentait en souvenirs pour les envoyer au loin. L’absence prenait forme dans l’encre, mais elle s’accompagnait d’une affection profonde, solide comme les murs du château.

Autour d’elle, les oiseaux remuaient légèrement, froissement d’ailes et chuchotements feutrés. Le monde continuait, indifférent et pourtant étrangement complice. Lorsqu’elle eut terminé, elle relut sans corriger, acceptant les imperfections comme des preuves de sincérité.

Elle choisit une chouette au plumage cendré, au regard calme. L’oiseau descendit sans hâte, comme s’il comprenait l’importance de sa mission. Le parchemin fut attaché avec soin, ses doigts s’attardant un instant de plus que nécessaire. Puis, d’un battement d’ailes puissant, la chouette s’élança dans le ciel pâle.

Adélaïde suivit sa trajectoire jusqu’à ce qu’elle devienne un point, puis plus rien. Le vide laissé derrière n’était pas triste. Il ressemblait plutôt à une promesse en suspens, une ligne invisible tendue entre elle et ceux qu’elle aimait. Elle resta encore un moment, immobile, laissant le silence remplir ce que les mots venaient d’emporter.

379 mots

À toi @William Nelson !

"Rester fidèle aux siens, avancer malgré la peur et ne jamais céder forge les plus grands."

Adélaïde de Boinot

01 mai 2026, 20:57
Crush autour des oiseaux
La solitude se faisait prenante ce matin, un ressenti sûrement étrange de la part d'une personne qui n'avait qu'à parler pour se faire des amis. Mais ce matin là il se sentait trop exposé, vu, mais pas bien. Scruté, mais de l'extérieur. On le regardait sans le voir. Etre sujet de conversation ne le dérangeait pas mais Merlin savait qu'il avait besoin qu'on parle de lui ce garçon un peu aléatoire, spontané, hyperactif sur les bords, un peu arrogant, impulsif, sincère, fier et légèrement charismatique dans le fond il fallait se le dire. Il n'aimait pas que l'on ne fasse que regarder, ces personnes qui l'observaient et pensaient le connaitre. C'était comme regarder le résumé du film et prétendre qu'on l'avait vu. Totalement faux et très surfait de penser ça. Oh il ne prétextait pas être un bon film ! Mais un film ça oui.

Une fois l'ascension des marches terminée il se trouva face à une jeune fille qui observait l'horizon. Immobile, face au vent comme un défi. Elle ne cillait pas et fixait sûrement l'endroit ou son oiseau avait disparu, porteur d'un courrier de sa plume écrit. Le garçon ne voulait pas la déranger aussi se dirigea t'il simplement vers un oiseau à l'air plus ou moins pas méchant et approcha sa main de sa tête pour le caresser doucement. L'oiseau s'indigna pour une raison inconnue du jeune homme qui avait pourtant posé une main souple et douce sur la tête de la créature, le pinça avec son bec aux bords dentelés et s'envola dans un espèce de piaillement dédaigneux.

- Saleté de Piaf ! Jura Will. Il passa sa main dans ses cheveux et soupira.

- Non t'a pas... MES CHEVEUX ! Il débordait, cet oiseau impertinent le provoquait ? Il était à deux doigts de le PLUMER ce sale ! Ce sale ! Ce sale Piaf galleux ! Déjà que ce n'était pas sa journée voilà qu'une saleté d'oiseau dégueulasse venait pourrir encore plus sa journée déjà malheureuse ?

- On ne s'énerve pas on ne s'énerve pas... Marmonna t'il comme un mantra pour ne pas exploser.

- Et si j'essaye de me calmer c'est uniquement pour moi même ! Tu ne perds rien pour attendre sale cochon ailé ! Aboya t'il à la face de l'oiseau qui semblait jubiler devant la détresse du jeune garçon.

Will se souvient soudain qu'il n'était pas seul, il se retourna vivement pour s'excuser de son impolitesse mais s'arrêta net en voyant la jeune fille. Il remarqua qu'elle était très jolie... mais revint tout de suite à la réalité.

- Pardon, cette saleté de porc avec des ailes m'a mordu et m'a... fait caca dans les cheveux. S'excusa t'il avec son habituelle spontanéité en lançant un regard mauvais à la chose.

@Adélaïde de Boinot
467 mots

"Nul ! Mais Nul en équipe !" Ernest Stevens.
Petit Diablotin des dortoirs
Avatar original crée par Jenny Vi Pham ( modifié par mes soins)

03 mai 2026, 08:42
Crush autour des oiseaux
Adélaïde cligna doucement des yeux, prise de court par la scène autant que par la franchise du garçon. La volière, d’ordinaire paisible, venait soudain de se transformer en théâtre étrange où un hibou triomphant et un élève en guerre ouverte cohabitaient avec une facilité déroutante.
Elle aurait pu rire immédiatement. Pourtant, quelque chose la retint une demi-seconde de plus. Peut-être la façon dont il parlait à l’oiseau comme s’il s’agissait d’un ennemi digne de stratégie. Peut-être son agacement trop vivant pour être feint. Ou peut-être simplement lui.
Son regard glissa malgré elle sur lui, sur ses cheveux légèrement en bataille, sur son air à la fois vexé et sincèrement scandalisé par ce qu’il venait de subir. Il avait l’air de quelqu’un qui occupait tout l’espace sans même essayer, comme une bourrasque impossible à ignorer.
Puis elle remarqua la tache, et cette pensée la traversa malgré elle avec une étincelle de malice silencieuse : pauvre oiseau… mais pauvre lui aussi, en réalité.
Elle ramena ses mains devant elle pour cacher un léger sourire qui menaçait de naître.
— Je crois que… l’oiseau a gagné, finit-elle par dire doucement, la voix posée mais pas froide.
Elle s’approcha d’un pas, puis s’arrêta à distance respectable, comme si elle hésitait encore entre l’envie de s’éloigner de la scène et celle d’y rester.
— Et je pense aussi que tu viens officiellement d’être déclaré ennemi public numéro un de la volière.
Cette fois, un vrai sourire passa sur son visage, discret mais réel. Elle observa brièvement l’oiseau fautif, qui semblait effectivement très satisfait de lui-même, puis revint au garçon.
Il avait une énergie étrange. Pas seulement bruyante. Vivante. Comme une flamme qui refusait de rester droite.
Et c’était… déroutant.
Adélaïde sentit quelque chose d’inattendu se glisser dans sa poitrine, léger, presque imperceptible. Une curiosité qui n’avait rien à voir avec les oiseaux.
Elle détourna légèrement les yeux, comme si la lumière du matin devenait soudain trop intéressante.
— Tu devrais peut-être éviter de leur parler comme ça, ajouta-t-elle plus calmement. Ils ont tendance à… se vexer facilement ici.
Elle marqua une pause, puis posa finalement son regard sur lui de nouveau, un peu plus longtemps cette fois.
— Mais bon. Je comprends pourquoi tu t’es énervé.
Un silence passa, plus doux que le précédent.
Et dans ce silence-là, Adélaïde se surprit à penser que cette journée n’allait peut-être pas rester aussi ordinaire qu’elle l’avait imaginé.


400 mots

À toi le flambeau @William Nelson !

"Rester fidèle aux siens, avancer malgré la peur et ne jamais céder forge les plus grands."

Adélaïde de Boinot

03 mai 2026, 18:04
Crush autour des oiseaux
La jeune fille avait l'air d'avoir envie de rire mais n'en faisait rien, un air amusé sur son visage.

- Ca c'est parce que je ne me suis pas encore vengé. Répondit il en jetant un regard antipathique à la créature plumeuse. Le garçon se retourna ensuite vers la jeune fille, elle avait de jolis yeux bleus et de longs cheveux bruns. Elle se déplaçait avec une sorte de finesse, d'élégance et de grâce contrôlées.

- Mais si, c'est juste lui qui est bizarre ! Regarde. Il tendit la main vers un autre oiseau qui grimpa sur son bras avec aise et le regarda dans les yeux.

- En plus il est plus joli que celui qui a voulu me bouffer. M'enfin regarde... c'est un porc avec des poils ! Il est trop moche ! Et je ne dit pas ça parce qu'il m'a crotté dessus hein, c'est juste la vérité ! Fit il avant de tirer la langue à l'animal qui le regardait d'un air hautain avant de se détourner.

- Sûrement, mais je doute qu'ils décident de m'arracher la tête pour ça... enfin ça se voit qu'il a pas d'amis ! Et après ça on le comprends. Ironisa t'il avec un clin d'oeil à l'intention de la jeune fille.

- Il a détruit mes cheveux... mais j'ai quand même un messager pour envoyer ma lettre c'est ça le principal ! Conclut il en donnant une enveloppe à l'animal toujours présent sur son bras.

245 mots
@Adélaïde de Boinot

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Petit Diablotin des dortoirs
Avatar original crée par Jenny Vi Pham ( modifié par mes soins)

04 mai 2026, 19:45
Crush autour des oiseaux
Adélaïde observa la scène avec une attention nouvelle, comme si quelque chose venait subtilement de changer d’axe dans la pièce. Ce n’était plus seulement un garçon en train de négocier avec des oiseaux capricieux. C’était… lui, dans toute sa spontanéité désordonnée, avec ses excès, ses petites colères et cette façon presque enfantine de transformer chaque détail en affaire personnelle.

Et contre toute attente, cela la fit sourire davantage.

Elle laissa échapper un souffle léger, à mi-chemin entre un rire retenu et une résignation amusée.

— Donc si je résume… tu déclares une guerre officielle à un hibou, mais tu fais ami-ami avec son voisin pour sauver ton honneur ?

Elle inclina légèrement la tête, les yeux posés sur l’oiseau désormais perché sur son bras, puis revint à lui.

— Stratégiquement, c’est discutable… mais courageux.

Un silence s’installa, mais il n’avait rien de gênant. Il avait cette texture douce des moments qui s’installent sans demander la permission.

Adélaïde fit un pas de plus, réduisant encore la distance. Cette fois, elle ne s’arrêta pas tout de suite. Son regard glissa brièvement vers ses cheveux… ou plutôt vers les dégâts encore visibles, puis remonta vers son visage.

— Attends.

Le mot était simple, presque discret. Mais il était resté suspendu entre eux comme une petite bulle fragile.

Elle sortit un mouchoir de son sac, hésita une fraction de seconde, puis leva la main vers lui. Son geste était mesuré, comme si elle testait une frontière invisible.

— Tu as encore…

Elle n’acheva pas sa phrase, mais le geste parla pour elle. Elle essuya délicatement une trace oubliée, avec une concentration presque excessive, comme si cette tâche méritait toute son attention.

Ses doigts frôlèrent à peine ses cheveux.

Et ce contact, si bref soit-il, sembla faire vaciller quelque chose d’imperceptible.

Adélaïde retira doucement sa main, comme si elle réalisait soudain ce qu’elle venait de faire. Une légère chaleur monta à ses joues, mais elle ne détourna pas complètement le regard cette fois.

— Voilà. Tu es… présentable.

Sa voix avait perdu un peu de sa neutralité. Il y avait quelque chose de plus doux, presque timide, qui s’y était glissé sans prévenir.

Elle replia le mouchoir, inutilement soigneuse, juste pour s’occuper les mains.

— Et pour ce que ça vaut… je pense que tu as gagné aussi.

Elle esquissa un petit sourire, plus sincère que les précédents.

— Pas contre l’oiseau, clairement. Lui, il t’a humilié sans pitié.

Une pause. Ses yeux brillèrent légèrement, amusés.

— Mais contre le reste.

Elle ne précisa pas. Peut-être parce qu’elle ne savait pas exactement comment le dire. Peut-être parce que ce n’était pas encore quelque chose à dire.

Le vent entra de nouveau par les arches, soulevant légèrement ses cheveux. Les oiseaux remuèrent au-dessus d’eux, comme un chœur discret accompagnant la scène.

Adélaïde croisa doucement les bras, mais son corps restait orienté vers lui.

— Tu es toujours comme ça ?

La question était simple, mais son regard, lui, ne l’était pas.

Curieux. Attentif.

Et, sans qu’elle ne s’en rende vraiment compte…

Un peu attaché déjà.

509 mots


À toi @William Nelson !

"Rester fidèle aux siens, avancer malgré la peur et ne jamais céder forge les plus grands."

Adélaïde de Boinot