Les mauvaises résolutions

RP solo [PNJ]
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Nous allons suivre les vacances de Noël de Lilith, partagées entre Skye et la Place Armand Malefoy. Elle rentre chez elle, la queue entre les jambes, après un trimestre mouvementé à Poudlard. Ses parents, déjà peu convaincus par ses résultats scolaires, doivent désormais composer avec une fille fugueuse. L’ambiance à la maison est tendue : seule sa grand-mère, Roy et Eliot prennent la situation avec un brin d’humour. Caremon, fidèle à son rôle d’aîné exemplaire, campe le rôle du petit soldat modèle.
Reducio
[quote]Fenella Campbell (grand-mère) ; Cameron et Roy (ses frères aînés) ; Eliot (frère cadet).
Lien vers la fiche du PNJ : PNJ de Lilith McKey.
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Lilith Bríd McKey ⋆ Née-sorcière ⋆ 02/11/37 ⋆ Skye ⋆ 2e année RP (13 ans) ⋆ #84774d
Faible présence jusqu’au 22 juin ⋆ 7/14 RP en cours
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Les mauvaises résolutions
Le code couleur des personnages est présenté au premier post.
Le mercredi 20 décembre, la pluie tambourinait contre les vitres. À Skye, la petite maison en pierre des McKey semblait encore plus étroite que d’habitude. Les parents, eux, brillaient par leur absence — comme toujours, absorbés par leur clinique. Restait donc le reste de la tribu, entassé sous le même toit, à tenter de cohabiter sans (trop) s’étriper. Et au milieu de ce joyeux bazar, Roy McKey, le deuxième de la fratrie, le plus sournois aussi, observait les environs avec un petit sourire en coin. Il avait repéré sa prochaine victime, et franchement, il avait hâte.
ROY MCKEY
Troisième année. Serdaigle. 14 ans.
— Tu sais où elle est, la cracmolle ?
— Non, pourquoi ?
J’hésitai. Est-ce que je devais vraiment dire à mon frère — trop sérieux pour son propre bien — que j’avais juste envie de la faire dégnomer1 ? Rien de méchant, hein. Juste de quoi la secouer un peu, l’éjecter dans le jardin d’à côté. Mais lui, il captait rien à mon art. Faut dire, il est clairement né avec une baguette dans le cul.
— Pour rien.
Il me lança un regard long, insistant. Trop insistant. Pas de doute, il flairait l’embrouille. Mais j’étais plus malin. Je lui fis mon plus beau sourire. Celui qui donne l’impression que quelque chose de pas très net se prépare. Il recula mentalement d’un pas. Même Cameron ne me cherche jamais trop longtemps. Dans la famille, j’ai toujours été le plus… relou. Et dernièrement, ma passion numéro un, c’est ma chère petite sœur. Depuis qu’elle est devenue cracmolle2, elle m'offre un terrain de jeu parfait.
Depuis son arrivée à Poudlard, elle avait changé. Elle, qui bossait comme une acharnée et fuyait notre vieille bibliothèque dès qu’elle le pouvait pour pioncer sur ses rochers (trempés, en plus — va comprendre) était devenue une furie. Cameron flippait grave et moi ? J’étais fan !
Parce qu’elle me ressemblait, quelque part. Et ouais, ça me faisait plaisir de ne plus être le seul à semer un peu de pagaille à la maison. Mes parents, fidèles à eux-mêmes, n’ont rien trouvé de mieux que de la punir. Cameron et moi avons été promus au poste de surveillants officiels — mission : contenir le "petit démon en devenir". Évidemment, Cameron a obéi sans broncher. De mon côté, j’ai opté pour une approche un peu plus… créative. Pas forcément visible. Mais elle est là. Bon, y’a que mamie qui l’a captée. Et Eliot. Ce petit génie incompris.
Bref, j’étais à la recherche de ma sœur. Encore. Elle passait son temps à m’éviter, et rien que ça, ça me donnait encore plus envie de la trouver. Ce qui était dingue, c’est qu’elle arrivait toujours à se planquer dans ce trou à rat — un vrai exploit, vu la taille de la maison.
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1 Expression de famille, équivalent sorcier de l’expression moldue "faire tourner en bourrique".
2 Dans sa lettre (ici), avant de fuir Poudlard, Lilith ment à sa grand-mère en lui affirmant qu’elle est devenue cracmolle. Depuis, sa grand-mère et Roy s’en délectent.
Lilith Bríd McKey ⋆ Née-sorcière ⋆ 02/11/37 ⋆ Skye ⋆ 2e année RP (13 ans) ⋆ #84774d
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Les mauvaises résolutions
Pendant ce temps, avant le 24 décembre, Lilith restait dans son coin — heureusement bien gardé. Toute seule. Enfin… pas vraiment. Elle avait son cahier en cuir, celui qu’elle trimballait partout — un peu cabossé, plein de gribouillis, les coins tout tordus, mais c’était le sien. Il avait tout vu, même sa tentative de fuite qui, dans sa tête, ressemblait à une mission secrète à l’ancienne, genre auror en infiltration… et qui, en vrai, avait duré deux heures. Juste le temps de se perdre, de se faire repérer, de s’évanouir devant le premier venu, et de récolter une sacrée dose d’ennuis.
Elle était revenue comme si de rien n’était, le menton relevé, mais le cœur un peu à l’envers. Parce que rien n’était pareil. Lilith pensait qu’en rentrant chez elle, tout irait mieux. Sauf que non. Le monde avait continué sans elle. Comme si elle avait raté un morceau important pendant son périple avorté. Alors, elle écrivait. Pour respirer un peu. Pour faire taire le reste.
C’était devenu presque une habitude. Gribouiller des pages entières pour mieux disparaître. Même quand sa grand-mère était là — et elle l’adorait, sa grand-mère. Mais rien à faire, elle s’enfermait à double tour dans sa tête, avec ses souvenirs, ses listes de trucs importants ou pas, et ses rêves un peu bizarres. Elle remplissait des pages de choses un peu tristes, un peu floues. Des trucs qui restaient accrochés, là, quelque part, et qu’elle n’arrivait pas à oublier. Le prénom de Matthew revenait tout le temps. Et parfois, sans faire exprès, elle dessinait des petits cœurs à côté. C’était plus fort qu’elle.
Pour être tranquille, elle s’était réfugiée dans sa chambre. Sa cachette, c’était le coin le plus planqué de sa chambre, celui que même Roy n’avait jamais trouvé. Derrière son vieux bureau, elle avait installé un petit cocon rien qu’à elle. Un tapis moelleux, des coussins qui sentaient la lavande, et surtout, sa cape d’invisibilité. Enfin… presque. C’était une vieille couverture enchantée par sa grand-mère — pas assez puissante pour la rendre invisible aux adultes, mais suffisamment floue pour qu’un ado bruyant et impatient comme Roy ne voie rien du tout. Tant qu’elle ne bougeait pas trop. Et qu’il ne cherchait pas vraiment.
Elle appelait ça son "Quartier Général", et dedans, il y avait tout ce qu’il fallait pour survivre à une attaque fraternelle : son cahier, une plume qui grince un peu, une boîte à moitié vide de Chocogrenouilles, et un vieux scrutoscope cabossé pour surveiller la porte. Quand elle se glissait là-dessous, le monde pouvait bien tourner à l’envers — tant que Roy ne la trouvait pas, tout allait (presque) bien.
Son frère traînait partout dans la maison. Il pleuvait depuis mercredi, et il n’en pouvait plus. Toujours à fouiller, farfouiller, ou chercher une victime. Et souvent, cette victime, c’était elle. Il avait même inventé un jeu pour la faire enrager : réciter encore et encore cette fichue lettre où elle disait qu’elle était peut-être une cracmolle. Sa grand-mère l’avait encadrée — encadrée ! — et l’avait accrochée dans son labo, comme une œuvre d’art. En plus, elle racontait l’histoire aux clients qui rigolaient eux, contrairement à ses parents.
Lilith baissa les yeux sur la liste qu’elle avait gribouillée la veille, un peu n’importe comment :
Elle avait une liste secrète dans un coin de son cahier. Tout en haut, il y avait une recette de potion pour obtenir des cheveux hurlants. Juste en dessous, elle avait noté : échanger son jus de Bubobulb contre du jus de Snargalouf. Mais ce n’était rien comparé à son chef-d’œuvre : écrire une lettre d’amour enflammée, signée “Mystérieuse Admiratrice”, et la glisser discrètement dans un de ses bouquins. Et puis, son rêve ultime : transplaner tous les caleçons de Roy dans le hall d’entrée. Un à un. Bien alignés sur les marches. Mais, elle n’était pas encore assez forte pour ça. Mais un jour, elle le serait. Et ce jour-là, Roy aurait intérêt à courir vite.
Elle était revenue comme si de rien n’était, le menton relevé, mais le cœur un peu à l’envers. Parce que rien n’était pareil. Lilith pensait qu’en rentrant chez elle, tout irait mieux. Sauf que non. Le monde avait continué sans elle. Comme si elle avait raté un morceau important pendant son périple avorté. Alors, elle écrivait. Pour respirer un peu. Pour faire taire le reste.
C’était devenu presque une habitude. Gribouiller des pages entières pour mieux disparaître. Même quand sa grand-mère était là — et elle l’adorait, sa grand-mère. Mais rien à faire, elle s’enfermait à double tour dans sa tête, avec ses souvenirs, ses listes de trucs importants ou pas, et ses rêves un peu bizarres. Elle remplissait des pages de choses un peu tristes, un peu floues. Des trucs qui restaient accrochés, là, quelque part, et qu’elle n’arrivait pas à oublier. Le prénom de Matthew revenait tout le temps. Et parfois, sans faire exprès, elle dessinait des petits cœurs à côté. C’était plus fort qu’elle.
Pour être tranquille, elle s’était réfugiée dans sa chambre. Sa cachette, c’était le coin le plus planqué de sa chambre, celui que même Roy n’avait jamais trouvé. Derrière son vieux bureau, elle avait installé un petit cocon rien qu’à elle. Un tapis moelleux, des coussins qui sentaient la lavande, et surtout, sa cape d’invisibilité. Enfin… presque. C’était une vieille couverture enchantée par sa grand-mère — pas assez puissante pour la rendre invisible aux adultes, mais suffisamment floue pour qu’un ado bruyant et impatient comme Roy ne voie rien du tout. Tant qu’elle ne bougeait pas trop. Et qu’il ne cherchait pas vraiment.
Elle appelait ça son "Quartier Général", et dedans, il y avait tout ce qu’il fallait pour survivre à une attaque fraternelle : son cahier, une plume qui grince un peu, une boîte à moitié vide de Chocogrenouilles, et un vieux scrutoscope cabossé pour surveiller la porte. Quand elle se glissait là-dessous, le monde pouvait bien tourner à l’envers — tant que Roy ne la trouvait pas, tout allait (presque) bien.
Son frère traînait partout dans la maison. Il pleuvait depuis mercredi, et il n’en pouvait plus. Toujours à fouiller, farfouiller, ou chercher une victime. Et souvent, cette victime, c’était elle. Il avait même inventé un jeu pour la faire enrager : réciter encore et encore cette fichue lettre où elle disait qu’elle était peut-être une cracmolle. Sa grand-mère l’avait encadrée — encadrée ! — et l’avait accrochée dans son labo, comme une œuvre d’art. En plus, elle racontait l’histoire aux clients qui rigolaient eux, contrairement à ses parents.
Lilith baissa les yeux sur la liste qu’elle avait gribouillée la veille, un peu n’importe comment :
☐ Ne plus me faire attraper quand je fais des bêtises.
☐ Avoir de meilleures notes. (Demander à Matthew de me passer les réponses plus souvent).
☐ Essayer d’être plus gentille avec les autres… ou au moins les éviter.
☐ Se venger de Roy. Trouver un truc VRAIMENT horrible.
Elle avait une liste secrète dans un coin de son cahier. Tout en haut, il y avait une recette de potion pour obtenir des cheveux hurlants. Juste en dessous, elle avait noté : échanger son jus de Bubobulb contre du jus de Snargalouf. Mais ce n’était rien comparé à son chef-d’œuvre : écrire une lettre d’amour enflammée, signée “Mystérieuse Admiratrice”, et la glisser discrètement dans un de ses bouquins. Et puis, son rêve ultime : transplaner tous les caleçons de Roy dans le hall d’entrée. Un à un. Bien alignés sur les marches. Mais, elle n’était pas encore assez forte pour ça. Mais un jour, elle le serait. Et ce jour-là, Roy aurait intérêt à courir vite.
Lilith Bríd McKey ⋆ Née-sorcière ⋆ 02/11/37 ⋆ Skye ⋆ 2e année RP (13 ans) ⋆ #84774d
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25 décembre 2049
La famille McKey se réunit à dans une clinique sorcière à Londres pour Noël. La grand-mère, les frères et Lilith viennent rendre visite à leurs parents médicomages.
LILITH MCKEY
Première année. Gryffondor. 12 ans.
Dehors, il ne neige pas. La magie se dissout tristement sous la pluie. Plus je grandis, plus la vie me semble injuste. Passer Noël dans une clinique, franchement, il y a mieux. Mais bon, quand tes parents sont Médicomages, l’avis des enfants passe souvent à la trappe. J'avais pas du tout envie de revenir ici. La dernière fois que je suis venue, c'était avant l'enterrement de papie.
Les autres années, ils s'étaient toujours débrouillés pour le fêter chez mamie, mais cette fois, il paraît que c'est impossible. Il y a une infection qui circule — je ne me souviens même plus de son nom — et en plus, ils sont en sous-effectif. Bref, il pleut.
Eliot est aux toilettes avec mamie. Cameron est plongé dans un livre, et Roy, lui, est en train de me casser les pieds. Il regarde ce que j’écris, parce que lui aussi s’ennuie. Je ne comprends pas pourquoi on nous a traînés hors du lit juste pour ça. Ils ne sont même pas là. On va attendre combien de temps ?
— Arrête.
— Sinon quoi ?
Je lui envoie un coup de poing, il riposte.
— Mais ça va pas !
— Pas de ça avec moi, tu m'as cassé l'épaule cracmolle.
C’est sa nouvelle insulte. Enfin, nouvelle… depuis que j’ai tenté de me barrer de Poudlard. Mamie, dans sa grande bonté, a eu l’idée de partager ma lettre avec toute la famille. Elle la montre même à ses clients, c’est pour dire. Mais bon, passons, ce n'est pas le sujet. Roy me me provoque une fois de plus, et je lui adresse un regard glacé.
— Cherche pas, c’est moi qui te l’ai appris.
J’allais répondre, mais mamie revient. Elle aussi aimerait bien qu’on rentre vite. Elle n’aime pas la foule, et elle regrette déjà son idée. Si seulement elle pouvait changer d’avis, mais ça, c’est plus fort qu’elle. Elle ne revient jamais sur ses décisions.
— Ils sont trop occupés. Venez, on monte manger un peu, je suis épuisée.
On mange donc, des sandwichs sans saveur dans un salon de thé. Personne ne parle. Que dire, de toute façon ? On attend, encore et toujours, mes parents qui semblent incapables de se décider à venir nous chercher pour nous sortir de cet horreur.
Cela fait maintenant une heure, vingt minutes et trente-trois secondes qu'on est là.
Comment je le sais ? Grâce à ma montre, un cadeau de ma famille pour mon noël. Contrairement aux moldus et leur technologie bancale, la mienne sait exactement ce que je veux. D'après papa, il suffit que je pense à l'heure, et elle l'affiche instantanément. Quant à la durée, elle connaît le temps mieux que quiconque. Si je veux passer d’un cours à l’autre, elle sait exactement combien de temps il me reste, et même combien de minutes je mettrai pour y arriver, comme si elle anticipait chaque seconde de ma journée.
À notre droite, il y a une famille au complet, et même si je ne veux pas l’admettre, ça me touche. Un peu trop même. Depuis ma naissance, les moments où nous sommes réunis sont rares. Alors, quand je les vois arriver, je souris, bêtement, oubliant presque la colère que j’avais contre eux.
Eliot me devance, comme à son habitude, et court vers eux pour les enlacer. Maman est fatiguée, ses cernes tombent presque jusqu’à ses joues, voulant presque sortir, se reposer. Papa, lui, a toujours cette bonne mine. C’est un secret qu’il ne partage pas, même vis-à-vis de Maman.
Ils s’installent et se servent. Ils ont faim, terriblement faim. On finit le repas ainsi, dans une sorte de silence partagé. Mon sandwich, au final, n’était pas si mauvais.
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31 décembre 2049
CAMERON MCKEY
Quatrième année. Serdaigle. 15 ans.
Je déteste cette fête de fin d’année. Pas à cause des invités, ni du bruit. Non. À cause de ce que ça implique pour moi : surveiller mes frères et ma sœur, encore et toujours. Lilith fait n’importe quoi, et comme d’habitude, c’est sur moi que ça retombe. Roy ne m’aide pas. Mais le pire, je crois, c’est Mamie, qui trouve ça drôle. Même Eliot, qui a neuf ans, cinq mois et seize jours, rigole. Alors que l’intéressée ne rit pas. Et c’est précisément ça qui me fait encore moins rire.
Ils ne voient pas ce que je vois, que Lilith ne va pas bien. Elle a toujours eu du mal avec les mots, avec les autres, avec tout ce qui demande de s’exprimer, mais avant son entrée à Poudlard, elle tenait le coup. Maintenant... c’est différent, elle s’enferme, elle s’énerve, elle fuit et je commence à me demander si se rapprocher de Matthew Warrens — le frère de Soria — est vraiment une bonne idée. Ce n’est pas de la jalousie, enfin pas vraiment. Oui, Soria me plaît. Beaucoup c'est vrai. Et Roy m’agace quand il le fait remarquer, mais ce n’est pas le sujet. Le sujet, c’est Lilith.
Mes parents ne voient rien, ou peut-être qu’ils ne veulent pas voir. Ils ne sont pas souvent là, de toute façon. Par moments, je regrette presque papi, lui, au moins, savait la recadrer. Alors j’essaie de faire comme lui et elle me le fait payer. En ce moment, cette sale gnome cache mes affaires tout en me provoquant. Rien qu'hier, elle m’a laissé un mot que si je voulais récupérer mon manuel de potions (ma matière préférée) je devais la laisser tranquille pendant trois jours et emmener Roy avec moi parce que madame en a assez de se cacher.
Et moi, pendant ce temps, je suis là. Dans la cuisine. A préparer le repas avec mamie pendant qu’eux sont enfermés dans la chambre.
Être l’aîné, c’est nul.
Dernière modification par Lilith McKey le 25 mai 2026, 13:44, modifié 2 fois.
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01 janvier 2050
ELIOT MCKEY
9 ans.
Le 1er janvier est toujours un jour bizarre à la maison. Après le réveillon du 31, toute la famille dort comme des morts. Plus un bruit, juste le vieux parquet qui craque tout seul. Lilith et moi sommes les seuls réveillés parce qu’on s’est couchés tôt hier soir. Enfin, surtout elle, moi on m’a forcé à aller me coucher parce que j’étais fatigué, alors que pas du tout. Comme dit ma sœur, les grands pensent toujours trop aux affaires des petits au lieu de s’occuper des leurs, surtout Roy ! Hier soir, il a piqué du whisky pur feu en cachette et a entraîné Cameron avec lui. Résultat, il ronfle comme un ogre et je dois supporter ça parce qu’on partage un lit superposé, c’est vraiment injuste. Moi aussi je voudrais un lit simple comme Cameron. Bref, j’ai dû fuir la chambre qui empestait l’ivrogne et c’est comme ça que j’ai fini par rejoindre Lilith.
Sa chambre est petite, mais je l’aime bien. Déjà parce qu’elle est à elle toute seule, alors que moi je dois supporter mes frères, c’est donc devenu mon refuge. J’aime tout ici. Il y a son mur bleu ciel, et juste à côté, celui recouvert d’un crépi doré, un peu terreux, qui brille quand le soleil tape dessus. Les autres murs sont en bois couleur chocolat, avec des étagères et ses vêtements mal pliés qui traînent un peu partout. Et puis il y a le lit, juste devant la fenêtre. Même si c’est toujours en bazar, on s’y sent bien. Surtout quand on grimpe dessus pour regarder l’océan.
Lilith est assise sur le lit, ne me calculant toujours pas et ça m’énerve beaucoup. Je monte sur le lit sans faire attention et je salis sa couverture avec mes chaussures. Franchement, tant pis parce que là, c’est une situation grave. Je sens mes yeux qui commencent à piquer, et ça, ça ne trompe jamais. Alors je me dis que c’est le bon moment pour pleurer un bon coup, histoire de bien montrer que ce n’est vraiment pas juste, mais ça ne marche pas du tout. Elle ne bouge pas un cil, nada rien ! Du coup ça m’énerve encore plus et j’exige, sans même me moucher :
— Lis-moi cette histoire.
— Non.
Bon, je vais devoir employer les grands moyens : crier. Ma sœur aînée ne veut plus rien me céder et ça ne me plaît pas du tout. Avant qu’elle entre à Poudlard, elle disait oui beaucoup plus facilement et maintenant, je dois beaucoup insister. Et c’est exactement ce que je vais faire.
— LIIIIIS-LE MOOOOI !
— Arrête, Eliot ! Ne pleure pas ! Je ne vais rien te lire du tout et si tu continues, Roy va venir et je vais devoir me venger sur toi !
Pfff. Même pas peur. Enfin, pas peur d’elle. Lilith ne m’a jamais rien fait, même si Roy c’est une autre histoire. La pire chose qu’il m’ait faite, c’est de s’asseoir sur mon dos pour m’obliger à sentir ses pieds sales. J’étais bloqué, complètement coincé, et je ne pouvais même pas bouger. J’attendais juste que quelqu’un vienne m’aider et je peux vous dire que ça a été très long. Alors quand elle parle de lui, je fais comme si ça ne m’atteignait pas. Si je craque maintenant, elle aura gagné et comme en ce moment, Roy est trop occupé à survivre à son whisky pur feu pour venir m’embêter, je me dis que j’ai encore un peu de temps. Je recommence à geindre, en tapant du pied très fort. Je tire un peu la couverture et elle finit par lever les yeux vers moi. Victoire.
— T’es chiant.
Je me penche pour l’embrasser sur la joue et elle finit par se calmer. Ma sœur, je la connais comme ma poche. Dans toute la famille, c’est ma préférée après Mamie.
Dernière modification par Lilith McKey le 25 mai 2026, 13:43, modifié 1 fois.
Lilith Bríd McKey ⋆ Née-sorcière ⋆ 02/11/37 ⋆ Skye ⋆ 2e année RP (13 ans) ⋆ #84774d
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01 janvier 2050
Dimanche. Encore une nuit, et Lilith devrait rentrer à Poudlard. Elle n’en avait aucune envie.
Même si ses parents étaient encore énervés contre elle... tant pis. De toute façon, ils travaillaient tout le temps. Et mamie semblait surtout amusée par toute cette histoire. Quant à son petit frère, il était heureux depuis son retour, collé à elle dès qu’il le pouvait. Lilith s’imaginait déjà rester ici, passer son temps à la plage, se débarrasser de Roy et ne plus avoir à supporter Cameron, de plus en plus insupportable chaque année. L’idée de passer des mois loin d’eux avait quelque chose de reposant. «Lilith !», Eliot la ramena brusquement à la réalité. Elle n’échapperait pas à Poudlard. Demain, elle rentrerait bien avec ses frères. La jeune sorcière soupira avant de reprendre la main de son cadet, qui répétait son prénom sans arrêt depuis les vacances. Être grande sœur, c’était surtout devoir surveiller quelqu’un en permanence.
Ils traversaient une grande place qu’elle ne connaissait pas. Lilith n’avait aucune idée de la raison de leur présence ici. Derrière eux, les grands avançaient à pas lourds, les mines fatiguées laissant deviner une soirée trop arrosée. Ils ne resteraient sûrement pas longtemps.
Au centre de la place s’élevait une immense fontaine. Sculptée dans une pierre gris terne, elle représentait un sorcier à l’allure majestueuse, droit et fier, une baguette levée vers le ciel. Poussée par la curiosité, Lilith s’approcha du socle et plissa les yeux pour lire l’inscription gravée dans la pierre : Armand Malefoy. Les Malefoy étaient réputés pour leur lignée de sorciers de sang pur, et la statue incarnait cette arrogance. Alors, Lilith s’éloigna légèrement. Elle ne voulait pas se fondre dans l’ombre de ce prisonnier, que la pierre refusait de laisser mourir. Elle accéléra le pas, fuyant ce bout d’histoire figé, vers le bruit et la vie, jusqu’à un café à la française. Pour une fois, Eliot se taisait. Ils attendaient en silence leur famille, sans comprendre vraiment ce qui les avait mis mal à l’aise. L’horloge sonna. Il était quinze heures.
Lilith Bríd McKey ⋆ Née-sorcière ⋆ 02/11/37 ⋆ Skye ⋆ 2e année RP (13 ans) ⋆ #84774d
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Lilith voulait juste s’affaler dans son lit, mais lorsqu’ils s’arrêtèrent devant le lieu en question, elle accepta enfin cette sortie soudaine. Ils étaient face à un bâtiment tout blanc. Le perron, encadré de colonnes, menait à de grandes portes en bois sculpté, où était inscrit Astronarium, en lettres dorées. Lilith, qui n’aimait pas du tout l’astronomie, accepta finalement la visite sans trop protester. Avec ses notes catastrophiques dans cette matière, sa famille avait sûrement pensé qu’un passage au musée lui ferait du bien. Enfin... sa famille, surtout Cameron. Son frère aîné semblait beaucoup trop heureux pour ne pas être à l’origine de cette sortie. La lumière tamisée des lustres surprit Lilith. Cameron et Eliot foncèrent immédiatement vers les panneaux interactifs consacrés à l’astrologie, pendant qu’elle traînait avec Roy derrière le reste de la famille. Pourtant, au fil de la visite, Lilith se prit au jeu. Les vieux instruments astronomiques, les vitrines magiques et surtout le planétarium finirent par capter son attention. Allongée sous les constellations projetées au plafond, elle oublia un instant ses mauvaises notes. Et même si elle ne le dirait jamais à voix haute, Cameron avait eu une très bonne idée. Mais les bonnes choses avaient toujours une fin : le musée allait fermer, et les McKey durent sortir.
Ils retournèrent sur la place pour manger une glace. C’était une journée assez spéciale : les parents de Lilith n’avaient jamais vraiment le temps pour eux, et surtout, ils quittaient rarement leur île. Parfois, Cameron et Roy sortaient seuls voir leurs amis, mais Lilith et Eliot, beaucoup moins. Alors elle savourait ce moment, essayant de retarder le départ autant que possible. Mais ils finirent par rentrer comme ils étaient venus, par le réseau de cheminette. Eliot le premier, puis Lilith, puis Roy, du plus petit au plus grand, ils rentrèrent à Skye, où la brume régnait et l’océan faisait rage. Et sans attendre, ils s'activèrent au repas en parlant du musée et, parfois, Roy se faisait disputer pour avoir sifflé tout le whisky pur-feu. Personne ne soupçonnait Cameron de l’avoir bu lui aussi. Lilith était au courant grâce à Eliot, et elle riait un peu en voyant le teint blafard de son aîné à chaque fois qu’on parlait de cette bouteille. Ils mangèrent vite, car la fatigue frappait déjà à la porte. Dans la bonne humeur, ils allèrent tous se coucher.
Dans son lit, Lilith ne put s’empêcher d’ouvrir son carnet pour y raconter cette journée, l’une des plus belles de l’année. Et avant de se coucher, elle réécrivit ses mauvaises résolutions :
Ils retournèrent sur la place pour manger une glace. C’était une journée assez spéciale : les parents de Lilith n’avaient jamais vraiment le temps pour eux, et surtout, ils quittaient rarement leur île. Parfois, Cameron et Roy sortaient seuls voir leurs amis, mais Lilith et Eliot, beaucoup moins. Alors elle savourait ce moment, essayant de retarder le départ autant que possible. Mais ils finirent par rentrer comme ils étaient venus, par le réseau de cheminette. Eliot le premier, puis Lilith, puis Roy, du plus petit au plus grand, ils rentrèrent à Skye, où la brume régnait et l’océan faisait rage. Et sans attendre, ils s'activèrent au repas en parlant du musée et, parfois, Roy se faisait disputer pour avoir sifflé tout le whisky pur-feu. Personne ne soupçonnait Cameron de l’avoir bu lui aussi. Lilith était au courant grâce à Eliot, et elle riait un peu en voyant le teint blafard de son aîné à chaque fois qu’on parlait de cette bouteille. Ils mangèrent vite, car la fatigue frappait déjà à la porte. Dans la bonne humeur, ils allèrent tous se coucher.
Dans son lit, Lilith ne put s’empêcher d’ouvrir son carnet pour y raconter cette journée, l’une des plus belles de l’année. Et avant de se coucher, elle réécrivit ses mauvaises résolutions :
☐ Ne plus trop faire de bêtises.
☐ Demander de l’aide à Matthew pour avoir de meilleures notes.
☐ Éviter les autres, pour ne pas avoir d’ennuis.
☐ Préparer un plan diabolique pour me venger de Roy.
FIN
Lilith Bríd McKey ⋆ Née-sorcière ⋆ 02/11/37 ⋆ Skye ⋆ 2e année RP (13 ans) ⋆ #84774d
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