13 mai 2026, 22:45
 M.R  Huit mois
10 Mars 2051
Avec @Morgan Rosenwald


Priddy est venue me chercher en cours plus tôt. J'ai imaginé ce moment tellement de fois. Avec tellement de réactions différentes. Étonnament, alors que je dévale les étages me séparant de l'infirmerie d'un pas rapide, mon esprit est vide. Les mots sont des mots. La réalité est une autre affaire. J'ai besoin de voir. De la voir. Juillet, aout, septembre, octobre, novembre, décembre, janvier, février, mars. Huit mois. Je m'arrête net devant la porte de l'infirmerie. Incertaine. Je pense trop, pas assez, je n'arrive pas à attraper une pensée au vol. Mes mains restent coincés sur mes cuisses, moites, incapables d'attraper cette poignet de porte. La peur que ces huit mois s'effondrent. Que je ne devienne que cendre. Que tout ce que j'ai ressenti, toute cette inquiétude n'était pour rien. Et comme à chaque fois, je m'en veux. Ça fait des mois que j'attends ça, alors pourquoi je réagis comme ça ? Pourquoi je n'ouvre juste pas cette porte et je m'élance dans tes bras ? Je revois tes cheveux sombres dans le souvenirs de la sous-directrice. Quand tu fais ce choix. Pourquoi je ne ressens pas que du soulagement comme une personne un tant soit peu décente ?

J'entre déjà dans la salle d'attente. C'est une première étape. Mon regard se pose rapidement devant les quelques livrets s'y trouvant. Aucun pour m'expliquer comment gérer cette situation. Je détaille les lieux, faisant trainer le moment où je me retrouverais devant toi. Huit mois. Huit mois putain. Je suis fatiguée. C'est la fin de ma veille. Et maintenant ? Il faudrait que j'arrête d'être une lâche. Que j'ose t'affronter. Te dire quoi ? Qu'à cause de toi je dors mal ? On aura vu mieux comme accueil parmi les vivants. Que je t'en veux ? C'est d'une faiblesse rare. D'une vulnérabilité que je me refuse. Que je me sens bête à rester les bras ballants dans cette salle d'attente à decrypter à l'envers des livrets sur la contraception. Tu es responsable de cette faiblesse Morgan.

Traversant enfin la porte, je me dirige enfin vers la zone des hospitalisations. Mes pieds se stoppent. Tu es là. En vie. J'ai envie de me casser. J'ai envie de courir vers toi. J'ai envie de faire un scandale. Je finis par ne rien faire. Juste rester là, à quelques mètres de toi. Mes cordes vocales sont serrés, mon corps figé. Je détaille ton visage fatigué. Je suis une horrible personne parce que je me dis que c'est mérité, qu'on partage les mêmes cernes à cause de tes choix. Je te fixe, parce que j'ai dû mal à croire que tu es là. Que ce moment n'était plus qu'une chimère d'un esprit désespéré. J'avise le fauteuil à côté du lit. Chaque pas me coute, mais je finis par m'asseoir dessus, ne te lachant pas du regard. Tu me dois des explications, et je ne rendrais pas la tache plus simple. Mon poing gauche se pose sur mon genoux serré, le droit se posant sur l'accoudoir. Je suis patiente, mes explications je les aurais. À plat ventre au besoin. Ne me sort pas les excuses bateaux, je ne les veux pas. Explique moi donc pourquoi tu as rejoins la liste d'adultes qui ont décidés que je passais après. Après une prison mortelle ?

3a88fe-Marrainage
6ème année RP- préfète INRP de Septembre 2047 à Février 2048 et de nouveau à partir du 17 Avril 2051

19 mai 2026, 22:00
 M.R  Huit mois
Morgan n’aimait pas l’attention.
À bien des égards, la sorcière l’avait fuie pendant des années, jusqu’à ce que se fondre dans la masse devienne naturel, et le papier peint, une seconde peau. Tant de noms portés comme des armures. Tant de mensonges répétés au point d’en éroder ses propres vérités. Elle n’avait jamais eu besoin de Polynectar pour se greffer une nouvelle peau. Un nouveau visage. Une nouvelle vie, parfois. Mais à cet instant précis, face à sa filleule, elle en ressentait soudainement — cruellement — le besoin.

Huit mois.

Huit mois sans la voir, et sa première pensée fut que le p’tit monstre avait encore grandi.

Puis elle vit Cora.
Pas Noémie. Pas l’infirmerie. Pas les draps blancs ni la pierre.

Cora.
Des années plus tôt.

À l’entrée du bar se tenait Cora.

Morgan n’avait pas bougé.

Incapable de trouver quoi dire.

Sa gorge s’était serrée, les mots mourant avant même d’avoir pris forme. Elle avait passé un mois entier à ignorer la lettre, à se noyer dans l’alcool pour oublier, et pourtant, ici, maintenant, face à elle, tout revenait à la surface avec une brutalité déchirante.

Cora était là.
Et Morgan n’avait plus aucun endroit où fuir.


La sensation était la même.
Cette impression atroce d’être transpercée. Pourquoi fallait-il toujours qu’une Claire surgisse lorsqu’elle s’approchait trop près de ses Obscurs ?

Le silence de Noémie n’aidait pas.
Elle était entrée sans un mot. S’était arrêtée net en la voyant, comme si bouger davantage risquait de briser quelque chose. Puis elle était venue s’asseoir. Et depuis… rien.

Elle la regardait simplement. Sans la quitter des yeux.

Morgan, elle, peinait déjà à supporter son propre corps depuis son retour du Dominion. Son cœur battait trop fort. Sa peau lui semblait trop sensible. Et sous ce regard fixe, elle avait l’impression désagréable que toutes les couches qu’elle avait passées des années à construire se fissuraient une à une.

Ce qui était certain, c’était que, comme à l’époque, la galloise ne savait pas quoi dire. Et à vrai dire, Morgan n’était même plus certaine de ce qu’elle pensait. Ou ressentait. Mis à part une chose. Elle maudissait le Dominion un peu plus à chaque minute passée hors de celui-ci.

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Citation directe du RP : Dans les Ténèbres de la Forêt

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19 mai 2026, 22:27
 M.R  Huit mois
Le silence prends toute la place entre nous. Il emplit toute la pièce, enfle, enfle, la sensation qu'au moindre souffle toute une bulle explosera. Mes doigts tapotent dans un rythme que seuls eux comprennent l'accoudoir. Je continue de t'observer, compter chaque pores de ta peau, chaque petit détails, les dégradés de violet et bleu de tes cernes, leurs formes, les nuances d'océans de tes yeux. J'ai eu peur de ne plus jamais les revoir, alors j'essaye de graver tout les petits détails dans mes paupières, pour que je puisse tout me rappeler les yeux fermés. Je voudrais aussi entendre le son de ta voix, voir si mes souvenirs ont pu être affecté en huit mois. Entendre quel timbre tu prendrais, comprendre quelles émotions te traversent.

Je te mets mal à l'aise ? Soit. Une piètre sanction par rapport à ce que tu nous a fais vivre. Les cendriers que j'ai dû vider trois fois par jour chez maman, jeter les cadavres de bières les lendemains matins, l'homme transi d'amour à qui j'ai dû apprendre que tu avais décidé de rester dans une prison maudite. À la personne que j'étais en Aout qui ne sortait quasiment plus de sa chambre. Une onde de choc qui a parcouru tellement d'individus. Alors ton malaise ne me dérangera pas, après tout, nos états d'âmes ne t'ont sûrement pas traversés l'esprit. Je t'ai attendu huit mois, je peux tuer encore quelques heures de plus avec toi dans ce silence si c'est ce que tu souhaites. Quand j'avais merdé avec Cora, tu ne m'avais pas facilité la tache, tu avais attendu que ce soit moi qui commence les festivités. J'ai appris des meilleures. Après tout, le sang des Claire, de Layla et Cora coule en moi. Ma colère sait être impérieuse, et elle réclame des explications, mais ne les demande pas.

Au fur et à mesure que je t'effeuille, je crois commencer à comprendre certains trucs. Pas étonnant que tu t'entendes aussi bien avec Maman. Je crois que tu souhaiterais juste fuir. Que je disparaisse, ou juste que je fasse comme si rien ne s'était passé. Comme Maman, tu souhaiterais que je re-devienne la gamine qui ne disait rien, acceptait tout, s'enfermait dans le savoir en échange. Tu te caches même de ta soeur jumelle. J'aimerais faire fausse route. Prouve moi que je suis dans le tort. Que tu es prête à faire ce que ma rage attends de toi. Réponds à la question qui me hante depuis Septembre. Pourquoi. Mon sang est en ébullition, mais la surface de ma peau glaciale, et l'un et l'autre me brule. Alors je continue de tapoter l'accoudoir, pour me rappeler que ce moment est réél, et que je suis patiente. Arrête d'être lâche !

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23 mai 2026, 15:05
 M.R  Huit mois
Morgan encaissait le silence comme elle aurait encaissé une lame sous les côtes : sans broncher d’abord, par réflexe, avant que la douleur ne commence à irradier partout ailleurs.

Et le bruit des doigts de Noémie contre l’accoudoir lui vrillait les tempes.

Tac. Tac. Tac.


Un métronome. Ironique, comme si elle avait besoin de cela pour sentir qu’elle n’était plus figée entre deux mesures de temps. La sorcière ne le sentait déjà que trop bien.

Mais même dans son état, la galloise était capable de reconnaître ce regard. Ce regard qui dissèque. Qui exige. Qui refuse les demi-vérités. Le pire, c’était qu’elle ne pouvait même pas le lui reprocher.

Parce que Noémie avait raison.

En revenant dans la vie de l’adolescente comme autre chose qu’une simple marraine par correspondance, Morgan avait — consciemment ou non — pris des responsabilités envers elle. Des responsabilités qu’elle s’était pourtant jurée, des années plus tôt, de ne plus jamais prendre envers qui que ce soit.

Car Morgan n’avait qu’une quinzaine d’années lorsqu’elle était devenue la marraine de la fille de Cora. Et elle en avait dix-neuf lorsqu’elle avait décidé qu’elle finirait seule.
Indépendante de tout. Sans attaches — ou presque.

Ses échanges de lettres avec Cora et Noémie avaient été son unique constante alors qu’elle naviguait dans les eaux troubles de sa vie ; malgré les tempêtes et les orages, malgré les accalmies. Un fil insécable — mais un simple fil, constitué d’une poignée de parchemins annuels.

Et puis elle avait fait le choix de suivre Cora jusqu’aux Îles Britanniques lorsque cette dernière était venue la sortir de son trou au Mexique. Enfin… Face à Cora, ce n’était jamais vraiment un choix.

Mais elle avait choisi de revenir dans la vie de sa filleule, et ce qui n’avait été qu’un fil traversant les océans avait fini par devenir un motif bien plus complexe.

Et comme Cora, Morgan avait un jour disparu sans un mot.
Ironique d’avoir été celle qui les avait aidées à l’époque, et d’être désormais le problème.

Elle soupira.
Autant arracher le pansement tout de suite.

« J’ai huit mois de sommeil à rattraper Noémie, alors si tu comptes poursuivre ce jeu du roi du silence, il me suffit de fermer les yeux et de voir si tu es toujours là d’ici là. »

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23 mai 2026, 17:38
 M.R  Huit mois
Je continue mon cycle de tapotement, mais l'arrête soudainement quand enfin, enfin elle parle. Mais ma main se ressert aux mots de Morgan. Je baisse mes yeux vers l'accoudoir, détaillant la blancheur de mes jointures, les tendons qui ressortent dessus, le tracé bleu de quelques veines, avant de revenir vers le visage de ma marraine. Huit mois, et tout ce que tu es capable de me sortir c'est que tu veux une sieste ? Sérieusement ? Tu sais à quel point j'en étais ? J'en étais à parfois préférer recevoir un corps plutôt que cette ignorance. Tu penses que ça me faisait me sentir comment hein ? Comme quelqu'un de bien ? Tu participes à me transformer en une version de moi-même que j'apprécie de moins en moins. La petite que j'étais me manque. Mais vous m'avez eu, avec la mage noire du Poudlard Express, avec Jonathan, avec Maman, et maintenant toi. J'ai abandonné la naïveté qui me collait à la peau. Je suis sûre que tu te sens très intelligente avec ce trait d'esprit. J'aimerais partir pour la peine. Faire une croix sur toi. Une croix sur vous tous. Alors pourquoi mes pieds restent plantés au sol, mes genoux hérmétiquement pliés ?

Je crois que là tout de suite, je te hais Morgan. Je méprise la personne qui ne peut que me sortir qu'elle a huit mois de sommeil à rattraper. Je n'ai que dédain pour ta lâcheté, ton incapacité à prendre tes responsabilités. Il y a dix-sept ans, Cora t'a-t-elle mis un couteau sous la gorge quand elle t'a demandé d'être marraine ? Alors n'agit pas comme si les huit derniers mois n'ont eu comme seules conséquences une dette de sommeil de ton côté.
-"On a tous huit mois de sommeil à rattraper," je finis par faire remarquer acidement. Je tais le à cause de toi qui me brule la gorge. Faire taire le feu qui prend mes poumons, s'infiltre dans mes bronches, l'acide qui ronge mon estomac. Parce que si je te l'envoyais à la tronche, je ne pourrais arrêter le flot de reproches. Et que je tiens à un fil de rester une personne décente envers quelqu'un en convalescence. Tu vois, elle est là, la différence entre toi et moi. J'essaye malgré tout de faire attention à toi. Et je reçois quoi ? Ça ? Pas une excuse rien, comme si tu avais été dans ton bon droit de rester dans le Dominion.

-"Remarque, si tu faisais ça, ça ne me dépayserait pas de la brillante présence dont tu as fait preuve récemment," dis-je, en haussant les épaules, détournant mon regard vers les autres lits. Pas d'Elina, voilà qui m'arrache un soufflement de nez presque moqueur. Quelle réussite de la pseudo-exploratrice.

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24 mai 2026, 21:18
 M.R  Huit mois
Le soufflement moqueur de Noémie arracha à Morgan un rictus fatigué.
Pas vraiment vexé.
Pas vraiment amusé non plus.
Juste… usé.

Même dans un état qu’elle considérait comme pitoyable, la sorcière savait qu’elle ne pouvait pas s’attendre pas à un autre genre de réponse de la part de l’adolescente. Pas après son arrivée silencieuse - pas après la série de sentiment d’abandon qu’elle avait vécu et qui s’était allongée par sa propre faute. Et à côté de cela, la galloise essayait toujours de rester accrochée à la réalité, mais elle ne savait plus vraiment depuis combien de temps elle était revenue. Deux heures ? Trois ? Peut-être davantage. Peut-être moins. La traversée du portail avait bousillé les fonctions de son corps, mais son cerveau aussi apparemment.

« Je n’ai pas l’énergie d’être brillante aujourd’hui non plus », répondit-elle à la Serdaigle, fixant son regard sur le mur faisant face à elle et face au lit. Son pouce accrocha le bord effiloché du drap, tirant légèrement dessus sans qu’elle semble réellement s’en rendre compte.

« Et rien de ce que je pourrais dire ne pourra changer ce qu’il s’est passé, donc… qu’est-ce que tu veux que je te dise au juste, hm ? »

Ses yeux revinrent finalement vers Noémie.

« Que je suis désolée ? » Le coin de sa bouche tressaillit à peine. « Tu me détestes sûrement déjà de toute façon. »

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24 mai 2026, 22:03
 M.R  Huit mois
Tu as raison sur un point. Le passé est fait. On ne reviendra pas en arrière. Je ne sais pas ce qui s'est passé dans ta tête pendant les quelques secondes où tu aurais pu sortir du Dominion, même si je rêverais de la savoir. Comme aujourd'hui, je voudrais m'infiltrer dans ce cerveau, et chercher enfin ce que tu ressens. Tu ne comprends par contre pas l'essentiel. Tout comme Maman. Des garanties. Des garanties que ça ne se reproduira plus jamais. Mais je finis aussi par voir pourquoi vous ne les donnez pas. Vous ne pouvez pas exclure l'appel de l'au delà. D'aller voir ce qu'il se passe ailleurs. Vous êtes faites du même bois, de la même fougue, du même égoisme. Et au final, à m'accrocher à vous comme une moule sur son rocher, je reste seule tandis que vous traversez les flots à la recherche d'îles paradisiaques.

Tu sais ça ressemblait à quoi de vous attendre toutes les deux ? C'était comme se tenir au bord d'un immeuble, attendant de voir où la prochaine rafale de vent va me mener. Je suis actuellement tombé sur le sommet du bâtiment, après huit mois à faire la funambule, à éviter la chute. Alors oui, je te déteste de m'avoir mis dans cette position. Comme j'ai détesté ma mère. Comme parfois j'en veux à Jonathan, qui a sa petite famille normale sur le côté et à qui j'ai envie de crier d'arrêter de s'embêter avec moi par devoir. Parce qu'au fond je le sais bien que je fais tâche sur son tableau. En fait, je crois que c'est ce que j'aimerais vous gueuler à tous, que si vous ne me voulez pas dans votre vie de le dire pleinement au lieu de disparaître. D'arracher le pansement ici et là, au lieu de me laisser le cul sur le toit d'un immeuble pantelante de voir que c'est encore passé sans chute.

Mais tu le sais que ce que je pense c'est en partie du char non ? Qu'une partie infime de moi rêve encore qu'on me dise "tu es voulue". Crois bien que j'ai tenté de la faire taire, de la détruire cette partie de moi au cours de ces derniers mois. Tu savais que je me suis explosée les poings sur la porte menant au Dominion pour toi ? Alors pourquoi cette partie ressurgit-elle toujours et encore ? Pourquoi me pousse t'elle à m'accouder sur mes genoux, tête baissée, à me cacher derrière mes cheveux comme une enfant et souffler : "On pourrait commencer par "Je suis désolée" effectivement."

Je suis désolée d'être rentrée dans votre vie sans prévenir, sans être invitée. Je suis désolée de ne pas être assez. De ne pas être ce que vous voulez. Parce que si je l'étais, vous resteriez non ? Je ne pleurerais pas. Je te promets je m'endurcirai, je deviendrais ce que tu voudrais que je sois, pour que tu me promettes de ne plus jamais me faire un coup pareil. Je ne demanderais pas grand chose, une lettre à mon anniversaire, rien de plus je te le promets.

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