A(b)ime moi, j'en (c)rêve
07 mars 2040,
appart de Miya.

(Miya, 27 ans)
feat. @Lloyd River
appart de Miya.

(Miya, 27 ans)
feat. @Lloyd River
Allongée sur le dos, les yeux clos, je tire sur ma cigarette. La nicotine brouille mes sens juste assez pour me permettre d'oublier, d'être transportée dans d'autres univers. Je m'absente, je flotte un instant, puis retire le mégot nocif de ma bouche et laisse un filet de fumée filtrer entre mes lèvres. Je soulève mes paupières juste pour regarder les volutes clairs s'envoler dans le ciel, loin de moi et loin de mes pensées. Si seulement je pouvais faire disparaitre ces dernières de la même façon, je l'aurais fais depuis longtemps. A la place, je les laisse m'envahir et prendre toute la place dans ma tête, jusqu'à ce que la migraine prenne le relai. Là, je glisse un briquet entre mes doigts et je me sens mieux, un peu comme une gamine qui se sent mieux avec son doudou dans les bras. Parfois je noie mes pensées sous la douche, parfois j'ai besoin de fumer.
Et puis, parfois j'ai besoin de son étreinte. De ses bras autour de moi et de son corps, bien plus grand que le mien, pour me servir de bouclier, pour me protéger et chasser les maux. Ma bouche s'étire en un sourire que je ne saurais qualifier, et ma main retire la cigarette achevée de mes lèvres. Je l'éteins dans le cendrier posé non loin de ma tête, et me relève à moitié.
Hissée sur mes coudes, les cheveux agités par la légère brise qui me fait frissonner, mes yeux le cherchent, mon coeur aussi. Quand je croise son regard c'est toute mon âme qui s'embrase. Je souris de plus belle, prends appuis sur mes mains pour me redresser complètement et m'étire un peu, juste assez pour me réveiller, sans le quitter des yeux. « Regarde nous ; alcoolisés, tatoués, cons et amoureux, sur le toit de mon immeuble », je lâche dans un rire. « Au moins on est beaux », j'ajoute avec un petit sourire en coin. Puis je romps le contact en détournant la tête.
Il fait nuit, mais pas encore tout à fait. Le jour s'estompe progressivement pour laisser place à la suite, tel un comédien chassé de scène. Les couleurs du ciel sont en désordre, les draps du lit aussi et ma tête encore plus. En ce moment, le point d'ancrage de ma vie c'est lui, c'est Lloyd. Ma vie tangue et je me laisse couler, mais dans ma chute je l'ai trouvé lui et tout d'un coup tout m'a paru plus simple. Parce que c'est plus simple quand on a quelqu'un avec soi, c'est plus simple de ne pas aller se coucher seule, c'est plus simple de boire à deux, c'est plus simple de ne plus se poser de question. C'est plus simple de se détruire à deux, de faire semblant que tout est normal alors qu'on est cassés l'un comme l'autre. Lui ça lui va, et moi aussi ça me va.
La chaleur d'un corps, l'ivresse d'un amour à dépenser, quelques gorgées d'un alcool qui brule la gorge et les cordes de ma guitare sous mes doigts abimés, je n'en demande pas plus. Faire mon job, gagner de l'argent, vivre ma vie, avoir quelqu'un à aimer sans penser. Ma vie est une barque trouée en constant naufrage, et dont j'écope l'eau avec un verre à shot. Je panse les trous avec des notes de musique et des baisers, et au fond je me demande si mon esquif va tenir le coup.
#193b02 — Sainte Miya du Ouin Ouin aka le Miyotaure aka Dame Chaos aka Génie du Mal — i put the "hot" in psychotic
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
A(b)ime moi, j'en (c)rêve
21 ans
Miya, c’est le feu dans mes veines. J’te jure, avec cette meuf, je sais que jamais je m’ennuierai. C’est dur à trouver des nanas comme ça. Elle, je l’ai même pas cherché. Elle m’est tombé dessus comme ça, et depuis je m’y accroche comme à une bouée. Mais Miya, c’est le genre de bouée qui peut te faire couler. Parfois, elle est hyper chou. Parfois, elle m’explose à la gueule. Et j’adore ça. Avec elle, aucune journée ne se ressemble. C’est clairement ce qu’il me faut dans ma vie. Je veux rien de ranger, je veux vivre au jour le jour sans me poser de question. Je veux pouvoir faire ce que je veux, quand je veux, avec qui je veux, où je veux. Miya, c’est tout ça à la fois. Le voyage et la destination, la pause sur l’autoroute et la musique dans le poste radio.
On a sept ans d’écart, elle et moi. Je sais pas ce que j’ai avec les nanas plus âgée. Avant elle, c’était Jane, ma Jane. J’aurai pu crever pour elle aussi. J’étais bien avec elle. Je l’aimais comme un dingue. Elle était douce en tout temps. Elle posait aucune question sur ce que je faisais quand j’étais pas avec elle, à la couvrir de tout ce que je pouvais lui offrir. Elle me donnait ses mains pour me soigner, ses lèvres pour me perdre, son cœur pour que je lui brise. J’ai jamais mérité une aussi gentille fille.
Peut-être pour ça qu’aujourd’hui, je suis sur ce toit avec Miya. Elle, c’est tout sauf une petite nana bien rangé comme Jane. C’est un accident de bagnole bien trash que j’adore regarder. J’te jure, c’est vraiment le sentiment que j’ai quand je suis avec elle.
Je suis assis à côté d’elle, un bras ballant sur le genou, l’autre occupé à tenir ma clope sur laquelle je tire de temps en temps. Quand je croise son regard, elle se redresse pour être à ma hauteur. Je regarde son corps s’étirer, mon regard qui glisse sur tout ce qu’elle me montre dans son geste. Elle est belle, Miya. Elle est super bien foutue. Des fois, je me demande ce qu’une nana comme ça fait avec moi, et après je me souviens que c’est elle qui est chanceuse. Sérieux, j’en connais pas beaucoup des mecs qui supporterait son caractère de merde. Jane aussi était bien foutu. Et elle, elle avait un super caractère. Bordel, j’ai vraiment viré de bord, là. Ça me fait sourire quand j’y pense. J’arrive même pas à les comparer. Je peux même pas dire avec laquelle je me sentais le mieux. Aucune d’entre elle ne m’a empêché d’être ce que je voulais. Avec Jane, j’ai juste merdé, je crois.
Avec Miya ? Je crois que c’est comme ça qu’elle m’aime.
J’adore le rire de Miya. J’adore comme elle parle. Je souris comme un débile… ou comme un mec amoureux. Je réponds pas de suite à son rire ou à ce qu’elle dit. C’est pas que j’ai pas envie, ou que j’ai rien à dire. Juste… je me retrouve comme un con à apprécier la vue qu’elle m’offre et son je t’aime qu’elle dit pas.
En fait, je dis rien. Pas tout de suite, en fait. Je viens juste glisser mon bras derrière son épaule pour la tirer un peu contre moi. Là, je plante un baiser sur son crâne, je respire l’odeur de ses cheveux… et je réponds dans ses mèches noires :
« C’est toi qui est belle ». Je la renifle encore une fois. « Et en plus, tu sens bon. J’te jure, je pourrais te bouffer. » Je me décale un peu pour lui embrasser la tempe, puis le joue, puis le nez. Je lui mordille un peu avant de murmurer de ma voix rauque d’avoir trop fumé : « Avec une bonne bière. Tu ferais un super apéro. » Je m'écarte juste assez pour lui afficher mon plus beau sourire de petit con.
665 mots
Code couleur = #515f80
Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Miyaromantique | Captain Ouin Ouin
Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Miyaromantique | Captain Ouin Ouin
A(b)ime moi, j'en (c)rêve
Je sens son regard sur moi, ses yeux glisser sur moi, m'observer, me décortiquer. Et malgré moi, un sourire étire doucement mes lèvres. J'aime qu'il me regarde, qu'il oublie le reste pour se concentrer uniquement sur moi. Et j'aime la manière dont il me regarde, comme si j'étais la plus belle chose qui lui était arrivée mais aussi la pire. Ça me donne l'impression d'être précieuse et puissante, un bijoux dans son écrin et une arme à déchainer. C'est grisant, ça me fait rire un peu bêtement, je me sens tourner et l'adrénaline me monte à la tête — ou l'alcool, qui sait.
Avec Lloyd ça peut être tout à la fois — l'adrénaline, l'alcool, l'amour. L'adrénaline avec lui, elle est presque constante. C'est sa musique, nos conversations qui n'ont pas de sens, nos rires de fumeurs et nos âmes abimées qui se fracassent l'une sur l'autre. L'alcool aussi c'est souvent — trop souvent d'ailleurs, et Kenji m'a fait la remarque que je buvais trop — mais honnêtement, je m'en fou. Je m'en fou parce que quand je bois, je perds un peu la notion de tout. Du temps, de moi, de ma famille pourrie jusqu'à la moelle et du ridicule de ma vie. Lloyd c'est pareil, il me fait perdre la notion de tout. L'amour qu'il y a entre nous, c'est de l'énergie à l'état pur qui coule dans nos veines et nous anime. C'est fou parce que tout est facile avec lui, je ne remets pas son amour en question, ni la sincérité des mots qu'il me dits ou des baisers qu'on échange.
Son bras m'attire à lui, et je ne veux même pas faire semblant de protester. Je me laisse simplement basculer contre lui et je ferme brièvement les yeux. Là, je suis bien. C'est facile d'être là, dans ses bras, perdue dans son étreinte, et de sentir son odeur familière contre moi. C'est facile et ça fait du bien, j'ai pas besoin de penser ou de me poser de questions.
Il embrasse mon crâne, respire mon parfum. Autant de gestes que je connais, qui me sont familiers et qui me rassurent par leur côté régulier. C'est sa main dans mes cheveux, son visage penché vers le mien et nos sourires amusés qui se comprennent sans avoir besoin de se parler.
Son commentaire me fait sourire, je lève un peu les yeux au ciel. Surement que je suis belle, je sais que je suis belle — on me l'a toujours dit et j'ai toujours reçu des tonnes de compliments —, mais ça n'empêche que j'aime l'entendre me le répéter. Du coin de l'oeil je lorgne la cigarette qu'il tient dans son autre main sans pour autant la lui piquer. Il me hume, dépose des baisers sur mon visage, et c'est mieux qu'une clope. « Avec une simple bière ? » je relève, haussant un sourcil faussement ennuyé. « Je me déguste au whisky », je proteste en bougeant un peu pour me rapprocher de lui et être plus confortablement installée. Je mords ma lèvre inférieure.
« Un apéro uniquement ? » je demande en essayant de prendre un air innocent, taquine, avant de planter un baiser sur son sourire pour l'empêcher de répondre. J'aime bien embrasser Lloyd, c'est comme prendre un shot. Ça file des frissons, ça provoque parfois un peu le vertige, et surtout ça donne la rage, ça donne la fièvre. Lloyd c'est mon nouveau vice, ma dernière addiction en date — et c'est aussi la plus agréable à regarder, pour sûr.
Face à lui, sans le quitter des yeux, je cède et vole la cigarette de sa main pour tirer dessus. La braise crépite au bout et se reflète dans ses iris, puis je souffle doucement en basculant la tête en arrière pour éviter de lui balancer ma fumée dans la tête. Les volutes s'élèvent dans le ciel avant de se dissiper, mais je garde le visage vers le haut et ferme les yeux pour profiter de l'air qui glisse sur mon cou et vient rafraichir mes joues chaudes. « Ouaa il fait bon ce soir », je lâche dans un soupir appréciateur. La température est effectivement agréable.
Avec Lloyd ça peut être tout à la fois — l'adrénaline, l'alcool, l'amour. L'adrénaline avec lui, elle est presque constante. C'est sa musique, nos conversations qui n'ont pas de sens, nos rires de fumeurs et nos âmes abimées qui se fracassent l'une sur l'autre. L'alcool aussi c'est souvent — trop souvent d'ailleurs, et Kenji m'a fait la remarque que je buvais trop — mais honnêtement, je m'en fou. Je m'en fou parce que quand je bois, je perds un peu la notion de tout. Du temps, de moi, de ma famille pourrie jusqu'à la moelle et du ridicule de ma vie. Lloyd c'est pareil, il me fait perdre la notion de tout. L'amour qu'il y a entre nous, c'est de l'énergie à l'état pur qui coule dans nos veines et nous anime. C'est fou parce que tout est facile avec lui, je ne remets pas son amour en question, ni la sincérité des mots qu'il me dits ou des baisers qu'on échange.
Son bras m'attire à lui, et je ne veux même pas faire semblant de protester. Je me laisse simplement basculer contre lui et je ferme brièvement les yeux. Là, je suis bien. C'est facile d'être là, dans ses bras, perdue dans son étreinte, et de sentir son odeur familière contre moi. C'est facile et ça fait du bien, j'ai pas besoin de penser ou de me poser de questions.
Il embrasse mon crâne, respire mon parfum. Autant de gestes que je connais, qui me sont familiers et qui me rassurent par leur côté régulier. C'est sa main dans mes cheveux, son visage penché vers le mien et nos sourires amusés qui se comprennent sans avoir besoin de se parler.
Son commentaire me fait sourire, je lève un peu les yeux au ciel. Surement que je suis belle, je sais que je suis belle — on me l'a toujours dit et j'ai toujours reçu des tonnes de compliments —, mais ça n'empêche que j'aime l'entendre me le répéter. Du coin de l'oeil je lorgne la cigarette qu'il tient dans son autre main sans pour autant la lui piquer. Il me hume, dépose des baisers sur mon visage, et c'est mieux qu'une clope. « Avec une simple bière ? » je relève, haussant un sourcil faussement ennuyé. « Je me déguste au whisky », je proteste en bougeant un peu pour me rapprocher de lui et être plus confortablement installée. Je mords ma lèvre inférieure.
« Un apéro uniquement ? » je demande en essayant de prendre un air innocent, taquine, avant de planter un baiser sur son sourire pour l'empêcher de répondre. J'aime bien embrasser Lloyd, c'est comme prendre un shot. Ça file des frissons, ça provoque parfois un peu le vertige, et surtout ça donne la rage, ça donne la fièvre. Lloyd c'est mon nouveau vice, ma dernière addiction en date — et c'est aussi la plus agréable à regarder, pour sûr.
Face à lui, sans le quitter des yeux, je cède et vole la cigarette de sa main pour tirer dessus. La braise crépite au bout et se reflète dans ses iris, puis je souffle doucement en basculant la tête en arrière pour éviter de lui balancer ma fumée dans la tête. Les volutes s'élèvent dans le ciel avant de se dissiper, mais je garde le visage vers le haut et ferme les yeux pour profiter de l'air qui glisse sur mon cou et vient rafraichir mes joues chaudes. « Ouaa il fait bon ce soir », je lâche dans un soupir appréciateur. La température est effectivement agréable.
#193b02 — Sainte Miya du Ouin Ouin aka le Miyotaure aka Dame Chaos aka Génie du Mal — i put the "hot" in psychotic
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
A(b)ime moi, j'en (c)rêve
Quand elle est tout contre moi, j’te jure, je veux rien de plus. J’ai plus envie de fumer, plus envie de boire, plus envie de me mettre à la tête à l’envers. Je veux juste la sentir respirer. C’est être romantique, ça ? Je sais pas. J’ai toujours pensé que je serai pas un mec romantique. Je suis pas le mec qui l’emmène au resto ou qui débarque chez elle avec un bouquet de fleurs, mais je lui écris des chansons dans laquelle je lui dis que je peux crever pour elle, t’as capté ? J’en ai une que j’ai presque terminé, me manque plus que le titre. J’ai trop envie de lui chanter, tout le temps, dés que j’ai ma gratte sous la main, mais je veux pas tant qu’elle est pas parfaite ! Et elle sera parfaite, bordel, parce que je l’ai écrite avec mes tripes.
Je souris encore plus grand quand elle sourit. J’ai le cœur qui bat un peu plus fort, même si franchement, je pense pas que ce soit possible. Elle veut pas être bue avec une bière ? Ben ouais, le whisky ça lui va tellement mieux ! Elle brûle, elle donne du courage, elle a un goût de reviens-y… et elle donne mal au crâne au réveil.
Je la regarde se trémousser pour être encore plus proche de moi, alors je la serre un peu plus pour qu’elle soit bien calée. Bordel, quand elle se mord la lèvre, j’ai le cœur qui saute. J’aime trop ce petit truc à la con. C’est le truc qui peut me faire vriller. Là, c’est le cas. J’écoute qu’à moitié ce qu’elle me dit, de toutes façons, je suis pas invité à répondre : elle m’embrasse pour que je ferme ma gueule. T’sais, moi j’ai le cerveau qui dérive vite. Dés que j’ai un truc qui pope dans ma cervelle, je m’y accroche et j’arrive pas à m’en détacher. Miya, elle sait y faire pour que ça s’arrête vite. J’te jure, elle est trop forte, je sais pas si elle s’en rend compte. Elle est ma dose de chaos et mon calmant, t’as capté ?
Je la laisse me piquer ma clope, j’essaye même pas de l’en empêcher, je suis accroché à ses beaux yeux qui me rendent dingue. Ils sont foncés, hyper foncés. J’ai jamais vu ça… enfin, si, chez Chris, mais c’est pas pareil. Chris, c’est mon pote, et il me donne pas envie de me jeter sur lui pour l’embrasser. Ça serait hyper bizarre. C’est comme un frère, t’as capté ? Et puis je suis hétéro. Si je l’étais pas, il m’attirerait pas, en fait. Je sais pas ce que ça serait, mon type de mec, mais ça serait pas Chris. Peut-être Hya ? Il est mi homme mi gonzesse, donc c’est probable, hein ?
Mon bras enroulé autour de ses épaules, je laisse mes doigts traîner le long de sa gorge tendue. Je lève la tête aussi pour regarder le ciel, là où la fumée se mélange aux étoiles. Je souris.
« Ouais. Il fait grave bon. » Je baisse juste les yeux sur elle. Qu’est-ce qu’elle est petite, ma Miya. Jane non plus, elle était pas bien grande. Ou alors c’est moi la grande perche ? Ouais, ou alors elles sont petites et c’est moi qui suis grand. « T’sais que je suis en train d’écrire une chanson pour toi ? Je veux la jouer à mon prochain concert. J’veux que tu sois là. »
583 mots
Je souris encore plus grand quand elle sourit. J’ai le cœur qui bat un peu plus fort, même si franchement, je pense pas que ce soit possible. Elle veut pas être bue avec une bière ? Ben ouais, le whisky ça lui va tellement mieux ! Elle brûle, elle donne du courage, elle a un goût de reviens-y… et elle donne mal au crâne au réveil.
Je la regarde se trémousser pour être encore plus proche de moi, alors je la serre un peu plus pour qu’elle soit bien calée. Bordel, quand elle se mord la lèvre, j’ai le cœur qui saute. J’aime trop ce petit truc à la con. C’est le truc qui peut me faire vriller. Là, c’est le cas. J’écoute qu’à moitié ce qu’elle me dit, de toutes façons, je suis pas invité à répondre : elle m’embrasse pour que je ferme ma gueule. T’sais, moi j’ai le cerveau qui dérive vite. Dés que j’ai un truc qui pope dans ma cervelle, je m’y accroche et j’arrive pas à m’en détacher. Miya, elle sait y faire pour que ça s’arrête vite. J’te jure, elle est trop forte, je sais pas si elle s’en rend compte. Elle est ma dose de chaos et mon calmant, t’as capté ?
Je la laisse me piquer ma clope, j’essaye même pas de l’en empêcher, je suis accroché à ses beaux yeux qui me rendent dingue. Ils sont foncés, hyper foncés. J’ai jamais vu ça… enfin, si, chez Chris, mais c’est pas pareil. Chris, c’est mon pote, et il me donne pas envie de me jeter sur lui pour l’embrasser. Ça serait hyper bizarre. C’est comme un frère, t’as capté ? Et puis je suis hétéro. Si je l’étais pas, il m’attirerait pas, en fait. Je sais pas ce que ça serait, mon type de mec, mais ça serait pas Chris. Peut-être Hya ? Il est mi homme mi gonzesse, donc c’est probable, hein ?
Mon bras enroulé autour de ses épaules, je laisse mes doigts traîner le long de sa gorge tendue. Je lève la tête aussi pour regarder le ciel, là où la fumée se mélange aux étoiles. Je souris.
« Ouais. Il fait grave bon. » Je baisse juste les yeux sur elle. Qu’est-ce qu’elle est petite, ma Miya. Jane non plus, elle était pas bien grande. Ou alors c’est moi la grande perche ? Ouais, ou alors elles sont petites et c’est moi qui suis grand. « T’sais que je suis en train d’écrire une chanson pour toi ? Je veux la jouer à mon prochain concert. J’veux que tu sois là. »
583 mots
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A(b)ime moi, j'en (c)rêve
Le regard perdu dans le ciel et les étoiles enfumées, j'inspire l'air, je respire le monde. Ce n'est pas l'oxygène qui me fait vivre, lui il sert juste à faire fonctionner mon corps, nan ce qui me fait vivre c'est ce qui m'échappe. Ce qui me consume, ce qui m'explose à la figure, ce que je rate, ce qui fait tellement de bruit que j'arrive pas à le voir. Toutes ces choses infimes et infinies qui prennent si peu de place et qui produisent un silence assourdissant. C'est quand la vie me met des coups, quand je douille fort et que je dois serrer les dents que je me sens le plus en vie.
Et Lloyd c'est un peu pareil, je me sens en vie avec lui. Peut-être parce qu'il est pareil que moi, parce que lui aussi il a besoin de ces chocs d'adrénaline pour se sentir partir. Ou peut-être juste qu'on s'est trouvés au bon moment, que y a pas vraiment d'explication à ce qui se passe. J'me pose encore trop d'questions.. C'est un constat plus qu'un reproche, néanmoins ça me frustre. Je voudrais pouvoir éteindre mon cerveau, ou au point le mettre en veille. Ce serait bien, de couper toutes les questions ridicules qui me passent par la tête, de ne pas être consciente de chaque pensée qui émerge. Et voilà, j'suis repartie- Le pire c'est que je ne m'en rends même pas compte — mais Lloyd s'en fiche, je crois, que je me laisse embarquer par mes réflexions. La sensation de ses doigts sur ma peau me tirent hors du cycle vicieux de mes pensées. Il fait glisser sa main sur ma gorge et je frissonne, ramène mon regard sur lui avec un sourire.
Il me parle de sa nouvelle chanson, me dit qu'il l'écrit pour moi, qu'il veut la jouer pour moi à son concert. « J'compte sur toi pour vanter ma beauté », je dis, taquine, en souriant. Sans le quitter des yeux — parce que bordel j'adore les voir scintiller quand il me parle —, j'humidifie ma bouche. Ce n'est qu'un tic nerveux, comme ma mauvaise habitude de mordiller mes lèvres, mais juste pour le plaisir de le voir m'observer bouger je le fais en pleine conscience.
Lloyd me regarde souvent. Beaucoup. Et j'adore sentir que c'est moi qu'il admire, même au milieu d'une foule ou d'une salle bondée. Parce que j'ai le coeur qui bat fort, tellement fort, et j'ai l'impression que je deviens toute légère, que je pourrais m'envoler. Je me sens précieuse et importante. Alors je suis toujours attentive à la direction de son regard, je fais toujours un pas de côté pour m'assurer qu'il puisse me voir, je me hisse en hauteur ou je grimpe sur quelque chose. Il est grand Lloyd, alors il doit me voir plus facilement que les autres, mais ce n'est pas vraiment ça qui me convaincrait d'arrêter de faire quoi que ce soit — de toute façon je ne prête qu'un vague intérêt poli à ce que me conseillent les autres à propos de notre relation, ils devraient déjà être heureux que je ne leur colle pas mon point dans la figure.
« Et moi, je gagne quoi ? » je demande innocemment en approchant mon sourire du sien. Il sait que je vais venir, que pour rien au monde je ne raterais ça. Il est beau avec sa guitare sur scène, et il est beau quand il joue. Evidemment que je viendrais, mais l'occasion de le taquiner est trop forte, et je m'y plie sans vraiment essayer de résister. « Est-ce que j'ai le droit à un accès privé aux loges ? » je demande en retenant un rire, le visage toujours aussi près. Nos nez se frôlent, je pourrais compter les cils sur ses yeux. Son visage est une carte qu'il faut apprendre à lire pour comprendre, pour décrypter, essayer de deviner pourquoi il sourit, pourquoi sa voix s'emballe, pourquoi ses iris brillent d'une lumière particulière. Il est bien plus complexe qu'il n'y parait Lloyd, je continue d'apprendre des choses sur lui tous les jours. Ou peut-être que j'ai trop souvent la tête en vrac le matin, peut-être que j'oublie. Tiens ? Et ça recommence. Voilà, mes pensées m'ont échappées et elles voguent déjà vers de nouvelles idées, je n'ai même pas le temps de penser que j'ai déjà pensé certaines pensées avant même d'être consciente de ces pensées. Et tout ça me donne mal à la tête, tellement mal. Tellement que j'ai besoin de tout éteindre. La cigarette est achevée depuis longtemps quand je la retire d'entre mes lèvres, et elle es à peine loin de moi que je meurs déjà d'envie de m'en allumer un autre, de regarder les braises se consumer au bout tandis que je tire dessus. Un paquet traine non loin, et j'en extraie une clope avec une facilité déconcertante pour une fille assise entre les genoux de son petit ami. Le petit bâton néfaste me soulage d'un poids, tout devient plus facile. Mes pensées disparaissent et mes soucis avec tandis que je balance de nouveau la tête en arrière pour cracher un filet de fumée.
Lentement, je recule, j'écarte mon sourire du sien. Je ne sais pas trop pourquoi mais je trouve quelque chose de rassurant à l'embêter, le titiller un peu. Lloyd n'est pas le genre de mec qui vient me chercher au travail ou me propose de cuisiner le soir, il est mieux. Il m'emmène vivre avec lui, il me montre tout ce qu'il fait, les milles et unes choses qu'il est. Et moi ça me plait, de ne pas être traitée comme une princesse toute fragile et incapable de se défendre. J'aime qu'on me pousse dans mes retranchements et qu'on me tienne tête, c'est plaisant. Rassurant ?
« On pourrait faire un show ensemble », je lâche. Après tout, on joue tous les deux de la guitare, on est canons et je pourrais chanter. Surement. De nouveau, je me penche assez vers lui pour sentir son souffle sur mon visage, amusée, et le fixe en attendant sa réponse. Sa réaction.
Et Lloyd c'est un peu pareil, je me sens en vie avec lui. Peut-être parce qu'il est pareil que moi, parce que lui aussi il a besoin de ces chocs d'adrénaline pour se sentir partir. Ou peut-être juste qu'on s'est trouvés au bon moment, que y a pas vraiment d'explication à ce qui se passe. J'me pose encore trop d'questions.. C'est un constat plus qu'un reproche, néanmoins ça me frustre. Je voudrais pouvoir éteindre mon cerveau, ou au point le mettre en veille. Ce serait bien, de couper toutes les questions ridicules qui me passent par la tête, de ne pas être consciente de chaque pensée qui émerge. Et voilà, j'suis repartie- Le pire c'est que je ne m'en rends même pas compte — mais Lloyd s'en fiche, je crois, que je me laisse embarquer par mes réflexions. La sensation de ses doigts sur ma peau me tirent hors du cycle vicieux de mes pensées. Il fait glisser sa main sur ma gorge et je frissonne, ramène mon regard sur lui avec un sourire.
Il me parle de sa nouvelle chanson, me dit qu'il l'écrit pour moi, qu'il veut la jouer pour moi à son concert. « J'compte sur toi pour vanter ma beauté », je dis, taquine, en souriant. Sans le quitter des yeux — parce que bordel j'adore les voir scintiller quand il me parle —, j'humidifie ma bouche. Ce n'est qu'un tic nerveux, comme ma mauvaise habitude de mordiller mes lèvres, mais juste pour le plaisir de le voir m'observer bouger je le fais en pleine conscience.
Lloyd me regarde souvent. Beaucoup. Et j'adore sentir que c'est moi qu'il admire, même au milieu d'une foule ou d'une salle bondée. Parce que j'ai le coeur qui bat fort, tellement fort, et j'ai l'impression que je deviens toute légère, que je pourrais m'envoler. Je me sens précieuse et importante. Alors je suis toujours attentive à la direction de son regard, je fais toujours un pas de côté pour m'assurer qu'il puisse me voir, je me hisse en hauteur ou je grimpe sur quelque chose. Il est grand Lloyd, alors il doit me voir plus facilement que les autres, mais ce n'est pas vraiment ça qui me convaincrait d'arrêter de faire quoi que ce soit — de toute façon je ne prête qu'un vague intérêt poli à ce que me conseillent les autres à propos de notre relation, ils devraient déjà être heureux que je ne leur colle pas mon point dans la figure.
« Et moi, je gagne quoi ? » je demande innocemment en approchant mon sourire du sien. Il sait que je vais venir, que pour rien au monde je ne raterais ça. Il est beau avec sa guitare sur scène, et il est beau quand il joue. Evidemment que je viendrais, mais l'occasion de le taquiner est trop forte, et je m'y plie sans vraiment essayer de résister. « Est-ce que j'ai le droit à un accès privé aux loges ? » je demande en retenant un rire, le visage toujours aussi près. Nos nez se frôlent, je pourrais compter les cils sur ses yeux. Son visage est une carte qu'il faut apprendre à lire pour comprendre, pour décrypter, essayer de deviner pourquoi il sourit, pourquoi sa voix s'emballe, pourquoi ses iris brillent d'une lumière particulière. Il est bien plus complexe qu'il n'y parait Lloyd, je continue d'apprendre des choses sur lui tous les jours. Ou peut-être que j'ai trop souvent la tête en vrac le matin, peut-être que j'oublie. Tiens ? Et ça recommence. Voilà, mes pensées m'ont échappées et elles voguent déjà vers de nouvelles idées, je n'ai même pas le temps de penser que j'ai déjà pensé certaines pensées avant même d'être consciente de ces pensées. Et tout ça me donne mal à la tête, tellement mal. Tellement que j'ai besoin de tout éteindre. La cigarette est achevée depuis longtemps quand je la retire d'entre mes lèvres, et elle es à peine loin de moi que je meurs déjà d'envie de m'en allumer un autre, de regarder les braises se consumer au bout tandis que je tire dessus. Un paquet traine non loin, et j'en extraie une clope avec une facilité déconcertante pour une fille assise entre les genoux de son petit ami. Le petit bâton néfaste me soulage d'un poids, tout devient plus facile. Mes pensées disparaissent et mes soucis avec tandis que je balance de nouveau la tête en arrière pour cracher un filet de fumée.
Lentement, je recule, j'écarte mon sourire du sien. Je ne sais pas trop pourquoi mais je trouve quelque chose de rassurant à l'embêter, le titiller un peu. Lloyd n'est pas le genre de mec qui vient me chercher au travail ou me propose de cuisiner le soir, il est mieux. Il m'emmène vivre avec lui, il me montre tout ce qu'il fait, les milles et unes choses qu'il est. Et moi ça me plait, de ne pas être traitée comme une princesse toute fragile et incapable de se défendre. J'aime qu'on me pousse dans mes retranchements et qu'on me tienne tête, c'est plaisant. Rassurant ?
« On pourrait faire un show ensemble », je lâche. Après tout, on joue tous les deux de la guitare, on est canons et je pourrais chanter. Surement. De nouveau, je me penche assez vers lui pour sentir son souffle sur mon visage, amusée, et le fixe en attendant sa réponse. Sa réaction.
#193b02 — Sainte Miya du Ouin Ouin aka le Miyotaure aka Dame Chaos aka Génie du Mal — i put the "hot" in psychotic
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
A(b)ime moi, j'en (c)rêve
Je souffle un rire en l’écoutant. Il est chaud, ce rire, il sent la bière qu’on a bu plus tôt. Bordel, je pourrai crever pour ses regards. Et je te dis pas ce que je ferai pour ses lèvres qu’elle mordille. J’adore quand elle fait ça, ça fait vriller un truc dans mon cerveau, comme si la barrière qui me retenait de fondre sur ses lèvres s’écroulaient. Et elle le sait. Je sais qu’elle le sait. Miya est vraiment pas idiote. C’est un des trucs que je préfère chez elle. Sa beauté, comme elle dit… putain, c’est tellement au second plan. Quand j’écris pour elle, je dis pas à quel point elle est belle, je parle pas de son corps qui me rend dingue, ni de ses yeux dans lesquels j’ai envie de m’installer pour toujours ou de ses tatouages que j’adore dessiner du bout des doigts. Quand j’écris, je vante ce qu’elle verra jamais dans un miroir, seulement dans les je t’aime que je lui murmure dans le creux de l’oreille.
Je l’écoute à moitié alors que ses lèvres s’approchent dangereusement des miennes. Mon regard tombe sur sa bouche que je vais bouffer dans… pas longtemps, le temps qu’elle finisse de parler. Je me retiens avec du mal. Elle se rend compte que ses lèvres me tentent autant que si elle agitait un steak devant un chien ? Oh, ouais… elle sait. Regarde moi ses lèvres qui s’étirent dans un rire qu’elle laissera pas sortir. Elle s’approche encore, son nez frôle le mien, son souffle se mêle au mien. Ma bouche s’entrouvre pour avaler l’air qu’elle me donne autant qu’elle m’arrache. Mes doigts sur sa gorge coulent lentement le long de sa peau et s’arrête sur sa clavicule. Puis, ils remontent pour venir caresser la courbe de sa mâchoire. Je pourrais passer mes journées à écrire des chansons sur la douceur de sa peau, sur les frissons que j’aime provoquer chez elle.
Je souris lentement, mes canines surgissent. « Comme si moi j’avais une loge », je répond à peine, ma voix qui se perd dans un murmure. C’est la seule personne qui réussit à me faire taire, en vrai ou dans ma tête. Je sais pas comment elle fait. Ma mère et Jude tueraient pour qu’elle leur donne son secret. Même moi, je sais pas. Elle est magique, cette meuf. Et, bordel, c’est la mienne.
Miya reprend une clope. Je regarde ses doigts que j’aime embrasser claquer le briquet pour allumer la cigarette. Sa tête part en arrière, je laisse mes doigts quitter sa peau dans une glissade qui disparaît au niveau de sa clavicule. Et là voilà qui recule enfin avant que je puisse lui écraser un baiser sur sa jolie bouche. Je lâche un grognement en souriant, mes yeux qui dévorent ses lèvres. A ce niveau, c’est de la torture. Mais qu’est-ce que j’aime ça.
Mes bras se resserrent autour d’elle pour la ramener tout contre moi. Je l’entraîne en arrière pour continuer à la bouffer des yeux.
Faire un show ensemble. Mes yeux s’ouvrent grand. Je la tire un peu plus en arrière pour venir lui coller un baiser bruyant sur son front, puis encore un autre. Je me penche sur le côté pour la regarder autant que venir l’embrasser d’un coup. Voilà, là, ça va mieux.
« Carrément », je répond dans un grand sourire, mes yeux qui la bouffe. « Toi à la gratte, moi qui chante ! Comme ça, quand je chanterai à quel point tu me rends dingue, tu pourras toi même jouer les accords que tu m’inspires. » Mes doigts glissent sur son bras, ils remontent doucement. Je tapote le rythme que j’ai en tête pour elle, rien que pour elle. « Pas sûr que j’arrive à me concentrer si t’es sur scène… déjà que j’ai toujours envie de me jeter sur toi quand t’es dans le public. T'es hyper distrayante quand tu te la joues regard de braise. »
660 mots
Je l’écoute à moitié alors que ses lèvres s’approchent dangereusement des miennes. Mon regard tombe sur sa bouche que je vais bouffer dans… pas longtemps, le temps qu’elle finisse de parler. Je me retiens avec du mal. Elle se rend compte que ses lèvres me tentent autant que si elle agitait un steak devant un chien ? Oh, ouais… elle sait. Regarde moi ses lèvres qui s’étirent dans un rire qu’elle laissera pas sortir. Elle s’approche encore, son nez frôle le mien, son souffle se mêle au mien. Ma bouche s’entrouvre pour avaler l’air qu’elle me donne autant qu’elle m’arrache. Mes doigts sur sa gorge coulent lentement le long de sa peau et s’arrête sur sa clavicule. Puis, ils remontent pour venir caresser la courbe de sa mâchoire. Je pourrais passer mes journées à écrire des chansons sur la douceur de sa peau, sur les frissons que j’aime provoquer chez elle.
Je souris lentement, mes canines surgissent. « Comme si moi j’avais une loge », je répond à peine, ma voix qui se perd dans un murmure. C’est la seule personne qui réussit à me faire taire, en vrai ou dans ma tête. Je sais pas comment elle fait. Ma mère et Jude tueraient pour qu’elle leur donne son secret. Même moi, je sais pas. Elle est magique, cette meuf. Et, bordel, c’est la mienne.
Miya reprend une clope. Je regarde ses doigts que j’aime embrasser claquer le briquet pour allumer la cigarette. Sa tête part en arrière, je laisse mes doigts quitter sa peau dans une glissade qui disparaît au niveau de sa clavicule. Et là voilà qui recule enfin avant que je puisse lui écraser un baiser sur sa jolie bouche. Je lâche un grognement en souriant, mes yeux qui dévorent ses lèvres. A ce niveau, c’est de la torture. Mais qu’est-ce que j’aime ça.
Mes bras se resserrent autour d’elle pour la ramener tout contre moi. Je l’entraîne en arrière pour continuer à la bouffer des yeux.
Faire un show ensemble. Mes yeux s’ouvrent grand. Je la tire un peu plus en arrière pour venir lui coller un baiser bruyant sur son front, puis encore un autre. Je me penche sur le côté pour la regarder autant que venir l’embrasser d’un coup. Voilà, là, ça va mieux.
« Carrément », je répond dans un grand sourire, mes yeux qui la bouffe. « Toi à la gratte, moi qui chante ! Comme ça, quand je chanterai à quel point tu me rends dingue, tu pourras toi même jouer les accords que tu m’inspires. » Mes doigts glissent sur son bras, ils remontent doucement. Je tapote le rythme que j’ai en tête pour elle, rien que pour elle. « Pas sûr que j’arrive à me concentrer si t’es sur scène… déjà que j’ai toujours envie de me jeter sur toi quand t’es dans le public. T'es hyper distrayante quand tu te la joues regard de braise. »
660 mots
Code couleur = #515f80
Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Miyaromantique | Captain Ouin Ouin
Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Miyaromantique | Captain Ouin Ouin
A(b)ime moi, j'en (c)rêve
Si j'ai conscience de l'effet que je lui fais quand mon sourire s'approche aussi près du sien sans pour autant le capturer ? Evidemment. J'aime jouer avec, j'aime voir ses yeux s'attarder sur ma bouche et voir dans ses yeux l'exact moment où il décroche de ce que je raconte. Quand la tentation devient trop grande et qu'il pense juste à m'embrasser.
C'est fou, ça me fait le même effet. Je parle, je parle et je parle, et au fur et à mesure les pensées s'effacent de ma tête, j'articule des mots sans vraiment prêter attention au sens ou à ce que je raconte. Je pense à ce sourire à embrasser juste là, devant moi, il n'y a rien d'autre qui me traverse l'esprit. Et c'est frustrant — tellement frustrant, je suis pas quelqu'un de très patient moi, si on ne me donne pas ce que je désire je suis plus du genre à aller chercher ce dont j'ai envie plutôt que d'attendre comme une gentille fille. De toute manière je vois mal Lloyd aimer une gentille fille, une fille rangée, une fille polie, une fille douce. Alors je me penche, mes phrases tout comme mes pensées s'emmêlent et je commence à divaguer sans qu'aucun de nous ne réalise, et je m'en fiche ; je vais chercher le fruit de ma tentation avec détermination.
Ses doigts glissent sur ma peau, pianotent sur mon épiderme frissonnant, dessinent les courbes de mon visage. De ma gorge. Ma clavicule. Son murmure me fait sourire. Le sourire qui sait qu'il n'écoute plus ce que je raconte, le sourire de la victoire, le sourire qui s'étire sur ma bouche sans que je puisse l'en empêcher. « D't'façon y a pas besoin d'loges tout compte fait, c'est mieux de pouvoir t'embrasser devant tout le monde », je dis dans un souffle. Et je le pense. Embrasser Lloyd devant les gens venus le voir jouer c'est de l'adrénaline à l'état pur. Ils sont encore vibrants de l'énergie qu'il leur transmet avec ses chansons, et moi qu'est-ce que j'aime gouter sa musique directement à sa source. Il a passé quasi tout son show à me demander, parler de moi, chanter sur moi. Venir l'embrasser c'est sa récompense. Et la mienne. Parce que ça lui va bien la guitare, ça lui va bien la rage, ça lui va bien la musique. En l'embrassant je lui partage un peu de mon souffle et de ma fraicheur, et lui il m'envoie haut, là où je ris contre sa bouche et où je lui chuchote qu'il était carrément canon. Ce n'est qu'un échange de bons procédés finalement, nous sortons tous les deux gagnants de ce baiser volé et offert en fin de show. Puis c'est aussi parce que ça claque de faire savoir que c'est mon mec, leur montrer à quel point on est bien ensemble.
Son étreinte se resserre et je sais que mon manège fonctionne, je sais qu'il va venir le chercher son baiser. Je reviens près de lui, clope à la main et laisse mon regard s'accrocher au sien. Mes pupilles dilatées doivent se mêler au noir de mes iris. J'aime le regarder me regarder.
Il emmène mon visage vers lui et embrasse mon front, me prenant par surprise. Je ris un peu tandis qu'il plante de nouveau un baiser sur mon front. Soudain c'est moi qui suis frustrée, c'est moi qui réclame mon baiser, c'est moi qui le regarde sans prêter attention à ce qu'il pourrait me dire. Et je suis moins patiente moi, pas du genre à attendre qu'il ait terminé de dire tout ce qu'il avait à dire. Moi je suis plus du genre à l'interrompre et à venir voler un baiser en même temps que toutes les choses qu'il voulait dire. Là il me fait patienter — pas très longtemps j'espère. Il est fort pour inverser les rôles Lloyd mais, heureusement pour moi, il joue pas comme je le fais et je n'ai pas à supplier bien longtemps avant de recevoir ses lèvres contre les miennes.
Comme toujours, ça provoque mille sensations. Et comme souvent, il s'éloigne trop vite puis se remet à parler. « Hmm », je fais, les yeux mi-clos. Je n'ai aucune foutue idée de ce qu'il raconte. Retour à l'envoyeur, je suppose, mais bordel ce que c'est frustrant. Sa main caresse mon bras nu et je souris en tirant de nouveau sur la cigarette. « Intéressant...p't'être que je vais me la jouer regard de braise juste à côté d'toi alors », je réponds, en rouvrant pleinement les yeux.
Ma main libre capture son menton un bref instant, juste assez long pour baisser son visage vers moi, juste assez bas que je puisse lui voler un baiser.
Woops le retard.
785 mots.
C'est fou, ça me fait le même effet. Je parle, je parle et je parle, et au fur et à mesure les pensées s'effacent de ma tête, j'articule des mots sans vraiment prêter attention au sens ou à ce que je raconte. Je pense à ce sourire à embrasser juste là, devant moi, il n'y a rien d'autre qui me traverse l'esprit. Et c'est frustrant — tellement frustrant, je suis pas quelqu'un de très patient moi, si on ne me donne pas ce que je désire je suis plus du genre à aller chercher ce dont j'ai envie plutôt que d'attendre comme une gentille fille. De toute manière je vois mal Lloyd aimer une gentille fille, une fille rangée, une fille polie, une fille douce. Alors je me penche, mes phrases tout comme mes pensées s'emmêlent et je commence à divaguer sans qu'aucun de nous ne réalise, et je m'en fiche ; je vais chercher le fruit de ma tentation avec détermination.
Ses doigts glissent sur ma peau, pianotent sur mon épiderme frissonnant, dessinent les courbes de mon visage. De ma gorge. Ma clavicule. Son murmure me fait sourire. Le sourire qui sait qu'il n'écoute plus ce que je raconte, le sourire de la victoire, le sourire qui s'étire sur ma bouche sans que je puisse l'en empêcher. « D't'façon y a pas besoin d'loges tout compte fait, c'est mieux de pouvoir t'embrasser devant tout le monde », je dis dans un souffle. Et je le pense. Embrasser Lloyd devant les gens venus le voir jouer c'est de l'adrénaline à l'état pur. Ils sont encore vibrants de l'énergie qu'il leur transmet avec ses chansons, et moi qu'est-ce que j'aime gouter sa musique directement à sa source. Il a passé quasi tout son show à me demander, parler de moi, chanter sur moi. Venir l'embrasser c'est sa récompense. Et la mienne. Parce que ça lui va bien la guitare, ça lui va bien la rage, ça lui va bien la musique. En l'embrassant je lui partage un peu de mon souffle et de ma fraicheur, et lui il m'envoie haut, là où je ris contre sa bouche et où je lui chuchote qu'il était carrément canon. Ce n'est qu'un échange de bons procédés finalement, nous sortons tous les deux gagnants de ce baiser volé et offert en fin de show. Puis c'est aussi parce que ça claque de faire savoir que c'est mon mec, leur montrer à quel point on est bien ensemble.
Son étreinte se resserre et je sais que mon manège fonctionne, je sais qu'il va venir le chercher son baiser. Je reviens près de lui, clope à la main et laisse mon regard s'accrocher au sien. Mes pupilles dilatées doivent se mêler au noir de mes iris. J'aime le regarder me regarder.
Il emmène mon visage vers lui et embrasse mon front, me prenant par surprise. Je ris un peu tandis qu'il plante de nouveau un baiser sur mon front. Soudain c'est moi qui suis frustrée, c'est moi qui réclame mon baiser, c'est moi qui le regarde sans prêter attention à ce qu'il pourrait me dire. Et je suis moins patiente moi, pas du genre à attendre qu'il ait terminé de dire tout ce qu'il avait à dire. Moi je suis plus du genre à l'interrompre et à venir voler un baiser en même temps que toutes les choses qu'il voulait dire. Là il me fait patienter — pas très longtemps j'espère. Il est fort pour inverser les rôles Lloyd mais, heureusement pour moi, il joue pas comme je le fais et je n'ai pas à supplier bien longtemps avant de recevoir ses lèvres contre les miennes.
Comme toujours, ça provoque mille sensations. Et comme souvent, il s'éloigne trop vite puis se remet à parler. « Hmm », je fais, les yeux mi-clos. Je n'ai aucune foutue idée de ce qu'il raconte. Retour à l'envoyeur, je suppose, mais bordel ce que c'est frustrant. Sa main caresse mon bras nu et je souris en tirant de nouveau sur la cigarette. « Intéressant...p't'être que je vais me la jouer regard de braise juste à côté d'toi alors », je réponds, en rouvrant pleinement les yeux.
Ma main libre capture son menton un bref instant, juste assez long pour baisser son visage vers moi, juste assez bas que je puisse lui voler un baiser.
Woops le retard.
785 mots.
#193b02 — Sainte Miya du Ouin Ouin aka le Miyotaure aka Dame Chaos aka Génie du Mal — i put the "hot" in psychotic
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
A(b)ime moi, j'en (c)rêve
Elle a raison. Pas besoin de loges. J’ai envie que tout le monde nous voit. C’est tordu, tu crois ? Je suis pas du genre à me cacher quand je suis amoureux. J’ai pas ce truc débile de pas montrer ses sentiments. Quand j’aime, je peux pas ne pas le montrer, que ce soit à ma meuf ou à tout les gens autour. Miya, j’ai envie que tout le monde sache que c’est moi qu’elle aime. C’est un besoin, t’as capté ? Je me sens vraiment fier d’être celui qui s’endort dans son lit, qui reçois ses je t’aime et qui la fait sourire. C’est un privilège, moi je le sais. Alors crois moi : je vais bien le montrer à la face du monde.
Mes doigts continuent leur danse sur sa peau alors que je nous imagine sur scène. On serait beau. Je lui hurlerai tout mon amour dans mon micro. Elle balancerait toute son âme dans ses cordes, ses yeux fermés pour absorber toute l’énergie sur scène. Je la boufferai du regard, mon micro au bord des lèvres, mon corps pulsant d’impatience à l’idée de la retrouver après le concert. Je chanterai pour le public, mais surtout pour elle. Je lui dirai que je pourrai mourir pour elle, que je pourrirai sans elle. Elle saurait que je ramperai dans du verre si c’était pour la rejoindre. Que je veux qu’elle garde mon cœur pour ne jamais me le rendre. De toutes façons, son nom est gravé dedans.
Je l’écoute, et j’imagine, putain. Je l’imagine gratter frénétiquement sa guitare, à côté de moi, son corps courbé pour épouser son instrument à chaque riff. Putain ce que j’aime quand elle joue. Elle est jamais aussi belle qu’avec sa guitare entre les doigts. Elle dégage une énergie brute, la vraie, tu sais ? Celle qu’on a seulement quand on est dans son élément, quand tu penses plus à rien, quand t’es juste vrai. J’aime quand tout ce qu’elle dégage, c’est la brutalité animale du corps qui réfléchit plus. Quand c’est ça, tout ce que je veux c’est l’embrasser comme un taré, histoire qu’on confronte nos propres énergies. Et putain, qu’est-ce qu’on fait ça bien.
Ses doigts attrapent mon menton. Je me laisse faire, comme à chaque fois qu’elle me touche. Je suis à elle, entièrement. Mes yeux dans les siens, le temps s’arrête. Ma nuque se courbe, mon visage s’approche du sien. Je sens l’odeur de la clope qui l’entoure, je sens celle de sa peau. Tout se mélange dans un cocktail que j’aime. J’ai envie de sentir ça, tout le temps. Je veux respirer que ça. J’en ai rien à foutre du reste, du parfum de ma mère, de celui de la sueur dans la fosse, du whisky dans lequel je me perds trop souvent. C’est le sien que je veux, tout le temps, dans mes narines, sur ma peau, dans ma putain de tête.
Ce sont ses lèvres que je veux goûter jusqu’à la fin de ma vie. Je veux l’embrasser jusqu’à en crever. Je veux rien d’autre qu’elle.
Mes yeux se ferment pour profiter de son baiser. J’ai pas besoin de la regarder : je ne ressens qu’elle. Son poids familier contre mon corps. La douceur de sa peau sous mes doigts. Son souffle qui se mêle au mien.
Je libère à peine ses lèvres, juste assez pour murmurer contre elles : « Je t’aime, Miya. »
Un je t’aime suffira jamais pour lui dire tout ce que j’ai pour elle. C’est pour ça que je lui écris des chansons que je hurle sur scène à m’en déchirer la gorge. Il n’y a qu’en chantant que je me sens à deux doigts de tout réussir à lui livrer.
« I’ll die for you, Miya », je chante doucement, mes lèvres effleurant les siennes.« I’ll break for you, Miya ». Ma voix est douce, claire, et scande son nom comme si je m'adressai à Dieu. Elle change de mes concerts, où elle part dans les graves et les aiguës, mais souvent en growl ou en scream. Je fais rarement du chant clair, pas parce que j’aime pas, mais parce que j’ai juste besoin de hurler, la plupart du temps. Mais là, contre Miya, j’ai pas envie de hurler. Je veux juste lui dire que je n’ai qu’elle dans la peau. « I’ll make a religion out of you, Miya ». Mes doigts remontent sur son épaule, puis grimpent jusqu’à sa gorge que je caresse comme une idole, puis sur joue que j’épouse avec douceur. Ils se perdent dans ses cheveux noirs, mes yeux qui ne la quittent plus. « I’ll die for you, Miya ».
Et putain, ce que c’est vrai. Je veux qu’elle, aujourd’hui, demain, à jamais. Je veux pas qu’elle s’en aille. Je veux jamais qu’elle parte. Je veux pas imaginer un monde sans sa peau contre la mienne. Je veux qu’on se lève chaque matin, notre regard verrouillé l’un dans l’autre. Je veux la voir sourire, éclater de rire, me frapper dés que je dis une connerie. Je veux qu’elle, putain. C’est viscéral.
Chacun son tour, beauté.
847 mots
Mes doigts continuent leur danse sur sa peau alors que je nous imagine sur scène. On serait beau. Je lui hurlerai tout mon amour dans mon micro. Elle balancerait toute son âme dans ses cordes, ses yeux fermés pour absorber toute l’énergie sur scène. Je la boufferai du regard, mon micro au bord des lèvres, mon corps pulsant d’impatience à l’idée de la retrouver après le concert. Je chanterai pour le public, mais surtout pour elle. Je lui dirai que je pourrai mourir pour elle, que je pourrirai sans elle. Elle saurait que je ramperai dans du verre si c’était pour la rejoindre. Que je veux qu’elle garde mon cœur pour ne jamais me le rendre. De toutes façons, son nom est gravé dedans.
Je l’écoute, et j’imagine, putain. Je l’imagine gratter frénétiquement sa guitare, à côté de moi, son corps courbé pour épouser son instrument à chaque riff. Putain ce que j’aime quand elle joue. Elle est jamais aussi belle qu’avec sa guitare entre les doigts. Elle dégage une énergie brute, la vraie, tu sais ? Celle qu’on a seulement quand on est dans son élément, quand tu penses plus à rien, quand t’es juste vrai. J’aime quand tout ce qu’elle dégage, c’est la brutalité animale du corps qui réfléchit plus. Quand c’est ça, tout ce que je veux c’est l’embrasser comme un taré, histoire qu’on confronte nos propres énergies. Et putain, qu’est-ce qu’on fait ça bien.
Ses doigts attrapent mon menton. Je me laisse faire, comme à chaque fois qu’elle me touche. Je suis à elle, entièrement. Mes yeux dans les siens, le temps s’arrête. Ma nuque se courbe, mon visage s’approche du sien. Je sens l’odeur de la clope qui l’entoure, je sens celle de sa peau. Tout se mélange dans un cocktail que j’aime. J’ai envie de sentir ça, tout le temps. Je veux respirer que ça. J’en ai rien à foutre du reste, du parfum de ma mère, de celui de la sueur dans la fosse, du whisky dans lequel je me perds trop souvent. C’est le sien que je veux, tout le temps, dans mes narines, sur ma peau, dans ma putain de tête.
Ce sont ses lèvres que je veux goûter jusqu’à la fin de ma vie. Je veux l’embrasser jusqu’à en crever. Je veux rien d’autre qu’elle.
Mes yeux se ferment pour profiter de son baiser. J’ai pas besoin de la regarder : je ne ressens qu’elle. Son poids familier contre mon corps. La douceur de sa peau sous mes doigts. Son souffle qui se mêle au mien.
Je libère à peine ses lèvres, juste assez pour murmurer contre elles : « Je t’aime, Miya. »
Un je t’aime suffira jamais pour lui dire tout ce que j’ai pour elle. C’est pour ça que je lui écris des chansons que je hurle sur scène à m’en déchirer la gorge. Il n’y a qu’en chantant que je me sens à deux doigts de tout réussir à lui livrer.
« I’ll die for you, Miya », je chante doucement, mes lèvres effleurant les siennes.« I’ll break for you, Miya ». Ma voix est douce, claire, et scande son nom comme si je m'adressai à Dieu. Elle change de mes concerts, où elle part dans les graves et les aiguës, mais souvent en growl ou en scream. Je fais rarement du chant clair, pas parce que j’aime pas, mais parce que j’ai juste besoin de hurler, la plupart du temps. Mais là, contre Miya, j’ai pas envie de hurler. Je veux juste lui dire que je n’ai qu’elle dans la peau. « I’ll make a religion out of you, Miya ». Mes doigts remontent sur son épaule, puis grimpent jusqu’à sa gorge que je caresse comme une idole, puis sur joue que j’épouse avec douceur. Ils se perdent dans ses cheveux noirs, mes yeux qui ne la quittent plus. « I’ll die for you, Miya ».
Et putain, ce que c’est vrai. Je veux qu’elle, aujourd’hui, demain, à jamais. Je veux pas qu’elle s’en aille. Je veux jamais qu’elle parte. Je veux pas imaginer un monde sans sa peau contre la mienne. Je veux qu’on se lève chaque matin, notre regard verrouillé l’un dans l’autre. Je veux la voir sourire, éclater de rire, me frapper dés que je dis une connerie. Je veux qu’elle, putain. C’est viscéral.
Chacun son tour, beauté.
847 mots
Code couleur = #515f80
Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Miyaromantique | Captain Ouin Ouin
Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Miyaromantique | Captain Ouin Ouin
A(b)ime moi, j'en (c)rêve
Je sais, moi, j'en suis sûre ; j'ai jamais été aussi attachée — et attirée — par quelqu'un. Y'a longtemps j'ai cru que j'étais amoureuse de Noah. D'Evelyn. De Mel. Même quand c'était pas de l'amour je pensais savoir ce que c'était l'attirance — bordel la liste de noms est trop longue pour que je me souvienne de chacun. Sulien était le dernier, juste avant que je rencontre Lloyd. Mais avant lui, je sais que les visages ont défilés dans mon esprit, que la chaleur humaine n'a jamais été difficile à trouver et que toutes et tous les inconnus qui ont partagés ma couche — ou d'une tierce personne — ne m'ont jamais fait le même effet que Lloyd. Personne m'a aimée comme il m'aime ; à en crever. Littéralement, c'est ce qu'il hurle dans son micro, ce qu'il me susurre au creux de l'oreille à toute heure de la journée, ce qu'il me promet à mi-voix quand je me réveille la nuit, n'importe quand et n'importe où, que je le lui demande ou non.
J'adore l'embrasser. Ouais, je sais, c'est normal d'aimer embrasser la personne qu'on aime et autres conneries du genre, mais Lloyd c'est différent. J'ai embrassé des tas d'autres personnes avant lui, des femmes et des hommes, mais j'avais jamais ressenti ce truc avant. Et ce truc, c'est tout mon corps qui se met à fonctionner à l'envers dès qu'il me touche, c'est chaque souffle que j'oublie de prendre quand il est près de moi, c'est les sourires amoureux que j'aime que sur ses lèvres, c'est le putain d'univers qui disparait parce que c'est lui mon monde. J'aime l'embrasser sur les lèvres et le faire sourire en même temps, j'aime l'embrasser sur la mâchoire lorsqu'il rit, j'aime l'embrasser sur la tempe quand il est allongé à côté de moi, j'aime l'embrasser dans le cou en le serrant contre moi, j'aime l'embrasser sur le front quand il se baisse vers moi, et j'aime embrasser ses doigts après qu'il ait joué sur sa gratte. J'aime l'embrasser sous le soleil et sous la pluie, j'aime courir vers lui à la fin de ses concerts et sauter dans ses bras, l'embrasser sous les yeux de tout le monde, j'aime l'embrasser devant Jude et Chris juste pour les faire râler, j'aime l'embrasser la nuit quand je me réveille et qu'il est allongé à mes côtés, j'aime l'embrasser sous les étoiles, j'aime l'embrasser au milieu de la rue, j'aime l'embrasser partout.
Je clos les paupières et inspire profondément, je veux sentir que lui, que moi, c'est nous deux contre le putain de monde. Son murmure gonfle mon coeur, me réchauffe toute entière. Je suis si heureuse que j'ai mal au ventre, mal à la tête. Savoir que ses je t'aime et ses chansons ne sont qu'à moi c'est un peu comme savoir que j'ai gagné quelque chose que je savais même pas que j'attendais, c'est comme découvrir chaque jour que je suis la femme la plus heureuse.
« Je t'aime. » Je ne dis jamais "aussi", je lui dis seulement "je t'aime". Je ne l'aime pas parce que lui m'aime, je l'aime indifféremment de ça — en fait je pense même que je l'aimerais même si lui ne m'aimait plus —, et je tiens à ce qu'il le sache. Je veux qu'il sache que je l'aime comme il est, pour ce qu'il est, que je n'attends rien en retour. « Je t'aime », je répète dans un souffle tout en me raccrochant à lui. Désespérément, comme le marin certain de se noyer s'il ne se tient pas à son épave, je me tiens à lui avec la certitude que jamais il ne me laissera tomber. Je me tiens à lui quand je ne suis plus sûre de moi, quand les doutes m'agressent si fort que je vois flou, quand soudain je me demande si je fais les bons choix, si je ne suis pas entrain de tout faire rater. Mais surtout, je me tiens à lui quand je me réveille en sursaut la nuit, haletante, en sueur, terrifiée sans savoir pourquoi, quand la seule chose qui m'appelle est l'alcool, quand j'ai un cri coincé dans la gorge et le coeur qui palpite, quand j'ai les mains qui tremblent jusqu'à ce que je touche les bouteilles rangées dans le placard. Parce que Lloyd est là, Lloyd est toujours là.
Je presse mon front contre le sien et souris. Sa bouche vole au-dessus de la mienne, sa musique et les paroles qu'il écrit juste pour moi coulent contre moi, dans mes fissures, me soignent à un point qu'il n'imagine même pas. Je sais pas ce que je pourrais faire juste pour pouvoir l'écouter répéter mon prénom à longueur de journée, mais je sais que c'est un truc de taré.
Ses mains glissent sur moi, sur ma gorge et mes joues. J'incline la tête, les yeux toujours fermés, et je souris quand ses doigts passent dans mes cheveux. Il aime les toucher, jouer avec. Et moi j'aime quand il le fait, j'aime quand il est près de moi, quand il me serre contre son coeur.
« Je pense que je t'aime plus fort que tu pourras jamais m'aimer, je murmure, avant de déposer un baiser sur sa bouche. T'es coincé avec moi pour l'éternité River, t'en penses quoi de ça ? »
Moi ça me semble parfait comme plan. Je veux bien rester là à jamais, sur ce toit de Londres où il fait chaud, où le monde ne nous regarde pas et où on peut être qui on a envie d'être. Rester ici, juste avec lui, et fuir le reste des gens, ne plus jamais se soucier de ce qu'ils pensent ou ce qu'ils disent. Ignorer tous nos problèmes et nous contenter de vivre dans mon appart, parfois de sortir — toutes les sorties qu'il me fait faire, je pourrais les recommencer un million de fois — mais surtout de se parler, de s'aimer, jouer de la guitare, rire et continuer comme ça pour toujours. Si seulement c'était possible. Tout quitter et ne rester que Miya, sa Miya.
______
1013 mots.
T'as vu comme ils sont mignons ?
J'adore l'embrasser. Ouais, je sais, c'est normal d'aimer embrasser la personne qu'on aime et autres conneries du genre, mais Lloyd c'est différent. J'ai embrassé des tas d'autres personnes avant lui, des femmes et des hommes, mais j'avais jamais ressenti ce truc avant. Et ce truc, c'est tout mon corps qui se met à fonctionner à l'envers dès qu'il me touche, c'est chaque souffle que j'oublie de prendre quand il est près de moi, c'est les sourires amoureux que j'aime que sur ses lèvres, c'est le putain d'univers qui disparait parce que c'est lui mon monde. J'aime l'embrasser sur les lèvres et le faire sourire en même temps, j'aime l'embrasser sur la mâchoire lorsqu'il rit, j'aime l'embrasser sur la tempe quand il est allongé à côté de moi, j'aime l'embrasser dans le cou en le serrant contre moi, j'aime l'embrasser sur le front quand il se baisse vers moi, et j'aime embrasser ses doigts après qu'il ait joué sur sa gratte. J'aime l'embrasser sous le soleil et sous la pluie, j'aime courir vers lui à la fin de ses concerts et sauter dans ses bras, l'embrasser sous les yeux de tout le monde, j'aime l'embrasser devant Jude et Chris juste pour les faire râler, j'aime l'embrasser la nuit quand je me réveille et qu'il est allongé à mes côtés, j'aime l'embrasser sous les étoiles, j'aime l'embrasser au milieu de la rue, j'aime l'embrasser partout.
Je clos les paupières et inspire profondément, je veux sentir que lui, que moi, c'est nous deux contre le putain de monde. Son murmure gonfle mon coeur, me réchauffe toute entière. Je suis si heureuse que j'ai mal au ventre, mal à la tête. Savoir que ses je t'aime et ses chansons ne sont qu'à moi c'est un peu comme savoir que j'ai gagné quelque chose que je savais même pas que j'attendais, c'est comme découvrir chaque jour que je suis la femme la plus heureuse.
« Je t'aime. » Je ne dis jamais "aussi", je lui dis seulement "je t'aime". Je ne l'aime pas parce que lui m'aime, je l'aime indifféremment de ça — en fait je pense même que je l'aimerais même si lui ne m'aimait plus —, et je tiens à ce qu'il le sache. Je veux qu'il sache que je l'aime comme il est, pour ce qu'il est, que je n'attends rien en retour. « Je t'aime », je répète dans un souffle tout en me raccrochant à lui. Désespérément, comme le marin certain de se noyer s'il ne se tient pas à son épave, je me tiens à lui avec la certitude que jamais il ne me laissera tomber. Je me tiens à lui quand je ne suis plus sûre de moi, quand les doutes m'agressent si fort que je vois flou, quand soudain je me demande si je fais les bons choix, si je ne suis pas entrain de tout faire rater. Mais surtout, je me tiens à lui quand je me réveille en sursaut la nuit, haletante, en sueur, terrifiée sans savoir pourquoi, quand la seule chose qui m'appelle est l'alcool, quand j'ai un cri coincé dans la gorge et le coeur qui palpite, quand j'ai les mains qui tremblent jusqu'à ce que je touche les bouteilles rangées dans le placard. Parce que Lloyd est là, Lloyd est toujours là.
Je presse mon front contre le sien et souris. Sa bouche vole au-dessus de la mienne, sa musique et les paroles qu'il écrit juste pour moi coulent contre moi, dans mes fissures, me soignent à un point qu'il n'imagine même pas. Je sais pas ce que je pourrais faire juste pour pouvoir l'écouter répéter mon prénom à longueur de journée, mais je sais que c'est un truc de taré.
Ses mains glissent sur moi, sur ma gorge et mes joues. J'incline la tête, les yeux toujours fermés, et je souris quand ses doigts passent dans mes cheveux. Il aime les toucher, jouer avec. Et moi j'aime quand il le fait, j'aime quand il est près de moi, quand il me serre contre son coeur.
« Je pense que je t'aime plus fort que tu pourras jamais m'aimer, je murmure, avant de déposer un baiser sur sa bouche. T'es coincé avec moi pour l'éternité River, t'en penses quoi de ça ? »
Moi ça me semble parfait comme plan. Je veux bien rester là à jamais, sur ce toit de Londres où il fait chaud, où le monde ne nous regarde pas et où on peut être qui on a envie d'être. Rester ici, juste avec lui, et fuir le reste des gens, ne plus jamais se soucier de ce qu'ils pensent ou ce qu'ils disent. Ignorer tous nos problèmes et nous contenter de vivre dans mon appart, parfois de sortir — toutes les sorties qu'il me fait faire, je pourrais les recommencer un million de fois — mais surtout de se parler, de s'aimer, jouer de la guitare, rire et continuer comme ça pour toujours. Si seulement c'était possible. Tout quitter et ne rester que Miya, sa Miya.
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1013 mots.
T'as vu comme ils sont mignons ?
#193b02 — Sainte Miya du Ouin Ouin aka le Miyotaure aka Dame Chaos aka Génie du Mal — i put the "hot" in psychotic
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
A(b)ime moi, j'en (c)rêve
Les “je t’aime” de Miya me sont plus précieux que tout ce qui peut exister sur Terre. Je vendrai ma mère pour l’entendre me le dire jusqu’à la fin de mes jours. Elle le fera. Je veux qu’elle le fasse. Je veux qu’elle continue de me les murmurer, encore et encore. Dans la rue quand on ne fait que marcher, dans la nuit quand les draps sont encore froissés, dans mes bras quand je la rassure après un vilain cauchemar. Je veux rien de plus que ça.
Oh non, Miya. Tu ne m’aimeras jamais plus fort que je t’aime. Tu peux pas imaginer à quel point je t’aime. J’ai envie de croire que tu m’aimes plus que je t’aime, ou alors qu’on s’aime autant. Mais la vérité, c’est que si je te dis que je suis prêt à crever pour toi, c’est que c’est le cas. Si je te dis que je ferai de toi une déesse, c’est que tu l’es déjà. T’es la mienne, Miya. T’es la seule devant qui je peux m’agenouiller sans avoir peur de ne plus jamais me relever. Je suis foutu, avec toi. Il n’y aura pas de retour en arrière, je le sais, je le sens. Quand t’es pas dans mon champ de vision, je te cherche. Quand tu quittes le lit avant moi, je m’enroule dans les draps pour me donner la sensation que t’es encore là. Quand tu ris, j’ai l’impression que le monde s’embrase tout autour de moi. Et il peut brûler, Miya, tant que nous sommes les seuls survivants.
C’est ça que tu me fais ressentir. Tout le temps. Le sentiment d’être immortel et dévoué à une seule et même divinité.
Ses lèvres me manquent à peine sont-elles partie. Je lui réponds dans un murmure chaud : « J’en pense que ça me plaît bien comme programme. »
Mon pouce caresse sa joue. Il glisse sur sa mâchoire et vient se perdre sur le coin de ses lèvres. Je les connais par cœur. J’ai envie de les embrasser encore, encore, encore, jusqu’à ne plus savoir comment respirer. Je veux réapprendre à le faire, son souffle mêlé au mien.
Je me détache d’elle pour récupérer mon paquet de clope. J’en glisse une entre mes lèvres et l’allume d’un coup de Zippo. Ma tête part en arrière pour libérer la fumée au-dessus de nous. Je reste quelques secondes à regarder les étoiles s’embrumer. Mes yeux la réclament déjà.
Et quand ils la récupèrent, moi je retombe amoureux.
Ouais, Miya.
Je crèverai vraiment pour toi. Mais avant ça, je te ferai te sentir aimée à chaque seconde qui passe. Je te dirai “je t’aime” avec les yeux avant de le faire avec les lèvres, comme je le fais maintenant. Je te rendrai heureuse. Je te ferai rire jusqu’à ce que tu me supplies d’arrêter. Je te ferai te sentir toujours plus grande que tout ceux qui se dressent devant toi. Et quand on aura épuisé cette éternité ensemble, on en commencera une nouvelle. Tant qu’on restera ensemble, on sera deux immortels.
Je tends la main pour venir récupérer la sienne. Je la lève à la hauteur de mes lèvres pour y déposer un long baiser. Mon front ondule contre son poignet.
« J’aimerais bien que les nuits comme ça dure pour toujours », je murmure contre sa peau.
555 mots
Oh non, Miya. Tu ne m’aimeras jamais plus fort que je t’aime. Tu peux pas imaginer à quel point je t’aime. J’ai envie de croire que tu m’aimes plus que je t’aime, ou alors qu’on s’aime autant. Mais la vérité, c’est que si je te dis que je suis prêt à crever pour toi, c’est que c’est le cas. Si je te dis que je ferai de toi une déesse, c’est que tu l’es déjà. T’es la mienne, Miya. T’es la seule devant qui je peux m’agenouiller sans avoir peur de ne plus jamais me relever. Je suis foutu, avec toi. Il n’y aura pas de retour en arrière, je le sais, je le sens. Quand t’es pas dans mon champ de vision, je te cherche. Quand tu quittes le lit avant moi, je m’enroule dans les draps pour me donner la sensation que t’es encore là. Quand tu ris, j’ai l’impression que le monde s’embrase tout autour de moi. Et il peut brûler, Miya, tant que nous sommes les seuls survivants.
C’est ça que tu me fais ressentir. Tout le temps. Le sentiment d’être immortel et dévoué à une seule et même divinité.
Ses lèvres me manquent à peine sont-elles partie. Je lui réponds dans un murmure chaud : « J’en pense que ça me plaît bien comme programme. »
Mon pouce caresse sa joue. Il glisse sur sa mâchoire et vient se perdre sur le coin de ses lèvres. Je les connais par cœur. J’ai envie de les embrasser encore, encore, encore, jusqu’à ne plus savoir comment respirer. Je veux réapprendre à le faire, son souffle mêlé au mien.
Je me détache d’elle pour récupérer mon paquet de clope. J’en glisse une entre mes lèvres et l’allume d’un coup de Zippo. Ma tête part en arrière pour libérer la fumée au-dessus de nous. Je reste quelques secondes à regarder les étoiles s’embrumer. Mes yeux la réclament déjà.
Et quand ils la récupèrent, moi je retombe amoureux.
Ouais, Miya.
Je crèverai vraiment pour toi. Mais avant ça, je te ferai te sentir aimée à chaque seconde qui passe. Je te dirai “je t’aime” avec les yeux avant de le faire avec les lèvres, comme je le fais maintenant. Je te rendrai heureuse. Je te ferai rire jusqu’à ce que tu me supplies d’arrêter. Je te ferai te sentir toujours plus grande que tout ceux qui se dressent devant toi. Et quand on aura épuisé cette éternité ensemble, on en commencera une nouvelle. Tant qu’on restera ensemble, on sera deux immortels.
Je tends la main pour venir récupérer la sienne. Je la lève à la hauteur de mes lèvres pour y déposer un long baiser. Mon front ondule contre son poignet.
« J’aimerais bien que les nuits comme ça dure pour toujours », je murmure contre sa peau.
555 mots
Code couleur = #515f80
Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Miyaromantique | Captain Ouin Ouin
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Miyaromantique | Captain Ouin Ouin