Les Hirondelles
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Avec Hyacinthe Kyros
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Ce recueil retrace les séances entre Hyacinthe Kyros et Elijah lors de sa quatrième année (2050 - 2051). Seront abordés ici les thèmes qui passeront par la tête de l'adolescent à un instant T, les Trigger Warning nécessaires seront donc indiqués si besoin sur les posts eux-mêmes.
| _ ♦ _ _ ♦ _ _ ♦ _ _ ♦ _ _ ♦ _ | _ | I. 11/11/2050 - Le pansement invisible du pardon - Culpabilité II. 02/12/2050 - Le secret le mieux gardé - TDAH III. 13/01/2051 - Sauter le pas - Relations amoureuses IV. Date - Titre - Sujets V. Date - Titre - Sujets VI. Date - Titre - Sujets VII. Date - Titre - Sujets VIII. Date - Titre - Sujets | ___ | ![]() | _ |
BBcode honteusement volé à Yggie Prince avec son accord
4e année RP - Fiche PR - Préfet inRP depuis le 04/11/2050 - Reelijah 4ever - Prince des Flammes
Les Hirondelles
LE PANSEMENT INVISIBLE DU PARDON
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Vendredi 11 novembre 2050, 15h
Elijah avait passé toute la semaine à ressasser ce qu'il s'était passé dans le bureau du psychomage lors de leur dernière séance. Dire qu'il était rongé par la culpabilité était un euphémisme tellement elle pesait lourd dans le coeur de l'adolescent. Il avait été soulagé, lorsque l'homme lui avait dit qu'il le reverrait la semaine suivante, comme toujours. Et pourtant, lorsque l'heure du rendez-vous arriva, il sentit l'angoisse s'abattre sur lui comme une chape de plomb.
Rien ne serait plus pareil, il le savait, et c'était entièrement sa faute. Il avait tout gâché, et ne méritait plus la bienveillance et la compréhension de Monsieur Kyros. Il ne méritait même plus son attention. Pourtant, il était incapable de lui poser un lapin. Pour la première fois, cependant, il arriva en retard d'une bonne dizaine de minutes, comme repoussant au maximum l'échéance. Et il ne rentra pas aussitôt après avoir frappé, mais attendit bien l'autorisation du maître des lieux avant de s'avancer dans le bureau, en le saluant, sans oser croiser son regard.
Il se sentait si honteux que sa voix portait à peine. Là où il faisait habituellement le tour du bureau comme s'il possédait les lieux, il se contenta de venir s'asseoir sagement devant son habituel chocolat chaud dans un silence tel qu'il était persuadé que le psychomage pouvait entendre les battements effrénés de son coeur qui menaçait de sortir de sa poitrine sous le malaise grandissant de l'adolescent.
Aucun mot ne passa les lèvres d'Elijah qui gardait le regard fixé sur la tasse de chocolat chaud comme s'il pouvait se noyait dedans. Lui qui demandait toujours comment l'homme se portait, et commençait à déblatérer sur tout ce qui lui passait par la tête en début de séance comme pour se décharger de toutes ses pensées parasites et pouvoir se concentrer sur ce qui importait vraiment semblait comme éteint.
Sa jambes tressautait tout de même nerveusement, tandis qu'il se tordait les doigts sans vraiment s'en rendre compte. Il sentait bien pourtant que Monsieur Kyros essayait de le mettre à l'aise, et n'agissait pas vraiment différemment de d'habitude. Mais pour lui, ce n'était pas suffisant. Pas tant que l'incident de la semaine dernière n'était pas réellement derrière eux. Et pour cela, il fallait en parler, aussi douloureux cela pût-il être.
- M'sieur... J'voulais vous dire pour la s'maine dernière... J'vous jure j'suis vraiment désolé.
Et si le psychomage ne semblait pas lui en tenir rigueur - savait-il seulement en vouloir à quelqu'un se demandait Elijah - lui avait besoin d'en parler pour espérer passer à autre chose. Alors c'est ce qu'il fit, expliquant de sa façon désordonnée à quel point il aimait venir ici lui parler et qu'il ne voudrait pour rien au monde le faire avec un autre. Qu'il comprenait parfaitement que ce n'était qu'un cadre professionnel, et que, même s'il voudrait plus, il ne l'exigerait plus comme il l'avait fait parce que c'était irrespectueux de sa part et qu'il s'en était rendu compte.
Si au début les mots semblaient avoir du mal à sortir, au fur et à mesure de la séance ils venaient plus facilement, bien que l'adolescent eût tendance à divaguer. Ce ne fut que lorsqu'il fut persuadé que tout pouvait redevenir comme avant son éclat de la séance précédente qu'il osa enfin regarder de nouveau Hyacinthe dans les yeux, pour lui adresser un sourire reconnaissant. Il se sentait soulagé de laisser tout cela derrière eux.
Il ne se sentit pas capable cependant d'aborder le moindre sujet sensible pour la fin de cette séance, préférant largement se contenter de lui raconter grossièrement sa semaine à grand renfort d'anecdotes inutiles mais qu'il jugeait suffisamment drôles pour être racontées, comme pour s'assurer qu'il avait toujours le droits aux sourires amusés et aux rires légers auxquels le roux l'avait habitué.
A la fin de la séance, l'adolescent avait bu son chocolat chaud avec plaisir, et avait retrouvé un brin de cette spontanéité qui semblait perdue à son arrivée. Il était évident qu'il se sentait soulagé d'un poids puisqu'il s'était même redonné l'autorisation de se balader dans le bureau en passant de la fenêtre à une étagère à un fauteuil à une plante sans la moindre gêne. Le pardon n'était pour lui rien de moins qu'un pansement invisible apposé sur son coeur meurtri. Et il avait toujours été enfant à réclamer un pansement au moindre bobo, comme si c'était là tout ce qui pouvait le sauver de la douleur.
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Les Hirondelles
Le retard d'Elijah est plus vu comme un signe qu'une offense. Le Poufsouffle n’entre plus dans le bureau avec cette énergie débordante et désordonnée qui, d’ordinaire, envahit l’espace avant même qu’il ait parlé ; cette fois, il semble presque chercher à prendre le moins de place possible, comme si le simple fait d’être là nécessitait une autorisation supplémentaire. Hyacinthe sent son cœur se serrer face à cela, et fait de son mieux pour l'accueillir comme d’habitude en ignorant ces dix minutes écoulées. Il sait que le garçon s’est déjà suffisamment puni lui-même durant toute la semaine.
Le silence qui s’installe au début de la séance n’a rien du silence confortable auquel ils sont habitués. Elijah reste crispé autour de sa tasse, le regard rivé dessus avec une intensité qui trahit son malaise bien plus sûrement que n’importe quelle parole, et Hyacinthe prend soin de ne pas le brusquer. Il ajuste simplement le rythme de sa voix, laisse davantage d’espace entre ses phrases, et garde cette posture ouverte qu’Elijah connaît maintenant assez bien pour ne pas y voir de piège. Malgré lui, le roux sent encore les traces de leur dernière séance. Non pas comme une colère, ni même comme une véritable rancune, même si Hyacinthe a suffisamment vécu ces émotions entre les quatre murs de ses appartements la semaine précédente, mais comme une fatigue émotionnelle qui se montre persistante. Il s’est beaucoup interrogé depuis, sur ce qu’il avait laissé voir et ce qu'il avait accepté de dévoiler. Et pourtant, lorsqu’il voit le garçon aussi tendu devant lui, ce n’est pas son propre inconfort qui lui revient en premier, mais cette inquiétude tenace qu’il traîne désormais dès qu’il s’agit d'Elijah. Elijah. Elijah.
Lorsque les excuses finissent par tomber, maladroites, pressées, presque honteuses, Hyacinthe ne retient pas son expression désolée. Il... il n'a pas à s'excuser, contrairement à lui. Mais décidé à ne pas ramener ce débat, il le laisse aller au bout de ce qu'il a a dire. Le roux l'écoute se perdre dans ses explications et revenir plusieurs fois sur les mêmes idées, sans lui permettre non plus de se condamner face à ce qu'il s'est passé la semaine dernière.
- Je ne vous en veux pas, Elijah, pas le moins du monde. Et je... je le pense sincèrement.
Il le dit calmement, parce qu’il sait que les grandes déclarations auraient probablement l’effet inverse avec le garçon. Hyacinthe remarque aussi, au fil de la séance, à quel point Elijah semble avoir réfléchi à ce qu’ils se sont dit tous les deux. Derrière la culpabilité semble se trouver une tentative de comprendre les limites qu'il lui a posé, sans pour autant les considérer comme un rejet. Cela soulage beaucoup le roux, il considère cela comme quelque chose de très précieux. Il n'a pas tout foiré.
Le psychomage indique clairement que vouloir plus des personnes auxquelles il tient est normal, que cela ne fait pas de lui quelqu'un de méchant. Et le roux reste intimement persuadé que rien dans cet adolescent n'est foncièrement mauvais. De même, il est soulagé de voir revenir des choses familières : Elijah se remet à bouger, à lancer des anecdotes manifestement essentielles et à changer de sujet de façon abrupte. Cela semble leur faire un bien fou à tous les deux. Le soulagement du garçon devient presque palpable au fil de l’heure, même si tout est encore loin d'être réglé.
Hyacinthe ne revient pas sur l’éclat de la semaine précédente une fois les excuses formulées et acceptées. Il sent qu’Elijah a besoin, au moins pour aujourd’hui, de retrouver une forme de normalité entre eux, quelque chose qui ressemble au rythme rassurant qu’ils avaient construit avant que tout ne déborde. Alors le psychomage le laisse raconter sa semaine, relève parfois une absurdité avec un sourire amusé, secoue doucement la tête devant certaines bêtises racontées avec beaucoup trop de fierté, et constate avec un mélange étrange de soulagement et d’attachement que le garçon recommence enfin à respirer normalement. À la fin de la séance, lorsqu’Elijah semble de nouveau capable de le regarder sans cette lueur de peur dans le regard, Hyacinthe ressent cette fatigue familière revenir doucement sous ses côtes, mais elle est moins âpre que les jours précédents. Il comprend qu’ils ont probablement évité quelque chose de plus grave. Cela lui coûte encore de l’admettre, mais cette relation continue de le déstabiliser plus qu’il ne l’aurait souhaité.
RECUEIL : Ca fait du bien de les voir se détendre ! J'espère que ce format te convient
Le silence qui s’installe au début de la séance n’a rien du silence confortable auquel ils sont habitués. Elijah reste crispé autour de sa tasse, le regard rivé dessus avec une intensité qui trahit son malaise bien plus sûrement que n’importe quelle parole, et Hyacinthe prend soin de ne pas le brusquer. Il ajuste simplement le rythme de sa voix, laisse davantage d’espace entre ses phrases, et garde cette posture ouverte qu’Elijah connaît maintenant assez bien pour ne pas y voir de piège. Malgré lui, le roux sent encore les traces de leur dernière séance. Non pas comme une colère, ni même comme une véritable rancune, même si Hyacinthe a suffisamment vécu ces émotions entre les quatre murs de ses appartements la semaine précédente, mais comme une fatigue émotionnelle qui se montre persistante. Il s’est beaucoup interrogé depuis, sur ce qu’il avait laissé voir et ce qu'il avait accepté de dévoiler. Et pourtant, lorsqu’il voit le garçon aussi tendu devant lui, ce n’est pas son propre inconfort qui lui revient en premier, mais cette inquiétude tenace qu’il traîne désormais dès qu’il s’agit d'Elijah. Elijah. Elijah.
Lorsque les excuses finissent par tomber, maladroites, pressées, presque honteuses, Hyacinthe ne retient pas son expression désolée. Il... il n'a pas à s'excuser, contrairement à lui. Mais décidé à ne pas ramener ce débat, il le laisse aller au bout de ce qu'il a a dire. Le roux l'écoute se perdre dans ses explications et revenir plusieurs fois sur les mêmes idées, sans lui permettre non plus de se condamner face à ce qu'il s'est passé la semaine dernière.
- Je ne vous en veux pas, Elijah, pas le moins du monde. Et je... je le pense sincèrement.
Il le dit calmement, parce qu’il sait que les grandes déclarations auraient probablement l’effet inverse avec le garçon. Hyacinthe remarque aussi, au fil de la séance, à quel point Elijah semble avoir réfléchi à ce qu’ils se sont dit tous les deux. Derrière la culpabilité semble se trouver une tentative de comprendre les limites qu'il lui a posé, sans pour autant les considérer comme un rejet. Cela soulage beaucoup le roux, il considère cela comme quelque chose de très précieux. Il n'a pas tout foiré.
Le psychomage indique clairement que vouloir plus des personnes auxquelles il tient est normal, que cela ne fait pas de lui quelqu'un de méchant. Et le roux reste intimement persuadé que rien dans cet adolescent n'est foncièrement mauvais. De même, il est soulagé de voir revenir des choses familières : Elijah se remet à bouger, à lancer des anecdotes manifestement essentielles et à changer de sujet de façon abrupte. Cela semble leur faire un bien fou à tous les deux. Le soulagement du garçon devient presque palpable au fil de l’heure, même si tout est encore loin d'être réglé.
Hyacinthe ne revient pas sur l’éclat de la semaine précédente une fois les excuses formulées et acceptées. Il sent qu’Elijah a besoin, au moins pour aujourd’hui, de retrouver une forme de normalité entre eux, quelque chose qui ressemble au rythme rassurant qu’ils avaient construit avant que tout ne déborde. Alors le psychomage le laisse raconter sa semaine, relève parfois une absurdité avec un sourire amusé, secoue doucement la tête devant certaines bêtises racontées avec beaucoup trop de fierté, et constate avec un mélange étrange de soulagement et d’attachement que le garçon recommence enfin à respirer normalement. À la fin de la séance, lorsqu’Elijah semble de nouveau capable de le regarder sans cette lueur de peur dans le regard, Hyacinthe ressent cette fatigue familière revenir doucement sous ses côtes, mais elle est moins âpre que les jours précédents. Il comprend qu’ils ont probablement évité quelque chose de plus grave. Cela lui coûte encore de l’admettre, mais cette relation continue de le déstabiliser plus qu’il ne l’aurait souhaité.
RÉSUMÉ DE L'INTERVENTION
PR GAGNÉS : +4 (ajoutés de suite)Hyacinthe n'a pas vraiment abordé la séance précédente après avoir accueilli les excuses d'Elijah. Il a validé l’intensité de ses émotions et son besoin d’attachement, tout en se fondant dans le retour d'une dynamique plus apaisée entre eux. Il s'est montré soulagé de voir Elijah parler de tout et de rien, et s'est appuyé sur ce nouveau départ pour poursuivre la séance. Celle-ci s’est terminée sur une reprise de familiarité et de spontanéité, autant chez Elijah que chez Hyacinthe, signe d’un apaisement émotionnel pour eux deux après une semaine forte en culpabilité.
RECUEIL : Ca fait du bien de les voir se détendre ! J'espère que ce format te convient
729 - @Elijah Cooper
Psychomage depuis septembre 2050. - Présence partielle, mais on gère !
#5f957c - Tonton Hya
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Les Hirondelles
LE SECRET LE MIEUX GARDÉ
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Vendredi 2 décembre 2050, 15h
Il était un secret fort bien gardé par Elijah. Du moins avait-il pris grand soin de ne jamais le mentionner à personne à Poudlard, et il était même parvenu à convaincre sa mère d'en faire de même. Du moins jusqu'à l'histoire de la triche aux examens de l'année précédente. Cela avait été en effet la bêtise de trop, qui avait fortement déçu sa mère. Et au vu de tout ce qui avait pu lui être rapporté concernant les activités bien peu reluisantes de son bambin à l'école, elle avait fini par se rendre à l'évidence : le corps professoral et éducatif se devait d'être au courant.
Loin de Marjory Cooper l'idée d'ôter toute responsabilité de ses actions à son fils, bien au contraire, elle lui avait simplement ainsi repris la confiance qu'elle avait jusqu'ici en lui. Parce qu'Elijah avait été diagnostiqué d'un trouble de l'attention avec hyperactivité dès son plus jeune âge, mais qu'il refusait ouvertement tout traitement, arguant qu'il pouvait parfaitement gérer ça tout seul puisqu'on lui avait expliqué qu'avec une bonne hygiène de vie, il pouvait parfaitement s'en sortir comme n'importe qui.
Or, c'était bien là ce que voulait l'adolescent : être comme tout le monde. Être super cool, aussi, mais surtout, être normal. Aussi voulait-il être traité comme tous les autres, et cela passait forcément par la non-divulgation de ce fait aux adultes de l'école. Ils avaient cependant été mis au courant au début de la quatrième année par un courrier de Marjory Cooper expliquant que ledit trouble avait probablement été quelques peu exacerbé par les difficultés émotionnelles rencontrées par son fils depuis le départ de son père.
Bien évidemment, Elijah refusait toujours aucun traitement. Il avait promis à sa mère de se gérer au mieux, de continuer le sport, et de se tenir à un régime alimentaire adéquat et un emploi du temps organisé. Mais force était de constater qu'il ne s'en sortait plus si bien qu'auparavant. Sinon il n'aurait jamais craqué comme il l'avait fait le mois précédent dans le bureau du psychomage.
Alors il était bien décidé à enfin aborder ce sujet avec Monsieur Kyros. Après tout, il était déjà au courant, mais cela ne rendait pas la chose plus facile à accepter pour Elijah : il détestait l'idée même d'avoir une étiquette de trouble de l'attention avec hyperactivité sur le front. Entrant juste après avoir frappé dans le bureau pour saluer joyeusement le psychomage et Lernie, il prit bien évidemment le temps de faire le tour de l'endroit - un rituel qu'il ne parvenait décidément pas à lâcher, comme pour s'assurer que ce lieu restait toujours aussi familier - avant de s'asseoir face à son chocolat chaud.
- M'sieur, j'sais que ma mère elle a envoyé un truc à l'école pour que... 'fin une lettre pour que tout l'monde sache que j'suis... Que j'ai... Non, décidément, le mot refusait de sortir. Il n'aimait vraiment pas ça. 'Fin vous devez avoir mon dossier avec mes diagnostics et tout ? finit-il par demander de façon purement rhétorique juste pour que l'homme comprît de quoi il parlait réellement.
- J'voulais vous parler d'ça. Parce que j'sais pas, c'est plus comme avant. 'Fin avant j'arrivais à gérer mais maintenant c'est comme si c'était encore pire, pis comme j'suis souvent... En colère... 'Fin savez c'est comme si j'pouvais pas tout contenir. J'fais encore plus de sport qu'avant pourtant, j'vous jure, j'cours plus longtemps, pis j'fais encore plus d'exercices, pis j'ai même essayé de respirer là en mode méditation mais ça franchement j'aime pas j'peux pas tenir c'est trop méga ennuyeux. Et puis j'peux pas me calmer si j'bouge pas de toute façon, parce que si j'bouge pas ben c'est dans ma tête que ça va trop vite et c'est encore pire que tout parce qu'après j'suis forcément encore en colère, pis c'est méga frustrant de voir que... 'fin genre j'peux pas faire comme les autres.
Forcément, l'adolescent déblatérait comme ça lui venait, et surtout comme ça voulait bien sortir. Il voulait véritablement donner tous les tenants et les aboutissants au roux pour qu'il comprît parfaitement la situation, mais se rendait compte qu'il n'y avait pas forcément de logique stable dans son discours. Et cela le frustrait aussi.
- C'est comme si j'étais pas comme eux. Genre eux les cours c'est trop facile de se concentrer moi juste rester à ma table ça m'demande un effort, et j'peux pas m'concentrer sur l'cours du coup, sauf quand c'est d'la pratique là ça va. Pis de toute façon j'aime pas la théorie, et quand j'aime pas c'est plus fort que moi j'passe à autre chose, j'fais même pas exprès, des fois j'm'en rends compte alors j'essaie de forcer, pis trente secondes après j'suis déjà sur autre chose... Avant j'arrivais mieux qu'ça. Pourquoi j'suis plus nul qu'avant ?
Il avait l'impression désagréable de régresser alors même qu'on lui avait toujours dit que ça s'arrangerait en grandissant. Sauf que rien ne s'arrangeait, et que c'était même l'inverse qui se produisait.
- Moi j'voudrais faire comme les autres, j'en ai marre de devoir faire trois fois plus d'efforts pour même pas arriver à la moitié de ce qu'ils font j'ai l'impression d'être méga bête. Mais j'veux pas prendre des médicaments ou des potions, j'veux juste être normal. Pis j'veux pouvoir manger plus de sucre si j'veux d'abord parce que c'est pas juste. C'est comme si j'avais juste pas le cerveau à l'endroit mais c'est pas d'ma faute à moi j'ai rien demandé.
Il savait que les émotions fortes qu'il ressentait en permanence étaient la raison même de ce manque de contrôle qu'il ressentait de plus en plus. Il avait tout simplement trop de choses à gérer à l'intérieur de lui pour parvenir à faire la part des choses, et tout sortait de façon aléatoire, souvent en idées absolument idiotes ou en décrochage total, et parfois dans une impulsivité qu'il n'aimait vraiment pas libérer.
- Pis j'veux pas qu'les copains ils sachent que j'suis bizarre, conclut-il en haussant les épaules.
Evidemment, en parler avec Monsieur Kyros constituait déjà un grand pas en avant pour Elijah, bien qu'il ne fut toujours pas capable de nommer son trouble à la fin de la séance - et encore moins de l'accepter pleinement. Il savait cependant que le psychomage était la personne la plus apte à comprendre ce qu'il exprimait, puisque lui n'avait jamais eu la moindre réflexion quant à sa façon de se déplacer en permanence dans son bureau, ni même de sauter d'un sujet à l'autre. Et puis, surtout, il faisait partie des rares personnes à trouver qu'il savait malgré tout être attentif. Il fallait dire qu'il n'écoutait personne aussi bien que Hyacinthe. Et que personne ne l'écoutait aussi bien que Hyacinthe.
4e année RP - Fiche PR - Préfet inRP depuis le 04/11/2050 - Reelijah 4ever - Prince des Flammes
Les Hirondelles
Elijah est entré avec une familiarité désordonnée, et avec un désordre familier. D'une certaine façon, Hyacinthe trouve cela rassurant : malgré tout ce qu'ils ont traversé ces dernières semaines, le bureau semble toujours être resté un point fixe pour le garçon. Le Poufsouffle paraît cependant plus tendu qu'à l'accoutumée, derrière son agitation habituelle, et lorsque le roux comprend enfin où Elijah souhaite en venir, il devine aussitôt la direction que prendra leur échange. Il ne paraît ni surpris, ni particulièrement déstabilisé ; honnêtement, il se doutait déjà depuis longtemps que le garçon présentait ce type de fonctionnement, bien avant même le courrier de sa mère. Elijah a toujours sa manière d'occuper l'espace, de bondir d'une pensée à l'autre et de lutter physiquement contre l'immobilité. C'en est presque évident. Et, quelque part, assez attendrissant.
Hyacinthe ne l’interrompt pas lorsqu’il commence à parler. Il le laisse dérouler son fil de pensée inégal, précipité, parfois brouillon, parce qu’il a appris qu’essayer de ralentir Elijah dans ces moments-là ne fait qu’augmenter sa frustration et sa sensation d’échec. Derrière le flot de mots, il entend surtout une fatigue immense, celle d’un garçon qui a l’impression de devoir fournir trois fois plus d’efforts que les autres simplement pour tenir debout dans un quotidien pensé pour d’autres fonctionnements que le sien. Et cela, Hyacinthe le comprend très bien. C'est pour cela qu'il réfute l'affirmation du garçon indiquant qu'il est devenu "plus nul", bien qu'il puisse comprendre le sentiment.
- Je vois surtout quelqu’un qui compense énormément depuis longtemps. Et plus les attentes augmentent, plus cette compensation devient fatigante. Cela ne veut pas dire que vous régressez, cela veut dire que vous vous épuisez.
Hyacinthe prend ensuite le temps de lui expliquer que ce décalage devient souvent plus visible avec l’âge, lorsque l’environnement demande davantage d’organisation, de stabilité ou de concentration prolongée. Il précise aussi que les autres ne voient généralement que le résultat final, jamais tout le travail intérieur nécessaire pour y parvenir. Et dans le cas d’Elijah, ce travail est constant. Cela ne fait pas de lui quelqu’un de moins intelligent ou de moins capable ; simplement quelqu’un dont le cerveau fonctionne autrement, avec d’autres difficultés, mais aussi d’autres forces.
- Je veux souligner le fait que vouloir "être normal" ne signifie pas que vous ne l'êtes pas. Je pense que cela souligne votre fatigue de devoir compenser quelque chose que vous n'avez pas choisi.
Le roux sent immédiatement le rejet très net du garçon lorsqu’il évoque indirectement les traitements et les solutions qu’on lui propose depuis des années. C'est un choix clair, et Hyacinthe n'a aucun droit ni aucune envie de le considérer comme un blocage. Il sait qu’imposer quelque chose à Elijah ne ferait que renforcer son besoin de contrôle.
- Vous trouvez déjà des stratégies par vous-même, et je pense notamment à votre activité sportive. Cela montre que vous essayez de réguler quelque chose de très intense avec les outils que vous avez actuellement.
Hyacinthe sent bien la demande sous les mots d’Elijah : être compris sans être réduit à une étiquette, rester lui-même sans être exposé au regard des autres. Et sur ce point, il mesure aussi le terrain fragile sur lequel il marche. Le roux explique alors qu'il n'a pas à le dire à ses camarades s'il ne le souhaite pas. C'est un élément de sa vie privée qui lui appartient, et ce n'est pas ce qui le définit en tant que personne.
La fin de séance se déroule plus calmement, dans un échange plus pratique autour de petites pistes pour rendre son quotidien moins épuisant sans lui imposer ce qu’il refuse. Hyacinthe insiste surtout sur une chose : Elijah n’a pas besoin de porter cela entièrement seul. Que ce soit en demandant davantage d’aide aux adultes autour de lui, en s'ouvrant à ses amis ou simplement en rencontrant des personnes qui vivent des choses similaires, il sait d’expérience à quel point cela peut soulager ce sentiment d’être “différent”.
RECUEIL : On pourra peut-être mentionner quelques stratégies qu'Eli a mis en place, ou celles qu'il n'a pas aimé ? Ou continuer sur d'autres sujets, comme tu le sens
Hyacinthe ne l’interrompt pas lorsqu’il commence à parler. Il le laisse dérouler son fil de pensée inégal, précipité, parfois brouillon, parce qu’il a appris qu’essayer de ralentir Elijah dans ces moments-là ne fait qu’augmenter sa frustration et sa sensation d’échec. Derrière le flot de mots, il entend surtout une fatigue immense, celle d’un garçon qui a l’impression de devoir fournir trois fois plus d’efforts que les autres simplement pour tenir debout dans un quotidien pensé pour d’autres fonctionnements que le sien. Et cela, Hyacinthe le comprend très bien. C'est pour cela qu'il réfute l'affirmation du garçon indiquant qu'il est devenu "plus nul", bien qu'il puisse comprendre le sentiment.
- Je vois surtout quelqu’un qui compense énormément depuis longtemps. Et plus les attentes augmentent, plus cette compensation devient fatigante. Cela ne veut pas dire que vous régressez, cela veut dire que vous vous épuisez.
Hyacinthe prend ensuite le temps de lui expliquer que ce décalage devient souvent plus visible avec l’âge, lorsque l’environnement demande davantage d’organisation, de stabilité ou de concentration prolongée. Il précise aussi que les autres ne voient généralement que le résultat final, jamais tout le travail intérieur nécessaire pour y parvenir. Et dans le cas d’Elijah, ce travail est constant. Cela ne fait pas de lui quelqu’un de moins intelligent ou de moins capable ; simplement quelqu’un dont le cerveau fonctionne autrement, avec d’autres difficultés, mais aussi d’autres forces.
- Je veux souligner le fait que vouloir "être normal" ne signifie pas que vous ne l'êtes pas. Je pense que cela souligne votre fatigue de devoir compenser quelque chose que vous n'avez pas choisi.
Le roux sent immédiatement le rejet très net du garçon lorsqu’il évoque indirectement les traitements et les solutions qu’on lui propose depuis des années. C'est un choix clair, et Hyacinthe n'a aucun droit ni aucune envie de le considérer comme un blocage. Il sait qu’imposer quelque chose à Elijah ne ferait que renforcer son besoin de contrôle.
- Vous trouvez déjà des stratégies par vous-même, et je pense notamment à votre activité sportive. Cela montre que vous essayez de réguler quelque chose de très intense avec les outils que vous avez actuellement.
Hyacinthe sent bien la demande sous les mots d’Elijah : être compris sans être réduit à une étiquette, rester lui-même sans être exposé au regard des autres. Et sur ce point, il mesure aussi le terrain fragile sur lequel il marche. Le roux explique alors qu'il n'a pas à le dire à ses camarades s'il ne le souhaite pas. C'est un élément de sa vie privée qui lui appartient, et ce n'est pas ce qui le définit en tant que personne.
La fin de séance se déroule plus calmement, dans un échange plus pratique autour de petites pistes pour rendre son quotidien moins épuisant sans lui imposer ce qu’il refuse. Hyacinthe insiste surtout sur une chose : Elijah n’a pas besoin de porter cela entièrement seul. Que ce soit en demandant davantage d’aide aux adultes autour de lui, en s'ouvrant à ses amis ou simplement en rencontrant des personnes qui vivent des choses similaires, il sait d’expérience à quel point cela peut soulager ce sentiment d’être “différent”.
RÉSUMÉ DE L'INTERVENTION
PR GAGNÉS : +2 (ajoutés de suite)Hyacinthe a laissé Elijah aborder à son rythme les difficultés liées à son TDAH, sans le brusquer ni imposer de vocabulaire qu’il rejetait. Il a souligné l’épuisement provoqué par les efforts constants de compensation et a insisté sur le fait que cela ne remettait pas en cause son intelligence ou sa valeur. Ensemble, ils ont évoqué des pistes pour alléger son quotidien sans le forcer à accepter des traitements qu’il refuse actuellement.
RECUEIL : On pourra peut-être mentionner quelques stratégies qu'Eli a mis en place, ou celles qu'il n'a pas aimé ? Ou continuer sur d'autres sujets, comme tu le sens
658 - @Elijah Cooper
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#5f957c - Tonton Hya
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Les Hirondelles
SAUTER LE PAS
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Vendredi 13 janvier 2051, 15h
Elijah parut encore plus agité qu'habituellement en arrivant. Il fallait bien dire que cela faisait une semaine qu'il ne pouvait plus faire le moindre sport à cause de sa cheville en vrac, sur ordre formel de l'infirmier. Mais l'adolescent commençait à sérieusement bouillir de l'intérieur, et accueillait ce dernier jour d'immobilité forcée avec une impatience évidente. Il n'avait d'ailleurs qu'une hâte : ressortir sa planche de skate et enfin sauter ces fichus escaliers sans se blesser, parce qu'il savait pertinemment qu'il en était capable.
En attendant, c'était sans doute le meilleur moment pour aborder de nouveau son léger trouble de l'attention.
- M'sieur j'crois sans le sport j'deviens carrément fou. j'suis même allé construire des cabanes à oiseaux pour Miss Cavell vous vous rendez compte ? Heureusement qu'on a fait un combat d'livres avec Jed et Elaïn, au moins ça c'était fun, déclara-t-il de but en blanc sans chercher à donner le moindre contexte à tout cela.
Il fallait bien dire qu'il avait cherché toutes les façons possibles et imaginables de s'occuper durant la semaine écoulée malgré une cheville bien trop douloureuse à son goût.
- Mais votre cube là c'cool hein ! Genre en cours et tout c'est pas mal, continua-t-il en hochant légèrement la tête.
Le fidget cube l'avait effectivement bien aidé. Il aimait particulièrement la bille et l'interrupteur. Et puis, c'était discret, personne ne le voyait s'occuper les doigts avec son cube sous une table de salle de cours. Et il parvenait alors à se concentrer un peu mieux sur les propos des professeurs, jusqu'à ce que son regard soit attiré par une fenêtre du moins. Ou un camarade. Ou juste une mouche. Et puis, ce fidget cube, c'était un cadeau de Monsieur Kyros, alors il l'aimait vraiment beaucoup par principe.
En attendant, Elijah ne resta pas bien longtemps sur ce sujet. Ils en avaient suffisamment parlé durant leurs dernières séances pour qu'il préférât passer à autre chose. Et cette autre chose était toute trouvée étant donné le temps de discussion obligatoire qu'il avait voulu sécher le samedi précédent avant d'y être amené de force. Il ne s'y était vraiment pas senti à l'aise et n'avait qu'une envie : que cela se terminât. Or, il savait pertinemment qu'une autre séance était prévue la semaine suivante, et n'avait toujours pas envie d'y coller un orteil.
- Par contre pourquoi ils sont obligatoires les cours de trucs sur l'amour et tout ? Moi j'ai pas envie d'y aller. Pis j'ai pas b'soin hein ! J'ai déjà une copine et tout ! expliqua-t-il en agitant un peu trop les mains pour être véritablement à l'aise avec le sujet.
Quelques détours plus tard, le psychomage finit tout de même par tirer de lui quelques explications qui se tenaient bien davantage.
- J'veux pas qu'elle pense que j'veux faire des trucs avec elle moi M'sieur ! Si j'vais là-bas elle va croire que j'veux... J'sais pas, j'ai pas envie. Déjà j'aime pas trop l'embrasser avec la langue et tout j'trouve ça dégueu, raconta-t-il avec une légère grimace qui en disait long.
Il aimait bien Kenna, même s'il n'avait aucune idée de ce qu'il devait lui raconter. En attendant, tout ce qu'il voyait dans les films fonctionnait à merveille, et elle avait l'air ravie de sortir avec lui, ce qui était sans aucun doute une très bonne chose. C'était en revanche loin d'être suffisant pour accepter de faire quoi que ce fût de plus que quelques petites bisous de temps en temps.
Tout agité qu'il était, Elijah faisait bien moins le tour du bureau qu'habituellement : il boîtait encore légèrement et sa cheville le faisait trop souffrir pour qu'il n'osât insister, d'autant plus qu'il espérait bien ne pas empirer tout cela alors qu'il arrivait au bout de sa convalescence.
- M'sieur j'irais pas non plus la semaine prochaine ! En plus c'est le week-end c'est méga naze de mettre des cours le week-end ! Genre y'a déjà assez de cours toute la semaine ça va hein ! Alors faut bien dire à Kohler de pas v'nir me chercher parce que c'est pas la peine. Vous, vous pouvez me faire un mot d'excuse pas vrai ?
Il y croyait visiblement dur comme fer et n'avait pas l'intention de changer d'avis à ce sujet qui l'angoissait par avance. Monsieur Kyros était du genre compréhensif, alors il comptait vraiment sur lui pour lui sauver la mise sur ce coup-là. A la fin de leur discussion, il finit par hausser les épaules avec une légère désinvolture.
- De toute façon, moi, j'préfère avoir des copains que d'sortir avec une fille, c'est vachement moins compliqué. Avec les copains, j'peux parler de ce que je veux, même si c'est des filles. Sortir avec c'est juste bizarre en fait. Mais faut bien sortir avec quelqu'un pour être cool, pas vrai ? Genre du coup, j'suis plus cool que Lukas et Jed vu qu'eux ils ont pas de copine, affirma-t-il avec un aplomb déconcertant.
Le truc, c'était qu'il se disait parfois qu'il ferait mieux d'être un peu moins cool. Il soupira.
- Mais si j'dis à Kenna que j'veux plus être son copain elle va être méga triste. Alors que là elle est contente. J'aime bien qu'elle soit contente moi.
Le fait que lui n'était visiblement pas heureux dans cette situation ne semblait finalement pas le déranger plus que cela. Du moins préférait-il cela à la rendre triste. A la fin de la séance, Elijah n'en démordait pas : il ne pouvait pas la quitter, et surtout, il ne pouvait pas mettre un pied dans ce fichu temps de discussion obligatoire en plein week-end.
4e année RP - Fiche PR - Préfet inRP depuis le 04/11/2050 - Reelijah 4ever - Prince des Flammes
Les Hirondelles
L'agitation est signe d'une bonne santé. Chez Elijah, tout du moins, cela devient un signe que Hyacinthe perçoit comme habituel. Aujourd'hui cependant, le jeune homme ressemble plus à une pile électrique, et la semaine passée sans sport est une raison suffisante à elle-même. À vrai dire, le trentenaire se demande surtout comment le garçon a tenu jusque-là sans exploser. Celui-ci évoque ses cabanes à oiseaux ainsi que son combat de livres, et Hyacinthe hausse les sourcils de surprise à la fois à cause du dévoilement sans honte du méfait et du manque de transition logique dans son discours. Il laisse néanmoins échapper un rire amusé en notant mentalement que cette invalidité temporaire doit être particulièrement embêtante, tant sur un plan pratique que sur sa gestion interne.
Hyacinthe est sincèrement heureux d'avoir un tel retour sur le petit jouet qu'il a donné à Elijah. C'était un bon investissement, et savoir que cela a permis à Elijah de garder un moyen de stimulation discret le conforte dans sa décision. Ils échangent alors du besoin de bouger du Poufsouffle et du fait que ce n'est pas un problème. Hyacinthe explique à un Elijah très ouvert qu'il faut surtout trouver des façons de le rendre compatible avec certaines situations, ce qu'il a déjà réussi à faire par le biais du fidget cube.
La discussion dérive ensuite vers les fameux ateliers obligatoires sur les relations et l’affection, et Hyacinthe voit très vite qu’Elijah ne râle pas uniquement par principe. Derrière ses protestations un peu théâtrales et son refus catégorique d’y retourner, il perçoit surtout une forme d’angoisse très adolescente : la peur implicite qu’on attende de lui quelque chose qu’il ne veut ni faire, ni ressentir. Le sorcier évoque ainsi son dégoût assez évident pour tout ce qui touche à l’intimité physique plus poussée, Hyacinthe est profondément amusé et touché par la candeur de cette discussion. Il se contente de reformuler calmement :
- Vous savez, être en couple ne vous oblige pas à avoir envie des mêmes choses que les autres, ni au même rythme. Prenez votre temps, soyez en paix avec ce que vous faites avec votre petite amie.
Puis, après un léger silence :
- Aller à ces discussions ne veut pas dire que vous devez faire quoi que ce soit avec elle. Le but est justement que chacun puisse réfléchir à ce qu’il veut... ou ne veut pas. Avez-vous pensé à en parler avec Kenna ?
Concernant sa demande très sérieuse de mot d’excuse, Hyacinthe refuse avec douceur mais sans hésitation réelle, malgré l’air scandalisé qu’Elijah affiche immédiatement. Il se sent sincèrement désolé, mais lui explique qu'il en retirera un jour des éléments précieux, qu'il les utilise ou non. Il tente de lui faire comprendre que même s'il n'est pas intéressé par cela, il peut toujours partager ces connaissances nouvellement acquises à ses camarades. Après tout, cela pourra renforcer sa position de préfet à la fois auprès d'eux et des adultes de l'école.
La fin de séance prend une tournure plus douce lorsque le garçon parle finalement de Kenna. Hyacinthe comprend assez vite quelque chose d’important : Elijah semble surtout davantage préférer l’idée d’être apprécié, valorisé, "cool", que l’idée concrète d’une relation amoureuse. Il se sent un peu triste pour la jeune Poufsouffle, mais se dit que les amourettes adolescentes sont souvent ainsi, surtout à cet âge. D'un autre côté... malgré ce semblant de manque de sentiments amoureux, Hyacinthe ne perd pas l'occasion de faire remarquer à Elijah une chose :
- J’ai l’impression que vous aimez beaucoup rendre les autres heureux. Kenna également, n'est-ce pas ?
Mais malgré cette excellente chose, le psychomage prend soin de souligner qu’une relation ne devrait pas exister uniquement pour éviter de faire de la peine à quelqu’un. Elijah prend sur lui ainsi, et ce n'est pas sain à long terme. Sans pousser Elijah à prendre une quelconque décision, il l’encourage simplement à réfléchir à ce que lui ressent dans cette situation, indépendamment de ce que cela représente auprès des autres élèves.
À la fin de la séance, Hyacinthe reste convaincu qu’Elijah retournera probablement râler au prochain atelier obligatoire... mais qu’il y ira malgré tout. Intérieurement, il ressent une certaine fierté à savoir que le brun tient tant à ses conseils.
RECUEIL : Comme tu le sens pour la suite ! On peut toujours explorer le rapport d’Elijah aux relations affectives, à son image sociale et à son besoin d’être apprécié.
Hyacinthe est sincèrement heureux d'avoir un tel retour sur le petit jouet qu'il a donné à Elijah. C'était un bon investissement, et savoir que cela a permis à Elijah de garder un moyen de stimulation discret le conforte dans sa décision. Ils échangent alors du besoin de bouger du Poufsouffle et du fait que ce n'est pas un problème. Hyacinthe explique à un Elijah très ouvert qu'il faut surtout trouver des façons de le rendre compatible avec certaines situations, ce qu'il a déjà réussi à faire par le biais du fidget cube.
La discussion dérive ensuite vers les fameux ateliers obligatoires sur les relations et l’affection, et Hyacinthe voit très vite qu’Elijah ne râle pas uniquement par principe. Derrière ses protestations un peu théâtrales et son refus catégorique d’y retourner, il perçoit surtout une forme d’angoisse très adolescente : la peur implicite qu’on attende de lui quelque chose qu’il ne veut ni faire, ni ressentir. Le sorcier évoque ainsi son dégoût assez évident pour tout ce qui touche à l’intimité physique plus poussée, Hyacinthe est profondément amusé et touché par la candeur de cette discussion. Il se contente de reformuler calmement :
- Vous savez, être en couple ne vous oblige pas à avoir envie des mêmes choses que les autres, ni au même rythme. Prenez votre temps, soyez en paix avec ce que vous faites avec votre petite amie.
Puis, après un léger silence :
- Aller à ces discussions ne veut pas dire que vous devez faire quoi que ce soit avec elle. Le but est justement que chacun puisse réfléchir à ce qu’il veut... ou ne veut pas. Avez-vous pensé à en parler avec Kenna ?
Concernant sa demande très sérieuse de mot d’excuse, Hyacinthe refuse avec douceur mais sans hésitation réelle, malgré l’air scandalisé qu’Elijah affiche immédiatement. Il se sent sincèrement désolé, mais lui explique qu'il en retirera un jour des éléments précieux, qu'il les utilise ou non. Il tente de lui faire comprendre que même s'il n'est pas intéressé par cela, il peut toujours partager ces connaissances nouvellement acquises à ses camarades. Après tout, cela pourra renforcer sa position de préfet à la fois auprès d'eux et des adultes de l'école.
La fin de séance prend une tournure plus douce lorsque le garçon parle finalement de Kenna. Hyacinthe comprend assez vite quelque chose d’important : Elijah semble surtout davantage préférer l’idée d’être apprécié, valorisé, "cool", que l’idée concrète d’une relation amoureuse. Il se sent un peu triste pour la jeune Poufsouffle, mais se dit que les amourettes adolescentes sont souvent ainsi, surtout à cet âge. D'un autre côté... malgré ce semblant de manque de sentiments amoureux, Hyacinthe ne perd pas l'occasion de faire remarquer à Elijah une chose :
- J’ai l’impression que vous aimez beaucoup rendre les autres heureux. Kenna également, n'est-ce pas ?
Mais malgré cette excellente chose, le psychomage prend soin de souligner qu’une relation ne devrait pas exister uniquement pour éviter de faire de la peine à quelqu’un. Elijah prend sur lui ainsi, et ce n'est pas sain à long terme. Sans pousser Elijah à prendre une quelconque décision, il l’encourage simplement à réfléchir à ce que lui ressent dans cette situation, indépendamment de ce que cela représente auprès des autres élèves.
À la fin de la séance, Hyacinthe reste convaincu qu’Elijah retournera probablement râler au prochain atelier obligatoire... mais qu’il y ira malgré tout. Intérieurement, il ressent une certaine fierté à savoir que le brun tient tant à ses conseils.
RÉSUMÉ DE L'INTERVENTION
PR GAGNÉS : +4 (à demander dans le sujet réservé)Elijah et Hyacinthe ont pu mettre des mots sur la frustration provoquée par l'immobilisation forcée du plus jeune. La discussion s’est ensuite orientée vers son malaise concernant les ateliers relationnels et sa relation avec Kenna. Le psychomage a normalisé le fait de ne pas ressentir les mêmes envies "que les autres adolescents" et a encouragé Elijah à réfléchir davantage à ses propres besoins plutôt qu’à l’image sociale que représente le fait d’avoir une copine.
RECUEIL : Comme tu le sens pour la suite ! On peut toujours explorer le rapport d’Elijah aux relations affectives, à son image sociale et à son besoin d’être apprécié.
707 - @Elijah Cooper
Psychomage depuis septembre 2050. - Présence partielle, mais on gère !
#5f957c - Tonton Hya
#5f957c - Tonton Hya
