22 mai 2025, 14:52
Un tapotis de travers  RPG+ 
Brynn n'était pas tout à fait sûr de savoir comment cerner son aînée. Il y avait tout de même quelque chose d'étrange à se voir donner un cours sur le classement des livres dans la bibliothèque dans des toilettes dites abandonnées, le visage encore à moitié barbouillé d'eau et de vinaigre.
La façon dont elle lui décrivait la bibliothèque semblait suggérer que les choses étaient en effet plus simples que ce qu'il s'en représentait, mais un petit coin de l'esprit de Brynn ne voulait pas abandonner son opinion comme ça et baragouinait une sorte de "Oui mais quand même c'est compliqué" qu'il ne se risqua pas à prononcer.

Montmort ? La directrice ? Brynn se voyait mal demander quoique ce soit à la directrice. Il n'avait jamais parlé à cette dernière et l'adulte avait une aura d'autorité qui ne l'aurait pas enjoint à s'y risquer. Miss Priddy, qui était leur adulte à eux, professeure de Sortilèges qui plus est, était une cible qui lui semblait bien plus accessible. Après tout, ça ne faisait qu'un mois qu'il était à Poudlard. Est-ce que, lorsqu'il aurait l'âge de sa camarade, parler à la directrice lui semblerait aussi facile que de parler à Miss Priddy ? Peut-être était-elle très gentille ?
La légère moquerie de sa camarade lui passa en tout cas tout à fait à côté et il fronça le nez avec concentration.

« Tu crois qu'on peut vraiment ? » faire changer quelque chose dans ce grand château, à deux élèves, lui semblait soudainement ambitieux « Je peux demander aux gens de mon dortoir, mais je connais pas beaucoup de gens moi. Tu connais beaucoup de gens toi ? »

Lorsqu'il finit par demander timidement à Ashley si elle pouvait lui montrer le code et que celle-ci se mit à reculer jusqu'à la porte, il craint un instant qu'elle ne s'en aille, avant de la voir lever la main pour lui montrer. Soulagé, il écouta avec attention, et reproduisit plusieurs fois le geste sur son avant bras, comme pour le faire entrer plus profondément. Il ne savait pas bien ce qu'il avait mal fait un peu plus tôt, mais qu'importe : s'il reproduisait convenablement cet Helga Poufsouffle là, le vinaigre ne lui sauterait plus dessus.

« Comme ça ? » demanda-t-il tout de même confirmation, en tapant le rythme dans ses mains. Après tout, mieux vallait être un peu trop sûr que pas assez. « Merci. »

Il n'était pas certain qu'il retente de faire le code de lui même tout de suite, mais au moins avait-t-il rafraîchi sa mémoire. Est-ce que les autres maisons avaient aussi un tonneau qui crachait du vinaigre, devant leur porte ? Est-ce qu'ils devaient aussi tapoter Godric Gryffondor, Salazar Serpentard et Rowena Serdaigle sur un rythme précis ? Deux puis trois, trois puis trois, trois puis deux, deux puis deux, il y avait là de quoi faire 4 codes différents, même sans changer le rythme.
Réalisant que ses pensées l'avaient embrouillées de nouveau sur le code, il se mit à le re-tapoter sur son poignet, pour se rassurer, avant de froncer le bout du nez. C'était tout de même bizarre comme code. Laisser entrer seulement les bonnes personnes ou repousser toutes les mauvaises lui semblait décidément plus pratique.

« Oh ! On pourrait faire comme pour le sortilège qui chasse les moldus ! Sauf que là ce serait les pas Poufsouffles ! Repello euh... Gryffondum Serpentum Serdaiglum. Ça existe tu crois ? »

Présence très ralentie jusqu'au 17 juin
Code couleur : #83620b — Troisième année (Promo 48) — Fiche PRPNJs

31 août 2025, 02:04
Un tapotis de travers  RPG+ 
Il n'a pas l'air convaincu par mon explication sur la formidable source de savoir qu'est la bibliothèque du château. Mais bon, je ne peux pas lui en vouloir. Il y a deux catégories de gens : ceux qui aiment lire, qui sont curieux au point de pouvoir passer des heures penchés sur un livre, et ceux qui les considèrent comme des objets étranges, indéchiffrables, qui n'ont aucun intérêt voire sont une perte de temps (autrement dit : des imbéciles). À l'évidence, le petit Poufsouffle fait partie de ces personnes-là, bien qu'il n'ait pas l'air bête. C'est dommage.

Je ne crois par contre pas une seule seconde qu'on puisse demander à la directrice de changer le mot de passe de l'entrée de la salle commune des Poufsouffle. L'idée n'est pas stupide, le projet est plutôt intéressant, mais c'est quelque chose qui ne s'applique qu'en théorie, pas en pratique. C'est faisable intellectuellement parlant, c'est même captivant et y penser fait frémir d'impatience le bout de mes doigts. Mais c'est tout, et une réelle mise en application semble impossible. Taper en rythme sur les tonneaux est une pratique qui se fait depuis trop longtemps pour qu'elle puisse être changée du jour au lendemain. On dit que le château est vivant et a sa propre volonté, et je ne pense pas qu'il veuille changer ses habitudes. Par contre, en parler avec Miss Montmort, ou d'abord avec Miss Priddy, cela peut mener à une conversation intéressante. Et peut-être même qu'elles finiront par sérieusement considérer cette proposition.

« Ça se tente, réponds-je en haussant les épaules. Puis j'ajoute, un peu honteuse de l'avouer : Non pas trop. Disons que je parle pas beaucoup aux autres. »

Je n'ose compléter par « parce que je n'en ai pas envie et qu'ils sont pour la plupart insupportables » et me contente de balayer l'air de ma main pour signifier que ce n'est pas très important et qu'on se débrouillera tous seuls. Je n'aime de toute façon pas me reposer sur les autres.

J'observe attentivement le Poufsouffle taper le code de la salle commune dans ses mains et hoche la tête dans sa direction. Oui, c'est comme ça, et c'est très bien réalisé. Là, il ne devrait plus avoir de problèmes pour rentrer dans la salle commune. Son exclamation soudaine me fait sursauter et j'écarquille les yeux, surprise. Je pensais qu'après cela, il s'en irait et oublierait son idée farfelue de changer le moyen de pénétrer dans la salle commune. Force est de constater qu'il peut être aussi têtu que moi et qu'il va au bout de ses idées. C'est une qualité que j'apprécie. Je croise les bras, réfléchissant à la proposition du Jaune et Noir. Sa formule n'existe forcément pas, car elle est un peu absurde, mais vu qu'elle part d'un sortilège déjà existent, c'est plus facile. Un peu comme toutes les variantes de Lumos, qui ont la même base mais ont des effets différents.

« C'est un peu long et pas pratique à retenir. Il faudrait plutôt quelque chose comme Repello non Poufsoufflum ? »

Puis, après une seconde, je continue :

« Mais comment on entre dans la salle commune ? Parce que là, on a toujours le problème des tonneaux. Y'a juste les élèves des autres maisons qui sont en moins. »

Quatrième année | Corneille du Chant | #741b47 | Saumon indépendant

25 nov. 2025, 21:58
Un tapotis de travers  RPG+ 
Lorsqu'Ashley avait mentionné qu'elle ne parlait pas aux autres, Brynn l'avait observée avec une curiosité nouvelle. Le geste qu'elle avait fait de la main l'avait retenu de poser une question, mais il n'était pas sûr de comprendre pourquoi son aînée ne parlait pas aux autres. Après tout elle lui avait bien parlé, à lui, non ? Elle lui avait même confié un mouchoir et l'eau de sa gourde. Est-ce qu'elle était timide ? Seulement avec celles et ceux qui n'avaient pas du vinaigre sur la figure ? L'idée était étrange. Et sa formulation lui semblait tout autant surprenante. Si elle lui avait dit qu'elle ne parlait pas avec beaucoup de monde, il aurait compris, mais ça n'était pas ce qu'elle avait dit, et ça le perturbait. Cependant, puisqu'il n'allait pas poser de question, il ne servait à rien de s'en poser tant. Après tout, lui non plus ne parlait pas beaucoup.

Rassuré par le hochement de tête de la plus âgée et apaisé par sa présence et l'aide qu'elle lui avait apporté, l'esprit du première année se déliait pour songer à une vraie solution qu'ils pourraient mettre en place pour modifier l'entrée de la maison. L'idée que ce soit possible de modifier quelque chose qui lui semblait défectueux - puisqu'Ashley avait dit que ça l'était - l'enthousiasmait. La réponse qu'elle lui donna l'arrêta cependant quelque peu dans son élan tandis qu'il se disait qu'effectivement, elle avait raison, c'était un peu long et pas pratique à retenir. Et que peut-être Repello non Poufsoufflum serait mieux. Mais alors, est-ce que les adultes comme Miss Priddy pourraient encore rentrer ? Est-ce que Miss Priddy était une Poufsouffle ? C'était la DDM de Poufsouffle, alors elle l'était sans doute. Et les animaux de compagnie des Poufsouffles, est-ce qu'ils étaient des Poufsouffles, eux aussi ? Est-ce que le Repello fonctionnait sur les chats et les boursoufflets ? Il ne savait pas vraiment, mais la deuxième question d'Ashley vient le distraire de cette interrogation, lui faisant froncer le bout du nez, pensif. Comment on rentrait dans la salle commune ? La question lui paraissait saugrenue. Et parce qu'elle lui paraissait saugrenue, il y avait quelque chose qui n'allait pas.

« Oh » réalisa-t-il à mesure que la réponse lui apparaissait, plutôt évidente en vérité, de ce qu'il lui semblait « La formule ce serait pas un mot de passe. Ce serait juste la formule sur la porte ? » Une porte qui ne laisserait passer que les Poufsouffles « Alors il faudrait juste ouvrir la porte ? »

Pourquoi inventer des mots de passe pour discriminer les personnes voulant entrer dans une salle si la magie pouvait discriminer ces mêmes personnes sans mots de passe ? A fortiori quand les mots de passe étaient sujets à s'échanger ou s'oublier, entraînant quelques entrées illégales et jets de vinaigre mal avisés ?

Présence très ralentie jusqu'au 17 juin
Code couleur : #83620b — Troisième année (Promo 48) — Fiche PRPNJs

18 mai 2026, 19:38
Un tapotis de travers  RPG+ 
C'est rigolo, quand il réfléchit, il fronce le bout de son nez. Il a exactement le même tic que Natanaël. Combien de fois ne l'ai-je pas vu ainsi, penché sur un livre ou sur ses devoirs, avec la même mimique sur le visage ! En y réfléchissant, le Poufsouffle me rappelle un peu mon frère quand il était plus jeune, à la différence que lui, il posait moins de questions et aimait vraiment la bibliothèque. Ou alors c'est la vision que j'ai de lui en tant que petite sœur. Et peut-être que celle que j'ai du première année est celle qu'avaient Gwennaëlle et Valerian en regardant Natanaël. Enfin, cela revient au même. S'il ne parle pas beaucoup, ou en tout cas pas pour rien dire, il est très expressif du visage et ce caractère se retrouve chez le Jaune en face de moi. Je me demande si mon frère a déjà pensé à changer le mot de passe de la salle commune de Serdaigle. Il n'a jamais voulu me dire quel était son mode de fonctionnement, aussi suis-je incapable de savoir s'il y a également un rythme à taper, ou s'il s'agit d'un simple mot à prononcer. Si c'est le dernier cas, ça ne se fait pas.

Ou peut-être qu'il n'y en a pas, tout simplement. À la suggestion du première année, je hausse les sourcils. Sa proposition est brillante de simplicité et je me surprends à être jalouse de ne pas y avoir pensé avant lui. Si un sort de Repello quelque chose est jeté sur la porte, alors il n'y a en effet pas besoin de mot de passe. C'est simple comme bonjour et pratique comme une bougie.

« Pas bête, avoué-je à contrecœur. Pas bête du tout. On essaye d'en parler à la DDM alors ? »

Je penche la tête d'un air interrogatif, ne sachant pas vraiment s'il veut réellement mener son projet à bout. Peut-être que ça lui passera et qu'il l'oubliera. Après tout, on a tellement mieux à faire, et beaucoup à faire, même, que ça ne m'étonnerait pas qu'il n'y pense même plus une fois la porte des toilettes abandonnées franchie. Un silence s'installe entre nous et je me balance d'un pied sur l'autre, mal à l'aise. Je déteste ces fins de conversation. Je ne sais jamais comment m'en aller sans que cela paraisse brusque. À la maison, c'est facile, je peux passer inaperçue car il y a toujours quelqu'un pour prendre ma place. Mais là, en tête à tête ? Alors qu'il n'y a personne à moins de trois couloirs ? Finalement, je me racle la gorge et dis :

« Je retourne dans la salle commune, si jamais tu veux passer les tonneaux en même temps que moi. »

Impossible de cacher le léger sourire narquois qui se dessine sur mon visage. Je suis prête à parier qu'il va me suivre juste pour ne pas avoir à taper le code parce qu'il a peur de se faire de nouveau asperger. Et je suis encore plus prête à parier qu'il fera toujours en sorte de passer avec quelqu'un.

C'est a priori une fin pour moi, merci pour ce rp !

Quatrième année | Corneille du Chant | #741b47 | Saumon indépendant