Trois cadavres sur le tapis
Jude s'appuie sur Christopher qui se laisse volontiers faire même si ça lui fait un peu mal aux épaules. Il continue de la pousser comme il peut, là la main plaquée sur sa hanche là dans son dos, et on pousse, on pousse, si il continue de pousser elle finira bien par se retrouver debout, non ? Caché par le corps de Jude, Christopher ne voit pas grand chose, aussi ne voit-il pas venir l'attaque sournoise de Lloyd qui envoie l'équivalent d'un bol d'eau en plein dans le visage de sa sœur. Puisqu'il est juste derrière elle, il ne se prend pas le plus gros de l'attaque mais se reçoit quand même quelques gouttes sur le dos et aussi futiles qu'elles soient comparé à ce que vient de subir Jude, il pousse un glapissement en sentant la morsure de l'eau sur sa peau. Bordel ce que c'est froid ! C'est beaucoup trop désagréable, comme se recevoir un seau d'eau glacée en plein visage au réveil. Il en sait quelque chose, Christopher, parce qu'il a déjà subit ça. Aujourd'hui, il est bel et bien réveillé mais il a la gueule de bois, il est encore un peu bourré et tout paraît prendre une proportion énorme, alors son gémissement se poursuit un long moment dans le fond de sa gorge et pendant ce moment-là, Jude a amplement le temps de se redresser — il le sent au poids qu'elle fait peser sur son épaule.
Quand il ouvre de nouveau les yeux, elle est débout. Christopher lève les yeux vers elle avec un sourire fier, quoi que crispé par le mal-être.
« Championne ! » fait-il en levant vaguement le pouce dans sa direction.
Mais elle ne fait plus attention à lui. Et Lloyd non plus ne fait plus attention à lui. Affalé sur le carrelage froid, Christopher se contorsionne pour mieux les regarder. Ils ont ce regard-là, le regard. Celui qu'il a vu des millions de fois, au début à Poudlard quand Lloyd n'était qu'un sale gosse et Jude une jeune fille de laquelle il pensait être tombé amoureux, et plus tard encore même s'ils étaient tous les deux adultes. Le regard qui dit : tu vas souffrir. Ça, c'est ce que disent les yeux de Jude et lorsque Judith River vous regarde comme ça, vous ne faites en général pas le malin. Les yeux de Lloyd, eux, disent ce qu'ils disent toujours quand sa sœur le regard comme ça : oh merde. D'autant plus lorsque Jude s'avance d'un pas vers lui avec dans la voix des menaces à peine voilées.
Tant bien que mal, Christopher se redresse pour se retrouver assis, puis il glisse sur les genoux et de là il entreprend de se relever. Il louche sur le doigt de Lloyd tendu dans sa direction. Comment ça, enlever sa moustache ? Il fronce les sourcils et se passe la main sur la mâchoire puis sur le haut de la lèvre, à moitié affalé contre le mur et pas encore tout à fait debout.
« Une moustache ? Eh, mais j'ai pas de mous... Ah, c'est dégueulasse ! » braille Christopher lorsque Jude attrape une poignée de spaghettis qu'elle lance sur son frère.
Arrêtées par la poêle, les pâtes s'éparpillent autour de Lloyd mais le plus gros retombe sur ses orteils. Christopher retient un haut-le-cœur et il est bien forcé de détourner les yeux pour contrôler son estomac récalcitrant devant cette vision. Insensibles à ses nausées, les River se battent sous ses yeux et c'est aussi violent que ça l'est habituellement : le choc de la poêle contre le nez de Lloyd fait grimacer Christopher, mais force est de constater que la scène est très drôle. Jude, bras levé pour maintenir la poêle sur le visage de son frère et Lloyd qui gesticule sans parvenir à se soustraire à la pression exercée sur son visage. Alors lui aussi se met à rire, Christopher ricane puis rit franchement en se tenant le ventre parce que ça fait mal quand même de rire quand on est dans cet état-là. Puis un grand bruit résonne dans la cuisine, comme si une poêle était tombée sur du carrelage ; ça résonne, ça casse les oreilles, ça plante une lame dans le cerveau.
« Aïe-euuuh ! geint Christopher en se tenant la tête. Battez-vous sans bruit, bord... »
Les mots meurent dans sa bouche ; une peau vient se coller à lui, toute chaude, familière, agréable, réconfortante. Puis son odeur vient chatouiller ses narines. Naturellement, ses bras entourent le corps de Jude, même s'il n'est pas très stable sur ses jambes et qu'il a l'impression qu'il va tomber. Christopher passe un bras dans son dos, l'autre autour de ses hanches et sans même réfléchir il plaque un baiser sur le sommet de son crâne en la serrant contre lui, les yeux braqués sur Lloyd qu'il aperçoit par-dessus la tête de Jude et qui essaie de contrôler l'écoulement du sang au niveau de son nez.
« Tu l'as dé-fon-cé, » ricane-t-il d'une voix qui vibre dans sa poitrine en baissant les yeux vers Jude pour lui sourire.
Il aperçoit alors son visage et se rend compte des traces qui barbouillent sa peau : du maquillage partout qui a coulé et qu'elle a étalé sans s'en rendre compte. Un petit rire échappe à Christopher. Il passe tendrement le plat de sa main sur sa joue pour essayer d'arranger les choses, mais il ne fait qu'étaler davantage le maquillage.
« T'as du maquillage partout, souffle-t-il, mais ça te donne un certain style. » Puis il ajoute, soucieux de toujours lui montrer qu'il la trouve belle : « J'aime bien, dit-il avec un grand sourire, ne change rien. »
Christopher tourne les yeux vers Lloyd sans faire mine de lâcher sa sœur ou de s'éloigner du mur contre lequel il est appuyé.
« Tu t'es fait défoncer, chantonne-t-il en essayant de croiser le regard de son vieil ami, tu t'es fait défoncé ! Ça t'apprendra à nous balancer de l'eau, mon vieux, faut pas faire des trucs comme ça. R'garde, après tu te retrouves avec une patate dans le nez et du sang partout. »
Impossible de retenir le rire qui lui secoue les épaules, même si ça lui fait mal jusque dans la nuque et dans le haut du crâne, que le monde a l'air de trembler autour de lui, de tourner, de faire des saltos, de se retourner dans tous les sens et que ça fait mal partout dans son corps et dans sa tête.
« T'as vraiment une sale tronche, mon pote. » Puis assez soudainement, il retrouve son sérieux et regarde les River tour à tour, les sourcils froncés malgré sa mine maladive : « J'ai vraiment une moustache ? C'est quoi ces conneries ? Pourquoi j'ai une moustache ? »
Quand il ouvre de nouveau les yeux, elle est débout. Christopher lève les yeux vers elle avec un sourire fier, quoi que crispé par le mal-être.
« Championne ! » fait-il en levant vaguement le pouce dans sa direction.
Mais elle ne fait plus attention à lui. Et Lloyd non plus ne fait plus attention à lui. Affalé sur le carrelage froid, Christopher se contorsionne pour mieux les regarder. Ils ont ce regard-là, le regard. Celui qu'il a vu des millions de fois, au début à Poudlard quand Lloyd n'était qu'un sale gosse et Jude une jeune fille de laquelle il pensait être tombé amoureux, et plus tard encore même s'ils étaient tous les deux adultes. Le regard qui dit : tu vas souffrir. Ça, c'est ce que disent les yeux de Jude et lorsque Judith River vous regarde comme ça, vous ne faites en général pas le malin. Les yeux de Lloyd, eux, disent ce qu'ils disent toujours quand sa sœur le regard comme ça : oh merde. D'autant plus lorsque Jude s'avance d'un pas vers lui avec dans la voix des menaces à peine voilées.
Tant bien que mal, Christopher se redresse pour se retrouver assis, puis il glisse sur les genoux et de là il entreprend de se relever. Il louche sur le doigt de Lloyd tendu dans sa direction. Comment ça, enlever sa moustache ? Il fronce les sourcils et se passe la main sur la mâchoire puis sur le haut de la lèvre, à moitié affalé contre le mur et pas encore tout à fait debout.
« Une moustache ? Eh, mais j'ai pas de mous... Ah, c'est dégueulasse ! » braille Christopher lorsque Jude attrape une poignée de spaghettis qu'elle lance sur son frère.
Arrêtées par la poêle, les pâtes s'éparpillent autour de Lloyd mais le plus gros retombe sur ses orteils. Christopher retient un haut-le-cœur et il est bien forcé de détourner les yeux pour contrôler son estomac récalcitrant devant cette vision. Insensibles à ses nausées, les River se battent sous ses yeux et c'est aussi violent que ça l'est habituellement : le choc de la poêle contre le nez de Lloyd fait grimacer Christopher, mais force est de constater que la scène est très drôle. Jude, bras levé pour maintenir la poêle sur le visage de son frère et Lloyd qui gesticule sans parvenir à se soustraire à la pression exercée sur son visage. Alors lui aussi se met à rire, Christopher ricane puis rit franchement en se tenant le ventre parce que ça fait mal quand même de rire quand on est dans cet état-là. Puis un grand bruit résonne dans la cuisine, comme si une poêle était tombée sur du carrelage ; ça résonne, ça casse les oreilles, ça plante une lame dans le cerveau.
« Aïe-euuuh ! geint Christopher en se tenant la tête. Battez-vous sans bruit, bord... »
Les mots meurent dans sa bouche ; une peau vient se coller à lui, toute chaude, familière, agréable, réconfortante. Puis son odeur vient chatouiller ses narines. Naturellement, ses bras entourent le corps de Jude, même s'il n'est pas très stable sur ses jambes et qu'il a l'impression qu'il va tomber. Christopher passe un bras dans son dos, l'autre autour de ses hanches et sans même réfléchir il plaque un baiser sur le sommet de son crâne en la serrant contre lui, les yeux braqués sur Lloyd qu'il aperçoit par-dessus la tête de Jude et qui essaie de contrôler l'écoulement du sang au niveau de son nez.
« Tu l'as dé-fon-cé, » ricane-t-il d'une voix qui vibre dans sa poitrine en baissant les yeux vers Jude pour lui sourire.
Il aperçoit alors son visage et se rend compte des traces qui barbouillent sa peau : du maquillage partout qui a coulé et qu'elle a étalé sans s'en rendre compte. Un petit rire échappe à Christopher. Il passe tendrement le plat de sa main sur sa joue pour essayer d'arranger les choses, mais il ne fait qu'étaler davantage le maquillage.
« T'as du maquillage partout, souffle-t-il, mais ça te donne un certain style. » Puis il ajoute, soucieux de toujours lui montrer qu'il la trouve belle : « J'aime bien, dit-il avec un grand sourire, ne change rien. »
Christopher tourne les yeux vers Lloyd sans faire mine de lâcher sa sœur ou de s'éloigner du mur contre lequel il est appuyé.
« Tu t'es fait défoncer, chantonne-t-il en essayant de croiser le regard de son vieil ami, tu t'es fait défoncé ! Ça t'apprendra à nous balancer de l'eau, mon vieux, faut pas faire des trucs comme ça. R'garde, après tu te retrouves avec une patate dans le nez et du sang partout. »
Impossible de retenir le rire qui lui secoue les épaules, même si ça lui fait mal jusque dans la nuque et dans le haut du crâne, que le monde a l'air de trembler autour de lui, de tourner, de faire des saltos, de se retourner dans tous les sens et que ça fait mal partout dans son corps et dans sa tête.
« T'as vraiment une sale tronche, mon pote. » Puis assez soudainement, il retrouve son sérieux et regarde les River tour à tour, les sourcils froncés malgré sa mine maladive : « J'ai vraiment une moustache ? C'est quoi ces conneries ? Pourquoi j'ai une moustache ? »
Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
Trois cadavres sur le tapis
Dés que je rebascule ma tête en avant, mon nez goûte, le sang se faufile entre mes dents découvertes dans un grand sourire extatique. Putain que j’aime le frisson de la baston ! Même si c’est avec ma soeur, j’ai envie de partir à la dérouille ! J’te jure ! Je sens que ça vibre dans mes veines, ça pulse, ça me chauffe ! Elle est déjà repartie se lover contre Chris comme une putain de vipère contre un rocher tout chaud. Mais moi, j’ai envie que ça continue, même si ça fait mal. J’aime ça, quand ça fait mal. J’aime ça, putain, ce que j’aime ça ! Je sens que ça me coule du pif, que ça se mélange avec le goût du métal de la poêle, et ça aussi j’adore.
Je laisse ma main en coupe en dessous de mon pif, les yeux braqués sur eux. Je veux, je veux, je veux qu’elle revienne et qu’on fasse la bagarre ! Mais non, elle fait rien, putain. Elle préfère regarder son Chris comme si c’était la plus belle chose du monde. Je vois sa main qui rejoint la sienne pour la presser contre son visage. Jude sourit, comme si elle avait pas prouvé à tout le monde, encore une fois, qu’elle est un putain de monstre de violence. C’est elle qu’on devrait lâché dans les fosses. Elle sait pas se battre comme moi, mais elle est capable de te défoncer la tronche tellement facilement. En fait, avec Jude, tout repose sur le fait qu’on peut la sous-estimer. Elle est pas grande, elle doit lever la tête pour nous regarder mais elle est vive comme … une vipère, ouais. T’sais ce qu’elle a comme patronus ? Le ratel. C’est tout elle, j’te jure. Tu sais ce que c’est, un ratel ? C’est un espèce de blaireau hyper vicieux qui vit en Afrique. Il craint pas le venin, il a la peau épaisse…. Et il castre ses adversaires. Et tu sais ce qu’il a comme adversaires ? Des lions, bordel ! Des putains de lions ! Non mais t’y crois, toi ? C’est un blaireau qui pue, et il castre des fucking lions ! Pas étonnant que Jude aie cette saloperie comme patronus. Sauf que elle, elle sent bon.
Jude sourit face aux compliments de Chris sur sa gueule de grosse schlag. Dans les yeux de Chris, Jude est toujours belle, même là alors qu’elle ressemble à rien. Il a des goûts de chiotte, de toutes façons. En matière de femme, j’te jure, il est à la ramasse. T’sais que c’est dur de trouver une femme qui lui plait vraiment ? Les hommes, par contre, il y va à fond. Là-dessus, il est comme Judy, mais à l’inverse. Elle est hyper difficile en matière d’homme, mais les femmes ? Tout lui plaît. Et c’est assez marrant de voir qu’on a le même style de nana. On les aime avec des tatouages partout, des yeux clairs et des cheveux colorés. La dernière nana de Jude, c’était tout ça. Je sais plus comment elle s’appelait. C’était une anglo-coréenne. Elle avait les yeux bleus, les cheveux roses, et de gros tatouages partout. Bon, ça a pas duré longtemps avec Jude, et vu qu’elle était lesbienne, j’ai pas pu la récupérer. Je suis trop deg.
Quoi que… je suis pas sûr de vouloir passer après Jude.
Je lève le menton en souriant plus grand quand Chris se fout de ma gueule. Il est content, mon frère. Regarde le. J’adore quand il rit, putain. J’aime trop ça. Ça calme un peu mes envies de violences qui pulsent dans tout mon corps. Je regarde ses épaules trembler, son visage déglingué par la gueule de bois, et je vois que son sourire.
Le sérieux revient vite quand il part sur sa moustache. Jude et moi, on échange un regard et de concert, on baisse les yeux sur le graffiti qu’il a sous le pif. J’éclate d’un grand rire qui part en couinement, la douleur irradiant tout mon pif. Je me recule, je m’adosse à une table ronde dans mon dos, ma main “propre” venant couvrir mon nez.
Les doigts de Jude glisse jusqu’au nez de Chris. Elle lui tapote le bout dans un sourire et prend une voix fière, puante de sarcasme : « Parce que tu deviens un homme, mon cœur. » Je grogne un rire devant son air sincèrement fière. Du bout du doigt, elle utilise l’eau qu’il a sur la tronche pour essayer de frotter le graffiti. « Ah, ça part pas. »
758 mots
Je laisse ma main en coupe en dessous de mon pif, les yeux braqués sur eux. Je veux, je veux, je veux qu’elle revienne et qu’on fasse la bagarre ! Mais non, elle fait rien, putain. Elle préfère regarder son Chris comme si c’était la plus belle chose du monde. Je vois sa main qui rejoint la sienne pour la presser contre son visage. Jude sourit, comme si elle avait pas prouvé à tout le monde, encore une fois, qu’elle est un putain de monstre de violence. C’est elle qu’on devrait lâché dans les fosses. Elle sait pas se battre comme moi, mais elle est capable de te défoncer la tronche tellement facilement. En fait, avec Jude, tout repose sur le fait qu’on peut la sous-estimer. Elle est pas grande, elle doit lever la tête pour nous regarder mais elle est vive comme … une vipère, ouais. T’sais ce qu’elle a comme patronus ? Le ratel. C’est tout elle, j’te jure. Tu sais ce que c’est, un ratel ? C’est un espèce de blaireau hyper vicieux qui vit en Afrique. Il craint pas le venin, il a la peau épaisse…. Et il castre ses adversaires. Et tu sais ce qu’il a comme adversaires ? Des lions, bordel ! Des putains de lions ! Non mais t’y crois, toi ? C’est un blaireau qui pue, et il castre des fucking lions ! Pas étonnant que Jude aie cette saloperie comme patronus. Sauf que elle, elle sent bon.
Jude sourit face aux compliments de Chris sur sa gueule de grosse schlag. Dans les yeux de Chris, Jude est toujours belle, même là alors qu’elle ressemble à rien. Il a des goûts de chiotte, de toutes façons. En matière de femme, j’te jure, il est à la ramasse. T’sais que c’est dur de trouver une femme qui lui plait vraiment ? Les hommes, par contre, il y va à fond. Là-dessus, il est comme Judy, mais à l’inverse. Elle est hyper difficile en matière d’homme, mais les femmes ? Tout lui plaît. Et c’est assez marrant de voir qu’on a le même style de nana. On les aime avec des tatouages partout, des yeux clairs et des cheveux colorés. La dernière nana de Jude, c’était tout ça. Je sais plus comment elle s’appelait. C’était une anglo-coréenne. Elle avait les yeux bleus, les cheveux roses, et de gros tatouages partout. Bon, ça a pas duré longtemps avec Jude, et vu qu’elle était lesbienne, j’ai pas pu la récupérer. Je suis trop deg.
Quoi que… je suis pas sûr de vouloir passer après Jude.
Je lève le menton en souriant plus grand quand Chris se fout de ma gueule. Il est content, mon frère. Regarde le. J’adore quand il rit, putain. J’aime trop ça. Ça calme un peu mes envies de violences qui pulsent dans tout mon corps. Je regarde ses épaules trembler, son visage déglingué par la gueule de bois, et je vois que son sourire.
Le sérieux revient vite quand il part sur sa moustache. Jude et moi, on échange un regard et de concert, on baisse les yeux sur le graffiti qu’il a sous le pif. J’éclate d’un grand rire qui part en couinement, la douleur irradiant tout mon pif. Je me recule, je m’adosse à une table ronde dans mon dos, ma main “propre” venant couvrir mon nez.
Les doigts de Jude glisse jusqu’au nez de Chris. Elle lui tapote le bout dans un sourire et prend une voix fière, puante de sarcasme : « Parce que tu deviens un homme, mon cœur. » Je grogne un rire devant son air sincèrement fière. Du bout du doigt, elle utilise l’eau qu’il a sur la tronche pour essayer de frotter le graffiti. « Ah, ça part pas. »
758 mots
Code couleur = #515f80
Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Miyaromantique | Captain Ouin Ouin
Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Miyaromantique | Captain Ouin Ouin
Trois cadavres sur le tapis
Heureusement que le grand rire de Lloyd est étouffé par son couinement de douleur, parce qu'en l'entendant Christopher a ressenti l'envie de lui balancer quelque chose au visage, n'importe quoi. Mais il couine, il a mal, alors l'envie disparaît et par-dessus la tête de Jude lovée contre lui, Christopher lui envoie un sourire goguenard, l’œil moqueur. Jude ne réagit pas mieux, à la réflexion, mais elle a pour elle d'avoir gagné toute la tendresse de Chris depuis de très longues années, aussi ce dernier ne la fusille-t-il pas du regard lorsqu'elle lui tapote le nez. Au contraire, il baisse les yeux sur elle et sourit bêtement. Le bras passé autour de sa taille, il la serre un peu plus contre lui, heureux de sentir sa chaleur et de profiter de cette étreinte réconfortante. Pourtant, Jude se fout bien de sa gueule, avec son sourire moqueur et sa voix pleine de sarcasme, mais quand c'est elle, c'est différent.
Le sourire de Christopher disparaît quand Jude se met en tête de lui effacer la moustache — il peine à se faire à l'idée qu'il a cette horreur dessinée sur le dessus de la lèvre — en frottant avec ses doigts. Encore heureux, elle n'a pas récupéré de la salive pour le faire, elle se contente de l'eau qui dégouline sur le visage de Christopher. Mais il n'est pas sûr d'aimer ça quand même, il grimace, la bouche déformée par le doigt qui frotte. Pourtant, il ne songe même pas à s'éloigner d'elle, il se laisse faire en la tenant fermement contre lui même si la position sur le sol comme ça commence à lui faire mal au dos et aux jambes.
« Comment ça, ça part pas ! s'horrifie-t-il, la voix déformée par le doigt de Jude qui frotte sa lèvre. C'est pas pour rien que j'ai pas de barbe, gémit-il, ses yeux passant du frère à la sœur sans savoir sur qui se fixer, ça me va pas, c'est pas beau. »
La vérité c'est que le corps de Christopher est incapable de fournir une barbe digne de ce nom et que lui ne s'est jamais résolu à utiliser une potion pour uniformiser la pousse. Quand ça pousse, et quand il a la flemme de raser, ça pousse par plaque, avec de gros trous de partout. Il a l'air d'un adolescent qui tente maladroitement de faire pousser sa barbe. Un peu comme Dale, en fait. Il n'a pas envie de ressembler au petit Edmund avec sa moustache.
« Mon visage est harmonieux sans barbe, mes traits sont beaux, j'ai pas envie qu'une... »
Il grimace encore avant d'attraper la main de Jude entre ses doigts. Il l'éloigne de son visage juste après avoir déposé sur ses phalanges un long baiser accompagné d'un regard tendre.
« Merci, chérie, mais tu peux pas utiliser la magie ? Sérieux, je peux pas garder ça sur le visage. »
Et avant même que Lloyd ait le temps de dire ou de faire quoi que ce soit, Christopher redresse la tête pour lui jeter un regard noir — qui ne l'impressionnera certainement pas puisque Christopher est à moitié nu sur le sol d'une cuisine inconnu, les cheveux en vrac, avec un pantalon trop petit pour lui et une moustache ridicule dessinée sur la lèvre.
« Et te marre pas, toi ! T'as pas vu ta tronche ! Même un cadavre serait moins moche à regarder ! »
Il le prend à partie avec un geste de la main impérieux. Il n'est pas en colère, à vrai dire. Il prévient juste ce qu'il sait arriver : les moqueries de Lloyd. Christopher n'aime pas qu'on touche à son visage ou à ses cheveux. Pas sans qu'il soit au courant, du moins. Il a du mal à réussir à se concentrer sur autre chose, il ne fait qu'imaginer sa tête avec cette moustache horrible et ça ne lui plait pas. Il a beau fouiller sa mémoire, il ne se souvient pas du moment où on a dessiné ça sur son visage. Peut-être quand il s'est endormi ? Mais il ne se souvient même pas s'être couché. Et puis de toute manière, il ne sait même pas où ils sont, ni comment ils se sont retrouvés ici. Il ne sait même pas chez qui c'est. Il ne reconnait rien. Il ne sait pas grand chose, en fait.
Le sourire de Christopher disparaît quand Jude se met en tête de lui effacer la moustache — il peine à se faire à l'idée qu'il a cette horreur dessinée sur le dessus de la lèvre — en frottant avec ses doigts. Encore heureux, elle n'a pas récupéré de la salive pour le faire, elle se contente de l'eau qui dégouline sur le visage de Christopher. Mais il n'est pas sûr d'aimer ça quand même, il grimace, la bouche déformée par le doigt qui frotte. Pourtant, il ne songe même pas à s'éloigner d'elle, il se laisse faire en la tenant fermement contre lui même si la position sur le sol comme ça commence à lui faire mal au dos et aux jambes.
« Comment ça, ça part pas ! s'horrifie-t-il, la voix déformée par le doigt de Jude qui frotte sa lèvre. C'est pas pour rien que j'ai pas de barbe, gémit-il, ses yeux passant du frère à la sœur sans savoir sur qui se fixer, ça me va pas, c'est pas beau. »
La vérité c'est que le corps de Christopher est incapable de fournir une barbe digne de ce nom et que lui ne s'est jamais résolu à utiliser une potion pour uniformiser la pousse. Quand ça pousse, et quand il a la flemme de raser, ça pousse par plaque, avec de gros trous de partout. Il a l'air d'un adolescent qui tente maladroitement de faire pousser sa barbe. Un peu comme Dale, en fait. Il n'a pas envie de ressembler au petit Edmund avec sa moustache.
« Mon visage est harmonieux sans barbe, mes traits sont beaux, j'ai pas envie qu'une... »
Il grimace encore avant d'attraper la main de Jude entre ses doigts. Il l'éloigne de son visage juste après avoir déposé sur ses phalanges un long baiser accompagné d'un regard tendre.
« Merci, chérie, mais tu peux pas utiliser la magie ? Sérieux, je peux pas garder ça sur le visage. »
Et avant même que Lloyd ait le temps de dire ou de faire quoi que ce soit, Christopher redresse la tête pour lui jeter un regard noir — qui ne l'impressionnera certainement pas puisque Christopher est à moitié nu sur le sol d'une cuisine inconnu, les cheveux en vrac, avec un pantalon trop petit pour lui et une moustache ridicule dessinée sur la lèvre.
« Et te marre pas, toi ! T'as pas vu ta tronche ! Même un cadavre serait moins moche à regarder ! »
Il le prend à partie avec un geste de la main impérieux. Il n'est pas en colère, à vrai dire. Il prévient juste ce qu'il sait arriver : les moqueries de Lloyd. Christopher n'aime pas qu'on touche à son visage ou à ses cheveux. Pas sans qu'il soit au courant, du moins. Il a du mal à réussir à se concentrer sur autre chose, il ne fait qu'imaginer sa tête avec cette moustache horrible et ça ne lui plait pas. Il a beau fouiller sa mémoire, il ne se souvient pas du moment où on a dessiné ça sur son visage. Peut-être quand il s'est endormi ? Mais il ne se souvient même pas s'être couché. Et puis de toute manière, il ne sait même pas où ils sont, ni comment ils se sont retrouvés ici. Il ne sait même pas chez qui c'est. Il ne reconnait rien. Il ne sait pas grand chose, en fait.
Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
Trois cadavres sur le tapis
T’sais quoi ? Je sais pas qui a fait cette moustache dégueulasse à Lil’, mais je le remercie de dingue. Ça se trouve, c’est moi. Eh, ça se tiendrait : j’ai toujours un stylo sur moi. T’sais, pour les autographes sauvages. Mais vu que j’ai pas de pantalon, je peux pas le prouver.
Et vla qu’il s’agite. On va en avoir pour trois heures. Comment tu veux que je le prenne au sérieux, après ? T’sais, mon pote, je l’aime. Mais il parle trop. Il parle beaucoup trop. Surtout quand c’est pour se plaindre sur un truc qui va pas chez lui… non, en fait il parle tout le temps trop. Donc je vais laisser Judy gérer tout ça, hein.
Jude se laisse attraper la main, ses grands yeux de pandas éclatés sur Chris. Elle sourit. Elle se pince les lèvres pour ne pas rire. Comment elle fait ? Elle l’a à bout portant, la vieille tronche de Chris. Je les regarde du coin de l’œil, et franchement, meuf : respect. Allez, Lloyd, on regarde ailleurs…
Mes yeux outrés s’ouvrent grand sur Chris. Non mais il s’paye ma tête. Elle a quoi, ma tronche ? Quoi ? J’ai rien ! Sinon, Jude se serait foutu de moi second one !
« Moi j’suis moche ? » je grogne plus que je ne réponds en me montrant. « J’ai pas de vieille moustache dégueu sous le pif, mon pote ! Avec ton pantalon trop p’tit, là ! P’tain, le culot, j’hallucine ! J’suis l’cadavre le plus sexy d’Grande-Bretagne, mon pote ! Demande à ta sœur !
— Ooook », intervient vite Jude en se plaçant entre son Chris et son frère mal aimé.
Elle ne lâche pas la main de son Chris, et même qu’elle vient lui embrasser. Ils m’donnent envie de gerber. Et j’en ai marre de gerber.
Je m’approche de l’évier pour me nettoyer la tronche, le nez, la main. L’eau qui s’accumule prend une jolie teinte rosée que je regarde fixement, les yeux mi clos. J’ai franchement mal au crâne. Et au bide. Et au nez, bordel.
Jude continue avec Chris.
« Alors… » elle commence en croassant. Après s’être raclée la gorge, elle reprend : « J’ai pas ma baguette. Si j’ai pas ma baguette, ça veut forcément dire qu’on est chez des Moldus. T’as la tienne, toi ? »
Et v’la qu’elle commence à le palper. Je ferme fort les paupières en me frottant la tronche un peu plus fort. Ils me saoulent.
Je sens un truc me sauter sur le dos, et identifie direct le poids de ma fille. Elle se penche sur mon épaule. Peut-être assoiffée, je me penche plus près de l’eau qui coule. Mais au lieu de boire, mademoiselle bondit dans l’évier. Ben ouais, c’était bien le moment de prendre sa douche, hein ? Bah, ça m’fait une occupation. Je préfère la regarder se nettoyer le derrière que voir Jude tripoter Chris.
491 mots
Et vla qu’il s’agite. On va en avoir pour trois heures. Comment tu veux que je le prenne au sérieux, après ? T’sais, mon pote, je l’aime. Mais il parle trop. Il parle beaucoup trop. Surtout quand c’est pour se plaindre sur un truc qui va pas chez lui… non, en fait il parle tout le temps trop. Donc je vais laisser Judy gérer tout ça, hein.
Jude se laisse attraper la main, ses grands yeux de pandas éclatés sur Chris. Elle sourit. Elle se pince les lèvres pour ne pas rire. Comment elle fait ? Elle l’a à bout portant, la vieille tronche de Chris. Je les regarde du coin de l’œil, et franchement, meuf : respect. Allez, Lloyd, on regarde ailleurs…
Mes yeux outrés s’ouvrent grand sur Chris. Non mais il s’paye ma tête. Elle a quoi, ma tronche ? Quoi ? J’ai rien ! Sinon, Jude se serait foutu de moi second one !
« Moi j’suis moche ? » je grogne plus que je ne réponds en me montrant. « J’ai pas de vieille moustache dégueu sous le pif, mon pote ! Avec ton pantalon trop p’tit, là ! P’tain, le culot, j’hallucine ! J’suis l’cadavre le plus sexy d’Grande-Bretagne, mon pote ! Demande à ta sœur !
— Ooook », intervient vite Jude en se plaçant entre son Chris et son frère mal aimé.
Elle ne lâche pas la main de son Chris, et même qu’elle vient lui embrasser. Ils m’donnent envie de gerber. Et j’en ai marre de gerber.
Je m’approche de l’évier pour me nettoyer la tronche, le nez, la main. L’eau qui s’accumule prend une jolie teinte rosée que je regarde fixement, les yeux mi clos. J’ai franchement mal au crâne. Et au bide. Et au nez, bordel.
Jude continue avec Chris.
« Alors… » elle commence en croassant. Après s’être raclée la gorge, elle reprend : « J’ai pas ma baguette. Si j’ai pas ma baguette, ça veut forcément dire qu’on est chez des Moldus. T’as la tienne, toi ? »
Et v’la qu’elle commence à le palper. Je ferme fort les paupières en me frottant la tronche un peu plus fort. Ils me saoulent.
Je sens un truc me sauter sur le dos, et identifie direct le poids de ma fille. Elle se penche sur mon épaule. Peut-être assoiffée, je me penche plus près de l’eau qui coule. Mais au lieu de boire, mademoiselle bondit dans l’évier. Ben ouais, c’était bien le moment de prendre sa douche, hein ? Bah, ça m’fait une occupation. Je préfère la regarder se nettoyer le derrière que voir Jude tripoter Chris.
491 mots
Code couleur = #515f80
Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Miyaromantique | Captain Ouin Ouin
Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Miyaromantique | Captain Ouin Ouin
Trois cadavres sur le tapis
Lloyd réagit direct', c'était sûr qu'il allait réagir direct', et même si Christopher a envie de crever parce qu'il a l'impression que son cerveau lui sort par les yeux et qu'il a une barre de douleur dans le front, qu'il a envie de vomir et qu'il se sent crasseux, malgré tout ça il sent ses épaules se soulever dans un rire qui lui fera très mal au corps tout entier. Mais c'est plus fort que lui. Il rit. Jusqu'à ce que Lloyd parle de sa sœur. Là, son sourire dégringole de ses lèvres, son regard s'obscurcit. Il ouvre la bouche pour démonter Lloyd. Il sait bien que ce n'est pas vrai, hein. Qu'Annabelle, si elle voyait Lloyd, n'aurait qu'une envie : lui tourner le dos pour s'en éloigner bien vite. Lloyd n'est pas un mec pour une femme comme Annabelle. Mais même s'il le sait, n'empêche que Christopher n'aime pas qu'on parle comme ça de sa sœur et que Lloyd, il va bien le défoncer.
Enfin, il l'aurait fait si Jude, sa belle Judy, ne s'était pas placée entre eux deux. Ses yeux tombent sur son joli visage et instantanément Christopher ressert ses bras autour d'elle. Il sait bien que Lloyd n'aime pas trop les voir si proches. Il pourrait utiliser ça pour le rendre fou, mais en réalité il ne se rapproche pas de Jude pour faire sortir Lloyd de ses gonds. Il le fait car il l'aime, cette femme. Il aime sa voix, il aime ses lèvres qui se posent sur ses doigts, il aime son odeur même un lendemain de soirée, il aime ses yeux cerclés de noir même si son maquillage a coulé, il aime son air mutin, il aime la façon dont son sourire creuse ses joues, il aime sa façon de le regarder, il aime la sentir si proche de lui et pouvoir la serrer contre lui comme il le fait. Alors dans ces conditions, Lloyd prend un peu moins d'importance, il est relégué au second plan dans son esprit, comme souvent quand ils sont tous les trois.
Dans le dos de Jude, Lloyd se penche au-dessus de l'évier. S'il n'était pas aussi crevé et s'il n'avait pas les yeux obnubilés par la seule femme qu'il ne cessera jamais d'aimer, Christopher aurait rigolé de le voir le pif dans l'endroit qui leur a servi de toilettes. Il n'en fait rien et c'est aussi grâce à l'intervention de Jude qui lui rappelle tout à coup ce qu'il a sur les lèvres : cette fichue, horrible, dégoûtante moustache.
Christopher se remet aussitôt à grimacer. Même si, lorsque Jude commence à le palper, il ne peut pas s'empêcher de ricaner, même si son estomac n'est pas d'accord avec ça, et d'étirer les lèvres d'une façon aguicheuse.
« J'adore ça, articule-t-il d'une voix suave, continue. »
Il joue des sourcils pour la faire rigoler, parce qu'ils en rigolent souvent de ça, de l'attirance mutuelle qu'ils ont l'un pour l'autre même si, excepté un ou deux dérapages, ils n'ont jamais été ça l'un pour l'autre. Mais bien vite, les mains de Jude qui le parcourent lui prouvent au moins une chose qui n'est, elle, pas du tout marrante : il n'a effectivement pas sa baguette sur lui.
« Merde, marmonne-t-il en baissant la tête pour se regarder, comme si cela allait changer quelque chose, j'ai pas non plus la mienne sur moi. »
S'il l'avait, il le saurait vu le pantalon qu'il porte et qui le serre partout là où il ne devrait pas être serré. Ça le fait redescendre directement. Comme s'il avait compris que ce n'était plus le moment de rigoler, son crâne se remet à pulser de douleur et ce n'est pas du tout agréable. Un gémissement roule dans sa gorge. Christopher ne sait même pas comment il n'a pas pu se rendre compte plus tôt qu'il n'avait pas sa baguette sur lui. Alors d'accord, ça lui arrive régulièrement, qu'on se le dise, presque aussi souvent qu'il lui arrive de se réveiller dans un endroit inconnu. Mais à chaque fois, c'est le même sentiment effroyable qui l'envahit : comme si on lui avait arraché un morceau d'âme, comme s'il était tout nu — métaphoriquement, bien sûr. Pourtant, Christopher n'est pas le genre de sorcier qui dégaine facilement sa baguette mais enfin, c'est un sorcier pur souche, un né-sorcier, il est quasiment né avec une baguette dans la bouche et on lui a appris toute sa vie que sa baguette, c'était aussi important qu'un de ses membres. Il se serait senti aussi mal s'il s'était réveillé sans son bras. Il aurait peut-être eu un peu plus mal, c'est vrai.
Christopher relève les yeux jusqu'au visage de Jude et ils sont écarquillés.
« J'ai pas ma baguette non plus..., » gémit-il.
C'est peut-être même pire que d'avoir une moustache dessinée sur le dessus de sa lèvre. Non, rien ne peut être pire que ça, mais il est bien forcé de mettre la moustache en deuxième sur sa liste de priorité, maintenant.
« Même chez des moldus, je l'aurais eu. Putain, pourquoi on perd toujours notre baguette dans c'genre de soirée ? Faudrait qu'on se l'accroche. »
Les mains toujours autour de Jude et ses gestes toujours aussi tendres malgré le malaise qui a pris possession de son corps, Christopher accroche le regard de la femme et lui dit sur un ton dans lequel se distingue parfaitement son désespoir, naturellement exacerbé par son côté dramatique :
« Faut qu'on aille la chercher, allez... »
Il tente de se lever tout en l'aidant à faire de même, sans grande réussite, sans savoir s'il l'aide plus qu'il l'entrave et sans savoir non plus ce qu'elle fait exactement de son côté.
« Est-ce que quelqu'un sait chez qui on est, putain ? » finit-il finalement par demander à la cantonade, essoufflé d'avoir dû faire cet effort.
Il garde un bras enroulé autour de son ventre dans le vague espoir que cela apaise les crampes qui le malmènent. Il attend patiemment que Jude se mette en direction du salon, parce que sans elle comme appui il n'est pas sûr de pouvoir allez bien loin. Ses yeux se tournent aussi vers Lloyd pour l'inclure, même si Christopher est persuadé qu'il en saura encore moins qu'eux sur tout ça.
Enfin, il l'aurait fait si Jude, sa belle Judy, ne s'était pas placée entre eux deux. Ses yeux tombent sur son joli visage et instantanément Christopher ressert ses bras autour d'elle. Il sait bien que Lloyd n'aime pas trop les voir si proches. Il pourrait utiliser ça pour le rendre fou, mais en réalité il ne se rapproche pas de Jude pour faire sortir Lloyd de ses gonds. Il le fait car il l'aime, cette femme. Il aime sa voix, il aime ses lèvres qui se posent sur ses doigts, il aime son odeur même un lendemain de soirée, il aime ses yeux cerclés de noir même si son maquillage a coulé, il aime son air mutin, il aime la façon dont son sourire creuse ses joues, il aime sa façon de le regarder, il aime la sentir si proche de lui et pouvoir la serrer contre lui comme il le fait. Alors dans ces conditions, Lloyd prend un peu moins d'importance, il est relégué au second plan dans son esprit, comme souvent quand ils sont tous les trois.
Dans le dos de Jude, Lloyd se penche au-dessus de l'évier. S'il n'était pas aussi crevé et s'il n'avait pas les yeux obnubilés par la seule femme qu'il ne cessera jamais d'aimer, Christopher aurait rigolé de le voir le pif dans l'endroit qui leur a servi de toilettes. Il n'en fait rien et c'est aussi grâce à l'intervention de Jude qui lui rappelle tout à coup ce qu'il a sur les lèvres : cette fichue, horrible, dégoûtante moustache.
Christopher se remet aussitôt à grimacer. Même si, lorsque Jude commence à le palper, il ne peut pas s'empêcher de ricaner, même si son estomac n'est pas d'accord avec ça, et d'étirer les lèvres d'une façon aguicheuse.
« J'adore ça, articule-t-il d'une voix suave, continue. »
Il joue des sourcils pour la faire rigoler, parce qu'ils en rigolent souvent de ça, de l'attirance mutuelle qu'ils ont l'un pour l'autre même si, excepté un ou deux dérapages, ils n'ont jamais été ça l'un pour l'autre. Mais bien vite, les mains de Jude qui le parcourent lui prouvent au moins une chose qui n'est, elle, pas du tout marrante : il n'a effectivement pas sa baguette sur lui.
« Merde, marmonne-t-il en baissant la tête pour se regarder, comme si cela allait changer quelque chose, j'ai pas non plus la mienne sur moi. »
S'il l'avait, il le saurait vu le pantalon qu'il porte et qui le serre partout là où il ne devrait pas être serré. Ça le fait redescendre directement. Comme s'il avait compris que ce n'était plus le moment de rigoler, son crâne se remet à pulser de douleur et ce n'est pas du tout agréable. Un gémissement roule dans sa gorge. Christopher ne sait même pas comment il n'a pas pu se rendre compte plus tôt qu'il n'avait pas sa baguette sur lui. Alors d'accord, ça lui arrive régulièrement, qu'on se le dise, presque aussi souvent qu'il lui arrive de se réveiller dans un endroit inconnu. Mais à chaque fois, c'est le même sentiment effroyable qui l'envahit : comme si on lui avait arraché un morceau d'âme, comme s'il était tout nu — métaphoriquement, bien sûr. Pourtant, Christopher n'est pas le genre de sorcier qui dégaine facilement sa baguette mais enfin, c'est un sorcier pur souche, un né-sorcier, il est quasiment né avec une baguette dans la bouche et on lui a appris toute sa vie que sa baguette, c'était aussi important qu'un de ses membres. Il se serait senti aussi mal s'il s'était réveillé sans son bras. Il aurait peut-être eu un peu plus mal, c'est vrai.
Christopher relève les yeux jusqu'au visage de Jude et ils sont écarquillés.
« J'ai pas ma baguette non plus..., » gémit-il.
C'est peut-être même pire que d'avoir une moustache dessinée sur le dessus de sa lèvre. Non, rien ne peut être pire que ça, mais il est bien forcé de mettre la moustache en deuxième sur sa liste de priorité, maintenant.
« Même chez des moldus, je l'aurais eu. Putain, pourquoi on perd toujours notre baguette dans c'genre de soirée ? Faudrait qu'on se l'accroche. »
Les mains toujours autour de Jude et ses gestes toujours aussi tendres malgré le malaise qui a pris possession de son corps, Christopher accroche le regard de la femme et lui dit sur un ton dans lequel se distingue parfaitement son désespoir, naturellement exacerbé par son côté dramatique :
« Faut qu'on aille la chercher, allez... »
Il tente de se lever tout en l'aidant à faire de même, sans grande réussite, sans savoir s'il l'aide plus qu'il l'entrave et sans savoir non plus ce qu'elle fait exactement de son côté.
« Est-ce que quelqu'un sait chez qui on est, putain ? » finit-il finalement par demander à la cantonade, essoufflé d'avoir dû faire cet effort.
Il garde un bras enroulé autour de son ventre dans le vague espoir que cela apaise les crampes qui le malmènent. Il attend patiemment que Jude se mette en direction du salon, parce que sans elle comme appui il n'est pas sûr de pouvoir allez bien loin. Ses yeux se tournent aussi vers Lloyd pour l'inclure, même si Christopher est persuadé qu'il en saura encore moins qu'eux sur tout ça.
Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
Trois cadavres sur le tapis
Je peux vraiment béger de les voir faire, t’sais ? N’importe qui pourrait imaginer que, depuis le temps, je suis habitué… mais non. Tu peux pas t’habituer à voir ta soeur se comporter comme ça, t’as capté.
On a tendance à oublier que Chris, c’était d’abord mon copain. Alors, ok, on était pas ultra proche parce que c’était un baltrou de bourgeois, un serpentard et un mec qui avait déjà d’autres potes qui n’étaient pas les miens, mais c’était quand même mon copain. Jude, c’est juste la grande soeur un peu cool. Je sais pas trop comment ils en sont venus à devenir aussi proches. ‘Fin, si, je sais : c’était une évidence, comme le dira Jude. Moi aussi, je crois aux évidences. Chris, ça n’en a jamais été une, pour moi. Et pourtant, j’imagine plus ma vie sans lui, t’as capté ?
Bref. Je sais plus où on en était.
Le rire grave de Jude me ramène un peu. Ah, oui : elle le tripotait pour trouver sa baguette. Non mais regarde moi le. Bordel, tenez vous, quoi. Ils vont exprès. J’te jure qu’ils font exprès.
Je grogne dans mon coin. Je peux faire que ça : on tape pas sa soeur, et on peut pas taper Chris. Parce que si je tape Chris, Jude me tape. Mais si Chris me tape, Jude le tapera pas lui. Ça n’a aucun foutu sens. Parce que si lui il tape Jude, moi j’le démarre, t’as capté. Pourquoi c’est à partir de moi que la boucle d’entraide s’arrête ?
Toujours penché au dessus de l’évier, je regarde ma Dolly continuer de faire sa toilette dans l’évier. Madame prend sa douche, indifférente à la terrible vérité : personne n’a sa baguette.
Voilà ce qu’ont donné les palpations. Ben, super. Tout ça pour ça. Je fais même pas l’effort de me fouiller : j’ai qu’un calbut. Et franchement, ma baguette, je m’en bats les reins. Ne pas faire de magie, ça me dérange pas. Sauf pour transplaner. J’adore transplaner. Ça fait des guilis dans le ventre. Comment tu veux que je vois la magie comme une base de ma vie, hein ? Maman a jamais voulu qu’on fasse de magie chez elle, à cause des voisins. Jude, elle adore la magie. C’est la Sang-Mêlé la mieux adaptée aux deux mondes que je connaisse, genre vraiment. Elle est à sa place d’un côté comme de l’autre. Je sais pas comment elle fait, ni comment elle arrive à se sentir sorcière. On a été élevé comme des Moldus, nous. Sans les côtés cool, genre les jeux vidéos. Après, les darons ont jamais vraiment eu la thune pour nous acheter la pointe de la next gen, t’as capté, donc peut-être qu’on aurait jamais rien eu de console, je sais pas. Et puis maman, c’est pas trop sa came tout les trucs là. C’est une Née-Sorcière, normal. Comme Lil’. Et, comme Lil’, elle supporte pas de pas avoir sa baguette avec elle. En fait, c’est un peu le même mal dont souffre les Moldus avec leur portable, t’as capté.
C’est marrant.
Je me redresse en essuyant mon visage qui goutte d’eau. Je les regarde à peine.
Jude, elle, aide son Chris à se lever, et lui même à l’air de l’aider. Ils me fument. On dirait deux siamois, j’te jure. Quand Chris lui fait son mélodrama habituel, Jude le regarde avec tout le sérieux du monde, comme si il venait de lui confier la mission de sa vie : faut retrouver sa baguette. Je vais pas me moquer : c’est un peu la priorité.
Eh, si ça se trouve, nos baguettes sont avec mon froc, mon sweat et mes pompes ! Ça serait pas ultra pratique ?
Appuyée sur le comptoir, clairement en train de s’avachir, Jude regarde autour d’elle. Je sais pas ce qu’elle voit à cette hauteur, mais je vais éviter de poser la question tout de suite.
« J’sais pas… » Jude marmonne. Elle désigne du coup de coude le réfrigérateur à moitié ouvert. « C’est clairement pas un appart sorcier, c’est tout ce que j’sais… Sinon, t’peux être sûr qu’on aurait des conneries magiques partout, partout, partout. J’me connais, avec une baguette. »
Elle souffle et prend sur elle pour se relever. Ça tangue, hein ? Je ricane. Ils m’font tiep, j’te jure. Des cadavres ambulants. Ça, c’est parce qu’ils ont pas vomis.
Allez, c’est moi le leader, j’vais les trouver, ces baguettes.
J’attrape ma Dolly trempée et me la fout sur l’épaule. Pas contente, elle vient me tirer les cheveux avec ses petites dents, un peu trop près de mon lobe.
« Moi, quand j’sors chez les Moldus, je planque ma baguette dans mon sac, que je planque dans des zones dont ils en ont rien à foutre », je dis en contournant les deux pour sortir. Bordel, ça tangue. Je m’accroche au dessus de l’encadrement de la porte en me tournant vers eux. « Genre une vieille boîte à livres, ou… ou t’sais, les vieilles cabines téléphoniques. Ou dans un buisson dans un parc. » Je grattouille le menton de Dolly qui s’excite sur mes cheveux.
Jude me jette un regard. Ça dure qu’une seconde avant qu’elle se redresse en grognant, une main sur le bide.
« On était où, hier soir ? » elle demande en regardant Chris. Genre, moi, je peux pas savoir, t’sais. Bon, en effet, je sais pas. « J’me souviens juste du Pitiponk. On est venu te chercher… et après ? On devait aller où ? Ça se trouve, on est encore à Londres, et … je sais pas, nos baguettes sont peut-être chez toi ou chez nous ? »
Je m'étire les lombaires en me tenant à l'encadrement. Ça fait trop du bien, bordel... bon, la théorie de Judy se tient. Mais ça explique pas où sont mes fringues. Pourquoi faut toujours que je finisse à poil où qu'on soit, sérieux ? Un jour, je vais me faire enfermer pour exhibitionniste, je vais rien voir venir. J'ai été en cellule pour plein de truc, jamais pour ça.
Est-ce que je suis du genre collectionneur ? Ouaip. Est-ce que je vais un jour vouloir me choper cette condamnation là ? Carrément.
1034 mots
On a tendance à oublier que Chris, c’était d’abord mon copain. Alors, ok, on était pas ultra proche parce que c’était un baltrou de bourgeois, un serpentard et un mec qui avait déjà d’autres potes qui n’étaient pas les miens, mais c’était quand même mon copain. Jude, c’est juste la grande soeur un peu cool. Je sais pas trop comment ils en sont venus à devenir aussi proches. ‘Fin, si, je sais : c’était une évidence, comme le dira Jude. Moi aussi, je crois aux évidences. Chris, ça n’en a jamais été une, pour moi. Et pourtant, j’imagine plus ma vie sans lui, t’as capté ?
Bref. Je sais plus où on en était.
Le rire grave de Jude me ramène un peu. Ah, oui : elle le tripotait pour trouver sa baguette. Non mais regarde moi le. Bordel, tenez vous, quoi. Ils vont exprès. J’te jure qu’ils font exprès.
Je grogne dans mon coin. Je peux faire que ça : on tape pas sa soeur, et on peut pas taper Chris. Parce que si je tape Chris, Jude me tape. Mais si Chris me tape, Jude le tapera pas lui. Ça n’a aucun foutu sens. Parce que si lui il tape Jude, moi j’le démarre, t’as capté. Pourquoi c’est à partir de moi que la boucle d’entraide s’arrête ?
Toujours penché au dessus de l’évier, je regarde ma Dolly continuer de faire sa toilette dans l’évier. Madame prend sa douche, indifférente à la terrible vérité : personne n’a sa baguette.
Voilà ce qu’ont donné les palpations. Ben, super. Tout ça pour ça. Je fais même pas l’effort de me fouiller : j’ai qu’un calbut. Et franchement, ma baguette, je m’en bats les reins. Ne pas faire de magie, ça me dérange pas. Sauf pour transplaner. J’adore transplaner. Ça fait des guilis dans le ventre. Comment tu veux que je vois la magie comme une base de ma vie, hein ? Maman a jamais voulu qu’on fasse de magie chez elle, à cause des voisins. Jude, elle adore la magie. C’est la Sang-Mêlé la mieux adaptée aux deux mondes que je connaisse, genre vraiment. Elle est à sa place d’un côté comme de l’autre. Je sais pas comment elle fait, ni comment elle arrive à se sentir sorcière. On a été élevé comme des Moldus, nous. Sans les côtés cool, genre les jeux vidéos. Après, les darons ont jamais vraiment eu la thune pour nous acheter la pointe de la next gen, t’as capté, donc peut-être qu’on aurait jamais rien eu de console, je sais pas. Et puis maman, c’est pas trop sa came tout les trucs là. C’est une Née-Sorcière, normal. Comme Lil’. Et, comme Lil’, elle supporte pas de pas avoir sa baguette avec elle. En fait, c’est un peu le même mal dont souffre les Moldus avec leur portable, t’as capté.
C’est marrant.
Je me redresse en essuyant mon visage qui goutte d’eau. Je les regarde à peine.
Jude, elle, aide son Chris à se lever, et lui même à l’air de l’aider. Ils me fument. On dirait deux siamois, j’te jure. Quand Chris lui fait son mélodrama habituel, Jude le regarde avec tout le sérieux du monde, comme si il venait de lui confier la mission de sa vie : faut retrouver sa baguette. Je vais pas me moquer : c’est un peu la priorité.
Eh, si ça se trouve, nos baguettes sont avec mon froc, mon sweat et mes pompes ! Ça serait pas ultra pratique ?
Appuyée sur le comptoir, clairement en train de s’avachir, Jude regarde autour d’elle. Je sais pas ce qu’elle voit à cette hauteur, mais je vais éviter de poser la question tout de suite.
« J’sais pas… » Jude marmonne. Elle désigne du coup de coude le réfrigérateur à moitié ouvert. « C’est clairement pas un appart sorcier, c’est tout ce que j’sais… Sinon, t’peux être sûr qu’on aurait des conneries magiques partout, partout, partout. J’me connais, avec une baguette. »
Elle souffle et prend sur elle pour se relever. Ça tangue, hein ? Je ricane. Ils m’font tiep, j’te jure. Des cadavres ambulants. Ça, c’est parce qu’ils ont pas vomis.
Allez, c’est moi le leader, j’vais les trouver, ces baguettes.
J’attrape ma Dolly trempée et me la fout sur l’épaule. Pas contente, elle vient me tirer les cheveux avec ses petites dents, un peu trop près de mon lobe.
« Moi, quand j’sors chez les Moldus, je planque ma baguette dans mon sac, que je planque dans des zones dont ils en ont rien à foutre », je dis en contournant les deux pour sortir. Bordel, ça tangue. Je m’accroche au dessus de l’encadrement de la porte en me tournant vers eux. « Genre une vieille boîte à livres, ou… ou t’sais, les vieilles cabines téléphoniques. Ou dans un buisson dans un parc. » Je grattouille le menton de Dolly qui s’excite sur mes cheveux.
Jude me jette un regard. Ça dure qu’une seconde avant qu’elle se redresse en grognant, une main sur le bide.
« On était où, hier soir ? » elle demande en regardant Chris. Genre, moi, je peux pas savoir, t’sais. Bon, en effet, je sais pas. « J’me souviens juste du Pitiponk. On est venu te chercher… et après ? On devait aller où ? Ça se trouve, on est encore à Londres, et … je sais pas, nos baguettes sont peut-être chez toi ou chez nous ? »
Je m'étire les lombaires en me tenant à l'encadrement. Ça fait trop du bien, bordel... bon, la théorie de Judy se tient. Mais ça explique pas où sont mes fringues. Pourquoi faut toujours que je finisse à poil où qu'on soit, sérieux ? Un jour, je vais me faire enfermer pour exhibitionniste, je vais rien voir venir. J'ai été en cellule pour plein de truc, jamais pour ça.
Est-ce que je suis du genre collectionneur ? Ouaip. Est-ce que je vais un jour vouloir me choper cette condamnation là ? Carrément.
1034 mots
Code couleur = #515f80
Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Miyaromantique | Captain Ouin Ouin
Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Miyaromantique | Captain Ouin Ouin
Trois cadavres sur le tapis
Ça y est. Jude a réussi à se lever. Elle s'affale sur le comptoir. Christopher, lui, n'a pas la force d'aller aussi loin alors il se contente de tanguer sur lui-même en transférant son poids du pied droit au pied droit, ainsi de suite. Ça lui donne l'impression d'être bercé. Ça lui fait du bien. Il n'a jamais eu aussi envie de son lit qu'aujourd'hui. Juste s'affaler dans les draps et se taper la plus longue sieste de toute sa vie. Si Jude pouvait être là, aussi, ce serait bien. Il dort bien, avec elle blottie dans ses bras.
Christopher cligne des yeux quand Jude prend la parole. Il lance un regard vers le frigo. Apparemment, le vrai nom, c'est un réfrigérateur ce qui est assez drôle, quand même. Un gloussement lui échappe. Ce que dit Jude, pourtant, n'est pas drôle du tout : ils ne sont pas du tout dans un appartement sorcier, elle a raison. C'est du moldu ça, tout ça. Les ustensiles, les prises, tout ce bordel. Un sorcier ne vivrait jamais avec tous ces trucs, sinon ça capoterait de partout au moindre sortilège. Christopher pousse un grognement de dépit en se frottant les yeux.
« C'pas sorcier du tout, » marmonne-t-il en hochant la tête.
Il transfère son regard vers Lloyd, qui porte sa Dolly en écharpe. Ça le dégoûte un peu, Christopher, un furet sur l'épaule nue, comme ça. En plus Dolly, même si elle est très mignonne, elle pue. Il pète des câbles quand elle grimpe sur lui quand il est bien fringué. Après, ses belles pièces sentent le furet et il a l'impression que l'odeur se répand dans tout son placard. Lloyd lui a déjà dit qu'il se faisait des films mais Chris, lui, est persuadé que les odeurs, ça se répand.
Christopher tourne sur lui même pour suivre Lloyd des yeux quand il les contourne pour sortir. Alors leurs affaires seraient dehors dans un buisson ? Ses affaires ? Sa belle chemise ? Son joli pantalon ? Et... Oh, Morgane, portait-il encore la cape d'Alice ? Christopher capte le regard de Jude. Où étaient-ils hier soir ? Il commence à son tour à dérouler leur soirée. Le Pitiponk, la soirée d'inté', Jude et Lloyd qui arrivent, le crochet chez Chris pour se changer... Là, il a accroché la cape de la petite vipère sur un cintre et n'est pas ressorti avec. C'est bien ça, hein ? Ils ont descendu une bonne bouteille avant de...
« Je portais un super pantalon, gémit-il. Si mon pantalon est dans un buisson ou dans une vieille cabine télékonique pleine de pisse je pète un câble... »
Christopher pousse un long râle en se frottant la tempe du plat de la main ; le son résonne dans toute la cuisine. Quand il rouvre les yeux, il regarde Lloyd puis Jude, avant d'écarquiller subitement les yeux.
« Franky ! s'exclame-t-il bien trop fort en pointant Jude du doigt. Hier, après être passé chez moi, on est sortis dans ce pub, là, v'savez ? »
Parce que lui, il ne sait pas. Il se souvient de l'intérieur, des tables en bois, des tabourets, des banquettes et de la putain de bonne musique, il se souvient d'avoir dansé, sauté, crié, mais il n'a pas le moindre souvenir du pub dans lequel ils sont allés et ce qu'ils y on fait. Mais il se souvient de ce prénom. Franky.
« C'était qui ? questionne-t-il en fronçant les sourcils. 'tain, j'sais plus... »
Tout en réfléchissant, Christopher tire un peu sur son pantalon qui est bien trop serré aux hanches, à l'entre-jambe, aux cuisses et... Partout, en fait. En relevant les yeux, il capte le regard de Jude.
« T'inquiète, mon cœur, je te l'abîme pas, mais putain ça serre les... Bref, vous avez capté. »
Et pour la seconde fois, un gloussement lui échappe ; il le retient tout juste avec la main devant la bouche.
« J'ai parlé comme toi ! rit-il en tendant la main vers sa Jude, avant de faire pareil avec Lloyd. Et comme toi ! »
Christopher étouffe son rire contre sa main car il se rend bien compte que c'est les restes d'alcool qui parlent, là, et que tout ça n'a rien de drôle.
Christopher cligne des yeux quand Jude prend la parole. Il lance un regard vers le frigo. Apparemment, le vrai nom, c'est un réfrigérateur ce qui est assez drôle, quand même. Un gloussement lui échappe. Ce que dit Jude, pourtant, n'est pas drôle du tout : ils ne sont pas du tout dans un appartement sorcier, elle a raison. C'est du moldu ça, tout ça. Les ustensiles, les prises, tout ce bordel. Un sorcier ne vivrait jamais avec tous ces trucs, sinon ça capoterait de partout au moindre sortilège. Christopher pousse un grognement de dépit en se frottant les yeux.
« C'pas sorcier du tout, » marmonne-t-il en hochant la tête.
Il transfère son regard vers Lloyd, qui porte sa Dolly en écharpe. Ça le dégoûte un peu, Christopher, un furet sur l'épaule nue, comme ça. En plus Dolly, même si elle est très mignonne, elle pue. Il pète des câbles quand elle grimpe sur lui quand il est bien fringué. Après, ses belles pièces sentent le furet et il a l'impression que l'odeur se répand dans tout son placard. Lloyd lui a déjà dit qu'il se faisait des films mais Chris, lui, est persuadé que les odeurs, ça se répand.
Christopher tourne sur lui même pour suivre Lloyd des yeux quand il les contourne pour sortir. Alors leurs affaires seraient dehors dans un buisson ? Ses affaires ? Sa belle chemise ? Son joli pantalon ? Et... Oh, Morgane, portait-il encore la cape d'Alice ? Christopher capte le regard de Jude. Où étaient-ils hier soir ? Il commence à son tour à dérouler leur soirée. Le Pitiponk, la soirée d'inté', Jude et Lloyd qui arrivent, le crochet chez Chris pour se changer... Là, il a accroché la cape de la petite vipère sur un cintre et n'est pas ressorti avec. C'est bien ça, hein ? Ils ont descendu une bonne bouteille avant de...
« Je portais un super pantalon, gémit-il. Si mon pantalon est dans un buisson ou dans une vieille cabine télékonique pleine de pisse je pète un câble... »
Christopher pousse un long râle en se frottant la tempe du plat de la main ; le son résonne dans toute la cuisine. Quand il rouvre les yeux, il regarde Lloyd puis Jude, avant d'écarquiller subitement les yeux.
« Franky ! s'exclame-t-il bien trop fort en pointant Jude du doigt. Hier, après être passé chez moi, on est sortis dans ce pub, là, v'savez ? »
Parce que lui, il ne sait pas. Il se souvient de l'intérieur, des tables en bois, des tabourets, des banquettes et de la putain de bonne musique, il se souvient d'avoir dansé, sauté, crié, mais il n'a pas le moindre souvenir du pub dans lequel ils sont allés et ce qu'ils y on fait. Mais il se souvient de ce prénom. Franky.
« C'était qui ? questionne-t-il en fronçant les sourcils. 'tain, j'sais plus... »
Tout en réfléchissant, Christopher tire un peu sur son pantalon qui est bien trop serré aux hanches, à l'entre-jambe, aux cuisses et... Partout, en fait. En relevant les yeux, il capte le regard de Jude.
« T'inquiète, mon cœur, je te l'abîme pas, mais putain ça serre les... Bref, vous avez capté. »
Et pour la seconde fois, un gloussement lui échappe ; il le retient tout juste avec la main devant la bouche.
« J'ai parlé comme toi ! rit-il en tendant la main vers sa Jude, avant de faire pareil avec Lloyd. Et comme toi ! »
Christopher étouffe son rire contre sa main car il se rend bien compte que c'est les restes d'alcool qui parlent, là, et que tout ça n'a rien de drôle.
Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER