Mur-mures entre les rayonnages
à la bibliothèque le 03 avril 2051
vers 19h, après les cours
DEUXIEME ANNEE
vers 19h, après les cours
DEUXIEME ANNEE
Sélène se calait souvent à cet endroit ces derniers temps, entre le rebord d'un rayon de livres et le dossier de la chaise en bois posée de profil contre le mur. C'est vrai qu'il est étrange de lire debout. Pas très confortable probablement, désagréable pour les cuisses et douleurs au dos au passage. Mais c'est bon pour le physique, pour sa posture aussi. Sélène est un peu étrange, elle a ses manies, ses habitudes et parfois elle fait des fixettes sur des choses anormales, atypiques. Mais c'est comme ça.
Alors, debout, appuyée contre le mur d'une épaule, le menton posé contre sa poitrine pour lire des pages jaunies pas les secrets et le temps.
Parfois des gouttes d'eau se font remarquées sur le papier, Sélène se demande si ce ne sont des larmes ou des gouttes de pluie. Elle espère parfois que ce sont des larmes salées, preuves d'émotions et de sentiments. Elle espère que ces traces marquées a jamais y resteront.
Ça fait un moment que Sélène vient à la bibliothèque à toutes les heures possibles d'une journée. C'est un lieu calme, regorgeant de possibilités et d'imagination...
Ça fait aussi un moment qu'elle voit une jeune fille, pas à chaque fois. Parfois elle ne la voit pas, cachée entre les rayons peut être, ou absente pour cette fois ci. Elle a l'air gentille. Avec ses tâches de rousseurs et ses yeux verts. Ça, Sélène l'a remarqué difficilement à cause de la lumière ambiante de la bibliothèque qui ne permet pas trop d'observer et de comprendre les autres.
Mais cette fille l'amuse, l'intrigue. NON, STOP. De toute façon elle n'ira jamais lui adresser la parole et jamais elle ne l'a connaitra plus que cela. C'est de toute manière écrit d'avance.
@Lucie Carignan est ce que ça te va ?
Dernière modification par Sélène Eirian le 22 mai 2026, 14:28, modifié 1 fois.
couleur : A39D1F
Mur-mures entre les rayonnages
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Dans un coin de la bibliothèque, une jeune blonde lisait debout. Elle était là chaque fois que Lucie venait s’y installer pour préparer un examen ou rattraper des lectures. Elle ne semblait jamais se fatiguer de cette position inconfortable, les traits du visage toujours concentrés sur le livre qu’elle tenait entre ses mains. Pourtant, ce soir-là était différent.
Le repas du soir venait de se terminer. Il y avait encore quelques élèves qui se promenaient dans le château et Lucie décida de faire un petit détour avant de retourner à son dortoir. Elle n’avait aucune bonne raison de se rendre à la bibliothèque, si ce n’était que la curiosité de voir si la blonde s’y trouvait aussi.
Le silence du lieu l’enveloppa dès son entrée et il lui fallut un instant pour s’habituer à la noirceur. Elle aperçut quelques élèves de septième année dans un coin, plongés dans l’écriture de longs parchemins, mais sinon, la salle était plutôt vide. Lucie continua d’avancer tranquillement, faisant mine de regarder les livres dans les rayons sur son chemin. À quelques mètres se trouvait la table qu’elle avait pris l’habitude d’occuper. Celle-ci était un peu en retrait, vers le fond de la bibliothèque, près d’une grande fenêtre donnant sur le parc du château. La jeune Serpentard aimait beaucoup la vue et, peut-être n’était-ce que dans sa tête, mais les chaises lui semblaient plus confortables.
C’est assise à cette table, maintenant à quelques pas seulement d’elle, qu’elle avait observé une élève de Poufsouffle se perdre dans ses lectures au cours des dernières semaines. Sans savoir pourquoi, elle s’était mise à espérer la compagnie de l’autre élève, qui était étrangement devenue une présence apaisante et réconfortante, quand elle entrait dans la bibliothèque pour une séance d’étude. La dernière fois que Lucie était venue faire ses devoirs, elle avait décidé qu’elle allait enfin lui adresser la parole. Elle ne pouvait pas continuer à l’observer en silence ainsi sans rien dire.
La chance n’avait pas été avec elle, malheureusement, puisque la Poufsouffle n’y était pas. Ce soir, toutefois, Lucie avait l’intuition qu’elle allait trouver la blonde à son poste habituel.
Il ne restait maintenant plus qu’une rangée de livres entre elle et la fenêtre où la Poufsouffle se tenait habituellement. Entre les ouvrages, elle apercevait déjà la silhouette de la jeune fille aux longs cheveux blonds. Elle prit une grande inspiration et se dirigea à sa rencontre. En s'avançant, elle prit un livre au hasard sur une étagère pour occuper ses mains et s’installa face à la blonde.
- Je ne sais pas ce qui m’intrigue le plus. Le fait que tu lises debout ou le fait que tu reviennes toujours au même endroit.
Le repas du soir venait de se terminer. Il y avait encore quelques élèves qui se promenaient dans le château et Lucie décida de faire un petit détour avant de retourner à son dortoir. Elle n’avait aucune bonne raison de se rendre à la bibliothèque, si ce n’était que la curiosité de voir si la blonde s’y trouvait aussi.
Le silence du lieu l’enveloppa dès son entrée et il lui fallut un instant pour s’habituer à la noirceur. Elle aperçut quelques élèves de septième année dans un coin, plongés dans l’écriture de longs parchemins, mais sinon, la salle était plutôt vide. Lucie continua d’avancer tranquillement, faisant mine de regarder les livres dans les rayons sur son chemin. À quelques mètres se trouvait la table qu’elle avait pris l’habitude d’occuper. Celle-ci était un peu en retrait, vers le fond de la bibliothèque, près d’une grande fenêtre donnant sur le parc du château. La jeune Serpentard aimait beaucoup la vue et, peut-être n’était-ce que dans sa tête, mais les chaises lui semblaient plus confortables.
C’est assise à cette table, maintenant à quelques pas seulement d’elle, qu’elle avait observé une élève de Poufsouffle se perdre dans ses lectures au cours des dernières semaines. Sans savoir pourquoi, elle s’était mise à espérer la compagnie de l’autre élève, qui était étrangement devenue une présence apaisante et réconfortante, quand elle entrait dans la bibliothèque pour une séance d’étude. La dernière fois que Lucie était venue faire ses devoirs, elle avait décidé qu’elle allait enfin lui adresser la parole. Elle ne pouvait pas continuer à l’observer en silence ainsi sans rien dire.
La chance n’avait pas été avec elle, malheureusement, puisque la Poufsouffle n’y était pas. Ce soir, toutefois, Lucie avait l’intuition qu’elle allait trouver la blonde à son poste habituel.
Il ne restait maintenant plus qu’une rangée de livres entre elle et la fenêtre où la Poufsouffle se tenait habituellement. Entre les ouvrages, elle apercevait déjà la silhouette de la jeune fille aux longs cheveux blonds. Elle prit une grande inspiration et se dirigea à sa rencontre. En s'avançant, elle prit un livre au hasard sur une étagère pour occuper ses mains et s’installa face à la blonde.
- Je ne sais pas ce qui m’intrigue le plus. Le fait que tu lises debout ou le fait que tu reviennes toujours au même endroit.
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445 mots
J'espère que ça te convient, @Sélène Eirian !
Encore désolé pour l'attente
Dernière modification par Lucie Carignan le 22 mai 2026, 20:28, modifié 1 fois.
Mur-mures entre les rayonnages
Sélène releva son regard ; au dernier instant ses joues et ses lèvres avaient absorbé sa surprise. Rien ne devait dépasser, aucune émotion, aucun sentiment. Rien de tout ça ne devait être montré aux autres.
Elle avait cette fâcheuse habitude de pouvoir cacher et ravaler sa timidité ou sa gêne.
La jeune seconde année va bien, elle le sait. En elle, elle ne ressent pas la tristesse ni aucune souffrance mais en revanche un peu de solitude. Cette méchante solitude qui accompagne et qui colle aux basques.
Ses yeux se posèrent sur une fille, sur ses immenses yeux plutôt. D'un vert d'eau, frais, lumineux. Une jolie personne ça c'était sur. Mais Sélène s'empara de son air maussade et se le collant sur la figure reposa ses yeux sur ses lignes de bouquin. Mais a l'instant où elle se replongeait dans la lecture elle se souvint de la question de sa brève interlocutrice.
D'ailleurs, qu'elles étaient ces questions ? Pour qui se prenait-elle de lui parler et de lui demander des choses indiscrêtes ?
Sélène se demanda s'il fallait qu'elle réponde. Rien ne lui aurait fait plus plaisir que de se taire et de faire attention à ignorer cette fille. Mais bon, en tant que fille de parents polis et courtois. Petite soeur d'un grand frère au minimum sociable elle se devait de répondre et de retourner une question.
Elle haussa les épaules en guise de réponse. Ça suffirait non ? Puis elle se redressa, s'étira les bras vers le bas et osa enfin relever ses yeux sur ceux de cette fille.
- Tu t'appelles comment ? se forca-t-elle a prononcer.
@Lucie Carignan
couleur : A39D1F
Elle avait cette fâcheuse habitude de pouvoir cacher et ravaler sa timidité ou sa gêne.
La jeune seconde année va bien, elle le sait. En elle, elle ne ressent pas la tristesse ni aucune souffrance mais en revanche un peu de solitude. Cette méchante solitude qui accompagne et qui colle aux basques.
Ses yeux se posèrent sur une fille, sur ses immenses yeux plutôt. D'un vert d'eau, frais, lumineux. Une jolie personne ça c'était sur. Mais Sélène s'empara de son air maussade et se le collant sur la figure reposa ses yeux sur ses lignes de bouquin. Mais a l'instant où elle se replongeait dans la lecture elle se souvint de la question de sa brève interlocutrice.
D'ailleurs, qu'elles étaient ces questions ? Pour qui se prenait-elle de lui parler et de lui demander des choses indiscrêtes ?
Sélène se demanda s'il fallait qu'elle réponde. Rien ne lui aurait fait plus plaisir que de se taire et de faire attention à ignorer cette fille. Mais bon, en tant que fille de parents polis et courtois. Petite soeur d'un grand frère au minimum sociable elle se devait de répondre et de retourner une question.
Elle haussa les épaules en guise de réponse. Ça suffirait non ? Puis elle se redressa, s'étira les bras vers le bas et osa enfin relever ses yeux sur ceux de cette fille.
- Tu t'appelles comment ? se forca-t-elle a prononcer.
@Lucie Carignan
Dernière modification par Sélène Eirian le 23 mai 2026, 07:34, modifié 1 fois.
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Mur-mures entre les rayonnages
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La jeune Serpentard n’aurait pas dû être surprise, mais le manque d’enthousiasme de la Poufsouffle l’attrista. Elle s’était imaginé partir immédiatement dans une grande conversation, comme frappées par la flèche de l’amitié. Encore une fois, elle s’était fait des films et la dure réalité la déstabilisait.
Lucie ne se laissa toutefois pas démolir par l’attitude de la blonde. Elle était peut-être simplement timide et solitaire, un peu comme elle. Après tout, Lucie venait de lui poser une drôle de question alors que les deux ne s’étaient jamais parlé. Peut-être même que la Poufsouffle n’avait jamais remarqué sa présence à la table voisine, ce qui rendait son interpellation encore plus étrange.
Pendant un instant, elle crut que l’autre étudiante allait complètement l’ignorer. Le silence de la bibliothèque s’alourdissait à chaque seconde qui passait. La blonde semblait tout faire pour éviter de regarder Lucie dans les yeux. Après un long moment, elle finit par hausser les épaules, comme pour signifier à la Serpentard que cela ne la regardait pas. Le livre qu’elle tenait dans ses mains lui sembla subitement beaucoup plus lourd.
Juste au moment où Lucie prenait la décision de rebrousser chemin pour essayer d’oublier cette expérience embarrassante, la jeune blonde releva la tête. Ce n’est que lorsque leurs yeux se rencontrèrent que la Serpentard réalisa qu’elle retenait son souffle depuis qu’elle avait fini de parler. Elle prit une grande inspiration et sentit une tension quitter doucement ses épaules lorsqu’elle entendit enfin la voix de l’autre étudiante.
- Tu t’appelles comment ?
Elle avait presque l’air de se forcer à prononcer quelque chose, mais l’effort ravit Lucie, qui lui offrit un grand sourire en replaçant une mèche de cheveux derrière son oreille. Les deux jeunes étudiantes ne deviendraient peut-être pas instantanément amies, mais elles pourraient y travailler. La Serpentard connaissait très bien la patience et n’avait pas peur du défi.
- Je m’appelle Lucie, dit-elle en jouant distraitement avec le coin du livre qu’elle tenait entre ses mains. Je suis en première année. Et toi ?
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329 mots
Sélène Eirian
Mur-mures entre les rayonnages
- Deuxième année, et oui, déjà deux longues années d'ennui... ne put s'empêcher de répliquer Sélène en fixant les tâches de rousseurs de cette fille. Lucie, un prénom doux qui inspire la joie. Mais bien et surtout qui signifie lux et lux veut dire lumière. Un prénom bien lié avec celui de la jeune seconde année : Sélène (lune). Cela, cette dernière ne l'exprima pas à haute voix b ses idées et pensées les plus secrètes restaient secrètes au fond de sa cervelle et pour rien elle ne changerait cette habitude.
Elle sentit, dans le silence qui s'installait, celui de la bibliothèque qui fermerait bientôt. Ce silence la, ce silence voulu était agréable en temps normal pour Sélène, mais cette fois ci, face à Lucie elle le trouvait des plus insupportable. Elle aurait aimait enfouir sa voix dans le brouhaha des couloirs, se volatiliser parmis les corps sans prévenir. Mais maintenant, entre les rayonnages, on entendait en ouvrant la porte du lieu seulement les murmures des deux filles inconnues.
Sélène attendit que Lucie lui pose une autre question...ou fasse quelque chose ! Ce n'était pas son genre de prendre le devant et d'entamer une conversation. Lucie le comprendrait bien assez vite. Sélène ne savait pas quoi choisir entre la joie d'avoir fait mauvaise impression ou la joie d'avoir réussi à entamer un, disons...mini dialogue.
Elle baissa les yeux sur son bouquin et pour se forcer à montrer qu'elle était ouverte elle ferma son livre. Avant de lâcher les pages et de perdre le fil de là où elle s'était arrêtée, elle prit l'élastique à son poignet, le roula en un petit noeud serré et le glissa entre le papier.
@Lucie Carignan
couleur : A39D1F
Elle sentit, dans le silence qui s'installait, celui de la bibliothèque qui fermerait bientôt. Ce silence la, ce silence voulu était agréable en temps normal pour Sélène, mais cette fois ci, face à Lucie elle le trouvait des plus insupportable. Elle aurait aimait enfouir sa voix dans le brouhaha des couloirs, se volatiliser parmis les corps sans prévenir. Mais maintenant, entre les rayonnages, on entendait en ouvrant la porte du lieu seulement les murmures des deux filles inconnues.
Sélène attendit que Lucie lui pose une autre question...ou fasse quelque chose ! Ce n'était pas son genre de prendre le devant et d'entamer une conversation. Lucie le comprendrait bien assez vite. Sélène ne savait pas quoi choisir entre la joie d'avoir fait mauvaise impression ou la joie d'avoir réussi à entamer un, disons...mini dialogue.
Elle baissa les yeux sur son bouquin et pour se forcer à montrer qu'elle était ouverte elle ferma son livre. Avant de lâcher les pages et de perdre le fil de là où elle s'était arrêtée, elle prit l'élastique à son poignet, le roula en un petit noeud serré et le glissa entre le papier.
@Lucie Carignan
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Mur-mures entre les rayonnages
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Quelques élèves passèrent à côté des deux jeunes filles. L’heure de la fermeture de la bibliothèque devait approcher. La Poufsouffle ferma son livre, et ce geste ravit la Serpentard. Elle avait peut-être finalement accepté de lui accorder son attention. Lucie ne prit pas ce geste à la légère et décida d’en profiter le plus possible avant qu’elles ne soient toutes les deux jetées hors de la bibliothèque.
- Deux années d’ennui? répéta-t-elle avec étonnement. Il y a trop de choses que je ne connais pas encore pour que ce soit ennuyeux.
Lucie était une personne très studieuse. Elle aimait apprendre et découvrir sans cesse de nouvelles choses. C’était parfois perçu comme l’une de ses étrangetés, mais elle n’y portait pas vraiment attention. Si les autres ne la comprenaient pas, elle ne pouvait rien y faire.
En grandissant, ses parents l’avaient toujours poussée à être curieuse et à repousser les limites du possible. Aucun rêve n’était inatteignable, c’était une certitude pour la jeune Serpentard. Pour le moment, le sien était d’apprendre tout ce qu’il y avait à découvrir dans l’enceinte du château. Cela ne comprenait bien sûr pas seulement les cours à son horaire, mais aussi les coins cachés de l’école, l’histoire de ses camarades de classe, celle de ses professeurs et celle de toutes les élèves passées avant elle. C’était peut-être un peu hors norme, alors Lucie avait tendance à garder ses élans de curiosité dans les limites de ses salles de classe.
C’est ce qui l’avait en partie poussée à engager la conversation avec la blonde aux yeux bleus, car elle n’était pas de nature très extravertie. La curiosité pouvait la pousser à faire bien des choses. Tout autour de la Poufsouffle, qui ne lui avait toujours pas dit son nom, existait un mystère pour Lucie. Elle voulait comprendre pourquoi elle préférait lire debout, ce qui faisait briller cette lueur dans ses yeux lorsqu’elle se plongeait dans une histoire et pourquoi elle semblait si fermée à la conversation.
La Serpentard connaissait la patience et elle avait bien l’impression qu’elle allait en avoir besoin si elle voulait apprendre à mieux connaître la jolie blonde. Elle ne la pousserait pas, trop respectueuse pour s’aventurer sur un terrain où elle n’était pas la bienvenue, mais elle n’abandonnerait pas.
Elle se redressa et déposa le livre qu’elle tenait toujours entre ses mains sur l’étagère d’où il provenait. Quand elle reporta son attention sur la Poufsouffle, celle-ci la regardait encore, mais semblait déjà loin dans ses pensées.
- Tu sais, je ne connais toujours pas ton prénom, remarqua-t-elle avec un léger sourire. Est-ce que c’est un secret d’État ?
- Deux années d’ennui? répéta-t-elle avec étonnement. Il y a trop de choses que je ne connais pas encore pour que ce soit ennuyeux.
Lucie était une personne très studieuse. Elle aimait apprendre et découvrir sans cesse de nouvelles choses. C’était parfois perçu comme l’une de ses étrangetés, mais elle n’y portait pas vraiment attention. Si les autres ne la comprenaient pas, elle ne pouvait rien y faire.
En grandissant, ses parents l’avaient toujours poussée à être curieuse et à repousser les limites du possible. Aucun rêve n’était inatteignable, c’était une certitude pour la jeune Serpentard. Pour le moment, le sien était d’apprendre tout ce qu’il y avait à découvrir dans l’enceinte du château. Cela ne comprenait bien sûr pas seulement les cours à son horaire, mais aussi les coins cachés de l’école, l’histoire de ses camarades de classe, celle de ses professeurs et celle de toutes les élèves passées avant elle. C’était peut-être un peu hors norme, alors Lucie avait tendance à garder ses élans de curiosité dans les limites de ses salles de classe.
C’est ce qui l’avait en partie poussée à engager la conversation avec la blonde aux yeux bleus, car elle n’était pas de nature très extravertie. La curiosité pouvait la pousser à faire bien des choses. Tout autour de la Poufsouffle, qui ne lui avait toujours pas dit son nom, existait un mystère pour Lucie. Elle voulait comprendre pourquoi elle préférait lire debout, ce qui faisait briller cette lueur dans ses yeux lorsqu’elle se plongeait dans une histoire et pourquoi elle semblait si fermée à la conversation.
La Serpentard connaissait la patience et elle avait bien l’impression qu’elle allait en avoir besoin si elle voulait apprendre à mieux connaître la jolie blonde. Elle ne la pousserait pas, trop respectueuse pour s’aventurer sur un terrain où elle n’était pas la bienvenue, mais elle n’abandonnerait pas.
Elle se redressa et déposa le livre qu’elle tenait toujours entre ses mains sur l’étagère d’où il provenait. Quand elle reporta son attention sur la Poufsouffle, celle-ci la regardait encore, mais semblait déjà loin dans ses pensées.
- Tu sais, je ne connais toujours pas ton prénom, remarqua-t-elle avec un léger sourire. Est-ce que c’est un secret d’État ?
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432 mots
@Sélène Eirian
Mur-mures entre les rayonnages
Sélène voyait bien que cette Serpentard était curieuse, qu'elle voulait en savoir plus, la connaitre et lui parler. Mais Sélène ne le voulait pas, ce qu'elle souhaitait, c'était de la tranquillité, de la solitude et du silence. Quand elle se rendait ici, à la bibliothèque c'était justement pour ça. Qu'une fille vienne la voir, lui parle et essaie de sociabiliser dehors, à l'exterieur lui serait agréable mais pas là. Pas au seul endroit ou Sélène se sentait bien et normalement silencieuse et calme.
Elle voyait bien que Lucie avait un bol de créativité et de curiosité en elle. Mais Sélène aussi possédait cela. Elle le cachait bien derrière son expression maussade et triste ou ses mimiques mais son gout pour la nature, pour les connaissance et la vie sur terre était bien connu de ses personnes proches. Elle pouvait se passionner sur d'infimes éléments de la vie pendant des jours et des semaines, observer de petits insectes pendant des heures durant et lire des bouquins aux petites lignes toute une journée entière... Pourtant, et c'est cela le soucis, c'est que autres jugent trop vite, se font des idées sur Sélène dès l'instant où ils la voient et la punissent alors pour sa façade au cours du temps.
Sélène était presque convaincue que Lucie ferait l'identique, ferait des efforts au départ puis la laisserait, pour retourner avec des personnes plus rigolotes à écouter et à entendre.
La deuxième année ignora la première remarque de Lucie et s'en teint à la question. Son nom était des plus simple et lumineux tout à la fois.
- Sélène répondit de sa voix monotone la jeune personne. Elle regarda autour d'elle et en se forçant à l'effort s'assit sur une chaise dure et en bois la plus proche. Elle tendait une perche à Lucie et lui prouvait qu'elle n'était point malpolie.
@Lucie Carignan
couleur : A39D1F
Elle voyait bien que Lucie avait un bol de créativité et de curiosité en elle. Mais Sélène aussi possédait cela. Elle le cachait bien derrière son expression maussade et triste ou ses mimiques mais son gout pour la nature, pour les connaissance et la vie sur terre était bien connu de ses personnes proches. Elle pouvait se passionner sur d'infimes éléments de la vie pendant des jours et des semaines, observer de petits insectes pendant des heures durant et lire des bouquins aux petites lignes toute une journée entière... Pourtant, et c'est cela le soucis, c'est que autres jugent trop vite, se font des idées sur Sélène dès l'instant où ils la voient et la punissent alors pour sa façade au cours du temps.
Sélène était presque convaincue que Lucie ferait l'identique, ferait des efforts au départ puis la laisserait, pour retourner avec des personnes plus rigolotes à écouter et à entendre.
La deuxième année ignora la première remarque de Lucie et s'en teint à la question. Son nom était des plus simple et lumineux tout à la fois.
- Sélène répondit de sa voix monotone la jeune personne. Elle regarda autour d'elle et en se forçant à l'effort s'assit sur une chaise dure et en bois la plus proche. Elle tendait une perche à Lucie et lui prouvait qu'elle n'était point malpolie.
@Lucie Carignan
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Mur-mures entre les rayonnages
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Sélène. C’était un bien joli prénom. Il allait très bien à la blonde. Lucie ne connaissait personne d’autre portant ce prénom. Elle devrait faire un peu de recherches sur l’étymologie une fois de retour dans son dortoir.
Le ton monocorde de sa camarade lui fit comprendre que c’était tout pour aujourd’hui. Lucie avait épuisé son droit de bavardage. De toute façon, la bibliothécaire allait sûrement bientôt venir les voir pour leur demander de quitter les lieux. Elles avaient été chanceuses jusqu’ici d’avoir pu parler sans se faire réprimander.
- Je suis heureuse de t’avoir rencontrée, Sélène.
Elle lui fit une petite révérence en commençant à reculer. Elle se redressa et offrit un grand sourire à la Poufsouffle, qui n’avait toujours pas bougé. Par la fenêtre, on commençait à apercevoir les premières étoiles dans le ciel. Scintillantes, elles donnaient espoir à Lucie.
- J’espère que la bibliothèque n’est pas le seul endroit où tu existes!
Elle fit quelques pas dans l’allée principale avant de revenir précipitamment sur ses pas. Il y avait une dernière chose qu’elle voulait encore dire.
- Si tu te fatigues de lire debout, n’hésite pas à venir t’asseoir avec moi la prochaine fois, dit-elle d’un ton taquin. Les chaises de la bibliothèque ne mordent que ceux qui n'aiment pas lire.
Puis elle quitta pour de bon la bibliothèque. Il lui restait encore un peu de temps avant le couvre-feu, alors Lucie décida de se promener un peu dans les couloirs pour réfléchir. Elle n’agissait jamais comme cela avec des personnes qu’elle ne connaissait pas, peu importe à quel point elles étaient amicales. Ce n’était peut-être pas habituel pour elle, mais elle aimait bien le résultat. Elle se sentait bien, en cette fin de soirée.
Elle était fière d’elle. Cette première année à Poudlard l’avait forcée à sortir de sa coquille. Quoique déstabilisant au début, elle savait maintenant apprécier ce changement. Elle espérait vraiment avoir fait une bonne première impression à Sélène. La Serpentard planifiait déjà ce qu’elle pourrait dire la prochaine fois qu’elle croiserait la Poufsouffle.
Le ton monocorde de sa camarade lui fit comprendre que c’était tout pour aujourd’hui. Lucie avait épuisé son droit de bavardage. De toute façon, la bibliothécaire allait sûrement bientôt venir les voir pour leur demander de quitter les lieux. Elles avaient été chanceuses jusqu’ici d’avoir pu parler sans se faire réprimander.
- Je suis heureuse de t’avoir rencontrée, Sélène.
Elle lui fit une petite révérence en commençant à reculer. Elle se redressa et offrit un grand sourire à la Poufsouffle, qui n’avait toujours pas bougé. Par la fenêtre, on commençait à apercevoir les premières étoiles dans le ciel. Scintillantes, elles donnaient espoir à Lucie.
- J’espère que la bibliothèque n’est pas le seul endroit où tu existes!
Elle fit quelques pas dans l’allée principale avant de revenir précipitamment sur ses pas. Il y avait une dernière chose qu’elle voulait encore dire.
- Si tu te fatigues de lire debout, n’hésite pas à venir t’asseoir avec moi la prochaine fois, dit-elle d’un ton taquin. Les chaises de la bibliothèque ne mordent que ceux qui n'aiment pas lire.
Puis elle quitta pour de bon la bibliothèque. Il lui restait encore un peu de temps avant le couvre-feu, alors Lucie décida de se promener un peu dans les couloirs pour réfléchir. Elle n’agissait jamais comme cela avec des personnes qu’elle ne connaissait pas, peu importe à quel point elles étaient amicales. Ce n’était peut-être pas habituel pour elle, mais elle aimait bien le résultat. Elle se sentait bien, en cette fin de soirée.
Elle était fière d’elle. Cette première année à Poudlard l’avait forcée à sortir de sa coquille. Quoique déstabilisant au début, elle savait maintenant apprécier ce changement. Elle espérait vraiment avoir fait une bonne première impression à Sélène. La Serpentard planifiait déjà ce qu’elle pourrait dire la prochaine fois qu’elle croiserait la Poufsouffle.
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336 mots
@Sélène Eirian
Ça sera la fin ici pour moi! Hâte de voir où ça va nous emmener
Mur-mures entre les rayonnages
Lucie partait, Sélène l'avait compris en regardant la jeune première année esquisser une petite révérence. Un honneur, ou une gênance se dit Sélène a contre coeur. Lucie partait, heureuse d'avoir rencontré une autre fille dans un lieu censé être la rencontre entre les sorcières et les livres, les manuscrits et les parchemins. Bon, Sélène ne pouvait regretter le départ de Lucie alors que trente secondes avant cela elle souhaitait la voir s'en aller bien évidemment. Pleine d'embivalances Sélène remonta les commissures de ses lèvres pour simuler un sourire puis joignit ses paumes de mains en un signe de prière pour dire aurevoir.
- Oui, j'existe. J'essaierai les chaises un jour peut être. et Sélène se dit qu'elle n'avait pas encore parlé autant de toute la "discussion". Elle fut tentée de s'excuser au près de Lucie mais cette dernière était déjà partie. Avait elle entendu sa réponse ? Aucune importance, de toute façon.
Sélène s'adossa et souffla sur le dossier de sa chaise. Être assise n'était tellement pas confortable ! Être debout permettait tant de possibilités pendant la lecture... Mais bon, assise en compagnie de Lucie, sans dire un mot mais en partageant une simple présence ; peut être que Sélène en apprécierait la compagnie ? Elle se leva, rangea son livre dans son sac et sortit de ce lieu culte et calme. Les couloirs murmuraient des murmures des élèves encore présents. Mais Sélène monta un simple étage pour se rendre dans son dortoir. Son lit l'attendait, son édredon aussi.
merci pour ce super RP !
couleur : A39D1F
- Oui, j'existe. J'essaierai les chaises un jour peut être. et Sélène se dit qu'elle n'avait pas encore parlé autant de toute la "discussion". Elle fut tentée de s'excuser au près de Lucie mais cette dernière était déjà partie. Avait elle entendu sa réponse ? Aucune importance, de toute façon.
Sélène s'adossa et souffla sur le dossier de sa chaise. Être assise n'était tellement pas confortable ! Être debout permettait tant de possibilités pendant la lecture... Mais bon, assise en compagnie de Lucie, sans dire un mot mais en partageant une simple présence ; peut être que Sélène en apprécierait la compagnie ? Elle se leva, rangea son livre dans son sac et sortit de ce lieu culte et calme. Les couloirs murmuraient des murmures des élèves encore présents. Mais Sélène monta un simple étage pour se rendre dans son dortoir. Son lit l'attendait, son édredon aussi.
merci pour ce super RP !
fin du RP
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