Je t'aime ou un truc du genre
Reducio
- Identité du PNJ : Kenji Ryuū
- Lien avec le PJ : petit frère
- Lien dans le répertoire : portoloin
- Ce RP aura-t-il un impact sur mon PJ ? (non - PJ absent)
- Si "non", impact envisagé sur l'autre PJ : développer/écrire la relation entre Kenji et Alicia
- Lien avec le PJ : petit frère
- Lien dans le répertoire : portoloin
- Ce RP aura-t-il un impact sur mon PJ ? (non - PJ absent)
- Si "non", impact envisagé sur l'autre PJ : développer/écrire la relation entre Kenji et Alicia
_______________"Fuck you." ____________..___« Now or later ? » |
![]() Kenji, 21 ans_____ (courant 2040)___ |
Allongé sur mon lit, la tête et la nuque relevées par un oreiller afin d'éviter des douleurs le lendemain, je suis absorbé dans ma lecture de La Philosophie du matérialiste, un livre traitant de la philosophie moldue. Jusqu'ici ça ne me passionne pas, mais l'ouvrage donne matière à réflexion et la plume de l'auteur rend la lecture agréable alors j'ai décidé de persévérer.
La musique en fond ne m'aide pas à rester concentré, mais c'est celle d'Alicia. Alors je ne dis rien. J'aime bien sa musique, elle ne me dérange pas tant que ça, mais j'aime encore plus la voir sourire et parfois bouger les lèvres en même temps que les paroles des chansons qu'elle apprécie tout particulièrement. Relevant la tête de la page que je relis sans pour autant en comprendre le sens, mon regard trouve automatiquement le visage de mon amie. Elle est jolie. Bien sûr, Alicia a toujours été extrêmement belle, mais je la trouve encore plus rayonnante quand je la regarde sans qu'elle ne le sache. Il y a ce truc en plus dans sa manière d'être qui me captive au point qu'il m'arrive de me perdre dans ma contemplation et de me faire prendre la main dans le sac quand elle relève les yeux ou change de position. Quand elle ne sait pas que je la regarde, elle est très belle. Quand elle sait que je la regarde, elle est resplendissante. Quand on se regarde, elle me fait penser à un personnage tout droit sorti d'un conte de fée. Figé, je l'admire encore une seconde avant de baisser le regard sur mon livre, sourire aux lèvres.
Avec le temps, quitter momentanément mon occupation pour chercher Alicia est devenu une sorte de réflexe. Un tic ? C'est rassurant de la savoir à mes côtés, non loin de moi. Rassurant parce qu’elle me comprend sans que je n’ai besoin de parler, parce qu’elle sait comment m’aider et parce qu’elle est formidable.
J’incline la tête, essayant difficilement de revenir à mon ouvrage, mais je sais d’avance que c’est peine perdue — Alicia prend désormais toute la place dans mon esprit. Une mèche noire glisse devant mes yeux et décide d’y rester, même quand je me passe la main dans les cheveux pour la remettre en place. Je souffle, bataille encore un peu avec elle puis abandonne la lutte, vaincu. Le livre à présent fermé git sur le lit tandis que je me redresse sur ma pile de coussins pour essayer de dompter ma masse capillaire.
Une poignée de cheveux maladroitement retenue dans la main droite, je me tortille sur place, en quête de quelque chose qui me permettra de les nouer — un élastique, un bandeau, un foulard, n’importe quoi. A vrai dire même une simple chaussette à entortiller ferait l’affaire. Rien en vue.
Dépité, je rampe jusqu’à Alicia en l’appelant d’une voix plaintive : « Lyyys… » Arrivé à sa hauteur, je m’affale sur le lit en relâchant mes cheveux qui retombent en fouillis autour de mon visage. Suppliant, je plante mes yeux dans les siens.
@Alden Wells, promesse tenue.
#193b02 — Sainte Miya du Ouin Ouin aka le Miyotaure aka Dame Chaos aka Génie du Mal — i put the "hot" in psychotic
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
Je t'aime ou un truc du genre
Reducio
- Identité du/des PNJ (Prénom, Nom) : Alicia Wells
- Lien avec le PJ : Petite sœur
- Lien dans le répertoire : Ici
- Ce RP aura-t-il un impact sur mon PJ ? Oui / Non
- Si "oui", impact envisagé : Impact sur la relation d'Alicia et d'Alden
- Si "non", impact envisagé sur l'autre PJ : Impact sur l'amitié entre Alicia et Miya suite à ce RP

@Miya Ryuū
La voix de Stevie Nicks fait écho dans la chambre de Kenji. Ma petite radio rescapée de chez papa et maman est posée à mes pieds au sol, et la qualité est encore potable, quoique je pense que je devrais peut-être penser à la remplacer un de ces jours—ça part en statique de temps en temps, et je peux pas compter le nombre de fois où elle s'est arrêtée sans aucune raison pour ramasser une onde de je-sais-pas-où.
J'ai pris l'habitude de squatter le lit de Kenji depuis qu'on vit ensemble, parce qu'il est plus moelleux, et que j'aime bien la masse de coussins qu'il s'est acheté en tant que jeune homme responsable. Je ne sais plus si j'ai deux paires de draps dans ma chambre, et je dois pâtir avec un seul coussin, évadé de l'appartement d'Alden. Je sais pas s'il a vu qu'il lui manquait un coussin un jour ou s'il a simplement accepté qu'il ne le reverrait jamais.
« Il est où ce satané… » je souffle, les mains en pleine exploration dans ma trousse à maquillage. Je suis rentrée de ma sortie shopping il y a une heure. Mes sacs prennent toute la place libre qui est censée nous permettre de nous balader dans cette chambre si petite, et j'ai pas encore fait de défilé à Kenji, ce qui ne saurait tarder, parce que je trouve pas mon gloss. Je préfère dépenser mon fric dans des fringues plutôt que m'acheter des coussins. Ça me va. Dans tous les cas, je trouverais n'importe qu'elle excuse pour exister à côté de Kenji, donc il pourra jamais vraiment se défaire de moi, ni de Stevie, ni de ma vieille radio, même s'il avait plus ses coussins et son lit qui m'avale. Mais c'est plus facile de dire que j'aime ses coussins, plutôt que de penser à ses cheveux qui lui tombent aux épaules et qui le rendent beau comme tout ces derniers temps, et à son regard de chien battu.
En parlant de chien battu. Je me tourne vers lui, juste un peu, et le voilà qui rampe vers moi comme un ver, son regard tout mignon, et ses cheveux qui tombent tout autour de son visage comme ci comme ça. C'est injuste à mort. Il est beau sans rien faire, il a pas besoin de se maquiller, et je suis sûre qu'il pourrait porter un sac poubelle et qu'il aurait une sexytude de malade avec. « Moh, le toutou il veut que je lui fasse une jolie petite coupe ? » je taquine, ton mielleux. Je peux pas résister à la tentation de toucher ses mèches, de les glisser doucement derrière ses oreilles avant de les ramener vers l'arrière de son crâne pour les tenir en place. « Des boucles t'iraient trop bien. Avec des petites barrettes sur les côtés. »
Tant qu'on y est, un peu de gloss lui irait bien aussi. Et un coup de liner au coin des yeux. Un peu de blush sur ses pommettes, et je pourrais m'amuser à lui faire les sourcils, et le plaquer au sol pour qu'il puisse pas m'échapper. Un petit peu de couleur pourrait faire ressortir ses yeux aussi, d'ailleurs. Merde, il ferait une superbe nana. Je suis sûre que j'ai raison. Huh. Il me laisserait le maquiller ? Ouais, c'est sûr. L'habiller aussi ? Chai pas trop, il a de gros muscles, j'ai pas envie qu'il me détruise mes hauts, mais en vrai…un lent sourire plisse mes lèvres et je le regarde de haut en bas, ou de long en large, vu comment il est affalé. « Dis… » je commence, rapprochant mon visage du sien. « Cap ou pas cap de te faire maquiller ? »
Vétérinomage aux Hébrides (12.50) | #6b5884
Je t'aime ou un truc du genre
Comme toujours, elle est agitée dans tous les sens — Alicia c'est une sorte de mini tempête qui ne s'arrête jamais. Elle irradie l'énergie, l'enthousiasme et toutes ces choses qui me donnent mal à la tête chez les autres mais me fascinent chez elle. Elle est un chaos en constant mouvement, un peu à la manière d'une danse effrénée de feuilles mortes à l'automne ou comme une pluie de comètes — on ne sait jamais où elles vont passer et où il faut regarder. C'est ça, Alicia c'est un chaos ambulant. Elle laisse trainer ses affaires un peu partout — même dans mes placards —, la salle de bain fait plus office de magasin de cosmétiques que de salle d'eau, ma chambre à l'origine prévue pour une seule personne est habitée par nous deux, notre appartement est envahit par ses divers hobby, je trouve des trucs qui ne sont pas à moi dans mes affaires.
Mais au fond, son bazar, je l'aime. C'est la preuve qu'elle est là, pas très loin. J'aime l'écouter chanter et râler sur sa radio cassée, j'aime la voir déambuler dans mes vêtements — trois fois trop grands pour elle —, j'aime cuisiner avec elle et la regarder s'agacer contre une poêle, j'aime assister à ses défilés et lui donner mon avis, j'aime m'endormir devant les films qu'elle me force à regarder puis prétendre le matin que j'ai tout suivi, j'aime passer du temps avec elle.
Affalé sur le matelas, en quête d'affection, je souris. Ça doit bien faire une heure et quelques qu'elle nage dans une masse de sacs, affairée à je ne sais quoi. Mais dès que je l'appelle, elle délaisse sa quête et se tourne vers moi. Sa taquinerie aurait pu me vexer, mais il n'en est rien. A la place, je relâche mes muscles et m'abandonne à sa main qui glisse dans mes mèches. Je n'aime pas qu'on me touche, l'idée même que des inconnus posent leur mains sur moi sans ma permission me révulse. Pourtant le contact de la peau d'Alicia contre la mienne m'est si familier qu'aujourd'hui, il me détend. Plus que ça, je l'apprécie. Ce qui est étrange, parce que l'enfant que j'étais n'aurait jamais cru aimer ça un jour. Alicia retient mes mèches rebelles en arrière, l'air d'avoir une idée un peu trop précise en tête, et son commentaire me fait rire. Son ton indique clairement que je ne vais pas échapper à l'atelier relooking mais ses doigts emmêlés dans mes cheveux me dissuadent de tenter une quelconque fuite. Alors je reste immobile.
« Tout m'irait trop bien », je remarque en appuyant ma tête contre sa main. Ses iris s'illuminent et à la manière dont elle scrute mon visage je devine qu'elle est entrain d'inventer quelque chose d'absolument diabolique. « Alicia chérie, trésor de mon coeur, tu as ta tête de conspiratrice », j'ajoute, amusé, en laissant retomber ma tête sur le matelas. A présent forcé de relever les yeux pour la regarder, je manque de m'étouffer quand elle s'approche autant de mon visage. Embarrassé de me trouver aussi près d'elle — tellement que je pourrais compter ses cils ou les petites tâches de ses iris — je retiens un mouvement de recul.
Cap de me faire maquiller ? Etonné, je hausse un sourcil. Evidemment, elle m'a déjà maquillé par le passé, je ne vois pas ce qui devrait me faire peur. La seule chose que j'aie à craindre est plutôt qu'elle se jette sur moi et s'asseye en travers de moi pour m'empêcher de disparaitre.
« D'accord », je fais, simplement, en me redressant sur mes coudes. Une idée me traverse l'esprit, et je n'hésite que très peu avant d'y céder. C'est ainsi que je me retrouve à ramper encore sur mon lit jusqu'à en dégringoler pour m'installer de tout mon mètre quatre-vingt sur les genoux de mon amie. « Tu peux me maquiller, mais je ne bougerais pas », je préviens. Après tout, qui a dit qu'elle était la seule à pouvoir me provoquer ? Je suis le plus calme de nous deux, l'accalmie qui accompagne la tempête, mais nous nous fréquentons depuis si longtemps qu'elle a fini par déteindre sur moi. Elle et ses petites manies, ses questions qui n'appellent pas à une réponse, mais surtout son habitude d'empiéter dans mon espace vital. Voilà, je fais pareil.
Mais au fond, son bazar, je l'aime. C'est la preuve qu'elle est là, pas très loin. J'aime l'écouter chanter et râler sur sa radio cassée, j'aime la voir déambuler dans mes vêtements — trois fois trop grands pour elle —, j'aime cuisiner avec elle et la regarder s'agacer contre une poêle, j'aime assister à ses défilés et lui donner mon avis, j'aime m'endormir devant les films qu'elle me force à regarder puis prétendre le matin que j'ai tout suivi, j'aime passer du temps avec elle.
Affalé sur le matelas, en quête d'affection, je souris. Ça doit bien faire une heure et quelques qu'elle nage dans une masse de sacs, affairée à je ne sais quoi. Mais dès que je l'appelle, elle délaisse sa quête et se tourne vers moi. Sa taquinerie aurait pu me vexer, mais il n'en est rien. A la place, je relâche mes muscles et m'abandonne à sa main qui glisse dans mes mèches. Je n'aime pas qu'on me touche, l'idée même que des inconnus posent leur mains sur moi sans ma permission me révulse. Pourtant le contact de la peau d'Alicia contre la mienne m'est si familier qu'aujourd'hui, il me détend. Plus que ça, je l'apprécie. Ce qui est étrange, parce que l'enfant que j'étais n'aurait jamais cru aimer ça un jour. Alicia retient mes mèches rebelles en arrière, l'air d'avoir une idée un peu trop précise en tête, et son commentaire me fait rire. Son ton indique clairement que je ne vais pas échapper à l'atelier relooking mais ses doigts emmêlés dans mes cheveux me dissuadent de tenter une quelconque fuite. Alors je reste immobile.
« Tout m'irait trop bien », je remarque en appuyant ma tête contre sa main. Ses iris s'illuminent et à la manière dont elle scrute mon visage je devine qu'elle est entrain d'inventer quelque chose d'absolument diabolique. « Alicia chérie, trésor de mon coeur, tu as ta tête de conspiratrice », j'ajoute, amusé, en laissant retomber ma tête sur le matelas. A présent forcé de relever les yeux pour la regarder, je manque de m'étouffer quand elle s'approche autant de mon visage. Embarrassé de me trouver aussi près d'elle — tellement que je pourrais compter ses cils ou les petites tâches de ses iris — je retiens un mouvement de recul.
Cap de me faire maquiller ? Etonné, je hausse un sourcil. Evidemment, elle m'a déjà maquillé par le passé, je ne vois pas ce qui devrait me faire peur. La seule chose que j'aie à craindre est plutôt qu'elle se jette sur moi et s'asseye en travers de moi pour m'empêcher de disparaitre.
« D'accord », je fais, simplement, en me redressant sur mes coudes. Une idée me traverse l'esprit, et je n'hésite que très peu avant d'y céder. C'est ainsi que je me retrouve à ramper encore sur mon lit jusqu'à en dégringoler pour m'installer de tout mon mètre quatre-vingt sur les genoux de mon amie. « Tu peux me maquiller, mais je ne bougerais pas », je préviens. Après tout, qui a dit qu'elle était la seule à pouvoir me provoquer ? Je suis le plus calme de nous deux, l'accalmie qui accompagne la tempête, mais nous nous fréquentons depuis si longtemps qu'elle a fini par déteindre sur moi. Elle et ses petites manies, ses questions qui n'appellent pas à une réponse, mais surtout son habitude d'empiéter dans mon espace vital. Voilà, je fais pareil.
#193b02 — Sainte Miya du Ouin Ouin aka le Miyotaure aka Dame Chaos aka Génie du Mal — i put the "hot" in psychotic
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
Je t'aime ou un truc du genre
Partagée entre Kenji et Stevie Wonder, mes épaules font des petits va et viens au rythme de la musique. J'ai l'habitude des doux mots de mon meilleur ami, mais ce soir, ils résonnent dans ma poitrine un peu plus fort que d'habitude, donc je décide de porter plus attention à ma musique. « Don't you worry 'bout a thing, » je chantonne lorsque Kenji accepte ma proposition—mon challenge serait sûrement plus descriptif.
Un sourire en coin se fourre sur mon visage et je le regarde ramper, dégringoler, et s'affaler de tout son poids sur moi—trois cents kilos, un truc du genre, vu comment mes jambes sont écrasées. Je grogne et je fais mine de le pousser, ma trousse à maquillage presque oubliée à mes côtés. « Mais tu pèses combien ? On va faire une diet, ok ? » je lance avant de tapoter ses joues au rythme des tambours de la chanson. Y'a pas beaucoup de gras par là donc ça fait pas trop de son mais c'est pas grave, c'est plus pour la forme. « Avoue que t'adores juste te faire maquiller. » Mes mots quittent mes lèvres alors que je me penche un peu, mains autour de sa mâchoire. J'appuie mes pouces de part et d'autre de ses joues pour lui faire une moue de poisson.
C'est ma poupée, Kenji. Il dit jamais rien, même si je le maltraite, et j'ai l'impression qu'il aime bien des fois. Ça me dédouane de toute responsabilité, ce qui me va. C'est ma poupée, c'est mon chef cuistot, c'est mon homme de ménage, c'est mon ami responsable. Il es tout ce que je ne serais jamais et je pense pas pouvoir lui avouer à quel point j'apprécie tout ce qu'il fait pour moi. Donc, à défaut de pouvoir communiquer mes sentiments efficacement, chose qui semble pas être le point fort de la famille, je le maquille, et je garde des écouteurs dans mon sac pour lui, et du gel pour les mains, et des petites crèmes pour le distraire. Je le traîne aussi peu que souvent dans des endroits trop bruyants, j'ai trouvé une couverture qui pèse genre quarante kilos pour l'étouffer quand il va pas bien, et j'essaie, à ma manière, de lui dire que je l'aime beaucoup. Trop.
J'aime pas penser à ça. Donc, quand j'ai fini de radoter sur notre amitié, je lâche enfin son visage et je me redresse. Ma marge de mouvement est moindre avec ce gros toutou d'un mètre quatre-vingts sur mes jambes, mais j'arrive quand même à attraper ma mini trousse de toilette que je garde toujours dans mon sac à main. Un peu d'eau micellaire sur un coton et j'essuie les restants de sa journée qui a pu se poser sur sa jolie peau toute brillante. D'ici, je peux tout voir. Genre ses iris, ses longs cils que n'importe quelle nana tuerait pour avoir, ses jolies lèvres qui sont superbes avec un peu de rouge ou de rose, ses traits définis.
Avec le temps, je vois de moins en moins sa sœur en lui, mais elle ressort dès que je passe un coup de mascara sur ses cils. Quand j'ai fini avec le coton, je le jette derrière moi et je souffle sur son visage pour que ça sèche. « Cap ou pas cap de porter une robe ? » je lui demande soudainement, mon sourire grandissant. « Et des talons. » Ça va de soi. J'aime bien le faire sortir de son calme éternel de temps en temps, surtout quand il me regarde—non, quand il me lit comme ça avec ses jolis yeux, et je trouve pas d'autre moyen que le provoquer pour arriver à l'effet désiré. Ça ou me rapprocher de lui, ou lui rappeler que je suis une femme. Donc, je mélange un peu les options. Pliée en deux, je me penche pour flotter au-dessus de son visage à la Spiderman. « S'il te plaît ? Une jolie petite robe. Tu ferais une si belle femme. »
Un sourire en coin se fourre sur mon visage et je le regarde ramper, dégringoler, et s'affaler de tout son poids sur moi—trois cents kilos, un truc du genre, vu comment mes jambes sont écrasées. Je grogne et je fais mine de le pousser, ma trousse à maquillage presque oubliée à mes côtés. « Mais tu pèses combien ? On va faire une diet, ok ? » je lance avant de tapoter ses joues au rythme des tambours de la chanson. Y'a pas beaucoup de gras par là donc ça fait pas trop de son mais c'est pas grave, c'est plus pour la forme. « Avoue que t'adores juste te faire maquiller. » Mes mots quittent mes lèvres alors que je me penche un peu, mains autour de sa mâchoire. J'appuie mes pouces de part et d'autre de ses joues pour lui faire une moue de poisson.
C'est ma poupée, Kenji. Il dit jamais rien, même si je le maltraite, et j'ai l'impression qu'il aime bien des fois. Ça me dédouane de toute responsabilité, ce qui me va. C'est ma poupée, c'est mon chef cuistot, c'est mon homme de ménage, c'est mon ami responsable. Il es tout ce que je ne serais jamais et je pense pas pouvoir lui avouer à quel point j'apprécie tout ce qu'il fait pour moi. Donc, à défaut de pouvoir communiquer mes sentiments efficacement, chose qui semble pas être le point fort de la famille, je le maquille, et je garde des écouteurs dans mon sac pour lui, et du gel pour les mains, et des petites crèmes pour le distraire. Je le traîne aussi peu que souvent dans des endroits trop bruyants, j'ai trouvé une couverture qui pèse genre quarante kilos pour l'étouffer quand il va pas bien, et j'essaie, à ma manière, de lui dire que je l'aime beaucoup. Trop.
J'aime pas penser à ça. Donc, quand j'ai fini de radoter sur notre amitié, je lâche enfin son visage et je me redresse. Ma marge de mouvement est moindre avec ce gros toutou d'un mètre quatre-vingts sur mes jambes, mais j'arrive quand même à attraper ma mini trousse de toilette que je garde toujours dans mon sac à main. Un peu d'eau micellaire sur un coton et j'essuie les restants de sa journée qui a pu se poser sur sa jolie peau toute brillante. D'ici, je peux tout voir. Genre ses iris, ses longs cils que n'importe quelle nana tuerait pour avoir, ses jolies lèvres qui sont superbes avec un peu de rouge ou de rose, ses traits définis.
Avec le temps, je vois de moins en moins sa sœur en lui, mais elle ressort dès que je passe un coup de mascara sur ses cils. Quand j'ai fini avec le coton, je le jette derrière moi et je souffle sur son visage pour que ça sèche. « Cap ou pas cap de porter une robe ? » je lui demande soudainement, mon sourire grandissant. « Et des talons. » Ça va de soi. J'aime bien le faire sortir de son calme éternel de temps en temps, surtout quand il me regarde—non, quand il me lit comme ça avec ses jolis yeux, et je trouve pas d'autre moyen que le provoquer pour arriver à l'effet désiré. Ça ou me rapprocher de lui, ou lui rappeler que je suis une femme. Donc, je mélange un peu les options. Pliée en deux, je me penche pour flotter au-dessus de son visage à la Spiderman. « S'il te plaît ? Une jolie petite robe. Tu ferais une si belle femme. »
Vétérinomage aux Hébrides (12.50) | #6b5884
Je t'aime ou un truc du genre
Elle fait mine de râler et de se plaindre, mais je sais qu'il n'en est rien. Alicia sait surement mieux que quiconque à quel point je suis avare de contacts physiques, alors elle ne se plaint jamais quand c'est moi qui initie le mouvement. C'est aussi une manière pour moi de continuer à lui dire que je l'aime fort et que c'est pour toujours — je ne suis pas doué pour dire les choses, alors je préfère les montrer. Et au final ça me semble plus logique de montrer son amour pour quelqu'un plutôt que le dire, parce que je ne suis pas sûr que les mots restent pour toujours. Alors que mes bras autour d'elle ou mon corps affalé sur ses jambes, ça elle s'en souviendra longtemps. Pour toujours, j'espère. L'idée de la voir sortir de ma vie me parait insupportable.
« Pour un homme japonais de 1m85 avec un métabolisme relativement rapide et un régime alimentaire sain c'est très normal de peser 84.5kg », je proteste quand elle ronchonne que je suis trop lourd. La mention de diète me fait aussitôt tiquer, et je relève juste assez le tête pour pouvoir la regarder dans les yeux. « Tu veux faire un régime ? » je l'interroge. Drôle d'idée, elle m'a pourtant l'air en parfaite santé physique et en plus elle est déjà belle à couper le souffle comme elle est. « Un régime non accompagné ça peut être dangereux », j'ajoute en fronçant les sourcils. « D'autant plus que tu es en excellente condition physique et tu as un corps tout à fait agréable à regarder et désirable », je continue, très sérieux. C'est inquiétant quand elle parle de diète ou de régime, je ne souhaite pas qu'elle se sente mal dans sa peau. Par ailleurs, en ma qualité de médecin et d'ami, il est mon devoir de prendre soin d'elle et lui rappeler à quel point elle est déjà extraordinairement parfaite lorsqu'elle se contente d'exister. Et je suis très sérieux lorsqu'il est question de sa santé. « Ce soir je cuisine et tu choisis le film », je conclus.
Mentalement, je suis déjà entrain de dresser une liste des aliments à acheter, des films qu'elle pourrait hypothétiquement me forcer à re-regarder avec elle, je calcule d'avance le temps qu'il me faudra pour refaire le lit afin qu'il soit prêts quand on ira se coucher et à elle heure il faudra se mettre à la cuisine. Tant de stress et de pensées à organiser pour une petite phrase.
Ses doigts emprisonnent ma mâchoire et tandis qu'elle se penche vers moi en parlant, je me sens soudain embarrassé. Est-ce que c'est décent ? Puis je me rappelle que je dors avec elle sans m'inquiéter et que nous nous connaissons depuis trop longtemps pour me poser la question seulement maintenant. Alors pendant qu'elle radote sur cette histoire de maquillage, j'essaye de rafraichir mes joues, à présent embarrassé par moi-même. Pour oublier ça, je compte mes respirations, puis ses cils, puis ses respirations à elle. Les nombres ne me posent pas de question, ne peuvent pas être indécents ou me faire rougir. Mais ils ne sont pas Alicia.
Elle applique soudain quelque chose d'humide et froid sur mon visage. Prit de court, je sursaute et cogne mon nez contre sa main. Surpris, je cligne des yeux plusieurs fois d'affilée sans être capable de faire quoi que ce soit d'autre. Mon regard étonné se change petit à petit en regard concentré, mes iris sombres — quoique pas aussi noires que celles de Miya — s'accrochent à ses traits. Silencieux, j'admire attentivement les émotions qui passent sur son visage pendant qu'elle nettoie — semble-t-il — la peau de mon visage. Je ne pense pas qu'il soit sale mais je ne dis rien, profitant simplement du soin et de l'instant présent. Mes paupières glissent d'elles-mêmes sur mes yeux et je cède avec plaisir, appréciant la délicatesse toute particulière qu'Alicia met dans ses gestes. « C'est vrai que j'aime bien quand tu me maquilles », j'admets, souriant légèrement. « Mais c'est encore mieux quand je suis installé comme ça », j'ajoute, rieur.
Son souffle frais me surprend également, et je me redresse presque d'un coup. Presque. D'ailleurs heureusement que je ne le fais pas, sinon j'aurais pu lui donner un coup dans le visage par accident. Distrait par son histoire de mode, j'entrouvre les yeux. « Une robe, pourquoi pas, mais des talons....vraiment ? » Bien que mes mots sous-entendent une réponse négative, nous savons tous les deux que je vais finir par céder à sa demande. Et elle n'aura même pas besoin d'argumenter, je lui passe toujours tout. Même la vaisselle rangée au mauvais endroit, les horloges pas à la même heure et les vêtements mal pliés — c'est dire à quel point je l'aime.
« Ah ! » L'apparition de son visage juste au-dessus du mien me surprend au point que je ne peux pas retenir une exclamation. Elle le fait exprès, je le sais, elle le sait, et elle sait que je sais.
Prisonnier, il ne me reste plus qu'à accepter mon destin avec panache. J'attrape son menton entre mon pouce et mon index et l'attire encore plus à moi. « Je commence à croire que tu me demandes ça juste pour voir mes muscles », je fais semblant de râler, m'essayant à l'humour. Ce n'est pas si facile, alors je laisse vite tomber. Libérant son visage, je referme les yeux pour me soustraire à ce regard auquel je suis incapable de dire non. Je suis bien conscient qu'il suffit qu'elle me demande quelque chose en me regardant droit dans les yeux et d'aussi près pour que je perde tous mes moyens et que le vide se fasse dans ma tête. Ce qui est injuste comme méthode, parce que ça l'amuse et qu'elle sait qu'avec elle gagne à tous les coups. Comme je le disais, une technique très injuste qui n'est clairement pas à mon avantage.
« Mais m'habiller ça veut dire me lever, et je suis plutôt bien ici moi », je dis alors, innocent.
« Pour un homme japonais de 1m85 avec un métabolisme relativement rapide et un régime alimentaire sain c'est très normal de peser 84.5kg », je proteste quand elle ronchonne que je suis trop lourd. La mention de diète me fait aussitôt tiquer, et je relève juste assez le tête pour pouvoir la regarder dans les yeux. « Tu veux faire un régime ? » je l'interroge. Drôle d'idée, elle m'a pourtant l'air en parfaite santé physique et en plus elle est déjà belle à couper le souffle comme elle est. « Un régime non accompagné ça peut être dangereux », j'ajoute en fronçant les sourcils. « D'autant plus que tu es en excellente condition physique et tu as un corps tout à fait agréable à regarder et désirable », je continue, très sérieux. C'est inquiétant quand elle parle de diète ou de régime, je ne souhaite pas qu'elle se sente mal dans sa peau. Par ailleurs, en ma qualité de médecin et d'ami, il est mon devoir de prendre soin d'elle et lui rappeler à quel point elle est déjà extraordinairement parfaite lorsqu'elle se contente d'exister. Et je suis très sérieux lorsqu'il est question de sa santé. « Ce soir je cuisine et tu choisis le film », je conclus.
Mentalement, je suis déjà entrain de dresser une liste des aliments à acheter, des films qu'elle pourrait hypothétiquement me forcer à re-regarder avec elle, je calcule d'avance le temps qu'il me faudra pour refaire le lit afin qu'il soit prêts quand on ira se coucher et à elle heure il faudra se mettre à la cuisine. Tant de stress et de pensées à organiser pour une petite phrase.
Ses doigts emprisonnent ma mâchoire et tandis qu'elle se penche vers moi en parlant, je me sens soudain embarrassé. Est-ce que c'est décent ? Puis je me rappelle que je dors avec elle sans m'inquiéter et que nous nous connaissons depuis trop longtemps pour me poser la question seulement maintenant. Alors pendant qu'elle radote sur cette histoire de maquillage, j'essaye de rafraichir mes joues, à présent embarrassé par moi-même. Pour oublier ça, je compte mes respirations, puis ses cils, puis ses respirations à elle. Les nombres ne me posent pas de question, ne peuvent pas être indécents ou me faire rougir. Mais ils ne sont pas Alicia.
Elle applique soudain quelque chose d'humide et froid sur mon visage. Prit de court, je sursaute et cogne mon nez contre sa main. Surpris, je cligne des yeux plusieurs fois d'affilée sans être capable de faire quoi que ce soit d'autre. Mon regard étonné se change petit à petit en regard concentré, mes iris sombres — quoique pas aussi noires que celles de Miya — s'accrochent à ses traits. Silencieux, j'admire attentivement les émotions qui passent sur son visage pendant qu'elle nettoie — semble-t-il — la peau de mon visage. Je ne pense pas qu'il soit sale mais je ne dis rien, profitant simplement du soin et de l'instant présent. Mes paupières glissent d'elles-mêmes sur mes yeux et je cède avec plaisir, appréciant la délicatesse toute particulière qu'Alicia met dans ses gestes. « C'est vrai que j'aime bien quand tu me maquilles », j'admets, souriant légèrement. « Mais c'est encore mieux quand je suis installé comme ça », j'ajoute, rieur.
Son souffle frais me surprend également, et je me redresse presque d'un coup. Presque. D'ailleurs heureusement que je ne le fais pas, sinon j'aurais pu lui donner un coup dans le visage par accident. Distrait par son histoire de mode, j'entrouvre les yeux. « Une robe, pourquoi pas, mais des talons....vraiment ? » Bien que mes mots sous-entendent une réponse négative, nous savons tous les deux que je vais finir par céder à sa demande. Et elle n'aura même pas besoin d'argumenter, je lui passe toujours tout. Même la vaisselle rangée au mauvais endroit, les horloges pas à la même heure et les vêtements mal pliés — c'est dire à quel point je l'aime.
« Ah ! » L'apparition de son visage juste au-dessus du mien me surprend au point que je ne peux pas retenir une exclamation. Elle le fait exprès, je le sais, elle le sait, et elle sait que je sais.
Prisonnier, il ne me reste plus qu'à accepter mon destin avec panache. J'attrape son menton entre mon pouce et mon index et l'attire encore plus à moi. « Je commence à croire que tu me demandes ça juste pour voir mes muscles », je fais semblant de râler, m'essayant à l'humour. Ce n'est pas si facile, alors je laisse vite tomber. Libérant son visage, je referme les yeux pour me soustraire à ce regard auquel je suis incapable de dire non. Je suis bien conscient qu'il suffit qu'elle me demande quelque chose en me regardant droit dans les yeux et d'aussi près pour que je perde tous mes moyens et que le vide se fasse dans ma tête. Ce qui est injuste comme méthode, parce que ça l'amuse et qu'elle sait qu'avec elle gagne à tous les coups. Comme je le disais, une technique très injuste qui n'est clairement pas à mon avantage.
« Mais m'habiller ça veut dire me lever, et je suis plutôt bien ici moi », je dis alors, innocent.
#193b02 — Sainte Miya du Ouin Ouin aka le Miyotaure aka Dame Chaos aka Génie du Mal — i put the "hot" in psychotic
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
Je t'aime ou un truc du genre
J'essaie d'ignorer ses mots, même s'ils tournent dans ma tête en écho. Je devrais avoir l'habitude avec le temps de ce sentiment tout étrange dans mon estomac quand il dit des choses un peu bizarres, comme ton corps est désirable et tu es jolie mais ça fait son effet, surtout venant de lui. C'est dit sans penser, je pense. Par là, il ne veut pas dire qu'il aime mon corps, ou qu'il aimerait qu'on sorte ensemble, non, c'est juste un fait. À ses yeux, et peut-être aux yeux d'autres personnes, je suis sexy et belle à mourir. Pas besoin qu'il me le dise lui, mais c'est presque dénué de sous-entendu quand il le dit, donc je sais qu'il est sincère. Il me trouve jolie.
Je me recule pour cacher la moue qui s'est installée sur mon visage. Il a pris de mauvaises habitudes depuis qu'il vit avec moi — depuis qu'il me côtoie, en fait — et j'ai encore la sensation fantôme de son pouce sur mon menton. Oui, j'aime bien jouer avec son petit cœur de stressé de la vie, mais ça veut pas dire qu'il sait pas jouer avec mon cœur de tueuse en série de cœurs, et c'est sûrement le seul mec qui peut me faire me taire avec un regard. Doigts étendus dans ma trousse, je fais mine de l'ignorer et d'y chercher quelque chose.
J'arrive pas. « Oui, oui, c'est ça, je veux voir tes muscles. C'est bien pour ça que je vole tous tes hauts, et que je cache ta serviette quand tu te douches. Tu t'es jamais demandé pourquoi elle rétrécit tout le temps, ta serviette ? » je plaisante. En un coup d'œil, j'analyse sa peau, qui n'a jamais besoin de fond de teint, ou de correcteur, parce que bien sûr, c'est un homme et il a été injustement béni avec une peau sans aucune tache ni bouton. Je brandis donc un crayon bleu, un de mes favoris, qui scintille à la lumière. « T'es bien là parce que je suis simplement confortable comme tout. » Je lui dis, bougeant un peu mes jambes pour les étendre sous son poids.
Mes mains sur ses joues, je tourne sa tête légèrement, pour avoir accès à son œil droit. « Ferme les yeux, » je lui murmure. « Ou un seul, c'est comme tu veux. » Doigts serrés autour du crayon, je tire doucement sur sa peau. C'était un enfer de le maquiller au tout début. Comme tout homme, ses paupières faisaient que trembler sous chaque trait de crayon. Je faisais pas non plus forcément attention, avant que je comprenne qu'il est un peu spécial, par moment. C'était graduel, cet apprentissage de Kenji. Je fais encore de bourdes de temps en temps, mais j'essaie de m'améliorer. Je lui dirais jamais, mais dans ma chambre, je dois avoir encore deux ou trois bouquins qui traînent sur l'autisme, même si je suis pas sûre qu'il le soit—ça colle, des fois, donc c'est déjà ça.
Je fais un long trait droit sur sa paupière, mon toucher aussi léger que possible. Quand j'ai la couleur que je veux, je pose le crayon sur son torse et j'attrape un pinceau fin pour étaler le bleu graduellement sur la totalité de sa peau. Quand j'ai un gradient qui me va, je m'attaque à trouver mon eye-liner. « On verra pour les talons. J'ai peur que tu tombes. Si tu tombes, tu peux pas faire à manger ce soir. Ce serait dommage. » Je recule pour lui faire un sourire sadique. « Toujours aussi confortable, petit prince ? Tu veux un truc à boire ? Un massage ? Des bisous ? » je taquine avant de retourner à mon travail.
Une fois mon trait de noir tracé au-dessus de ses cils, je me recule à nouveau pour juger mon œuvre. Rien qu'avec ça, il est beau comme un dieu. Mon cœur se serre. Mon sourire s'adoucit. « T'es tout beau. » Et je peux pas être aussi douce comme ça sans me sentir bizarre, donc j'ajoute : « Sauf quand tu dis que j'ai un corps parfaitement désirable. Généralement, un mec va dire un truc du genre t'es trop chaude meuf, et ça passe aussi. Un romantique va dire un truc du genre t'es super sexy, et c'est bien aussi. » J'imagine. J'ai pas tendance à sortir avec des romantiques, et mes relations durent jamais bien longtemps. Mais Kenji s'y connaît pas trop non plus. Il a jamais ramené de femme à l'appartement, même si j'ai essayé de l'encourager, et je sais pas pourquoi mais toutes celles avec qui il sort une fois veulent pas trop le revoir.
C'est pas trop grave, comme ça je peux monopoliser tout son temps libre un peu plus longtemps.
Je me recule pour cacher la moue qui s'est installée sur mon visage. Il a pris de mauvaises habitudes depuis qu'il vit avec moi — depuis qu'il me côtoie, en fait — et j'ai encore la sensation fantôme de son pouce sur mon menton. Oui, j'aime bien jouer avec son petit cœur de stressé de la vie, mais ça veut pas dire qu'il sait pas jouer avec mon cœur de tueuse en série de cœurs, et c'est sûrement le seul mec qui peut me faire me taire avec un regard. Doigts étendus dans ma trousse, je fais mine de l'ignorer et d'y chercher quelque chose.
J'arrive pas. « Oui, oui, c'est ça, je veux voir tes muscles. C'est bien pour ça que je vole tous tes hauts, et que je cache ta serviette quand tu te douches. Tu t'es jamais demandé pourquoi elle rétrécit tout le temps, ta serviette ? » je plaisante. En un coup d'œil, j'analyse sa peau, qui n'a jamais besoin de fond de teint, ou de correcteur, parce que bien sûr, c'est un homme et il a été injustement béni avec une peau sans aucune tache ni bouton. Je brandis donc un crayon bleu, un de mes favoris, qui scintille à la lumière. « T'es bien là parce que je suis simplement confortable comme tout. » Je lui dis, bougeant un peu mes jambes pour les étendre sous son poids.
Mes mains sur ses joues, je tourne sa tête légèrement, pour avoir accès à son œil droit. « Ferme les yeux, » je lui murmure. « Ou un seul, c'est comme tu veux. » Doigts serrés autour du crayon, je tire doucement sur sa peau. C'était un enfer de le maquiller au tout début. Comme tout homme, ses paupières faisaient que trembler sous chaque trait de crayon. Je faisais pas non plus forcément attention, avant que je comprenne qu'il est un peu spécial, par moment. C'était graduel, cet apprentissage de Kenji. Je fais encore de bourdes de temps en temps, mais j'essaie de m'améliorer. Je lui dirais jamais, mais dans ma chambre, je dois avoir encore deux ou trois bouquins qui traînent sur l'autisme, même si je suis pas sûre qu'il le soit—ça colle, des fois, donc c'est déjà ça.
Je fais un long trait droit sur sa paupière, mon toucher aussi léger que possible. Quand j'ai la couleur que je veux, je pose le crayon sur son torse et j'attrape un pinceau fin pour étaler le bleu graduellement sur la totalité de sa peau. Quand j'ai un gradient qui me va, je m'attaque à trouver mon eye-liner. « On verra pour les talons. J'ai peur que tu tombes. Si tu tombes, tu peux pas faire à manger ce soir. Ce serait dommage. » Je recule pour lui faire un sourire sadique. « Toujours aussi confortable, petit prince ? Tu veux un truc à boire ? Un massage ? Des bisous ? » je taquine avant de retourner à mon travail.
Une fois mon trait de noir tracé au-dessus de ses cils, je me recule à nouveau pour juger mon œuvre. Rien qu'avec ça, il est beau comme un dieu. Mon cœur se serre. Mon sourire s'adoucit. « T'es tout beau. » Et je peux pas être aussi douce comme ça sans me sentir bizarre, donc j'ajoute : « Sauf quand tu dis que j'ai un corps parfaitement désirable. Généralement, un mec va dire un truc du genre t'es trop chaude meuf, et ça passe aussi. Un romantique va dire un truc du genre t'es super sexy, et c'est bien aussi. » J'imagine. J'ai pas tendance à sortir avec des romantiques, et mes relations durent jamais bien longtemps. Mais Kenji s'y connaît pas trop non plus. Il a jamais ramené de femme à l'appartement, même si j'ai essayé de l'encourager, et je sais pas pourquoi mais toutes celles avec qui il sort une fois veulent pas trop le revoir.
C'est pas trop grave, comme ça je peux monopoliser tout son temps libre un peu plus longtemps.
Vétérinomage aux Hébrides (12.50) | #6b5884
Je t'aime ou un truc du genre
Etonné de la voir fuir devant moi — je l'observe avec attention. Si, pour moi, c'est difficile de lire les autres et de comprendre ce que leur corps me disent, je n'ai généralement pas trop de mal à saisir ce qu'Alicia veut me dire. Et puis avec le temps on s'est créé nos petits codes, des moyens de communiquer rien qu'entre nous. Quand on était petit, Miya et moi aussi on avait essayé de se créer un langage codé pour pouvoir se parler sans que nos parents ne nous comprennent, mais elle se trompait tout le temps et ça m'exaspérait, alors on a fini par abandonner. Avec Alicia c'est très différent, je crois qu'elle me comprend mieux que Miya. En tout cas avec elle c'est plus facile de m'exprimer et me faire comprendre. Ou peut-être que vivre ensemble me réussit mieux que vivre avec ma soeur — qui, il faut l'admettre, est chaotique au possible. Mais ma grande soeur, c'est le genre de chaos avec lequel je ne pourrais pas vivre sans devenir fou, alors que Alicia c'est tout pile la dose de chaos qui manquait à ma vie.
Je la laisse fouiller dans sa trousse tranquillement, profitant simplement qu'elle se soit pas encore entrain de s'affairer sur mon visage pour m'installer plus confortablement en travers de ses jambes. Elle a beau m'avoir ignoré et refuser de rebondir sur le sujet, cette histoire de diète me tourne dans la tête. Est-ce qu'elle a mangé normalement les derniers temps ? Mais je sais que c'est impossible pour moi de passer à côté d'un comportement inhabituel d'Alicia, je le remarque très vite quand quelque chose ne va pas. En général. Je serais passé à côté ?
Sa voix teintée d'amusement vient repêcher ma conscience noyée dans ce puits de questions. Je ris, un rire qui sonne comme quelqu'un qui s'esclaffe avec gêne plutôt qu'un vrai éclat de rire, mais elle ne m'en tiendra pas rigueur. Déjà parce que, oui, c'est vrai qu'elle a la manie de venir fouiller dans mes vêtements, et c'est vrai qu'elle est du genre à cacher ma serviette de douche — par malice ou étourdissement —, alors il m'arrive de déambuler torse nu dans l'appartement, désespérément en quête de quelque chose pour me couvrir. « Je note que tu n'as pas réfuté mes propos concernant l'existence desdits muscles », je remarque. Je ne fais parti de ces hommes aux muscles gonflés en permanence et dont les abdominaux sont dessinés si nettement que c'est presque inquiétant, mais je peux malgré tout les revendiquer, mes muscles. D'abord, je vais nager une fois par semaine pour me défouler, et, une fois par mois, quand je vais déjeuner avec Père et Mère, je pratique mon aïkido pendant quelques heures. C'est plus pour rester en forme et conserver ma souplesse que par réelle passion ou véritable envie de progresser en arts martiaux, mais ça aide incontestablement mon corps à rester bien sculpté. Avoir une bonne hygiène, un corps athlétique et en bonne une santé, et un rythme de vie plutôt régulier, voilà les choses par lesquelles je jure. Alors oui, j'ai quand même un peu de muscle. « La serviette rétrécit parce que je gagne de la masse musculaire », je nuance avec le plus grand des sérieux.
Un crayon brandit devant elle comme une arme, elle trouve encore moyen d'avoir le dernier mot. Je ne proteste pas — rarement, presque jamais — et me hisse discrètement sur les coudes. Quand elle semble être dans une position qu'elle trouve confortable, je me remets sur elle.
La suite, je la connais par coeur. Complètement détendu entre ses bras, je la laisse me manipuler à sa guise et ferme l'oeil comme elle me le demande. En revanche je ne ferme jamais les yeux, j'aime bien trop la regarder me maquiller. Attentif à ne pas bouger pour éviter un scénario catastrophique dans lequel je finis aux urgences avec un crayon à maquillage planté dans l'oeil, je souris doucement et murmure : « J'aime bien te regarder quand tu me maquilles, je peux regarder toutes les variantes de couleur dans tes iris. » Et les détails de sa peau que je ne peux pas voir de loin, et le tressautement inconscient de ses cils, et les lignes presque invisibles qui dessinent son sourire. Les traits d'un visage ont beaucoup à apprendre sur une personne, pour un peu qu'on y prête assez attention. Et celui d'Alicia, je le connais si bien que même les yeux fermés je serais capable de la dessiner correctement — enfin, parce que je la connais bien, certes, mais aussi parce que j'aime beaucoup l'utiliser comme modèle. Sur mon bureau, repose une pile de croquis d'Alicia et la plupart de mes carnets dessin sont pleins d'esquisses de son visage et de ses expressions faciales. Elles sont si....Alicia. Et j'adore les encrer sur le papier.
« C'est plus prudent de garder le chef cuistot en vie », je surenchéris quand elle accepte de faire une concession pour les talons. Elle m'appelle "petit prince" avec douceur, et j'acquiesce avec un sourire ensommeillé. « Des bisous ! », je quémande en enroulant mes bras autour de sa taille. Ou son ventre. Difficile à dire dans ma position. Ce n'est pas très prudent comme requête — je sais mieux que quiconque qu'il vaut mieux pas jouer au plus malin avec Alicia — mais elle est trop occupée à faire de l'art sur mes paupières pour refuser. J'aurais mes bisous et c'est tout.
J'aime bien faire des bisous à Alicia. Bon, j'ai appris à mes dépends que ce n'est pas vraiment une chose qui se dit, mais ça reste la vérité. Sa peau est très douce et elle sent toujours très bon, alors je ne rate pas une occasion de presser mes lèvres sur son front ou sa joue — en plus comme elle est très tactile pour exprimer son affection, je ne crois pas que ça l'ait déjà dérangée.
Elle me dit que je suis beau, et ça me fait sourire. Miya, elle, elle sait qu'elle est belle, mais moi je n'ai pas un quart de sa confiance, alors entendre Alicia me le dire ça me fait un peu quelque chose. Parfois je crois que j'ai un saut au coeur, pourtant dès que je prends mon pouls pour le mesurer il apparait tout à fait normal. Mais peut-être que c'est juste une spécialité propre à Alicia, de me faire sauter des battements de coeur. Techniquement ce n'est pas une bonne nouvelle et je devrais surement faire des examens pour vérifier que je n'ai pas de problème cardiaque, mais une petite voix tout au fond de moi me souffle de laisser passer. Après tout je suis avec Alicia, et quand je suis avec elle je ne crains rien.
Elle continue de parler, et je l'écoute d'une oreille distraite. Quelque chose me fait douter. Je fronce les sourcils et remonte mes yeux vers elle. « Tu peux écouter mon coeur ? »
Je la laisse fouiller dans sa trousse tranquillement, profitant simplement qu'elle se soit pas encore entrain de s'affairer sur mon visage pour m'installer plus confortablement en travers de ses jambes. Elle a beau m'avoir ignoré et refuser de rebondir sur le sujet, cette histoire de diète me tourne dans la tête. Est-ce qu'elle a mangé normalement les derniers temps ? Mais je sais que c'est impossible pour moi de passer à côté d'un comportement inhabituel d'Alicia, je le remarque très vite quand quelque chose ne va pas. En général. Je serais passé à côté ?
Sa voix teintée d'amusement vient repêcher ma conscience noyée dans ce puits de questions. Je ris, un rire qui sonne comme quelqu'un qui s'esclaffe avec gêne plutôt qu'un vrai éclat de rire, mais elle ne m'en tiendra pas rigueur. Déjà parce que, oui, c'est vrai qu'elle a la manie de venir fouiller dans mes vêtements, et c'est vrai qu'elle est du genre à cacher ma serviette de douche — par malice ou étourdissement —, alors il m'arrive de déambuler torse nu dans l'appartement, désespérément en quête de quelque chose pour me couvrir. « Je note que tu n'as pas réfuté mes propos concernant l'existence desdits muscles », je remarque. Je ne fais parti de ces hommes aux muscles gonflés en permanence et dont les abdominaux sont dessinés si nettement que c'est presque inquiétant, mais je peux malgré tout les revendiquer, mes muscles. D'abord, je vais nager une fois par semaine pour me défouler, et, une fois par mois, quand je vais déjeuner avec Père et Mère, je pratique mon aïkido pendant quelques heures. C'est plus pour rester en forme et conserver ma souplesse que par réelle passion ou véritable envie de progresser en arts martiaux, mais ça aide incontestablement mon corps à rester bien sculpté. Avoir une bonne hygiène, un corps athlétique et en bonne une santé, et un rythme de vie plutôt régulier, voilà les choses par lesquelles je jure. Alors oui, j'ai quand même un peu de muscle. « La serviette rétrécit parce que je gagne de la masse musculaire », je nuance avec le plus grand des sérieux.
Un crayon brandit devant elle comme une arme, elle trouve encore moyen d'avoir le dernier mot. Je ne proteste pas — rarement, presque jamais — et me hisse discrètement sur les coudes. Quand elle semble être dans une position qu'elle trouve confortable, je me remets sur elle.
La suite, je la connais par coeur. Complètement détendu entre ses bras, je la laisse me manipuler à sa guise et ferme l'oeil comme elle me le demande. En revanche je ne ferme jamais les yeux, j'aime bien trop la regarder me maquiller. Attentif à ne pas bouger pour éviter un scénario catastrophique dans lequel je finis aux urgences avec un crayon à maquillage planté dans l'oeil, je souris doucement et murmure : « J'aime bien te regarder quand tu me maquilles, je peux regarder toutes les variantes de couleur dans tes iris. » Et les détails de sa peau que je ne peux pas voir de loin, et le tressautement inconscient de ses cils, et les lignes presque invisibles qui dessinent son sourire. Les traits d'un visage ont beaucoup à apprendre sur une personne, pour un peu qu'on y prête assez attention. Et celui d'Alicia, je le connais si bien que même les yeux fermés je serais capable de la dessiner correctement — enfin, parce que je la connais bien, certes, mais aussi parce que j'aime beaucoup l'utiliser comme modèle. Sur mon bureau, repose une pile de croquis d'Alicia et la plupart de mes carnets dessin sont pleins d'esquisses de son visage et de ses expressions faciales. Elles sont si....Alicia. Et j'adore les encrer sur le papier.
« C'est plus prudent de garder le chef cuistot en vie », je surenchéris quand elle accepte de faire une concession pour les talons. Elle m'appelle "petit prince" avec douceur, et j'acquiesce avec un sourire ensommeillé. « Des bisous ! », je quémande en enroulant mes bras autour de sa taille. Ou son ventre. Difficile à dire dans ma position. Ce n'est pas très prudent comme requête — je sais mieux que quiconque qu'il vaut mieux pas jouer au plus malin avec Alicia — mais elle est trop occupée à faire de l'art sur mes paupières pour refuser. J'aurais mes bisous et c'est tout.
J'aime bien faire des bisous à Alicia. Bon, j'ai appris à mes dépends que ce n'est pas vraiment une chose qui se dit, mais ça reste la vérité. Sa peau est très douce et elle sent toujours très bon, alors je ne rate pas une occasion de presser mes lèvres sur son front ou sa joue — en plus comme elle est très tactile pour exprimer son affection, je ne crois pas que ça l'ait déjà dérangée.
Elle me dit que je suis beau, et ça me fait sourire. Miya, elle, elle sait qu'elle est belle, mais moi je n'ai pas un quart de sa confiance, alors entendre Alicia me le dire ça me fait un peu quelque chose. Parfois je crois que j'ai un saut au coeur, pourtant dès que je prends mon pouls pour le mesurer il apparait tout à fait normal. Mais peut-être que c'est juste une spécialité propre à Alicia, de me faire sauter des battements de coeur. Techniquement ce n'est pas une bonne nouvelle et je devrais surement faire des examens pour vérifier que je n'ai pas de problème cardiaque, mais une petite voix tout au fond de moi me souffle de laisser passer. Après tout je suis avec Alicia, et quand je suis avec elle je ne crains rien.
Elle continue de parler, et je l'écoute d'une oreille distraite. Quelque chose me fait douter. Je fronce les sourcils et remonte mes yeux vers elle. « Tu peux écouter mon coeur ? »
#193b02 — Sainte Miya du Ouin Ouin aka le Miyotaure aka Dame Chaos aka Génie du Mal — i put the "hot" in psychotic
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
Je t'aime ou un truc du genre
Je manie le Kenji (langue associée à l'homme—au garçon affalé sur moi) depuis des années maintenant. Depuis que mon frère est ami avec sa sœur, ou presque. Il fut un temps où j'étais plus grande que lui, où je pouvais le regarder de haut et avoir une once de pouvoir sur ce gamin frêle qui méritait tellement mieux comme vie. Mais déjà là, grande ou non, je ne le comprenais pas. Avec le temps, j'ai appris, petit à petit, ses manies et ses envies, les choses qui font qu'il est lui, que je suis moi, et que nous sommes quand même plus similaires que j'oserais avouer. Mais des fois, ça bloque. Comme quand il s'allonge sur moi, qu'il me fixe avec ses yeux intenses, qu'il fait mon cœur battre trop fort, qu'il rend mes mains moites, qu'il me fait oublier Stevie Nicks. Comme là, maintenant, quoi.
Je souffle doucement. « Il t'en manque un peu, des muscles. Les hommes sont plus beaux quand ils ressemblent à des armoires, tout le monde le sait, » je rétorque en levant les yeux au ciel. C'est presque un mensonge, bien sûr, parce que oui je les préfère bibliothèque mes hommes, mais avec Kenji, ça ne me dérange pas. Je le trouve magnifique d'une manière que je peux à peine comprendre, encore moins formuler, et j'ai pas lu assez de livres dans ma vie pour amasser le vocabulaire qui me faut pour lui faire justice. Un sourire plisse mes lèvres à sa remarque. « Oui, ça doit être ça. Tu es tellement barraqué que toutes les serviettes, même les XXL, sont trop petites. Ta vie doit être trop dure, Kenji. Genre, trop dure. »
Et voilà, je ne le comprends plus, à nouveau. Je fais le choix de ne pas relever ses mots, parce que qu'est-ce qu'on dit à ce genre de phrase ? Merci ? Trop bien ? Profite tant que tu peux ? Non, rien ne me semble approprié, alors je garde mes lèvres fermées, je fais genre que je suis super concentrée sur son maquillage, et j'ignore. Et apparemment, c'est soirée incompréhension, parce que lui ne manque pas de relever ce que j'ai pu dire, et le voilà tout mignon et allumé devant moi, ses bras autour de mon corps. Je le regarde, un sourcil arqué sur mon front en guide de question, comme si je n'allais pas lui faire de bisous, alors que c'est totalement faux, parce que je peux pas résister à cette bouille. Je suis à ça de lui faire trois tonnes de bisous quand il relève le regard vers moi, presque inquiet, et tout s'arrête. Écouter son cœur ? Bizarre. Mais c'est Kenji, donc d'un hochement de tête je lui assure que oui, et je me penche. La position est un peu inadéquate, je dois me plier en deux pour poser l'oreille sur son torse, mais rien de grave. Et j'écoute alors le doux dum-dum de son cœur, qui me semble régulier, calme, doux.
J'ai envie de rester là des heures à me noyer dans son parfum et dans la lessive qu'il utilise pour ses vêtements, qui est différente de la mienne parce que je n'achète que des scenteurs trop fortes pour tout être humain normal. Si je ne bouge pas de là bientôt, je vais rester bloquée sur lui. Mais c'est si confortable. Je pourrais m'endormir, là, sur lui. Ce serait pas fou, je sais que je me réveillerais avec une de ces douleurs au dos, mais ça vaut le coup pour lui.
Je me relève d'un coup puis je plaque mes paumes sur ses joues et je fais un bisou sur son front sans prévenir, puis son sourcil droit, son nez, ses pommettes, son menton, ses tempes. Jusqu'à ce qu'il soit recouvert de rouge à lèvres qui varie de teinte. C'est seulement quand je n'ai plus de place que je me retire, fière comme tout, parce qu'il ne m'aura pas comme ça, ce petit malin. « Ton cœur va bien. Et tu as eu tes bisous. Content ? Tu as intérêt à l'être ! »
Je souffle doucement. « Il t'en manque un peu, des muscles. Les hommes sont plus beaux quand ils ressemblent à des armoires, tout le monde le sait, » je rétorque en levant les yeux au ciel. C'est presque un mensonge, bien sûr, parce que oui je les préfère bibliothèque mes hommes, mais avec Kenji, ça ne me dérange pas. Je le trouve magnifique d'une manière que je peux à peine comprendre, encore moins formuler, et j'ai pas lu assez de livres dans ma vie pour amasser le vocabulaire qui me faut pour lui faire justice. Un sourire plisse mes lèvres à sa remarque. « Oui, ça doit être ça. Tu es tellement barraqué que toutes les serviettes, même les XXL, sont trop petites. Ta vie doit être trop dure, Kenji. Genre, trop dure. »
Et voilà, je ne le comprends plus, à nouveau. Je fais le choix de ne pas relever ses mots, parce que qu'est-ce qu'on dit à ce genre de phrase ? Merci ? Trop bien ? Profite tant que tu peux ? Non, rien ne me semble approprié, alors je garde mes lèvres fermées, je fais genre que je suis super concentrée sur son maquillage, et j'ignore. Et apparemment, c'est soirée incompréhension, parce que lui ne manque pas de relever ce que j'ai pu dire, et le voilà tout mignon et allumé devant moi, ses bras autour de mon corps. Je le regarde, un sourcil arqué sur mon front en guide de question, comme si je n'allais pas lui faire de bisous, alors que c'est totalement faux, parce que je peux pas résister à cette bouille. Je suis à ça de lui faire trois tonnes de bisous quand il relève le regard vers moi, presque inquiet, et tout s'arrête. Écouter son cœur ? Bizarre. Mais c'est Kenji, donc d'un hochement de tête je lui assure que oui, et je me penche. La position est un peu inadéquate, je dois me plier en deux pour poser l'oreille sur son torse, mais rien de grave. Et j'écoute alors le doux dum-dum de son cœur, qui me semble régulier, calme, doux.
J'ai envie de rester là des heures à me noyer dans son parfum et dans la lessive qu'il utilise pour ses vêtements, qui est différente de la mienne parce que je n'achète que des scenteurs trop fortes pour tout être humain normal. Si je ne bouge pas de là bientôt, je vais rester bloquée sur lui. Mais c'est si confortable. Je pourrais m'endormir, là, sur lui. Ce serait pas fou, je sais que je me réveillerais avec une de ces douleurs au dos, mais ça vaut le coup pour lui.
Je me relève d'un coup puis je plaque mes paumes sur ses joues et je fais un bisou sur son front sans prévenir, puis son sourcil droit, son nez, ses pommettes, son menton, ses tempes. Jusqu'à ce qu'il soit recouvert de rouge à lèvres qui varie de teinte. C'est seulement quand je n'ai plus de place que je me retire, fière comme tout, parce qu'il ne m'aura pas comme ça, ce petit malin. « Ton cœur va bien. Et tu as eu tes bisous. Content ? Tu as intérêt à l'être ! »
Vétérinomage aux Hébrides (12.50) | #6b5884
Je t'aime ou un truc du genre
Elle souffle, lève les yeux au ciel et fait mine de ne pas être d'accord. Il doit y avoir un fond de vérité dans ce qu'elle raconte — quoique l'attrait des femmes pour les hommes méga baraqués continue de me laisser dubitatif parce que ce n'est pas très bon pour la santé —, mais j'ai déjà rencontrés des conquêtes ou béguins d'Alicia, et dire qu'ils avaient les dimension d'armoire serait à peine une exagération. Cela dit je préfère ne pas voir le visage des hommes que mon amie ramène à la maison ou embrasse, en général ça crée un nœud serré et douloureux au creux de mon estomac. La vérité c'est qu'ils m'intimident, je me sens tout de suite beaucoup moins impressionnant, moins intelligent, moins beau, juste.... moins. Dans ces moments je me demande pourquoi elle reste avec moi, alors qu'elle pourrait déménager, aller vivre avec un mec beaucoup plus parfait, quelqu'un dont elle est amoureuse. Mais même si elle voulait partir, je préfèrerais que ça soit pour vivre avec une amie ou toute seule. Pas avec quelqu'un dont elle est amoureuse. Est-ce que c'est égoïste ? Sûrement, oui. Je ne me l'explique pas, alors il n'est pas question que j'essaye de lui expliquer — pas avant d'avoir compris quelle est cette espèce de boule bizarre dans ma gorge quand je pense à ça.
Son expression se plisse à ma demande — laquelle est étrange, je dois l'admettre — mais elle ne dit rien, ce dont je lui suis reconnaissant. Si elle avait posé une question j'aurais dû prendre le temps de lui expliquer mon inquiétude, or j'ai besoin qu'elle écoute mon coeur. Maintenant.
Doucement, Alicia hoche la tête puis se penche en avant, vers mon torse. Tout à fait immobile, je la sens qui appuie son oreille contre ma poitrine. Au début c'est comme si elle n'était pas là tant elle est légère, puis — que ce soit conscient ou non — elle se détend doucement. Sa tête pèse un peu plus lourd sur mon thorax mais ça ne me dérange pas, j'ai pris l'habitude de la sentir se blottir sur ou contre moi, que ce soit devant la télé, pendant une sieste, la nuit... Je ne sais même pas pourquoi on s'est embêtés à trouver un appartement avec une chambre pour chacun de nous — elle passe la majorité de son temps dans la mienne. En fait, à vrai dire, je crois que la sienne lui sert plus de penderie géante et d'exposition de fringues que de chambre.
Sa position rapproche le sommet de sa tête de mon visage. Inconsciemment, je ferme les yeux et inspire profondément, appréciant l'odeur délicieuse qui émane de ses cheveux. Bon dieu ce que j'aime son shampooing — ce n'est pas pour rien que je le lui emprunte. Alors, tandis qu'elle écoute les battements de mon coeur, je respire son parfum et je profite de l'avoir contre moi pour essayer de calmer mes angoisses qui s'agitent. L'angoisse d'avoir un problème cardiaque. L'angoisse d'être cassé, peu importe ce que ça veut dire. L'angoisse de tout et de rien. Et quand elle finit par se redresser, j'ai le cerveau embrumé par son parfum et sa chaleur. Pourtant mon coeur ne s'arrête pas de battre vite, très vite. Mais, d'un coup, ce n'est plus trop vite. Je crois qu'il bat aussi vite que le sien — tiens c'est bête ça, j'aurais pu écouter son coeur moi aussi, juste histoire d'être sûr. Il bat fort depuis que je suis installé sur ses jambes, et au fond de moi je le sais bien, et il s'est emballé à chaque fois qu'elle s'est penchée sur moi.
Elle prends mon visage en coupe et dépose un premier bisou sur mon front. Le geste me surprend, mais je n'oublie pas que c'est moi qui le lui ait réclamé. Mais Alicia ne s'arrête pas là, loin de ça. Elle embrasse mon sourcil. Puis mon nez, et ensuite mes pommettes. Mon menton. Mes tempes. Je me laisse faire, sourire aux lèvres, retenant un petit gloussement amusé, le genre qu'elle est la seule à pouvoir m'extirper.
« Mon coeur va très vite », j'insiste en récupérant sa main. Lentement, je l'amène à mon coeur et la dépose là, sans cesser de l'observer. Est-ce qu'elle arrive à sentir les pulsations bien plus rapides qu'à l'accoutumée ? Est-ce qu'elle se demande si c'est elle qui provoque tout ça ?
Je respire tranquillement. Mon torse s'élève et s'abaisse à un rythme aucunement régulier.
Son expression se plisse à ma demande — laquelle est étrange, je dois l'admettre — mais elle ne dit rien, ce dont je lui suis reconnaissant. Si elle avait posé une question j'aurais dû prendre le temps de lui expliquer mon inquiétude, or j'ai besoin qu'elle écoute mon coeur. Maintenant.
Doucement, Alicia hoche la tête puis se penche en avant, vers mon torse. Tout à fait immobile, je la sens qui appuie son oreille contre ma poitrine. Au début c'est comme si elle n'était pas là tant elle est légère, puis — que ce soit conscient ou non — elle se détend doucement. Sa tête pèse un peu plus lourd sur mon thorax mais ça ne me dérange pas, j'ai pris l'habitude de la sentir se blottir sur ou contre moi, que ce soit devant la télé, pendant une sieste, la nuit... Je ne sais même pas pourquoi on s'est embêtés à trouver un appartement avec une chambre pour chacun de nous — elle passe la majorité de son temps dans la mienne. En fait, à vrai dire, je crois que la sienne lui sert plus de penderie géante et d'exposition de fringues que de chambre.
Sa position rapproche le sommet de sa tête de mon visage. Inconsciemment, je ferme les yeux et inspire profondément, appréciant l'odeur délicieuse qui émane de ses cheveux. Bon dieu ce que j'aime son shampooing — ce n'est pas pour rien que je le lui emprunte. Alors, tandis qu'elle écoute les battements de mon coeur, je respire son parfum et je profite de l'avoir contre moi pour essayer de calmer mes angoisses qui s'agitent. L'angoisse d'avoir un problème cardiaque. L'angoisse d'être cassé, peu importe ce que ça veut dire. L'angoisse de tout et de rien. Et quand elle finit par se redresser, j'ai le cerveau embrumé par son parfum et sa chaleur. Pourtant mon coeur ne s'arrête pas de battre vite, très vite. Mais, d'un coup, ce n'est plus trop vite. Je crois qu'il bat aussi vite que le sien — tiens c'est bête ça, j'aurais pu écouter son coeur moi aussi, juste histoire d'être sûr. Il bat fort depuis que je suis installé sur ses jambes, et au fond de moi je le sais bien, et il s'est emballé à chaque fois qu'elle s'est penchée sur moi.
Elle prends mon visage en coupe et dépose un premier bisou sur mon front. Le geste me surprend, mais je n'oublie pas que c'est moi qui le lui ait réclamé. Mais Alicia ne s'arrête pas là, loin de ça. Elle embrasse mon sourcil. Puis mon nez, et ensuite mes pommettes. Mon menton. Mes tempes. Je me laisse faire, sourire aux lèvres, retenant un petit gloussement amusé, le genre qu'elle est la seule à pouvoir m'extirper.
« Mon coeur va très vite », j'insiste en récupérant sa main. Lentement, je l'amène à mon coeur et la dépose là, sans cesser de l'observer. Est-ce qu'elle arrive à sentir les pulsations bien plus rapides qu'à l'accoutumée ? Est-ce qu'elle se demande si c'est elle qui provoque tout ça ?
Je respire tranquillement. Mon torse s'élève et s'abaisse à un rythme aucunement régulier.
#193b02 — Sainte Miya du Ouin Ouin aka le Miyotaure aka Dame Chaos aka Génie du Mal — i put the "hot" in psychotic
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
« Si c'est là votre façon d'aimer, je vous prie de me haïr. » — i wrote that at midnight in a shakespearean rage
