Stardust
*titre inspiré par la chanson Stardust de Nat King Cole

Zakary Bristyle
34 ans
31 décembre 2050
Bal du nouvel an
Godric's Hollow
Zakary termine son verre d’une traite avant de l’envoyer d’un coup de baguette magique nonchalant se poser sur la table la plus proche. La musique retentit dans la salle, plus forte qu’elle ne l’était jusqu’ici. Le bal bat son plein. Il manque un peu de divertissement pour lui qui n’a pas la valse en danse favorite et encore moins le foxtrot même s’il apprécie se prêter à l’exercice de temps à autre, lorsque rien d’autre ne se présente. Cela ne l’a pas empêché de danser, évidemment. Bien qu’il soit venu en compagnie de son frère qui, parfois trop calme et réservé pour lui, ne porte pas la danse dans son cœur et apprécie bien plus de rester autour d’une table à discuter que de se serrer contre des inconnues pour danser au son des instruments.
Narym se tient tout près de lui. Cela fait un moment qu’il a laissé l’alcool de côté pour boire plus raisonnablement, contrairement à Zakary. Il a encouragé ce dernier à aller danser à diverses reprises mais, soucieux de permettre à son frère de passer une agréable soirée, celui-ci le rejoint systématiquement à la fin de chaque danse pour discuter avec lui et s’assurer que tout va bien.
« La prochaine sera assez calme, insiste Zakary en faisant tourner sa baguette sur son pouce avec une grande adresse. Le genre de danse où tu peux danser collé-serré mais t’es pas obligé. Tu pourras te tenir à un mètre de distance si tu veux. J’ai vu une femme qui…
— Pourquoi est-ce que tu veux absolument que je danse ? soupire Narym en le fusillant de ses yeux ambrés — mais lui, même quand il fusille on croirait qu’il n’est armé que de tendresse. Gabrielle…
— …n’est pas là, termine Zakary en levant les yeux au ciel. Et puis tu peux danser avec d’autres femmes même si tu as une petite copine, je te signale.
— Ça ne m’intéresse pas et tu le sais. Je ne vois pas l’intérêt de…
— Il ne voit pas l’intérêt… »
Lui-même ne voit pas l’intérêt de se contenter d’un ou d’une unique partenaire, mais c’est peut-être parce que cette affirmation vaut aussi pour sa vie personnelle et amoureuse qu’il pense cela. Ce soir, Zakary est heureux que son compagnon ne soit pas présent. Non pas que Lounis aurait souffert de le voir danser avec un autre homme ou une sorcière mais il aurait attendu que Zakary partage avec lui plusieurs danses, parce qu’apparemment c’est ce qui se fait, et Zakary n’avait pas la moindre envie, ce soir mais aussi tous les autres soirs et tous les autres jours depuis de longs mois maintenant, de s’imposer une quelconque limite ou barrière. Il pensait que ça lui passerait. Ce sentiment d’étouffement qui le prend toujours quand il rentre à la maison le soir, dans le petit pavillon au pays de Galles où il vit désormais avec Lounis. Mais ça ne lui est pas passé, malgré ses nombreuses aventures, celles dont il parle à son compagnon, celles qu’il partage avec lui et même celles dont il ne lui parle pas. Mais ce soir, Zakary n’a pas envie d’y penser. Ce soir, l’objectif est de profiter.
« Va danser si tu veux, reprend Narym avec un doux sourire sur les lèvres en s’éloignant du mur contre lequel il était appuyé, non loin de l’entrée. J’ai vu une connaissance vers les tables, plus loin. Et puis j’aimerais demander à Aelle si… »
Zakary éclate d’un grand rire bruyant, le visage dressé vers le ciel et ses fausses constellations.
« Tu espères danser avec Aelle, Nar ? Tu as abusé du Martini ou q… »
Ses mots se bloquent dans sa gorge. Soucieux, Narym se penche vers lui mais Zakary a le regard braqué droit devant. Il vient d’apercevoir pour la seconde fois de la soirée une silhouette familière. Petite en taille, les cheveux ébouriffés et le corps engoncé dans un costume splendide qui dénote particulièrement, à ses yeux du moins et c’est un compliment, au milieu des autres. Son cœur rate un battement ; l’idée qui lui est venue lorsqu’il l’a aperçu en début de soirée revient sinuer dans son esprit. Il a du mal à détourner les yeux.
Inquiet, Narym suit la direction qu’a prise à son regard.
« Ah, fait-il avec un sourire amusé aux lèvres quand il aperçoit à son tour ladite silhouette.
— Ouais, réplique Zakary, ah.
— Christopher.
— Christopher, » répète-t-il sur un ton bien plus défaitiste.
Avec n’importe qui d’autre, il n’aurait pas hésité à aller le voir. Zakary n’est pas le genre d’homme à tourner dix ans autour du pot, surtout dans ce genre d'affaires. Mais là, ce n’est justement pas ce genre d'affaires. Quoi que cela puisse signifier. Lui-même ne sait pas exactement ce que cela signifie. Mais il sait au moins de quoi il a envie. N’a-t-il pas dit qu'il profiterait, ce soir ?
« Tu sais quoi ? reprend-t-il avant que Narym n’ait pu lui sortir les discours habituels pour l’encourager à se confier. Je vais aller l’inviter à danser.
— T’es sûr de toi ? Peut-être que tu…
— Devrais attendre un morceau de salsa ? réplique Zakary avec un large sourire qui creuse ses joues. Nan, Chris n’est pas salsa. »
Narym hoche lentement la tête, son éternel sourire aux lèvres. Il sait reconnaître une pirouette quand il en voit une. Zakary est assez grand pour se gérer tout seul et surtout il a suffisamment confiance en lui pour lui demander de l’aide s’il en a besoin. Alors d’un geste de la tête, il lui fait comprendre : allez, vas-y. Et son petit frère ne se fait pas prier.
Zakary donne une tape sur l’épaule de Narym et s’éloigne en direction des tables situées de l’autre côté de la pièce. Cela fait longtemps qu’il ne l’avait pas croisé. Plusieurs années, à vrai dire. Il n’a jamais vraiment ressenti le besoin de le revoir. Pourtant, il savait où il était. Le Pitiponk, ce n’est pas difficile à trouver. Mais Zakary n’est pas le genre d’homme à ressasser le passé. Aujourd’hui, plus que de vouloir remuer des événements passés depuis longtemps, c’est la curiosité qui le pousse à avancer. Il a connu l’adolescent de seize ans. Qui est l’homme de trente-trois ans ? Si une petite voix lui chuchote au creux de son esprit de ne pas y aller, il ne l’écoute pas. Zakary vit pleinement. Depuis toujours. Il ne s’arrêtera pas maintenant.
Il fait en sorte d’arriver dans son dos. Ses yeux dégringolent le long de son corps. Zakary sourit puis, arrivé près de lui, il se penche par-dessus son épaule. Suffisamment proche pour que Christopher sache qu’il s’adresse à lui mais pas assez pour qu’il lui mette un coup de coude s’il est surpris.
« Ça fait quoi ? Quinze ans ? Seize ? »
@Christopher Hangoover, et voici, comme convenu !
Reducio
- Identité du/des PNJ (Prénom, Nom) : Zakary Bristyle
- Lien avec le PJ : Frère d'Aelle
- Lien dans le répertoire : Là
- Ce RP aura-t-il un impact sur mon PJ ? (oui - non)
- Si "non", impact envisagé sur l'autre PJ : Zak et Chris se sont connus plus jeunes et ce RP est destiné à découvrir leurs rapports présents et notamment l'impact que ça pourra avoir sur Chris.
Stardust
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31 décembre 2050 GODRIC'S HOLLOW Bal du Nouvel An |
« J'aurai du mal à trouver une partenaire de danse à ta hauteur, après toi ! sourit Christopher en se penchant en avant pour plonger ses yeux dans ceux de la femme qui l'a accompagné pour les deux précédentes danses — si son sourire l'a attiré au premier abord, c'est son humour qui le retient désormais. Mais je sais : je dois en laisser aux autres. »
D'un clin d'œil, il met fin à leur danse. Sa main quitte l'épaule de la sorcière. Celle-ci lui offre un dernier sourire, un ultime trait d'esprit avant de s'éloigner dans la foule, très certainement en quête d'un autre partenaire — il lui en souhaite un bon, aussi bon que lui.
Loin d'être déçu de voir se terminer cette rencontre qui l'a occupée durant une vingtaine de minutes et bien trois danses différentes, Christopher s'en va de son côté, le pas léger et l'âme chantante. C'est ce qu'il apprécie dans les bals depuis qu'il est en âge de choisir ses partenaires de danse et de ne pas se les laisser imposer par ses parents, donc depuis une quinzaine d’années : le nombre de partenaires de danse n'a aucune limite et il est plus souvent ravi que déçu. Certes, il y a eu sa danse avec Victoria qui ne l'a pas regardée dans les yeux une seule fois. Et celle avec ce monsieur tout fin qui n'a eu cesse de lui écraser les pieds. Et aussi celle avec cette femme dont le parfum l'étouffait. Mais à part ça, il n'a eu que de bons partenaires de danse. Même Alice. Où est-elle encore passée, d'ailleurs ?
Christopher s'éloigne de la piste en parcourant la salle du regard. Ce qu’il regrette dès qu’il aperçoit les sinistres silhouettes de sa mère et de son père. Son cœur se serre. Il les a aperçu danser lorsque le bal a été ouvert. Cela fait partie de la tradition d'aller sur la piste pour la première danse. Après cela, il s'est tant et si bien plongé dans la musique qu'il ne les a plus aperçus, ni eux, ni son frère, ce qui était bien agréable. Jusqu'à maintenant, du moins.
Pressé de mettre le plus d'espace possible entre ses parents et lui, Christopher se faufile parmi les danseurs qui quittent la piste de danse. Il slalome entre eux pour se rapprocher de sa propre table, malheureusement vide à cet instant. Il aurait bien aimé croiser Alden et lui rappeler la danse qu'il lui a promise — peut-être plus tard ? Il s'appuie sur le dossier de sa chaise sans s'y asseoir et commande un Old Fashioned qu'il sirote paisiblement en attendant la prochaine danse.
Dans ces conditions — entendre : dans une salle où se trouve sa famille — il est en incapacité de se détendre entièrement et il le déplore. Ce n'est pourtant pas faute d'essayer. Essayant d'ignorer son cœur trop lourd, Christopher tend le cou pour y voir par-dessus la tête des nombreuses personnes qui parsèment la salle dans leur tenue souvent bleu nuit, argentée ou dorée, jusqu'à ce que son regard tombe enfin sur une chevelure blanche. Une fois l'une repérée, il trouve rapidement la seconde et quelque chose dans sa poitrine se dénoue. Thomas et Alice sont tous deux occupés. Il aime savoir où ils se trouvent. N'ont-ils pas, après tout, passé une semaine les uns avec les autres ?
L'effet Paris n'est pas encore dissipé. Christopher sent son souffle dans sa nuque, comme s'il n'avait besoin que de se retourner pour se retrouver là-bas, dans les rues pavées de la capitale française, sous la neige et les lampadaires. La vie paisible qu'il a trouvé de l'autre côté de la Manche lui laisse dans la bouche un arrière-goût d’inachevé. Christopher n'est pourtant pas le genre à vouloir rester pour toujours à l'étranger, même après y avoir passé de bonnes vacances. Cette année, c'est différent. Cette année, il aurait voulu y rester deux semaines, un mois, jusqu'à ce qu'il oublie totalement ce qu'il se passait de l'autre côté de la mer.
Une voix grave s'enroule tout à coup près de son oreille gauche, arrachant à Christopher un sursaut. Le liquide ambré dans son verre déborde et coule sur ses doigts lorsqu'il se retourne vivement vers l'homme — car c'en est un. Christopher pile quand il le reconnaît. Et son cœur dégringole tout au fond de son ventre.
Zakary.
Les bras ballants, et les doigts humides de Whisky-pur-feu, Christopher le fixe. Il n’a pas changé, avec son sourire immense qui creuse ses joues, ses mâchoires carrées, son regard brûlant. Et, par Morgane, il n’a pas rétrécit non plus. Il est immense, surtout quand il se tient si proche de lui. Son costume attire instantanément le regard : une constellation de couleurs qui ne sont pas sans rappeler celles que l’on voit sur des photographies des nébuleuses. Christopher fait machinalement un pas en arrière. Son cœur s'est réveillé et bat furieusement au fond de son ventre. Depuis combien de temps ne l’a-t-il pas vu ? C’est la dernière personne qu’il s’attendait à voir ici. Mais il n’est même pas étonné de cette drôle de façon de reprendre contact ; après tout, ils n’avaient pas l’habitude, à l’époque, de se retrouver avec des « bonjour » ou des « salut ». Ils commençaient toujours une conversation comme s’ils ne l’avaient jamais terminée. Mais c’est loin, tout ça.
Il lui faut une bonne poignée de secondes pour se reprendre et afficher ce visage qu'il présente toujours dans ces circonstances, à savoir celui qui étire sur ses lèvres un sourire que beaucoup qualifieraient d'insolent.
« Abuse pas, je te signale qu'on s'était croisé au Pitiponk il y a quelques années, réplique-t-il. Comment t'as pu oublier ça ? »
Christopher feint d'être offusqué, une main sur la poitrine. En réalité, lui-même ne se souvient plus exactement du moment ni de l'année. Il se rappelle seulement que ce n’était pas comme croiser une vieille connaissance. Et ça ne l’est toujours pas, même si ce qui domine aujourd’hui c’est surtout le plaisir de recroiser une personne dont il a toujours apprécié le caractère.
Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
Stardust
Zakary se redresse en souriant, les yeux baissés sur l’autre homme qui doit courber la nuque pour le regarder, du moins jusqu’à ce qu’il s’éloigne de lui. La réaction de Christopher lui arrache un sourire amusé qu’il ne camoufle pas. Ses yeux écarquillés, sa surprise évidente, l’alcool sur ses doigts… Il ne s’attendait pas à le voir, ça c’est une certitude. Et c’est tout ce que Zak désirait, voir la surprise s’étaler sur son visage.
Maintenant qu’il est face à lui, Zakary a tout le loisir de l’observer. Puisque Christopher porte une tenue qui semble littéralement faite pour dévoiler ses tatouages, l’attention de Zak se braque dessus. Il est presque sûr que Chris avait déjà celui dans le cou la dernière fois et certainement quelques uns sur l’avant-bras aussi mais il n’avait certainement pas tout le bras intégralement tatoué. Peut-être en a-t-il ailleurs ? Il apprécie le paysage tout le long du chemin pour remonter jusqu’à son visage. Christopher a toujours eu les traits expressifs ; encore une chose qui n’a pas changé. Et il n’a pas perdu en beauté non plus, ne peut s’empêcher de remarquer Zakary dont le sourire creuse une fossette dans sa joue droite quand Christopher ouvre la bouche. Expressif, beau et légèrement dramatique.
Si Zakary a craint, l’espace d’une demi-seconde, que la gêne gâche le moment, que ce soit de son côté ou du sien, ses peurs s’envolent rapidement : Chris ne semble pas gêné, au contraire, il s’adresse à lui avec la familiarité des amis, mais ça a toujours ou presque été son cas, cet homme n’a jamais été étouffé par la timidité. Quant à lui ? Aucune gêne. Seulement ce cœur dont il apprécie les battements. Parfois, ces derniers temps, il a presque l’impression que ce cœur est mort. Ce soir, il a la preuve que non.
La réponse de Chris était attendue, il l’espérait même. Il sait parfaitement comment y répondre. Mais avant ça… Zakary glisse la main dans la poche de son costume et en ressort sa baguette magique. D’un geste, sans formule, il nettoie les doigts souillés d’alcool de l’autre homme.
« C’est mieux comme ça, non ? » demande-t-il avec un rire dans la voix.
Au lieu de ranger sa baguette à sa place, il la garde dans la main et joue avec. Il la fait se balancer sur un doigt puis sur un autre, agissant de façon totalement inconsciente. Une façon, pour lui, de se détendre d’un stress qu’il a à peine conscience de ressentir.
« Je parle pas de la dernière fois qu’on s’est vus, corrige Zakary d'une voix amusée en replaçant une mèche sur son front. Je parle de la dernière fois qu’on a dansé. »
Ses yeux, durant ces mots, ne quittent pas ceux de Christopher. Ce dernier n’aurait jamais pu deviner qu’il parlait de ça, évidemment. Peut-être même qu’il ne comprendra pas que c’est une invitation à demi-mot à aller danser. Mais sans aucun doute se rappellera-t-il de cette fois où ils ont dansé dans un coin de Poudlard, sans musique, sans piste de danse, sur le seul rythme de leur cœur affolé. Ce n’est pas très malin de sa part d’avoir évoqué ce souvenir. Il ne le regrette pas parce que Zakary ne regrette jamais rien mais ce n’est pas très malin. Après tout, ça fait bel et bien quinze ou seize ans. Ils n’étaient que des gamins. Et tout n'a pas été beau.
Maintenant qu’il est face à lui, Zakary a tout le loisir de l’observer. Puisque Christopher porte une tenue qui semble littéralement faite pour dévoiler ses tatouages, l’attention de Zak se braque dessus. Il est presque sûr que Chris avait déjà celui dans le cou la dernière fois et certainement quelques uns sur l’avant-bras aussi mais il n’avait certainement pas tout le bras intégralement tatoué. Peut-être en a-t-il ailleurs ? Il apprécie le paysage tout le long du chemin pour remonter jusqu’à son visage. Christopher a toujours eu les traits expressifs ; encore une chose qui n’a pas changé. Et il n’a pas perdu en beauté non plus, ne peut s’empêcher de remarquer Zakary dont le sourire creuse une fossette dans sa joue droite quand Christopher ouvre la bouche. Expressif, beau et légèrement dramatique.
Si Zakary a craint, l’espace d’une demi-seconde, que la gêne gâche le moment, que ce soit de son côté ou du sien, ses peurs s’envolent rapidement : Chris ne semble pas gêné, au contraire, il s’adresse à lui avec la familiarité des amis, mais ça a toujours ou presque été son cas, cet homme n’a jamais été étouffé par la timidité. Quant à lui ? Aucune gêne. Seulement ce cœur dont il apprécie les battements. Parfois, ces derniers temps, il a presque l’impression que ce cœur est mort. Ce soir, il a la preuve que non.
La réponse de Chris était attendue, il l’espérait même. Il sait parfaitement comment y répondre. Mais avant ça… Zakary glisse la main dans la poche de son costume et en ressort sa baguette magique. D’un geste, sans formule, il nettoie les doigts souillés d’alcool de l’autre homme.
« C’est mieux comme ça, non ? » demande-t-il avec un rire dans la voix.
Au lieu de ranger sa baguette à sa place, il la garde dans la main et joue avec. Il la fait se balancer sur un doigt puis sur un autre, agissant de façon totalement inconsciente. Une façon, pour lui, de se détendre d’un stress qu’il a à peine conscience de ressentir.
« Je parle pas de la dernière fois qu’on s’est vus, corrige Zakary d'une voix amusée en replaçant une mèche sur son front. Je parle de la dernière fois qu’on a dansé. »
Ses yeux, durant ces mots, ne quittent pas ceux de Christopher. Ce dernier n’aurait jamais pu deviner qu’il parlait de ça, évidemment. Peut-être même qu’il ne comprendra pas que c’est une invitation à demi-mot à aller danser. Mais sans aucun doute se rappellera-t-il de cette fois où ils ont dansé dans un coin de Poudlard, sans musique, sans piste de danse, sur le seul rythme de leur cœur affolé. Ce n’est pas très malin de sa part d’avoir évoqué ce souvenir. Il ne le regrette pas parce que Zakary ne regrette jamais rien mais ce n’est pas très malin. Après tout, ça fait bel et bien quinze ou seize ans. Ils n’étaient que des gamins. Et tout n'a pas été beau.
Stardust
Un sourcil s'arque sur son front lorsque Zakary sort sa baguette de la poche de son costume qui est décidément splendide avec toutes ces couleurs qui se mélangent et s'entremêlent. Il faudra qu'il pense à lui demander où il l'a trouvé, s'il est fait sur mesure ou non. Mais peut-être à un autre moment car pour l'instant, Zakary le vise de sa baguette magique. Christopher n'est pas extrêmement méfiant et à l'époque jamais il aurait craint la moindre chose venant de cet homme — pour une personne de sa taille, Zakary a toujours fait preuve à son égard d'une extrême tendresse, même quand il ne la méritait pas. Mais les années sont passées, Christopher a, depuis, vécu tout un tas de choses qui font qu'il n'est pas du tout à l'aise quand qui que ce soit qui n'est pas familier le vise de la sorte. Néanmoins, ses réflexes émoussés par l'alcool, il n'a pas le temps de faire quoi que ce soit pour se défendre avant que le sortilège ne soit lancé.
Penaud, Christopher baisse les yeux sur ses doigts désormais secs et propres. Oh, c'était pour ça alors ? Il l'a nettoyé ? Son sourire remplace sa grimace surprise. Il relève les yeux vers Zakary, un remerciement au bord des lèvres. Il ne s'attendait vraiment pas à ça. Il serait resté comme un abruti les doigts dégoulinants d'alcool pendant un certain temps si Zak n'était pas intervenu. Le rire de ce dernier lui rappelle des souvenirs qu'il avait oublié, c'est un son grave qui n'a aucune retenu. Christopher sourit un peu plus fort en agitant ses doigts devant lui comme s'il était heureux de les retrouver.
Rapidement, ses yeux sont attirés par le jeu de Zakary avec sa baguette : alors ça ne lui est jamais passé, tout ça ? À l'époque déjà il jouait de la sorte, à faire danser ses doigts avec sa baguette. Il avait essayé d'apprendre à Christopher, sans grande réussite. Ça lui fait bizarre de voir que cette habitude existe toujours, comme s'il ne s'était pas passé une quinzaine d'année depuis. En parlant d'ailleurs de ça... La réponse de Zakary lui arrache un rire surpris.
« La dernière fois qu'on a dansé ? » s'étonne-t-il en levant les yeux sur lui.
Christopher préserve son sourire et nonchalamment, il glisse le pouce dans l'une des poches de sa tenue. La dernière fois qu'ils ont dansé est également l'unique fois où ils ont dansé. Alors il ne peut que se souvenir du moment. Ses souvenirs sont teintés du temps qui a passé et ont perdu à la fois en couleurs et en émotions. Mais celui-ci est encore bien vif dans son esprit, comme s'il regardait une photo de très loin ou comme s'il se remémorait ce genre de rêve que l'on oublie jamais. Il revoit deux jeunes hommes, des fou-rires au coin des lèvres. Il se souvient de son envie folle de l'embrasser. Et il se souvient qui des deux a franchi le pas. Un souvenir qui brouille son esprit et qui réveille dans son cœur de drôles d'émotions douces qu'il pensait avoir oublié.
« Merlin, c'est tellement loin tout ça, ajoute-t-il dans un sourire maladroit pour ne pas que le silence perdure. Tu dansais bien. Même plutôt bien. »
Zakary fait partie de ces relations qui ont compté puis qui ont été reléguées dans la zone : relations du passé. C'est tout. C'était bien, ça ne s'est pas terminé de la bonne façon, ils sont passé à autre chose. Christopher n'aime pas se rappeler de la fin. Il préfère autant se rappeler des débuts et du reste.
« Même si tu ne maîtrisais pas les pas de la valse, bien entendu, poursuit-il d'un ton faussement suffisant en dressant le menton, l'œil moqueur. J'ai dû t'apprendre, si je me souviens bien. »
Qu'importe le passé ? Aujourd'hui Zakary est devant lui, toujours aussi diablement beau, avec son sourire qui lui a toujours plu et ses mâchoires carrées pour lesquelles il aurait pu se damner, à l'époque. Il a aujourd'hui un charisme que Christopher avait deviné qu'il aurait, celui d'un homme sûr de lui, doué et confiant. D'autant plus qu'il s'habille bien. Et qu'il a semble-t-il toujours le mot pour rire et cette façon assez particulière de surprendre les autres. Cela suffit pour que Christopher ait envie de passer un peu de son temps avec lui, puisqu'il l'a sous la main même s'il ne s'attendait absolument pas à tomber sur Zakary Bristyle aujourd'hui. Pourquoi ne pas en profiter ? Il ne faut pas être devin pour savoir que l'homme a envie de l'inviter danser. Christopher le sait. Il pourrait le devancer et lui proposer, évidemment. Ce serait simple, après sa dernière phrase. Mais il préfère encore laisser Zakary faire le premier pas : il a envie de voir comment il le lui demandera.
Penaud, Christopher baisse les yeux sur ses doigts désormais secs et propres. Oh, c'était pour ça alors ? Il l'a nettoyé ? Son sourire remplace sa grimace surprise. Il relève les yeux vers Zakary, un remerciement au bord des lèvres. Il ne s'attendait vraiment pas à ça. Il serait resté comme un abruti les doigts dégoulinants d'alcool pendant un certain temps si Zak n'était pas intervenu. Le rire de ce dernier lui rappelle des souvenirs qu'il avait oublié, c'est un son grave qui n'a aucune retenu. Christopher sourit un peu plus fort en agitant ses doigts devant lui comme s'il était heureux de les retrouver.
Rapidement, ses yeux sont attirés par le jeu de Zakary avec sa baguette : alors ça ne lui est jamais passé, tout ça ? À l'époque déjà il jouait de la sorte, à faire danser ses doigts avec sa baguette. Il avait essayé d'apprendre à Christopher, sans grande réussite. Ça lui fait bizarre de voir que cette habitude existe toujours, comme s'il ne s'était pas passé une quinzaine d'année depuis. En parlant d'ailleurs de ça... La réponse de Zakary lui arrache un rire surpris.
« La dernière fois qu'on a dansé ? » s'étonne-t-il en levant les yeux sur lui.
Christopher préserve son sourire et nonchalamment, il glisse le pouce dans l'une des poches de sa tenue. La dernière fois qu'ils ont dansé est également l'unique fois où ils ont dansé. Alors il ne peut que se souvenir du moment. Ses souvenirs sont teintés du temps qui a passé et ont perdu à la fois en couleurs et en émotions. Mais celui-ci est encore bien vif dans son esprit, comme s'il regardait une photo de très loin ou comme s'il se remémorait ce genre de rêve que l'on oublie jamais. Il revoit deux jeunes hommes, des fou-rires au coin des lèvres. Il se souvient de son envie folle de l'embrasser. Et il se souvient qui des deux a franchi le pas. Un souvenir qui brouille son esprit et qui réveille dans son cœur de drôles d'émotions douces qu'il pensait avoir oublié.
« Merlin, c'est tellement loin tout ça, ajoute-t-il dans un sourire maladroit pour ne pas que le silence perdure. Tu dansais bien. Même plutôt bien. »
Zakary fait partie de ces relations qui ont compté puis qui ont été reléguées dans la zone : relations du passé. C'est tout. C'était bien, ça ne s'est pas terminé de la bonne façon, ils sont passé à autre chose. Christopher n'aime pas se rappeler de la fin. Il préfère autant se rappeler des débuts et du reste.
« Même si tu ne maîtrisais pas les pas de la valse, bien entendu, poursuit-il d'un ton faussement suffisant en dressant le menton, l'œil moqueur. J'ai dû t'apprendre, si je me souviens bien. »
Qu'importe le passé ? Aujourd'hui Zakary est devant lui, toujours aussi diablement beau, avec son sourire qui lui a toujours plu et ses mâchoires carrées pour lesquelles il aurait pu se damner, à l'époque. Il a aujourd'hui un charisme que Christopher avait deviné qu'il aurait, celui d'un homme sûr de lui, doué et confiant. D'autant plus qu'il s'habille bien. Et qu'il a semble-t-il toujours le mot pour rire et cette façon assez particulière de surprendre les autres. Cela suffit pour que Christopher ait envie de passer un peu de son temps avec lui, puisqu'il l'a sous la main même s'il ne s'attendait absolument pas à tomber sur Zakary Bristyle aujourd'hui. Pourquoi ne pas en profiter ? Il ne faut pas être devin pour savoir que l'homme a envie de l'inviter danser. Christopher le sait. Il pourrait le devancer et lui proposer, évidemment. Ce serait simple, après sa dernière phrase. Mais il préfère encore laisser Zakary faire le premier pas : il a envie de voir comment il le lui demandera.
Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
Stardust
Un petit sourire amusé s'invite sur les lèvres de Zakary et creuse sa joue d'une fossette discrète. La valse, oui, bien sûr. Ce ne sont pas ses parents qui allaient la lui apprendre même s'il est certain que sa mère doit savoir la danser à cause de grand-père Ernest et grand-mère Elizabeth. Mais lui ? Lui, il a toujours préféré les danses plus intimes. Zakary aime danser le rock et même la salsa sur un registre bien différent. Il danse souvent avec Lounis. Il dansait souvent avec Lounis. Ils ont un peu perdu l'habitude de s'amuser ensemble depuis qu'ils habitent ensemble et que Zak a l'impression que sa vie entière n'est qu'un dôme sous lequel il est enfermé et qui l'étouffe à petit feu.
Il baisse les yeux sur Christopher qui a toujours eu cette étincelle dans le regard, même quand il n'était qu'un jeune homme. Il n'a pas envie de penser à Lounis, pas alors qu'une très vieille relation est là, devant lui. Même si cette relation-ci l'a fait souffrir comme il a rarement souffert en amour. Zakary laisse le silence perdurer quelques secondes, pour prendre le temps de faire glisser une mèche bouclée sur son front pour la ramener à sa place, profitant des éclats obscurs qui dansent dans les yeux de Chris levés vers lui et du plaisir de sentir son regard posé sur lui.
« Tu m'as appris la valse, c'est vrai, sourit-il en dévoilant ses dents. Je me souviens très bien. Et même si j'avais su la danser, je pense que j'aurais feint l'ignorance pour le simple plaisir de te découvrir si sérieux pour une fois quand tu m'expliquais les pas. Et un, deux, trois, un, deux, trois, » récite Zakary, les yeux plissés par un rire.
Christopher n'a jamais fait preuve d'un grand sérieux quand il était à Poudlard, c'était quelque chose qui le caractérisait, ça entre autres choses moins agréables. Mais quand il lui a appris à danser, il y a mis son cœur.
Avant qu'il ait pu répondre, Zakary lève la tête vers la piste de danse qui commence à se remplir de nouveau. Quelques notes résonnent, celles qui préviennent de la danse à venir. Et si l'on en croit la mélodie...
« C'est parfait, la prochaine danse est une valse. »
Il tend la main devant lui, doigts tendus vers Chris.
« Je te montre que je n'ai jamais oublié tes leçons ? »
Son cœur rate un battement, voire peut-être deux finalement. Il n'a pas peur d'être repoussé. Mais il craint la déception qu'il pourrait ressentir si cela arrivait.
Il baisse les yeux sur Christopher qui a toujours eu cette étincelle dans le regard, même quand il n'était qu'un jeune homme. Il n'a pas envie de penser à Lounis, pas alors qu'une très vieille relation est là, devant lui. Même si cette relation-ci l'a fait souffrir comme il a rarement souffert en amour. Zakary laisse le silence perdurer quelques secondes, pour prendre le temps de faire glisser une mèche bouclée sur son front pour la ramener à sa place, profitant des éclats obscurs qui dansent dans les yeux de Chris levés vers lui et du plaisir de sentir son regard posé sur lui.
« Tu m'as appris la valse, c'est vrai, sourit-il en dévoilant ses dents. Je me souviens très bien. Et même si j'avais su la danser, je pense que j'aurais feint l'ignorance pour le simple plaisir de te découvrir si sérieux pour une fois quand tu m'expliquais les pas. Et un, deux, trois, un, deux, trois, » récite Zakary, les yeux plissés par un rire.
Christopher n'a jamais fait preuve d'un grand sérieux quand il était à Poudlard, c'était quelque chose qui le caractérisait, ça entre autres choses moins agréables. Mais quand il lui a appris à danser, il y a mis son cœur.
Avant qu'il ait pu répondre, Zakary lève la tête vers la piste de danse qui commence à se remplir de nouveau. Quelques notes résonnent, celles qui préviennent de la danse à venir. Et si l'on en croit la mélodie...
« C'est parfait, la prochaine danse est une valse. »
Il tend la main devant lui, doigts tendus vers Chris.
« Je te montre que je n'ai jamais oublié tes leçons ? »
Son cœur rate un battement, voire peut-être deux finalement. Il n'a pas peur d'être repoussé. Mais il craint la déception qu'il pourrait ressentir si cela arrivait.
Stardust
Le visage de Christopher se fend d'un rire quand Zakary se met à l'imiter. Mal, en plus. Il secoue la tête. Son bras remonte sur son bras tatoué pour finir dans ses cheveux. Enfin, ses doigts s'arrêtent à quelques millimètres. Les yeux braqués sur Zakary qui regarde vers la piste de danse, Chris se contente de toucher sa coiffure sans y passer les doigts : depuis qu'il est revenu de l'extérieur avec Alice, il prend soin de ne plus mettre du désordre dans ses cheveux. Aller se recoiffer une fois dans le miroir des toilettes publics, c'est bien une fois, pas deux. Son regard accroche les cheveux de Zak qui, eux, ont toujours semblé être ce que Zakary a toujours voulu qu'ils soient : bien coiffés, de ce type de coiffure qui ne convient qu'aux insolents, c'est à dire stratégiquement décoiffée. Il les porte bien moins longs qu'à l'époque mais ce n'est pas sans lui déplaire.
Christopher tourne à son tour ses yeux vers la piste de danse lorsque Zakary parle de valse. Son cœur rebondit dans sa poitrine. Il faudrait être complètement idiot pour ne pas comprendre ce qui vient d'être sous-entendu par Zakary. Et effectivement, quand il ramène ses yeux sur l'homme, Chris a la surprise de voir sa grande main tendue entre eux et sur ses lèvres flotte ce sourire maladroit qu'il a toujours trouvé charmant. Christopher lui lance un œillade complice.
« Je me demande ce que tu aurais sorti comme excuse si ça avait été du foxtrot... »
Sans attendre, il glisse ses doigts sur ceux de Zakary, surpris de les sentir chaud contre les siens. Il s'est douté dès son arrivé que l'homme allait l'inviter à danser. On aborde pas un ex comme ça dans un bal sans avoir l'idée derrière la tête de l'amener sur la piste de danse. C'est à la fois totalement banal venant de Zakary qui, à l'époque du moins, n'avait pas le moindre scrupule à faire ce genre de choses même si c'était critiquable du point de vue des autres, et à la fois étonnant car jamais, en plus de dix ans, Zakary ne l'a approché de la sorte. Alors évidemment ils se sont croisés quelques fois. Surtout au Pitiponk, une fois ou deux sur le Chemin de Traverse, ou vus de loin lors d'événements importants. Au tout début, ils se saluaient de loin sans se parler, l'un était froid, l'autre conscient de ses erreurs passées. Puis avec le temps, après de longues années, se croiser n'avait plus la même savoir nostalgique alors c'était plus simple de se parler, de prendre des nouvelles. Il parlait du pub. Zakary de sa famille, de son compagnon. Sans plus. Et les années ont filé.
Christopher resserre ses doigts autour de ceux de Zakary et son sourire se fait plus doux. D'un geste d'un menton, il désigne la piste de danse qui se remplie peu à peu de binômes plus ou moins bien assortis.
« Après vous, monsieur, » propose-t-il à Zakary.
Christopher tourne à son tour ses yeux vers la piste de danse lorsque Zakary parle de valse. Son cœur rebondit dans sa poitrine. Il faudrait être complètement idiot pour ne pas comprendre ce qui vient d'être sous-entendu par Zakary. Et effectivement, quand il ramène ses yeux sur l'homme, Chris a la surprise de voir sa grande main tendue entre eux et sur ses lèvres flotte ce sourire maladroit qu'il a toujours trouvé charmant. Christopher lui lance un œillade complice.
« Je me demande ce que tu aurais sorti comme excuse si ça avait été du foxtrot... »
Sans attendre, il glisse ses doigts sur ceux de Zakary, surpris de les sentir chaud contre les siens. Il s'est douté dès son arrivé que l'homme allait l'inviter à danser. On aborde pas un ex comme ça dans un bal sans avoir l'idée derrière la tête de l'amener sur la piste de danse. C'est à la fois totalement banal venant de Zakary qui, à l'époque du moins, n'avait pas le moindre scrupule à faire ce genre de choses même si c'était critiquable du point de vue des autres, et à la fois étonnant car jamais, en plus de dix ans, Zakary ne l'a approché de la sorte. Alors évidemment ils se sont croisés quelques fois. Surtout au Pitiponk, une fois ou deux sur le Chemin de Traverse, ou vus de loin lors d'événements importants. Au tout début, ils se saluaient de loin sans se parler, l'un était froid, l'autre conscient de ses erreurs passées. Puis avec le temps, après de longues années, se croiser n'avait plus la même savoir nostalgique alors c'était plus simple de se parler, de prendre des nouvelles. Il parlait du pub. Zakary de sa famille, de son compagnon. Sans plus. Et les années ont filé.
Christopher resserre ses doigts autour de ceux de Zakary et son sourire se fait plus doux. D'un geste d'un menton, il désigne la piste de danse qui se remplie peu à peu de binômes plus ou moins bien assortis.
« Après vous, monsieur, » propose-t-il à Zakary.
Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER
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