Plus le ciel est d’eux... PV Aliosus Nerrah

Ce RP fait suite à ces mots


Eté 2050


Aliosus Nerrah a reçu il y a peu une invitation, en voici une reproduction :

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Les protagonistes du RP que vous vous apprêtez à lire ont une idée en tête. Laissez-vous bercer par leurs choix de mots, leurs… impressions. Pour ne pas vous perdre, à chaque modification essentielle, un petit préambule sera rédigé.
Voici le premier :

Préambule :
Nous sommes en pleine cérémonie de remise des diplômes de l’IMSM, le vendredi 26 Août 2050. Le soleil donne mais il ne fait pas trop chaud.


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Poussières colorées dans les airs, violettes, roses, vertes… le sien. Le tien. Disparaissent à ton contact. Tes yeux bleus percent le brouillard. Nous rions, tes deux sont terrifiants, plus encore dans la joie. Rousse autour de moi, Alyona. Heureuses. Sautent en l’air. Je porte un blanc lunaire, dans mon émoi j’hésite. Et toi ? Les débutants ne savent pas comment dire. Et que dire. Boisson-bulles, cling ! Nous sourions.

- Vous êtes venu !?!

Non qu’il le faille mais il le faut. Ma main irait sur ta joue. Vana n’ose pas. Toucher c’est mal si l’on ne demande pas. Seulement le bras, effleuré. Donner le temps. Mes amis me kidnappent, tourbillon, je me retourne, ne te vois plus mais le temps est compté quand une bulle remonte à la surface. Chaudron bouillonnant, les discours, calme en apparence, je te revois, pas si loin, harmonieux dans ton austérité... héraldique. Je ne sais pas nous mais tu es beau. Et ta présence aussi.

Veilleurs ou
débutantes
les arbres de demain


Revivre cet instant, et le revivre encore.
Toute une journée en un seul geste, lorsque je me retourne et que je croise tes yeux. Comme je te reconnais, je souris. Et il s’élargit même, les cheveux ordonnés se donnent un peu d’espace. Ma main gauche agitée te dit que je te vois.

220 !

Plus le ciel est d’eux... PV Aliosus Nerrah
«Je n'aurai pas été un ami digne si je n'avais pas été là, si ?»

Presque cinq mois avaient passés, autant dire, un battement de paupières pour Aliosus en plein passage d'Aspics puis en dépôt de son dossier d'inscription. C'était impressionnant comme un objectif à atteindre réduisait tout ce qui se trouvait autour, vous enfermant dans un tunnel ne menant qu'à une unique résolution possible, celle de la réussite. Une fois sorti de ce tunnel de parchemins et d'examens, le fraichement ex étudiant de Poudlard et futur nouvel étudiant à la GEAD réalisait à quel point tout cela avait aspiré son attention, jusqu'à sa vitalité même. Sa vie grimpait en pente raide, le prochain tunnel arrivait si vite devant lui, mais la sibylline invitation d'Ivanovna lui avait fait réaliser que plus il grimpait, plus le ciel était bleu.

La cérémonie était belle, le temps idéal, il était en costume semi-entoilé qui lui donnait cette impression de légèreté euphorisante, ou bien était-ce le bonheur sincère qu'il éprouvait pour Ivanovna, Vana ? Ou bien la coupe descendue ? Ou la réalisation concrète d'une belle promesse, ouvrant la voie à un futur où le doux visage de la diplômée ne serait pas qu'un souvenir, mais une réjouissance bien réelle. Gott que son sang battait de cet enthousiasme diffus.

«Ich beglückwünsche Sie aufs Herzlichste !»

Les règles de cette relations sont encore bien floues, quelle paroles avoir, quel geste oser ? Il n'est pas en terrain connu, encore moins conquis, ce n'est pas son habitude, mais quel vaut le confort face à ce sourire ? Le ciel est bel et bien bleu.

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Plus le ciel est d’eux... PV Aliosus Nerrah
Moins d'une semaine plus tard (parfois le durcissement est instantané, il en va des liens entre les êtres comme des éléments magiques dans un chaudron, prise rapide)… Ivanovna reçut un hibou.

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Préambule : Ils sont parmi le public accueilli ce jour au sein de la GEAD, lors du Tournoi de l'Excellence du 9 septembre 2050 auquel Aliosus a invité Ivanovna.

Côte à côte, face à face. Eclairs d’hier, entailles dans les chairs, peur et plaisir du vivant. Les animaux farouches laissent aux prédateurs le soin de s’entre-déchirer. Serdaigle observe Salazar. Ici les gens aiment l’odeur du souffre. Douleurs. Défaite, éclats de voix, éclats de mains. Ils apprécient la joute.
Quatre maisons en une sorcière, impression d’en être. Se montrer c’est choisir.

- Oh!!!! Aliosus, celui-là était splendide !

Le sang, le souffre, sueurs et malice. Un opéra dramatique puisqu’il n’en reste qu’un. Les petits peuvent-ils ne pas hurler quand ils voient le Garou ? Elle aurait dû tenir sa main, ne pas la poser, même légèrement, sur la manche de l’homme. Bonheur et stupeur de l’imprévu. Car la vie ne suit aucun scénario écrit d’avance. Deux billes noires brillantes, alacrité dans ces mains qui sauraient faire. Mais le coeur réjoui de cette fantaisie se suffit d’en être observateur. Attraction polysémique. On peut devenir une autre puisqu’elle aime être ici. La vie sur un coup du sort, un unique sortilège vous mène au nirvana. Emerveillement. Réminiscences de la fuite, comme une odeur de mort tournant autour des corps, indécent spectacle et pourtant, il aspire tout. Ne jamais parier, ni même s’essayer. Fuir la scène, au mieux la contempler. Lui avec. Aurait-elle gagné en amitié ? Car deux semaines valent mieux qu’une.

220 mots

Plus le ciel est d’eux... PV Aliosus Nerrah
L'arène est immense, y pénétrer suffit à faire prendre conscience à chacun de la puissance qui va s'y déverser, et sous les yeux des spectateurs, les affrontements d'un niveau que beaucoup n'ont jamais ne serait ce pu qu'imaginer, s'enchainent dans une successions d'éclairs colorés, de flammes tourbillonnantes, de volées d'étincelles, de flashs éblouissants et parfois, de craquements sinistres à qui succède un cri de douleur déchirant.

«Splendide en effet !» approuva t il devant la nouvelle prouesse. Il se trouvait aussi enthousiaste qu'intimidé, après tout, était il sensé avoir ce niveau d'ici un an ? Voilà qui promettait quelques efforts de pratiques et de révisions intenses, son poignet le chatouillait déjà à l'idée de répéter inlassablement la gestuelle jusqu'à la perfection.

Les bulles de visions flottant autour d'Ivanovna et d'Aliosus affichaient le moindre détail de ce qui se jouait au centre de la salle, du regard déterminé des participants à la vue panoramique globale, au point que l'ancien étudiant de Serpentard en a le tournis et se voit forcé de reporter son attention sur son amie. C'était hier qu'il la félicitait de son année et voilà qu'elle l'accompagnait à ses début en école supérieure, comme un patronage tout particulier, fait de bienveillance, de grâce et de naturel.

Sa compagnie lui est bénéfique, il éprouve la sensation de confiance et de liberté qui entrouvre le carcan de plomb qu'il porte autour de la poitrine en quasi permanence. Il respire alors à plein poumons.

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Plus le ciel est d’eux... PV Aliosus Nerrah
Il se passe de longues semaines entre leur soirée à la GEAD et… Entre temps, Ivanovna a vécu des heures terribles sur le plan affectif.

Préambule : Un soir de fête, le bal du 31 décembre 2050... Ivanovna finit par croiser la silhouette d’Aliosus. Elle qui aime danser et est heureuse de revoir son ami n’imagine pas que la chose puisse prendre un tour aussi puissant. Un ami, qu’est-ce à dire ? Rejetée par Gordon, elle pourrait s’y méprendre. Mais non. Une affaire d’amitié, au sens Gunnray, ou russe… inexpugnable en somme.
Ayant accepté, le jeune homme prend la main de la sorcière. Ainsi dansent-ils, une valse.


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Voler, oiseau dénué de la magie. Il est facile de bien faire dans ces conditions. Son partenaire danse avec naturel, il la mène sans jamais brusquer ni hésiter. Echo d’un autre partage, emmêlés cette fois-ci. Tissus et cheveux prennent leur aise, ils s’assemblent en un tableau vivant, perpétuelle rotation des astres autour du même soleil. Les ellipses invisiblement reproduites, identiques, perfection des corps, et au milieu du cosmos afin que nul ne les envie ; au calme. On pourrait dire au secret. Ce qu’il faut de droiture, ce qu’il faut de souplesse, le temps passe, elle monte.
Plus tard, elle le regardera, à moitié médusée de ce qu’elle vient de vivre, le reste pétrifié d’être en mains d’un ami. Qu’est-ce donc là ? Comment ces petits fils les relient peu à peu ? Ils se tissent par magie, durcis par le dragon. Tourner, s’arrêter puis reprendre. Un. Jamais peur, la confiance.
Plus tard elle le remerciera, dignement, il faudra. Deux natures d’un même monde. En l’instant, c’est égal, juste un vol au vent, dans une robe symbolique, dans les mains de celui qu’elle découvre apprécier, par-delà convenances et grains des habitudes. Il faut déjà se taire, écouter l’univers. Le trait sur la toile, le mouvement.
Plus tard. Mais demain est plus tard, ce soir est aujourd’hui. Et Vana est heureuse.


220 !

Plus le ciel est d’eux... PV Aliosus Nerrah
- Bonsoir Monsieur Nerrah…...accepteriez-vous de danser avec moi ?

«Miss Gunray, j'accepte avec le plus grand plaisir.»

Derrière cette assurance de façade, Aliosus ne fait finalement pas tellement le fier. Il n'a aucune, absolument aucune crainte vis à vis de la danse, qu'il s'agisse de ses propres capacités ou bien de celles de sa partenaire, mais une danse, c'est dans leur monde probablement la forme la plus intime de contact que l'on puisse partager en toute décence. S'ils se sont vu en de multiples occasions, s'ils ont échangés leurs ressentis, leur peine ou leurs enthousiasmes, le jeune homme n'a encore de mémoire jamais posé la main sur elle, du moins, certainement pas comme il le fait à présent.

Un, deux, trois, c'est instinctif lorsque les notes commencent, le corps se meut aussi naturellement qu'il respire, un, deux, trois, laissant l'opportunité de profiter en pleine conscience d'un moment rare, aussi précieux que réjouissant. Ce n'est pas un bal masqué, comme l'année précédente, il sait à qui appartient le corps qu'il sent sous ses doigts, à qui sont ces yeux dans lesquels il plonge, à qui est ce sourire qu'il croit deviner sous le vernis de la décence publique. Un, deux, trois et l'on tourne l'un avec l'autre, main dans la main, main sur la taille.

Il remercie les Dieux pour cette parenthèse qui lui est accordée. Légère, élégante, tourbillonnante, c'est aussi ça, être en vie, et vivre.

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Plus le ciel est d’eux... PV Aliosus Nerrah
La vie est un sablier. Poussières qui tombent, rythmant ce qui semble être nos existences mortelles.  Il faut bien le dire, durant les semaines séparant nos deux instantanés, Ivanovna traverse une période particulièrement riche en tourments et positivités qu’elle ne sait apprécier à leur juste valeur. Comme tout bon papillon noctambule, elle vole sans penser à l’après, se cognant contre des  parois invisibles pour son coeur. Il faut pourtant, d’un côté encourager le lecteur à explorer sa vie pour apprécier les instants qu’elle vole à ses turpitudes, ces heures passées avec ce jeune homme caméléon ; de l’autre mettre en scène la réalité d’une totale déconnexion de son réel quand elle est avec lui. Étrange relation se structurant backstage. Ainsi donc…

Préambule : HRP, in-RP, je ne sais plus et qu’importe. Expliquons. Expliquons avant d’écrire ce que seront... ce qui viendra… et puis non… je ne sais pas. Clarifions voulez-vous ? Ivanovna aime la peinture, allant parfois jusqu’à visiter des expositions moldues pour élargir son champ culturel. Mais rassurons-nous, elle aime mille fois plus la peinture sorcière. Reste que… comment en établir les canons ? Suis-je à même de le faire ? En ai-je envie, pourrais-je en avoir la prétention ? Il se pourrait que certains liens apparaissent, qui donnent une fade idée de ma vision. Mais je ne veux pas enfermer quiconque dans celle-ci ! Qui pourrait IRL résumer la peinture moldue en une phrase, un post, même tout un topic ? Aussi vais-je devoir m’en tenir à des impressions, condensées en 220 mots puisque c’est ma règle pour ce RP. Et je vais tenter de distiller ce que voient ses yeux et ce que son coeur, son corps, ressentent. Ambition démesurée, prétention habituelle ici, au sens en moi. Je sais. Ridicule. Donc précieux. Ou l’inverse. Misanthropie.
A quoi ressemblera la peinture demain ? Qui sera le prochain Basquiat ? Ou Banksy ? Et vous, Madame, dont j’admire tant le travail… Ah mais nous glissons  peu à peu dans le rêve d’une autre vie, celle d’Ivanovna et d’Aliosus, dans cette galerie londonienne, le 18 mars 2051. Ombre Guéridoine inaugure par un vernissage d’une grande sobriété malgré l’effervescence avérée sa nouvelle exposition de tableaux sorciers. Elle a pour titre : Arcs en ciels. Et peu importe l’orthographe, c’est ainsi qu’elle a voulu la nommer. C’est donc son nom.



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Dans tes yeux, des questions,
dans les miens une vision,
couleurs enchevêtrées aux racines des cheveux.
Espiègle provocation. Et tu te laisses aller à ne rien montrer.
Sais-tu ce que je vois dans ces peintures-là ?
Souffrance, noirceur d’une enfance n’ayant jamais été ce qu’elle aurait dû être.
Et la tienne Aliosus ? Cachot doré ? Les mains douairières t’emprisonnant ?
Tu me parais tellement libre, je ne pourrai te rejoindre au pays arc-en-ciel comme apocalypse.
Et toi ? Peux-tu trouver en moi autre chose que cette rigueur qu’elle te donnait à voir ?
Vapeurs colorées, musique dans nos têtes, chacun la sienne. Je te sens me regarder aimer ce que je vois.
Les femmes ont ce don. Mais toi... vois-tu par-delà mes formes et mes couleurs ?
Je veux vivre, l’art c’est la vie. Le rythme, séquencement ininterrompu de nos tambours intimes.
Ombre m’illumine.
J’admire ces yeux d’enfants qu’elle se plaît à montrer, œuvres de sa jeunesse.
Fumées multicolores dessus nos cimetières, jour de pluie
et la graine de germer. Dans nos rêves dort la terre véritable.
Aliosus, à ce jour je te connais un peu. Vois-tu je suis modeste. Peu me suffit. Car il me plaît de te voir si timide à mon endroit. La musique en guise d’interface, les couleurs telles des dièses ou des bémols.
OUTRENOUS.



220

Plus le ciel est d’eux... PV Aliosus Nerrah
Ce n'était certes pas la première fois que Ivanovna le bousculait. La première ayant été la sinistre confirmation de la mort de sa sœur, Circéia, presque un an auparavant, dans le cimetière au curieux charme désuet de Godric's Hollow. Depuis, la russe n'avait pas ménagé cette amitié née sur les chrysanthèmes, pas par volonté, simplement par sa nature, ses postures et ses audaces.

Le vernissage d'Ombre Guéridoine était la dernière bousculade en date. Il s'y était rendu avec Vana de bon cœur, sa compagnie étant une raison bien suffisante pour abandonner quelques heures ses révisons de leçons de dissimulation, ses relectures d'articles de pigiste payé au waddiwasi et ses introspections mi-méditatives mi-mélancoliques sur ses autres relations humaines, mais il ne s'était pas attendu à avoir sous les yeux des partis pris aussi radicalement éloignés de ses propres standard en matière de peinture sorcière.

Il ne sera jamais vraiment sur d'avoir apprécier sentir son horizon d'élargir ou bien d'avoir rejeté ces abstractions avec force. Aliosus ne pouvait évidemment pas être réduit à un être de raison pure, son froid cartésianisme ne s'appliquait pas à tous les pans de l'existence loin de là, mais en matière d'art, c'était un parnassien attaché au figuratif, permettant de mesurer le degré de maitrise d'un artiste. C'était rassurant, alors que ces arabesques mouvantes et éthérées déclenchaient plutôt un lointain malaise fascinant, un vertige même, au point qu'il du momentanément s'agripper au bras de sa partenaire après avoir été trop happé par l'un des tableau.

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Préambule * : Ivanovna n’est pas une personne rompue aux mondanités. Non qu’elle les repousse par nature ou par goût. La vie l’a tenue éloignée de ces rites-là. Étrangement, elle apprécie davantage les luttes magiques, comme cette soirée de duels. C’est une histoire d’amour répulsion. Vana réprouve la force brute. Mais celle-ci la fascine. Nombre de ses propos et impulsions la tiendraient de même à distance d’Aliosus. Et ne croyez pas qu’elle éprouve envers lui quelque chose de plus indescriptible. Son coeur est vierge, du moins est-il plein d’un amour bien mal « embarqué ». Avec Aliosus, c’est une forme de cousinage, du moins le perçoit-elle ainsi. S’il n’est pas de sa famille, il est d’un même sang pur. Et si elle réprouve bien des choses dans le monde sorcier tel qu’il existe en 2051, elle ne rejettera jamais cette origine. Positionnement intellectuel qui relève de la gymnastique reconnaissons-le. Une chose est sûre, le jeune homme est entré dans son univers de manière à ne plus jamais en sortir, même s’il le souhaitait. Après l’abominable soirée du 6 mai 2051, certains pourraient se méprendre et voir en lui un prétendant. Jamais elle ne pense à Aliosus en ces termes et c’est bien cela qu’elle trouve agréable. Lui est peut-être le seul ne la regardant pas comme si elle était dans la devanture d’un magasin malsain. Ses yeux la respectent, son âme par le fait. L’affection de Vana ne se dissipe pas, c’est une potion dont les effets sont permanents, jusqu’à la mort. Du moins celle de la jeune femme.
Pour rien au monde elle ne manquerait à ses devoirs amicaux. Il n’est d’ailleurs pas question d’un devoir, ni d’une obligation. C’est un principe, tant au sens juridique que magique.


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Ou que vous soyez le jour de votre anniversaire, un colis vous arrive ce dimanche 4 Juin 2051.
C’est un petit paquet, d’une taille inhabituelle, un peu plus de trente centimètres ? Une épaisseur de cinq ? Soigneusement emballé dans un papier à l’aspect soyeux, il est écrit dessus lui : Pour Mr Nerrah, Aliosus Eugene Augustus. Une mention « ouvrir avec délicatesse » rougeoie par moments. Le sortilège disparaît à la déchirure du papier. Un parchemin, non une feuille est la première chose donnée à voir. Puis une boîte, contenant quarante-huit fusains. On les devine au travers d’un couvercle. Ils sont de densité et d’intensité graduelles. Mais il est autre chose, d’une taille qui explique celle du colis. Des… feuilles, ou plutôt des supports, comment dit-on dans ces cas-là ? Elles constituent un éventail assez large de ce que le support papier/parchemin permet. Dans une épaisseur de cinq centimètres… la marque est française, Canson-Montgolfier, grande qualité. Un sigle renvoyant à l’école Beaux-Bâtons, fortuit ?

Des mots, ils apparaissent lorsque vous portez la main sur le support.
Cher Aliosus,

il n’existe pas de boîtes de dix-neuf. Ne vous sentez pas enfermé par un nombre. La mort honore la vie, grâce à elle je vous connais, espérant que vous saurez par vos doigts créer ce monde que vous imaginez. Joyeux anniversaire


Vana les yeux noirs

220

* : rien ne dit qu'un préambule doive être court. Narthex ? Vestibule ? Cela reste l'entrée de la maison mais rien n'impose qu'il soit le plus petit des éléments.