12 mai 2026, 18:48
 RP   Simple  Pour préserver la joaillerie  09.05.2050   A.S 
Lundi 5 mai
Aux environs de 18h



Un peu moins d'un mois plus tôt, Redose avait revu la figure fantomatique. Artamiel. Le gryffondor l'avait surpris en train de chanter, et avait d'ailleurs apprécier l'écouter. Sa voix est en effet, particulièrement agréable aux yeux du garçon, plus loin que ça, on pourrait la qualifier d'enchanteresse voire d'angélique tant elle est calme. Par son calme et en bien des points, sa voix, plus que ça, cet Artamiel, fait penser à la mort. Une figure pâle comme un cadavre, squelettique, dégageant quelque chose de très calme et très froid. Il semble à bien des égards être à l'opposé du garçon qui, bien qu'étant palme, est pour sa part conséquent physiquement, il a la voix grave et vivante, il est impulsif et fait plutôt penser à un feu incontrôlable quand, Artamiel, fait penser à une marionette.

Ceci étant dit, sans doute que cela pouvait être rebutant aux yeux des autres. Mais ceux-là, se dit Redose, ne savent pas apprécier l'art qui clairement s'incarne dans son plus jeune camarade. Il y'a quelque chose de véritablement fascinant en lui aux yeux du gryffon, quelque chose qu'il voudrait posséder. Même si, se connaissant, il fait de son mieux pour éviter qu'il n'aille trop loin, même si ça ne suffit pas toujours. Hélas, même la discipline a ses limites, et l'envie de Redose est particulièrement difficile à restreindre. Celle-ci a ses raisons que la raison ignore dit-on sûrement.
Artamiel est beau, et il cache quelque chose de particulièrement intéressant, Redose le sait, il l'a senti. Ce n'est pas pour rien qu'il lui accorde une attention particulière, le garçon est particulièrement curieux du serpentard, celui-ci est intéressant, très intéressant, son intuition le pousse à découvrir ce qui se cache sous ce voile argenté.

Et en même temps, son esprit sait parfaitement qu'il ne le doit pas. Qu'il ne doit d'ailleurs rien faire. Il ne le permet pas, pas maintenant, c'est trop tard et ça ne ferait qu'engendrer plus de problèmes et de souffrances inutiles, aussi bien pour ce jeune serpentard que pour le gryffondor. Bien qu'à voir Artamiel, on se demande même si un cœur bat dans cette poitrine.
Le garçon s'approcha du Serpentard, installé à la table de sa maison, pour s'asseoir à côté de lui. S'affalant sur le banc et posant ses coudes sur la table, de sortes à l'utiliser comme dossier, il tourne sa tête vers lui ignorant le reste comme à son habitude, car rien d'autre ne l'intéresse à l'instant. Et en même temps, Élisabeth semble l'éviter, le bouder, lui faire la gueule en somme. Et être ignoré par sa seule amie, ce n'est pas agréable. Alors même s'il n'y a qu'Artamiel dans ses yeux pour l'instant, ce n'est pas pour autant que le garçon sourit, et peu importe à vrai dire, a-t-il lui-même déjà vu le serpentard sourire ? Probablement pas, alors pourquoi mériterait-il cette attention si particulière après tout ? Il n'y a aucune raison de bénéficier d'une telle distinction.

- Hello Rolo, tu t'amuses bien ? Lui demande t-il d'un air nonchalant, sans le regarder dans les yeux.

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13 mai 2026, 00:41
 RP   Simple  Pour préserver la joaillerie  09.05.2050   A.S 
Une journée comme les autres. Longue. Fade. Basique. Rien n’a semblé réussir à accrocher mon attention plus que les chandelles virevoltant du plafond magique de la Grande Salle en ce moment même. Une jambe croisée sur l’autre, un petit souffle agacé s’échappe de mon nez alors que je ferme un instant mes paupières, cachant derrière elles mes iris d’argent comme un marionnettiste cacherait son théâtre des horreurs. Je me demande ce que je fais là, cette endroit bruyant, constamment emplis d’odeurs et d’activités, tant en tout genres que le brouhaha est pire que celui d’une ruche d’abeilles. Elles au moins, sont productives et plutôt apaisantes. Ici, rien ni personne ne semble se soucier de vouloir faire quelque chose d’autre qu’être dispersé à droite et à gauche d’eux-mêmes. Beaucoup d’élèves sont déjà installés malgré que le dîner soit dans 1 heure environ, chacun grimaçant, rigolant et s’agitant avec son voisin ou sa voisine.
*Je ne sais pas si c’est mieux, ou pire.*
Les yeux fermés, tout mes autres sens doubles en sensibilité certes, mais cette impression d’être seul au monde, et d’être en capacité de me fermer des autres me paraît plus plausible de cette manière. Malgré tout, quand mon esprit s’avère enfin assez clément pour m’offrir la coupure que je recherche tant, mes pensées s’accélère. Devant moi, tout est noir. Noir, noir sans une once de lumière. Noir sans un point de couleur quelque part. Mes bras croisés, par réflexe je les resserrent contre moi, un poids glissant le long de ma gorge jusqu’à mon estomac. Figé par une anxiété grandissante, ce n’est qu’à la voix d’un autre que je semble récupérer le contrôle de mon corps. Je tourne mes yeux de mercure vers mon nouveau voisin, un lion chez les serpents, qui semble décidé à avoir une discussion avec moi.


"Redose."

Comme un 'bonjour' poli, mais à ma manière, je prononce seulement ton nom d’une voix froide, avant de tourner de nouveau mon visage. Cette lourdeur entre mes côtes a disparue, et là où se situait un noir complet, se trouve simplement un petit elfe de maison, qui commence déjà à installer ce qui suggère être le nécessaires pour le dîner de ce soir.
*Pourquoi tout semble avancer sans moi sur cette planète ?*
Je glisse ma main squelettique contre ma nuque, caressant ma cicatrice cachée entre mes mèches couleur soleil, avant que je vienne doucement jouer avec ma boucle d’oreille, pour m’ancrer dans le moment présent. Les reflets dorées de celle-ci contraste avec l’aspect lavande du bout de mes doigts, un petit son de clochette s’en échappant dès que je la relâche, et revient poser ma main sur ma cuisse. Ma posture, toujours aussi droite, et mon visage, toujours aussi neutre. Comme si tout les gestes que j’avais fais jusqu’à maintenant n’était qu’une préface aux actions à venir. Après un petit silence de réflexions, je te regarde de nouveau avec indifférence, bien plus enclin à répondre à ta question.


"Autant que toi, je suppose. Pour que tu viennes jusqu’ici, j’imagine que ma présence compense ton absence de vie sociale. Ou ton ennuis."

@Redose Omniak
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13 mai 2026, 10:09
 RP   Simple  Pour préserver la joaillerie  09.05.2050   A.S 
"Autant que toi, je suppose. Pour que tu viennes jusqu’ici, j’imagine que ma présence compense ton absence de vie sociale. Ou ton ennuis."

Les mots de son camarade parvinrent à tirer à Redose un long et extravagant roulement des yeux. Il trouvait l'idée de ne pas avoir de vie sociale tellement ridicule, et l'idée de s'ennuyer presque plus encore. Si Redose veut parler, il parle, s'il veut faire quelque chose, il fait quelque chose. Et d'ailleurs, il doit toujours faire ses corvées sur son temps libre, et bien qu'il soit efficace, il y'a toujours quelque chose à faire quelque part dans cet immense château aux combien d'innombrables résidents.

Artamiel ne le savait peut-être pas, mais il est assez facile de se douter que cette hypothèse est ridicule, car il s'agit de Redose, et pas de n'importe qui qui irait voir quelqu'un parce que bouhouhouh il se sent seul ou parce que bouhouhouh il s'ennuie. Non. Ce n'est pas dans les habitudes du garçon. Et non, ça ne lui ressemble clairement pas. On voit rarement Redose "ne rien faire" après tout, quand était-ce le cas pour la dernière fois ? Même lui n'en a aucune idée.

Redose lâcha un lourd soupir.
- Bof, non ? Déjà parce qu'une absence de vie sociale ça n'existe pas à Poudlard et tu devrais le savoir, ensuite parce que je m'ennuie rarement et mon ennui est souvent de très courte durée. Lui répond t-il, presque déçu. S'ennuyer est un luxe qu'il ne peut pas se permettre, et même si le garçon se sent extrêmement seul et que sa seule amie dans ce grand château l'ignore, même s'il brûle et que le monde l'ignore, qu'importe. Tout ça n'a aucune importance. Seule la fin importe aux yeux du garçon, le trajet parcouru... Il finira par brûlé aussi, l'effet du temps le détruira aux souvenirs des gens. Mais la fin, elle, perdurera pendant bien plus longtemps. Après tout, qui pourrait dire avec précision comment s'est déroulé le plan d'assassinat de Harry Potter ? Ou qui pourrait dire avec précision qu'il a vaincu le seigneur des ténèbres ? Qui, à part une poignée de personnes qui étaient vraiment là, et qui ont vraiment été marqués, qui l'ont vécus et ne se fondent pas sur des manuels dont la légitimité peut être remise en question. Mais le fait est là, Harry Potter a tué le seigneur des ténèbres, et lui-même a été assassiné sur la place publique.

Redose reprend.
- Tu sais, tu me fais penser à du verre. T'as l'air tellement fragile... Même si visiblement t'as un peu de muscles, j'ai l'impression que tu te briserais pour un rien. C'est le cas ? T'es-tu blessé récemment ? Une petite coupure ou un bleu ou... N'importe quoi. Ce n'était clairement pas une insulte, ou une phrase hostile, chacun est fait comme il est fait après tout.

Le Gryffondor regarda Artamiel dans les yeux, il devrait comprendre qu'il ne cherche pas à être méchant, et qu'il demande par curiosité, ou pour obtenir une certaine réponse.

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13 mai 2026, 21:14
 RP   Simple  Pour préserver la joaillerie  09.05.2050   A.S 
"Je ne sais rien de toi, il est normal que je penses que tu viennes me voir parce que tu te sens lasses."

*Parce que franchement, je ne sais pas ce qu’il me trouve.*
Je ne suis pas étranger à l’activité constante présente dans ce château. Même vide, les fantômes, les cadres ou les elfes le rendrait actif. Née donc la question suivante : pourquoi venir me voir ? Moi qui suis effacé de tout le reste, qui semble fonctionner de travers et avance en marche arrière, je n’arrive pas à concevoir l’idée que quelqu’un est fait le choix de venir jusqu’ici pour me poser des questions. N’étant ni de bonne ou mauvaise humeur, je me sens juste troublé par mon incapacité à m’ancrer, à me concentrer sur le moment présent, dissocié de tout ce qui m'entoure. L’elfe de maison passe devant nous, installe assiettes et couverts en claquant des doigts sans efforts, ce petit son répétitif semblant résonner dans ma tête, assez pour qu'enfin mon attention arrive à se fixer sur quelque chose, qui n'est d'autre que ta voix. Mais mon comportement changea alors du tout au tout. D'habitude, je suis rarement surpris, mais là... mon inattention se retourna de toute évidence contre moi. J'écarquille les yeux à ta question, plutôt surprenante pour quelqu'un qui me semblait ne me prêter aucun réels intérêts, ma posture se relâchant presque instantanément.


"..quoi..-"

Ma voix basse se perd complètement dans le brouhaha de la salle, et ça ne m'étonnerais pas que tu ne m'es pas entendu du tout. Je tourne mon visage vers toi, lentement, comme si je redoutais de croiser ton regard. Pourtant, dès que c'est le cas, je ravale mon souffle, et je sais très bien que mes oreilles vont rapidement devenir roses, voir rouges, si elles ne le sont pas déjà. Le haut de mes joues chauffent, et mes iris d’habitudes si grisâtres semblent s’illuminer d’un beau bleu, glacé malgré tout. Chez moi- non, pour moi, être comparer à quelque chose revient à donner un petit surnom à un proche, ou à être complimenter comme jamais. N'importe qui serait vexé, voir se sentirait insulté, d'être considéré comme du "verre", sous entendu de fragilité. Pas moi, et encore moins venant d'une personne qui me captive autant.

"Ah- euh, j-.. oui ? Peut-être hum... t-tu trouves que..?"

Je ne sais plus ce que je dis, ni même ce à quoi je répond, ma voix s'écrasant pathétiquement dans ma gorge, m'amenant simplement à rester silencieux. Incapable de tenir ton regard plus longtemps, je baisse mes yeux vers l'assiette vide devant moi, mes deux mains venant jouer nerveusement avec mes mèches blondes, au niveau de ma nuque. J'apprécie être reconnu par ma famille, Michael me compare à une étoile, Uriel à la mer, et il semble que je suis le centre de l'univers de ma famille. Mais jamais personne d'autre n'a prêté assez attention à moi pour arriver à une conclusion tel que tu viens juste de le faire.
*Du verre. Du verre, c'est fragile. Ce qui est fragile est précieux. Précieux ? J'ai l'air fragile ?*
Un petit moment ce passe sans que je ne me sente capable de faire quoique ce soit. Tes mots sont comme gravés dans mon esprit, et même si ils t'apparaissent sans valeurs, ils en auront toujours dix fois plus pour un autre. Presque douloureux de par sa quasi inexistence chez moi, mais incapable de le retenir, un grand sourire se dessine sur mes lèvres couleur violettes. Mes petites canines blanches, plutôt pointues, brillent doucement à la lumière des chandelles, mon rictus illuminant mon visage, deux petites fossettes, si rares, se dessinant sur mes joues. Ma voix, déjà calme d'origine, semble soudainement encore plus chantante et douce qu'à l'accoutumée.


"Je suis un vrai casse-cou tu sais ? Je me blesse souvent, mais jamais très gravement. Pourquoi ?"

@Redose Omniak
640 mots
Dernière modification par Artamiel Saul le 15 mai 2026, 16:08, modifié 1 fois.

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14 mai 2026, 21:55
 RP   Simple  Pour préserver la joaillerie  09.05.2050   A.S 
Le gryffondor, relativement confus, regardait son camarade avec surprise et incompréhension.
Soudainement ce gamin si sûr de lui ne semblait pas savoir aligner deux mots. Même si Redose l'avait traité de fragile il y'a à peine quelque seconde, il paraissait impénétrable et intouchable, très non-chalant, n'ayant que faire de ce qui l'entoure et en particulier des autres, quoique, peut-être qu'il n'avait l'air aux yeux du garçon de n'en avoir que faire des autres, uniquement.
Se rappelant qu'il chantait au saule, il devait sans doute lui accorder un minimum d'importance, tout comme il devait accorder un minimum d'importance à ce qui l'entoure, sinon il ne s'y connaitrait pas en créatures marines, et le carnet de son camarade lui revint en tête, et là alors le garçon en conclut qu'Artamiel a de l'attention à revendre, seulement, il ne semblait pas particulièrement entouré.
Alors pourquoi ? Pourquoi donc est-ce si difficile pour lui de l'ouvrir, et de lâcher une réplique sanglante ou un trait de réparti comme il semble tant les aimer.

Le garçon jouait avec ses belles mèches, ce qui inconsciemment entraîna Redose à jouer avec une mèche derrière son oreille droite. Il ne comprenait pas beaucoup ce qu'il se passait, ce qui se jouait en face de lui. Il n'avait aucune idée de ce qu'il venait de provoquer, si c'était bien, si c'était mal, si au final tout ça n'avait aucun sens, ou si au final, tout ça le dépassait largement.
Et si c'était le cas ? Et si c'était le cas... Comment lui pourrait réagir.

Son regard posé sur son camarade, sa tête vient basculé d'un côté comme si elle devenait subitement trop lourde. Et sans crier gare, l'inconnu se dévoile.
- Tu souris... Lâcha Redose sans le vouloir.

La bouche béante, les yeux s'écarquillant devant ce spectacle. Le garçon très visiblement se trouvait entre la surprise, la confusion, la fascination. Un chaos sentimental, tirant Redose dans un rêve qui ne lui appartenait pas, un rêve dans lequel apparemment, il aurait le pouvoir de faire éclore un sourire, au moins un. Comment un monstre, peut-il faire naître un sourire chez un quasi-inconnu, un quasi-inconnu semblant plus tenir de l'ange que de l'Homme.

Le garçon ouvrit grand ses oreilles, sa voix semblait plus mélodieuse. Si ses yeux le trompaient, alors ses oreilles au moins devaient lui dire la vérité, il venait d'avoir un effet positif sur quelqu'un, cette seule pensée arriva à lui tirer un sourire. Il n'en demeurait pas moins triste, ni moins seul, non, mais le sentiment d'accomplissement qui l'emplissait à l'instant lui faisait l'effet d'un soleil dans la main.

- Je tenais à t'offrir une expérience fructueuse. Le garçon, à contrecoeur, détacha son regard d'Artamiel, pour sortir un tissu bleu et particulièrement fin, mais à l'apparence robuste, de son sac. Ce tissu peut guérir des petites blessures, ça fait des chatouilles, il suffit de recouvrir la blessure et d'attendre quelques instants. Je ne sais pas si ça marche pour les blessures légères internes, ça devrait, mais je m'y essaierais pas personnellement. Lui raconte t-il.

Enfin, il le lui tend.
- Et je veux que tu l'aies.

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14 mai 2026, 23:29
 RP   Simple  Pour préserver la joaillerie  09.05.2050   A.S 
Je passe la plupart de mon temps à cacher mon visage dès qu'il me semble trop dangereux de me partager. Un rictus, une larme, une tension de trop et je suis de dos ou de marbre, effaçant sans vergogne le moindre traits de travers sur ma figure de porcelaine. Et pourtant en ce moment même, me voilà devenu douleur pour laisser aller cette chaleur étrange qui vient picoter mon être, de mes doigts pervenches aux bouts de mes pieds, de part un simple compliment, venu d'un étranger captivant. Est-ce un compliment ? Peut-être pas, pourtant je l'es pris comme tel, et ça ne semble pas déranger mon cœur de glace tant que ça. Mon sourire n'est pas aussi grand que celui d'il y a quelques secondes, mais il n'a pas disparu, au contraire. Il se mêle avec mes traits fins, et me ravi à merveille.

"Oui. C'est si bizarre que ça, que je... sourisse ? Tu trouves que c'est affreux ?"

Jamais je ne pose de questions sur moi. Jamais je n'attend l'avis des autres. Je pourrais même dire que jamais je ne souris. Combien d'années ont passées, sans que je ne sois assez courageux pour supporter la douleur des muscles de mon visage figé.
*Pourtant je viens de le faire. Peut-être bien parce que je suis de verre.*
Mon détachement, mon inattention et la surprise joue sûrement sur mon état, assez lâche devrais-je dire. Mais encore, ça ne semble pas me déranger tant que ça, pour une fois. Ma posture à repris de sa grandeur, mais mes épaules ne sont pas aussi hautes qu'au quotidien. Mes yeux sont légèrement plissés de joie, et à la vue de ton cadeau, ils semblent s'illuminer un peu plus, la lumière des chandelles se reflétant par centaines dans mes iris cendrées. Une comparaison, et un cadeau, dans la même journée.
*Je suis quoi, une divinité ? Un ange ? Ou juste chanceux ?*
Je ne comprends pas l'attention, je ne comprends pas ce chaud qui me traverse et se plante entre mes côtes. Pourquoi tu me donnerais quelque chose que tu as créé, qui est précieux, pour réparer des blessures qui sont miennes ? Je ne suis ni ton ami, ni une connaissance, ni même un inconnu, juste un courant d'air dans tes silences, parfois pesants. Malgré tout, c'est cette sensation chaleureuse qui l'emporte sur mes pensées, et mes insécurités, parce que, juste pour quelques minutes, j'ai peut-être enfin le droit de me relâcher ?


"Tu m'offre- pour moi ? Tu l'a fabriqué, c'est impressionnant. Mais tu.. tu es certain ? Parce que je ne te le rendrais pas."

Mon sourire s'agrandit de nouveau alors que je me baisse vers toi, mon visage au niveau du tien. Malgré des mois passés à Poudlard, à observer et apprendre des autres, je n'es apparemment toujours pas compris comment fonctionnait l'espace personnel. Mais cette volonté n'a jamais été mauvaise, que je sois indifférent ou non. Mon regard, comme un joli miroir du ciel étoilé, s'encre dans le tien avec tendresse, alors qu'un rire léger m'échappe. C'est doux, comme une plume qui se pose sur l'eau, et je viens lentement glisser mes doigts fins avec les tiens, les entrelaçant à moitié sous le tissu bleu que tu me présente. Mes mains sont grandes, fines, squelettiques, glacées, et rien de mon touché ne peut être décris comme agréable, comme si mon physique rejetait toute forme de compassion, offerte de ma part ou par un autre, parce que lui en est affamé. Mais l'intention derrière, elle, est bien plus délicate que mon corps ne veut le faire comprendre.

"Bleu. C'est ma couleur préférée. Tu le savais ? Maintenant, oui."

@Redose Omniak
610 mots

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15 mai 2026, 00:11
 RP   Simple  Pour préserver la joaillerie  09.05.2050   A.S 
"Quelle tristesse", pensa d'abord le garçon en entendant son plus jeune camarade. Sans doute celui-ci avait été bercé dans l'illusion que son sourire était hideux ou étrange, peut-être même pensait-il ne pas en avoir le droit. C'est tragique. Il en était de même pour Redose après nous, lui n'avait pas vraiment le droit d'être bruyant ou de pleurer, alors même que le monde fondait sur lui comme un prédateur sur sa proie, il devait afficher un sourire ou au moins paraître calme, feindre la paix, feindre l'amour, et tout le reste.

Dans l'esprit du jeune homme fusa l'hypothèse qu'Artamiel avait à feindre la glace, en tout cas quelque chose n'allait pas. Ce qu'il paraît et ce qu'il est sont deux choses très différentes, ou ce que l'on comprend de ce qu'il est, et ce qu'il est vraiment sont deux choses très différentes. Dans les deux cas ce garçon est fascinant, et le voir sourire est un plaisir sans nom, auquel Redose aurait bien voulu avoir le temps et la possibilité de s'habituer. Malheureusement, il ne verra pas la rentrée prochaine, et Artamiel... Il ne le verra plus dans seulement un mois. Ce sourire va manquer, c'est sûr, Redose ne l'a vu qu'une fois et pourtant il imagine déjà la prochaine fois qu'il aura l'occasion s'en délecter, pourvu que cette occasion se présente à nouveau.

Le fils de Salazar tira Redose de ses pensées à nouveau pour lui adresser quelques mots. Il semblait ne pas réussir à croire qu'on puisse lui offrir quoique ce soit. Au delà de ça, il semble déjà s'être attaché au cadeau alors même qu'il vient à peine de le recevoir, cet artefact a t-il une valeur aussi importante au final ? Le garçon peut en produire, ce n'est pas quelque chose de facile non plus, et c'est le fruit de plusieurs heures de travail, mais ce n'est bien qu'un artefact et il peut le reproduire... Mais s'entendre dire que c'est impressionnant, et surtout, avoir l'impression que quelqu'un y tient vraiment, ça ne lui donne pas du tout envie d'en faire un autre, il n'en ferait pas d'autre, pas des comme ça, non. Artamiel ne lui rendrait pas ce cadeau, et Redose ne le reproduira pas, ainsi il conservera toute sa valeur. Ainsi, Redose ne volera pas son cadeau à Artamiel.

Le serpentard laissa s'agrandir son sourire, comme s'il avait une idée derrière la tête et Redose, ne su trop quoi faire face à ça. Surpris, son visage apparaît confus, et le garçon redresse le menton, comme pour laisser Artamiel procéder à son inspection ou... Peu importe ce qu'il fait en vérité. Peu importe car une telle douceur se dégage de son regard, que Redose s'attendrit, alors même qu'habituellement il se serait emporté et aurait probablement frappé le serpentard dans la foulée. Son rire est magnifique. "Il est si doux..."

Redose sentit les doigts d'Artamiel s'entremêlés à moitié aux siens, le froid de ses extrémités contrastaient radicalement avec la chaleur des doigts de Redose qui laissa s'échapper un souffle sur les mèches blondes du serpentard.
- Tu es magnifique quand tu souris, je suis content que mon cadeau te plaise. Lui dit-il d'une voix calme et posée, même si sa confusion tendrait à attiser son système, là, il est calme.
- Je suis un bon sorcier, des artefacts je peux en faire ce n'est pas un problème que tu le gardes... Il ajoute, rapprochant lentement son visage de celui d'Artamiel, jusqu'à ce que ceux-ci soient presque collés.

- Au contraire, je veux que tu le gardes, il est à toi et rien qu'à toi. Et si tu en veux un autre alors je te le ferais. Lui lance t-il, d'un faible volume sonore, et d'une expression lente. Ses doigts vinrent faire l'autre moitié du chemin, entrelaçant entièrement ses doigts à ceux d'Artamiel, avant de coller leurs paumes. Car c'est ce que je désires. Termine t-il enfin, cette fois sa voix ne reflète qu'un narcissisme, un égoïsme et un égocentrisme sans borne. Si les premiers mots étaient destinés à Artamiel, témoignant de son intérêt naissant et grandissant pour le garçon. Ses derniers mots sont destinés à Redose, témoignant de sa détermination.

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15 mai 2026, 11:32
 RP   Simple  Pour préserver la joaillerie  09.05.2050   A.S 
Je ne m'attendais pas à recevoir un compliment, ni même une réponse à ma question. Qui se soucierais de ce à quoi je ressemble, quand je ne m'y attarde pas moi-même. Pourtant tu viens tout juste de le faire, et si on me l'avait dit, je n'y aurais jamais cru, mais ça me fait plaisir.
*Je suis magnifique. Il le pense, de moi, que je suis magnifique.*
Je sens mes joues chauffées de nouveau, mes oreilles prenant une légère couleur de fraises, et ton front se pose contre le mien avant que je ne fasse quoique ce soit d'autre. Ça ne me dérange pas, au contraire ton odeur m'est plus clair de cette manière. Doucement, je touche le bout de ton nez avec le mien, quelques secondes, mon souffle froid s'écrasant contre ton menton sans vraiment que je ne le veuilles.


"Évidemment qu'il me plait, tu l'as créé, pour moi !"

Ma voix, déjà douce d'origine, baisse un peu plus de volume à son tour, montrant que j'accepte à cœur joie de te suivre dans cette petite bulle autour de toi. Les sons ambiants de la Grande Salle sont étouffés, et mon esprit n'a plus besoin de s'accrocher, ou de penser pour mille, cet espace entre toi et moi me suffis amplement. Cette fois-ci, c'est mon souffle qui se fait happer de surprise au contact de tes paumes contre les miennes.
*Il ne s'éloigne pas ? Ça doit être désagréable...*
J'hésite un instant à détacher mes mains des tiennes, la sensation de mes phalanges qui transperce ta peau se faisant de plus en plus concrète. Mais mes doigts se resserrent directement autour de toi, refusant de te lâcher. Tes paumes son rugueuses, et brûlantes par rapport aux miennes, des picotements remontant tout le long de mes bras, comme si mon être frigide dégelait peu à peu. Des frissons se glissent dans ma nuque, mais rien de tout ça n'est déplaisant pour moi. Puis, tes mots me viennent, et tes yeux chocolat restent plantés dans les miens, me faisant sourire un peu plus.


"Fait. Si c'est ce dont tu as envie, si c'est ce que tu veux, fait le ! Moi, je serais toujours là."

*J'accepterais autant d'artéfacts que tu le souhaites.*
Mes iris brillent d'avarice, d'exclusivité à cette idée, savoir que si j'en demandais, encore et encore, tes créations seraient miennes. Mais, à la place, mon ton est plein de bienveillance et de bonheur, sincère, parce que je suis incapable de me donner assez de valeur pour mériter d'être si égoïste. Sans lâcher tes mains, j'approche le tissu de mon visage, enfouissant mon nez à l'intérieur, y sentant ton odeur. Séparer par une simple étoffe, sentir tes paumes contre mes joues accentue cette douleur dans ma poitrine, cette chaleur s'enroulant autour de mes poumons comme une vipère. Au final, je souris de nouveau, l'action faisant rayonner mon visage de poupée, comme un soleil froid d'hiver.


@Redose Omniak
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18 mai 2026, 20:49
 RP   Simple  Pour préserver la joaillerie  09.05.2050   A.S 
Le garçon n'osa pas préciser à son camarade qu'il n'avait pas spécifiquement créé l'artefact pour lui, mais qu'il était la personne à laquelle il avait pensé quand il s'est demandé à qui l'offrir. Et visiblement, Artamiel est tout sauf un mauvais choix. Il aime cet artefact, il aime ce morceau de tissu. Non seulement ça lui sera utile, mais il aime, et ça se sent. Ça se sent à voir ses joues, à sentir son souffle, à entendre sa voix. Ça se sent lorsqu'il taquine du bout de son nez, celui du gryffondor. Et c'est tellement agréable, agréable et différent de la sensation qu'il ressent avec Éli. Pas que l'une est meilleure, seulement avec Éli c'est le feu et le feu, et avec Artamiel c'est le feu et la glace et la sensation des opposés se mêlant est simplement grisante.

Voir son camarade sourire ainsi, et enfoncer sa peau dans celle du garçon comme deux métaux voués à fusionner, l'entendre lui dire qu'il sera toujours là, l'entendre le pousser à faire ce qu'il veut... Le fils de Salazar donne l'agréable sensation de n'en avoir absolument rien à faire de ce que Redose ferait, non, au delà de cette indifférence, il semble l'encourager.
L'encourager à faire ce qu'il veut, n'importe quoi, il pourrait être un plus grand criminel que dix seigneurs des ténèbres qu'Artamiel le supporterait peut-être toujours.
Et surtout, cette sensation d'avoir du pouvoir...

- Je m'en souviendrais. Lui répond Redose qui s'éloigne et se décroche pour retrouver sa position d'origine tant qu'il a le contrôle de lui-même. Artamiel lui a donné la sensation d'avoir du pouvoir, il lui a permis de palper le pouvoir, de se sentir puissant, de se sentir dominant, de se sentir légitime et essentiel à l'intégrité structurelle des vérités que se sont dit les garçons.

C'est contre ce sentiment précis, d'avoir du pouvoir, qu'il lutte depuis si longtemps. Ce sentiment qui le pousse à faire du mal, à être violent, à aller bien quand tout va mal. Un sentiment tel qu'il efface la culpabilité et la malveillance, toute cause semble juste sous l'effet de ce sentiment. Une telle drogue se cachait sous le nez du garçon sans qu'il ne le sache... Et elle se révèle au pire moment, au moment où celle qui lui tient tête et l'empêche de se défouler et de se lâcher, celle qui fait barrière au sentiment d'invincibilité, Élisabeth Willis, semble le renier.

Deux instincts s'emparent du gryffon, le premier le pousse à s'accrocher à Artamiel pour s'imprégner de la sensation qu'il lui offre. Le second le pousse à s'éloigner d'Artamiel pour ne pas être freiné dans l'exécution de son plan.
Redose se lève enfin, un sourire en coin, l'air désintéressé bien qu'il n'en est rien. Un regard vers son jeune camarade.

- Je m'en vais, bon appétit Artamiel. Lance t-il d'un air cordial et chaleureux, avant de s'en aller direction les zones extérieures. Il reste du temps avant que le dîner ne commence, et le garçon a très visiblement le besoin de prendre l'air, un grand bol d'air, tremblant presque d'un manque de sa drogue.

5 ème année RP - Disponible
Renvoyé définitivement de Poudlard
Si on a un rp à commencer, relancez moi parce que j'oublie haha