25 oct. 2025, 15:06
Le chant de nos chairs A.N
Avec autant d’étonnement que d’amusement, Alice observa son cousin répondre à Léonie avec un ton qu’elle ne lui connaissait pas. Il était cruel d’annoncer à la française que jamais il n’avait entendu parler d’elle. Cela ne se faisait pas, mais Aliosus n’avait point été élevé à la française, et ignorait sans nul doute que la réputation était d’une importance capitale au sein de la haute société sorcière du mépris. En omettant de parler de Léonie, Alice avait failli à son devoir d’amie. Elle aurait dû présenter Léonie, vanter sa famille et leurs valeurs, comme les de Beauvais le faisaient pour les Sangblanc. Mais ne pas le faire était une chose. L’entendre… en était une autre.
Léonie s’était abstenu de tout commentaire, seul un sourire un peu moins assuré avait trahi sa déception. Ce n’était point agréable d’entendre que son amitié avait si peu de valeur aux yeux d’Alice qu’elle ne méritait point d’être annoncé à celui dont elle connaissait jusqu’au son de la voix tant elle en avait entendu parler.

Les yeux baissés sur leurs doigts liés, Alice souriait néanmoins, car Aliosus était là, avec elle, devant elle, près d’elle, sa peau contre la sienne. Ses mots réchauffèrent le coeur de la jeune fille, qui dressa enfin le menton pour regarder à nouveau son cousin, son tendre, son adoré, son merveilleux cousin. Elle pressa ses doigts entre les siens, avant de le relâcher, non sans une dernière caresse. Elle reprit sa jolie position, celle qui bombait sa poitrine naissante, galbait sa chute de rein et habillait son buste d’un joli maintien.
Alice consenti à enfin jeter un regard à Léonie, étonnement muette, ses yeux verts fixés sur un arbre généalogique choisis au hasard. Elle n'aimait pas voir son amie ainsi, cela ne lui ressemblait point.
Une main dans son dos, l’autre se dépliant avec élégance vers la porte, Alice se tourna vers Aliosus dans un sourire : « Que diriez-vous d'aller profiter du parc pour terminer la journée ? Léonie, très chère, veux-tu nous accompagner ? Je suis persuadée qu'Aliosus serait enchanté de te voir mettre tes talents de dessinatrice à l'œuvre. » Elle se tourna à nouveau vers le profil de son amie la plus fidèle et la plus précieuse. « Léonie a de véritables doigts de fée, elle pourrait t'apprendre les techniques de la peinture magique ? C'est sa spécialité. »

Un sourire bondit sur le visage de Léonie, qui se tourna aussitôt vers les deux cousins. Elle semblait apprécier le portrait qui s'offrait à ses yeux d'artiste. Finalement, elle recula d'un pas dans un sourire plus doux. « Plus tard. Profite donc de la présence de ton cousin. Tu attendais cela avec impatience... quelle odieuse amie je serai si je te retirais cela. Et puis... je dois retrouver monseigneur Damianoooo. » Sur une ample révérence, Léonie se retira en quelques pas chaloupé qu'Alice suivit jusqu'à ce qu'elle disparaisse de la salle commune d'Ulula. Damiano...
Bientôt, Alice ne pourrait plus l'éviter. Il lui faudrait le présenter à Aliosus.
Mais, pour le moment, Alice préférait omettre l'existence de l'italien. Et profiter d'Aliosus. Rien que de lui, jusqu'à ce que ses obligations ne la rattrapent.

Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050

18 mars 2026, 10:17
Le chant de nos chairs A.N
Il n'avait pas été tendre, il en avait tout à fait conscience, mais il n'avait pu se retenir devant le comportement de la française qui l'avait observé comme on observe un abraxan avant de l'acheter, c'était tout juste si elle ne lui avait pas regardé les dents pour jauger de leur bon état. Il n'avait pas l'intention d'être pris pour un objet, ni de fantasme, ni de curiosité, il était un représentant de Poudlard, de Serpentard et indirectement du Conseil des Sorciers, il avait autre chose à faire de satisfaire la curiosité déplacée et tactiles de quelques étudiantes gloussantes.

Seule la proximité évidente entre Léonie et Alice avait convaincu Aliosus de ne point trop en faire, s'arrêtant à cette phrase sèche qui stoppait les familiarités déplacées. Maintenant que cela était fait, il se résoudrait bien facilement à devoir fréquenter la brune durant son séjour, mais au moins serait-ce sur des bases claires. Il n'était pas son nouvel animal de compagnie.

«Je serai ravi de découvrir ces techniques auxquelles je ne me suis jamais confronté je dois bien l'avouer.», voilà qui était déjà plus constructif - merci ma douce cousine - et il ne se fit pas prier pour user de cette proposition comme nouvelle main tendue à la pétillante jeune femme. Elle déclina l'invitation, sous un prétexte probablement vrai, bien que l'esprit calculateur d'Aliosus estima qu'il se pouvait tout à fait que Léonie veuille conserver la "dette" d'Alice envers elle jusqu'à un moment qu'elle estimera le plus opportun.

Elle fila donc, retrouver il ne savait quel petit ami, en chantonnant d'une voix cristalline et il se retrouva seule avec Alice, leurs mains toujours entrelacées. Il se tourna vers elle.
«Dois je m'attendre à d'autres surprises de ce genre ?» demanda-t-il malicieusement.

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23 mai 2026, 13:09
Le chant de nos chairs A.N
D’autres surprises de ce genre, n’est-ce pas ?
Alice arracha son regard aux portes désormais closes pour tout offrir à son cousin. Oh, mon sang…
Des surprises de la sorte, il y en aurait encore tout un tas, envers et contre toutes les volontés d’Alice à ne profiter que de son cousin. Mais pour l’heure, elle ne voulait point songer aux heures durant lesquelles il lui faudrait partager Aliosus. Voilà bien trop de temps qu’ils ne s’étaient vu. Quelle cruelle chose que le destin. A peine retrouvés, ils furent contraint d’être de nouveau séparés.
Peste soit de tout ces tragiques événements qui lui avait arraché un frère, un père, un oncle puis un cousin.

Alice sourit avec l’élégance d’une jeune dame qui cache ses vérités derrière une jolie rangée de dents blanche. « Il y en aura tout une volée », murmura t-elle avec douceur. A commencer par Damiano, son irrévérencieux promis, qui se ferait une joie de faire montre de toute son indélicatesse pour mettre la française mal à l’aise. Il y aurait Léonie, tout au long de la semaine, qui ne saurait se tenir éloignée de son amie bien longtemps. Il y aurait Élicia, car il ne fallait pas l’oublier, qui s’évertuerait sans nul doute à rappeler à Alice qu’elle avait un rôle à jouer après l’avoir abandonné, par sa simple présence.

Mais jusqu’à ce que le Destin se charge de se rappeler à eux, Alice emploierait chaque seconde à profiter d’Aliosus.

Car un jour viendra, chaque seconde se muera en combat.

Et j’entends déjà l’écho tragique.

Merci pour ce RP, mon cher et adoré cousin <3

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