2 mai 2026, 15:10
 PNJ J  Une couronne d'os pour un trône de cendres
Samedi 29 Avril 2051
Quelque part en Ecosse



@Élicia Caldin
@Alizée Melrose
@Aelle Bristyle


« Mademoiselle Alice souhaite vous inviter pour un goûter. Il se tiendra demain à seize heure. Jenny passera vous récupérer à quinze-heure cinquante. Ne soyez pas en retard : mademoiselle Alice est très impatience de vous retrouver. »

Ainsi fut les mots que prononcèrent la petite elfe de maison à chapeau fleuri pour chaque invité, là, sur le perron de la porte de chacun. La seule qui eut un tout autre traitement fut Élicia. A celle ci, l’invitation fut glissée au détour d’un couloir de leur école respective par des lèvres ourlées d’un sourire : « Je n’ai pas oublié le petit déjeuner que je te dois à toi et à tes cousins. Il serait temps que je te rende la pareille. J’enverrai quelqu’un vous chercher demain à quinze heure quarante. Oh, et pourquoi ne pas inviter d’autres amis de confiance de ta connaissance ? Si tant est qu’il soit prêt à parler navire et marins en perdition ». Le tout ponctué d’un rire qui ne tromperait pas Élicia, Alice s’en alla, son sourire disparaissant dans l’ombre des couloirs.

Le jour fatidique, un samedi pluvieux, Jenny récupéra chaque invité les uns après les autres.
D’abord les Caldin et ses invités.
Puis Aelle Bristyle.
Puis Malone Melrose.

Chacun arriva dans un grand salon dépourvu de chaleur, vide de toute vie humaine. Dans la cheminée brûlait un feu qui ne brûlait pour personne. La petite elfe de maison, sourire aux lèvres, attendit que tous soient bien devant elle pour lever vers eux ses gros yeux globuleux. « Mademoiselle Alice va vous recevoir. »

Mademoiselle Alice se fit entendre depuis les escaliers de l'entrée, descendant chaque marche avec lenteur. Non pas pour préparer son arrivée comme elle l'avait pourtant appris, mais parce que chaque pas était plus difficile que celui qui le précédait.
Un pour les miens.
Un autre pour la justice.
Encore un pour l'avenir.
Celui ci, pour moi.

Ses talons claquèrent sur le plancher grinçant du vestibule. Alice, menton haut, ses longues boucles blanches domptées en une longue natte coulant le long de son épaule, franchit le salon à sa gauche pour accueillir ses invités.
Non.
Ses soldats.
Ses mains se joignirent sur son ventre de tulle et de satin bordeaux. Jenny contempla sa jeune maîtresse dans un sourire maternelle. Elle oscillait d'avant en arrière sur ses petits pieds, enchantée d'imaginer Alice entourée de tout un tas de jeunes amis pour un goûter. Elle se voyait déjà servir un grand gâteau décorés de dragons en sucre, dégoulinant de coulis chocolaté, parfumé de...

« Tu peux nous laisser ».

La voix calme, exempte de toute chaleur, mit un terme aux petites danses pédestres de Jenny. Elle sourit néanmoins. Après une jolie génuflexion, l'elfe claqua des doigts et s'évapora aussitôt.

Alice laissa son regard trainer un instant sur son assemblée. Une main se déploya pour désigner les canapés et fauteuils de velours vert.

« Je vous en prie ».

PNJ présent dans ce RP : Jenny, elfe de maison d'Alice
Dernière modification par Alice Sangblanc le 28 juil. 2026, 09:24, modifié 1 fois.

Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
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2 mai 2026, 20:12
 PNJ J  Une couronne d'os pour un trône de cendres
SAMEDI 29 AVRIL 2051 - ÉTUDIANTE
ÉCOSSE - MANOIR D'ALICE


Élicia avait attendu. Patiemment. Longuement.
Alice était venue la voir au début de l'été dernier, la réveillant après une nuit passée avec ses cousins. S'en était suivi une discussion sur le Merlin, leur navire tombé à l'abandon depuis plusieurs années. Élicia avait passé sa septième année à répertorier tous ses camarades Sang-Purs dans la plus grande discression, justement pour le jour où le mouvement renaîtrait de ses cendres.
Alice leur avait assuré qu'elle reviendrait en quittant la résidence de ses parents, après avoir pris son petit déjeuné avec elle, Maxence, Tess et Lyam. Tous avaient décidé d'aider pour ce nouveau mouvement. Pour ne plus jamais voir le dédain des sorciers méprisants sur leur propre famille, sur Élicia et son frère, comme lors de l'enterrement de leur arrière grand mère.

Et elle était revenue, comme promis. Enfin non, pas elle, mais une petite elfe de maison absolument adorable qui s'était présenté à un moment totalement imprévu et avait annoncé à Élicia qu'Alice l'attendait. Si la rouquine ne connaissait pas aussi bien l'ancienne cheffe du Merlin, elle aurait pu penser à une plaisanterie, ou un piège, mais la méthode n'était pas si surprenante. Elle avait donc pris une minute pour se préparer, réarranger ses cheveux, lisser sa jupe. Un instant plus tard elle s'était retrouvée dans un grenier sombre elle-ne-savait-où. Maxence, Tess et Lyam l'y avaient vite rejoint et là avait commencé le début du mouvement. Plus ou moins.
Durant les semaines d'été qui avaient suivi, l'elfe de maison - Jenny - était réapparue pour les amener au grenier, pour des sessions durant lesquels ils avaient informés Alice de tout ce qu'ils savaient sur la Grande Bretagne, le Conseil, Poudlard et certains de ses occupants. Bref, tout ce qu'ils pouvaient lui partager d'utile. Élicia lui avait alors fourni la liste des enfants de Sang-Purs sur laquelle elle avait longuement travaillé en attendant le retour de l'ancienne Serpentard sur le territoire britannique.

Puis la rentrée était arrivée, et avec elle les rendez-vous s'étaient espacés. Lyam et Tess s'étaient concentrés sur leurs études, Maxence et Élicia continuaient de voir Alice quelques fois, jusqu'à... Eh bien, jusqu'à leur première soirée au Pitiponk. Depuis Alice avait été débordée, et leur réunions s'étaient arrêtées.

Mais Élicia ne s'était pas inquiétée outre mesure. Enfin, si un peu, mais d'après Aïsha qu'elle avait discrètement missionnée pour observer l'état de son amie, Alice était seulement surchargée. Ils l'étaient tous avec tous le travail que leurs professeurs leur donnaient.
La jeune sorcière avait donc mis le Merlin de côté dans sa tête. Elle suivait avec assiduité ses cours, consciente non seulement de l'intérêt personnel qu'elle leur portait mais également ce qu'ils pouvaient leur rapporter dans le mouvement. Thomas n'avait aucune idée de ce qu'elle prévoyait de faire avec tous ses enseignements, et c'était excaltant. Si elle avait l'occasion de travailler plus souvent avec Maxence ils auraient pu échanger sur leurs techniques mais l'aîné Sangblanc prenait un malin plaisir à faire travailler Élicia avec Aliosus, rendant son secret un peu plus difficile à cacher. Quoi qu'elle s'en sortait plutôt bien jusque là, montrant seulement un intérêt non fein pour le métier d'enquêtrice. Il n'y avait rien de suspect si ?

Et voilà qu'après des mois sans nouvelles à part quelques regards et mots échangés au détour d'un couloir, Alice lui avait dit les mots. Retour au manoir.
A quinze heure quarante, elle se trouvait derrière les grilles de la GEAD avec Maxence, prêts. Personne ne fit attention à eux lorsque Jenny arriva et les emporta ailleurs sur le territoire écossais.

__


15h41


Après toutes les fois où elle avait transplané, Élicia aurait pu penser que son état s'améliorerait. Il en était absolument rien et Maxence la regardait reprendre ses esprits, hilare. Les mains sur ses genoux, la jeune fille prit une seconde pour adresser un geste particulièrement vulgaire à son cousin, qui rit doucement. Puis Tess arriva, suivit de Lyam : elle les avait prévenu rapidement par hibou du rendez-vous aussi s'étaient-ils préparés. L'évènement était trop important pour qu'ils le ratent.
Jenny était de nouveau partie tendie que la quatre se saluaient chaleureusement à coup d'accolades, ravis de se retrouver. Comme si ils ne s'étaient pas vu depuis au moins six mois, ce qui n'était évidemment pas le cas.

Tess adressa un sourire moqueur et entendu à Maxence, observant sa chemise bien repassée dont les manches retroussées donnaient un joli apperçu de ses avants bras taillés.

- Tu t'es plutôt bien soigné pour un goûter, tu trouves pas ? lança-t-elle à mi-voix, amusée.

- Tu peux parler, tu t'es vue ? rétorqua Lyam pour défendre son frangin, qui s'était finalement tourné pour les ignorer.

- Je suis toujours bien apprêtée, là est la différence, souligna Tess, son sourire ne cessant de grandir.

- Et comment va... ? commença Élicia, souhaitant prendre des nouvelles de la cousine de Lumah. Elle n'en eu pas le temps, coupée par l'arrivée de nouvelles personnes innattendues.

Alice lui avait proposé d'amener des amis. La jeune fille aurait aimé contacter Lumah mais avec le temps qui lui restait pour la tenir au courant, elle avait préféré réserver ça pour plus tard. Et Aïsha n'était pas une bonne idée. Pas pour l'instant. Aussi était-elle passé outre cette proposition. Alice en revanche semblait avoir invité de nouvelles personnes... Qui n'étaient pas tout à fait étrangères à Élicia.
Seulement elle aurait pas imaginé retrouver Aelle ici, une ancienne camarade Poufsouffle qu'elle avait régulièrement croisé dans la salle commune. L'autre invité lui disait vaguement quelque chose, sûrement après l'avoir vu... A la GEAD, voilà. Un camarade. Et...

- Malone ? Qu'est-ce que tu fiches ici ?

Maxence observait le nouvel arrivé, les yeux équarquillés. Élicia les observa tous deux avant de comprendre où elle l'avait vu : avec Castiel. Et Maxence. Ils étaient tous les trois dans le même dortoir... Comment avait-il atteri là ? Alice le connaissait vraiment bien, manifestement. Pour l'inviter à leur goûter...

Celle-ci fit d'ailleurs son apparition, toujours aussi droite et maîtresse d'elle-même. Elle renvoya Jenny, et enfin la réunion commença.
Élicia, Tess et Lyam ne se firent pas priés et s'installèrent dans le premier canapé près d'eux. Maxence quant à lui se dirigea vers un fauteuil, traînant un peu la patte. Son visage s'était transformé à l'arrivée d'Alice, passant de la surprise de la présence de Malone à une expression plus légère, plus douce. Quoi qu'une tension subsistait entre ses sourcils, sûrement un questionnement sur la présence de son colocataire ici.


- Identité du/des PNJ (Prénom, Nom) : Tess, Maxence et Lyam Caldin
- Lien avec le PJ : Cousins
- Lien dans le répertoire : lien
- Ce RP aura-t-il un impact sur mon PJ ? Oui
Dernière modification par Élicia Caldin le 26 juil. 2026, 18:02, modifié 2 fois.

Boucle d'Or, 1ère année à la GEAD
Red hair, the crown you never take off

5 mai 2026, 10:41
 PNJ J  Une couronne d'os pour un trône de cendres
Samedi 29 avril 2051
Manoir d'Alice — Écosse
21 ans



C'est les lèvres pincées que je laisse l'elfe de maison m'attraper pour me faire traverser l'espace jusqu'en Écosse. Je ne comprends toujours pas pourquoi Alice a tenu à m'envoyer Jenny. Ce n'est pas comme si j'avais besoin d'elle pour me rendre au manoir. Je connais suffisamment la vieille bâtisse, maintenant, pour transplaner où je le désire dans la limite des barrières magiques. Je pourrais même transplaner directement dans le fauteuil dans lequel je m'assieds régulièrement, si je le souhaitais. Je n'ai pas besoin d'une elfe de maison. D'ailleurs, je n'ai besoin de personne.

Arrachée à la forêt de Cwm Rhaeadr et à ses odeurs familières, je me retrouve brutalement à l'autre bout de l'île, dans un salon tout aussi familier auquel je me dérobe presque aussitôt en fermant les yeux pour résister aux plaintes de mon estomac malmené par le voyage. Ce n'est pas leurs silhouettes qui me forcent à me redresser aussitôt, le visage figé en une expression froide et distante ; c'est un petit quelque chose qui me souffle : je ne suis pas seule. Et effectivement, je ne suis pas seule dans la pièce. Quatre personnes sont là. Je fronce les sourcils, mon regard noir passant de l'un à l'autre. J'étais au courant, bien sûr. Alice m'en a parlé. Mais de le savoir ne rend pas la situation plus agréable pour autant. Je déteste être ici en compagnie d'autres personnes qu'Alice. Je déteste si viscéralement ça que je ne peux pas m'empêcher d'éprouver pour les quatre personnes déjà présentes une rancœur tenace qui glace mon sang dans mes veines.

Je me contente, en guise de salutation, d'un geste du menton. Je m'éloigne dans le salon, cherchant sans réellement en avoir conscience à me fondre dans l'ombre. Je m'attendais à sa présence à elle sans savoir qu'en penser. Caldin. Mes yeux passent sur son visage et s'y attardent une seconde. J'ai eu l'occasion, depuis la soirée d'intégration où nous nous sommes croisées, d'en apprendre davantage sur elle. Ce qui ne m'empêche pas d'éprouver à son égard un quelque chose de désagréable sur lequel je ne parviens pas à mettre de mot. Tendue de la tête au pied, je traverse le salon, le cœur douloureux de reconnaître tous ces objets qui m'ont manqué depuis la dernière fois mais que j'ai mal à voir aujourd'hui alors que je suis en si mauvaise compagnie. Je ne le sens pas du tout, ce goûter. Je suis là simplement parce que lorsqu'Alice m'a demandé de venir, elle avait dans les yeux une lueur dangereuse que j'ai appris à reconnaître. Je sais exactement pourquoi je suis ici aujourd'hui. « J'ai besoin de toi, Aelle ». Je sais exactement ce que je fais ici. Le souvenir des larmes dans ses yeux gris me hante encore. Mais je n'ai pas la moindre envie d'être ici.

Un homme arrive après moi. Je me tourne vers lui lorsqu'il apparaît en compagnie de l'elfe. Mon cœur s'alourdit. Caldin prononce son prénom et aussitôt tout ce que je sais à propos de Malone Melrose défile dans mon esprit. Et j'en sais beaucoup. Si tant est que cela soit possible, mon expression se refroidit davantage. Des yeux, je parcours le jeune homme. De son visage bien dessiné aux vêtements qu'il a choisi de porter. Avant que nos yeux se croisent, je me détourne de lui. Tous les fibres de mon être tendent à éjecter ces gens de ce salon que j'ai appris à aimer. Dans ma poche, mes doigts jouent avec ma baguette magique. Ma respiration est entravée dans ma gorge. Je marche jusqu'à la fenêtre pour observer à travers la vitre la lande écossaise, sans regard ni intérêt pour les discussions qui s'élèvent dans mon dos.

Le bruit de ses talons me prévient de l'arrivée d'Alice. Je pousse un soupir avant de me retourner pour la voir pénétrer dans le salon. Sa longue tresse blanche se distingue sur son épaule, par sa couleur et par l'épaisseur de ses cheveux. Je déteste ce que je vois. Ce n'est pas la Alice que je rejoins toutes les semaines. Quant à moi ? Je ne suis pas davantage celle que je suis avec elle en temps normal, excepté la robe de sorcière noire que j'ai enfilée et qui est très semblable à celles que je porte toujours quand je viens ici. Contrairement à Alice, je n'ai pas fait le moindre effort pour m'habiller ou me coiffer. Je me fiche de mon apparence. Mais je sais qu'elle, elle a passé du temps devant sa glace pour s'assurer d'être exactement celle qu'elle veut être dans le regard de ses invités. Je déteste ça.

Je la suis de mon regard noir. Je ne détourne pas les yeux lorsque je croise les siens. Elle nous invite à nous asseoir. Je ne bouge pas de devant la fenêtre, laissant les autres agir avant moi. Je note la façon dont les trois s'installent sur le canapé, l'hésitation du dernier garçon brun avant qu'il choisisse le fauteuil. Celui sur lequel je prends place habituellement. Ce même fauteuil que je choisis toujours lorsque nous nous installons ici. Celui que j'ai commencé à considérer comme mon fauteuil. Quelle idiote. Je m'assombris et ne choisis aucune place. Hors de question que je m'assieds avec les trois autres. Quand au second fauteuil ? Peu importe.

Je reste débout, sans avoir ouvert la bouche ni avoir défroissé les sourcils.

11 mai 2026, 22:08
 PNJ J  Une couronne d'os pour un trône de cendres
Samedi était là. Malone, lui, se trouvait dans sa chambre à Godric’s Hollow, feuilletant des manuscrits, attendant impatiemment l’arrivée de Jenny, l’elfe de maison de sa chère et tendre Alice. La petite créature était venue la veille pour le prévenir qu’un goûter se tiendrait dès le lendemain. Voilà une expérience qui promettait d’être intéressante, même l’aîné des Melrose était un petit peu intrigué par le fait qu’Alice tienne à être si secrète sur la nature de ce rendez-vous.
Malgré tout, il ne rechigna pas et attendit patiemment l’horaire fatidique à laquelle il aurait enfin les réponses à ses questionnements.

Quand Jenny arriva, Malone se laissa emporter, sans dire un mot. Le trajet fut rapide, sans désagrément, sans entrave, sans souci. Alors forcément le jeune homme arriva bien vite au manoir. Il eut à peine le temps de découvrir son nouvel environnement qu’une voix bien connue parvint à ses oreilles. Aussitôt, il tourna la tête pour découvrir son colocataire et ami : Maxence. Il jeta un coup d’œil rapide au reste de la pièce avant de lui répondre. Devant lui : deux inconnus, mais aussi Elicia Caldin, une ancienne Poufsouffle plus jeune que lui, qu’il avait croisée dans les longs couloirs de la GEAD et Aelle Bristyle, une autre jaune, plutôt froide et solitaire, qui, si sa mémoire ne lui faisait pas défaut, avait un an de plus que lui.

- Max ! Ravi de voir que ma présence te faisait aussi plaisir que ça. Le taquina-t-il. Ça serait d’ailleurs plutôt à moi de te retourner la question, même s’il semble évident que toutes personnes présentes ont été invitées par notre précieuse hôte.

Malone le savait, si autant de personnes étaient réunies c’était que quelque chose se préparait, quelques chose de grand. Après tout Alice ne faisait pas dans la dentelle, mais plutôt dans le feu et les batailles. Il ne connaissait que trop bien ses aspirations. Et ce, sans même qu’ils aient eu à en parler. Son instinct ne lui mentait pas, il en était certain. Cette société traversait un profond marasme. Et s’ils étaient tous là en ce joli samedi, c’était sans aucun doute pour commencer à fomenter un tumulte sans précédent afin de faire changer la politique qui gouvernait la Grande-Bretagne. Il était prêt à tout et il savait qu’elle aussi, sans quoi il ne l’aurait pas choisie elle, comme allié. Les deux étaient capables d’itérer encore et encore jusqu’à obtenir l’abdication du pouvoir en place. Alors personne n’arriverait à lui faire gober qu’il ne s’agissait là que d’un simple goûté entre ami.

D’ailleurs l’arrivée d’Alice lui confirma bien assez rapidement que l’heure n’était pas aux concerts et aux mots doux, comme ils pouvaient régulièrement le faire, l’heure était au travail et à la réflexion. Et les jugements d’Alice, qui étaient d’une rare ténuité, ne seraient que positifs pour prévoir le futur du pays. Il n’y avait plus qu’à espérer que les autres sauraient émettre des réflexions et des idées tentant d’égaler sa finesse.

Sans rajouter un mot, Malone s’assit donc dans l’un des fauteuils. Son visage ne laissant apparaître que l’expression de son sérieux. Tandis que ses yeux, eux, laissaient uniquement transparaître, à qui saurait lire son regard, son allégeance à cette personne choisie.

Malone Melrose : PNJ Joker
Dernière modification par Alizée Melrose le 28 juil. 2026, 01:25, modifié 2 fois.

#7d416e, PRs, Marraine
Préfète inRP depuis le 07/11/2051
3e ANNÉE RP

13 mai 2026, 11:27
 PNJ J  Une couronne d'os pour un trône de cendres
Alice laissa son regard vagabonder sur chacun de ses invités, le menton haut, le visage fermé. Chacun prit place, comme elle leur avait demandé.
Sauf Aelle, naturellement. Sa mine était fermée, comme souventefois, mais rarement avec Alice. Elle aussi aurait apprécié de retrouver Aelle en tête à tête, loin de tout ce.. De tout cela. Quelque part, Alice s’en voulait de la voir ici. Aelle n’avait répondu à l’appel que par loyauté envers elle, pas par volonté véritable de bouleverser l’équilibre vicié du Conseil.

Sans un mot, Alice rejoignit la cheminée, le pas lent, le regard droit. Son coeur battait un rythme fou dans sa poitrine. Alice était déjà passé par là, sept années plus tôt. Elle n’était alors qu’une enfant à qui on avait arraché son père. Une petite, toute petite chose, animée par un feu ardent dont aujourd’hui elle ne savait plus que faire. Il y a sept ans, ils étaient nombreux à se trouver face à elle. Aujourd’hui, une poignée seulement.
Une confidente.
Un soupirant éconduit.
Un camarade métamorphosé.
Une âme solaire.
Un frère loyal.
Et une alliée de la première heure.

Edward Penwyn lui avait dit un jour ces mots qu’Alice s’emploierait à se répéter pour ne point s’inquiéter pour l’avenir de son grand projet : “ce n’est pas le nombre qui est important mais la qualité des personnes, leur honnêteté, la force de leur engagement”.
Cela ne l’avait pas empêché de disparaître du jour au lendemain, sans doute emporté dans la chasse aux résistants.

Alice inspira longuement. Ses doigts se serrèrent sur son ventre. Elle darda son menton un peu plus haut.

« Je vous remercie d’avoir positivement répondu à mon invitation. Recevez toutes mes excuses pour l’empressement. Le fait est que je pars demain pour la Pologne dans le cadre de mon stage d’étude. J’ignore quand se représentera l’occasion de vous regrouper. »

Alice avait grande hâte de quitter la Grande-Bretagne pour se concentrer uniquement sur elle et ses études. Partir, Circée. Partir, loin. De tout cela. Mais surtout, de cette situation qui l’empoisonnait jour après jour, nuit après nuit. Elle ne voulait pas songer à son futur et prochain mariage. Ce poids alourdissait considérablement ses épaules déjà acculées.

« Si nous sommes ici aujourd’hui, ce n’est pas par amitié, mais par loyauté. Envers un objectif commun : l’annihilation pure et simple du Conseil des Sorciers. Certains l’ignorent peut-être ici », son regard tomba sur Malone, « mais ce combat, je le mène depuis sept ans désormais. Aux côtés d’Elicia. Nous nous sommes confronté à la réalisation délicate qu’en tant qu’enfant, nous ne disposions pas des armes nécessaires pour nous battre ni contre le gouvernement de Parkinson, ni contre celui de la cohorte Malfoy, Nott, Harrison et autres abominations. »

Alice leva une main pour s’assurer que sa longue tresse blanche était impeccable. Parfait.

« A notre modeste échelle, nous avons jadis récoltés des informations sur les familles Sang-Pur présentes à Poudlard pour les donner à un membre de la Résistance que je connaissais personnellement. Qu’il repose en paix, où qu’il demeure. » Les mains d’Alice se décroisèrent pour repartir dans son dos. « Suite à mon départ de Poudlard, Elicia a cherché à conserver le mouvement que j’avais créé, sans succès. Elle demeure à ce jour la seule à avoir poursuivi mon œuvre. Aujourd’hui, je reprends la barre. Avec vous, à nos côtés. Nous disposons aujourd'hui de véritables armes pour détruire le Conseil. Vous qui avez répondu à mon appel, êtes les instruments de ce combat que nous devons livrer. Pour vos familles. Pour votre avenir. Pour tout ceux qui ne peuvent se défendre face aux persécutions de Sang-Pur qui désacralisent la véritable identité sorcière. »

Alice le savait : sa voix était fatiguée, comme tout son corps. Seul sa rage demeurait intangible.
De toutes manières, elle n'avait besoin que de cela pour se tenir face à eux.

Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050

13 mai 2026, 16:27
 PNJ J  Une couronne d'os pour un trône de cendres
Assise sur le canapé entre Lyam et Tess, Élicia observait Aelle du coin de l'oeil tout en assistant à l'échange entre Maxence et Malone. Son cousin était tout aussi surpris qu'elle de la présence de son colocataire, ce qui en disait assez long sur leur relation. Petits cachotiers...
En revanche, l'intérêt qu'elle lisait dans les yeux de Malone pour Alice, et la façon dont il parlait d'elle, ne lui plaisait pas. Se trouvait-il en concurrence avec Maxence ? Il ne valait mieux pas.

Maxence s'était contenté d'hausser les épaules en guise de réponse à son camarade, ne trouvant rien à dire. Il ne savait manifestement pas que Malone et Alice s'entendaient bien. Suffisamment du moins pour qu'elle l'invite lui aussi à leur goûter. Et, voyant le visage fermé de son cousin, Élicia savait qu'il se posait de nombreuses questions dont les réponses ne semblaient pas lui plaire. Elle se promit d'aller lui parler quand ils se retrouveraient seuls pour savoir comment il se sentait.

Le jeune homme, malgré le voile qui s'était posé sur enthousiasme, n'oublia pas la politesse. Voyant qu'il ne restait plus qu'un fauteuil vers lequel il se dirigeait, il sourit, secoua la tête, jeta un coup d'oeil vers Aelle et fit demi-tour pour s'asseoir sur l'accoudoir du canapé juste à côté de Lyam. Qu'elle le prenne ou non, il ne voulait pas être celui qui prenait la dernière place disponible. Même s'il passait pour un abruti à ne pas savoir ce qu'il voulait.
Et puis, si Aelle n'en voulait pas, ça resterait une place libre pour Alice.
Alice qu'il observait désormais, les sourcils toujours un peu froncés, et le regard intense de celui qui a retrouvé son masque de soldat loyal et déterminé.

Les quatre Caldin écoutèrent donc le discours d'Alice. Après ces mois d'attentes, et ceux qui les avaient précédés l'été dernier lorsqu'ils se retrouvaient tous les cinq ici, enfin les choses avançaient, enfin le navire retournait à flot. Parfait.
Mais Alice partait en stage. Loin. Et ce pour un long moment, très certainement jusqu'à mi-juillet... Savait-elle qu'Élicia effectuait son stage avec Thomas ? Ce n'était évidemment pas le sujet à aborder, ni maintenant ni... jamais, mais la jeune fille ne pouvait pas s'empêcher de se poser la question. Au moins elle développerait de nouvelles compétences utiles pour le mouvement.

Quand Alice mentionna son prénom, le rôle qu'elle avait joué pour le Merlin depuis le début, Élicia ne put s'empêcher de sourire. Son coeur se gonfla de fierté dans sa poitrine. Tous étaient peut-être ici maintenant, mais aucun d'entre eux n'avaient été témoin de l'enveloppe de rage qu'avait été la cheffe du Merlin sept ans plus tôt. Aucun n'avait été témoin de son départ et du vide qu'elle avait laissé derrière elle dans le mouvement, malgré les essais de certains pour les garder à flot. Quelques temps.
Aucun d'eux n'avait retrouvé Alice à Beauxbâtons et lui avait rapporté la nouvelle du Merlin derivant loin de son objectif initial. Ils n'avaient pas conscience de l'inconfort de cette discussion, de la mission qu'Alice lui avait donné et qu'elle avait essayé de remplir en vain. Des efforts qu'elle avait fourni, seule, pour que les dernières planches flottantes du Merlin restent à la surface.
Et voilà qu'ils y étaient : la renaissance. Les nouveaux membres. Le nouveau QG. Le nouveau navire.

A côté d'elle, Lyam regardait Alice, le visage grave. En bon soldat prêt pour son chef. Plus discret que les autres, il avait néanmoins des compétences à mettre à leur disposition. Et le même feu qui animait Tess et Maxence. L'envie de protéger les siens. Il avait vu, tout comme les autres, la manière dont sa famille était perçue et traitée par les Sang-Purs. La manière dont ces derniers avaient tourné le dos à Élicia, Kenric et Raphael le jour de l'enterrement de leur arrière-grand-mère. Il avait été aussi révolté que son frère et sa soeur. C'était pour cette raison qu'il était là.
Tess, elle, souriait. Ce n'était pas le sourire d'une jeune fille adorable mais celui d'un démon cachée sous une apparence de modèle. Sous ses produits de beauté, son maquillage et ses jolis tissus, Tess était faite de griffes et de corne, et ne se laisserait pas faire. Ni elle, ni sa famille. Elle défendrait ses frères, sa soeur et ses cousins jusqu'à son dernier souffle s'il le fallait, et à cet instant il était aussi chaud que les braises de l'enfer. C'était là-bas qu'elle comptait renvoyer le Conseil et tout ces Sang-Purs suffisants. Lui manquer de respect à elle était une chose, mais manquer de respect à ceux qui lui étaient cher... Jamais de la vie.

Quant à Maxence, il observait Alice et ne la quittait pas des yeux. Ses lèvres remontaient légèrement en un sourire qui découvrait l'une de ses faussettes, mais son expression restait aussi neutre que possible. Il ferait tout ce qu'elle lui demanderait, même s'il devait se salir les mains. Pour sa famille, pour les plus démunis incapables de se défendre, pour elle et tout ce qu'elle avait enduré. Pour que plus personne, ni maintenant, ni leurs enfants, ne vivent les atrocités dont elle et d'autres avaient été témoins. Il ferait payer le Consilium. Il ferait payer ces familles, ces patriarches et matriarches tous aussi révoltants les uns que les autres. Une famille en particulier entendrait sans aucun doute parler de lui avant qu'il ne la venge, si elle ne se sentait pas de le faire elle-même.
Et quand enfin tout serait terminé, s'il en réchappait intact, si elle ne voulait toujours pas de lui, il disparaitrait.

- Qu'elles sont tes idées ? demanda Tess, son sourire carnassier révélant ses dents blanches.

Boucle d'Or, 1ère année à la GEAD
Red hair, the crown you never take off

14 mai 2026, 11:08
 PNJ J  Une couronne d'os pour un trône de cendres
Plantée devant la fenêtre, mon regard ne se détourne pas d'Alice qui prend place devant la cheminée comme si elle avait fait ça toute sa vie. Je me demande quel regard j'aurais posé sur elle à treize ou quatorze ans, quand elle-même en avait un ou deux de moins que moi et que, toute petite fille, elle a rassemblé des dizaines d'enfants au sein même de Poudlard pour mener une révolution de laquelle je n'ai jamais rien su. À l'époque elle n'était rien pour moi, elle n'avait pas le moindre intérêt à mes yeux. Sans doute aurais-je jugé le feu dans ses veines et aurais-je trouvé vain son combat. Mais me serais-je dit comme je le fais aujourd'hui qu'Alice est le genre de femme qui peut façonner des foules entières pour en faire ce qu'elle désire avec simplicité ? Peut-être pas, je n'en aurais pas été capable. Aujourd'hui, je connais celle qu'elle est sans ses artifices, sans ses parures et ses vêtements qu'elle porte comme des armures, je connais la couleur qu'ont ses yeux quand ils sont remplis de larmes, je connais ses expressions quand elle est au bord de la rage, je connais son comportement quand elle éructe de colère, je la connais même quand elle ne peut retenir ses rires. Tout cela, je l'ai appris ces derniers mois dans cette pièce. Alors je connais la différence entre la Alice qui se montre sous son vrai jour avec moi et celle qu'elle peut façonner pour confronter ses alliés à son grand projet.

Quand elle prend la parole, au lieu de la regarder elle je regarde les autres. J'observe la façon dont ils la regardent, elle. J'arrête mes yeux sur Caldin, celle qui a été la première à se battre aux côtés d'Alice. Je remarque son sourire et me demande si elle en tire une quelconque fierté. Tout ce qu'Alice raconte, je le sais parce qu'elle m'en a parlé. Le Merlin, Penwyn qui a disparu, le nom de ceux qui seront les premières victimes. Tout, je sais tout et je connais sa rage et son envie de voir disparaître le Conseil. Même si elle parle d'une voix unie et maîtrisée, j'entends dans sa voix tout ce qu'elle ne raconte pas et je devine que la moitié des personnes présentes dans cette pièce en son capables aussi, ce qui ne me plait pas des masses. Je ne peux pas m'empêcher de couler un regard sombre vers Melrose avant d'en revenir à Alice.

Son discours se termine sur des paroles censées nous rappeler les raisons de notre engagement, si engagement il y a vraiment eu. Pour vos familles. Pour votre avenir. Pour tout ceux qui ne peuvent se défendre face aux persécutions de Sang-Pur qui désacralisent la véritable identité sorcière. Je quitte Alice des yeux pour balayer du regard les personnes présentes. Je me fiche des persécutions de Sang-Pur qui désacralisent la véritable identité sorcière. Je me fiche de ce que devient le pays, je me fiche du gouvernement grâce auquel j'ai d'ailleurs droit à une bourse puisque je proviens d'une famille nombreuse. Je me fiche de ces grandes valeurs. Face à tous ces gens qu'a invité Alice, je sais n'avoir pas une once de leur motivation. Je me fiche tellement fort de toutes ces choses. Je ne suis ici que pour elle. Parce qu'elle a demandé mon aide, parce qu'elle souhaite mon soutien.

Je resterai pour elle mais qu'elle n'espère pas voir naître au creux de mon âme les étincelles de la rébellion. Elle serait déçue.

La fille pose la question que j'attendais. Évidemment, il faut une ligne d'action. Nous ne sommes pas ici simplement pour évoquer l'envie d'Alice de faire renaître de ses cendres un mouvement enfantin mort il y a quelques années, qui n'a même pas su survivre au départ de sa grande cheffe — cela en dit long. Un mouvement qui ne peut survivre sans sa tête pensante, ce n'est pas un mouvement. C'est un simple rassemblement d'idiots sous le joug d'une seule personne qui tient tout sur ses épaules, des idiots incapables d'agir une fois laissés libres d'action ou de pensée. Pourquoi cela serait-il différent aujourd'hui ? Peut-être parce qu'Alice ne compte plus s'en aller — sauf pour se tirer en Pologne pour un stage, évidemment, mettant de côté nos rencontres pendant de très longues semaines. Peut-être parce que cette fois elle a les armes, le pouvoir et la rage pour aller encore plus loin dans son projet. Mais sera-t-elle capable de créer quelque chose qui pourrait survivre sans elle, avancer sans qu'elle donne le moindre ordre, quelque chose qui pourrait véritablement avoir un impact sur notre pays ?

Je l'observe du coin de l'œil, plongée dans un silence duquel je ne compte pas sortir, le visage froid et inexpressif. Qu'elle réussisse ou non à créer quelque chose de solide, qu'importe ? Qu'elle brille à la tête de la vague destructrice qu'elle aura créée pendant qu'elle détruira le pays ou qu'elle assiste à la déchéance de son mouvement, je resterai à ses côtés, contrairement à ceux qui ne sont là que pour leurs si grandes valeurs. Ceux-là seront les premiers à partir si rien ne marche. Sauf peut-être lui. Je tourne brièvement un regard froid vers Melrose. Mais il n'est que quantité négligeable quand on connait ce qui anime Alice. Ses sentiments ne sont rien de plus qu'une arme pour manipuler sa loyauté.