5 mai 2026, 16:47
La fumée passera encore
1ÈRE ANNÉE
1ER SEPTEMBRE 2050
AVEC @JAKE CAVENDISH


Mon chariot fermement tenu et maman m’agrippant d’un bras, je courus à travers le mur qui me séparait de mon futur, du train qui allait m’emmener « chez moi », comme disait-elle. « Tu verras, Poudlard sera comme ta maison. »

Mes lèvres tremblaient à présent que j’étais de l’autre côté, découvrant le gros train et l’épaisse vapeur qui en sortait. Sur le quai se trouvait encore pas mal de monde, accompagné pour la plupart de leurs parents ou pour d’autres de leurs animaux.

« Maman, t’es sûre que tu peux pas monter avec moi ? Tu sais, je suis sûre qu’ils cherchent des professeurs, à Poudlard, peut-être même une barwoman ! Et si je suis pas à Serpentard, comme toi, hein ? Tu m’en voudrais pas… Enfin, je me vois pas autre part. Peut-être à Serdaigle. Tu penses que j’me ferais des amis, déjà dans le train ? AH, maman, faut que je parle, parle, parle, je stresse… pas beaucoup, hein. Juste un peu. »

Pour toutes réponses, elle me sert dans ses bras. Je me blottis doucement dans le coin de son épaule, secoué par des sanglots que j’essaye silencieux. Je ne veux pas vraiment la quitter, même en sachant que je vivrais mes meilleures années au château.

Elle m’essuie doucement les yeux, me donnant au passage un petit mouchoir de soie que je glisse dans ma poche. Souriant à travers mes larmes, j’ajoute :

« Je t’écrirais, souvent, avec le plus bel hibou de tout le château. C’est promis. »

Encore une fois, elle me sert, mais cette fois, ses bras ont le goût d’adieu. Ravalant la boule d’émotions qui monte en moi, je me détache doucement d’elle avant de hisser ma valise hors du chariot.

Sans me retourner, craignant un changement d’humeur, craignant l’interception de pitié, désespoir ou malheur sur le visage de ma mère, je pousse avec force ma valise dans le train, avant de rentrer dedans à mon tour.

J’y suis, j’ai laissé maman, je suis rentrée dans celui qui m’amènera dans ma seconde maison. Faisant rouler ma grosse malle, je regarde autour de moi, cherchant un compartiment seul, histoire de me calmer en premier temps.

La chance semble me sourire, tandis que j’aperçois des banquettes vides, abandonnées de toutes personnes. Je jette tant bien que mal ma valise dans le filet à bagages, et m’installe confortablement, collant ma tête contre la vitre fraîche.

Bientôt le train partira. Mes adieux avec maman ne se sont pas déroulés exactement comme je le pensais. Mais je la retrouverais pendant les vacances. Alors tout va bien. Tout ira bien.

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6 mai 2026, 19:44
La fumée passera encore
Pour une quatrième année d'affilé, je fais face au Poudlard Express. Ma main a lâché celle de maman à l'entrée de la gare et elle me manque déjà. Je sens encore la froideur de ses mains, comme une sensations fantôme. J'ai du mal à comprendre pourquoi je suis si sensible par rapport à ce nouveau départ; ce n'est pas le dernier et encore moins le premier. Et puis, je ne quitte pas ma mère ! C'est juste un aurevoir comme les autres. Un nouveau chapitre scolaire qui débute, le quatrième, pour être précis. Je n'ai pas de raison d'avoir peur ou d'être anxieux, ça ne me ressemble pas et c'est sans raison. Voyons, Jake, fais honneur à ta maison !

Je ne me rappelle pas avoir réagi comme ça en quittant ma maman l'an dernier. Il n'y a rien de spécial qui se produit, en plus, cette année : la quatrième année, c'est qu'une partie de ma vie comme d'autre. À part la matière qu'on va apprendre j'ai du mal à comprendre ce qu'il pourrait y avoir de nouveau. Et si je n'avais pas que peur du nouveau ? Je rentre dans le train en affichant un petit sourire sur mes lèvres, comme si de rien était. Je pense à Hazel que je vais cotoyer pour une autre année d'affilée, Hazel à qui je n'ai pas adressé un mot depuis ce fameux été 2046, Hazel qui n'a jamais dit aurevoir ou à jamais.

En parlant du loup ou enfin, de la louve, j'aperçois la Serpentard après avoir fait trois pas. Je jure silencieusement et mes pensées s'accélèrent. Parmis tous les wagons du train, je suis rentré dans le même que ma soeur... Eh merde. Je réalise alors que je suis resté immobile en plein milieu de l'allée pendant ce qui me semble être des minutes, et que d'autres passagers attendent probablement que je bouge. Mais pas question que je fasse un pas de plus, je me jette alors dans le compartiment à ma droite sans regarder qui s'y trouvait et si je pouvais y rentrer. Je remarque alors que je suis loin d'être seule et qu'une fillette est assise de l'autre bord, jugeant probablement mes actions. « Euh... Oups ? Nan, euh, salut ! »


@Donatella Orlov, le titre est pépite !

Jakr, Jakie ou Jake, pour vous servir | 4A— non inscrit | #710f0f | Vampire du CB

14 mai 2026, 17:57
La fumée passera encore
Image

Je décolle rapidement ma tête de la vitre bien trop froide à mon goût et j’essuie doucement mes larmes du bout de mon doigt. Je renifle une dernière fois, avant de commencer à respirer lentement, dans un exercice de méditation relaxant.

Pourtant, quand mes yeux se posent sur mon bracelet, ils s’emplissent de nouveau de larmes. Tout me rappelle que je n’ai plus Maman avec moi, Maman qui me rassure, Maman qui m’explique, Maman qui m’accompagne.

Je ne crains pas la solitude, mode de vie auquel je suis habituée, mais je crains d’être seule et c’est pire. La solitude est en moi et même quand je suis accompagnée, elle reste là. Être seule, c’est visible de tous. Et c’est affligeant de ressentir toute la peine du monde quand aucun Ami ne vient s’accrocher à notre bras. Sans Maman à mes côtés, je suis seule dans ma solitude. Je pleure.

Mes sanglots sont brusquement bloqués dans ma gorge quand un brun déboule dans mon compartiment, complètement hystérique. De stupeur, je lâche un petit cri, avant d’essuyer rapidement les émotions salées qui descendent jusqu’à la jointure de mes lèvres.

Quand le Brun semble remarquer ma présence, il ne lui faut pas beaucoup de temps avant de ressentir le besoin de s’éclipser – besoin qu’il exprime d’une façon tout à fait vexante.

Fronçant les sourcils, je me redresse sur ma banquette et l’inspecte. Grand, les yeux bleus, du genre populaire, sûrement.
« J’ai pas l’impression que tu veuilles rester ici, mais salut quand même. »

Je lui lance un petit sourire, du genre bonjour-aurevoir, avant de détourner le regard, gênée de ne pas être la compagne de voyage qu’il recherchait. *Quelqu'un d’autre viendra p’tetre… Ou pas*



@Jake Cavendish :cute:

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