Le Pitiponk
RECUEIL DE ONE SHOT
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Comment ça fonctionne ?
Envie d'écrire un moment au Pitiponk sans forcément ouvrir un nouveau sujet ? Vous avez une scène en tête mais elle ne peut rentrer ni dans un format solo ni dans un RP ? Ce sujet est fait pour vous !
Il s'agit d'un recueil de One Shot ouvert à l'ensemble des joueurs désirant écrire leur personnage dans ce pub sorcier très réputé pour les soirées étudiantes, mais accueillant également tout autres types de clients. Considérez-vous libre d'écrire ce qui vous plait !
N'hésitez pas à consulter la description du pub et à jeter un œil aux horaires d'ouverture afin de respecter la cohérence.
Informations
> Respecter les règles du site.
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> Les PNJ sont les bienvenus.
Le Pitiponk
Pour un mot de trop < PRÉCÉDEMMENT
Vendredi 18 décembre 2049
Pub Le Pitiponk, Londres, Soho
1ère année à l’AESM
En compagnie de

Oswald Johnson
23 ans
Étudiant en art de l'ensorcellement

Oswald Johnson
23 ans
Étudiant en art de l'ensorcellement
Londres est assaillie par la neige. Le froid y est moins intense qu’au Pays de Galles, mais les flocons humides s'infiltrent à travers ma cape qui n’est pas si épaisse que cela et me glacent le corps. Je frissonne violemment.
« Ça caille ! » s’exclame Johnson, sa voix s’étirant dramatiquement en fin de phrase.
J’ai depuis un moment compris que cet homme est incapable de garder pour lui les divers sentiments et sensations qui le traversent. Il doit toujours énoncer à voix haute quand il a froid, quand il a faim, quand il est joyeux ; ses pensées débordent hors de son crâne et se déversent dans le monde sous forme de paroles. C’est épuisant. Je lui jette un regard fatigué auquel il répond par une grimace penaude.
Plantée au milieu de la ruelle obscure dans laquelle nous avons transplané, j’attends impatiemment qu’il se mette en route puisque je ne connais pas l’emplacement de ce pub dans lequel il veut me traîner. « Ce sera la soirée de l’année ! » m’a-t-il répété. Je me fiche de la soirée de l’année. J’ai eu tort une seule fichue fois en sa présence et voilà que cela me force à le suivre à un idiot rassemblement d’étudiants surexcités — cela m’apprendra à dire : « Arrête de crâner, abruti, je te parie que tu n’es même pas capable de l’utiliser en imprégnation, ce sortilège ! » à un garçon dont je ne sais rien et qui sait vraisemblablement utiliser l’imprégnation avec talent.
Oswald Johnson, immense dadais au sourire éclatant, me regarde comme je le regarde et ne bouge pas d’un iota, des flocons de neige coincés dans ses boucles brunes et un air béat sur le visage.
« Tu comptes rester planté là ? » lui lancé-je durement en le mitraillant du regard.
Il s’éveille tout à coup, toujours aussi penaud. Sa main frotte l’arrière de sa tête.
« Ah oui, pardon ! Viens, c’est par là ! »
Je lui emboîte le pas en soupirant, désespérée qu’il soit si tête en l’air, si joyeux, si agaçant, si bavard, si incompatible avec tout ce que je suis. Parmi tous les étudiants de l’AESM, c’est lui qui a décidé de venir s’asseoir à la table d’étude que je me suis choisie. Pas une personne passionnée, réservée, silencieuse, intéressante, mais lui. Et j’en suis constamment désappointée.
« Tadaaa ! »
Les deux mains levées, Johnson me montre fièrement une porte miteuse à la peinture écaillée. Étant une enfant de sorciers ayant grandi dans le monde magique, je devine évidemment que cette chose n’est qu’un camouflage. Un sourcil impatient se dresse sur mon front. Johnson baisse les bras, une moue contrite sur le visage, et approche son poing serré pour frapper en rythme sur le battant.
Ma ma ma, ma ma ma, ma ma ma.
Je rêve ou il s’agit de…
« Fais l'hippogriffe, précise le jeune homme en se tordant le cou pour me lancer une œillade amusée. Intemporel ce tube, hein ? »
Il recule d’un pas et se dévoile enfin à nous une façade beaucoup plus impressionnante que la vieille porte qu’il me montrait si fièrement. Avec l’apparition viennent les bruits ; le tapage étouffé d’une bande d’étudiants qui s’amuse dans un pub où résonne de la musique. Le nom du bar est inscrit en grandes lettres, aussi majestueux que promis mais qui m’inspire plus de désespoir que d’impatience.
« Allez, viens, m'encourage Johnson en poussant la porte, c’est parti ! »
Nous pénétrons dans un monde bruyant et étouffant. Partout où je regarde, je vois des étudiants en groupe, debout ou assis, toujours un verre à la main, qui s'esclaffent et tentent de parler plus fort que le voisin. Une musique qui m’est familière résonne dans la pièce et si personne ne danse vraiment, j’aperçois quelques corps qui bougent en rythme, même s’ils sont assis. Une odeur de bièraubeurre renversée et de vieille fumée flotte dans l’air.
Mon regard est instantanément attiré par l’immense fresque qui règne sur la salle, en face de l’entrée. D’ici, je peux voir les petits personnages qui se promènent librement sur le mur. Intéressant, songé-je. Mais guère passionnant. Je me sens déjà perdue. C’est un sentiment étrange : je suis persuadée que je n’ai rien à faire ici et qu’il me faut m’en aller le plus vite possible. C’est sans compter mon désagréable camarade qui se penche vers moi et qui hausse la voix pour couvrir le bruit de la musique.
« C’est génial, hein ! »
Je lui réponds par un long regard froid qui donne le ton : ce n’est pas génial, j’ai déjà chaud, l’odeur me dérange, il y a trop de monde et trop de bruit, je sais déjà que je ne vais pas pouvoir faire un pas sans frôler tous ces gens, je n’ai pas envie de rester là, j’ai envie de retrouver le confort de ma chambre, le silence, la paix et…
« Suis-moi, j’ai une idée, » me souffle Johnson en me lançant un regard qui m’ordonne de le suivre dans la foule.
Alors, les lèvres pincées et des insultes grouillant dans mon esprit, je le suis de près, soulagée que son grand corps nous fraye un passage au milieu des clients. J’étais à moitié persuadée que son “idée” allait rendre encore plus insupportable cette soirée qui commence mal, mais il parvient à nous dégoter une table haute située dans un coin de la pièce éloignée du gros des clients. Il attrape deux tabourets et m’encourage à m’installer avec une ribambelle de sourires qui m’insupportent. J’apprécie néanmoins qu’il ait eu la présence d’esprit de ne pas nous traîner au milieu d’un groupe d’idiots ; j’aurais été obligée de rester, mais je l’aurais mal vécu.
« Tu bois quoi ? »
J’attrape le verre qu’il me tend après m’en avoir expliqué le fonctionnement. Je l’observe murmurer sa commande à sa chope, ce qui le rend un peu ridicule mais je ne prends pas le risque de me moquer sachant que je vais faire la même chose.
« De l'hydromel, » commandé-je à mon verre tout en glissant la somme adéquate à l’intérieur.
Nos verres s’envolent, lourds de nos pièces de cuivre, pour rejoindre le plafond où se croisent et s’entrecroisent toutes sortes de contenants vides ou remplis, direction les cuisines, ou peu importe où se trouve bar.
Oswald Johnson n’est pas une personne pour qui le silence est dérangeant. Personne ne dit rien jusqu’à ce que nos commandes nous parviennent. Lui regarde les clients et moi je résiste à l’envie de sortir un bouquin parce que le pari que j’ai perdu stipulait bien : « m’accompagner à la soirée de fin de semestre au Pitiponk » et que le verbe accompagner est différent de faire acte de présence. Mais une fois qu’il a sa boisson en main, l’étudiant en ensorcellement commence à me questionner, sans la moindre transition, sur mes examens, ma réussite potentielle, les exercices auxquelles j’ai été confronté ; il me questionne si bien, n’hésitant pas à insister sur des détails que je pensais être la seule à trouver intéressants que je finis par me dérider légèrement, très légèrement (disons que j’arrête de répondre par des “oui” et des “non”), et à lui poser quelques questions en retour pour savoir comment se sont déroulées ses propres épreuves.
Si je n’avais pas été dans un pub bruyant remplit de ce que je considère être des idiots flemmards, j’aurais pu passer un bon moment. Malheureusement, je suis dans un pub, et je ne considère pas comme “passer un bon moment” le fait d’être forcée de discuter avec un gars qui m’a traîné ici simplement parce qu’il a gagné un pari.
SUITE DIRECTE > Comme un pitiponk dans un salon de thé
Le Pitiponk
Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas vu Londres sous la neige. Peut-être depuis cette fois où j'y suis allée durant les fêtes avec Anaë. C'est si étrange d'y retourner, des années après, mais presque sur la même période. Tout est recouvert de blanc et la nuit semble briller. Les quelques lumières qui éclairent les rues révèlent les flocons qui dansent en dessous. C'est une jolie soirée pour sortir.
Je lâche le bras de Nahele après le transplanage, encore toute remuée par celui-ci. L'étudiant me jette un regard compatissant, attendant quelques secondes que je me remette de mes émotions pour avancer. Ce soir, il a délaissé l'uniforme de l'Institut pour quelque chose de plus simple, ne conservant de l'école qu'un haut sombre avec le blason de l'IMSM sur l'épaule. Je porte le même, bien qu'il soit pour le moment encore caché sous ma cape.
C'est la première fois que je vais à une soirée étudiante. Je ne sais pas vraiment à quoi m'attendre. Enfin, si : du bruit, du monde, des odeurs, du mouvement. Cela aurait dû m'inquiéter un peu ― je ne pense pas que je serai particulièrement à l'aise au milieu de tout cela ― mais Nahele m'a convaincu de venir. Il m'a dit que cela me ferait du bien après tous ces examens que nous venons de passer, que cela m'aiderait à sourire. Il m'a parlé du fait qu'on pouvait y croiser des étudiants de toutes les écoles supérieures du Royaume-Uni, ce qui se révélait aussi agréable qu'instructif. Qui n'est pas heureux de retrouver d'anciens camarades qu'il ne pensait plus voir ? Ce sera étrange d'y apercevoir des étudiants des années supérieures. Seront-ils nombreux ? J'espère que le pub est grand. Sur ce propos, l'étudiant en médicomagie n'a fait que me révéler que le lieu avait ses surprises et ses originalités, ce qui, à ses yeux, pouvait justifier la venue. Je me demande ce qu'il entend par-là. Cependant, je fais confiance à mon ami. Je sais qu'il ne me veut aucun mal. S'il est convaincu que venir au Pitiponk me fera du bien, alors je le crois. De plus, quelle étudiante serai-je si je refusais de faire un pas en dehors de mon établissement ? Ne dit-on pas qu'on n'a qu'une vie, qu'on ne sera qu'une seule fois jeune ? Dans ce cas, si je n'étais pas venue, je l'aurais regretté.
Nos pas font du bruit dans la neige. Nahele est devant moi, me guidant vers l'entrée du pub. Des flocons viennent parsemer ses cheveux en bataille de blanc. Il en a, de l'allure ! Je serai presque tentée de lui jeter une poignée de neige dans les cheveux, juste pour parfaire ce tableau. Cependant, je suis grande, et je tiens à ma fierté. Alors, je me contente de sourire en suivant mon ami, observant le monde qui, autour de nous, semble plongé dans le silence.
Enfin, Nahele s'arrête en face d'une porte toute simple dans une petite ruelle.
« C'est ici. »
Il me regarde de ses yeux clairs, alors je hoche la tête, comme pour lui dire « c'est bon, je suis prête, allons-y ». Alors, il frappe à la porte sur un rythme qui me dit vaguement quelque chose, sans que je ne sache pourquoi, et que je m'efforce de retenir. Après qu'il se soit arrêté, toute la façade du bâtiment se métamorphose pour révéler celle du pub. Le Pitiponk. Nous y voici. Je pousse le battant d'une main ferme, quittant le silence blanc de Londres pour le bruit et les lumières de la soirée étudiante.
À l'intérieur, le monde ne semble pas être le même. Tout est envahi de vie. Presque à l'excès. Il y a beaucoup d'étudiants, tellement qu'il semble impossible de tous les regarder, de chercher à tous les reconnaître. Il y a de quoi se perdre dans un environnement comme celui-ci. Et tout ce bruit, Merlin ! À croire que la vie s'est trouvé une voix, ou peut-être plusieurs. Les conversations vont de bon train, certaines jaillissant de la foule à l'aide de grands éclats de rire. Oui, ici, tout éclate : la vie, le bruit, le monde, les odeurs. Mes sens s'en retrouvent tout assaillis, tout débordés. Je ne sais pas sur quoi me concentrer. Je ne sais même pas où regarder ! Alors, je me rapproche de Nahele, prête à lui attraper sa veste s'il venait à s'éloigner un peu trop. Je ne voudrais pas le perdre ici.
La pièce est grande, même si avec toutes les personnes qui s'y trouvent, cette impression est plus atténuée. Sur le mur du fond, une immense peinture attire à elle tous les regards perdus. On y devine, de loin, des personnages de bien différents aspects qui s'y baladent. Au centre, des tables hautes se font les points de rendez-vous de plusieurs groupes d'étudiants. Nahele se faufile entre eux pour que nous rejoignions le mur du fond.
Étrangement, de la scène qui se joue autour de moi, je trouve beaucoup d'enthousiasme. C'est assez fou, voir toutes ces personnes rassemblées ici pour rire et s'amuser après ces dernières semaines exténuantes. Cela redonne le sourire. Les examens étant passés et ne pouvant être changés, on peut désormais souffler et retrouver grâce aux autres la force qui s'en était allée. Alors, c'est rayonnante que je suis mon ami, le regard emporté dans tous les coins et sur tous les visages, avide de cette énergie qui se dégage de la foule.
Nahele me montre la fresque et m'explique son histoire, penché vers moi, parlant fort pour que sa voix passe au-dessus du vacarme. Elle a été faite par les étudiants du cursus arts appliqués de Magicfac. Et elle est magnifique, que ce soit de près ou de loin. L'étudiant en médicomagie m'indique ensuite les toilettes, les cuisines et l'extérieur. C'est là-bas que nous nous dirigeons après quelques minutes, nos verres remplis de bièraubeurre.
L'air, dehors, est frais. Il n'y a d'ailleurs pas grand monde dans cette cour. Quelques bancs sont occupés, mais des places restent libres. Nous saisissons l'occasion, Nahele et moi, de nous asseoir.
« Alors, qu'est-ce que tu en penses ? demande-t-il, un sourire dans la voix.
— C'est... si vivant ! Non, c'est assez fou. On se sent porté par quelque chose d'immense. »
Je porte mes lèvres à mon verre. L'alcool n'était peut-être pas le meilleur choix que je pouvais faire. Entre cela et l'ambiance à l'intérieur du pub, je risque de rentrer demain avec bien de la fatigue, et un sacré mal de crâne.
« Tu es souvent venu ici ? »
Nahele regarde autour de lui en souriant. Il semble lui aussi apprécier la fraîcheur et le calme du lieu.
« Deux ou trois fois pour y retrouver des amis. »
Je me demande s'il en a à l'intérieur, si parmi ces visages que nous avons croisés, certains lui étaient familiers. Pourquoi est-il venu avec moi s'il pouvait venir avec d'autres ? Je garde le silence sur cette interrogation, manquant de courage pour la laisser s'échouer hors de mes lèvres. À la place, j'en profite pour questionner l'ancien Poufsouffle sur ses venues ici et sur sa première année à l'Institut. Il me parle alors sans trop m'en dire. Pour le pub, il semble préférer conserver un certain mystère, argumentant que s'il ne m'en dit pas trop, c'est pour que je puisse le découvrir par moi-même. Sur le reste, au contraire, il ne rechigne pas à me donner des détails. Alors, il me raconte son arrivée à l'IMSM, sa découverte du cursus, ses premières impressions, ses rencontres. Puis, il me parle de ses examens passés et de ce qu'il a fait en première année. Il me raconte des anecdotes qui me font rire, mimant parfois des comportements, ajoutant un caractère sacré aux petits gestes quotidiens. L'écouter m'aide à me sentir plus à l'aise. Certains faits dont il me fait part me surprennent. Alors, je pose des questions, je cherche à en savoir plus. Et le temps semble passer bien plus vite de cette manière. Cependant, c'est lui qui finit par nous prendre au piège quand, poussés par le froid et notre immobilité, nous nous voyons contraints de regagner l'intérieur. La cour, de toute manière, était doucement en train d'être envahie par des groupes de plus en plus nombreux.
À l'intérieur du pub, il semble, si cela est possible, y avoir encore plus de monde que lorsque nous sommes entrés. Pourtant, après avoir traversé le couloir devenu assez étroit, nous parvenons à trouver, un peu à l'écart, des chaises hautes sur lesquelles nous asseoir. En passant entre les tables, Nahele salue plusieurs personnes, parfois d'un simple signe de tête, parfois avec quelques paroles courtoises. Moi, je remarque d'anciens camarades au loin, mais aucun dont je n'étais proche. Alors, je reste près de l'étudiant de deuxième année, souriante, savourant la sensation de pouvoir me laisser aller dans ce flot de vie qui m'entraîne bien loin du monde et de ses questions.
↳ suite
#466962 ‖ Botaniste au Jardin de Draíocht
Le Pitiponk
Le 11 février 2051
Réaction à la péripétie
Réaction à la péripétie
En dehors de son travail, Wilson passait le plus clair de son temps libre entre chez lui et le chemin de traverse à flâner dans les boutiques. Y compris dans l’allée des embrumes. Mais quand un évènement a lieu dans un lieu public autre, il répond toujours à l’appel. Et surtout, surtout, quand il s’agit de Quidditch. Wilson s’était donc présenté au Pitiponk, repère des étudiants, mais il l’est un peu aussi puisqu’il est en formation professionnalisante et qu’importe, dans sa tête il est jeune.
Arrivant peu avant le début du match, il tomba pile dans l’heure des paris, mais resta en retrait des échanges car il ne voulait pas y perdre son argent. Par contre, il misa – dans sa tête, du coup – pour les Vagabonds. On verra dans la suite de la soirée s’il a bien fait de ne pas miser réellement son argent.
Le match commença. Wilson resta attentif aux commentateurs qui avaient l’air de se chamailler plus qu’autre chose. Plus difficile de suivre un match de Quidditch par radio qu’un match de football à la télévision moldu, mais cela fait longtemps que le jeune né-moldu s’était habitué à son monde. Quelques minutes après le début du match, paf, les Tornades marque un but. Wilson se mordit la lèvre en se disant qu’il avait peut-être eu un bon réflexe en ne pariant pas sur ce match.
Dans la salle, il y avait des visages familiers, le monde magique était un petit monde, mais Wilson resta en retrait. Il préférait écouter le poste radio pour ne rater aucune seconde, car avec la radio, il n’y a pas d’images pour aider à la compréhension. D’ailleurs, il fait bien, car quelques instants plus tard, les Tornades attrapèrent le premier viffet du match, puis un but côté Vagabonds. Un supporter se leva d’un coup, créant la surprise chez Wilson qui ne s’attendait pas à un tel élan. Lui se contenta de sourire, puisqu’il n’avait pas misé, ou plutôt virtuellement, le score final du match lui importait peu.
Ensuite, les commentateurs prenaient à cœur de défendre chacune de leur équipe favorite. Au point où certains mots frisaient l’impolitesse. Wilson s’en fichait et continua d’écouter, malheureusement les Tornades gagnèrent encore des points. Puis quelques minutes encore des points. Wilson se positionna en attente sur sa chaise quand il comprit que le match s’accélérait avec plus de buts, de viffets attrapés. Finalement le match se termina avec la victoire des Tornades mais grâce à vif d’or de l’attrapeur des Vagabonds.
Wilson avait bien fait, vraiment bien fait, de garder son argent de ne pas mettre une mornille durant ce match. Il est content, il a même l’impression d’avoir gagné de l’argent alors qu’il n’en a « juste » pas dépensé.
J’ai raté la péripétie, alors je fais un post RP de rattrapage ici, merci.
seagreen - Adulte évolution.
Formation Pro Spé. Magie Défensive Appliquée.
Merci Alice Sangblanc pour l'avatar :3
Le Pitiponk
M A I__2 0 5 1
Ce n'est pas flagrant. Mais c'est bien là. Cela se remarque à peine si on y fait pas attention. Ce ne sont que des détails, minimes par rapport au quotidien parfois si envahissant. Mais lorsqu'on regarde de plus près, certaines choses deviennent plus évidentes. La musique qui prend en volume de plus en plus tôt le soir. Avant, ce n'était pas avant vingt-trois heures. Maintenant, c'est toujours un peu plus tôt. Les bévues d'Elisha qui sont de moins en moins tolérées et les réprimandes plus sévères. La fermeture à deux heures du matin qui n'est plus systématique. L'horaire est souvent dépassée. « Rentrez chez vous, je m'en occupe ! ». Et le Pitiponk qui ferme à deux heures trente, parfois même à trois heures. Le canapé dans la salle de pause du personnel qui est souvent affaissé le matin lorsque les employés arrivent. Une couverture qui traîne en désordre sur l'accoudoir. Et surtout, lui qui traîne dans les pattes de tous ses collègues. Constamment. Lorsque Sasha est à la cuisine et qu'il n'y a rien à faire en salle, au lieu de rester paisiblement au Pleuroir, Christopher rejoint son employée et discute, il discute sans s'arrêter. Lorsque Kemby est de permanence, il s'accoude au comptoir et lui parle longuement, jusqu'à ce qu'elle parvienne à dépasser sa politesse professionnelle pour lui dire qu'elle est en train de travailler. Quand Elisha est en salle et que les autres sont occupés, Christopher lui fait même la discussion à lui. Il s'assied sur une table et le laisse travailler, il parle de tout mais surtout de rien. Transit d'angoisse et de timidité, Elisha ne peut rien faire de plus qu'acquiescer, répondre quand il y parvient et s'excuser lorsque Christopher lui reproche d'être lent dans son travail. Et lorsque Peyton et Pierce sont présents, il ne les lâche pas une seconde. C'est comme cela qu'ils ont compris. C'est comme ça qu'ils ont compris que Christopher n'allait pas bien.
Ce n'est pas nouveau pour eux que Christopher est incapable de rester seul et sans bruit. Depuis presque quinze ans qu'ils ne connaissent, ils en savent des choses sur ce garçon qu'ils ont vu devenir homme. Et ils sont capables de reconnaître lorsqu'il va mal, même si personne autour ne peut s'en rendre compte. Christopher n'a pas le mal-être explosif comme certain ou triste comme d'autres. Il ne viendra pas vous pleurer dans les bras, surtout pas dans ceux de ses patrons même s'ils sont plus que des patrons pour lui. Il ne passera pas ses journées à tirer la tronche, ne deviendra pas plus négatif, ne se plaindra pas plus souvent. Au contraire, il sourira davantage, mettra la musique plus forte, comme s'il espérait cacher sous toute cette bonne humeur le vrai problème.
Peyton et Pierce ont passé de longues soirées devant leur cheminée à se questionner sur le petit en se partageant une pipe au contenu douteux. Ils ont mis un long moment avant de mettre le doigt sur ce qui n'allait pas. Et encore plus de temps avant de trouver la cause de ce mal-être. Cela a des avantages d'avoir une mère qui peut se faire aimer de n'importe qui, et même des plus pourris. Selena leur a demandé, un jour de visite dans la demeure familiale : « Alors ça y est, le petit s'est casé ? ». L'est-il ? Elle l'avait entendu dire d'untel qui l'avait appris d'unetelle qui avait su par unetelle car untel le lui avait dit que, peut-être, il allait bientôt y avoir une nouvelle alliance chez les gens bien comme il faut. Là, les jumeaux ont eu de quoi réfléchir.
Cette histoire de futures épousailles n'a pas été remis sur le tapis car à chaque fois qu'une vanne à ce propos est balancée dans les environs de Christopher, ce dernier s'en sort d'une pirouette qui laisse son entourage dubitatif : n'est-ce qu'une grosse blague ou une incompréhensible vérité ? Le temps passant, les plaisanteries ont cessé. Et puis c'est vrai que la petite Alice ne vient plus aussi régulièrement au Pitiponk. Et de toute manière, n'était-elle pas beaucoup trop jeune pour lui ?
C'était un de ces soirs où Christopher a augmenté le son de la musique dans la salle du Pitiponk beaucoup trop tôt. Les premiers cocktails les plus forts n'avaient même pas déjà été commandés. Christopher avait un sourire long comme une comète, l’œil brillant. N'importe qui d'autre l'aurait croisé se serait dit : qu'il est heureux ! Peyton l'a croisé dans les escaliers menant à l'étage. Il est passé à côté d'elle en un coup de vent, avec un sourire, un coup d’œil, une vague salutation. Peyton l'a arrêté du bras. Habituellement, il aurait fait un pas de danse sur la marche au-dessus d'elle et aurait attrapé son bras pour la faire tourner, ce qu'elle aurait fait avec un plaisir évident.
« Tu danses pas ? lui a-t-elle lancé.
— Oh, c'est vrai, » a-t-il fait avec cet air étonné qui donne l'impression qu'il était profondément noyé dans ses pensées.
Il a voulu attraper son bras. Elle les a croisé pour qu'il ne puisse pas. Puis, armée de son tact habituel, elle l'a regardé dans les yeux et lui a dit :
« Cette histoire de mariage, c'est vrai alors ? »
Il n'a rien dit. Il n'a pas exprimé grand chose. Mais ses sourcils se sont froissés et ça a rappelé à Peyton le Christopher de vingt ans qui revenait le mardi soir pour son service avec la mine chafouine. Ma mère m'a encore bien fait chier, ce weekend ! Il ne disait rien de plus, enfilait son tablier et retrouvait son sourire habituel. Peyton, à l'époque seulement de passage dans le pub de sa mère, ne s'attardait pas mais elle comprenait qu'il ne devait pas avoir une famille très joyeuse, celui-là. Dans les escaliers, Peyton a vu la même chose. Christopher a haussé les épaules, a fait un sourire et il a repris son chemin en la plantant là. Plus tard, elle en a discuté avec Pierce. Elle a dit : « je vais le bousculer pour avoir la vérité ! ». Il a dit : « il est assez grand pour décider de nous en parler quand il voudra». Mais ils n'ont cesse, depuis, de remarquer que la musique est toujours plus forte et de plus en plus tôt. Ce qui est une gêne à la fois pour les clients, pour les employés et pour Pierce et Peyton qui se font du souci. Il n'en ont plus jamais parlé. Quand bien même les rumeurs à propos de fiançailles se sont mises à courir dans le Pitiponk et en-dehors.
Peyton et Pierce ont décidé de prendre les choses en mains. Dans leur famille, les non-dits n'existent pas, pas plus que les secrets ou les petites manigances. Si une chose est pensée, elle est dite. Si elle n'est pas dite, c'est qu'elle n'est pas pensée. Les Savage ne sont pas réputés pour leur tact. Ils sont, par contre, connus pour leur grande franchise. Alors lorsque Peyton s'est rappelé d'un souvenir vieux de six ou sept mois, elle a sauté sur l'occasion.
C'est pourquoi ils débarquent au Pitiponk un après-midi, avant l'ouverture, muni d'un sac en papier craft dont ils cachent jalousement le contenu à un Chris heureux de les voir jusqu'à ce qu'ils se retrouvent tous dans la cuisine. Les jumeaux, Christopher et Sasha. Kemby a décidé, quand ses patrons lui ont dit que cette réunion n'avait rien d'officiel et surtout rien de professionnel, qu'elle avait autre chose à faire. Quant à Elisha ? C'est heureux pour lui qu'il ne travaille pas ce jour.
« Nous venons rappeler une vieille promesse, » annonce Pierce sur un ton grandiloquent en déposant le sac sur le plan de travail devant lequel s'installe généralement Sasha.
Christopher regarde Sasha qui hausse les épaules avant de regarder vers Peyton qui se contente de sourire mystérieusement. Le silence s'allongeant, Christopher se met à râler :
« Mais quelle promesse ? Allez, dites-nous, quoi ! Pas encore une de ces soirées de vieux que vous voulez organiser ici, hein ? »
Ignorant les deux regards noirs qui se tournent vers lui, il tend le bras pour récupérer le sachet. Peyton lui donne une tape sur la main. Christopher la récupère en glapissant.
« C'est un secret d'état ou quoi ? s'offusque-t-il de sa voix aiguë en se frottant les doigts.
— Non, sourit Peyton, mais ce n'est pas pour toi. Sasha, si tu veux bien.
— Pour moi ? s'exclame la femme tout sourire en attrapant le sachet en papier craft. Qu'est-ce que vous m'aviez promis ? Un mois de salaire en plus si je continuais à faire du bon trav... C'est quoi, ça ? »
Sans faire plus de mystère, Sasha n'étant pas du genre à tourner autour du pot, elle renverse le contenu du sac au-dessus du plan de travail. En tombe une boite en carton rectangulaire sur laquelle se devine une la photographie d'une femme au sourire large. Fait étonnant, ses cheveux sont d'une couleur plus qu'inhabituelle. Et elle ne bouge pas. Christopher se penche en fronçant les sourcils. Cette fois-ci il ne tend pas la main. Se faire taper une fois suffit. Mais c'est clair et net que c'est un produit moldu. Qu'est-ce que ça vient faire là ? Sasha l'attrape pour la regarder après avoir jeté un regard dubitatif à Pierce et Peyton.
« C'est pour... Se teindre les cheveux en vert ? C'est vraiment pour une de leur soirée bizarre, je crois, souffle-t-elle à Christopher en essayant de retenir le sourire qui veut lui étirer les lèvres. Vous voulez qu'on s'en occupe ? Vous avez une soirée Êtres de la forêt ou une connerie comme ça ?
— Vous savez que vous iriez plus vite avec de la magie ? » grimace Christopher qui n'a pas besoin de plus de preuve pour se persuader que les Savage veulent qu'ils les aident à se teindre les cheveux.
Il trouve cela un peu bizarre mais les Savage sont un peu bizarres. Ça l'a toujours amusé, au fond, et l'idée de commencer sa journée de travail de cette façon lui plait.
« On se débarrasse de la magie trop facilement, » explique Pierce en lissant sa moustache.
Adossé au mur à droite de Sasha, il garde un sourire constant sur les lèvres. S'il était plus concentré, Christopher aurait su que c'était un sourire dont il fallait se méfier. Mais il n'est pas concentré.
« Et ce n'est pas pour nous, » renchérit sa jumelle.
Pendant un instant, personne ne parle. Puis Sasha sent la morsure de deux regards sur elle. Celui de Peyton et celui de Pierce. Tous deux sont insistants. Tellement insistants, qu'elle commence à réaliser que si cette chose n'est pas pour eux, c'est peut-être parce qu'elle est pour...
« Pour moi ? s'écrit-elle dans un rire franc qui résonne dans la cuisine sous le regard ébahi de Christopher. C'est quoi ce délire ? Je vais pas me teindre les cheveux en vert !
— On te l'a dit : on vient réaliser une promesse que tu as faites.
— Tu as promis de te teindre les cheveux en vert ? répète lentement Christopher, clairement dubitatif.
— J'ai jamais fait ça ! se défend Sasha avec un sourire hilare.
— Oh que si, tu l'as fait, réplique calmement Pierce.
— Jamais de la v... »
Sasha se tait brutalement. Son regard passe de Pierce à Peyton puis de Peyton à Pierce. Finalement, il se détourne pour se déposer sur Christopher qui la regarde un instant avant de hausser un sourcil.
« Quoi ? fait-il bêtement.
— C'est pas vrai, » murmure lentement Sasha en détachant tous les mots, sans lui répondre.
Elle lance un regard accusateur à Pierce, puis à Peyton.
« Vous mentez !
— Ce n'est pas très malin de dire à tes patrons que ce sont des menteurs, remarque Peyton avec un léger sourire en coin.
— J'y comprends rien ! » grogne Chris en s'appuyant sur le plan de travail.
Ils auraient du prendre des pincettes, avoir cette conversation en comité privé peut-être et de façon plus sérieuse ou tout simplement de ne jamais évoquer le sujet, faire comme fait Christopher, à savoir ne rien à dire, faire comme si ça n'existait pas et monter le son de la musique pour couvrir le bruit de ses propres pensées. Mais voilà, Peyton et Pierce ne sont pas fait de ce bois-là.
« Sasha a fait une promesse, commence Peyton en regardant la femme, devant témoins qui plus est. C'est à dire nous.
— Elle a promis qu'elle se teindrait les cheveux en vert, termine Pierce, le regard braqué sur Christopher, s'il s'avérait que tu étais bel et bien fiancé à Alice Sangblanc. »
C'est comme si Christopher s'était pris un seau glacé dans le visage. Il se décompose, incapable cette fois-ci de contrôler ses expressions. La fin de la phrase de Pierce résonne dans la cuisine devenue silencieuse. Les yeux écarquillés, Sasha regarde Christopher qui regarde tour à tour Pierce et Peyton. Si l'une est surprise et que les autres attendent sagement les réactions de la cible de la vérité dévoilée, Christopher, lui, a l'impression qu'une lame s'est glissée entre ses cotes et qu'elle farfouille dans son cœur. Il n'avait pas la moindre envie que ça vienne s'immiscer dans l'un des endroits qu'il préfère au monde. Il n'en avait pas du tout envie. Alors en désespoir de cause, incapable de mentir à des gens qu'il aime ou même de penser convenablement, il tourne les yeux vers Sasha.
« Pourquoi t'as fait une promesse aussi merdique ! » s'offusque-t-il, la voix trop aiguë, forçant clairement le ton accusateur — il se fiche de cette promesse, même si c'est vrai qu'elle est merdique.
Sasha l'observe un instant, la bouche ouverte, avant de se reprendre. Elle prend appui sur le plan de travail pour donner du poids à ses propos et pour mieux fusiller Christopher du regard.
« Tu te fous de moi ! C'est toi qui prends des décisions merdiques, là ! réplique-t-elle avec un geste faussement agacé du bras. Je vais pas... »
Un regard vers Peyton suffit pour l'arrêter. Sasha plonge dans les yeux de la femme et essaie d'y lire ce qu'elle n'accepte pas de croire.
« Une promesse est une promesse, » chantonne Peyton qui refuse de se laisser attendrir par les yeux tristes de Christopher.
La vérité doit être dite. Et puisqu'il ne daigne pas la réfuter, pourquoi faire comme si elle n'existait pas ? Ce n'est pas bon pour lui de se voiler la face.
Quelques mois plus tôt
SOIRÉE D'INTÉGRATION DU PITIPONK
« On ne sait jamais où est Christopher durant ces soirées, remarque Pierce en glissant les pouces sous ses bretelles.
— Il doit être avec sa promise. »
Des sourires plus ou moins moqueurs, choqués, amusés ou attendris éclosent sur les lèvres de chacun. Seule Kemby reste de marbre, se glissant d'un coin à l'autre de la cuisine pour remettre de l'ordre et ranger ce qui doit l'être.
« J'vais vomir, blague Sasha en mimant l'acte, avant d'éclater de rire et de mordre dans son sandwich. Si toute cette histoire à marcher sur la tête s'avère vraie, je me teins les cheveux en vert. Vert Pitiponk. Vous êtes témoins !
— Ne compte pas sur nous pour oublier ça ! » la gourmande Peyton avec un sourire qui dévoile ses dents.
Peyton refuse peut-être de se laisser attendrir mais cela ne l'empêche pas de rejoindre son frère lorsque celui-ci s'approche de son employé pour poser une main sur son épaule, sentant son trouble. Elle fait la même chose de l'autre côté. Face à eux, de l'autre côté du plan de travail, Sasha ferme les yeux.
« Je vais vraiment vomir cette fois-ci. »
Son ton est léger, amusé, mais tout le monde dans la pièce comprend qu'elle est trop étonnée par la vérité que ne réfute pas Christopher pour que ce soit réellement un mensonge.
Christopher aussi a envie de vomir. Comme souvent ces derniers temps. Il a beau faire tous les efforts du monde pour ne pas penser à toute cette histoire, celle-ci finit toujours par lui revenir en pleine poire sous une forme ou une autre. Il devrait affirmer que ce n'est pas vrai, tout ça, que ce n'est qu'un mensonge, que ça n'a rien de vrai. Il n'y arrive pas. Pas plus qu'il y arrive devant Alice, Thomas ou même sa famille, il ne peut pas dire que ce n'est pas vrai. Parce qu'au fond de lui, il sait que c'est vrai. La bile lui remonte dans la gorge. Il déglutit péniblement. Pour une fois, le poids des mains sur ses épaules n'est pas réconfortant. Il lui fait mal. A-t-il déçu les Savage ? Est-ce une façon de lui faire comprendre qu'ils sont déçus qu'il se soit embourbé dans une histoire qui le dépasse ? Mais au lieu de disparaître, le poids sur ses épaules s'affirme. Pierce lui serre l'épaule. Peyton déplace sa main sur son bras. Si Christopher ne peut pas croiser le regard de cette dernière, sa déception lui ferait trop mal, il arrive néanmoins à regarder Pierce. Il n'y voit aucune lueur de déception. Il n'y voit pas d'approbation non plus. Mais il n'a jamais été question d'accepter quoi que ce soit. Peyton et Pierce ne lui ont jamais demandé d'explication à propos de ce qu'il était ou de sa famille ou de quoi que ce soit ne concernant pas le Pitiponk. Et ils ne commenceront pas maintenant. Alors lorsque les jumeaux ôtent leur main et qu'ils se tournent vers Sasha, Christopher le fait également et un rictus apparaît sur ses lèvres. À cela servirait-il de s'appesantir sur le sujet ?
« Prête à avoir les cheveux verts ? »
Un gémissement s'échappe des lèvres de la femme mais il n'est pas suffisant pour arrêter la marche du destin.
Moins de dix minutes plus tard, elle se retrouve installée sur une chaise au milieu de la cuisine, Pierce derrière elle en train d'étaler une pâte sur ses cheveux. Et quarante-cinq minutes plus tard, après avoir servi des verres les cheveux coincés sous une serviette nouée sur sa tête sous le regard hilare de Christopher, Sasha se rince les cheveux dans l'évier de la cuisine pour faire partir le produit. Lorsqu'elle se redresse, elle ne reçoit en réponse qu'un grand éclat de rire de son patron. Ce dernier a passé plus de temps, ces derniers trois quart d'heure, dans la cuisine qu'en salle à travailler car il prenait un malin plaisir à se moquer de Sasha. Celle-ci, pour une fois, comprenant que la situation est trop complexe pour qu'elle la comprenne, n'a pas osé répliquer qu'elle était mieux lotis avec ses cheveux verts que lui avec sa promise de dix-huit piges.
C'est ainsi que Sasha Hambacher, vingt-neuf ans, barmaid du Pitiponk, se retrouve à avoir les cheveux vert Pitiponk. Elle aura au moins appris de cette histoire qu'il ne faut jamais faire de promesse en l'air devant Peyton et Pierce Savage.
Sasha, à partir de mai 2051
IMAGE MODIFIÉE PAR IA

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Fiche de PNJ : Sasha Hambacher, Peyton et Pierce Savage en actif.
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Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
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