Le Poudlard Express – Premier voyage
Herbert fut un instant stupéfait par une telle violence et par une telle accusation.
S'appuyer sur le sang -et uniquement le sang- pour faire valoir un droit lui avait toujours paru d'une stupidité presque embarrassante.
Et la réaction de l'arrogante jeune fille lui avait pourtant montré une chose. Car seules les plus décadentes familles de l'aristocratie actuelle s'enorgueillissait de sa lignée sans qu'aucun fait notable ne vienne donner plus de substance à un nom de famille.
Elle avait de fait en elle un atout inestimable pour ses recherches! C'était une aubaine!
Un sujet d'étude parfait pour une batterie de question sur les conséquences génétiques d'un lignage sélectionné avec soin auprès d'une seule et même famille!
Il hésitait entre une pique pour remettre la jeune à sa place -ce qui ne l'aiderait pas par la suite de ce qu'il voulait faire-, ou une...
Le jeune homme se tourna vers la première des deux nouvelles arrivantes pour Poudlard.
Les mots, ou plutôt les idées globales, lui semblaient presque ôtées de la tête. Un léger rictus apparut sur les lèvres d'Herbert. Il revint à son raisonnement, désormais qu'une réponse acceptable avait été jetée en réponse à cet affront.
- De mémoire de cours d'Histoire de la Famille, tout mes ancêtres étaient sorciers et nés de parents sorciers.
Herbert marqua une pause, puis reprit.
- Ma famille s'est néanmoins toujours évertuée à dorer son blason non seulement par son sang et son lignage -qui, au moins, n'a jamais eu la décence de prétendre à lui seul - mais aussi par des faits.
Herbert tourna sa tête en direction de son agressive interlocutrice.
- Des coups de force, des positions conquises -à leur manière-. Des intérêts maintenus à l'ombre des territoires coloniaux de l'Empire...
Ses doigts se resserrèrent sur son carnet.
- S'appuyer sur une hypothétique gloire passée -sinon celle des autres- pour chercher une quelconque forme d'autorité...
Herbert souffla un rire grinçant.
- sous prétexte que son sang ressemble à celui des familles sorcières ayant œuvré pour la splendeur du leur… Hmpf!
Il leva les yeux, commençant visiblement à s'énerver.
-Cela n'amènera que discrédit sur sa propre personne, sinon famille... Sinon "caste"...
Avant de revenir, les dents serrées, à celle qui avait jeté un pavé dans la mare.
-Ce n'est pas parce que ta mère est aussi ta cousine que tu as une quelconque forme d'autorité ici!
Il s'en rendait compte après coup, il était probablement trop tard pour les questions sur les conséquences de choix génétiques douteux.
417 mots
@Nerys Wynnford@Elena McFly
5e année InRP
#4d5684 Herbert
Expert en mobilier balistique
Coléoptérophone
S'appuyer sur le sang -et uniquement le sang- pour faire valoir un droit lui avait toujours paru d'une stupidité presque embarrassante.
Et la réaction de l'arrogante jeune fille lui avait pourtant montré une chose. Car seules les plus décadentes familles de l'aristocratie actuelle s'enorgueillissait de sa lignée sans qu'aucun fait notable ne vienne donner plus de substance à un nom de famille.
Elle avait de fait en elle un atout inestimable pour ses recherches! C'était une aubaine!
Un sujet d'étude parfait pour une batterie de question sur les conséquences génétiques d'un lignage sélectionné avec soin auprès d'une seule et même famille!
Il hésitait entre une pique pour remettre la jeune à sa place -ce qui ne l'aiderait pas par la suite de ce qu'il voulait faire-, ou une...
Le jeune homme se tourna vers la première des deux nouvelles arrivantes pour Poudlard.
Les mots, ou plutôt les idées globales, lui semblaient presque ôtées de la tête. Un léger rictus apparut sur les lèvres d'Herbert. Il revint à son raisonnement, désormais qu'une réponse acceptable avait été jetée en réponse à cet affront.
- De mémoire de cours d'Histoire de la Famille, tout mes ancêtres étaient sorciers et nés de parents sorciers.
Herbert marqua une pause, puis reprit.
- Ma famille s'est néanmoins toujours évertuée à dorer son blason non seulement par son sang et son lignage -qui, au moins, n'a jamais eu la décence de prétendre à lui seul - mais aussi par des faits.
Herbert tourna sa tête en direction de son agressive interlocutrice.
- Des coups de force, des positions conquises -à leur manière-. Des intérêts maintenus à l'ombre des territoires coloniaux de l'Empire...
Ses doigts se resserrèrent sur son carnet.
- S'appuyer sur une hypothétique gloire passée -sinon celle des autres- pour chercher une quelconque forme d'autorité...
Herbert souffla un rire grinçant.
- sous prétexte que son sang ressemble à celui des familles sorcières ayant œuvré pour la splendeur du leur… Hmpf!
Il leva les yeux, commençant visiblement à s'énerver.
-Cela n'amènera que discrédit sur sa propre personne, sinon famille... Sinon "caste"...
Avant de revenir, les dents serrées, à celle qui avait jeté un pavé dans la mare.
-Ce n'est pas parce que ta mère est aussi ta cousine que tu as une quelconque forme d'autorité ici!
Il s'en rendait compte après coup, il était probablement trop tard pour les questions sur les conséquences de choix génétiques douteux.
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Le Poudlard Express – Premier voyage
TW : crise d'angoisse
Je fulmine. Mais ce sont tous des imbéciles ou quoi ?
D'abord, la fille de mon âge reprend de l'assurance, et démonte uns par uns tous les pavés constituant mon mur de défense. Elle chercha tout de même le regard du garçon, avant d'assener une dernière frappe contre mes défenses. Je n'ai pas eu le temps de me défendre que l'autre m'attaqua par derrière. Ils se liguent contre moi. J'essayais de faire en sorte que chacun de leurs mots rebondissent sur la carapace que je m'étais crée depuis de nombreuses années. Néanmoins, une fissure apparut. Comment avaient-ils fait ? Je pensais m'être suffisamment protégée des attaques extérieures... Il ne fallait pas que les choses s'aggravent. Je ne devais rien laisser paraître. Rien. Je garde la même posture désinvolte, un léger sourire narquois sur les lèvres. Mais à l'intérieur, mon cœur battait la chamade. J'avais soudain besoin d'un peu d'air. Je revois le visage de mon père, croyant en moi, me faisant confiance pour faire comprendre aux Sang-de-Bourbes qui ils sont. Si jamais je faillissais à ma mission, il me regardera comme si je n'étais plus rien, comme si je ne me montrais pas digne de mon nom, pas digne de ma famille. Et dans ce cas-là, ils me tourneront le dos, et je me retrouverai seule, et cette fois, complètement. Tout s'effondre. Si seulement Rufus était encore là, j'aurais peut-être quelqu'un... Mon cœur bat de plus en plus vite. Mais il n'est plus là. Mon sourire s'efface. Les deux personnes avec moi ne peuvent pas m'aider, elle ne me comprendront pas. Ma tête commence à tourner légèrement, ma gorge se noue. De toute façon, personne ne me comprendra jamais. Ma vision se brouille un peu. J'ai besoin d'air. Je suis seule. Une crise d'angoisse. Encore. mais j'ai l'impression que celle-ci est plus importante que les précédentes. Je resterai seule toute ma vie. J'ai l'impression d'étouffer. Je ne peux plus faire semblant. Ils vont comprendre, vont vouloir me poser des questions, m'aider. Non... Je ne veux pas d'aide. Je n'en ai pas besoin. Mais je n'arrive pas à articuler un mot, je dois utiliser tout ce qui me reste comme force pour ne pas risquer de... De quoi ? Mes pensées se brouillent, je n'arrive plus à réfléchir. Mes mains commencent à trembler comme des feuilles. Je les dissimules sur mes cuisses. Je sais que ça risque de durer longtemps, ce genre de crise. Mais je n'en ai pas envie, surtout pas avec des gens qui me regardent comme une des créatures présentes à Nocturnia. Alors je fais un signe de tête vers la fenêtre, qui est restée fermée jusque là. De l'air... J'ai besoin d'air. Puis je sombre dans ce cercle de terreur, duquel je n'arrive pas à me défaire d'habitude sans l'aide de quelqu'un. Je n'ai pas le temps de penser à autre chose que mon esprit est complètement envahi par une peur sans nom. Une voix perfide murmure doucement des mots terrifiants. Seule... Tu es seule... Personne n'est là pour t'aider... Tu es tellement incompétente que même ton père s'est désintéressé de toi... Bientôt, ce sera ta mère, puis tous ceux qui te sont chers... Et alors, tu seras complètement seule... Je laisse échapper un petit gémissement, presque inaudible :
- Non...
Et l'horrible voix reprend son refrain, inlassablement. Je me recroqueville sur la banquette, ramène mes genoux tremblants devant moi, et enfouis ma tête dans ce cocon. Tu es seule... Terriblement seule...
569
@Herbert MacTairdelbach, @Nerys Wynnford
@Herbert MacTairdelbach, @Nerys Wynnford
Le Poudlard Express – Premier voyage
Nerys avait à peine fini de poser ses limites que la situation lui échappa complètement. Les mots d'Herbert, bien plus cinglants et techniques que les siens, semblèrent agir comme un venin sur l'assurance d'Elena. L’allusion à la consanguinité et au discrédit des lignées tomba avec la lourdeur d’une sentence.
Nerys, qui détestait déjà le conflit, se sentit soudainement coupable. Elle ne voulait pas briser la jeune fille, elle voulait simplement qu'elle soit plus aimable.
Elle vit le sourire narquois d'Elena s'effriter, puis disparaître totalement. Ce n'était plus une héritière hautaine qui se tenait en face d'elle, mais une enfant qui semblait se noyer à l'air libre. Le gémissement étouffé, ce petit « Non... » qui franchit les lèvres d'Elena, fit l'effet d'un coup de poignard dans l'empathie naturelle de Nerys. Elle vit les mains de sa voisine trembler violemment sur ses genoux avant qu'elle ne se recroqueville, cherchant à disparaître dans le cuir de la banquette.
- Heu... Tout va bien ? murmura Nerys, sa voix perdant toute trace de fermeté pour redevenir un souffle inquiet.
Le malaise de Nerys monta d'un cran. Elle n'avait jamais été confrontée à une crise de cette ampleur. À la maison, les émotions étaient toujours contenues, feutrées. Paniquée, elle remarqua le geste de la tête d'Elena vers la vitre et comprit instantanément.
Elle se précipita vers la fenêtre du compartiment. Ses doigts fins luttèrent un instant avec le loquet de cuivre, le cœur battant à tout rompre. Enfin, la vitre coulissa dans un grincement métallique, laissant entrer un souffle de vent frais et l'odeur de la tourbe et de la pluie écossaise. L'air s'engouffra dans la cabine, faisant voleter les mèches de cheveux de Nerys et les pages du carnet d'Herbert.
Elle resta un instant ainsi, une main sur le rebord, respirant elle-même avec difficulté tant l'atmosphère était devenue électrique. Puis, elle se tourna vers Herbert, les yeux écarquillés par une détresse silencieuse. Il était plus âgé, il était en cinquième année, il devait savoir !
Elle ne savait pas s'il fallait toucher Elena pour la rassurer ou si cela allait aggraver les choses. Ses mains restèrent suspendues dans le vide, hésitantes.
- Monsieur… Herbert ? lança-t-elle, sa voix trahissant une supplique. Je crois… je crois qu’elle ne peut plus respirer. Qu'est-ce qu'on doit faire ?
Elle se sentait terriblement petite et impuissante, partagée entre l'envie de fuir ce compartiment devenu trop étroit et le besoin viscéral de ne pas laisser cette jeune fille seule avec ses démons.
Nerys, qui détestait déjà le conflit, se sentit soudainement coupable. Elle ne voulait pas briser la jeune fille, elle voulait simplement qu'elle soit plus aimable.
Elle vit le sourire narquois d'Elena s'effriter, puis disparaître totalement. Ce n'était plus une héritière hautaine qui se tenait en face d'elle, mais une enfant qui semblait se noyer à l'air libre. Le gémissement étouffé, ce petit « Non... » qui franchit les lèvres d'Elena, fit l'effet d'un coup de poignard dans l'empathie naturelle de Nerys. Elle vit les mains de sa voisine trembler violemment sur ses genoux avant qu'elle ne se recroqueville, cherchant à disparaître dans le cuir de la banquette.
- Heu... Tout va bien ? murmura Nerys, sa voix perdant toute trace de fermeté pour redevenir un souffle inquiet.
Le malaise de Nerys monta d'un cran. Elle n'avait jamais été confrontée à une crise de cette ampleur. À la maison, les émotions étaient toujours contenues, feutrées. Paniquée, elle remarqua le geste de la tête d'Elena vers la vitre et comprit instantanément.
Elle se précipita vers la fenêtre du compartiment. Ses doigts fins luttèrent un instant avec le loquet de cuivre, le cœur battant à tout rompre. Enfin, la vitre coulissa dans un grincement métallique, laissant entrer un souffle de vent frais et l'odeur de la tourbe et de la pluie écossaise. L'air s'engouffra dans la cabine, faisant voleter les mèches de cheveux de Nerys et les pages du carnet d'Herbert.
Elle resta un instant ainsi, une main sur le rebord, respirant elle-même avec difficulté tant l'atmosphère était devenue électrique. Puis, elle se tourna vers Herbert, les yeux écarquillés par une détresse silencieuse. Il était plus âgé, il était en cinquième année, il devait savoir !
Elle ne savait pas s'il fallait toucher Elena pour la rassurer ou si cela allait aggraver les choses. Ses mains restèrent suspendues dans le vide, hésitantes.
- Monsieur… Herbert ? lança-t-elle, sa voix trahissant une supplique. Je crois… je crois qu’elle ne peut plus respirer. Qu'est-ce qu'on doit faire ?
Elle se sentait terriblement petite et impuissante, partagée entre l'envie de fuir ce compartiment devenu trop étroit et le besoin viscéral de ne pas laisser cette jeune fille seule avec ses démons.
414 mots
@Herbert MacTairdelbach & @Elena McFly
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Le Poudlard Express – Premier voyage
TW:Manipulation émotionnelle non consentie
Herbert vit la dernière arrivée dans le wagon se décomposer à mesure qu'elle semblait se rendre compte que son auditoire n'était pas tout à fait réceptif à sa tentative d'asseoir son autorité par le sang.
Elle allait peut-être faire un caprice, pleurer un coup, ou quelque autre manière de gérer sa frustration. Peu importait au Serdaigle, qui retournait à son carnet.
Il avait évacué une certaine frustration montante, et se retrouvait dans de meilleures dispositions pour reprendre le sujet de ses études.
Ce n'était néanmoins pas si évident, quelques jeux de couleur se mouvant dans son champ de vision et l'empêchant d'arriver à véritablement concentration.
Et une nouvelle parole vint aux oreilles du jeune homme.
Visiblement, la frustration était contagieuse, et se muait en inquiétude.
Et la vitre désormais ouverte, laissant passer les bruits et les odeurs d'une campagne inadéquate à une quelconque forme d'étude venait parfaire le tableau.
Herbert aurait mécaniquement haussé un sourcil, perplexe devant la scène qui se jouait devant lui, si l'air s'engouffrant dans le wagon ne le forçait pas à plisser les yeux.
La dernière demande de la camarade -celle sur qui le malaise semblait déteindre-, fit pincer la joue d'Herbert avec ses dents. Manifestement, il devait agir, sous peine de finir avec deux jeunes élèves au sol.
Le jeune homme observa la jeune rousse aux tâches de rousseur, se leva, puis alla en direction de la fenêtre pour la refermer.
-Cette fenêtre ouverte n'arrangera rien, ni pour elle, et surtout pas pour moi, et donc, encore moins pour elle.
Cela fait, Herbert sortit sa baguette, observa la jeune sang-pur, puis lâcha un:
-Ne reproduisez pas ce que je vais faire.
Puis, après de longs instants à tenter de ressentir une quelconque forme de sensation de joie avec le froid qui venait de l'assaillir, il observa sa camarade recroquevillée, l'imaginant dans un état un peu plus vivable.
Désormais, il allait devoir agir vite, et intelligemment.
Herbert retourna en direction de sa place dans le wagon, tout en restant debout, afin de prendre une distance nécessaire à la bonne réalisation de ce qu'il s'apprêtait à faire, sans qu'on l'en empêche.
Gardant cette image de sang-pur en meilleur état en tête, il sortit sa baguette, la pointant en la direction de sa camarade, puis forma deux arrondis vers le bas tout en prononçant:
-ALegriO!
Le sortilège étant parti, si tout se passait bien, il ne resterait plus qu'à observer l'atmosphère devenir plus serein.
Herbert retourna s'asseoir, avant de commencer à jouer mécaniquement avec sa baguette, la faisant rebondir sur l'une de ses jambes, regardant l'une, puis l'autre, cherchant à voir les effets du sortilège, et si sa camarade visiblement très empathique allait se calmer par mimétisme.
Le jeune homme fronça un instant les sourcils, il n'avait pas expliqué ce qu'il avait fait, cela risquait d'envenimer la situation, de faire imaginer je ne sais quoi à ses interlocuteurs d'un voyage, dans la même veine que l'effet nocébo.
Il se râcla la gorge, puis reprit la parole:
-C'est un sortilège d'allégresse, il permet d'améliorer son humeur. Cela t'aidera à te calmer. Et d'ici à ce que le sortilège ne fasse plus effet, tu auras certainement réussi à te stabiliser, dans le cas contraire, tu seras prise en charge par les adultes compétents du château.
545 mots
@Elena McFly & @Nerys Wynnford
5e année InRP
#4d5684 Herbert
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Le Poudlard Express – Premier voyage
Une peur indescriptible m'envahit, me ronge. Plongée dans le noir complet, je n'arrive pas à le détacher de cette crainte qui me serre les boyaux. Alors je me laisse emporter, je m'abandonne à cette effroyable terreur.
Des voix retentissent soudain au loin. Ou peut-être est-ce une seule ? Elle résonne dans mon esprit, et ses paroles rebondissent sur les parois de mon crâne. Bizarrement, ça m'apaise aussitôt. Une douce lumière se propage dans mes pensées. Une chaleur étrange repousse le froid de la peur qui s'était installée en moi. Quelques secondes passent, et puis mon souffle se calme. Mes pensées s'apaisent également, semblent se ranger à un endroit qui leur est attitré que je ne connais pas. Le tourbillon de peur dans lequel j'ai été prise a disparu je ne sais où. Mes muscles se relâchent, et un sourire s'étend sur mes lèvres. Mais, au fait, pourquoi avais-je peur ? De quoi avais-je peur d'ailleurs ? Il n'y a pas de raison d'avoir peur de quoi que ce soit puisque le monde est si beau, plein de lumière et de magie !
Un petit rire cristallin s'échappe de mes lèvres, et je me rassois normalement. Je jette même un regard amical aux deux personnes présentes à côté de moi. Je suis on ne peut plus joyeuse : je vais à Poudlard, une école de magie merveilleuse, le train est magnifique, et surtout, j'ai deux nouveaux amis. Je réalise alors que je ne me suis toujours pas présentée. Ce que je fais aussitôt :
- Au fait, moi c'est Elena ! Je suis trop contente d'être ici, Poudlard, ça va être extraordinaire !
Mon sourire s'étend encore plus. Je demande juste après :
- Et vous ? Comment vous vous appelez ? Vous pensez que Poudlard va vous plaire ? Je ne sais pas vous, mais moi, ça va me faire du bien ! Loin de mon père et de son regard qui me juge en permanence pour ce que je suis ! Enfin !
Mes yeux pétillent de joie. Je n'ai jamais été aussi heureuse, et j'aimerai bien l'être encore toute ma vie.
Des voix retentissent soudain au loin. Ou peut-être est-ce une seule ? Elle résonne dans mon esprit, et ses paroles rebondissent sur les parois de mon crâne. Bizarrement, ça m'apaise aussitôt. Une douce lumière se propage dans mes pensées. Une chaleur étrange repousse le froid de la peur qui s'était installée en moi. Quelques secondes passent, et puis mon souffle se calme. Mes pensées s'apaisent également, semblent se ranger à un endroit qui leur est attitré que je ne connais pas. Le tourbillon de peur dans lequel j'ai été prise a disparu je ne sais où. Mes muscles se relâchent, et un sourire s'étend sur mes lèvres. Mais, au fait, pourquoi avais-je peur ? De quoi avais-je peur d'ailleurs ? Il n'y a pas de raison d'avoir peur de quoi que ce soit puisque le monde est si beau, plein de lumière et de magie !
Un petit rire cristallin s'échappe de mes lèvres, et je me rassois normalement. Je jette même un regard amical aux deux personnes présentes à côté de moi. Je suis on ne peut plus joyeuse : je vais à Poudlard, une école de magie merveilleuse, le train est magnifique, et surtout, j'ai deux nouveaux amis. Je réalise alors que je ne me suis toujours pas présentée. Ce que je fais aussitôt :
- Au fait, moi c'est Elena ! Je suis trop contente d'être ici, Poudlard, ça va être extraordinaire !
Mon sourire s'étend encore plus. Je demande juste après :
- Et vous ? Comment vous vous appelez ? Vous pensez que Poudlard va vous plaire ? Je ne sais pas vous, mais moi, ça va me faire du bien ! Loin de mon père et de son regard qui me juge en permanence pour ce que je suis ! Enfin !
Mes yeux pétillent de joie. Je n'ai jamais été aussi heureuse, et j'aimerai bien l'être encore toute ma vie.
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Désolée pour le retard @Herbert MacTairdelbach et @Nerys Wynnford !
Désolée pour le retard @Herbert MacTairdelbach et @Nerys Wynnford !
Le Poudlard Express – Premier voyage
Nerys cligna des yeux, une fois, deux fois, totalement déroutée par le spectacle qui se jouait sous ses yeux. Le vent frais qui l'avait un instant ranimée fut brusquement coupé lorsque Herbert referma la fenêtre, mais ce n'était rien à côté du courant d'air magique qui venait de balayer la cabine.
Le sortilège d'allégresse d'Herbert avait frappé Elena de plein fouet. Et le résultat était... spectaculaire. Presque effrayant.
Nerys observa Elena se redresser, ses larmes et ses tremblements instantanément balayés pour laisser place à un rire cristallin et des yeux pétillants. La jeune fille qui, deux minutes plus tôt, crachait du venin sur les « Sang-de-Bourbe » et se recroquevillait de terreur, débordait maintenant d'un enthousiasme débordant, les qualifiant carrément d'« amis ». Elle parla même de son père avec une légèreté déconcertante, dévoilant une faille familiale intime au milieu de sa joie artificielle.
Un frisson, bien différent de celui de la peur de tout à l'heure, traversa Nerys. Elle tourna un regard furtif vers Herbert. Le Serdaigle jouait machinalement avec sa baguette, décrivant la situation avec un détachement presque médical. Nerys comprit immédiatement ce qui venait de se passer : Herbert avait manipulé les émotions d'Elena. Il avait forcé la joie là où il n'y avait que de la détresse. C'était une altération d'une efficacité redoutable, mais qui laissait à Nerys un arrière-goût étrange, une sensation diffuse de malaise face à ce contrôle invisible.
Pourtant, le soulagement l'emporta bien vite sur ses doutes moraux. Elle n'avait plus à gérer une crise de panique qui la dépassait, et, surtout, le débat toxique sur la pureté du sang semblait s'être évaporé dans les volutes de l'allégresse forcée. Le wagon était redevenu calme, ou du moins, pacifique.
Nerys lissa nerveusement les plis de sa jupe et força un sourire, s'efforçant d'adopter le ton courtois et doux qui lui était naturel, même si la situation était tout sauf naturelle.
- Bonjour Elena, répondit-elle doucement, acceptant tacitement de jouer le jeu du nouveau départ pour préserver cette paix fragile. Moi, c'est Nerys.
Elle jeta un coup d'œil rapide à Herbert, se demandant s'il comptait décliner son identité à son tour ou s'il allait se murer dans son mutisme d'observateur, avant de répondre à la question d'Elena.
- Oui... je pense que Poudlard va beaucoup me plaire. C'est un endroit magnifique pour apprendre, et... j'espère que nous y trouverons tous ce que nous y cherchons, ajouta-t-elle avec une pointe de sincérité, songeant à la pression familiale qu'Elena venait d'évoquer sans s'en rendre compte.
Elle croisa ses mains sur ses genoux, s'appuyant à nouveau contre son dossier. Le trajet s'annonçait définitivement plus complexe que ce que ses manuels scolaires avaient pu lui laisser présager.
448 mots
@Elena McFly ; @Herbert MacTairdelbach Désolé pour l’absence.
Le sortilège d'allégresse d'Herbert avait frappé Elena de plein fouet. Et le résultat était... spectaculaire. Presque effrayant.
Nerys observa Elena se redresser, ses larmes et ses tremblements instantanément balayés pour laisser place à un rire cristallin et des yeux pétillants. La jeune fille qui, deux minutes plus tôt, crachait du venin sur les « Sang-de-Bourbe » et se recroquevillait de terreur, débordait maintenant d'un enthousiasme débordant, les qualifiant carrément d'« amis ». Elle parla même de son père avec une légèreté déconcertante, dévoilant une faille familiale intime au milieu de sa joie artificielle.
Un frisson, bien différent de celui de la peur de tout à l'heure, traversa Nerys. Elle tourna un regard furtif vers Herbert. Le Serdaigle jouait machinalement avec sa baguette, décrivant la situation avec un détachement presque médical. Nerys comprit immédiatement ce qui venait de se passer : Herbert avait manipulé les émotions d'Elena. Il avait forcé la joie là où il n'y avait que de la détresse. C'était une altération d'une efficacité redoutable, mais qui laissait à Nerys un arrière-goût étrange, une sensation diffuse de malaise face à ce contrôle invisible.
Pourtant, le soulagement l'emporta bien vite sur ses doutes moraux. Elle n'avait plus à gérer une crise de panique qui la dépassait, et, surtout, le débat toxique sur la pureté du sang semblait s'être évaporé dans les volutes de l'allégresse forcée. Le wagon était redevenu calme, ou du moins, pacifique.
Nerys lissa nerveusement les plis de sa jupe et força un sourire, s'efforçant d'adopter le ton courtois et doux qui lui était naturel, même si la situation était tout sauf naturelle.
- Bonjour Elena, répondit-elle doucement, acceptant tacitement de jouer le jeu du nouveau départ pour préserver cette paix fragile. Moi, c'est Nerys.
Elle jeta un coup d'œil rapide à Herbert, se demandant s'il comptait décliner son identité à son tour ou s'il allait se murer dans son mutisme d'observateur, avant de répondre à la question d'Elena.
- Oui... je pense que Poudlard va beaucoup me plaire. C'est un endroit magnifique pour apprendre, et... j'espère que nous y trouverons tous ce que nous y cherchons, ajouta-t-elle avec une pointe de sincérité, songeant à la pression familiale qu'Elena venait d'évoquer sans s'en rendre compte.
Elle croisa ses mains sur ses genoux, s'appuyant à nouveau contre son dossier. Le trajet s'annonçait définitivement plus complexe que ce que ses manuels scolaires avaient pu lui laisser présager.
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@Elena McFly ; @Herbert MacTairdelbach Désolé pour l’absence.