Mme la DDM et son joyeux bazar
Coucou Rapeltout @Brian Helton pour un petit moment de vie si ça te dit
!
1er mai 2051
Le tintement de nombreux bracelets empilés sur des poignets bronzés, le froissement de l'étoffe fluide portée sous son poncho clair, le parfum de thé noir et de printemps : bref, nul doute autorisé, la nouvelle directrice de Serpentard venait de débarquer, désordre de lumière et de liberté, avec sa grosse malle en osier, celle avec le sortilège d'extension imprégné et tous ses tote bags de toile à imprimés, qui semblaient raconter une vie entière comme des bandes-dessinées.
Mais pour atteindre la chambre de la directrice de Serpentard où elle allait séjourner, depuis le rez-de-chaussée, il y avait encore les escaliers, peut-être alignés, peut-être mal lunés, qui savait. Alors, un peu fatiguée de la traversée transplanée jusqu'à Pré-au-Lard puis du trajet en barque, avec ce sourire doux auquel il était difficile de refuser, la jeune femme s'adressa au premier élève aux couleurs de Serpentard que son regard put croiser, un jeune homme blond.
- Jeune homme ! ... Dis, tu peux m'aider ?
Elle désigna les trois tote bags sur ses épaules d'un petit coup de menton, en dépassaient ses plantes, qu'elle y avait solidement fixé en les entourant des objets précieux - le grammophone, l'appareil photo ou la flûte de pan, respectivement - et que jamais elle ne déplacerait avec le tout-venant du matériel de travail et des vêtements dans la malle en osier, puis se figea, dans l'attente d'une réponse, arrêtant par la même et le balancement du foulard produit par la marche et le tintement des bracelets.
- Ils sont déjà allégés d'un Aleviari. s'excusa-t-elle par avance. Aussi, les trois sacs étaient bien moins lourds qu'ils n'en avaient l'air, et en en prenant un sur chaque épaule, l'élève permettrait à la directrice de maison d'avoir l'épaule de sa main de magie libre pour déplacer plus aisément à la baguette la malle en osier par sa force magique encore intacte plutôt qu'en continuant de la pousser avec une force physique qui commençait, après le trajet, à décliner.
Sens-toi libre de réagir comme tu le sens (ou de ne pas prendre le coucou Rapeltout, auquel cas je le passerai en RP libre) !
Mme la DDM et son joyeux bazar
Le premier mai ! Sans aucun doute un bon jour pour faire une petite balade pendant ses heures libres.
Le printemps était déjà arrivé depuis quelques temps, mais aujourd'hui, il faisait vraiment bon. Un jour parfait pour apprécier le renouveau de la nature ! Sauf qu'aujourd'hui, quelque chose d'autre se renouvelait. Miss Isée avait quitté Poudlard, et sa remplaçante, ou peut-être son remplaçant, devrait arriver dans les prochains temps.
Et bien que le départ d'une DDM qu'il appréciait soit une mauvaise nouvelle, l'arrivée d'une nouvelle pourrait en être une encore pire. Quand O'Lake était devenu directeur, il en avait eu peur, et l'avait activement évité pendant tout son mandat.
Miss Isée, ça avait été différent, elle lui faisait beaucoup moins peur, mais il ne l'avait pas tant approchée pour autant. Finalement, il n'avait pas osé lui parler plus que ça, parce que c'était une adulte, et une personne d'autorité par rapport à lui. Ce serait sans doute exactement la même chose avec leur prochain directeur.
De toute façon il n'était qu'un élève parmi beaucoup d'autres, ni une tête de classe, ni un pitre invétéré. Juste moyen et discret. Un visage parmi d'autres, un simple Serpentard sans rôle dans l'écosystème qu'était Poudlard. Et il se contenterait de ça. Avoir de l'importance, c'était le meilleur moyen de se faire des ennemis.
Donc il ne ferait pas de folies, pour le nouveau ou la nouvelle directrice de Serpentard, il serait juste un visage dans la foule, personne de particulier, et il ne serait jamais interpellé pour autre chose que pour répondre à une question de cours ou quand il se présenterait à une demande d'aide d'un enseignant.
- Jeune homme ! ... Dis, tu peux m'aider ?
La femme qui venait de l'interpeller lui était inconnue. Blonde, un teint indiquant clairement qu'elle était une habituée du soleil, et vêtue d'une tenue à faire rappliquer tous les druides de Grande-Bretagne et d'Irlande pour une cérémonie au milieu des bois. D'ailleurs, si elle en avait au moins un sous la main, elle pourrait se décharger un peu sur lui, et ressembleraient sûrement moins à une mule chargée pour un déménagement. En plus des amulettes saugrenues et des bracelets en tout genre, trois sacs débordants et une malle en osier non moins massive l'accompagnaient. C'en était à se demander comment elle avait pu trainer tout ça jusqu'ici, s'ils n'avaient pas été dans une école de magie du moins.
Elle désigna ses bagages du menton. Brian la regarda, se retourna avec un soupçon d'espoir que quelqu'un d'autre ne soit la cible de ce visage lumineux, et ne vit qu'une armure inerte et un tableau qui sifflotait comme si de rien n'était en levant les yeux au plafond.
Le garçon lui jeta un regard noir avant de se coller un sourire poli sur le visage et de revenir à la femme souriante.
L'inquiétude devait quand même se lire sur ses traits, car elle ajouta rapidement que ses bagages étaient magiquement allégés.
Ils avaient vu le sortilège d'Aleviari en cours en début de printemps, c'était encore frais dans sa mémoire, et il se doutait bien qu'elle en avait fait usage. Mais l'entendre dire de vive voix le rassérénait complètement à ce sujet.
- J'arrive.
Il la rejoignit pour soupeser un premier sac. Le sortilège remplissait parfaitement sa fonction, mais malgré tout, le sac représentait quand même un certain poids. Brian en prit deux. Des plantes vertes en dépassaient, d'autres objets plus ou moins spécifiques également.
Il observa l'étrange inconnue réarranger son paquetage, utilisant sa baguette pour faire léviter la grosse malle.
La question lui brûlait les lèvres. Parce que la présence de cette femme n'avait de sens que si elle était bien qui il pensait. Après de longues secondes d'hésitation, il avança son hypothèse.
- Vous... Vous êtes la nouvelle directrice de Serpentard ?
Le printemps était déjà arrivé depuis quelques temps, mais aujourd'hui, il faisait vraiment bon. Un jour parfait pour apprécier le renouveau de la nature ! Sauf qu'aujourd'hui, quelque chose d'autre se renouvelait. Miss Isée avait quitté Poudlard, et sa remplaçante, ou peut-être son remplaçant, devrait arriver dans les prochains temps.
Et bien que le départ d'une DDM qu'il appréciait soit une mauvaise nouvelle, l'arrivée d'une nouvelle pourrait en être une encore pire. Quand O'Lake était devenu directeur, il en avait eu peur, et l'avait activement évité pendant tout son mandat.
Miss Isée, ça avait été différent, elle lui faisait beaucoup moins peur, mais il ne l'avait pas tant approchée pour autant. Finalement, il n'avait pas osé lui parler plus que ça, parce que c'était une adulte, et une personne d'autorité par rapport à lui. Ce serait sans doute exactement la même chose avec leur prochain directeur.
De toute façon il n'était qu'un élève parmi beaucoup d'autres, ni une tête de classe, ni un pitre invétéré. Juste moyen et discret. Un visage parmi d'autres, un simple Serpentard sans rôle dans l'écosystème qu'était Poudlard. Et il se contenterait de ça. Avoir de l'importance, c'était le meilleur moyen de se faire des ennemis.
Donc il ne ferait pas de folies, pour le nouveau ou la nouvelle directrice de Serpentard, il serait juste un visage dans la foule, personne de particulier, et il ne serait jamais interpellé pour autre chose que pour répondre à une question de cours ou quand il se présenterait à une demande d'aide d'un enseignant.
- Jeune homme ! ... Dis, tu peux m'aider ?
La femme qui venait de l'interpeller lui était inconnue. Blonde, un teint indiquant clairement qu'elle était une habituée du soleil, et vêtue d'une tenue à faire rappliquer tous les druides de Grande-Bretagne et d'Irlande pour une cérémonie au milieu des bois. D'ailleurs, si elle en avait au moins un sous la main, elle pourrait se décharger un peu sur lui, et ressembleraient sûrement moins à une mule chargée pour un déménagement. En plus des amulettes saugrenues et des bracelets en tout genre, trois sacs débordants et une malle en osier non moins massive l'accompagnaient. C'en était à se demander comment elle avait pu trainer tout ça jusqu'ici, s'ils n'avaient pas été dans une école de magie du moins.
Elle désigna ses bagages du menton. Brian la regarda, se retourna avec un soupçon d'espoir que quelqu'un d'autre ne soit la cible de ce visage lumineux, et ne vit qu'une armure inerte et un tableau qui sifflotait comme si de rien n'était en levant les yeux au plafond.
Le garçon lui jeta un regard noir avant de se coller un sourire poli sur le visage et de revenir à la femme souriante.
L'inquiétude devait quand même se lire sur ses traits, car elle ajouta rapidement que ses bagages étaient magiquement allégés.
Ils avaient vu le sortilège d'Aleviari en cours en début de printemps, c'était encore frais dans sa mémoire, et il se doutait bien qu'elle en avait fait usage. Mais l'entendre dire de vive voix le rassérénait complètement à ce sujet.
- J'arrive.
Il la rejoignit pour soupeser un premier sac. Le sortilège remplissait parfaitement sa fonction, mais malgré tout, le sac représentait quand même un certain poids. Brian en prit deux. Des plantes vertes en dépassaient, d'autres objets plus ou moins spécifiques également.
Il observa l'étrange inconnue réarranger son paquetage, utilisant sa baguette pour faire léviter la grosse malle.
La question lui brûlait les lèvres. Parce que la présence de cette femme n'avait de sens que si elle était bien qui il pensait. Après de longues secondes d'hésitation, il avança son hypothèse.
- Vous... Vous êtes la nouvelle directrice de Serpentard ?
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625 mots
@Hanae Philipps, merci beaucoup pour cette proposition alléchante !
625 mots
@Hanae Philipps, merci beaucoup pour cette proposition alléchante !
Vous pouvez vous approcher, je ne mords pas si souvent. | 3°année RP 2050/2051
L'Ordre des Jedi Serpents avec Cassidy
L'Ordre des Jedi Serpents avec Cassidy
Mme la DDM et son joyeux bazar
D’un geste fluide de baguette, Hanae remit un peu d’ordre dans l’orbite chaotique de ses affaires, faisant remonter le troisième sac sur une de ses épaules puis une fois fait la malle d’osier dans les airs. Les fibres tressées tressaillirent avant de se laisser porter, comme une vieille voiture moldue qui aurait requis quelques ronronnements éternués avant de de nouveau démarrer.
Le tableau qui auparavant sifflotait dans leur dos se mit à rire sans même se contenir peuplant l'air de ho-ho-ho à la vue du convoi un peu rococo qui lui passait sous le nez. Hanae leva vers lui un regard amusé. En voilà un qui savait toujours trouver et créer de la vie dans ses journées, même fixé sur son mur depuis plusieurs dizaines, plusieurs centaines même d'années.
Puis un pas devant l'autre, le plus jeune et la plus âgée s'engagèrent sur la voie des escaliers - Hanae les regardait avec curiosité, cela faisait un p'tit moment en effet désormais qu'elle ne les avait plus foulés, elle les observait, oui, gronder, craquer, tourner, dévier, bruisser à nouveau et recommencer leur manège de grincements glissés et de glissements grincés alternativement vers le bas et vers le haut.
Le palier qu'ils avaient atteint en descendant direction cachots venait de se détacher de la suite de marches envisagée un peu plus tôt, suspendu dans le vide puis face à... des pierres. Devant eux : un mur. Derrière eux venaient de s'emboîter à la place de la montée direction hall d'entrée plusieurs mètres de descente, certes, mais donnant dans la direction opposée de celle recherchée, vers la chambre des secrets, qui était fermée. Naturellement, aucune issue immédiate à relever.
Une seconde de silence suivit, flottée.
Puis Hanae éclata de rire. Pas un rire gêné, non. Un vrai rire, clair, solaire, incapable de rester enfermé très longtemps dans une poitrine humaine, soulevant son poncho et les fossettes de la peau de ses joues qui viraient dans le mouvement rebondi vers une teinte coquelicot, un rire fait pour poursuivre sa course dans une salle de spectacle, perdu dans une communauté de congénères.
Se reprenant, Hanae reprit, désignant l'escalier de sa tête inclinée :
- Comme quoi, il y a même plus chaotique que moi. ... Bon, trêve de plaisanterie.
Hanae souffla une mèche blonde hors de son visage et s'adossa légèrement à la rampe de pierre.
Elle posa sur Brian son regard gris-bleu, tranquille et lumineux. Puis répondit sur un ton mi-mystérieux mi-curieux.
- Ok, 5 affirmations, une seule est fausse.
La nouvelle directrice des Verts fit glisser de manière maîtrisée sa malle jusqu'à terre, qui se posa sur le palier toujours immobilisé, glissant sa baguette dans une poche dans la même lignée. La main de baguette libérée, elle pouvait déplier une phalange à chaque nouvelle affirmation, faisant tinter à chaque fois de bracelets l'air qui les entourait :
- Je suis la nouvelle directrice de Serpentard.
Je parle aux plantes.
Je chante faux mais au moins je sais jouer de la flûte de pan.
Je connais quasiment toutes les constellations du système solaire. Ca me passionne.
J'ai appris les bases d'une autre langue que l'anglais.
Puis Hanae laissa glisser le sac de son épaule pour patienter, le jeune homme aussi pourrait prendre quelques minutes -on espérait tout de même pas quelques heures- de repos tranquillement stationné.
Merci à toi pour l'avoir acceptée !
Mme la DDM et son joyeux bazar
Sa question était restée suspendue dans l'air du couloir, derrière eux. Ils se dirigeaient vers les escaliers sans parler. Hors même si Brian n'était pas le plus loquace des adolescents, ne pas être fixé sur l'identité de la femme l'embêtait un peu. Pas au point de l'inquiéter, parce qu'il avait déjà son idée sur la question, et que tout ce qu'il attendait, c'était une confirmation, mais plus parce qu'il n'avait pas idée de comment il devait se comporter avec elle. Alors il l'observa.
Elle n'avait pas l'air de découvrir le chemin. C'était logique, il y avait de grandes chance pour qu'elle ait été élève à Poudlard par le passé. Arrivée aux escaliers, elle semblait attentive, comme pour les observer, les ressentir, entendre tous les sons, avoir toutes les impressions auxquelles les habitants du château ne faisaient plus attention, habitués à les percevoir.
Alors Brian l'imita. En descendant les marches, il fit attention. Il se remémora ses premiers pas dans ces escaliers, bientôt trois ans plus tôt : Le son des larges volées se déplaçant, craquant, frottant, de la pierre contre la pierre, les vibrations légères qu'on pouvait ressentir même sur les marches immobiles. Ces mêmes vibrations qui pressentaient le mouvement d'un escalier si elle s'accentuaient. Il ne les écoutaient plus vraiment, à force. Quoiqu'il soit peut-être plus juste de dire qu'il les captaient instinctivement, en un vague sentiment, comme quand on sent un faible courant d'air qui vient chatouiller la peau.
Comme il les sentait à l'instant. La hauteur des marches se réduisit presque imperceptiblement, puis plus franchement. Brian traversa les trois dernières en deux enjambées, juste au moment où le déplacement atteignait sa vélocité normale.
Ils se retrouvaient sur un palier, les changements n'étant pas en leur faveur, ils s'éloigneraient en prenant le seul chemin possible. Le jeune garçon jeta un regard en coin à l'adulte, guettant une réaction... Qui le surpris. Elle riait. D'un rire franc, sincère. L'enfant la regarda d'abord d'un air surpris, auquel s'ajouta petit à petit un soupçon d'émerveillement devant cette joie expressive.
Il la vit désigner devant eux, dans le vide, et l'entendit faire un commentaire amusé. Elle posa d'abord les yeux sur le blondinet qui avait repris un visage un peu plus perplexe, puis la devinette.
"Des devinettes pour passer le temps ?" Après s'être senti apaisé par la descente de l'escalier, il était prêt à jouer le jeu, si elle le voulait, il commençait à l'apprécier après tout.
Sur un ton mystérieux, elle énuméra les cinq affirmations en dépliant les doigts. La première paraissait évidente à Brian : Ce n'était sûrement pas celle-ci. Parler aux plantes, ça n'avait rien de si extraordinaire à ses yeux non plus... Peut-être parce que ça lui arrivait aussi. Et puis avec toutes ces plantes dans ses affaires ? Probablement vrai. Il n'avait pas non plus de raison de ne pas croire la suivante, ou les deux dernières non plus d'ailleurs. Il hésitait à réviser son jugement et à annoncer qu'elle n'était pas la nouvelle DDM, mais alors pourquoi serait-elle ici alors ?
"Ou alors en fait elle chante bien ?" Le Serpentard s’allégea des sacs en les posant contre le mur, il serait plus à l'aise pour réfléchir si ses bras étaient libres.
Il réfléchissait déjà depuis quelques dizaines de secondes, pour quelque chose qui n'en valait peut-être pas la peine, après tout. Elle lui répondrait de toute façon la vérité, non ? Il pencha la tête de côté pour réfléchir. Non, j'ai envie de trouver tout seul !
Il glissa un regard vers l'adulte, essayant de la détailler, trouver le moindre indice capable de l'aider, mais à part les plantes... Quoique... N'y avait-il pas une flûte dans l'un des sacs ? Il pencha la tête discrètement, ou en tout cas il essaya, ce qui, face à une personne qui vous observe, n'est pas évident.
Après... Il restait une autre possibilité encore : Qu'aucune ne soit fausse. Et étrangement, c'est celle là qui lui plaisait le plus. La femme n'avait pas l'air d'être du genre à suivre strictement les règles, un petit coup fourré comme ça, ça lui paraissait plus que possible, au vue de son style.
Il prit une petite inspiration avant de la regarder dans les yeux.
- Est ce que c'est la première ? Pas d'être la nouvelle DDM, celle qui dit qu'il y en a une de fausse. Et du coup les cinq seraient vraies ?
Il laissa sa réponse flotter une seconde, avant de regarder le mur derrière elle, pour ne pas avoir à tenir le regard trop longtemps.
Elle n'avait pas l'air de découvrir le chemin. C'était logique, il y avait de grandes chance pour qu'elle ait été élève à Poudlard par le passé. Arrivée aux escaliers, elle semblait attentive, comme pour les observer, les ressentir, entendre tous les sons, avoir toutes les impressions auxquelles les habitants du château ne faisaient plus attention, habitués à les percevoir.
Alors Brian l'imita. En descendant les marches, il fit attention. Il se remémora ses premiers pas dans ces escaliers, bientôt trois ans plus tôt : Le son des larges volées se déplaçant, craquant, frottant, de la pierre contre la pierre, les vibrations légères qu'on pouvait ressentir même sur les marches immobiles. Ces mêmes vibrations qui pressentaient le mouvement d'un escalier si elle s'accentuaient. Il ne les écoutaient plus vraiment, à force. Quoiqu'il soit peut-être plus juste de dire qu'il les captaient instinctivement, en un vague sentiment, comme quand on sent un faible courant d'air qui vient chatouiller la peau.
Comme il les sentait à l'instant. La hauteur des marches se réduisit presque imperceptiblement, puis plus franchement. Brian traversa les trois dernières en deux enjambées, juste au moment où le déplacement atteignait sa vélocité normale.
Ils se retrouvaient sur un palier, les changements n'étant pas en leur faveur, ils s'éloigneraient en prenant le seul chemin possible. Le jeune garçon jeta un regard en coin à l'adulte, guettant une réaction... Qui le surpris. Elle riait. D'un rire franc, sincère. L'enfant la regarda d'abord d'un air surpris, auquel s'ajouta petit à petit un soupçon d'émerveillement devant cette joie expressive.
Il la vit désigner devant eux, dans le vide, et l'entendit faire un commentaire amusé. Elle posa d'abord les yeux sur le blondinet qui avait repris un visage un peu plus perplexe, puis la devinette.
"Des devinettes pour passer le temps ?" Après s'être senti apaisé par la descente de l'escalier, il était prêt à jouer le jeu, si elle le voulait, il commençait à l'apprécier après tout.
Sur un ton mystérieux, elle énuméra les cinq affirmations en dépliant les doigts. La première paraissait évidente à Brian : Ce n'était sûrement pas celle-ci. Parler aux plantes, ça n'avait rien de si extraordinaire à ses yeux non plus... Peut-être parce que ça lui arrivait aussi. Et puis avec toutes ces plantes dans ses affaires ? Probablement vrai. Il n'avait pas non plus de raison de ne pas croire la suivante, ou les deux dernières non plus d'ailleurs. Il hésitait à réviser son jugement et à annoncer qu'elle n'était pas la nouvelle DDM, mais alors pourquoi serait-elle ici alors ?
"Ou alors en fait elle chante bien ?" Le Serpentard s’allégea des sacs en les posant contre le mur, il serait plus à l'aise pour réfléchir si ses bras étaient libres.
Il réfléchissait déjà depuis quelques dizaines de secondes, pour quelque chose qui n'en valait peut-être pas la peine, après tout. Elle lui répondrait de toute façon la vérité, non ? Il pencha la tête de côté pour réfléchir. Non, j'ai envie de trouver tout seul !
Il glissa un regard vers l'adulte, essayant de la détailler, trouver le moindre indice capable de l'aider, mais à part les plantes... Quoique... N'y avait-il pas une flûte dans l'un des sacs ? Il pencha la tête discrètement, ou en tout cas il essaya, ce qui, face à une personne qui vous observe, n'est pas évident.
Après... Il restait une autre possibilité encore : Qu'aucune ne soit fausse. Et étrangement, c'est celle là qui lui plaisait le plus. La femme n'avait pas l'air d'être du genre à suivre strictement les règles, un petit coup fourré comme ça, ça lui paraissait plus que possible, au vue de son style.
Il prit une petite inspiration avant de la regarder dans les yeux.
- Est ce que c'est la première ? Pas d'être la nouvelle DDM, celle qui dit qu'il y en a une de fausse. Et du coup les cinq seraient vraies ?
Il laissa sa réponse flotter une seconde, avant de regarder le mur derrière elle, pour ne pas avoir à tenir le regard trop longtemps.
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758 mots
Petite séance d'introspection pour Brian !
758 mots
Petite séance d'introspection pour Brian !
Vous pouvez vous approcher, je ne mords pas si souvent. | 3°année RP 2050/2051
L'Ordre des Jedi Serpents avec Cassidy
L'Ordre des Jedi Serpents avec Cassidy