14 sept. 2024, 01:14
RP Histoire de pêches et d'abricots
Novembre 2041, quand il commençait à faire froid dehors
Appartement de Sigmund Charleston
Avec @Cinaed Wallace


Réveillé par les premiers rayons du soleil, Sigmund ouvrit difficilement les yeux. Son corps tout entier lui faisait mal, chose guère étonnante quand le matelas posé à même le sol n'avait pas encore trouvé sommier un mois après son déménagement. Même ses fenêtres ne disposaient pas encore de rideaux. Il les maudissait chaque matin où il oubliait de fermer les volets. D'une main hésitante, il tâtonna à côté de lui jusqu'à trouver une baguette magique qui lui sembla fort peu familière en main, et bien peu encline à lui obéir... si ce n'est récalcitrante. Mais trop endormi pour y prêter attention, il l'agita jusqu'à ce qu'elle cède sans prêter garde et ne lâcha qu'un grognement satisfait quand les deux battants de bois se rabattirent l'un sur l'autre, limitant l'éclairage de la pièce.

Il avait mal à la tête aussi, un peu. Où diable était passé son deuxième oreiller ? Il fallait soulager ses cervicales, faire quelque chose. Dans un énième grognement, il se retourna dans son lit, échappant une bonne fois pour toute aux rayons matinaux. Sa main tâtonna devant lui, hasardeuse, avant de rencontrer une surface poilue et musclée qu'il continua à explorer jusqu'à atteindre le bord de l'oreiller. Bingo ! Mais le coussin lui résistait, comme bloqué par une masse lourde. Il tira aussi fort qu'il put dans le demi-sommeil qui l'avait déjà rattrapé et se résolut à s'approcher de la masse inerte pour bénéficier du support désiré. Ah, c'était mieux. C'était comme se lover autour d'un gros coussin près d'un feu de bois, ça lui rappelait la maison et son père.

Il sombra une nouvelle fois, doucement, dans un sommeil qui l'emporta près d'une heure avant qu'un étrange rêve ne le fasse se réveiller en sursaut. Un oursin lui avait chatouillé le visage dans son rêve et la sensation lui avait paru si réelle que ses joues le picotaient encore au réveil. Il repoussa d'un geste de la main la chose qui le piquait et fut retenu par des bras qui l'encerclaient. Deux grosses billes marrons qui appartenaient à un homme dans la trentaine le fixaient avec un air rieur. Sigmund lui rendit un regard fort confus avant de comprendre que son torse, nu, était écrasé contre celui de l'inconnu qui l'enlaçait.

« Oh diable... » fut le seul commentaire de cet homme qui ne connaissait que les femmes, divorcé, et disposant de son propre logement au cœur de Londres depuis seulement un mois. Il se réveillait dans les bras d'un homme qu'il ne connaissait ni d'Ève ni d'Adam.

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14 sept. 2024, 02:16
RP Histoire de pêches et d'abricots
Les yeux collés, Cinaed émergea à cause du bruit des volets. De toute façon, si l'autre ne les avait pas fermés, il aurait fini par se réveiller à cause de la lumière. Il peinait toujours à dormir quand il n'était pas dans le noir complet. C'était quelque chose que Ewan avait vite compris et, depuis qu'ils avaient emménagé ensemble, le comptable faisait attention à toujours fermer les volets de sa chambre. Personne ne pouvait savoir quand Cinaed aurait envie de le rejoindre en pleine nuit, juste pour le plaisir de se blottir contre un corps chaud. Les premières nuits, Cinaed avait été réveillé à l'aube et avait été très mécontent tout au long de la journée, malgré toutes les remarques d'Ewan sur le fait qu'il pouvait laisser ses volets ouverts dans sa chambre si ça lui chantait. Finalement, et comme toujours, Ewan avait finit par céder et à se plier aux caprices de son meilleur ami et futur amant.

Pendant quelques secondes, le plus jeune observa l'homme à côté de lui avec un sourire mais sans bouger. Il était bien là, et il n'avait pas l'intention d'abandonner son oreiller. Il avait gagné sa place dans son lit avec lui, et malgré le fait qu'il ne s'agisse que d'un matelas par terre, il s'y sentait très à l'aise. Sigmund, s'il se souvenait bien, semblait avoir encore plus de mal que lui à se réveiller. Un rire bourdonnant s'échappa de ses lèvres quand l'homme plus vieux décida simplement de se rapprocher pour profiter de la douceur de l'oreiller. Cinaed ne s'en plaignit pas, au contraire : il en profita pour rapprocher encore plus l'autre et l'entourer de ses bras. Il aimait câliner au réveil, et encore plus dormir avec quelqu'un dans les bras. L'ébéniste n'était pas particulièrement tactile pendant la journée, il gardait ce côté uniquement au lit. Ainsi, Ewan avait prit l'habitude de lui voler quelques câlins au réveil, avant que Cinaed n'ai suffisamment émergé pour grogner contre l'intrusion de son espace.

Il profita du sommeil de l'autre pour continuer à l'observer. Tout était comme la veille : il le trouvait toujours très à son goût. Cinaed avait beaucoup apprécié découvrir l'autre, un verre à la main. C'était toujours plus facile de s'ouvrir avec la piqure de l'alcool dans les veines. Cinaed ne forcerait jamais personne à boire, mais il était content quand quelqu'un le faisait. Souvent, la soirée en devenait bien plus intéressante. Pour quelqu'un comme lui, les conventions sociales étaient un monde étrange, mais pour les autres c'était souvent bien plus important. L'alcool avait le mérite d'emporter toutes ces conventions au second plan. Les gens devenaient plus bavards et plus entreprenants pour son plus grand amusement.

Il tâtonna quelques secondes avant de trouver son portable à côté du matelas. C'était une vieille chose qui semblait venir du siècle précédant, mais ça fonctionnait très bien. De toute façon, il ne l'utilisait que pour ses contacts moldus ou pour prévenir Ewan de ses nuits dehors. Il n'avait acheté un portable que parce qu'on lui avait conseillé d'en avoir un avec le temps. Etant donné qu'il lui arrivait souvent de passer du temps dans le Londres moldu, c'était toujours utile même pour un né-sorcier. La plupart du temps, cependant, l'objet restait caché dans le tiroir de sa table de nuit. Il déverrouilla l'écran et fouilla quelques secondes jusqu'à trouver le contact d'Ewan. Une rapide vérification plus tard, il reposa le portable. La soirée d'hier s'était passée assez vite, comme d'habitude et il oubliait parfois de prévenir son amant du fait qu'il découcherait probablement. Pour une fois, il y avait pensé. Ewan avait dû en profiter pour rencontrer quelqu'un, ou pour apprécier la place qu'il avait dans un lit vide.

Après quelques minutes, Cinaed décida de simplement se déplacer un peu pour se rendormir. Evidemment, ce fut sans succès mais ce n'était pas grave. Rester ici en tenant l'autre c'était suffisant. Certains disaient que Cinaed enchaînait les conquêtes pour les quelques moments d'intimité simple comme celui-ci, mais ils avaient tort. S'il voulait de l'intimité, il n'avait qu'à aller câliner Ewan. La vérité était très simple : Cinaed aimait rencontrer du monde, et il appréciait beaucoup tout ce qui arrivait après. Il changeait simplement de conquête souvent parce que c'était plus simple pour lui et plus amusant. En fait, il fuyait surtout l'ennui et, à part Ewan, il n'avait jamais trouvé quelqu'un avec qui il souhaitait passer plus de quelques nuits. Il avait quelques connaissances, mais il les voyait assez rarement. Hors de question de garder un contact fort avec quelqu'un avec qui, il le savait, il n'y aurait rien de plus que quelques verres et balades au lit.

Il resta comme ça pendant de longs instants, sans compter les minutes qui s'écoulaient jusqu'à ce que l'autre penche légèrement la tête. Sa joue rencontra la sienne, et Cinaed fredonna doucement en se blottissant dans le contact. Un grognement lui échappa quand Sigmund s'écarta avec un sursaut. L'ancien Serdaigle ouvrit les yeux et observa avec un amusement sans filtre l'autre émerger. Enfin, s'il pouvait se permettre. Le regard de pur confusion que lui envoya le plus vieux fini de l'achever et un rire grave empli la pièce. Il n'avait pas l'impression que l'autre avait tant bu que ça la veille. Cela lui arrivait de rentrer avec quelqu'un de trop ivre pour se souvenir de son nom, mais il évitait la plupart du temps. Et, quand il rentrait avec quelqu'un comme ça, c'était essentiellement pour s'assurer que l'autre ne se noyait pas dans un fleuve sur le retour. Cinaed avait quelques principes, tout de même, et le premier était simple : si l'autre ne marche plus droit, on y va pas.

Sigmund avait paru assez sobre la veille mais peut-être s'était il trompé. En tout cas, sa réaction valait son pesant de chocogrenouilles. Si la soirée de la veille ne lui revenait pas, Cinaed se ferait un plaisir de lui expliquer. Et, malgré le fait que l'autre soit sorcier et qu'il y avait peu de chance qu'il en ai un, ça ne le dérangerait pas d'échanger son numéro avec lui. Il doutait de créer quelque chose avec l'autre, c'était même sûr qu'il ne le ferait pas, mais il n'était pas contre l'idée de discuter un peu. Il avait passé une soirée intéressante, et pour la première fois avec un homme bien plus vieux que lui, c'était d'ailleurs peut-être ce qui avait été si différent de d'habitude.

Salut dit-il d'une voix matinale bien grave. Il se rapprocha juste assez pour effleurer ses lèvres sur la joue de l'autre, une habitude qu'il avait prit avec Ewan et dont aucune de ses conquêtes ne semblait se plaindre. Tu as le sommeil bien profond. C'est habituel ou c'est à cause de l'alcool ?

Comte Wallace, chevalier Modératus, Seigneur des Sylves Aaron Bagans
Aussi polyvalente qu'un Fa dièse d'après la grande Abigail Grey
"Ton perso il a passé plus de temps à pécho qu'à taffer" - Nyxis Calderon[/center]

28 oct. 2024, 00:04
RP Histoire de pêches et d'abricots
Le baiser qui s'écrasa sur sa joue acheva de réveiller Sigmund. Un homme avait dormi dans son lit. Ce n'était pas la première fois : après sa séparation avec Poppy, Sigmund avait souvent profité de la chaleur du lit de son meilleur ami, Evelyn. C'était toujours simple souci pratique, car ça leur évitait de préparer un couchage inconfortable sur le canapé. Ni plus ni moins qu'une question de logique. Ça avait été aussi très logique de dormir avec cette homme, voilà tout. Il n'avait qu'un seul matelas, ce matelas avait deux places, le partage avait été de mise.

« Bon-bonjour... » balbutia un Sigmund qui, par pudeur, fit tout son possible pour ramener l'unique couverture à lui. Inévitablement, la manœuvre déshabilla quelque peu son inconnu. Ses joues virèrent au cramoisi. Il abandonna la couette à son sort et s'extirpa du lit, attrapant au passage un tee-shirt abandonné pour l'enfiler, se réjouissant de se découvrir lui-même encore vêtu d'un caleçon.

Bien sûr qu'il se souvenait de tout. Ça ne voulait pas dire qu'il avait envie de se souvenir. Il n'avait pas été si alcoolisé que ça, Sigmund. Juste un peu pompette, comme il aimait souvent dire. Celui qui se nommait Cinaed s'était simplement trouvé au bon endroit au bon moment. S'il avait été une femme, la conclusion aurait été somme toute identique. Pourquoi était-ce un homme ? La question ne s'était pas posée quand leurs lèvres s'étaient rencontrées dans un baiser, aussi peu naturel que ce fut pour Sigmund. Ça avait fait palpiter son cœur pareil, et sous l'effet de l'alcool, ses interdits s'étaient envolés.

Mais il n'y avait pas de tout ça, non. Il ne s'était pas passé grand chose : si ce jeune homme avait dormi chez lui, c'était simple souci pratique, voilà tout. « C'était chouette, hier soir. J'ai bien aimé... » il hésita, attrapant une chaussette et l'enfilant au passage. « te faire découvrir mes figurines de super-héros. » C'était sur cette proposition qu'il l'avait fait venir chez lui, avec quelques sous-entendus. Ça avait eu l'air de le faire rire, au bar, cette histoire de figurines. Il fallait qu'il les voit, et même de près. Il ne les montrait pas à grand monde, c'était son petit trésor, celui qu'il ne partageait que peu de peur qu'on les abîme.

Il avait fait très froid, et Sigmund n'avait pas terminé l'installation de son chauffage. Ça ne lui avait pas paru urgent, en octobre quand les températures étaient encore douces. Maintenant, il regrettait un peu, surtout que son invité avait dû trouver d'autres moyens pour se réchauffer. Sigmund avait été très coopératif, parce qu'il était homme serviable. C'était important, quand on invite une personne sous son toit, de tout faire pour que son invité passe un agréable moment. Alors après avoir vu les figurines de super-héros, ils avaient réparé le petit réchaud abandonné et l'avaient alimenté en magie. « J'espère que tu n'as pas eu trop froid, enfin, ça a chauffé fort mais pas longtemps, le réchaud. »

Il avait fini de s'habiller. Sigmund n'osait pas regarder le brun. Ça lui faisait presque peur : s'était-il au moins rhabillé ? À tout moment, il le bercerait à nouveau de son rire grave, celui même qui avait bouleversé le monde du quarantenaire. Il ne lui résisterait pas. Dans l'angoisse et l'incompréhension la plus totale, ses jambes tremblaient encore et menaçaient de le lâcher. Il devait se raccrocher à quelque chose. Pas loin, la porte, la cuisine. Une échappatoire.

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1 févr. 2025, 17:48
RP Histoire de pêches et d'abricots
Si Sigmund n'était pas habitué à partager un lit avec un homme, c'était tout le contraire pour Cinaed. Il savait être bisexuel mais personne ne pouvait ignorer son large penchant pour les hommes. Il pouvait compter sur les doigts de deux mains les femmes avec qui il avait couché - s'il se rappelait de toutes - mais peinerait à compter sur 4 ou 5 mains ses expériences avec des hommes. Le brun avait donc l'habitude de se réveiller tout blotti contre un corps masculin, d'ouvrir les yeux et d'émerger alors qu'une voix grave lui souhaitait le bonjour et ça lui plaisait. Le partage n'avait cependant pas forcément à être sexuel. Il dormait la plupart du temps avec Ewan même avant qu'ils commencent leur étrange relation. Il le faisait quand ils étaient encore à Poudlard juste pour avoir de la compagnie, avait arrêté durant ses études supérieures et son premier boulot et avait recommencé à peine avait-il emménagé avec l'autre. L'ébéniste n'aimait pas dormir dans un lit vide. La plupart du temps, il ne supportait pas le froid des draps, le silence dans la pièce et le manque de contact humain. Il arrivait à dormir seul mais il ne passait jamais de bonnes nuits.

Le pire dans tout ça c'était qu'il n'arrivait à s'endormir seul que quand il était vraiment fatigué. Dormir avec quelqu'un d'autre le calmait et le faisait somnoler rapidement même en étant en pleine forme, c'était meilleur pour sa santé. Il avait trouvé un moyen de tromper son cerveau en mettant une vidéo en fond sur l'application que Ewan lui avait montré mais ça ne remplaçait pas un battement de cœur et un souffle rauque dans l'obscurité. C'était peut-être enfantin mais Cinaed avait besoin d'une berceuse : pas une histoire quelconque de prince et de chevalier mais juste les bruits d'une vie à deux, même si cette vie se finissait au matin.

Un couinement peu viril s'échappa de ses lèvres quand le plus vieux tira la couverture, laissant la fraîcheur de la pièce lui mordre les cuisses et le haut des hanches. Par réflexe, il retint le drap avec de grands yeux de hiboux, sans comprendre l'empressement soudain de son compagnon. La surprise de voir l'autre s'enfuir comme s'il avait le diable aux trousses l'empêcha même de profiter de la vue jusqu'à ce qu'elle soit cachée par un tee-shirt enfilé négligemment. Il se laissa retomber dans l'oreiller avec un soupir. Eh bien, il n'aimait pas trop être secoué dès le matin mais ça arrivait parfois : des gens qui regrettaient au matin d'avoir baissé leur garde et de s'être amusé. C'était pas très fun pour lui, et ça ne faisait jamais plaisir à l'égo mais bon, c'était la vie. Cependant, il n'arrivait pas à déterminer si l'autre avait honte, était dégoûté ou simplement en retard quelque part. Il ne savait jamais reconnaître cette palette d'émotions et préféra donc partir du principe que Sigmund était simplement un speed du matin.

Il sourit à nouveau à l'évocation des figurines. Lui qui adorait entasser des trucs dans sa chambre - surtout ses sculptures et du matériel - comprenait bien l'obsession qu'on pouvait avoir sur des collections. Ouais c'était super cool, tu as une sacrée collection. Ce serait mentir de dire qu'il l'avait raccompagné juste pour voir ses figurines mais ça avait été un moment sympa, amusant même. C'était pas tous les jours qu'il trouvait des adultes qui laissaient échapper leur âme d'enfant sur des choses comme ça. Ca lui avait plu, chez l'autre, ce côté un peu décalé du reste. Ça, et son visage, évidemment.

Non ça va, j'ai bien dormi, très bien même. Il repoussa les draps une bonne fois pour toutes et se redressa sans prendre la peine d'attraper son tee-shirt. Tout habillé comme ça, Sigmund donnait l'impression d'être prêt à partir mais pourtant, il n'avait pas parlé d'un quelconque rendez-vous ou d'un besoin de le voir quitter son appartement. C'était un peu bizarre mais bon, peut-être qu'il avait simplement froid ? Il fit un grand sourire dans le dos de l'autre avant de faire quelques pas dans sa direction, de longs pas silencieux. Tu m'as tenu chaud, ça allait, tu es une vraie bouillotte. Il remarqua un peu tard les jambes tremblantes de l'autre et son début de fuite et changea d'avis sur quoi faire. Au final, il se drapa juste délicatement contre lui, passant ses bras par-dessus ses épaules et poussant sa joue contre la sienne. Tu as froid ? Il frotta son nez quelques secondes contre sa joue avec un fredonnement content. Tu trembles, tu t'es levé trop vite ? Assieds-toi, si tu me dis où sont tes trucs, je nous ferais du café. Il se redressa légèrement et pressa l'épaule du plus vieux pour ensuite le tourner légèrement vers lui. Sauf si tu préfères du thé ?

Habituellement, c'étaient les gens qui l'hébergeaient qui lui proposaient un thé et pas l'inverse - juste pour ne pas avoir un inconnu partout dans leur cuisine - mais Sigmund ressemblait à un faon qui faisait ses premiers pas et Cinaed avait un peu peur qu'il ne s'effondre en chemin. Peut-être qu'il n'avait vraiment pas l'habitude de boire et que le contre-coup était un peu violent ? En tout cas, ce n'était rien qu'un bon café ne réglerait pas. Il lui fit un sourire calme et fit un geste de tête vers le lit Allez vieil homme, rassied toi. Le surnom lui vint naturellement et il glissa sur ses lèvres avec un ton amusé. Si on lui demandait, les hommes plus vieux étaient bien plus agréables à côtoyer donc ça n'avait rien d'une insulte pour lui. Un sourire goguenard prit la place du calme et, alors qu'il retrouvait son tee-shirt et se penchait pour l'attraper, il lui dit : Tu vas t'effondrer, et je suis pas sûr de pouvoir te rattraper si tu tombes sous mon charme de façon plus littérale. J'ai pas envie que tu fracasses ton beau nez par terre. Ou de devoir l'emmener aux urgences en panique : lui il connaissait pas les sortilèges de soin.

Il fit craquer son dos une fois partiellement rhabillé et s'étira de tout son long. Tu n'as jamais rien fait avec un mec ? finit-il par demander, les yeux curieux. Avec ses réactions, il commençait à se poser la question. Il n'avait rien contre l'idée d'être l'éveil homosexuel de quelqu'un mais s'il en croyait certaines de ses connaissances, ça pouvait être un peu choquant quand l'information montait au cerveau. Lui, ça s'était passé très calmement, il n'avait jamais fait attention à ça avant sa première fois avec un garçon et n'avait jamais réfléchit plus à ça après.

1107.
Désolée pour le retard Sig x_x

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21 mai 2025, 17:16
RP Histoire de pêches et d'abricots
Tu m'as tenu chaud. Une vraie bouillotte. L'information flotta un instant dans l'air avant que Sigmund n'en saisisse parfaitement le sens. Il cligna des yeux, l'air vaguement perdu, puis ses joues s'empourprèrent. Lui qui avait le sommeil lourd – surtout après quelques verres – n'avait aucun souvenir clair de ses nuits. Il s'était réveillé blotti contre cet homme, avaient-ils passé toute la nuit ainsi ? Au combien étrange cette situation paraissait aux yeux du sorcier, un désir ardent s'éveilla au creux de son ventre. Il aurait aimé connaître quelques réveils nocturnes pour s'imprégner un peu plus de la présence de cet étranger, pour sentir plus longtemps la chaleur de ses bras fermes enroulés autour de lui. Comme une réponse à cet appel silencieux, le dénommé Cinaed vint à lui et l'entoura à nouveau de ses bras.

Non, il n'avait pas envie de le fuir. C'était chaud, et agréable. Était-ce toujours ainsi, d'être enlacé avec telle tendresse par un homme ? Et si c'était le cas, pourquoi n'en prenait-il conscience que maintenant ? Ce n'était pas faute d'en avoir connu, des hommes – à commencer par son meilleur ami. Si les deux sorciers manifestaient rarement leur affection par une proximité physique, c'était toutefois arrivé à quelques occasions. Mais jamais, avec Evelyn, il n'avait ressenti une telle chaleur. Ce besoin qu'on ne le lâche pas, et qu'on le serre un peu plus fort, un peu plus longtemps. Quand Cinaed le tourna vers lui, rapprochant leurs visages l'un de l'autre, Sigmund sentit une impulsive envie qui lui criait de l'embrasser. Il réprima cet élan de toutes ses forces et observa juste l'homme qui lui faisait face avec confusion, ses yeux naviguant entre ses lèvres bien dessinées et son regard intense. D'ailleurs, quel goût avaient-elles déjà, ces lèvres ?

Cinaed se comportait avec un naturel si déconcertant que celui qu'il qualifiait de vieil homme ne put que se laisser faire. Le jeune trentenaire avait visiblement la situation bien en main – et lui, pas du tout. Sur son invitation, Sigmund tira une chaise et se laissa tomber dessus. « Du... du thé. Euh... sur le comptoir. Je n'ai pas encore rangé. » balbutia-t-il, gêné de laisser l'autre en charge du petit-déjeuner alors que la plupart de ses affaires étaient encore en carton. Ce drôle d'énergumène continuait à lui faire du charme. Sigmund, qui habituellement se cachait volontiers sous un tas de propos inintéressants et de brusques changements de sujets, ne fit que détourner le regard, le rouge aux joues. Ça ne lui déplaisait pas tant que ça. Avec Ellen, c'était toujours lui qui venait l'enlacer, lui dire des mots doux. Il n'avait pas l'habitude d'être celui que l'on séduit. « Ma moustache protège mon nez. » dit-il juste en réponse, regrettant instantanément ses mots. Ma moustache protège mon nez, sérieusement ? Qui disait ça ? Ça ne faisait strictement aucun sens. Pourquoi perdait-il ainsi ses moyens ?

La dernière question de son invité l'acheva. Heureusement, Sigmund était déjà bien assis et plutôt stable sur sa chaise. Non, évidemment qu'il n'avait jamais « rien fait » avec un homme, puisqu'il était hétérosexuel. La majeure partie de sa vie, il n'y avait eu qu'Ellen. Tout se passait très bien jusqu'à ce qu'elle le quitte. Que devait-il dire, lui qui était bien plus âgé que l'homme qui avait dormi avec lui ? « Si. » se défendit-il, comme s'il avait quelque chose à prouver. Comme s'il voulait faire savoir que les mecs, ça le connaissait bien, qu'il en avait embrassé plein et qu'il recommencerait, plein de fois ! « Euh, hier soir. Hier soir, j'ai côtoyé un homme. » Andouille. C'était lui. Et ce petit déjeuner, sinon ? Ce serait moins malaisant, s'ils se mettaient rapidement à table... « Je... est-ce que tu as envie de manger du cassoulet avec moi ? Il y a une boîte... juste derrière toi. »

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22 mai 2026, 05:02
RP Histoire de pêches et d'abricots
Franchement, Cinaed se trouvait un peu méchant de taquiner autant l'autre mais il ne pouvait pas s'en empêcher pour autant. Ce cher Sigmund était bien trop adorable pour que l'ébéniste ne cherche pas à faire rougir ses deux joues toutes rondes. Il avait un visage fait pour la gêne et le tout le rendait mignon et véritablement à croquer. De plus, si le plus jeune s'était écouté jusqu'au bout, il aurait probablement tiré son compagnon au lit pour lui couvrir le visage de petites morsures afin de voir jusqu'à quel point Sigmund pouvait devenir rouge. Mais, dans une envie de garder son compagnon envie, Cinaed se retint juste assez pour ne pas lui donner de syncope. Par contre, il ne pu s'empêcher de sautiller jusqu'à lui à nouveau pour lui planter un baiser sonore sur la joue.

Tu es véritablement à croquer, tu le sais ?

Et puis, il se dirigea avec un naturel déconcertant jusqu'au comptoir. Un naturel qui criait "je suis parfaitement à ma place ici" indépendamment du fait qu'il soit, ou non, dans sa propre maison. Il ne s'était jamais beaucoup posé de questions, Cinaed, alors chaque appartement dans lequel il se réveillait était un peu comme une deuxième maison jusqu'à ce qu'il en ferme la porte derrière lui. Il partait du principe que s'il avait dormi quelque part, alors c'était que le propriétaire - ou le locataire, se rappela-t-il - du logement n'était pas dérangé par sa présence. Et l'écossais était très peu dérangé par l'idée de faire "comme chez lui" un peu partout, qu'il y soit invité ou non.

T'en fais pas. ajouta-t-il alors qu'il embarquait la bouilloire et la théière pour faire chauffer suffisamment d'eau pour deux. Si tu voyais la tête de mon appartement, parfois ! Ici, c'est un véritable palace à côté. Enfin, son appartement à lui aussi était tout propre mais c'était uniquement parce qu'Ewan piquait une crise quand son meilleur ami se mettait à laisser traîner toutes ses affaires. Tu débarques d'où ? Tu déménages depuis un autre quartier de Londres ou plutôt de loin ? demanda-t-il histoire de faire la conversation alors qu'il fredonnait en remplissant les tasses d'un liquide joliment coloré. Mon dieu, il n'avait pas servi le thé depuis très longtemps, ça lui rappelait presque de bons souvenirs. A l'époque, sa mère insistait pour qu'il serve les convives, parfois, ou même qu'il serve la famille durant les repas. Le tout, évidemment, avec de jolies tasses sur leur petite coupelle, et des cuillères à ne plus savoir quoi en faire. Ici, le service restait simple avec une tasse et rien d'autre mais Cinaed se surprit à apporter la sienne à Sigmund avec la même révérence qu'à l'époque.

Et puis, son corps sembla se rappeler de comment fonctionner à la Cinaed et il s'affala près de son compagnon après avoir tiré une chaise pour lui. J'aime ta moustache répondit Cinaed avec les yeux pétillants avant de commencer à siroter sa tasse en agitant les pieds, les jambes tendues devant lui. Et puis, tout naturellement, il se tourna légèrement sur le côté pour croiser ses pieds avec ceux du plus vieux.

L'ébéniste éclata de rire à la défense de l'autre, mais un rire qui n'avait rien de méchant. Un joli rire tout joyeux et tout amusé qui ne portait aucun jugement. Et puis, il se pencha un peu vers l'avant, vers l'homme à ses côtés et lui dit : Et cet homme a eu bien de la chance d'un ton charmeur. On pourra recommencer, si tu veux. Quitte à être l'éveil homosexuel d'un homme plus vieux, autant en profiter un petit peu, non ? Et puis, si Sigmund avait réussi à repartir avec lui alors qu'il découvrait sa sexualité, ça voulait bien dire qu'il était intéressé, non ? Bien intéressé, même. Et, si Cinaed ne pourrait pas lui offrir une relation amoureuse même si Sigmund finissait par en vouloir, il n'avait rien contre le fait de lui faire découvrir quelques trucs. Tout l'inverse, même, car l'idée lui faisait très envie.

Et puis, il se mit à nouveau à rire après avoir fini sa tasse - manquant de s'étouffer dedans - quand l'autre lui proposa un cassoulet. De toutes les choses qu'un amant - ou une amante - lui avait proposé au réveil, Cinaed n'avait jamais reçu une proposition de cassoulet. Il aurait peut-être dû trouver ça bizarre mais, dans les faits, il trouva ça tout bonnement adorable. Franchement, Sigmund lui plaisait beaucoup et l'écossais se demandait comment il pouvait être quand il était plus à l'aise. Une partie de lui espérait bien le voir un jour, d'ailleurs.

Il se redressa pour aller poser sa tasse sur le comptoir, puis se tourna à nouveau vers Sigmund et se pencha au dessus de lui, les deux mains agrippées sur le bord de l'assise de sa chaise pour ne pas tomber. Ce serait super chouette, ouais. dit-il, un grand sourire aux lèvres. Maintenant, c'était à son tour à lui de rougir, parce que toute la situation lui donnait un sentiment de contentement pratiquement incassable et que dès que Cinaed se sentait parfaitement ravi d'une situation, ses joues prenaient une jolie teinte rouge. Moi aussi, j'ai une question, du coup. commença t-il, la voix basse et le regard délicatement baissé sur le visage du plus vieux. Cinaed savait ce que ce genre de regard faisait aux autres et il était ravi d'utiliser ce petit pouvoir à bon escient quand il le fallait. Tu me laisserais t'embrasser, Sigmund ?

Et après, il pourrait lui faire manger autant de cassoulet qu'il en aurait envie et Cinaed suivrait sans remettre en question l'étrangeté de la demande. Mais il préférait embrasser l'autre avant que ses lèvres ne prennent le goût de ce plat français et, surtout, avant que Sigmund ne reprenne une couleur normale. Le rouge aux joues le rendait vraiment craquant. L'avait-il déjà fait remarquer ? Cinaed n'était plus tellement certain, alors il se fit un mémo mentale de lui répéter au moins quatre ou cinq autres fois avant de partir, histoire d'être bien certains que le moustachu ait conscience de son charme. Franchement, c'était presque triste qu'il ne découvre que maintenant l'attrait des hommes car, avec un visage comme le sien, il aurait fait tomber beaucoup d'hommes sous son charme. Dire que Cinaed se sentait un peu orgueilleux à l'idée d'avoir été le premier à lui faire découvrir ce que c'était d'embrasser un homme serait un euphémisme. En fait, il se sentait fier comme un paon.

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