La Nouvelle du Psychomage
Alice était ravie de parler littérature et cinématographie par le psycomage. Depuis qu'elle avait posé les pieds dans le château, elle n'avait guère partagé sa passion avec des élèves et encore moins des adultes. C'était surtout qu'elle ne lisait que des livres écrits par les moldus et qu'il y avait beaucoup d'élèves qui aimaient la lecture sorcière, vu qu'ils ne connaissaient que ça depuis leur enfance. Elle n'aurait jamais cru avoir sa première discussion de littérature avec un adulte, elle l'avait plus imaginé avec une Née-moldue, Noémie par exemple.
Mr Kyros mentionna le fait que les éditeurs n'hésitaient pas à demander de changer le texte aux auteurs. Alice fit une grimace. Parfois, on avait besoin de changement. Lire toujours la même chose renforçait la sensation de déjà connaitre le dénouement de l'oeuvre alors qu'on avait lu trois pages et l'abandon des livres par les enfants. L'adulte fit remarqué que la difficulté de ce métier était peut-être de transmettre quelque chosd de marquant à travers les lignes. Alice sentit ses lèvres s'ourlaient d'un sourire : il avait raison. C'était tellement bien de parler avec lui, il réussisait toujours à mettre les mots sur des pensées disparatres. Elle hocha la tête :
" - Vous avez raison. Après aussi, les maisons d'édition devaient accepter des textes hors normes. On a besoin de nouveauté, relire toujours le même scénario devient fatiguant, à la fin."
La discussion dériva sur la cinématographie. Alice ne s'en plaignait pas même si elle n'y portait la même attention qu'à la littérature. Elle trouvait que les films, qui avaient, elle l'avouait, parfois de très belle image surtout dans les films d'animations, ne transmettaient pas assez l'émotion qui faisait vibrer les personnages. Par contre, elle trouvait que le fait d'y mêler des chansons était géniale. Elle savait qu'il y avait des liste de musique pour certains livres mais, à Poudlard, elle ne pouvait pas les écouter, les ondes électriques étaient bloquées par les ondes magiques.
Le psycomage mentionna le film Seul sur Mars et Alice le nota dans sa liste à visionner, qui n'était pas si longue que ça. D'après ce que disait Mr Kyros, le film parlait d'une adaptation sur Mars et la jeune fille avait envie de voir ce que les réalisateurs avaient imaginé pour ça. Il parla aussi du Garçon et du Héron issu lui aussi du Studio Ghibli. Elle fronça légèrement les sourcils : oui, ce nom lui disait quelque chose. Le film devait être du même réalisateur. Soudain, le psycomage eut un petit rire et s'excusa de parler d'oeuvres datant il y a trente ans.
" - Oh ! Mais c'est pas grave. Regarder des films anciens ne me dérange pas, les films que j'ai cité avaient eux aussi cet âge. Donc vous avez bien aimé Seul sur Mars ? Il fait peur ? Les films transmettent plus la peur que les livres et j'avoue que j'aile pas trop."
Oui, les images étaient beaucoup plus saisissantes et faisiat bondir le coeur au moindre bruit. Avec les livres, on pouvait imaginer la scène avec les détails qu'on voulez. Alors qu'avec les films, l'image s'imposait à l'esprit. Mr Kyros termina la parenthèse sur le cinéma en concluant qu'elle pourrait trouver d'autres oeuvres moldus abordant le sujet. La discussion avait donné une soudaine envie à la jeune fille de regarder des films, ce qu'elle ferait sûrement les prochaines vacances.
Mr Kyros remarqua que le premier "metier" proposé par Alice lui correspondaig. Elle baissa légèrement la tête, rougissant. Il lui dit que la plupart des metiers qu'elle avait cité avaient leur équivalent dans le monde sorcier. Elle va encore du temps, c'est vrai, mais elle avait une grande ambition, qui avait sûrement le mot de passe pour rentrer à Serpentard, et elle voulait être sur tous les fronts. Alice releva la tête, une idée lui traversant l'esprit. Elle n'avait jamais eu vraiment d'avis précis sur la matière et celui du psycomage pouvait être le premier :
" - Vous, vous me verrez faire quel métier ?"
L'objet avec qui la discussion avait commencé avait été relégué au troisième rang, en arrière plan. Enfin, ils s'étaient mis en marche pour aller, Alice se demandait. Sûrement, la salle des professeurs. Pour l'isntant, le destin du livre tenait aux affiches et aux annonces du psycomage pour retrouver le propriétaire. À ces mots, elle comprit qu'il répugnait un peu à le remettre entre les mains de la bibliothécaire. Elle se tut, acceptant la fatalité. Remettre un roman à cette femme relevait peut-être de l'inconscience. Une proposition lui traversa l'esprit et elle releva la tête, l'air rayonnant.
" - Vous pourrez le garder ? Enfin, si vous ne l'avez pas déjà. Ou sinon, vous pouvez le mettre dans la petite bibliothèque de votre salle d'attente ?"
Mr Kyros mentionna le fait que les éditeurs n'hésitaient pas à demander de changer le texte aux auteurs. Alice fit une grimace. Parfois, on avait besoin de changement. Lire toujours la même chose renforçait la sensation de déjà connaitre le dénouement de l'oeuvre alors qu'on avait lu trois pages et l'abandon des livres par les enfants. L'adulte fit remarqué que la difficulté de ce métier était peut-être de transmettre quelque chosd de marquant à travers les lignes. Alice sentit ses lèvres s'ourlaient d'un sourire : il avait raison. C'était tellement bien de parler avec lui, il réussisait toujours à mettre les mots sur des pensées disparatres. Elle hocha la tête :
" - Vous avez raison. Après aussi, les maisons d'édition devaient accepter des textes hors normes. On a besoin de nouveauté, relire toujours le même scénario devient fatiguant, à la fin."
La discussion dériva sur la cinématographie. Alice ne s'en plaignait pas même si elle n'y portait la même attention qu'à la littérature. Elle trouvait que les films, qui avaient, elle l'avouait, parfois de très belle image surtout dans les films d'animations, ne transmettaient pas assez l'émotion qui faisait vibrer les personnages. Par contre, elle trouvait que le fait d'y mêler des chansons était géniale. Elle savait qu'il y avait des liste de musique pour certains livres mais, à Poudlard, elle ne pouvait pas les écouter, les ondes électriques étaient bloquées par les ondes magiques.
Le psycomage mentionna le film Seul sur Mars et Alice le nota dans sa liste à visionner, qui n'était pas si longue que ça. D'après ce que disait Mr Kyros, le film parlait d'une adaptation sur Mars et la jeune fille avait envie de voir ce que les réalisateurs avaient imaginé pour ça. Il parla aussi du Garçon et du Héron issu lui aussi du Studio Ghibli. Elle fronça légèrement les sourcils : oui, ce nom lui disait quelque chose. Le film devait être du même réalisateur. Soudain, le psycomage eut un petit rire et s'excusa de parler d'oeuvres datant il y a trente ans.
" - Oh ! Mais c'est pas grave. Regarder des films anciens ne me dérange pas, les films que j'ai cité avaient eux aussi cet âge. Donc vous avez bien aimé Seul sur Mars ? Il fait peur ? Les films transmettent plus la peur que les livres et j'avoue que j'aile pas trop."
Oui, les images étaient beaucoup plus saisissantes et faisiat bondir le coeur au moindre bruit. Avec les livres, on pouvait imaginer la scène avec les détails qu'on voulez. Alors qu'avec les films, l'image s'imposait à l'esprit. Mr Kyros termina la parenthèse sur le cinéma en concluant qu'elle pourrait trouver d'autres oeuvres moldus abordant le sujet. La discussion avait donné une soudaine envie à la jeune fille de regarder des films, ce qu'elle ferait sûrement les prochaines vacances.
Mr Kyros remarqua que le premier "metier" proposé par Alice lui correspondaig. Elle baissa légèrement la tête, rougissant. Il lui dit que la plupart des metiers qu'elle avait cité avaient leur équivalent dans le monde sorcier. Elle va encore du temps, c'est vrai, mais elle avait une grande ambition, qui avait sûrement le mot de passe pour rentrer à Serpentard, et elle voulait être sur tous les fronts. Alice releva la tête, une idée lui traversant l'esprit. Elle n'avait jamais eu vraiment d'avis précis sur la matière et celui du psycomage pouvait être le premier :
" - Vous, vous me verrez faire quel métier ?"
L'objet avec qui la discussion avait commencé avait été relégué au troisième rang, en arrière plan. Enfin, ils s'étaient mis en marche pour aller, Alice se demandait. Sûrement, la salle des professeurs. Pour l'isntant, le destin du livre tenait aux affiches et aux annonces du psycomage pour retrouver le propriétaire. À ces mots, elle comprit qu'il répugnait un peu à le remettre entre les mains de la bibliothécaire. Elle se tut, acceptant la fatalité. Remettre un roman à cette femme relevait peut-être de l'inconscience. Une proposition lui traversa l'esprit et elle releva la tête, l'air rayonnant.
" - Vous pourrez le garder ? Enfin, si vous ne l'avez pas déjà. Ou sinon, vous pouvez le mettre dans la petite bibliothèque de votre salle d'attente ?"
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792 mots
@Hyacinthe Kyros
792 mots
@Hyacinthe Kyros
ALICE GRANT / SERPENTARD / DEUXIÈME ANNÉE
Couleur parole Rp : vert forêt (#3C612F) Présence : en absence à partir du 9 août
Stalkeuse Suprême - Maîtresse des Parchemins
Couleur parole Rp : vert forêt (#3C612F) Présence : en absence à partir du 9 août
Stalkeuse Suprême - Maîtresse des Parchemins
La Nouvelle du Psychomage
- Oui, je ne peux qu'être d'accord avec vous. C'est un équilibre qui me semble délicat à trouver...
Ce besoin de nouveauté était un nécessaire au sein d'un milieu artistique. Sans même parler d'un besoin, la créativité de l'homme ne pouvait simplement pas stagner indéfiniment. Les goûts et les mœurs avaient peut-être leur part d'influence, mais un thème exploité encore et encore perdait de son attractivité. Hyacinthe continuait d’avancer en hochant la tête et se tut quelques secondes pour réfléchir aux mots qu'il souhaitait employer. Il laissa échapper un léger souffle approbateur, son regard glissant un instant vers les hautes fenêtres du troisième étage tandis qu'ils se dirigeaient vers les escaliers.
- On appelle ça des tropes narratifs. Ce sont des schémas, des motifs qui reviennent souvent dans les histoires. Par exemple... le récit d'apprentissage, où le personnage principal grandit au fil des épreuves. C'est un grand classique, qui est toujours très utilisé. Hm... il y a aussi le triangle amoureux, qui est un thème que l'on retrouve plus souvent dans les romans pour adolescents.
Hyacinthe tourna la tête et regarda Alice pour se montrer attentif à ses réactions. Un léger sourire passa sur ses lèvres alors qu'il rouvrit la bouche.
- Dans un registre plus général, je pense aux dystopies. Celles-ci m'intéressent particulièrement ! S'exclama le roux avec un visage inhabituellement ouvert. Puis, il hocha légèrement les épaules en arrivant à sa conclusion. Le problème n’est pas le trope en lui-même mais la façon dont il est exploité. Lorsque cela devient trop prévisible, trop répété... oui, cela devient lassant. Mais entre les mains de quelqu'un de créatif, je suis convaincu que même une idée déjà vue peut avoir un rendu rafraichissant.
Malgré tout, les pensées du trentenaire dérivèrent brièvement vers ses propres écrits et sa peur constante d'avoir, malgré lui, reproduit quelque chose de déjà existant sans qu'il ne s'en rende compte. Hyacinthe n'avait pas tout lu, et jamais il n'aurait l'occasion de lire tout ce qui existait. C'était un fait, il y avait un risque non nul que les thèmes abordés dans Mission Horizon l'aient déjà été par quelqu'un d'autre. Il n'avait qu'à essayer de ne pas y penser et à se satisfaire de ce que son esprit avait produit. La conversation glissa alors vers le cinéma, puisque Hyacinthe avait lancé le sujet un peu plus tôt. C'était une conversation légère qui lui plaisait beaucoup, lui qui n'avait que si peu d'occasions de parler de ce qu'il aimait. Il ne put s’empêcher de sourire à la réaction d’Alice concernant Seul sur Mars.
- Oui, j’ai beaucoup aimé, répondit-il sans hésiter. Je... je ne pense pas qu'il fasse peur ?
Il tourna légèrement la tête vers Alice.
- Je dirais qu'il y a des moments de tension. Isolement, danger, survie... mais c'est plus une pression constante que de la peur. Vous n'y verrez pas de choses qui vous choqueront, ni qui vous feront sursauter.
Oui, ce n'était pas un film qui faisait peur. D'autres l'avaient mis bien plus mal à l'aise, que ce soit par leur aspect horrifique ou par la façon dont l'inconnu spatial était comblé par les réalisateurs. L'image d'un homme solitaire dérivant dans le vide et destiné à une fin tragique vint à l'esprit de Hyacinthe. Cela avait été - et était toujours - une vision qui le remplissait de tristesse, d'une peur doucereuse à l'idée qu'ils soient si petits, si faibles, si dépendants de leurs équipements pour survivre dans un milieu si hostile. Mais Hyacinthe songea que cette image, pourtant si simple, était peut-être trop intense pour la douceur de leur conversation. Il ne voulait pas partir dans ce sens si Alice ne l'y menait pas, c'était au mieux.
- Je comprend, reprit-il alors en rebondissant sur les propos de la Serpentard. Il fit un léger geste de la main pour illustrer ses explications dans une tentative de canaliser ses pensées. Les films jouent beaucoup sur plusieurs dimensions à la fois : l’image, le son, le rythme... tout est conçu pour provoquer une réaction immédiate. Une musique, un silence, un mouvement brusque... Ce sont ces choses qui essayent d'amener des émotions, et la peur en fait naturellement partie. Le livre, quant à lui, passe par les mots et l'imagination. Il est ainsi plus facile de contrôler ce que l'on ressent.
Hyacinthe marqua une pause en descendant les marches, puis ajouta avec une pointe d’amusement :
- Les films, eux, ne vous laissent pas toujours ce luxe !
Un silence léger suivit, pendant lequel Hyacinthe ricana avec un certain soulagement. Rassuré ? Peut-être. C'était assez amusant, peut-être un peu embarrassant, qu'Alice soit celle qui le rassure vis-à-vis de ses références archaïques. Il la remercia avec une légère pointe d'autodérision dans la voix, qui s'effaça progressivement avec la suite de leur discussion pour laisser place à un appel à la réflexion.
Le pas de Hyacinthe ralentit légèrement et il resta quelques secondes avec le visage vide, les yeux fixés dans le vide. D'un côté, sa position lui demandait de ne pas répondre à ce genre de question à la légère, puisqu'il avait conscience que sa parole pouvait avoir plus d'importance que voulu. Mais après tout, les deux avaient là une discussion informelle, et Hyacinthe pensait Alice suffisamment détachée pour ne pas prendre ses mots pour acquis.
- Je ne pense pas vous connaître suffisamment pour affirmer ce genre de chose, mais je vous souhaite de faire un métier qui vous plait. Donc si je devais formuler une première impression...
Hyacinthe fronça les sourcils en regardant la jeune Serpentard, puis détendit les muscles de son visage. Il hésita une petite seconde, puis poursuivit avec nonchalance, satisfait de sa conclusion.
- Je vous imaginerais dans quelque chose qui touche à l'écologie, ou à l'écriture. Ce n'est pas une surprise, n'est-ce pas ? Le roux hocha les épaules avant de poursuivre. Vous avez une sensibilité très marquée sur ces sujets, et une manière de réfléchir qui s’y prête bien.
Une fois l'idée posée, il s'assura de reprendre son chemin en direction de la salle des professeurs. Alice lui proposa alors une alternative, et il ne put s'empêcher d'être surprit par la proposition. Sa bibliothèque... il n'y avait pas pensé. À vrai dire, l'Empath'O'Scope était tellement imposant dans les pensées lorsqu'il s'agissait de sa salle d'attente qu'il l'avait presque oubliée. Clignant des yeux, il regarda Alice le temps que la simplicité de l'idée fasse son chemin, et un sourire plus lumineux apparut sur son visage.
- C’est... une excellente idée, oui. Il n'y avait pas d'exemplaire de Mission Horizon, Hyacinthe en était certain. Il n'avait qu'un seul exemplaire - le sien, qu'il gardait dans la bibliothèque de son appartement. Je n'y avais pas pensé.
Sa voix portait une sincère surprise, et le psychomage baissa les yeux vers le livre l'air pensif.
- Je n’ai pas besoin d’un exemplaire supplémentaire, en effet. Et le laisser à disposition... oui, c'est envisageable. Je vous remercie, c’est une très bonne suggestion.
Non seulement cela lui permettrait de faire découvrir aux curieux son écrit, bien que l'idée de faire sa propre publicité semblait bien moins intéressante que faire découvrir des écrits autres et souvent bien plus pertinents pour les élèves passant au bureau, mais aussi et surtout, cela lui éviterait une conversation délicate avec Pinehead.
Ce besoin de nouveauté était un nécessaire au sein d'un milieu artistique. Sans même parler d'un besoin, la créativité de l'homme ne pouvait simplement pas stagner indéfiniment. Les goûts et les mœurs avaient peut-être leur part d'influence, mais un thème exploité encore et encore perdait de son attractivité. Hyacinthe continuait d’avancer en hochant la tête et se tut quelques secondes pour réfléchir aux mots qu'il souhaitait employer. Il laissa échapper un léger souffle approbateur, son regard glissant un instant vers les hautes fenêtres du troisième étage tandis qu'ils se dirigeaient vers les escaliers.
- On appelle ça des tropes narratifs. Ce sont des schémas, des motifs qui reviennent souvent dans les histoires. Par exemple... le récit d'apprentissage, où le personnage principal grandit au fil des épreuves. C'est un grand classique, qui est toujours très utilisé. Hm... il y a aussi le triangle amoureux, qui est un thème que l'on retrouve plus souvent dans les romans pour adolescents.
Hyacinthe tourna la tête et regarda Alice pour se montrer attentif à ses réactions. Un léger sourire passa sur ses lèvres alors qu'il rouvrit la bouche.
- Dans un registre plus général, je pense aux dystopies. Celles-ci m'intéressent particulièrement ! S'exclama le roux avec un visage inhabituellement ouvert. Puis, il hocha légèrement les épaules en arrivant à sa conclusion. Le problème n’est pas le trope en lui-même mais la façon dont il est exploité. Lorsque cela devient trop prévisible, trop répété... oui, cela devient lassant. Mais entre les mains de quelqu'un de créatif, je suis convaincu que même une idée déjà vue peut avoir un rendu rafraichissant.
Malgré tout, les pensées du trentenaire dérivèrent brièvement vers ses propres écrits et sa peur constante d'avoir, malgré lui, reproduit quelque chose de déjà existant sans qu'il ne s'en rende compte. Hyacinthe n'avait pas tout lu, et jamais il n'aurait l'occasion de lire tout ce qui existait. C'était un fait, il y avait un risque non nul que les thèmes abordés dans Mission Horizon l'aient déjà été par quelqu'un d'autre. Il n'avait qu'à essayer de ne pas y penser et à se satisfaire de ce que son esprit avait produit. La conversation glissa alors vers le cinéma, puisque Hyacinthe avait lancé le sujet un peu plus tôt. C'était une conversation légère qui lui plaisait beaucoup, lui qui n'avait que si peu d'occasions de parler de ce qu'il aimait. Il ne put s’empêcher de sourire à la réaction d’Alice concernant Seul sur Mars.
- Oui, j’ai beaucoup aimé, répondit-il sans hésiter. Je... je ne pense pas qu'il fasse peur ?
Il tourna légèrement la tête vers Alice.
- Je dirais qu'il y a des moments de tension. Isolement, danger, survie... mais c'est plus une pression constante que de la peur. Vous n'y verrez pas de choses qui vous choqueront, ni qui vous feront sursauter.
Oui, ce n'était pas un film qui faisait peur. D'autres l'avaient mis bien plus mal à l'aise, que ce soit par leur aspect horrifique ou par la façon dont l'inconnu spatial était comblé par les réalisateurs. L'image d'un homme solitaire dérivant dans le vide et destiné à une fin tragique vint à l'esprit de Hyacinthe. Cela avait été - et était toujours - une vision qui le remplissait de tristesse, d'une peur doucereuse à l'idée qu'ils soient si petits, si faibles, si dépendants de leurs équipements pour survivre dans un milieu si hostile. Mais Hyacinthe songea que cette image, pourtant si simple, était peut-être trop intense pour la douceur de leur conversation. Il ne voulait pas partir dans ce sens si Alice ne l'y menait pas, c'était au mieux.
- Je comprend, reprit-il alors en rebondissant sur les propos de la Serpentard. Il fit un léger geste de la main pour illustrer ses explications dans une tentative de canaliser ses pensées. Les films jouent beaucoup sur plusieurs dimensions à la fois : l’image, le son, le rythme... tout est conçu pour provoquer une réaction immédiate. Une musique, un silence, un mouvement brusque... Ce sont ces choses qui essayent d'amener des émotions, et la peur en fait naturellement partie. Le livre, quant à lui, passe par les mots et l'imagination. Il est ainsi plus facile de contrôler ce que l'on ressent.
Hyacinthe marqua une pause en descendant les marches, puis ajouta avec une pointe d’amusement :
- Les films, eux, ne vous laissent pas toujours ce luxe !
Un silence léger suivit, pendant lequel Hyacinthe ricana avec un certain soulagement. Rassuré ? Peut-être. C'était assez amusant, peut-être un peu embarrassant, qu'Alice soit celle qui le rassure vis-à-vis de ses références archaïques. Il la remercia avec une légère pointe d'autodérision dans la voix, qui s'effaça progressivement avec la suite de leur discussion pour laisser place à un appel à la réflexion.
Le pas de Hyacinthe ralentit légèrement et il resta quelques secondes avec le visage vide, les yeux fixés dans le vide. D'un côté, sa position lui demandait de ne pas répondre à ce genre de question à la légère, puisqu'il avait conscience que sa parole pouvait avoir plus d'importance que voulu. Mais après tout, les deux avaient là une discussion informelle, et Hyacinthe pensait Alice suffisamment détachée pour ne pas prendre ses mots pour acquis.
- Je ne pense pas vous connaître suffisamment pour affirmer ce genre de chose, mais je vous souhaite de faire un métier qui vous plait. Donc si je devais formuler une première impression...
Hyacinthe fronça les sourcils en regardant la jeune Serpentard, puis détendit les muscles de son visage. Il hésita une petite seconde, puis poursuivit avec nonchalance, satisfait de sa conclusion.
- Je vous imaginerais dans quelque chose qui touche à l'écologie, ou à l'écriture. Ce n'est pas une surprise, n'est-ce pas ? Le roux hocha les épaules avant de poursuivre. Vous avez une sensibilité très marquée sur ces sujets, et une manière de réfléchir qui s’y prête bien.
Une fois l'idée posée, il s'assura de reprendre son chemin en direction de la salle des professeurs. Alice lui proposa alors une alternative, et il ne put s'empêcher d'être surprit par la proposition. Sa bibliothèque... il n'y avait pas pensé. À vrai dire, l'Empath'O'Scope était tellement imposant dans les pensées lorsqu'il s'agissait de sa salle d'attente qu'il l'avait presque oubliée. Clignant des yeux, il regarda Alice le temps que la simplicité de l'idée fasse son chemin, et un sourire plus lumineux apparut sur son visage.
- C’est... une excellente idée, oui. Il n'y avait pas d'exemplaire de Mission Horizon, Hyacinthe en était certain. Il n'avait qu'un seul exemplaire - le sien, qu'il gardait dans la bibliothèque de son appartement. Je n'y avais pas pensé.
Sa voix portait une sincère surprise, et le psychomage baissa les yeux vers le livre l'air pensif.
- Je n’ai pas besoin d’un exemplaire supplémentaire, en effet. Et le laisser à disposition... oui, c'est envisageable. Je vous remercie, c’est une très bonne suggestion.
Non seulement cela lui permettrait de faire découvrir aux curieux son écrit, bien que l'idée de faire sa propre publicité semblait bien moins intéressante que faire découvrir des écrits autres et souvent bien plus pertinents pour les élèves passant au bureau, mais aussi et surtout, cela lui éviterait une conversation délicate avec Pinehead.
1212 - @Alice Grant
Psychomage depuis septembre 2050.
Tonton Hya - #5f957c
Tonton Hya - #5f957c
La Nouvelle du Psychomage
Alice était heureuse de savoir que le psycomage lisait de la science-fiction. Des adultes qui lisait n'étaient pas rares dans son entourage mais ceux qui lisait de la science-fiction si. Son père, qui s'était reconverti en écrivain quand il a dû prendre sa retraite dans le monde de la danse, n'écrivait que de la littérature du réel. Aucun dragons, elfes ou autre créatures magiques n’apparaissaient dans ses livres ; il écrivait plus pour des adultes cultivés et qui ne possédait pas beaucoup d'imagination, au goût d'Alice. Elle ne trouvait pas le travail de son père inintéressant mais elle ne pouvait compter sur lui pour des nouvelles lectures. En plus, il était d'une grande d'aide quand elle lui lisait ses textes : il l'aidaient à l'améliorer. Le père avait transmit son don à sa fille, celui d'écrire du réel.
Les avis d'Alice était souvent les mêmes que ceux de Mr Kyros, normal, ils partageaient le gout de la lecture. L'adulte, pour renchérir, lui expliqua que les scénarios répétitif qu'on trouvait dans plusieurs livres s'appelait les tropes narratif. Elle avait sans doute déjà entendue le mot de la bouche de son père mais ne en souvenait pas de la définition exacte. Il lui donna quelques exemples comme les triangles amoureux - Alice ne lisait pas de romance, elle n'avait jamais expérimenté le genre -, le récit d'apprentissage - Alice avait sa petite idée dessus et les dystopies. C'était le deuxième genre qu'elle lisait le plus car elle avait la nette impression qu'il n'y avait qu'une limite floue entre la science-fiction et lui. La dystopie était souvent un récit qui se déroulait dans le futur, juste les héros bouleversaient le système alors qu'en la science-fiction, non.
" - Mon père a dû m'expliquer ce que c'était les tropes narratifs, mais j'ai dû oublier. Il est écrivain et poète. J'ai l'impression que les récits d'apprentissage sont omniprésent dans la plupart des livres pour nous, les enfants. Il devient invisible."
Le psycomage finit par conclure que les tropes n'étaient pas si problématiques mais plutôt quand les auteurs l'utilisaient pour créer un livre dont la narration était globalement la même qu'un autre. Après, aussi, trouver des nouveaux tropes était de plus en plus compliqué, l’être humain finira un jour par tout explorer le monde de la littérature. Cependant, pour l'instant, cela ne semblait pas être un gros problème, des nouveaux auteurs se révélaient chaque années et réinventait des concepts connus. A ces pensées, Alice imagina plus le monde la littérature comme une plage balayée par les vagues que un noir espace. La plage, constituée de milliard de petit grain de sable, représentait les idées littéraires et les vagues représentaient les acteurs. Chaque vagues emportaient des grains de sable pour les polir ; chaque auteurs emportaient des idées pour les transformer.
Le sujet des tropes mis de côté, celui des films reprit le dessus. Mr Kyros lui affirma que Seul sur Mars ne faisait pas peur, Alice se rendit compte qu'elle avait posé une question bête : évidement, qu'il ne faisait pas peur, sinon il ne lui aurait pas conseillé vu qu'elle était une enfant. Il comprit ce qu'elle voulait dire plus tôt développa. A ses mots, on pouvait avoir l'impression que les films étaient merveilleux dans leur agencement de musiques, dialogues, mouvement mais Alice n'était pas dupe. On ne pouvait pas dire qu'elle n'aimait pas les films, elle aimait bien ça, mais n'était pas aussi une fan inconsidéré. Pour elle, le cinéma leur imposait des images et l'émotion qu'il devait ressentir alors que, pour les livres, ils pouvaient tout imaginer et, même changer des détails, sans que leur cerveau soit perturbés. Alice décida d'exposer son point de vue au psycomage.
" - A vrai dire, si je devais choisir entre les livres et les films, je choisirai obligatoirement les films. Ça veut pas dire que je n'aime pas la culture cinématographique, loin de là ! Mais, comme vous le dites, j'ai l'impression que les films nous imposent et nous oblige à regarder, si je peux le dire, ça. Tandis que les livres posent un contexte, mais il est modifiable."
Après qu'Alice lui demanda d'estimer son métier idéal, Mr Kyros ralentit l'allure. Elle comprit qu'il réfléchissait. Elle se sentit un peu gênée, elle avait posé la question sur un coup de tête mais, est-ce que cela se faisait ? Surtout, il lui restait cinq années à Poudlard et une ou deux dans les écoles supérieurs. Mais, étant curieuse, elle voulait savoir ce qu'en pensait le psycomage. Sûrement qu'il se baserait sur ses passions... Alice ressentait une étrange tension en elle, comme si elle avait peur. Elle passa une main dans ses cheveux et tira pour ressentir de la douleur et que son cerveau se concentre sur cette souffrance.
Les mots furent lâchés et Alice sentit ses épaules se détendre. Elle avait la nette impression que le psycomage avait dit ce qu'elle voulait, ou du moins son esprit, entendre. Il ne lui donna un métier mais deux domaines : l'écriture et l'écologie. Logique... C'était les deux passions qu'elle avait partagé avec lui.
" - C'est vrai que je serai calée pour ces domaines. Mais, en vrai, j'aimerai mélangés les deux ou même trouver un métier qui animerait tout ce que j'aime. C'est-à-dire, l'écologie, l'écriture, la divination, les poémes-sorts. C'est un de mes rêves, de trouver une magie qui n'utilise pas un ou deux mots latins ou grecs mais des poèmes."
Mr Kyros semblait séduit par l'idée qu'avait proposé Alice, et elle ne pouvait que se sentir honorée. Elle serait heureuse de le relire dans la salle attente si, par malheur, elle y revenait. Ou peut-être, elle pourrait juste y aller pour le plaisir et ne pas sentir le regard déçu de la bibliothécaire quand elle serait entrain de lire le roman. Peut-être...
Les avis d'Alice était souvent les mêmes que ceux de Mr Kyros, normal, ils partageaient le gout de la lecture. L'adulte, pour renchérir, lui expliqua que les scénarios répétitif qu'on trouvait dans plusieurs livres s'appelait les tropes narratif. Elle avait sans doute déjà entendue le mot de la bouche de son père mais ne en souvenait pas de la définition exacte. Il lui donna quelques exemples comme les triangles amoureux - Alice ne lisait pas de romance, elle n'avait jamais expérimenté le genre -, le récit d'apprentissage - Alice avait sa petite idée dessus et les dystopies. C'était le deuxième genre qu'elle lisait le plus car elle avait la nette impression qu'il n'y avait qu'une limite floue entre la science-fiction et lui. La dystopie était souvent un récit qui se déroulait dans le futur, juste les héros bouleversaient le système alors qu'en la science-fiction, non.
" - Mon père a dû m'expliquer ce que c'était les tropes narratifs, mais j'ai dû oublier. Il est écrivain et poète. J'ai l'impression que les récits d'apprentissage sont omniprésent dans la plupart des livres pour nous, les enfants. Il devient invisible."
Le psycomage finit par conclure que les tropes n'étaient pas si problématiques mais plutôt quand les auteurs l'utilisaient pour créer un livre dont la narration était globalement la même qu'un autre. Après, aussi, trouver des nouveaux tropes était de plus en plus compliqué, l’être humain finira un jour par tout explorer le monde de la littérature. Cependant, pour l'instant, cela ne semblait pas être un gros problème, des nouveaux auteurs se révélaient chaque années et réinventait des concepts connus. A ces pensées, Alice imagina plus le monde la littérature comme une plage balayée par les vagues que un noir espace. La plage, constituée de milliard de petit grain de sable, représentait les idées littéraires et les vagues représentaient les acteurs. Chaque vagues emportaient des grains de sable pour les polir ; chaque auteurs emportaient des idées pour les transformer.
Le sujet des tropes mis de côté, celui des films reprit le dessus. Mr Kyros lui affirma que Seul sur Mars ne faisait pas peur, Alice se rendit compte qu'elle avait posé une question bête : évidement, qu'il ne faisait pas peur, sinon il ne lui aurait pas conseillé vu qu'elle était une enfant. Il comprit ce qu'elle voulait dire plus tôt développa. A ses mots, on pouvait avoir l'impression que les films étaient merveilleux dans leur agencement de musiques, dialogues, mouvement mais Alice n'était pas dupe. On ne pouvait pas dire qu'elle n'aimait pas les films, elle aimait bien ça, mais n'était pas aussi une fan inconsidéré. Pour elle, le cinéma leur imposait des images et l'émotion qu'il devait ressentir alors que, pour les livres, ils pouvaient tout imaginer et, même changer des détails, sans que leur cerveau soit perturbés. Alice décida d'exposer son point de vue au psycomage.
" - A vrai dire, si je devais choisir entre les livres et les films, je choisirai obligatoirement les films. Ça veut pas dire que je n'aime pas la culture cinématographique, loin de là ! Mais, comme vous le dites, j'ai l'impression que les films nous imposent et nous oblige à regarder, si je peux le dire, ça. Tandis que les livres posent un contexte, mais il est modifiable."
Après qu'Alice lui demanda d'estimer son métier idéal, Mr Kyros ralentit l'allure. Elle comprit qu'il réfléchissait. Elle se sentit un peu gênée, elle avait posé la question sur un coup de tête mais, est-ce que cela se faisait ? Surtout, il lui restait cinq années à Poudlard et une ou deux dans les écoles supérieurs. Mais, étant curieuse, elle voulait savoir ce qu'en pensait le psycomage. Sûrement qu'il se baserait sur ses passions... Alice ressentait une étrange tension en elle, comme si elle avait peur. Elle passa une main dans ses cheveux et tira pour ressentir de la douleur et que son cerveau se concentre sur cette souffrance.
Les mots furent lâchés et Alice sentit ses épaules se détendre. Elle avait la nette impression que le psycomage avait dit ce qu'elle voulait, ou du moins son esprit, entendre. Il ne lui donna un métier mais deux domaines : l'écriture et l'écologie. Logique... C'était les deux passions qu'elle avait partagé avec lui.
" - C'est vrai que je serai calée pour ces domaines. Mais, en vrai, j'aimerai mélangés les deux ou même trouver un métier qui animerait tout ce que j'aime. C'est-à-dire, l'écologie, l'écriture, la divination, les poémes-sorts. C'est un de mes rêves, de trouver une magie qui n'utilise pas un ou deux mots latins ou grecs mais des poèmes."
Mr Kyros semblait séduit par l'idée qu'avait proposé Alice, et elle ne pouvait que se sentir honorée. Elle serait heureuse de le relire dans la salle attente si, par malheur, elle y revenait. Ou peut-être, elle pourrait juste y aller pour le plaisir et ne pas sentir le regard déçu de la bibliothécaire quand elle serait entrain de lire le roman. Peut-être...
__________
964 mots
@Hyacinthe Kyros
964 mots
@Hyacinthe Kyros
ALICE GRANT / SERPENTARD / DEUXIÈME ANNÉE
Couleur parole Rp : vert forêt (#3C612F) Présence : en absence à partir du 9 août
Stalkeuse Suprême - Maîtresse des Parchemins
Couleur parole Rp : vert forêt (#3C612F) Présence : en absence à partir du 9 août
Stalkeuse Suprême - Maîtresse des Parchemins
La Nouvelle du Psychomage
La façon dont Alice parlait de son père, avec une admiration certaine, attendrit légèrement Hyacinthe. Les mots qu’elle utilisait trahissaient autant une forme de distance qu’une profonde estime, et elle semblait considérer son écriture comme trop réaliste pour elle, tout en reconnaissant sans hésiter ce qu’il lui avait transmis. Le psychomage se demanda brièvement à quoi pouvait ressembler cet homme, puis passa outre en décidant que l'information ne lui apporterait rien.
Leurs pas les menèrent dans un escalier tournant, plus calme encore que les couloirs précédents. À cette heure de la journée, peu d’élèves traînaient dans ces couloirs, et Hyacinthe apprécia silencieusement cette tranquillité. La lumière des torches se mêlait aux reflets gris du dehors, donnant au château cette atmosphère un peu suspendue qu’il préférait largement à l’agitation des changements de cours.
Lorsqu’Alice parla des récits d’apprentissage, il hocha doucement la tête.
- Oui, parce qu’ils accompagnent souvent les lecteurs auxquels ils s’adressent. Grandir, découvrir le monde, comprendre qui l’on devient... ce sont des thèmes qui parlent facilement aux enfants et aux adolescents.
Il esquissa un léger sourire et laissa son regard glisser vers les fenêtres.
- Et comme ils sont omniprésents, on finit effectivement par ne plus les remarquer. Ils deviennent... presque invisibles. Je dirais... que certains tropes deviennent des fondations, et que ce qui devient important, c'est ce qu'un auteur décide de construire dessus.
Un peu de temps passa à nouveau, puis la Serpentard mentionna sa préférence pour les films. C'était un point de vue intéressant, et Hyacinthe ne fut pas surprit d'entendre Alice réfléchir sur la façon dont les médiums influençaient les émotions. Les films étaient remplis de sources sensorielles donnée directement à l'esprit pour ne pas avoir à travailler plus que nécessaire. Ainsi, le spectateur n'avait qu'à enregistrer ce qu'il voyait et entendait. D'un autre côté, les livres permettaient un travail différent et une interprétation bien plus subjective. De là à dire que l'un était mieux que l'autre, Hyacinthe pensait cela impossible. Néanmoins, avoir une préférence semblait tout à fait normal en fonction de son état d'esprit ou de son fonctionnement.
- Les livres, vous voulez dire ? Je comprend tout à fait, répondit-il sous le ton de la conversation. Le cinéma impose un rythme, un visage, une ambiance précise. Même la musique guide ce que vous êtes censé ressentir. Un livre laisse des espaces vides pour que le lecteur puisse les remplir.
Il leva légèrement une main, comme pour nuancer.
- C’est probablement pour cela que certaines personnes se sentent plus proches de la littérature. La relation y est plus intime.
Hyacinthe et Alice approchaient désormais de l’aile où se trouvait la salle des professeurs. Le psychomage le remarqua sans le signaler immédiatement, par habitude, et laissa encore la conversation suivre son cours naturel. Il écouta ensuite la jeune sorcière parler de ses envies de métiers, de passions à réunir, et quelque chose dans sa manière de formuler cela lui tira une expression plus attentive encore.
Parce qu’au fond, cette idée lui paraissait incroyablement familière. Était-ce le souhait de chacun, de trouver un endroit où toutes les parties de soi pourraient coexister sans se contredire ? Peut-être. En tout cas, cela l'avait été pour Hyacinthe, bien qu'il n'ait jamais complètement réussi à atteindre cet objectif. Son métier lui plaisait, le passionnait. Mais il n'utilisait que peu de parts qui faisait de lui... lui-même. Il supposa qu'Alice allait continuer à grandir, à découvrir des choses sur elle-même, et peut-être rajouter des critères à ce "métier idéal". C'était un joli rêve, et le roux espérait sincèrement que la jeune fille puisse y arriver malgré la complexité de la tâche.
Le psychomage détourna légèrement les yeux, pensif.
- Je pense que beaucoup de personnes passent leur vie à essayer de trouver cela, dit-il finalement avec douceur. Un métier qui rassemble tout ce qu’elles aiment réellement.
Hyacinthe n'élabora pas plus que cela, puisque son intérêt se tourna vers l'idée de la magie passant par le biais de poèmes. C'était... c'était une idée tout à fait originale, pensa-t-il alors que ses sourcils se relevaient légèrement. Le concept sembla immédiatement éveiller une curiosité intellectuelle en lui.
- C’est... très intéressant, murmura le roux. La magie fonctionne déjà beaucoup sur l’intention, le rythme et la formulation... alors utiliser une structure poétique n’est pas absurde du tout.
Il réfléchit encore, ses pensées dérivant malgré lui vers ses années d’études. Le latin était presque omniprésent des formules magiques, rarement remplacé le grec ancien. Ses apprentissages de cette langue lui avaient souvent permis de mieux comprendre certains sorts sans même s'en rendre compte. Les racines, les constructions, les sonorités... sa vie en Grèce lui avait permis d'y trouver un sens d'une manière très instinctive. Cependant, continuer sur ce sujet risquait d'être compliqué pour une élève de deuxième année. Hyacinthe ne voulait pas l'encombrer d'idées compliquées, surtout qu'elle avait déjà tant de choses en tête... Il se contenta d'ajouter :
- Beaucoup de sorts reposent déjà sur des constructions linguistiques anciennes. Comprendre les langues derrière les formules aide souvent à saisir leur logique ou leur intention. Alors une magie fondée sur la poésie... hm... Cela demanderait probablement énormément de précision émotionnelle et linguistique.
Un très léger sourire étira ses lèvres.
- Mais l’idée est vraiment originale.
Ils arrivèrent finalement près de la salle des professeurs. La grande porte de bois n’était plus très loin désormais, et Hyacinthe ralentit encore légèrement avant d’y parvenir complètement. Pour être honnête, il n’était pas particulièrement pressé de mettre fin à cette conversation.
Leurs pas les menèrent dans un escalier tournant, plus calme encore que les couloirs précédents. À cette heure de la journée, peu d’élèves traînaient dans ces couloirs, et Hyacinthe apprécia silencieusement cette tranquillité. La lumière des torches se mêlait aux reflets gris du dehors, donnant au château cette atmosphère un peu suspendue qu’il préférait largement à l’agitation des changements de cours.
Lorsqu’Alice parla des récits d’apprentissage, il hocha doucement la tête.
- Oui, parce qu’ils accompagnent souvent les lecteurs auxquels ils s’adressent. Grandir, découvrir le monde, comprendre qui l’on devient... ce sont des thèmes qui parlent facilement aux enfants et aux adolescents.
Il esquissa un léger sourire et laissa son regard glisser vers les fenêtres.
- Et comme ils sont omniprésents, on finit effectivement par ne plus les remarquer. Ils deviennent... presque invisibles. Je dirais... que certains tropes deviennent des fondations, et que ce qui devient important, c'est ce qu'un auteur décide de construire dessus.
Un peu de temps passa à nouveau, puis la Serpentard mentionna sa préférence pour les films. C'était un point de vue intéressant, et Hyacinthe ne fut pas surprit d'entendre Alice réfléchir sur la façon dont les médiums influençaient les émotions. Les films étaient remplis de sources sensorielles donnée directement à l'esprit pour ne pas avoir à travailler plus que nécessaire. Ainsi, le spectateur n'avait qu'à enregistrer ce qu'il voyait et entendait. D'un autre côté, les livres permettaient un travail différent et une interprétation bien plus subjective. De là à dire que l'un était mieux que l'autre, Hyacinthe pensait cela impossible. Néanmoins, avoir une préférence semblait tout à fait normal en fonction de son état d'esprit ou de son fonctionnement.
- Les livres, vous voulez dire ? Je comprend tout à fait, répondit-il sous le ton de la conversation. Le cinéma impose un rythme, un visage, une ambiance précise. Même la musique guide ce que vous êtes censé ressentir. Un livre laisse des espaces vides pour que le lecteur puisse les remplir.
Il leva légèrement une main, comme pour nuancer.
- C’est probablement pour cela que certaines personnes se sentent plus proches de la littérature. La relation y est plus intime.
Hyacinthe et Alice approchaient désormais de l’aile où se trouvait la salle des professeurs. Le psychomage le remarqua sans le signaler immédiatement, par habitude, et laissa encore la conversation suivre son cours naturel. Il écouta ensuite la jeune sorcière parler de ses envies de métiers, de passions à réunir, et quelque chose dans sa manière de formuler cela lui tira une expression plus attentive encore.
Parce qu’au fond, cette idée lui paraissait incroyablement familière. Était-ce le souhait de chacun, de trouver un endroit où toutes les parties de soi pourraient coexister sans se contredire ? Peut-être. En tout cas, cela l'avait été pour Hyacinthe, bien qu'il n'ait jamais complètement réussi à atteindre cet objectif. Son métier lui plaisait, le passionnait. Mais il n'utilisait que peu de parts qui faisait de lui... lui-même. Il supposa qu'Alice allait continuer à grandir, à découvrir des choses sur elle-même, et peut-être rajouter des critères à ce "métier idéal". C'était un joli rêve, et le roux espérait sincèrement que la jeune fille puisse y arriver malgré la complexité de la tâche.
Le psychomage détourna légèrement les yeux, pensif.
- Je pense que beaucoup de personnes passent leur vie à essayer de trouver cela, dit-il finalement avec douceur. Un métier qui rassemble tout ce qu’elles aiment réellement.
Hyacinthe n'élabora pas plus que cela, puisque son intérêt se tourna vers l'idée de la magie passant par le biais de poèmes. C'était... c'était une idée tout à fait originale, pensa-t-il alors que ses sourcils se relevaient légèrement. Le concept sembla immédiatement éveiller une curiosité intellectuelle en lui.
- C’est... très intéressant, murmura le roux. La magie fonctionne déjà beaucoup sur l’intention, le rythme et la formulation... alors utiliser une structure poétique n’est pas absurde du tout.
Il réfléchit encore, ses pensées dérivant malgré lui vers ses années d’études. Le latin était presque omniprésent des formules magiques, rarement remplacé le grec ancien. Ses apprentissages de cette langue lui avaient souvent permis de mieux comprendre certains sorts sans même s'en rendre compte. Les racines, les constructions, les sonorités... sa vie en Grèce lui avait permis d'y trouver un sens d'une manière très instinctive. Cependant, continuer sur ce sujet risquait d'être compliqué pour une élève de deuxième année. Hyacinthe ne voulait pas l'encombrer d'idées compliquées, surtout qu'elle avait déjà tant de choses en tête... Il se contenta d'ajouter :
- Beaucoup de sorts reposent déjà sur des constructions linguistiques anciennes. Comprendre les langues derrière les formules aide souvent à saisir leur logique ou leur intention. Alors une magie fondée sur la poésie... hm... Cela demanderait probablement énormément de précision émotionnelle et linguistique.
Un très léger sourire étira ses lèvres.
- Mais l’idée est vraiment originale.
Ils arrivèrent finalement près de la salle des professeurs. La grande porte de bois n’était plus très loin désormais, et Hyacinthe ralentit encore légèrement avant d’y parvenir complètement. Pour être honnête, il n’était pas particulièrement pressé de mettre fin à cette conversation.
916 - @Alice Grant
Psychomage depuis septembre 2050.
Tonton Hya - #5f957c
Tonton Hya - #5f957c
La Nouvelle du Psychomage
Leur marche se poursuivait tranquillement agrémentée par la conversation qu'ils entretenaient. Alice commençait à reconnaitre les tableaux et les armures qui se situaient près de la salle des professeurs, ces signal visuels ne signifiaient qu'une chose : la salle des professeur se rapprochait et leurs discussion allait se terminer. Elle avait apprécié parler de littérature, son passe-temps favori avec un adulte : la plupart des conversations qu'elle avait avec les grandes personnes étaient sur les cours. Elle aurait pu avoir des discussions littéraires avec la bibliothécaire mais la dame était toujours d'une humeur exécrable et Alice ne se serait pas risquée à aller la contrarier, alors qu'en plus, elle semblait détester les romans et vénérer les manuels.
Le psycomage comprit immédiatement à quoi elle faisait référence quand elle parlait de la transparence du trope de l'apprentissage. Il expliqua leur fréquence de parution en mentionnant que ça parlait beaucoup aux enfants de l'âge d'Alice. Il fit référence aux tropes fondateurs et la jeune fille se mit à chercher les autres. Peut-être le fait que les gentils gagnent toujours sur les méchants ? Dans chaque romans qu'elle avait lu, la fin se terminait toujours comme ça, malgré les pertes, les trahisons et les victoires du camp adverse. L'adulte lui parla aussi de l'importance que prenait ce trope quand ils étaient réécris avec de la nouveauté.
" - Est-ce que quand, à la fin, les gentils gagnent, c'est un trope invisible ? Vous en connaissez d'autre ?"
Ces tropes invisibles et omniprésent attiraient inexorablement la curiosité d'Alice. Elle en avait déjà la connaissance avant que le psycomage lui en parle, grâce à son père, mais ne c'était jamais renseigné dessus. Aujourd'hui, ces schémas répétitif avaient fait sonner la cloche de son intérêt pour la littérature. Elle qui connaissait plus que bien les genres que les auteurs de romans pouvaient écrire, elle voulait savoir à quelle influence réagissaient-ils, les tropes et leurs périodes.
Alice parlait sans avoir remarqué l'incohérence de ses propos précédents. Alors quand Mr Kyros lui fit remarquer qu'elle avait mentionné les films au lieu des livres, elle rougit légèrement et elle acquiesça de la tête. Comment était-ce arrivé ? Peut-être, parce qu'ils parlaient de films avant et ses lèvres avait suivis le mouvement ? Sûrement ça. Elle ressentait une légère touche de honte mais prêta une oreille bienveillante aux paroles de Mr Kyros. Il était entièrement d'accord avec l'avis d'Alice : les films imposaient une marche à suivre, les émotions à ressentir tandis que les livres laissaient place à la création des lecteurs, ils donnaient sans imposer. De ce fait, le psycomage expliqua pourquoi certaines personnes se sentent plus proche de la littérature, c'est en partie leur création.
" - Je comprends. Mais ? Certaines personnes choisissent la facilité. Je connais, enfin, connaissais des personnes qui détestait lire et préférait largement rester leur après-midi sur le canapé devant la télé. C'est parce que leur cerveau ne veut pas faire d'effort à remplir les espaces que nous donnent les livres ? Ou que c'est tout simplement compliqué pour eux ?"
Alice ne pourrait jamais se passer de lire, et elle ne comprenait pas ceux qui aimaient pas ça. La lecture est un moyen d'évasion : personne ne veut rester dans ce monde pourri qui est entrain d'être détruit à petit feu.
La conversation avait dérivé sur les métiers et Alice avait prononcé le souhait de regrouper toutes ses passions dedans. Beaucoup de personnes essayaient de faire de même aux yeux du psycomage. La jeune fille fronça légèrement ses sourcils : la phrase dite ne présageait rien de bon. Avec les mots qu'il utilisait, on pouvait aisément comprendre que très peu de ces personnes avait réussi. Mais, elle se fit la promesse d'essayer, elle n'y perdait rien.
Alice avait partagé pour la première fois un de ses rêve fantasmé sur la magie à un adulte et il n'y avait pas apposé de négation. C'était un grand pas, ce n'était pas impossible ! Mais, d'après Mr Kyros, il fallait une grande précision linguistique et émotionnelle. Pour la linguistique, pas de problème, avec un père écrivain et une mère polyglotte, Alice était servie. Mais, pour la précision émotionnelle, ça elle n'était pas sûre.
" - Une précision émotionnelle ? Vous pouvez développer ? N'en faisons pas preuve quand on lance des sorts ?"
Le psycomage comprit immédiatement à quoi elle faisait référence quand elle parlait de la transparence du trope de l'apprentissage. Il expliqua leur fréquence de parution en mentionnant que ça parlait beaucoup aux enfants de l'âge d'Alice. Il fit référence aux tropes fondateurs et la jeune fille se mit à chercher les autres. Peut-être le fait que les gentils gagnent toujours sur les méchants ? Dans chaque romans qu'elle avait lu, la fin se terminait toujours comme ça, malgré les pertes, les trahisons et les victoires du camp adverse. L'adulte lui parla aussi de l'importance que prenait ce trope quand ils étaient réécris avec de la nouveauté.
" - Est-ce que quand, à la fin, les gentils gagnent, c'est un trope invisible ? Vous en connaissez d'autre ?"
Ces tropes invisibles et omniprésent attiraient inexorablement la curiosité d'Alice. Elle en avait déjà la connaissance avant que le psycomage lui en parle, grâce à son père, mais ne c'était jamais renseigné dessus. Aujourd'hui, ces schémas répétitif avaient fait sonner la cloche de son intérêt pour la littérature. Elle qui connaissait plus que bien les genres que les auteurs de romans pouvaient écrire, elle voulait savoir à quelle influence réagissaient-ils, les tropes et leurs périodes.
Alice parlait sans avoir remarqué l'incohérence de ses propos précédents. Alors quand Mr Kyros lui fit remarquer qu'elle avait mentionné les films au lieu des livres, elle rougit légèrement et elle acquiesça de la tête. Comment était-ce arrivé ? Peut-être, parce qu'ils parlaient de films avant et ses lèvres avait suivis le mouvement ? Sûrement ça. Elle ressentait une légère touche de honte mais prêta une oreille bienveillante aux paroles de Mr Kyros. Il était entièrement d'accord avec l'avis d'Alice : les films imposaient une marche à suivre, les émotions à ressentir tandis que les livres laissaient place à la création des lecteurs, ils donnaient sans imposer. De ce fait, le psycomage expliqua pourquoi certaines personnes se sentent plus proche de la littérature, c'est en partie leur création.
" - Je comprends. Mais ? Certaines personnes choisissent la facilité. Je connais, enfin, connaissais des personnes qui détestait lire et préférait largement rester leur après-midi sur le canapé devant la télé. C'est parce que leur cerveau ne veut pas faire d'effort à remplir les espaces que nous donnent les livres ? Ou que c'est tout simplement compliqué pour eux ?"
Alice ne pourrait jamais se passer de lire, et elle ne comprenait pas ceux qui aimaient pas ça. La lecture est un moyen d'évasion : personne ne veut rester dans ce monde pourri qui est entrain d'être détruit à petit feu.
La conversation avait dérivé sur les métiers et Alice avait prononcé le souhait de regrouper toutes ses passions dedans. Beaucoup de personnes essayaient de faire de même aux yeux du psycomage. La jeune fille fronça légèrement ses sourcils : la phrase dite ne présageait rien de bon. Avec les mots qu'il utilisait, on pouvait aisément comprendre que très peu de ces personnes avait réussi. Mais, elle se fit la promesse d'essayer, elle n'y perdait rien.
Alice avait partagé pour la première fois un de ses rêve fantasmé sur la magie à un adulte et il n'y avait pas apposé de négation. C'était un grand pas, ce n'était pas impossible ! Mais, d'après Mr Kyros, il fallait une grande précision linguistique et émotionnelle. Pour la linguistique, pas de problème, avec un père écrivain et une mère polyglotte, Alice était servie. Mais, pour la précision émotionnelle, ça elle n'était pas sûre.
" - Une précision émotionnelle ? Vous pouvez développer ? N'en faisons pas preuve quand on lance des sorts ?"
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718 mots
@Hyancinthe Kyros
Excusez mon retard
718 mots
@Hyancinthe Kyros
Excusez mon retard
ALICE GRANT / SERPENTARD / DEUXIÈME ANNÉE
Couleur parole Rp : vert forêt (#3C612F) Présence : en absence à partir du 9 août
Stalkeuse Suprême - Maîtresse des Parchemins
Couleur parole Rp : vert forêt (#3C612F) Présence : en absence à partir du 9 août
Stalkeuse Suprême - Maîtresse des Parchemins
La Nouvelle du Psychomage
Hyacinthe ralentit encore légèrement l’allure lorsqu’ils arrivèrent enfin dans le couloir de la salle des professeurs. En plus d'un sens de l'orientation favorable, le roux reconnaissait les tableaux qu'il croisait depuis presque une année entière. Était-ce la fin de leur discussion ? Peut-être. Celle-ci avait duré bien plus longtemps qu'il ne l'aurait cru lorsqu'il avait quitté son bureau, à sa plus grande joie. La plupart des échanges qu'il avait avec les élèves étaient soit fragmentés, dispersés ici et là dans un couloir et contraints par les horaires, soit propres aux entretiens qu'il menait. Il était rare qu'une discussion dérive ainsi vers la littérature, le cinéma, ou l'imaginaire, plus généralement. Avec autant de naturel, cette conversation informelle se retrouvait alors satisfaisante.
Lorsque la question des tropes revint sur le devant de la conversation, Hyacinthe tourna légèrement la tête vers Alice et réfléchit quelques instants avant de répondre. Les gentils gagnent... les méchants gagnent... quelque chose de plus brouillé, sans doute. C'était ce qu'il préférait assurément.
- Oui, je pense que l'on pourrait considérer cela comme un trope répandu, répondit-il finalement. Enfin, aujourd'hui, beaucoup d'auteurs s'amusent à brouiller cette frontière "gentils/méchants" en complexifiant leurs histoires. Même si une fin est amère, si un héro perd quelque chose en chemin, il y a souvent une résolution de conflit à la fin du récit.
Il leva légèrement une main tout en parlant, comme pour accompagner sa réflexion.
- D'autres tropes... qu'est-ce qu'il pourrait y avoir d'autre... Oh, le voyage initiatique, comme je vous l'ai mentionné plus tôt, ou le prix de la connaissance, par exemple. Ce dernier est souvent présent dans les œuvres dystopiques, puisque le héros doit avoir de quoi rompre avec ce monde. Il peut y avoir la figure du mentor savant, de la demoiselle en détresse, ou bien un groupe aux personnalités très différentes qui finit par devenir une équipe.
Les tropes pouvaient avoir un aspect répétitif et lassant, et éviter cette limite était un moyen intéressant de pousser à la créativité. Le sourire du psychomage s'accentua légèrement, à l'opposé de ses pas qui ralentirent près de la porte jusqu'à complètement s'arrêter.
- Je crois que les tropes deviennent intéressants lorsqu'on les considère comme des outils. Ce n’est pas tant leur présence qui compte, mais plutôt ce qu’un auteur décide d’en faire.
Le silence retomba quelques instants entre eux, et Hyacinthe se surprit à repenser à ses propres lectures d’adolescence, aux ouvrages qu’il avait dévorés avec une avidité presque maladive durant les années les plus difficiles de sa vie. À l’époque, il aurait été incapable de nommer un seul trope narratif - il n'aurait même pas pensé à les chercher tant il sombrait dans les récits. Enfin, la jeune fille reprit la parole, et sa question fit davantage réfléchir le roux. Cela touchait à quelque chose qu'il observait souvent dans son travail.
- Je ne suis pas certain que ce soit une question de facilité, reprit-il après quelques secondes. Enfin... parfois, sans doute. mais ce serait injuste de réduire cela à cette seule explication.
Il marqua une pause, cherchant ses mots avec soin.
- Lire demande effectivement une participation active. Le texte vous confie une partie du travail. Vous devez imaginer les visages, les lieux, les voix, les mouvements. Pour certaines personnes, c’est extrêmement naturel. Pour d’autres, cela représente un effort réel. Pas parce qu’elles sont moins intelligentes ou moins sensibles, mais parce que leur cerveau fonctionne autrement, parce qu'ils rencontrent des difficultés, ou parce qu'ils sont occupés à autre chose. Le cinéma est plus direct, et il peut toucher des personnes que les livres n'atteignent pas.
Et il ne mentionna même pas les difficultés de lecture, la fatigue visuelle ou l'attention soutenue que demandait la lecture. Tant qu'une histoire se retrouvait accessible au plus grand nombre, c'était le plus important, non ?
- Même si entre nous, je reste très partial envers les livres !
La confession lui échappa avec humour et légèreté. Pourtant, même si Hyacinthe avait consommé beaucoup de contenu cinématographique avec les années, les livres avaient toujours une valeur particulière à ses yeux. Ils l’avaient accompagné bien avant que d’autres êtres humains ne le fassent, présents lorsque la télévision était inaccessible à l'école.
Hyacinthe cligna des yeux après quelques instants et s'adossa contre le mur avec une certaine élégance. C'était pertinent, en effet, de faire le rapport avec la précision émotionnelle qu'il fallait dans le lancé de sortilèges. Comment expliquer cette différence...
- Hm... je vois ce que vous voulez dire, et pourtant, c'est un peu différent ? Murmura Hyacinthe avec un air réflexif. Il baissa inconsciemment les yeux vers le livre qu’il tenait encore contre lui. Lorsque vous lancez un sort, vous mobilisez la plupart du temps une intention émotionnelle relativement simple. Pour certains enchantements complexes, l'émotion est plus adaptée - le Patronus en est un excellent exemple.
Un petit renard au pellage ébouriffé tourna en rond dans son esprit.
- Un poème peut contenir plusieurs idées, plusieurs émotions ou interprétations. Si votre magie reposait sur la poésie, j'imagine qu'il faudrait être capable de comprendre précisément ce que vous ressentez en récitant ces mots.
Il songea aux textes qu'il avait étudié lorsque sa mère lui a appris les bases de sa langue natale. Même si cela avait été bien antérieur à sa découverte de la magie, cet apprentissage avait été particulièrement bénéfique pour sa compréhension des racines latines employées dans la magie occidentale.
- Par précisément, j'entend que les émotions sont rarement simples. Lorsque vous êtes heureuse, par exemple, vous n’êtes pas heureuse de la même façon en recevant un cadeau, en retrouvant quelqu’un que vous aimez ou en terminant une tâche compliquée. Pourtant, nous utilisons souvent le même mot pour décrire ces états. C'est une distinction à faire dans son esprit. Je.. je crains me perdre dans mes explications. Étais-je assez clair ? N'hésitez pas à être honnête, je peux tenter d'ordonner tout ça au lieu de réfléchir à voix haute.
Hyacinthe eut un rire gêné qu'il contrôla en quelques secondes seulement, contrairement à la teinte de son visage. La facette érudite de l'étudiant qu'il avait été ressortait d'une façon très flagrante qui le mettait mal à l'aise. Néanmoins, il devait avouer être très intéressé par les idées proposées par Alice, tant par leur côté innovant que par leur complexité. Le roux connaissait suffisamment bien l’esprit humain pour savoir à quel point les émotions pouvaient devenir confuses, contradictoires, parfois même indéchiffrables. À la fois parce qu'il passait une partie considérable de son temps à aider les autres à les comprendre, mais aussi et surtout parce qu'il n'était pas certain de parvenir à comprendre l'ensemble des siennes non plus.
Lorsque la question des tropes revint sur le devant de la conversation, Hyacinthe tourna légèrement la tête vers Alice et réfléchit quelques instants avant de répondre. Les gentils gagnent... les méchants gagnent... quelque chose de plus brouillé, sans doute. C'était ce qu'il préférait assurément.
- Oui, je pense que l'on pourrait considérer cela comme un trope répandu, répondit-il finalement. Enfin, aujourd'hui, beaucoup d'auteurs s'amusent à brouiller cette frontière "gentils/méchants" en complexifiant leurs histoires. Même si une fin est amère, si un héro perd quelque chose en chemin, il y a souvent une résolution de conflit à la fin du récit.
Il leva légèrement une main tout en parlant, comme pour accompagner sa réflexion.
- D'autres tropes... qu'est-ce qu'il pourrait y avoir d'autre... Oh, le voyage initiatique, comme je vous l'ai mentionné plus tôt, ou le prix de la connaissance, par exemple. Ce dernier est souvent présent dans les œuvres dystopiques, puisque le héros doit avoir de quoi rompre avec ce monde. Il peut y avoir la figure du mentor savant, de la demoiselle en détresse, ou bien un groupe aux personnalités très différentes qui finit par devenir une équipe.
Les tropes pouvaient avoir un aspect répétitif et lassant, et éviter cette limite était un moyen intéressant de pousser à la créativité. Le sourire du psychomage s'accentua légèrement, à l'opposé de ses pas qui ralentirent près de la porte jusqu'à complètement s'arrêter.
- Je crois que les tropes deviennent intéressants lorsqu'on les considère comme des outils. Ce n’est pas tant leur présence qui compte, mais plutôt ce qu’un auteur décide d’en faire.
Le silence retomba quelques instants entre eux, et Hyacinthe se surprit à repenser à ses propres lectures d’adolescence, aux ouvrages qu’il avait dévorés avec une avidité presque maladive durant les années les plus difficiles de sa vie. À l’époque, il aurait été incapable de nommer un seul trope narratif - il n'aurait même pas pensé à les chercher tant il sombrait dans les récits. Enfin, la jeune fille reprit la parole, et sa question fit davantage réfléchir le roux. Cela touchait à quelque chose qu'il observait souvent dans son travail.
- Je ne suis pas certain que ce soit une question de facilité, reprit-il après quelques secondes. Enfin... parfois, sans doute. mais ce serait injuste de réduire cela à cette seule explication.
Il marqua une pause, cherchant ses mots avec soin.
- Lire demande effectivement une participation active. Le texte vous confie une partie du travail. Vous devez imaginer les visages, les lieux, les voix, les mouvements. Pour certaines personnes, c’est extrêmement naturel. Pour d’autres, cela représente un effort réel. Pas parce qu’elles sont moins intelligentes ou moins sensibles, mais parce que leur cerveau fonctionne autrement, parce qu'ils rencontrent des difficultés, ou parce qu'ils sont occupés à autre chose. Le cinéma est plus direct, et il peut toucher des personnes que les livres n'atteignent pas.
Et il ne mentionna même pas les difficultés de lecture, la fatigue visuelle ou l'attention soutenue que demandait la lecture. Tant qu'une histoire se retrouvait accessible au plus grand nombre, c'était le plus important, non ?
- Même si entre nous, je reste très partial envers les livres !
La confession lui échappa avec humour et légèreté. Pourtant, même si Hyacinthe avait consommé beaucoup de contenu cinématographique avec les années, les livres avaient toujours une valeur particulière à ses yeux. Ils l’avaient accompagné bien avant que d’autres êtres humains ne le fassent, présents lorsque la télévision était inaccessible à l'école.
Hyacinthe cligna des yeux après quelques instants et s'adossa contre le mur avec une certaine élégance. C'était pertinent, en effet, de faire le rapport avec la précision émotionnelle qu'il fallait dans le lancé de sortilèges. Comment expliquer cette différence...
- Hm... je vois ce que vous voulez dire, et pourtant, c'est un peu différent ? Murmura Hyacinthe avec un air réflexif. Il baissa inconsciemment les yeux vers le livre qu’il tenait encore contre lui. Lorsque vous lancez un sort, vous mobilisez la plupart du temps une intention émotionnelle relativement simple. Pour certains enchantements complexes, l'émotion est plus adaptée - le Patronus en est un excellent exemple.
Un petit renard au pellage ébouriffé tourna en rond dans son esprit.
- Un poème peut contenir plusieurs idées, plusieurs émotions ou interprétations. Si votre magie reposait sur la poésie, j'imagine qu'il faudrait être capable de comprendre précisément ce que vous ressentez en récitant ces mots.
Il songea aux textes qu'il avait étudié lorsque sa mère lui a appris les bases de sa langue natale. Même si cela avait été bien antérieur à sa découverte de la magie, cet apprentissage avait été particulièrement bénéfique pour sa compréhension des racines latines employées dans la magie occidentale.
- Par précisément, j'entend que les émotions sont rarement simples. Lorsque vous êtes heureuse, par exemple, vous n’êtes pas heureuse de la même façon en recevant un cadeau, en retrouvant quelqu’un que vous aimez ou en terminant une tâche compliquée. Pourtant, nous utilisons souvent le même mot pour décrire ces états. C'est une distinction à faire dans son esprit. Je.. je crains me perdre dans mes explications. Étais-je assez clair ? N'hésitez pas à être honnête, je peux tenter d'ordonner tout ça au lieu de réfléchir à voix haute.
Hyacinthe eut un rire gêné qu'il contrôla en quelques secondes seulement, contrairement à la teinte de son visage. La facette érudite de l'étudiant qu'il avait été ressortait d'une façon très flagrante qui le mettait mal à l'aise. Néanmoins, il devait avouer être très intéressé par les idées proposées par Alice, tant par leur côté innovant que par leur complexité. Le roux connaissait suffisamment bien l’esprit humain pour savoir à quel point les émotions pouvaient devenir confuses, contradictoires, parfois même indéchiffrables. À la fois parce qu'il passait une partie considérable de son temps à aider les autres à les comprendre, mais aussi et surtout parce qu'il n'était pas certain de parvenir à comprendre l'ensemble des siennes non plus.
1105 - @Alice Grant
Navré du retard, je me remet doucement
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Tonton Hya - #5f957c
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