7 juin 2026, 09:06
C'est bien Arcachon, quand même !
Fin août 2050
Un après-midi
Arcachon, ville d'hiver
Un après-midi
Arcachon, ville d'hiver
Les rayons du soleil matinal glissaient entre les pins maritimes et illuminaient les façades élégantes de la Ville d'Hiver. Parmi toutes les demeures qui dominaient les hauteurs d'Arcachon, une villa attirait immanquablement les regards.
Immense.
Majestueuse.
Presque démesurée.
Ses nombreuses tourelles se dressaient au-dessus des arbres, ses balcons de pierre blanche surplombaient les jardins parfaitement entretenus, et ses grandes baies vitrées reflétaient les couleurs du ciel comme des miroirs enchantés.
C'était la villa des de Boinot.
Et c'était la plus grande de toute la Ville d'Hiver.
Adélaïde se tenait sur l'un des balcons du dernier étage, les mains posées sur la rambarde. De là-haut, elle pouvait apercevoir le Bassin d'Arcachon scintiller au loin. Les voiliers semblaient minuscules, pareils à des jouets flottant sur l'eau.
Une légère brise souleva ses cheveux tandis qu'elle observait le paysage avec satisfaction.
Elle aimait cet endroit.
La villa possédait tout ce qu'elle pouvait souhaiter : une immense bibliothèque, une salle de danse baignée de lumière, une salle d'escrime où elle s'entraînait presque chaque jour, plusieurs salons, une véranda remplie de plantes rares et un parc privé assez vaste pour s'y perdre.
Adélaïde quitta le balcon et traversa les longs couloirs décorés de tableaux anciens. Ses pas résonnaient doucement sur le parquet ciré.
Dans quelques jours, elle ira à Poudlard.
Mais pour l'instant, elle comptait profiter pleinement de ses vacances.
Un sourire discret étira ses lèvres.
Après tout, il était agréable d'être chez soi.
Surtout lorsque l'on vivait dans la plus belle villa d'Arcachon.
248 mots
"Rester fidèle aux siens, avancer malgré la peur et ne jamais céder forge les plus grands."
Adélaïde de Boinot
7 juin 2026, 10:13
C'est bien Arcachon, quand même !
Adélaïde descendit l'immense escalier central en faisant glisser sa main sur la rampe de bois verni. Le hall était si grand que le moindre bruit semblait s'y multiplier. Au rez-de-chaussée, elle aperçut sa petite sœur, Pia, installée dans l'un des salons donnant sur le jardin.
La fillette était assise en tailleur sur un tapis épais, entourée de coussins, un livre ouvert sur les genoux. Pourtant, elle ne lisait pas vraiment. Son regard semblait perdu à travers les fenêtres.
Adélaïde s'approcha.
— Qu'est-ce que tu fais ?
Pia releva la tête.
— Je m'ennuie.
Adélaïde leva les yeux au ciel avec un léger sourire.
— Dans une villa de cette taille, il faut un vrai talent pour s'ennuyer.
Pia referma son livre.
— Alors trouve quelque chose.
Cette simple phrase fit naître une idée dans l'esprit d'Adélaïde.
Une idée amusante.
Elle regarda autour d'elle comme pour vérifier qu'aucun adulte n'était dans les environs.
— Tu veux une aventure ?
Les yeux de Pia s'illuminèrent aussitôt.
— Oui !
Adélaïde prit un air mystérieux.
— Très bien. Alors écoute attentivement. Il y a longtemps, un trésor aurait été caché quelque part dans cette villa.
— Un vrai trésor ?
— Évidemment. Je n'invente jamais rien.
Ce qui était faux, mais Pia n'avait pas besoin de le savoir.
La petite fille se leva d'un bond.
— Et personne ne l'a trouvé ?
— Personne.
— Même papa ?
— Même papa.
Pia ouvrit de grands yeux.
Si leur père n'avait pas trouvé le trésor, alors l'affaire devenait sérieuse.
Adélaïde attrapa une feuille de papier sur une table voisine et saisit une plume.
— Chaque grande chasse au trésor commence par une carte.
Pendant plusieurs minutes, elle dessina rapidement le rez-de-chaussée de la villa, ajoutant des flèches, des symboles étranges et quelques indices qu'elle inventait au fur et à mesure.
Lorsque la carte fut terminée, elle la tendit à Pia.
— Première étape : la bibliothèque.
Pia serra précieusement le parchemin contre elle.
— On y va !
Les deux sœurs quittèrent le salon à toute vitesse.
Leur aventure venait seulement de commencer.
Et même si le trésor n'existait pas encore, Adélaïde était certaine d'une chose : elle trouverait bien quelque chose à cacher avant la fin de la journée.
376 mots
La fillette était assise en tailleur sur un tapis épais, entourée de coussins, un livre ouvert sur les genoux. Pourtant, elle ne lisait pas vraiment. Son regard semblait perdu à travers les fenêtres.
Adélaïde s'approcha.
— Qu'est-ce que tu fais ?
Pia releva la tête.
— Je m'ennuie.
Adélaïde leva les yeux au ciel avec un léger sourire.
— Dans une villa de cette taille, il faut un vrai talent pour s'ennuyer.
Pia referma son livre.
— Alors trouve quelque chose.
Cette simple phrase fit naître une idée dans l'esprit d'Adélaïde.
Une idée amusante.
Elle regarda autour d'elle comme pour vérifier qu'aucun adulte n'était dans les environs.
— Tu veux une aventure ?
Les yeux de Pia s'illuminèrent aussitôt.
— Oui !
Adélaïde prit un air mystérieux.
— Très bien. Alors écoute attentivement. Il y a longtemps, un trésor aurait été caché quelque part dans cette villa.
— Un vrai trésor ?
— Évidemment. Je n'invente jamais rien.
Ce qui était faux, mais Pia n'avait pas besoin de le savoir.
La petite fille se leva d'un bond.
— Et personne ne l'a trouvé ?
— Personne.
— Même papa ?
— Même papa.
Pia ouvrit de grands yeux.
Si leur père n'avait pas trouvé le trésor, alors l'affaire devenait sérieuse.
Adélaïde attrapa une feuille de papier sur une table voisine et saisit une plume.
— Chaque grande chasse au trésor commence par une carte.
Pendant plusieurs minutes, elle dessina rapidement le rez-de-chaussée de la villa, ajoutant des flèches, des symboles étranges et quelques indices qu'elle inventait au fur et à mesure.
Lorsque la carte fut terminée, elle la tendit à Pia.
— Première étape : la bibliothèque.
Pia serra précieusement le parchemin contre elle.
— On y va !
Les deux sœurs quittèrent le salon à toute vitesse.
Leur aventure venait seulement de commencer.
Et même si le trésor n'existait pas encore, Adélaïde était certaine d'une chose : elle trouverait bien quelque chose à cacher avant la fin de la journée.
376 mots
"Rester fidèle aux siens, avancer malgré la peur et ne jamais céder forge les plus grands."
Adélaïde de Boinot
7 juin 2026, 20:35
C'est bien Arcachon, quand même !
La bibliothèque occupait presque toute une aile de la villa. De hautes étagères couvertes de livres montaient jusqu'au plafond, reliées par de petites passerelles de bois sombre. La pièce sentait le papier ancien, le cuir et la cire d'abeille.
Pia entra la première, tenant la carte contre elle comme s'il s'agissait d'un document top secret.
— Le trésor est ici ?
— Pas exactement, répondit Adélaïde avec assurance. Ici se trouve le premier indice.
Elle n'avait évidemment préparé aucun indice, mais son imagination travaillait déjà à toute vitesse.
Adélaïde observa la pièce. Son regard se posa sur un globe terrestre posé près de la cheminée.
— Cherche un objet qui représente le monde entier.
Pia réfléchit quelques secondes avant de courir vers le globe.
— Celui-là !
— Excellent travail, enquêtrice Pia.
La petite sœur gonfla fièrement la poitrine.
Adélaïde s'approcha du meuble et fit semblant d'inspecter les lieux avec le plus grand sérieux.
Puis elle remarqua un vieux marque-page dépassant d'un livre.
Parfait.
Elle le retira discrètement et le glissa derrière le globe avant que Pia ne regarde.
— Attends... qu'est-ce que c'est ?
Pia contourna aussitôt le meuble et poussa un cri de surprise.
— J'ai trouvé quelque chose !
Elle tira le morceau de papier.
Dessus, Adélaïde griffonna rapidement quelques mots :
"Là où les étoiles brillent même lorsque le soleil est levé."
Pia lut plusieurs fois la phrase.
— Les étoiles ?
— Hum...
Adélaïde prit un air de grande experte en énigmes.
— Réfléchissons.
Les deux sœurs traversèrent alors plusieurs pièces de la villa. Elles passèrent devant le grand salon, la salle de musique, puis la véranda.
Soudain, Pia s'arrêta.
— Je sais !
— Ah oui ?
— Le plafond de la salle de danse !
Adélaïde sourit.
La salle de danse possédait un plafond décoré de centaines de petites étoiles dorées.
— Je crois que tu as trouvé.
Elles se mirent à courir dans le couloir.
Quelques minutes plus tard, elles pénétrèrent dans la vaste salle de danse. La lumière du soleil inondait le parquet brillant.
Pia leva immédiatement les yeux vers le plafond étoilé.
— Maintenant, qu'est-ce qu'on cherche ?
Adélaïde allait répondre lorsqu'elle remarqua quelque chose d'inattendu.
Coincé sous un banc, un petit coffret en bois qu'elle n'avait jamais vu auparavant.
Cette fois, ce n'était pas elle qui l'avait placé là.
Son sourire disparut un instant.
— Pia...
— Oui ?
— Je crois qu'on vient peut-être de trouver quelque chose de vrai.
412 mots
Pia entra la première, tenant la carte contre elle comme s'il s'agissait d'un document top secret.
— Le trésor est ici ?
— Pas exactement, répondit Adélaïde avec assurance. Ici se trouve le premier indice.
Elle n'avait évidemment préparé aucun indice, mais son imagination travaillait déjà à toute vitesse.
Adélaïde observa la pièce. Son regard se posa sur un globe terrestre posé près de la cheminée.
— Cherche un objet qui représente le monde entier.
Pia réfléchit quelques secondes avant de courir vers le globe.
— Celui-là !
— Excellent travail, enquêtrice Pia.
La petite sœur gonfla fièrement la poitrine.
Adélaïde s'approcha du meuble et fit semblant d'inspecter les lieux avec le plus grand sérieux.
Puis elle remarqua un vieux marque-page dépassant d'un livre.
Parfait.
Elle le retira discrètement et le glissa derrière le globe avant que Pia ne regarde.
— Attends... qu'est-ce que c'est ?
Pia contourna aussitôt le meuble et poussa un cri de surprise.
— J'ai trouvé quelque chose !
Elle tira le morceau de papier.
Dessus, Adélaïde griffonna rapidement quelques mots :
"Là où les étoiles brillent même lorsque le soleil est levé."
Pia lut plusieurs fois la phrase.
— Les étoiles ?
— Hum...
Adélaïde prit un air de grande experte en énigmes.
— Réfléchissons.
Les deux sœurs traversèrent alors plusieurs pièces de la villa. Elles passèrent devant le grand salon, la salle de musique, puis la véranda.
Soudain, Pia s'arrêta.
— Je sais !
— Ah oui ?
— Le plafond de la salle de danse !
Adélaïde sourit.
La salle de danse possédait un plafond décoré de centaines de petites étoiles dorées.
— Je crois que tu as trouvé.
Elles se mirent à courir dans le couloir.
Quelques minutes plus tard, elles pénétrèrent dans la vaste salle de danse. La lumière du soleil inondait le parquet brillant.
Pia leva immédiatement les yeux vers le plafond étoilé.
— Maintenant, qu'est-ce qu'on cherche ?
Adélaïde allait répondre lorsqu'elle remarqua quelque chose d'inattendu.
Coincé sous un banc, un petit coffret en bois qu'elle n'avait jamais vu auparavant.
Cette fois, ce n'était pas elle qui l'avait placé là.
Son sourire disparut un instant.
— Pia...
— Oui ?
— Je crois qu'on vient peut-être de trouver quelque chose de vrai.
412 mots
"Rester fidèle aux siens, avancer malgré la peur et ne jamais céder forge les plus grands."
Adélaïde de Boinot
8 juin 2026, 07:08
C'est bien Arcachon, quand même !
Pia regarda le petit coffret, puis Adélaïde, puis de nouveau le coffret.
— C'est toi qui l'as mis là ?
Adélaïde secoua lentement la tête.
— Non.
Pour la première fois depuis le début de leur jeu, les deux sœurs restèrent parfaitement immobiles.
Le coffret n'était pas très grand. Il était fabriqué dans un bois sombre et semblait ancien. Une fine couche de poussière recouvrait son couvercle, comme s'il était resté caché là pendant des années.
Pia s'approcha.
— On l'ouvre ?
— Attends.
Adélaïde s'agenouilla devant le coffret. Son cœur battait un peu plus vite. Après tout, elle adorait les mystères.
Avec précaution, elle souleva le couvercle.
Aucun piège.
Aucune explosion.
Aucun dragon miniature.
À l'intérieur reposaient plusieurs objets : une photographie jaunie, un petit carnet relié de cuir et une broche argentée en forme d'hirondelle.
— C'est tout ? demanda Pia.
— C'est déjà beaucoup.
Adélaïde prit la photographie.
On y voyait deux jeunes filles qui se ressemblaient énormément. Elles portaient des robes anciennes et souriaient devant la villa.
Au dos était écrit :
"Été 1908. Louise et Bathilde."
— Tu crois que c'était qui ? demanda Pia.
— Je ne sais pas...
Adélaïde ouvrit ensuite le carnet.
Les premières pages étaient remplies d'une écriture élégante.
"Si quelqu'un trouve ce carnet, cela signifie que notre cachette a enfin été découverte."
Les yeux d'Adélaïde s'écarquillèrent.
— Pia, écoute ça.
La petite sœur vint s'asseoir à côté d'elle.
Adélaïde poursuivit sa lecture.
"Nous sommes les cousines Louise et Bathilde de Boinot. Chaque été, nous cachons un objet précieux dans la villa afin que les générations futures puissent le retrouver. Si vous lisez ceci, alors une nouvelle chasse au trésor commence."
— Une vraie chasse au trésor ! s'exclama Pia.
Adélaïde tourna la page.
Cette fois, une énigme était dessinée.
"Cherchez là où l'eau chante sans jamais quitter la maison."
Les deux sœurs échangèrent un regard.
Puis un immense sourire apparut sur leurs visages.
— La fontaine intérieure ! lança Pia.
— Exactement !
Elles refermèrent soigneusement le carnet, récupérèrent la broche et la photographie, puis se relevèrent d'un bond.
Quelques secondes plus tard, elles traversaient déjà les couloirs de la villa à toute vitesse.
Le jeu qu'Adélaïde avait inventé venait de se transformer en véritable aventure familiale.
Et quelque part dans l'immense demeure des de Boinot, un nouveau secret attendait d'être découvert.

392 mots
— C'est toi qui l'as mis là ?
Adélaïde secoua lentement la tête.
— Non.
Pour la première fois depuis le début de leur jeu, les deux sœurs restèrent parfaitement immobiles.
Le coffret n'était pas très grand. Il était fabriqué dans un bois sombre et semblait ancien. Une fine couche de poussière recouvrait son couvercle, comme s'il était resté caché là pendant des années.
Pia s'approcha.
— On l'ouvre ?
— Attends.
Adélaïde s'agenouilla devant le coffret. Son cœur battait un peu plus vite. Après tout, elle adorait les mystères.
Avec précaution, elle souleva le couvercle.
Aucun piège.
Aucune explosion.
Aucun dragon miniature.
À l'intérieur reposaient plusieurs objets : une photographie jaunie, un petit carnet relié de cuir et une broche argentée en forme d'hirondelle.
— C'est tout ? demanda Pia.
— C'est déjà beaucoup.
Adélaïde prit la photographie.
On y voyait deux jeunes filles qui se ressemblaient énormément. Elles portaient des robes anciennes et souriaient devant la villa.
Au dos était écrit :
"Été 1908. Louise et Bathilde."
— Tu crois que c'était qui ? demanda Pia.
— Je ne sais pas...
Adélaïde ouvrit ensuite le carnet.
Les premières pages étaient remplies d'une écriture élégante.
"Si quelqu'un trouve ce carnet, cela signifie que notre cachette a enfin été découverte."
Les yeux d'Adélaïde s'écarquillèrent.
— Pia, écoute ça.
La petite sœur vint s'asseoir à côté d'elle.
Adélaïde poursuivit sa lecture.
"Nous sommes les cousines Louise et Bathilde de Boinot. Chaque été, nous cachons un objet précieux dans la villa afin que les générations futures puissent le retrouver. Si vous lisez ceci, alors une nouvelle chasse au trésor commence."
— Une vraie chasse au trésor ! s'exclama Pia.
Adélaïde tourna la page.
Cette fois, une énigme était dessinée.
"Cherchez là où l'eau chante sans jamais quitter la maison."
Les deux sœurs échangèrent un regard.
Puis un immense sourire apparut sur leurs visages.
— La fontaine intérieure ! lança Pia.
— Exactement !
Elles refermèrent soigneusement le carnet, récupérèrent la broche et la photographie, puis se relevèrent d'un bond.
Quelques secondes plus tard, elles traversaient déjà les couloirs de la villa à toute vitesse.
Le jeu qu'Adélaïde avait inventé venait de se transformer en véritable aventure familiale.
Et quelque part dans l'immense demeure des de Boinot, un nouveau secret attendait d'être découvert.

392 mots
"Rester fidèle aux siens, avancer malgré la peur et ne jamais céder forge les plus grands."
Adélaïde de Boinot
8 juin 2026, 19:34
C'est bien Arcachon, quand même !
La fontaine intérieure se trouvait au cœur de la villa.
Installée sous une verrière immense, elle représentait une nymphe tenant une jarre de pierre d'où s'écoulait une eau claire. Le bruit du ruissellement emplissait la pièce d'une douce mélodie.
Adélaïde et Pia arrivèrent en courant.
— C'est forcément ici ! déclara Pia.
Adélaïde sortit le carnet et relut l'énigme.
"Cherchez là où l'eau chante sans jamais quitter la maison."
— Ça ne peut être que cette fontaine.
Les deux sœurs commencèrent alors à inspecter chaque détail. Elles regardèrent derrière la statue, sous les bancs de marbre et même dans les pots de fleurs qui entouraient le bassin.
Puis Pia remarqua quelque chose.
— Adélaïde !
— Quoi ?
— Regarde !
Au pied de la statue, presque dissimulée par la mousse, une petite plaque métallique brillait faiblement.
Adélaïde s'agenouilla.
Dessus étaient gravées deux lettres :
L.B.
Son cœur fit un bond.
— Louise et Bathilde...
Pia hocha vivement la tête.
Sous la plaque se trouvait un minuscule bouton.
Les deux sœurs échangèrent un regard.
— Tu appuies ou j'appuie ? demanda Pia.
— Ensemble.
Elles posèrent chacune un doigt sur le mécanisme.
Trois.
Deux.
Un.
Click.
Un léger bruit résonna dans la fontaine.
Pendant quelques secondes, rien ne se passa.
Puis une pierre du rebord glissa lentement sur le côté.
— Par Merlin...
Dans la cachette apparaissait un petit cylindre en cuivre.
Adélaïde le récupéra avec précaution.
À l'intérieur se trouvait une lettre parfaitement conservée malgré les années.
L'écriture était la même que dans le carnet.
"À nos descendants,"
"Si vous avez trouvé ceci, c'est que l'esprit d'aventure existe toujours dans notre famille. Nous espérons que vous aimez autant cette maison que nous l'avons aimée."
"Mais le véritable trésor n'est pas encore découvert."
"Pour le trouver, vous devrez atteindre la pièce la plus haute de la villa, là où le ciel semble toucher les toits."
Les yeux de Pia s'arrondirent.
— Le grenier de la tour !
— Exactement.
Au bas de la lettre figurait un dernier dessin.
Une clé.
Une vieille clé ornée d'une hirondelle.
Les deux sœurs se figèrent.
Puis elles regardèrent en même temps la broche argentée trouvée dans le coffret.
Sur celle-ci était gravée...
une hirondelle.
— Je crois que ce n'est pas seulement une broche, murmura Adélaïde.
Et soudain, la chasse au trésor prit une dimension encore plus mystérieuse.

394 mots
Installée sous une verrière immense, elle représentait une nymphe tenant une jarre de pierre d'où s'écoulait une eau claire. Le bruit du ruissellement emplissait la pièce d'une douce mélodie.
Adélaïde et Pia arrivèrent en courant.
— C'est forcément ici ! déclara Pia.
Adélaïde sortit le carnet et relut l'énigme.
"Cherchez là où l'eau chante sans jamais quitter la maison."
— Ça ne peut être que cette fontaine.
Les deux sœurs commencèrent alors à inspecter chaque détail. Elles regardèrent derrière la statue, sous les bancs de marbre et même dans les pots de fleurs qui entouraient le bassin.
Puis Pia remarqua quelque chose.
— Adélaïde !
— Quoi ?
— Regarde !
Au pied de la statue, presque dissimulée par la mousse, une petite plaque métallique brillait faiblement.
Adélaïde s'agenouilla.
Dessus étaient gravées deux lettres :
L.B.
Son cœur fit un bond.
— Louise et Bathilde...
Pia hocha vivement la tête.
Sous la plaque se trouvait un minuscule bouton.
Les deux sœurs échangèrent un regard.
— Tu appuies ou j'appuie ? demanda Pia.
— Ensemble.
Elles posèrent chacune un doigt sur le mécanisme.
Trois.
Deux.
Un.
Click.
Un léger bruit résonna dans la fontaine.
Pendant quelques secondes, rien ne se passa.
Puis une pierre du rebord glissa lentement sur le côté.
— Par Merlin...
Dans la cachette apparaissait un petit cylindre en cuivre.
Adélaïde le récupéra avec précaution.
À l'intérieur se trouvait une lettre parfaitement conservée malgré les années.
L'écriture était la même que dans le carnet.
"À nos descendants,"
"Si vous avez trouvé ceci, c'est que l'esprit d'aventure existe toujours dans notre famille. Nous espérons que vous aimez autant cette maison que nous l'avons aimée."
"Mais le véritable trésor n'est pas encore découvert."
"Pour le trouver, vous devrez atteindre la pièce la plus haute de la villa, là où le ciel semble toucher les toits."
Les yeux de Pia s'arrondirent.
— Le grenier de la tour !
— Exactement.
Au bas de la lettre figurait un dernier dessin.
Une clé.
Une vieille clé ornée d'une hirondelle.
Les deux sœurs se figèrent.
Puis elles regardèrent en même temps la broche argentée trouvée dans le coffret.
Sur celle-ci était gravée...
une hirondelle.
— Je crois que ce n'est pas seulement une broche, murmura Adélaïde.
Et soudain, la chasse au trésor prit une dimension encore plus mystérieuse.

394 mots
"Rester fidèle aux siens, avancer malgré la peur et ne jamais céder forge les plus grands."
Adélaïde de Boinot
9 juin 2026, 07:28
C'est bien Arcachon, quand même !
Adélaïde tenait la clé entre ses doigts tandis que Pia observait chaque détail avec fascination.
L'hirondelle gravée semblait presque vivante.
— Tu crois qu'elle ouvre quoi ? demanda Pia.
— Une serrure, répondit Adélaïde.
— Merci, capitaine évidence.
Adélaïde étouffa un rire.
— Une serrure secrète, alors.
Cette réponse sembla satisfaire Pia.
Les deux sœurs remontèrent les nombreux étages de la villa. Plus elles montaient, plus les couloirs devenaient étroits. Les plafonds se rapprochaient et les fenêtres se faisaient rares.
Enfin, elles atteignirent la tour la plus haute.
Une vieille porte de chêne les attendait au bout d'un escalier en colimaçon.
— Le grenier...
Pia déglutit.
Même en plein jour, l'endroit paraissait mystérieux.
Adélaïde introduisit la clé dans la serrure.
Clac.
La porte s'ouvrit immédiatement.
Une odeur de bois ancien et de poussière s'échappa de la pièce.
Les rayons du soleil entraient par une petite fenêtre ronde et illuminaient des meubles recouverts de draps blancs.
Les deux filles avancèrent lentement.
Puis quelque chose attira l'attention d'Adélaïde.
Au fond du grenier se trouvait une immense maquette de la villa.
Chaque aile.
Chaque tour.
Chaque jardin.
Tout y était reproduit avec une précision incroyable.
— C'est magnifique..., souffla Pia.
Adélaïde s'approcha.
Sous la maquette était fixée une plaque en cuivre.
"Construite en 1907 par Louise et Bathilde de Boinot."
— Elles étaient enfants... et elles ont construit ça ?
— Ou elles l'ont fait construire.
Adélaïde inspecta la maquette.
Puis elle remarqua quelque chose d'étrange.
Une des petites tours pouvait tourner.
— Pia... regarde.
Elle fit pivoter délicatement la miniature.
Un léger clic retentit.
Aussitôt, une partie de la maquette se souleva.
À l'intérieur reposait une enveloppe scellée par de la cire verte.
Sur le devant, une seule inscription :
À la première de nos descendantes qui trouvera le trésor.
Le cœur d'Adélaïde battait à toute vitesse.
Elle brisa le sceau.
À l'intérieur se trouvait une lettre... mais aussi une photographie.
Une photographie que ni elle ni Pia n'avaient jamais vue.
On y voyait Louise et Bathilde devenues adultes.
Et entre elles se tenait une troisième jeune fille inconnue.
Au dos de la photo, une phrase avait été écrite à l'encre noire :
"Le plus grand secret de la famille de Boinot n'est pas caché dans cette maison."
"Il est caché là où tout a commencé."
Puis, juste en dessous :
Édimbourg.

390 mots
L'hirondelle gravée semblait presque vivante.
— Tu crois qu'elle ouvre quoi ? demanda Pia.
— Une serrure, répondit Adélaïde.
— Merci, capitaine évidence.
Adélaïde étouffa un rire.
— Une serrure secrète, alors.
Cette réponse sembla satisfaire Pia.
Les deux sœurs remontèrent les nombreux étages de la villa. Plus elles montaient, plus les couloirs devenaient étroits. Les plafonds se rapprochaient et les fenêtres se faisaient rares.
Enfin, elles atteignirent la tour la plus haute.
Une vieille porte de chêne les attendait au bout d'un escalier en colimaçon.
— Le grenier...
Pia déglutit.
Même en plein jour, l'endroit paraissait mystérieux.
Adélaïde introduisit la clé dans la serrure.
Clac.
La porte s'ouvrit immédiatement.
Une odeur de bois ancien et de poussière s'échappa de la pièce.
Les rayons du soleil entraient par une petite fenêtre ronde et illuminaient des meubles recouverts de draps blancs.
Les deux filles avancèrent lentement.
Puis quelque chose attira l'attention d'Adélaïde.
Au fond du grenier se trouvait une immense maquette de la villa.
Chaque aile.
Chaque tour.
Chaque jardin.
Tout y était reproduit avec une précision incroyable.
— C'est magnifique..., souffla Pia.
Adélaïde s'approcha.
Sous la maquette était fixée une plaque en cuivre.
"Construite en 1907 par Louise et Bathilde de Boinot."
— Elles étaient enfants... et elles ont construit ça ?
— Ou elles l'ont fait construire.
Adélaïde inspecta la maquette.
Puis elle remarqua quelque chose d'étrange.
Une des petites tours pouvait tourner.
— Pia... regarde.
Elle fit pivoter délicatement la miniature.
Un léger clic retentit.
Aussitôt, une partie de la maquette se souleva.
À l'intérieur reposait une enveloppe scellée par de la cire verte.
Sur le devant, une seule inscription :
À la première de nos descendantes qui trouvera le trésor.
Le cœur d'Adélaïde battait à toute vitesse.
Elle brisa le sceau.
À l'intérieur se trouvait une lettre... mais aussi une photographie.
Une photographie que ni elle ni Pia n'avaient jamais vue.
On y voyait Louise et Bathilde devenues adultes.
Et entre elles se tenait une troisième jeune fille inconnue.
Au dos de la photo, une phrase avait été écrite à l'encre noire :
"Le plus grand secret de la famille de Boinot n'est pas caché dans cette maison."
"Il est caché là où tout a commencé."
Puis, juste en dessous :
Édimbourg.

390 mots
"Rester fidèle aux siens, avancer malgré la peur et ne jamais céder forge les plus grands."
Adélaïde de Boinot
9 juin 2026, 07:30
C'est bien Arcachon, quand même !
Pour ceux qui veulent, la suite à Édimbourg.
"Rester fidèle aux siens, avancer malgré la peur et ne jamais céder forge les plus grands."
Adélaïde de Boinot