Expression du jour : envenimer la situation
Face à ta colère, je reste de marbre. Je décide que tes paroles de vipères ne m'atteindront pas, que tu peux pester autant que tu le veux je resterai droite et fière, que, quoi qu'il advienne, j'aurai raison et tu auras tort. Peut-être que ma description est légèrement incorrecte, car effectivement ce n'est pas de la peur que tu m'inspires vraiment. Désolée de te décevoir, mais, si tu l'inspires à tant d'autres, moi, ce n'est pas ce que tu me fais ressentir. Monte sur tes grands chevaux, insulte-moi, menace-moi si tu le désires, je sais que tu mens, que tu n'en es pas capable, car sous tes airs de sorcière mesquine et sombre se cache une petite fille qui ne veut pas faire souffrir les autres, et qui voudrait juste un peu d'affection. Rêve pour que je t'en donne, ceci-dit. Alors, esseulée, tu peux faire du mal, tu le peux, oh ça oui j'en suis certaine. Je te crois capable du pire. Simplement, je suis convaincue que ce petit organe rouge qui bat dans ta poitrine t'empêche de te déconnecter complètement du monde. Et que, évidemment si l'on te provoque tu te défendras, mais je crois dur comme fer qu'en situation de force, tu n'oseras rien faire. Que ce soit par code de l'honneur ou par humanité, peu importe. Ton âme n'est pas aussi noire que ce que tu essaies de me faire croire. Une fois que tu as fini de déblatérer, je me fais un point d'honneur à te le rappeler, de ma voix aigue et perchée.
« Gaspiller ma magie... pour moi ? Pourtant il y a quelques années tu avais l'impression de ne gaspiller ni magie ni temps quand tu m'embrassais devant la tour de l'horloge, ou quand tu perfectionnais tes enchantements en m'utilisant comme cobaye pendant que tu me lançais des sorts. Ca fait remonter des souvenirs, hein ? »
Je soutiens ton regard sans flancher. Je sais que ma remarque acerbe aura piqué pile là où il faut, en te ramenant à l'esprit des souvenirs auxquels tu refuses certainement de te confronter. Je n'attends qu'une chose : que ton regard se décompose. Faisant fi de tes menaces, j'attrape encore mon stylet et fais réapparaître le nuage à nouveau. Il est plus petit que son prédécesseur, ayant déjà utilisé un niveau élevé de magie lors de mes tracés précédents. Moi aussi, je peux te provoquer Aelle, tu n'as pas le monopole du dernier mot, même si tu as tendance à facilement l'oublier.
« Ah ouais, j'vais le regretter tu crois ? Pourquoi, parce que tu veux me faire quoi ? Vas-y, avoue, il se cache quoi au fond de ta tête ? Tu crois que t'es la plus maligne de l'univers parce que t'as les sourcils qui se froncent fort que tout le monde et que tu fais tellement peur que t'es toute seule tout le temps, et du coup te crois qu'faut que tu sois hyper douée pour valoir le coup. Mais en vrai, sans ta magie, t'es rien qu'une véracrasse. T'es plus rien du tout ! Moi, sans ma magie, je suis plein de choses, une super copine, une fille hyper rigolotte, une rêveuse qui fais des colliers de pâquerettes, une collègue divertissante, une danseuse... Toi, t'as que un seul truc en quoi t'es douée, et ouais t'es p't'être plus douée que la moyenne en magie, mais ça change rien au fait que t'es vide, et que t'es nulle ! T'es nulle Aelle. Sans ta magie t'es plus rien du tout. Et en plus, t'as raté ton premier objectif : tu me fais même pas peur. Alors d'abord j't'attaque si je veux, parce que tu me feras rien du tout, t'es même pas cap. Et ensuite, j't'attaquerai pas, parce que je veux pas te faire du mal parce que j'suis une gentille personne »
Incohérence directe avec ce que je viens de te dire juste avant ? Assurément Gontrand. Quoi qu'il en soit, j'ai régurgité ce flot de parole à toute allure, en faisant de grands gestes pour justifier mes propos, me tenant à moins d'un mètre de toi. Je n'ai pas buté sur les mots comme j'aurais pu craindre de le faire, tout est sorti naturellement, toute cette colère, cette opinion que j'ai de toi, tout s'est vu déversé dans ce flot de paroles.
Tabarnak Elowen ferme ton bec tu vas creuser notre tombe...
« Gaspiller ma magie... pour moi ? Pourtant il y a quelques années tu avais l'impression de ne gaspiller ni magie ni temps quand tu m'embrassais devant la tour de l'horloge, ou quand tu perfectionnais tes enchantements en m'utilisant comme cobaye pendant que tu me lançais des sorts. Ca fait remonter des souvenirs, hein ? »
Je soutiens ton regard sans flancher. Je sais que ma remarque acerbe aura piqué pile là où il faut, en te ramenant à l'esprit des souvenirs auxquels tu refuses certainement de te confronter. Je n'attends qu'une chose : que ton regard se décompose. Faisant fi de tes menaces, j'attrape encore mon stylet et fais réapparaître le nuage à nouveau. Il est plus petit que son prédécesseur, ayant déjà utilisé un niveau élevé de magie lors de mes tracés précédents. Moi aussi, je peux te provoquer Aelle, tu n'as pas le monopole du dernier mot, même si tu as tendance à facilement l'oublier.
« Ah ouais, j'vais le regretter tu crois ? Pourquoi, parce que tu veux me faire quoi ? Vas-y, avoue, il se cache quoi au fond de ta tête ? Tu crois que t'es la plus maligne de l'univers parce que t'as les sourcils qui se froncent fort que tout le monde et que tu fais tellement peur que t'es toute seule tout le temps, et du coup te crois qu'faut que tu sois hyper douée pour valoir le coup. Mais en vrai, sans ta magie, t'es rien qu'une véracrasse. T'es plus rien du tout ! Moi, sans ma magie, je suis plein de choses, une super copine, une fille hyper rigolotte, une rêveuse qui fais des colliers de pâquerettes, une collègue divertissante, une danseuse... Toi, t'as que un seul truc en quoi t'es douée, et ouais t'es p't'être plus douée que la moyenne en magie, mais ça change rien au fait que t'es vide, et que t'es nulle ! T'es nulle Aelle. Sans ta magie t'es plus rien du tout. Et en plus, t'as raté ton premier objectif : tu me fais même pas peur. Alors d'abord j't'attaque si je veux, parce que tu me feras rien du tout, t'es même pas cap. Et ensuite, j't'attaquerai pas, parce que je veux pas te faire du mal parce que j'suis une gentille personne »
Incohérence directe avec ce que je viens de te dire juste avant ? Assurément Gontrand. Quoi qu'il en soit, j'ai régurgité ce flot de parole à toute allure, en faisant de grands gestes pour justifier mes propos, me tenant à moins d'un mètre de toi. Je n'ai pas buté sur les mots comme j'aurais pu craindre de le faire, tout est sorti naturellement, toute cette colère, cette opinion que j'ai de toi, tout s'est vu déversé dans ce flot de paroles.
Tabarnak Elowen ferme ton bec tu vas creuser notre tombe...
Expression du jour : envenimer la situation
Elle ose évoquer de vieux souvenirs qui n'ont plus rien à faire ni dans nos bouches ni dans notre mémoire. Mon visage se froisse aussitôt en une moue dégoûtée. Mes yeux se détournent vers les arbres, mon coeur s'emballe furieusement. Je ne veux pas penser à ça. Je ne veux pas penser à ce qu'on a été, je ne le peux pas, ces souvenirs sont enterrés tout au fond de moi et ils appartiennent à une Aelle que je ne suis plus et que je ne veux plus être. Malgré moi, des images remontent et se dessinent sur le décor des arbres. Des sensations suivent, des dizaines qui se mélangent dans ma tête et dans mon ventre. Mon visage se durcit, mes mâchoires se crispent ; la haine remplace le dégoût quand je ramène mes yeux sur elle.
Elle est légèrement gâchée par les gouttes qui se mettent de nouveau à me tomber sur la tête. Je cligne des yeux, un râle au fond de la gorge, en arrachant mes yeux de ce détesté visage que j'ai envie d'écrabouiller entre les poings de mon golem. Le nuage me regarde avec insolence. Ses fichues gouttes de pluie me tombent dans les yeux. J'ai le sang figé dans les veines mais j'arrive quand même à lever le bras pour essuyer mon visage ; comment parviens-je encore à bouger alors que j'ai du mal à respirer, du mal à ne pas lui envoyer mon poing dans le visage, du mal à seulement desserrer ces poings arrondis par la colère ?
Puis elle se remet à parler et la rage sourde qui m'a fait la menacer s'élève de nouveau en moi. Elle en dit beaucoup, de choses. Beaucoup. Tellement que je ne peux même pas penser à ouvrir la bouche pour l'arrêter, parce qu'elle parle encore et encore, et qu'elle gesticule devant moi et que ça ne s'arrête pas, que ça me ramène trois ans en arrière, que ça me fait mal d'être ramenée à cette époque, que chaque cellule de mon corps me hurle de la faire taire, de l'arrêter, mais aucune d'elles n'y parvient. Ça ne s'arrête pas. Je devrais n'en avoir rien à faire mais ce n'est pas le cas, quoi qu'en dit mon visage figé dans un masque de colère que rien ne peut traverser, sauf plus de colère encore. Mais en vrai, sans ta magie, t'es rien qu'une véracrasse. Ses paroles se plantent directement à l'intérieur moi. T'es vide, et que t'es nulle ! Ce ne serait pas la première fois. Sans ta magie t'es plus rien du tout. Je me rappelle d'autres fois, d'autres paroles, d'autres douleurs qui se sont enfoncées en moi si loin qu'elles ne sont plus jamais ressorties. Une des choses qu'elle dit me glace plus que les autres.
tu me fais même pas peur
C'est le problème avec les gens qui pensent qu'on les a aimé.
tu me fais même pas peur
Ils apprennent à ne plus avoir peur de nous.
tu me fais même pas peur
C'est ce qui arrive à Elowen, n'est-ce pas ?
Je le vois dans ses yeux brillants, dans sa façon de se dresser devant moi, si proche.
Trop proche.
À ses paroles qui n'ont pas de fin.
Aux insultes qui s'accumulent.
tu me fais même pas peur
C'est comme ça qu'on sait qu'on a plus le moindre pouvoir sur une personne. Quand il n'y a plus la moindre peur.
La colère que je ressens n'explose pas en moi. Elle remplace juste en une fraction de seconde tout ce qui me compose. Elle est juste là, partout en moi. Partout dans ma tête, sur mon visage aux traits figés, dans mon silence qui s'étire, dans mon immobilité soudaine, dans la détermination avec laquelle je tiens ma baguette magique.
Mes yeux sombres se fixent dans les siens et ne s'en détournent plus. Les gouttes de pluie glissent sur mon visage ; je ne les sens plus. Il n'existe plus rien autour de moi que les yeux de celle qui est devenue en une fraction de seconde le réceptacle de toute ma rage.
« Je préfère n'avoir qu'un talent que te ressembler, » dis-je alors à mi-voix, le ton si terriblement calme qu'il ne peut que cacher une terrible tempête.
Je recule d'exactement trois pas en arrière, les yeux fixés sur elle. Je n'en suis qu'au premier que le sol entre nous se met déjà à grouiller. Au second, une masse informe et grisâtre s'en élève, comme si la terre était en train de se transformer. Au troisième, la forme fait un mètre de haut ; des bras commencent à se déployer sur les côtés et des jambes se forment sous le tronc de son corps. L'instant d'après, un golem d'un mètre soixante-dix et compact comme un rocher se trouve entre Elowen et moi.
J'aurais pu le faire bien plus grand, bien plus impressionnant, avec des bras aussi épais que le tronc d'un arbre et avec la force apparente d'un géant. Mais je n'aurais alors pas été capable de le contrôler. J'ai besoin d'avoir le contrôle parfait sur mon golem.
J'aurais dû m'arrêter là.
Je n'en ai pas la moindre envie.
Sur une impulsion de ma part, le golem lève une jambe et s'avance sur Elowen. Son corps a la force que je veux lui donner. Il la repoussera en arrière si je le désire, la fera tomber, l'écrasera.
J'ai à peine conscience du public que nous avons encore. Il n'y a rien d'autre qui compte que la rage dont je suis faite et l'envie viscérale d'apprendre à Elowen à avoir peur de moi.
Elle est légèrement gâchée par les gouttes qui se mettent de nouveau à me tomber sur la tête. Je cligne des yeux, un râle au fond de la gorge, en arrachant mes yeux de ce détesté visage que j'ai envie d'écrabouiller entre les poings de mon golem. Le nuage me regarde avec insolence. Ses fichues gouttes de pluie me tombent dans les yeux. J'ai le sang figé dans les veines mais j'arrive quand même à lever le bras pour essuyer mon visage ; comment parviens-je encore à bouger alors que j'ai du mal à respirer, du mal à ne pas lui envoyer mon poing dans le visage, du mal à seulement desserrer ces poings arrondis par la colère ?
Puis elle se remet à parler et la rage sourde qui m'a fait la menacer s'élève de nouveau en moi. Elle en dit beaucoup, de choses. Beaucoup. Tellement que je ne peux même pas penser à ouvrir la bouche pour l'arrêter, parce qu'elle parle encore et encore, et qu'elle gesticule devant moi et que ça ne s'arrête pas, que ça me ramène trois ans en arrière, que ça me fait mal d'être ramenée à cette époque, que chaque cellule de mon corps me hurle de la faire taire, de l'arrêter, mais aucune d'elles n'y parvient. Ça ne s'arrête pas. Je devrais n'en avoir rien à faire mais ce n'est pas le cas, quoi qu'en dit mon visage figé dans un masque de colère que rien ne peut traverser, sauf plus de colère encore. Mais en vrai, sans ta magie, t'es rien qu'une véracrasse. Ses paroles se plantent directement à l'intérieur moi. T'es vide, et que t'es nulle ! Ce ne serait pas la première fois. Sans ta magie t'es plus rien du tout. Je me rappelle d'autres fois, d'autres paroles, d'autres douleurs qui se sont enfoncées en moi si loin qu'elles ne sont plus jamais ressorties. Une des choses qu'elle dit me glace plus que les autres.
tu me fais même pas peur
C'est le problème avec les gens qui pensent qu'on les a aimé.
tu me fais même pas peur
Ils apprennent à ne plus avoir peur de nous.
tu me fais même pas peur
C'est ce qui arrive à Elowen, n'est-ce pas ?
Je le vois dans ses yeux brillants, dans sa façon de se dresser devant moi, si proche.
Trop proche.
À ses paroles qui n'ont pas de fin.
Aux insultes qui s'accumulent.
tu me fais même pas peur
C'est comme ça qu'on sait qu'on a plus le moindre pouvoir sur une personne. Quand il n'y a plus la moindre peur.
La colère que je ressens n'explose pas en moi. Elle remplace juste en une fraction de seconde tout ce qui me compose. Elle est juste là, partout en moi. Partout dans ma tête, sur mon visage aux traits figés, dans mon silence qui s'étire, dans mon immobilité soudaine, dans la détermination avec laquelle je tiens ma baguette magique.
Mes yeux sombres se fixent dans les siens et ne s'en détournent plus. Les gouttes de pluie glissent sur mon visage ; je ne les sens plus. Il n'existe plus rien autour de moi que les yeux de celle qui est devenue en une fraction de seconde le réceptacle de toute ma rage.
« Je préfère n'avoir qu'un talent que te ressembler, » dis-je alors à mi-voix, le ton si terriblement calme qu'il ne peut que cacher une terrible tempête.
Je recule d'exactement trois pas en arrière, les yeux fixés sur elle. Je n'en suis qu'au premier que le sol entre nous se met déjà à grouiller. Au second, une masse informe et grisâtre s'en élève, comme si la terre était en train de se transformer. Au troisième, la forme fait un mètre de haut ; des bras commencent à se déployer sur les côtés et des jambes se forment sous le tronc de son corps. L'instant d'après, un golem d'un mètre soixante-dix et compact comme un rocher se trouve entre Elowen et moi.
J'aurais pu le faire bien plus grand, bien plus impressionnant, avec des bras aussi épais que le tronc d'un arbre et avec la force apparente d'un géant. Mais je n'aurais alors pas été capable de le contrôler. J'ai besoin d'avoir le contrôle parfait sur mon golem.
J'aurais dû m'arrêter là.
Je n'en ai pas la moindre envie.
Sur une impulsion de ma part, le golem lève une jambe et s'avance sur Elowen. Son corps a la force que je veux lui donner. Il la repoussera en arrière si je le désire, la fera tomber, l'écrasera.
J'ai à peine conscience du public que nous avons encore. Il n'y a rien d'autre qui compte que la rage dont je suis faite et l'envie viscérale d'apprendre à Elowen à avoir peur de moi.
Expression du jour : envenimer la situation
TW : La donzelle est toxique as fuck.
Coup de poignard dans les côtes. Tu sais pertinemment que ce que tu dis m'atteindra au plus profond de moi, tu l'as fait exprès. Ce que nous avons partagé a fait qu'aujourd'hui, nous nous connaissons encore, et tu as complètement conscience que tes mots vont venir me perforer. Homicide cardiaque prémédité avec forte intention de nuire. J'en ai le souffle coupé. Que tu ne veuilles pas me ressembler, je m'en contrefiche. Que par contre tu estimes qu'être une mauvaise personne vaut mille fois mieux qu'être moi, par contre, ça me donne envie de pleurer. Tu viens de verbaliser tant de choses, de craintes, de réveiller tellement de phobies en si peu de mots... Et c'est volontaire, réfléchi, calculé. Moi, je parle sans penser, ça sort, je ne retiens rien. Toi, tu analyses le pour et le contre de chaque parole que tu prononces, et, une fois que tu juges ta pensée assez incisive, tu la laisses s'échapper, certaine qu'elle fera un travail remarquable et douloureux.
Je n'ai pas le temps de réagir à tes dires, et puis, même si je l'avais eu, je ne sais même pas ce que j'aurais réussi à exprimer. J'aurais eu le regard vide, la bouché béate, une larme au coin de l'œil... Je n'aurais rien montré que tu ne soupçonnes pas déjà. Et mes lèvres se seraient écarté davantage encore face au spectacle que tu me proposes. Devant moi, tandis que tu recules pour t'éloigner de ma personne, qui semble te répugner au plus haut point soi dit en passant, tu fais gronder le sol, grouiller la terre, et bientôt jaillit entre nous une statue de pierre. Je ne sais pas exactement de quoi il s'agit, tout ce que je sais, c'est que d'un coup, l'air se rafraichit, mes poils se dressent, mon sang cesse de tourner aléatoirement dans mon corps et concentre ses flux dans mon cœur, et je crois qu'à ce moment, j'ai un peu peur. J'aimerais ne pas te le montrer, pour te prouver que tu as tort, bien évidemment. Mais je n'en suis pas capable, du tout.
« Tu... tu vas me faire du mal ? »
Mes bras retombent, impuissants, comprenant très vite que face à ce monstre de pierre je ne peux rien. Mon regard s'abaisse, de toute façon il ne pourrait se plonger dans le tien, car entre nous se tient un géant de cailloux qui nous empêche d'avoir tout contact.
« Alors... frappe-moi comme tu penses que je le mérite. »
Au même instant, ton golem de pierre fait une enjambée dans ma direction, ayant atteint sa taille maximale. Je vais donc savoir réellement ce que tu veux me faire sentir, ce que tu penses de moi, toute la haine que je t'inspire. C'est surprenant, je crois que j'ai hâte... Hâte que tu me fasses ressentir quelque chose, même si ce doit être de la douleur. Je crois que je n'ai jamais vraiment réussi à m'habituer au fait de ne rien sentir pour toi. Et je préfère que tu me haïsses tout en m'accordant de l'attention et en me détruisant physiquement et mentalement que d'apprendre qu'à tes yeux je ne suis qu'une inexistante parmi les inexistants.
Explication de l'interprétation du dé au prochain post.
Coup de poignard dans les côtes. Tu sais pertinemment que ce que tu dis m'atteindra au plus profond de moi, tu l'as fait exprès. Ce que nous avons partagé a fait qu'aujourd'hui, nous nous connaissons encore, et tu as complètement conscience que tes mots vont venir me perforer. Homicide cardiaque prémédité avec forte intention de nuire. J'en ai le souffle coupé. Que tu ne veuilles pas me ressembler, je m'en contrefiche. Que par contre tu estimes qu'être une mauvaise personne vaut mille fois mieux qu'être moi, par contre, ça me donne envie de pleurer. Tu viens de verbaliser tant de choses, de craintes, de réveiller tellement de phobies en si peu de mots... Et c'est volontaire, réfléchi, calculé. Moi, je parle sans penser, ça sort, je ne retiens rien. Toi, tu analyses le pour et le contre de chaque parole que tu prononces, et, une fois que tu juges ta pensée assez incisive, tu la laisses s'échapper, certaine qu'elle fera un travail remarquable et douloureux.
Je n'ai pas le temps de réagir à tes dires, et puis, même si je l'avais eu, je ne sais même pas ce que j'aurais réussi à exprimer. J'aurais eu le regard vide, la bouché béate, une larme au coin de l'œil... Je n'aurais rien montré que tu ne soupçonnes pas déjà. Et mes lèvres se seraient écarté davantage encore face au spectacle que tu me proposes. Devant moi, tandis que tu recules pour t'éloigner de ma personne, qui semble te répugner au plus haut point soi dit en passant, tu fais gronder le sol, grouiller la terre, et bientôt jaillit entre nous une statue de pierre. Je ne sais pas exactement de quoi il s'agit, tout ce que je sais, c'est que d'un coup, l'air se rafraichit, mes poils se dressent, mon sang cesse de tourner aléatoirement dans mon corps et concentre ses flux dans mon cœur, et je crois qu'à ce moment, j'ai un peu peur. J'aimerais ne pas te le montrer, pour te prouver que tu as tort, bien évidemment. Mais je n'en suis pas capable, du tout.
« Tu... tu vas me faire du mal ? »
Mes bras retombent, impuissants, comprenant très vite que face à ce monstre de pierre je ne peux rien. Mon regard s'abaisse, de toute façon il ne pourrait se plonger dans le tien, car entre nous se tient un géant de cailloux qui nous empêche d'avoir tout contact.
« Alors... frappe-moi comme tu penses que je le mérite. »
Au même instant, ton golem de pierre fait une enjambée dans ma direction, ayant atteint sa taille maximale. Je vais donc savoir réellement ce que tu veux me faire sentir, ce que tu penses de moi, toute la haine que je t'inspire. C'est surprenant, je crois que j'ai hâte... Hâte que tu me fasses ressentir quelque chose, même si ce doit être de la douleur. Je crois que je n'ai jamais vraiment réussi à m'habituer au fait de ne rien sentir pour toi. Et je préfère que tu me haïsses tout en m'accordant de l'attention et en me détruisant physiquement et mentalement que d'apprendre qu'à tes yeux je ne suis qu'une inexistante parmi les inexistants.
Explication de l'interprétation du dé au prochain post.
Expression du jour : envenimer la situation
Avant même que mon golem finisse de grandir, une satisfaction brûlante se répand en moi. Elle n'est pas due au pouvoir que me donne le golem. Elle provient de l'éclat que j'ai vu dans le regard d'Elowen. Ces larmes qui commençaient à grimper. Je le sais car je connais la forme de ses yeux avant qu'ils ne se mettent à pleurer ; je connais toutes les nuances de son regard même si aujourd'hui je préférerais avoir oublié tout cela. Ce que j'ai dit l'a touché profondément. C'était le but. C'était tout ce que je recherchais. Et je suis quasiment sûre d'avoir aperçu avant que mon golem ne nous sépare la peur hanter son regard. La colère s'apaise en moi maintenant que je sais qu'est revenue la normalité : la peur que j'inspire.
Elle est derrière le golem. Cachée, je ne la vois plus. Mais je l'entends. J'entends la crainte dans ses mots, j'entends la surprise, aussi. Quand est-ce qu'Elowen a oublié que je pouvais lui faire du mal quand je le désirais ? L'a-t-elle seulement déjà su ? Peu importe, aujourd'hui elle le comprends. Elle voit la force de mon golem dans ses bras de pierre, elle voit tout ce qu'il pourrait lui faire. Et cela me suffit.
Autour de nous, les gens qui s'étaient éloignés lorsqu'Elowen s'est relevée sont immobiles et nous regardent. Je les devine aussi surpris qu'elles par l'apparition de cette chose inhabituelle qu'est mon golem. Et je devine également qu'il ne suffira que de quelques secondes avant que l'un d'eux comprenne le danger et parte prévenir les gardiens du portail. Je n'ai que peu de temps pour agir avant de devoir subir les conséquences de mes actes. Car évidemment, dans ce monde pourri dans lequel nous vivons, ce monde qui ne comprend rien à rien, c'est moi qui serai en tort et pas elle, alors qu'elle m'a attaquée en premier, qu'elle m'a insulté.
Un grognement à mi chemin entre la moquerie et la colère sourde remonte dans ma gorge lorsqu'Elowen reprend la parole. Mes poings se serrent, mon golem continue d'avancer vers elle... Jusqu'à ce que je le force à s'immobiliser à quelques centimètres. Il la domine de sa taille et je le sais suffisamment solide pour pouvoir l'envoyer voltiger d'un mouvement du bras ou pour lui exploser le crâne si je le lui demande. Pourtant, je ne fais rien. Même si j'entends dans les paroles d'Elowen toute son envie que j'aille jusqu'au bout ; après tout, je la connais et je connais cette chose bizarre en elle qui faisait que je pouvais l'apprécier, à l'époque. Cette chose noire qu'elle porte et qu'elle cache derrière tous ces sourires et sa foutue joie exubérante. Alors j'arrête mon golem, car je n'ai aucune intention de lui donner ce qu'elle désire.
Je relâche ma colère dans une longue inspiration puis, d'un pas sur le côté, je me dévoile de nouveau à elle. Ses yeux baissés m'inspire une moue de mépris. Toute sa personne m'inspire une colère qui est proportionnelle à l'attachement que j'ai eu pour elle il y a des années.
« Non. »
Ma voix résonne froidement dans la forêt silencieuse. J'ai eu tout ce que je désirais. Sa peur et l'arrêt de son insupportable flux de parole. J'aimerais que mon golem la repousse brutalement, qu'il la fasse tomber en arrière, qu'il se penche sur elle poing levé. J'aimerais entendre le bruit que fait sa peur, voir la crainte dévorer tous les éclats de son regard, l'entendre supplier. J'aimerais mais je ne fais rien. Car j'ai compris au moment même où elle m'a demandé si j'allais lui faire du mal que je n'avais pas besoin de la frapper pour lui en faire effectivement. Et je n'ai aucune envie de noircir mon dossier scolaire en me battant devant mon campus, même si c'est actuellement secondaire.
« Mais je pourrais le faire. Alors fais gaffe à ce que tu dis et fais, Livingstonne, j'aurais aucun scrupule à te faire du mal. Mes souvenirs sont pas assez forts pour m'en empêcher. »
Au contraire. Ils le sont suffisamment pour m'encourager à le faire mais ça elle n'a pas à le savoir. D'une impulsion mentale, je force mon golem à se reculer. Puis, sans un dernier regard pour Elowen, je me détourne pour m'en aller. J'en ai assez de sa présence qui a noirci ma journée, assez de ces souvenirs qui remontent et que je ne désire pas, assez de devoir subir ce qu'elle m'impose alors que je n'ai rien demandé. Si je l'avais aperçue de loin, je ne lui aurais rien dit, je l'aurais ignorée. C'est elle qui est venue me chercher, c'est elle qui est en tort. Je ne veux pas de tout cela.
La créature de pierre reste près d'elle, comme le gardien silencieux de mes arrières.
Elle est derrière le golem. Cachée, je ne la vois plus. Mais je l'entends. J'entends la crainte dans ses mots, j'entends la surprise, aussi. Quand est-ce qu'Elowen a oublié que je pouvais lui faire du mal quand je le désirais ? L'a-t-elle seulement déjà su ? Peu importe, aujourd'hui elle le comprends. Elle voit la force de mon golem dans ses bras de pierre, elle voit tout ce qu'il pourrait lui faire. Et cela me suffit.
Autour de nous, les gens qui s'étaient éloignés lorsqu'Elowen s'est relevée sont immobiles et nous regardent. Je les devine aussi surpris qu'elles par l'apparition de cette chose inhabituelle qu'est mon golem. Et je devine également qu'il ne suffira que de quelques secondes avant que l'un d'eux comprenne le danger et parte prévenir les gardiens du portail. Je n'ai que peu de temps pour agir avant de devoir subir les conséquences de mes actes. Car évidemment, dans ce monde pourri dans lequel nous vivons, ce monde qui ne comprend rien à rien, c'est moi qui serai en tort et pas elle, alors qu'elle m'a attaquée en premier, qu'elle m'a insulté.
Un grognement à mi chemin entre la moquerie et la colère sourde remonte dans ma gorge lorsqu'Elowen reprend la parole. Mes poings se serrent, mon golem continue d'avancer vers elle... Jusqu'à ce que je le force à s'immobiliser à quelques centimètres. Il la domine de sa taille et je le sais suffisamment solide pour pouvoir l'envoyer voltiger d'un mouvement du bras ou pour lui exploser le crâne si je le lui demande. Pourtant, je ne fais rien. Même si j'entends dans les paroles d'Elowen toute son envie que j'aille jusqu'au bout ; après tout, je la connais et je connais cette chose bizarre en elle qui faisait que je pouvais l'apprécier, à l'époque. Cette chose noire qu'elle porte et qu'elle cache derrière tous ces sourires et sa foutue joie exubérante. Alors j'arrête mon golem, car je n'ai aucune intention de lui donner ce qu'elle désire.
Je relâche ma colère dans une longue inspiration puis, d'un pas sur le côté, je me dévoile de nouveau à elle. Ses yeux baissés m'inspire une moue de mépris. Toute sa personne m'inspire une colère qui est proportionnelle à l'attachement que j'ai eu pour elle il y a des années.
« Non. »
Ma voix résonne froidement dans la forêt silencieuse. J'ai eu tout ce que je désirais. Sa peur et l'arrêt de son insupportable flux de parole. J'aimerais que mon golem la repousse brutalement, qu'il la fasse tomber en arrière, qu'il se penche sur elle poing levé. J'aimerais entendre le bruit que fait sa peur, voir la crainte dévorer tous les éclats de son regard, l'entendre supplier. J'aimerais mais je ne fais rien. Car j'ai compris au moment même où elle m'a demandé si j'allais lui faire du mal que je n'avais pas besoin de la frapper pour lui en faire effectivement. Et je n'ai aucune envie de noircir mon dossier scolaire en me battant devant mon campus, même si c'est actuellement secondaire.
« Mais je pourrais le faire. Alors fais gaffe à ce que tu dis et fais, Livingstonne, j'aurais aucun scrupule à te faire du mal. Mes souvenirs sont pas assez forts pour m'en empêcher. »
Au contraire. Ils le sont suffisamment pour m'encourager à le faire mais ça elle n'a pas à le savoir. D'une impulsion mentale, je force mon golem à se reculer. Puis, sans un dernier regard pour Elowen, je me détourne pour m'en aller. J'en ai assez de sa présence qui a noirci ma journée, assez de ces souvenirs qui remontent et que je ne désire pas, assez de devoir subir ce qu'elle m'impose alors que je n'ai rien demandé. Si je l'avais aperçue de loin, je ne lui aurais rien dit, je l'aurais ignorée. C'est elle qui est venue me chercher, c'est elle qui est en tort. Je ne veux pas de tout cela.
La créature de pierre reste près d'elle, comme le gardien silencieux de mes arrières.
Expression du jour : envenimer la situation
« Dilludere ! »
Son sang n'a pas le temps de projeter son anxiété aux quatre coins de son corps que déjà la sorcière bondit de son banc, baguette dressée, et elle dévale à toute allure la pente qui s'enfonce dans la forêt, ses pas bruyants se mélangeant aisément avec le brouhaha des jeunes sorciers qui commencent à arriver ou justement à quitter les lieux, et Sildnir coupe à travers la végétation sans suivre le chemin tracé. Alors qu'elle aperçoit, entre deux fougères, Aelle de dos qui semble prête à partir, elle veut s'autoriser à respirer de soulagement, mais, à la seconde d'après, elle remarque une tâche rousse, de dos elle aussi, faisant face à un géant de pierre. Un golem ! C'est un golem, par tous les druides ! Un golem qui fait face à Elowen, un golem qui la menace, un golem qui a la capacité de la tuer ! Sans plus réfléchir, elle murmure, baguette tendue.
« Dilludere ! »
Certes, un sortilège d'attaque, type Acuo, aurait été bien plus efficace, mais Sildnir n'est pas du genre à se laisser emporter par ses émotions, et, surtout, elle n'aime pas la violence entre sorciers. Elle préfère jouer la sécurité, bloquer l'assaillante, s'assurer qu'elle ne nuira plus le temps de quelques instants, pour qu'elle puisse vérifier qu'Elowen est saine et sauve. Elle envoie dans l'esprit d'Aelle le blanc absolu, n'ayant pas le temps de réfléchir à une meilleure vision que celle du néant, de la lumière, Aelle se retrouve projetée dans un monde complètement dénué de couleurs, complètement pur. Puis, Sildnir pointe sa baguette vers Elowen puis vers le golem de pierre immobile sans attendre une seule seconde.
« Protego ! Confringo ! »
Elowen est désormais engloutie dans un bouclier protecteur, et (si le golem explose !), elle est protégée des éventuels éclats de pierre qui se dirigeraient dans sa direction. Aelle, présentement assez loin de sa créature, ne risque normalement rien. Elle sait son sortilège d'illusion sera de courte durée face à une sorcière aussi puissante que cette horrible mage obscure, aussi s'approche-t-elle de sa meilleure amie aussi vite que ses membres raides le lui permettent, son anxiété paralysant son visage.
« Elowen... Oh Elowen... Je... Je suis désolée... Viens, il faut de là partir... »
___
Et moi je reste parfaitement immobile, incapable de comprendre la vitesse à laquelle les choses ont basculé. Tu veux me faire du mal. Tu pars. Tu es à présent coincée quelque part. Je faisais face à un golem. A présent je fais face à Sildnir. Je ne comprends rien. J'ai juste très, très froid, alors mon corps se met à greloter, seul signe prouvant que je suis encore bien en vie.
** techniquement la durée d'application du Dilludere = 4 tours (raison pour laquelle je me suis permise de tenter de détruire le golem dans le même tour) mais euh, faisons à notre sauce hein, puis Aelle est puissante donc ça peut être moins. En tout cas, hâte de voir Aelle la bre-som faire face à Silndir la reté-pu (ew, horrible ce mot)
Et du coup les dés du tour précédent :
1-2 Sildnir apparaît au prochain post (celui-ci)
3-4 Sildnir apparaît au tour d'encore après avec possibilité que ce soit trop tard
5 Sildnir n'apparaît pas
6 Sildnir apparaît immédiatement (tour précédent)
Dernier truc, REFAITE de pouvoir utiliser un perso qui fait de la magie OMG Elowen la pseudo-Moldue anti-baguettes me frustrait depuis 7 ANS !! Combaaaaaaat yiha !
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Il est douze heures trente quand Sildnir arrive devant le portail de son Académie, s'attendant à trouver Elowen pile à l'heure, cette dernière lui ayant assuré qu'aujourd'hui au moins, elle ne la ferait pas attendre. Déçue de se retrouver seule, elle s'est posée sur un banc et a attendu, immobile. Ce faisant, elle a laissé ses oreilles trainer, tentant de reconnaître ses bruits de pas lorsqu'ils approcheraient. Ce ne sont pas ceux d'Elowen qui ont fini par la faire se relever, mais ceux de plusieurs élèves qu'elle a reconnus de visage, qui accourent complètement stressés en parlant d'un combat, d'une créature magique, de sang, et surtout, surtout, elle entend à demi mot le nom d'Aelle. |
Son sang n'a pas le temps de projeter son anxiété aux quatre coins de son corps que déjà la sorcière bondit de son banc, baguette dressée, et elle dévale à toute allure la pente qui s'enfonce dans la forêt, ses pas bruyants se mélangeant aisément avec le brouhaha des jeunes sorciers qui commencent à arriver ou justement à quitter les lieux, et Sildnir coupe à travers la végétation sans suivre le chemin tracé. Alors qu'elle aperçoit, entre deux fougères, Aelle de dos qui semble prête à partir, elle veut s'autoriser à respirer de soulagement, mais, à la seconde d'après, elle remarque une tâche rousse, de dos elle aussi, faisant face à un géant de pierre. Un golem ! C'est un golem, par tous les druides ! Un golem qui fait face à Elowen, un golem qui la menace, un golem qui a la capacité de la tuer ! Sans plus réfléchir, elle murmure, baguette tendue.
« Dilludere ! »
Certes, un sortilège d'attaque, type Acuo, aurait été bien plus efficace, mais Sildnir n'est pas du genre à se laisser emporter par ses émotions, et, surtout, elle n'aime pas la violence entre sorciers. Elle préfère jouer la sécurité, bloquer l'assaillante, s'assurer qu'elle ne nuira plus le temps de quelques instants, pour qu'elle puisse vérifier qu'Elowen est saine et sauve. Elle envoie dans l'esprit d'Aelle le blanc absolu, n'ayant pas le temps de réfléchir à une meilleure vision que celle du néant, de la lumière, Aelle se retrouve projetée dans un monde complètement dénué de couleurs, complètement pur. Puis, Sildnir pointe sa baguette vers Elowen puis vers le golem de pierre immobile sans attendre une seule seconde.
« Protego ! Confringo ! »
Elowen est désormais engloutie dans un bouclier protecteur, et (si le golem explose !), elle est protégée des éventuels éclats de pierre qui se dirigeraient dans sa direction. Aelle, présentement assez loin de sa créature, ne risque normalement rien. Elle sait son sortilège d'illusion sera de courte durée face à une sorcière aussi puissante que cette horrible mage obscure, aussi s'approche-t-elle de sa meilleure amie aussi vite que ses membres raides le lui permettent, son anxiété paralysant son visage.
« Elowen... Oh Elowen... Je... Je suis désolée... Viens, il faut de là partir... »
___
Et moi je reste parfaitement immobile, incapable de comprendre la vitesse à laquelle les choses ont basculé. Tu veux me faire du mal. Tu pars. Tu es à présent coincée quelque part. Je faisais face à un golem. A présent je fais face à Sildnir. Je ne comprends rien. J'ai juste très, très froid, alors mon corps se met à greloter, seul signe prouvant que je suis encore bien en vie.
** techniquement la durée d'application du Dilludere = 4 tours (raison pour laquelle je me suis permise de tenter de détruire le golem dans le même tour) mais euh, faisons à notre sauce hein, puis Aelle est puissante donc ça peut être moins. En tout cas, hâte de voir Aelle la bre-som faire face à Silndir la reté-pu (ew, horrible ce mot)
Et du coup les dés du tour précédent :
1-2 Sildnir apparaît au prochain post (celui-ci)
3-4 Sildnir apparaît au tour d'encore après avec possibilité que ce soit trop tard
5 Sildnir n'apparaît pas
6 Sildnir apparaît immédiatement (tour précédent)
Dernier truc, REFAITE de pouvoir utiliser un perso qui fait de la magie OMG Elowen la pseudo-Moldue anti-baguettes me frustrait depuis 7 ANS !! Combaaaaaaat yiha !
Dernière modification par Elowen Livingstone le 16 août 2026, 00:28, modifié 1 fois.
Expression du jour : envenimer la situation
Si j'avais été moins retournée par cette désagréable et surprenante rencontre, si j'étais moins agacée à l'idée de noircir mon dossier scolaire avec un combat qui n'a pas la moindre importance, si j'étais moins en colère, moins envahie par une rage sourde j'aurais certainement pu me jeter à terre en entendant ce sortilège ou alors dégainer ma baguette suffisamment vite pour dresser un bouclier entre le fuseau magique et moi. Mais je ne suis pas assez rapide pour cela et l'instant suivant, je me retrouve enfermé dans un monde d'une extrême blancheur.
Mon cœur se met à battre très rapidement. Tout est blanc, peu importe la direction que prend mon regard, mon horizon n'est fait que de blanc. Une sorte de gémissement effaré monte des confins de mon esprit. Pourtant, quelque chose me raccroche à la réalité : ma baguette que je serre entre mes doigts moites et le lien magique qui me relie à mon golem de pierre. Sans en avoir conscience, je m'accroche de toutes mes forces à ce lien, tandis qu'autour de moi le blanc semble se rapprocher pour m'ensevelir. Mais c'est impossible, n'est-ce pas ? Ce n'est qu'une étendue blanche, qu'un... Sortilège. Mon esprit enfin comprend le mot qui a été lancé : le sortilège d'illusion. Et enfin, il met un nom sur la voix avec cet accent familier : Sildnir. Le sentiment diffus de ma peur se confond avec ma colère qui s'accroît.
Mes yeux sont écarquillés sur du blanc, du blanc jusqu'à l'horizon et au-delà, il n'y a que le blanc partout, même dans mon esprit. Non, pas partout. Puisque je ne vois rien, mes oreilles prennent le relais. Je mets tant d'effort à contrôler mon cœur qui bat à vive allure que je mets du temps à comprendre. Mais j'entends un sortilège de protection puis un sortilège d'attaque. Le blanc se met à pâlir, j'aperçois au-delà les formes étroites des troncs d'arbre et celles, encore plus floues, des élèves qui nous entourent. Mes yeux trouvent le chemin de mon golem qui vient de subir un assaut trop puissant pour lui. Pourtant, il n'est pas en miettes. Je me suis tellement accrochée à mon sortilège que mon golem est encore debout.
Le sortilège d'illusion se dissipe comme s'il n'avait jamais existé. Je trébuche sur mes propres pieds et bats des mains pour rester debout, le regard écarquillé, le souffle court. Mes yeux peinent à comprendre ce qui m'entoure mais mon instinct me force à agripper mon arme. Mon golem n'est plus que l'ombre de ce qu'il était. Toujours debout mais aussi friable que de la craie et sa taille a bien diminué.
Mes yeux se braquent sur la pâle silhouette de Sildnir. Comme à l'époque, sa vision m'inspire une bouffée de colère que je m'explique pas. Sa vue m'est insupportable, encore plus maintenant qu'elle m'a attaquée. Elle aide Elowen à se relever. Mon visage s'assombrit. S'élève en moi une vague pleine de rage qui s'écrit sur mes traits. Déjà, je lève le bras pour envoyer Sildnir s'envoler dans le paysage. Quel doux son fera son corps quand il se brisera sur un tronc ! L'instant d'après, je prends brutalement conscience des gens qui nous entourent. Ma prise sur mon arme se relâche.
Ce ne serait pas la première fois qu'il y a un combat devant le campus ou à l'extérieur. Contrairement à Poudlard, on a le droit d'user de notre magie dans les couloirs et dans l'enceinte de l'école, mais comme partout ailleurs, les bagarres, magiques ou non, ne sont pas autorisées. Ce qui vient de se passer n'a rien d'amical et cela se voit sur tous les visage appeurés sur lesquels mes yeux passent. Je reste fatalement consciente de l'endroit où je me trouve et des conséquences que ma violence pourrait avoir sur mon bulletin scolaire.
Un grognement frustré s'échappe de ma gorge. Je crispe les doigts sur ma baguette en faisant un pas en arrière, le regard aussi noir que possible. Au lieu de lever ma baguette, c'est le doigt que je tends vers les deux femmes à coté de mon triste golem.
« Retiens ta pote la prochaine fois, Sildnir, je crache dans leur direction, parce que c'est elle qui est à l'origine de tout ça et tu le sais très bien. »
Je pourrais partir. Ce serait simple, j'ai déjà ma baguette dans la main. Je relâcherais le contrôle sur mon golem qui s'effondrerait à terre et je transplanerais en une seconde. Mais je n'en ai pas la moindre envie. Je ne suis pas coupable. Je n'ai pas à fuir. Alors j'affirme mes appuis sur le sol et d'une impulsion magique dont l'effort se voit sur mon visage rougit, je rend à mon golem toute sa force et sa grandeur. Il perd en subtilité et n'est plus qu'une grande forme humanoïde mais je sais qu'il est puissant.
« Maintenant, dégagez ! » je crie aux deux filles.
Ce n'est que maintenant que je remarque mes bras tremblants et mon souffle affolé. Pourtant je tiens bon. Les poings serrés, le regard déterminé, je tiendrai bon jusqu'à ce qu'elles partent.
Mon cœur se met à battre très rapidement. Tout est blanc, peu importe la direction que prend mon regard, mon horizon n'est fait que de blanc. Une sorte de gémissement effaré monte des confins de mon esprit. Pourtant, quelque chose me raccroche à la réalité : ma baguette que je serre entre mes doigts moites et le lien magique qui me relie à mon golem de pierre. Sans en avoir conscience, je m'accroche de toutes mes forces à ce lien, tandis qu'autour de moi le blanc semble se rapprocher pour m'ensevelir. Mais c'est impossible, n'est-ce pas ? Ce n'est qu'une étendue blanche, qu'un... Sortilège. Mon esprit enfin comprend le mot qui a été lancé : le sortilège d'illusion. Et enfin, il met un nom sur la voix avec cet accent familier : Sildnir. Le sentiment diffus de ma peur se confond avec ma colère qui s'accroît.
Mes yeux sont écarquillés sur du blanc, du blanc jusqu'à l'horizon et au-delà, il n'y a que le blanc partout, même dans mon esprit. Non, pas partout. Puisque je ne vois rien, mes oreilles prennent le relais. Je mets tant d'effort à contrôler mon cœur qui bat à vive allure que je mets du temps à comprendre. Mais j'entends un sortilège de protection puis un sortilège d'attaque. Le blanc se met à pâlir, j'aperçois au-delà les formes étroites des troncs d'arbre et celles, encore plus floues, des élèves qui nous entourent. Mes yeux trouvent le chemin de mon golem qui vient de subir un assaut trop puissant pour lui. Pourtant, il n'est pas en miettes. Je me suis tellement accrochée à mon sortilège que mon golem est encore debout.
Le sortilège d'illusion se dissipe comme s'il n'avait jamais existé. Je trébuche sur mes propres pieds et bats des mains pour rester debout, le regard écarquillé, le souffle court. Mes yeux peinent à comprendre ce qui m'entoure mais mon instinct me force à agripper mon arme. Mon golem n'est plus que l'ombre de ce qu'il était. Toujours debout mais aussi friable que de la craie et sa taille a bien diminué.
Mes yeux se braquent sur la pâle silhouette de Sildnir. Comme à l'époque, sa vision m'inspire une bouffée de colère que je m'explique pas. Sa vue m'est insupportable, encore plus maintenant qu'elle m'a attaquée. Elle aide Elowen à se relever. Mon visage s'assombrit. S'élève en moi une vague pleine de rage qui s'écrit sur mes traits. Déjà, je lève le bras pour envoyer Sildnir s'envoler dans le paysage. Quel doux son fera son corps quand il se brisera sur un tronc ! L'instant d'après, je prends brutalement conscience des gens qui nous entourent. Ma prise sur mon arme se relâche.
Ce ne serait pas la première fois qu'il y a un combat devant le campus ou à l'extérieur. Contrairement à Poudlard, on a le droit d'user de notre magie dans les couloirs et dans l'enceinte de l'école, mais comme partout ailleurs, les bagarres, magiques ou non, ne sont pas autorisées. Ce qui vient de se passer n'a rien d'amical et cela se voit sur tous les visage appeurés sur lesquels mes yeux passent. Je reste fatalement consciente de l'endroit où je me trouve et des conséquences que ma violence pourrait avoir sur mon bulletin scolaire.
Un grognement frustré s'échappe de ma gorge. Je crispe les doigts sur ma baguette en faisant un pas en arrière, le regard aussi noir que possible. Au lieu de lever ma baguette, c'est le doigt que je tends vers les deux femmes à coté de mon triste golem.
« Retiens ta pote la prochaine fois, Sildnir, je crache dans leur direction, parce que c'est elle qui est à l'origine de tout ça et tu le sais très bien. »
Je pourrais partir. Ce serait simple, j'ai déjà ma baguette dans la main. Je relâcherais le contrôle sur mon golem qui s'effondrerait à terre et je transplanerais en une seconde. Mais je n'en ai pas la moindre envie. Je ne suis pas coupable. Je n'ai pas à fuir. Alors j'affirme mes appuis sur le sol et d'une impulsion magique dont l'effort se voit sur mon visage rougit, je rend à mon golem toute sa force et sa grandeur. Il perd en subtilité et n'est plus qu'une grande forme humanoïde mais je sais qu'il est puissant.
« Maintenant, dégagez ! » je crie aux deux filles.
Ce n'est que maintenant que je remarque mes bras tremblants et mon souffle affolé. Pourtant je tiens bon. Les poings serrés, le regard déterminé, je tiendrai bon jusqu'à ce qu'elles partent.
