Me voilà ! Il te reste deux souhaits
dernière semaine de décembre 2050
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(Miya, 37 ans).......................
feat. @Fabio Dermott.............
........(Miya, 37 ans).......................
feat. @Fabio Dermott.............
Déambulant dans les rues de Godric's Hollow, c'est avec soulagement que je m'éloigne de la Place, trop fréquentée, et du quartier où vivent Père et Mère. Au fur et à mesure que j'avance dans la direction opposée, un poids se détache de mes épaules, l'ombre écrasante de leur présence s'effrite et me laisse m'échapper. Glissant ma main gauche dans mon manteau, j'enfonce ma tête dans le col de mon manteau. 'tain fait froid. Une bourrasque soudaine en pleine figure me fait grimacer. J'aurais sans doute dû m'habiller plus chaudement pour cette virée, mais je n'ai pas vraiment pris le temps de réfléchir quand je suis sortie de chez moi — déjà j'ai pensé à enfiler une veste avant de transplaner, c'est un bon début.
La fine couche de neige craque imperceptiblement sous mes pieds, produisant un son feutré qui me donne l'impression d'avancer sur un matelas de plumes. Un filet de brume se mêle à une autre fumée, plus épaisse et bien plus nocive, dans les airs et s'évapore avant que je m'avance à l'intérieur. Ma main droite s'envole vers mon visage, la cigarette se retrouve prisonnière entre mes lèvres et tandis que je tire dessus, l'extrémité se rallume, les braises rougeoient. Une seconde, je retiens mon souffle, puis libère la clope, l'éloigne de mon visage et laisse lentement la fumée glisser entre mes lèvres entrouvertes. Dans ma poche, ma main gauche est refermée autour du briquet qui m'a servi à allumer le bâton de nicotine, mes doigts le font tourner dans tous les sens, nerveusement. Mécaniquement. Mes yeux glissent sur le paysage avec une vague attention, mes pensées volètent vers le ciel de la même manière que les feuilles mortes. Et, de nouveau, la cigarette qui rejoint mes lèvres, la braise qui scintille, la fumée blanche qui m'empoisonne les poumons, et l'illusion de pouvoir enfin mettre mes pensées en veille.
Le temps que j'arrive devant les portes de la salle de spectacle, ma cigarette est complètement consumée. Je m'en débarrasse avec un sortilège et passe rapidement la main dans mes cheveux pour en détacher les quelques flocons qui auraient pu s'y accrocher. Fin prête, je n'attends pas plus et pénètre dans l'endroit, soulagée de laisser le froid de décembre derrière moi.
Les mains dans les poches, la tête levée et les yeux plissés, je fais quelques pas à l'intérieur. L'endroit est assez élégant, sérieux, presque trop bien rangé. Malgré moi, un sourire railleur éclot sur ma bouche. Alors c'est là que Fab travaille ? Impressionnée, je fais un tour sur moi-même, laisse mon regard glisser sur le décors. Rien à voir avec ce à quoi je m'attendais, et pourtant je ne trouve pas si surprenant que mon ami aime travailler ici — d'abord parce qu'il a toujours été sensibles aux arts, mais aussi parce que ça doit lui plaire de passer ses journées ici. Voilà un certain temps que je ne l'ai pas revu, mais quand j'ai appris de bouche à oreille qu'il était le directeur de la salle de spectacle de Godric's Hollow, ma curiosité a prit le dessus. Je me demande s'il a beaucoup changé et si je vais le trouver très différent de l'époque où on se voyait plus souvent. Est-ce qu'il me reconnaitrait ? Oui, certainement, je n'ai pas tant changé que ça.
« Est-ce que le patron aurait deux minutes à accorder à une demoiselle carrément canon qui a fait le trajet juste pour lui ? » je lance, amusée, espérant qu'il m'entendra où qu'il soit.
#193b02 — Sainte Miya du Ouin Ouin aka le Miyotaure aka Dame Chaos aka Génie du Mal — i put the "hot" in psychotic
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
Me voilà ! Il te reste deux souhaits
Audacieuse, un brin provocatrice, théâtrale à souhait... Ça, c'est ce qu'on appelle une entrée en scène digne d'un établissement des Arts !
Miya venait donc d'entrer dans le foyer vide de la Salle de Spectacle. À cette heure-là de la journée, l'affluence au théâtre était faible voire quasi inexistante ; seules quelques rares personnes poussaient la lourde porte en bois et prenaient le chemin jusqu'à la billetterie pour demander des renseignements sur de futures représentations ou réserver à l'avance le ticket qui allait leur assurer la place de leurs souhaits. Aussi, ce fut avec un silence digne que la sorcière fut accueillie – silence qui lui laissait pour seule compagnie l'écho de ses pas sur le sol marbré sous ses pieds.
Personne n’était présent pour l’accueillir, mais visiblement, cela ne l’aura pas empêchée de briser le silence, d’emplir le vide du foyer de sa présence et de s’annoncer avec l’audacieux optimisme qu’était l’attente d’être malgré tout entendue. Miya ne s’était pas trompée. Dans un premier temps, absolument rien ne semblait bouger, hormis une dizaine de paires de yeux subitement braqués sur elle. Des paires de yeux encadrées de splendides cadres dorés. Le regard perçant des trois sorcières de Macbeth interrompues dans l’énonciation de leur prophétie royale, celui curieux d’Arlequin qui tourna la tête, menaçant ainsi de faire perdre le cap à la gondole qu’il dirigeait, ou encore l’attention détournée d’un jeune homme s’apprêtant à offrir un bouquet de fleurs chargé à une star d’opéra. Celle-ci gratifia Miya d’un regard désapprobateur avant de tourner les talons pour disparaître au-delà des bords de son cadre, ce qui tira son admirateur de sa torpeur, l’animant à s’élancer à sa suite. Menaçant de percuter la pierre d’un pont, Arlequin se focalisa à nouveau sur son canal et le trio de sorcières retourna à son importissime prophétie – puisqu’après tout, si celle-ci faisait défaut, il n’y aurait plus d’intrigue. À leur image, l’ensemble des tableaux finit par délaisser Miya pour retourner à leurs occupations respectives.
Car l’entrée de Miya était, certes, extravagante, mais finalement, ne restait qu’une venue parmi tant d’autres ; des personnes qui venaient, défilaient, partaient, revenaient parfois, plusieurs fois par semaine depuis plusieurs années – rien qui puisse retenir plus longtemps l’attention des personnages picturaux qui voyaient tout, tout ce qu’on pouvait voir au théâtre, de sorte à ce qu’ici, l’unicité semblait de mesurer différemment. Ou alors, peut-être était-ce simplement que chaque tableau trouvait sa propre scène plus importante, unique ou épique que celles qui se déroulaient dans ce grand foyer dans lequel les cadres étaient accrochés.
Même le portrait à côté du comptoir de la billetterie, qui venait généralement alerter Sandra Bailey dès qu’une cliente ou un client mettait cap sur lui, ne se sentit pas concerné par l’annonce de la sorcière – le patron n’avait qu’à s’occuper tout seul de sa demoiselle carrément canon. Par chance, une attention avait cependant été retenue – fermement, même. Celle d’une petite créature aquatique aux traits humanoïdes sur l’une des fresques décorant les murs du foyer répondant au nom de Lola. La fée des eaux avait d’abord ouvert grand les yeux, puis avait déguerpi sans demander son reste, sentant qu’elle était désormais chargée d’une mission de la plus haute importance.
Debout, accoudé à la balustrade du paradis, le dernier étage de l’amphithéâtre, Fabio suivait de loin le déroulement d’une répétition de danse lorsque la petite créature l’interpella depuis la fresque du plafond. Elle répéta mot pour mot ce qu’elle avait entendu et prenant l’affaire très au sérieux, mit un point d’honneur à décrire avec la plus grande précision la scène dont elle avait été témoin dans le foyer. Le Directeur de la Salle de spectacle plissa les paupières, semblant réfléchir un instant avant de remercier Lola. Qui pouvait bien être cette autoproclamée demoiselle carrément canon ? Cela faisait un moment que Fabio ne s’attardait plus particulièrement sur les demoiselles – aussi canon étaient elles. Se basant sur la description de la petite créature, il songea un instant à Aki, mais abandonna rapidement l’hypothèse : cela ne lui ressemblait pas. Finalement, il s’éloigna de l’ébauche du spectacle qui se jouait sur scène, car tout de même intrigué, le mystère était dorénavant à élucider.
Alors certes, Fabio aurait pu transplaner directement dans le foyer. Il aurait pu, mais il y renonça : quiconque s’annonçait avec autant de panache dans sa Salle de spectacle récoltait en retour une arrivée dotée également d’une certaine théâtralité. Ainsi, un pop caractéristique plus tard, il apparut au centre du balcon d’honneur surplombant le foyer. L’Egyptien avança d’un pas et son regard tomba sur la silhouette d’une sorcière. Même s’il ne l’avait pas vue depuis des années, son identité et prénom se matérialisèrent immédiatement dans son esprit. Pas Aki mais Miya, donc. Et cette fois, il pouvait affirmer que oui, cela lui ressemblait – du moins telle qu’était la sorcière dans ses souvenirs. D’abord surpris, un sourire s’installa rapidement sur son visage. Fabio fit un pas en avant et tendit la main en direction de Miya, pour annoncer avec une emphase largement exagérée, empruntant les mots à une fameuse scène de balcon d’une pièce d’un tout aussi fameux dramaturge britannique :
– Elle parle ! Oh ! Parle encore, ange resplendissant !
Posant les avants-bras sur la balustrade, il se pencha légèrement par dessus cette dernière, la tête inclinée vers le bas de sorte ce que Miya ne puisse pas manquer le sourire taquin qui dévoilait ses dents. Sans faire mine d’amorcer une décente pour la rejoindre – du moins pour le moment – Fabio reprit, avec plus de sérieux cette fois-ci :
– Qu’est-ce qui amène la demoiselle carrément canon à faire le trajet exprès pour moi ? Si un reste de malice trainait dans sa voix pour la première question, les affirmations qui suivirent étaient totalement sérieuses : Tu n’as pas perdue ton énergie, à ce que je vois. C’est une belle surprise en tout cas, ça me fait plaisir de te voir, Miya !
Toujours souriant, son regard s’attarda sur la sorcière et qu’il avait progressivement un peu perdue de vue à la fin de leur scolarité. S’il n’avait aucune idée de ce que Miya était devenue, ces dernières années, il avait néanmoins l’impression de reconnaître celle qu’il connaissait alors.
__________
* mentionnée ici
Miya venait donc d'entrer dans le foyer vide de la Salle de Spectacle. À cette heure-là de la journée, l'affluence au théâtre était faible voire quasi inexistante ; seules quelques rares personnes poussaient la lourde porte en bois et prenaient le chemin jusqu'à la billetterie pour demander des renseignements sur de futures représentations ou réserver à l'avance le ticket qui allait leur assurer la place de leurs souhaits. Aussi, ce fut avec un silence digne que la sorcière fut accueillie – silence qui lui laissait pour seule compagnie l'écho de ses pas sur le sol marbré sous ses pieds.
Personne n’était présent pour l’accueillir, mais visiblement, cela ne l’aura pas empêchée de briser le silence, d’emplir le vide du foyer de sa présence et de s’annoncer avec l’audacieux optimisme qu’était l’attente d’être malgré tout entendue. Miya ne s’était pas trompée. Dans un premier temps, absolument rien ne semblait bouger, hormis une dizaine de paires de yeux subitement braqués sur elle. Des paires de yeux encadrées de splendides cadres dorés. Le regard perçant des trois sorcières de Macbeth interrompues dans l’énonciation de leur prophétie royale, celui curieux d’Arlequin qui tourna la tête, menaçant ainsi de faire perdre le cap à la gondole qu’il dirigeait, ou encore l’attention détournée d’un jeune homme s’apprêtant à offrir un bouquet de fleurs chargé à une star d’opéra. Celle-ci gratifia Miya d’un regard désapprobateur avant de tourner les talons pour disparaître au-delà des bords de son cadre, ce qui tira son admirateur de sa torpeur, l’animant à s’élancer à sa suite. Menaçant de percuter la pierre d’un pont, Arlequin se focalisa à nouveau sur son canal et le trio de sorcières retourna à son importissime prophétie – puisqu’après tout, si celle-ci faisait défaut, il n’y aurait plus d’intrigue. À leur image, l’ensemble des tableaux finit par délaisser Miya pour retourner à leurs occupations respectives.
Car l’entrée de Miya était, certes, extravagante, mais finalement, ne restait qu’une venue parmi tant d’autres ; des personnes qui venaient, défilaient, partaient, revenaient parfois, plusieurs fois par semaine depuis plusieurs années – rien qui puisse retenir plus longtemps l’attention des personnages picturaux qui voyaient tout, tout ce qu’on pouvait voir au théâtre, de sorte à ce qu’ici, l’unicité semblait de mesurer différemment. Ou alors, peut-être était-ce simplement que chaque tableau trouvait sa propre scène plus importante, unique ou épique que celles qui se déroulaient dans ce grand foyer dans lequel les cadres étaient accrochés.
Même le portrait à côté du comptoir de la billetterie, qui venait généralement alerter Sandra Bailey dès qu’une cliente ou un client mettait cap sur lui, ne se sentit pas concerné par l’annonce de la sorcière – le patron n’avait qu’à s’occuper tout seul de sa demoiselle carrément canon. Par chance, une attention avait cependant été retenue – fermement, même. Celle d’une petite créature aquatique aux traits humanoïdes sur l’une des fresques décorant les murs du foyer répondant au nom de Lola. La fée des eaux avait d’abord ouvert grand les yeux, puis avait déguerpi sans demander son reste, sentant qu’elle était désormais chargée d’une mission de la plus haute importance.
Debout, accoudé à la balustrade du paradis, le dernier étage de l’amphithéâtre, Fabio suivait de loin le déroulement d’une répétition de danse lorsque la petite créature l’interpella depuis la fresque du plafond. Elle répéta mot pour mot ce qu’elle avait entendu et prenant l’affaire très au sérieux, mit un point d’honneur à décrire avec la plus grande précision la scène dont elle avait été témoin dans le foyer. Le Directeur de la Salle de spectacle plissa les paupières, semblant réfléchir un instant avant de remercier Lola. Qui pouvait bien être cette autoproclamée demoiselle carrément canon ? Cela faisait un moment que Fabio ne s’attardait plus particulièrement sur les demoiselles – aussi canon étaient elles. Se basant sur la description de la petite créature, il songea un instant à Aki, mais abandonna rapidement l’hypothèse : cela ne lui ressemblait pas. Finalement, il s’éloigna de l’ébauche du spectacle qui se jouait sur scène, car tout de même intrigué, le mystère était dorénavant à élucider.
Alors certes, Fabio aurait pu transplaner directement dans le foyer. Il aurait pu, mais il y renonça : quiconque s’annonçait avec autant de panache dans sa Salle de spectacle récoltait en retour une arrivée dotée également d’une certaine théâtralité. Ainsi, un pop caractéristique plus tard, il apparut au centre du balcon d’honneur surplombant le foyer. L’Egyptien avança d’un pas et son regard tomba sur la silhouette d’une sorcière. Même s’il ne l’avait pas vue depuis des années, son identité et prénom se matérialisèrent immédiatement dans son esprit. Pas Aki mais Miya, donc. Et cette fois, il pouvait affirmer que oui, cela lui ressemblait – du moins telle qu’était la sorcière dans ses souvenirs. D’abord surpris, un sourire s’installa rapidement sur son visage. Fabio fit un pas en avant et tendit la main en direction de Miya, pour annoncer avec une emphase largement exagérée, empruntant les mots à une fameuse scène de balcon d’une pièce d’un tout aussi fameux dramaturge britannique :
– Elle parle ! Oh ! Parle encore, ange resplendissant !
Posant les avants-bras sur la balustrade, il se pencha légèrement par dessus cette dernière, la tête inclinée vers le bas de sorte ce que Miya ne puisse pas manquer le sourire taquin qui dévoilait ses dents. Sans faire mine d’amorcer une décente pour la rejoindre – du moins pour le moment – Fabio reprit, avec plus de sérieux cette fois-ci :
– Qu’est-ce qui amène la demoiselle carrément canon à faire le trajet exprès pour moi ? Si un reste de malice trainait dans sa voix pour la première question, les affirmations qui suivirent étaient totalement sérieuses : Tu n’as pas perdue ton énergie, à ce que je vois. C’est une belle surprise en tout cas, ça me fait plaisir de te voir, Miya !
Toujours souriant, son regard s’attarda sur la sorcière et qu’il avait progressivement un peu perdue de vue à la fin de leur scolarité. S’il n’avait aucune idée de ce que Miya était devenue, ces dernières années, il avait néanmoins l’impression de reconnaître celle qu’il connaissait alors.
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* mentionnée ici
Fab’ulous
#583400
Me voilà ! Il te reste deux souhaits
J'observe, amusée, les tableaux sur hall de la salle de spectacle réagir l'un à la suite à mon arrivée fracassante. Les uns me jettent un regard courroucé, d'autre curieux et voilà que l'une démarre en trombe pour sortir de la pièce. Je ris, moqueuse, et laisse mes yeux balayer la pièce.
L'endroit a quelque chose d'impressionnant, peut-être même un peu trop grandiose pour moi. Je m'imagine un instant travailler ici. Traverser ce grand hall, marcher à travers ces couloirs dont les murs sont ornés de portraits à l'air hautin, arriver ici le matin et ouvrir la porte de ce lieu prestigieux mais si froid. Un frisson me secoue et je fronce les sourcils. Les décorations, les œuvres accrochées partout et le sérieux du personnel. Non, impossible que je travaille ici. Tout est trop... Trop. Je ne me sens pas à ma place, pas attendue, pas accueillie. Au Sisyphe c'est un peu miteux, une odeur indescriptible s'accroche à certains murs et la température est souvent plus basse qu'élevée. Mais je m'y sens plus chez moi. Ce bar me connait comme je le connais, et je l'attends. Il m'attend. Pas ce théâtre. Un endroit comme ça, il se suffit à lui-même, il n'attend personne. Les peintures se fichent bien de notre présence, de même que la magie du lieu.
Alors que je fais lentement un tour sur moi-même pour embrasser la déco du regard, la voix familière de Fabio me fait presque sursauter. J'esquisse un sourire et virevolte, fait demi-tour pour planter mes iris dans les siennes, impatiente de voir s'il a beaucoup changé depuis la dernière fois que nous nous sommes vus. Et le voilà soudain, fièrement dressé à son balcon, sourire aux lèvres, une main tendue vers moi, tandis que de sa bouche s'échappent les mots d'un romantique. Il est élégant, sa voix transperce la pièce pour me percuter, et son ton dramatique m'arrache un rire naïf. En voilà un qui se fond dans le décor, je songe, amusée.
Impressionnée par le spectacle, j'applaudis et lui envoie un baiser. Il perd sa pause théâtre mais rien de son charisme, et s'appuie sur la balustrade du balcon duquel il m'observe.
« Veux-tu renier ton père, veux-tu abdiquer ton nom pour prendre le mien, et je jure de t'aimer jusqu'à la fin », je lui réponds, en me laissant tomber à genoux. Mes mots sont hésitants, j'ai reformulé une réplique de cette pièce que j'exècre, dans laquelle une jeune fille se tue d'amour pour un homme. Pourtant, ainsi agenouillée et le regard levé vers mon ami, j'emprunte aux comédiens leur panache et m'en drape pour paraitre à la hauteur du directeur de ce lieu. « La demoiselle carrément canon est venue te faire savoir que, désormais, c'est chez Sisyphe que tu la trouveras », j'ajoute, toujours dans mon rôle. A vrai dire c'est idiot, voilà des années que nous ne nous sommes pas vus, et tout ce que je trouve à lui dire c'est que j'ai récemment été embauchée dans un bar de l'Allée - lieu qu'il ne fréquente probablement que rarement.
Je me relève, à la fois parce que le sol n'a rien de confortable et parce que je vais finir par me tordre le cou si je continue de lever les yeux ainsi, et après avoir épousseté mes genoux, je m'adresse de nouveau à Fabio : « Faut-il, très cher, que je te supplie pour avoir le privilège de te parler en face ? » Par ailleurs, je commence à m'agacer de parler aussi fort dans cette pièce.
L'endroit a quelque chose d'impressionnant, peut-être même un peu trop grandiose pour moi. Je m'imagine un instant travailler ici. Traverser ce grand hall, marcher à travers ces couloirs dont les murs sont ornés de portraits à l'air hautin, arriver ici le matin et ouvrir la porte de ce lieu prestigieux mais si froid. Un frisson me secoue et je fronce les sourcils. Les décorations, les œuvres accrochées partout et le sérieux du personnel. Non, impossible que je travaille ici. Tout est trop... Trop. Je ne me sens pas à ma place, pas attendue, pas accueillie. Au Sisyphe c'est un peu miteux, une odeur indescriptible s'accroche à certains murs et la température est souvent plus basse qu'élevée. Mais je m'y sens plus chez moi. Ce bar me connait comme je le connais, et je l'attends. Il m'attend. Pas ce théâtre. Un endroit comme ça, il se suffit à lui-même, il n'attend personne. Les peintures se fichent bien de notre présence, de même que la magie du lieu.
Alors que je fais lentement un tour sur moi-même pour embrasser la déco du regard, la voix familière de Fabio me fait presque sursauter. J'esquisse un sourire et virevolte, fait demi-tour pour planter mes iris dans les siennes, impatiente de voir s'il a beaucoup changé depuis la dernière fois que nous nous sommes vus. Et le voilà soudain, fièrement dressé à son balcon, sourire aux lèvres, une main tendue vers moi, tandis que de sa bouche s'échappent les mots d'un romantique. Il est élégant, sa voix transperce la pièce pour me percuter, et son ton dramatique m'arrache un rire naïf. En voilà un qui se fond dans le décor, je songe, amusée.
Impressionnée par le spectacle, j'applaudis et lui envoie un baiser. Il perd sa pause théâtre mais rien de son charisme, et s'appuie sur la balustrade du balcon duquel il m'observe.
« Veux-tu renier ton père, veux-tu abdiquer ton nom pour prendre le mien, et je jure de t'aimer jusqu'à la fin », je lui réponds, en me laissant tomber à genoux. Mes mots sont hésitants, j'ai reformulé une réplique de cette pièce que j'exècre, dans laquelle une jeune fille se tue d'amour pour un homme. Pourtant, ainsi agenouillée et le regard levé vers mon ami, j'emprunte aux comédiens leur panache et m'en drape pour paraitre à la hauteur du directeur de ce lieu. « La demoiselle carrément canon est venue te faire savoir que, désormais, c'est chez Sisyphe que tu la trouveras », j'ajoute, toujours dans mon rôle. A vrai dire c'est idiot, voilà des années que nous ne nous sommes pas vus, et tout ce que je trouve à lui dire c'est que j'ai récemment été embauchée dans un bar de l'Allée - lieu qu'il ne fréquente probablement que rarement.
Je me relève, à la fois parce que le sol n'a rien de confortable et parce que je vais finir par me tordre le cou si je continue de lever les yeux ainsi, et après avoir épousseté mes genoux, je m'adresse de nouveau à Fabio : « Faut-il, très cher, que je te supplie pour avoir le privilège de te parler en face ? » Par ailleurs, je commence à m'agacer de parler aussi fort dans cette pièce.
#193b02 — Sainte Miya du Ouin Ouin aka le Miyotaure aka Dame Chaos aka Génie du Mal — i put the "hot" in psychotic
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
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Me voilà ! Il te reste deux souhaits
Jolie, la réplique ! Tendant les bras dans sa direction, Fabio rendit les applaudissements à Miya à la fin de sa réponse. Elle connaissait (plus ou moins) ses classiques – voilà qui fût un constat fort satisfaisant. En même temps, il aurait eu l'air bien idiot si elle n'avait pas saisi la référence. Ou peut-être que la sorcière se serait contentée de lui trouver ce même air théâtral dont il se parait déjà durant son adolescence, qui sait.
Maître Fabio, sur un balcon perché… non, Miya avait raison : il n'y avait plus aucune raison à ce qu'il reste ici, plusieurs mètres au-dessus de son interlocutrice. Sans pourtant se presser – histoire de vernir son arrivée d'un peu d'emphase – Fabio descendit l'escalier de gauche, la main droite glissant avec nonchalance le long de la rampe. Pas après pas, marche après marche, l'Egyptien descendit en direction de la sorcière qu'il n'avait pas vu depuis plusieurs années. Et plus il s'approchait, plus son sourire grandissait – jusqu'à ce qu'il fut absolument radieux au moment où il s'arrêta finalement devant elle.
Sortant sa baguette, le directeur de la salle de spectacle fit apparaître un bouquet de roses d'un rouge profond : joli mais légèrement kitsch par ces fleurs presque trop régulières et parfaites pour être naturelles. Il s'inclina légèrement en sa direction :
– Bravo pour ce splendide spectacle ! Et toute mes félicitations : la comédienne compte désormais son premier admirateur !
Fabio tendit le bouquet à Miya et recula d'un pas. Il se racla la gorge. Le masque théâtral qu'il avait endossé s'estompait, emportant avec lui les railleries et autres taquineries. Lorsqu'il reprit la parole, son visage s'était paru d'un sourire plus simple et sincère :
– Plus sérieusement, c'est moi qui me sens privilégié. Tu as fait l'effort de me trouver ici et je t'en remercie. Ça me fait vraiment plaisir de te revoir, tu sais. Tout autant que de constater que tu n'as pas perdu ton énergie, ajouta-t-il avec une lueur de malice dans le regard.
Fabio marqua une pause et chercha le regard de Miya. Certes, elle avait grandi – tant de extérieurement qu'intérieurement – mais l'ancien Serdaigle avait l'impression de reconnaître celle qui avait été son amie à Poudlard. Peut-être même de la retrouver ? Et il tenait à ce qu'elle le sache. À son retour au Royaume-Uni, Fabio n'avait pas spécialement cherché à renouer ses anciens contacts. De temps en temps – et en l'occurrence maintenant – il se surprit à le regretter.
Chassant ces pensées qui menaçaient de l'embarquer du côté de la nostalgie, il reprit, préférant ainsi se focaliser sur le présent et sur Miya :
– Ainsi, t'es chez Sisyphe… dis-moi tout, je crève de curiosité !
Maître Fabio, sur un balcon perché… non, Miya avait raison : il n'y avait plus aucune raison à ce qu'il reste ici, plusieurs mètres au-dessus de son interlocutrice. Sans pourtant se presser – histoire de vernir son arrivée d'un peu d'emphase – Fabio descendit l'escalier de gauche, la main droite glissant avec nonchalance le long de la rampe. Pas après pas, marche après marche, l'Egyptien descendit en direction de la sorcière qu'il n'avait pas vu depuis plusieurs années. Et plus il s'approchait, plus son sourire grandissait – jusqu'à ce qu'il fut absolument radieux au moment où il s'arrêta finalement devant elle.
Sortant sa baguette, le directeur de la salle de spectacle fit apparaître un bouquet de roses d'un rouge profond : joli mais légèrement kitsch par ces fleurs presque trop régulières et parfaites pour être naturelles. Il s'inclina légèrement en sa direction :
– Bravo pour ce splendide spectacle ! Et toute mes félicitations : la comédienne compte désormais son premier admirateur !
Fabio tendit le bouquet à Miya et recula d'un pas. Il se racla la gorge. Le masque théâtral qu'il avait endossé s'estompait, emportant avec lui les railleries et autres taquineries. Lorsqu'il reprit la parole, son visage s'était paru d'un sourire plus simple et sincère :
– Plus sérieusement, c'est moi qui me sens privilégié. Tu as fait l'effort de me trouver ici et je t'en remercie. Ça me fait vraiment plaisir de te revoir, tu sais. Tout autant que de constater que tu n'as pas perdu ton énergie, ajouta-t-il avec une lueur de malice dans le regard.
Fabio marqua une pause et chercha le regard de Miya. Certes, elle avait grandi – tant de extérieurement qu'intérieurement – mais l'ancien Serdaigle avait l'impression de reconnaître celle qui avait été son amie à Poudlard. Peut-être même de la retrouver ? Et il tenait à ce qu'elle le sache. À son retour au Royaume-Uni, Fabio n'avait pas spécialement cherché à renouer ses anciens contacts. De temps en temps – et en l'occurrence maintenant – il se surprit à le regretter.
Chassant ces pensées qui menaçaient de l'embarquer du côté de la nostalgie, il reprit, préférant ainsi se focaliser sur le présent et sur Miya :
– Ainsi, t'es chez Sisyphe… dis-moi tout, je crève de curiosité !
Fab’ulous
#583400
Me voilà ! Il te reste deux souhaits
Je ris tandis qu'il applaudit ma prestation, aussi médiocre doit-elle paraitre à côté de toutes celles auxquelles il doit assister ici. L'égyptien n'a pas changé, déjà quand on était à Poudlard il avait un goût prononcé pour le dramatisme et les mises en scènes, et ce constat ne fait qu'étirer le sourire sur mes lèvres. Je ne suis pas du genre à verser dans le sentimental — enfin, excepté avec Al et Kiki, eux m'ont déjà vue dans tous mes états — mais c'est bon de le revoir. En fait je n'avais même pas réalisé qu'il me manquait avant d'apprendre qu'il travaillait ici. Il n'était pas sorti de ma tête, bien sûr que non, mais disons que je n'avais pas pensé à aller le voir. Lui rendre visite m'a paru naturel, je ne me suis même pas demandée s'il serait heureux de me revoir. Faut croire que certaines choses ne changent jamais, je songe, amusée, en le regardant prendre son temps pour descendre de son perchoir. Je reste la fille impulsive et casse-coup qu'il a connue, et il est toujours ce garçon passionné et railleur que j'ai rencontré. Ça a du bon.
Son sourire fait écho au mien, et un petit rire m'échappe quand il fait apparaitre un bouquet de roses et s'incline devant moi, visiblement toujours dans son personnage. Je l'imite, continue de jouer le jeu. Son commentaire — son compliment — me touche et me faire rire.
« En faisant de tels progrès je devrais pouvoir me représenter ici dans un mois, j'ajoute à ses flatteries, acceptant le bouquet comme le ferait une célébrité. Merci très cher, il est ravissant. »
Les fleurs sont jolies et parfaites — trop parfaites — mais c'est vrai que le bouquet est réussi. Je me promets de lui trouver un vase dès que je rentre, même si je sais déjà que je risque d'oublier et que, dans quelques mois, je découvrirais avec surprise les fleurs séchées laissées à l'abandon dans un endroit improbable. C'est pas grave, parce que c'est l'intention qui me fait plaisir. Fabio recule d'un pas et cesse de sourire comme un professionnel, là je ne vois que le sourire de l'ami avec qui j'ai fait toute ma scolarité, avant que nos choix d'étude ne nous séparent.
« Tu ne pensais quand même pas rester caché dans la Salle de spectacle de Godric's Hollow en espérant échapper à une détective, je plaisante, taquine. Moi aussi je suis heureuse de te revoir, Fab. Et regarde-toi, t'as une sacrée allure ! »
Tout en parlant je le désigne de ma main libre, sans cesser de sourire. Il a changé — bien sûr qu'il a changé, le contraire m'aurait étonnée — mais ce n'est pas un inconnu qui se tient devant moi et qui m'offre un bouquet de fleurs, c'est Fab, mon Fab que je n'ai pas vu depuis bien trop longtemps et dont l'humour ainsi que les manières m'avaient manqués. Ses prunelles trouvent les miennes, et je me demande ce qu'il voit, je me demande si je suis très différente de la Miya qu'il a laissée il y a... combien de temps déjà ? Je serais incapable de dire à quand remonte notre derrière retrouvaille. Il y a une vingtaine d'années, quelque chose comme ça. Peut-être moins. Avais-je les cheveux longs ou courts ? Je me souviens que j'avais commencé à aimer les teindre, il y a un bail. C'était une wolfcut longue ou courte ? Rhaa, j'arrive plus à m'en souvenir.
Sa curiosité manifeste me fait plus plaisir que ce que j'aurais pensé, et je me dis que, peut-être, il aurait fallu que je passe mon nez dans la Salle de spectacle il y'a plus longtemps que ça.
« Eh oui, Sisyphe, je confirme. Un bar dans l'Allée, à côté de Barjow & Beurk, tu connais ? J'ai été embauchée fin décembre, alors ça fait juste une semaine que j'y suis, mais j'adore ! »
L'enthousiasme de ma voix n'est pas feint, je suis vraiment devenue fan du bar. Avant j'y allais de temps en temps — quand j'étais pas au Pitiponk — mais aujourd'hui, j'y suis tous les jours et je découvre tout un tas de petites merveilles. Tout ce qui est commerce d'ingrédients de potions, notamment. Daisy est plutôt cool sur le sujet, elle me laisse taper un peu dans les réserves — tant que c'est pas la commande d'un client et que ça reste discret —, et puis je vois mal Ross me balancer à qui que ce soit. Alors j'en profite, je joue à la potionniste dans mon appart.
« J'continue les potions d'ailleurs, j'ajoute avec un sourire, consciente que ça lui rappellera des souvenirs. Et ça me fait penser à toi... Quelle catastrophe t'étais devant un chaudron », je ris.
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794 mots.
Désolée pour le retard !
Son sourire fait écho au mien, et un petit rire m'échappe quand il fait apparaitre un bouquet de roses et s'incline devant moi, visiblement toujours dans son personnage. Je l'imite, continue de jouer le jeu. Son commentaire — son compliment — me touche et me faire rire.
« En faisant de tels progrès je devrais pouvoir me représenter ici dans un mois, j'ajoute à ses flatteries, acceptant le bouquet comme le ferait une célébrité. Merci très cher, il est ravissant. »
Les fleurs sont jolies et parfaites — trop parfaites — mais c'est vrai que le bouquet est réussi. Je me promets de lui trouver un vase dès que je rentre, même si je sais déjà que je risque d'oublier et que, dans quelques mois, je découvrirais avec surprise les fleurs séchées laissées à l'abandon dans un endroit improbable. C'est pas grave, parce que c'est l'intention qui me fait plaisir. Fabio recule d'un pas et cesse de sourire comme un professionnel, là je ne vois que le sourire de l'ami avec qui j'ai fait toute ma scolarité, avant que nos choix d'étude ne nous séparent.
« Tu ne pensais quand même pas rester caché dans la Salle de spectacle de Godric's Hollow en espérant échapper à une détective, je plaisante, taquine. Moi aussi je suis heureuse de te revoir, Fab. Et regarde-toi, t'as une sacrée allure ! »
Tout en parlant je le désigne de ma main libre, sans cesser de sourire. Il a changé — bien sûr qu'il a changé, le contraire m'aurait étonnée — mais ce n'est pas un inconnu qui se tient devant moi et qui m'offre un bouquet de fleurs, c'est Fab, mon Fab que je n'ai pas vu depuis bien trop longtemps et dont l'humour ainsi que les manières m'avaient manqués. Ses prunelles trouvent les miennes, et je me demande ce qu'il voit, je me demande si je suis très différente de la Miya qu'il a laissée il y a... combien de temps déjà ? Je serais incapable de dire à quand remonte notre derrière retrouvaille. Il y a une vingtaine d'années, quelque chose comme ça. Peut-être moins. Avais-je les cheveux longs ou courts ? Je me souviens que j'avais commencé à aimer les teindre, il y a un bail. C'était une wolfcut longue ou courte ? Rhaa, j'arrive plus à m'en souvenir.
Sa curiosité manifeste me fait plus plaisir que ce que j'aurais pensé, et je me dis que, peut-être, il aurait fallu que je passe mon nez dans la Salle de spectacle il y'a plus longtemps que ça.
« Eh oui, Sisyphe, je confirme. Un bar dans l'Allée, à côté de Barjow & Beurk, tu connais ? J'ai été embauchée fin décembre, alors ça fait juste une semaine que j'y suis, mais j'adore ! »
L'enthousiasme de ma voix n'est pas feint, je suis vraiment devenue fan du bar. Avant j'y allais de temps en temps — quand j'étais pas au Pitiponk — mais aujourd'hui, j'y suis tous les jours et je découvre tout un tas de petites merveilles. Tout ce qui est commerce d'ingrédients de potions, notamment. Daisy est plutôt cool sur le sujet, elle me laisse taper un peu dans les réserves — tant que c'est pas la commande d'un client et que ça reste discret —, et puis je vois mal Ross me balancer à qui que ce soit. Alors j'en profite, je joue à la potionniste dans mon appart.
« J'continue les potions d'ailleurs, j'ajoute avec un sourire, consciente que ça lui rappellera des souvenirs. Et ça me fait penser à toi... Quelle catastrophe t'étais devant un chaudron », je ris.
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794 mots.
Désolée pour le retard !
#193b02 — Sainte Miya du Ouin Ouin aka le Miyotaure aka Dame Chaos aka Génie du Mal — i put the "hot" in psychotic
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage