9 juin 2026, 20:12
Les petites de Boinot en Aquitaine
RPG seule
Aux environs de Bordeaux et Arcachon
Fin août 2050


Pour lire ce RPG, il faut avoir lu le précédent à Édimbourg.

Adélaïde s'agenouilla devant la dalle.

Ses doigts effleurèrent les lettres usées par les siècles.

1682.

Cette date paraissait irréelle.

— C'est vraiment vieux..., souffla Pia.

— Plus vieux que tout ce qu'on a trouvé jusqu'à présent.

Le vent faisait doucement bruisser les feuilles du grand chêne au-dessus de leurs têtes.

Pendant quelques instants, Adélaïde observa simplement la pierre.

Puis elle remarqua quelque chose.

Un minuscule trou circulaire était dissimulé dans l'une des gravures.

— Pia...

— Encore un mécanisme secret ?

— Je crois.

Adélaïde sortit la petite clé en argent trouvée dans l'enveloppe.

La taille correspondait parfaitement.

Elle l'inséra.

Clac.

La dalle vibra légèrement.

Puis elle glissa de quelques centimètres.

Les deux sœurs reculèrent aussitôt.

Sous la pierre apparaissait un petit coffre de bois noir.

Contrairement aux autres objets découverts jusqu'ici, celui-ci semblait extrêmement ancien.

Adélaïde le souleva avec précaution.

— Ouvre-le !

— J'allais le faire.

Le couvercle grinça.

À l'intérieur ne se trouvaient ni pièces d'or ni bijoux.

Seulement trois objets.

Une baguette.

Une lettre.

Et un médaillon en argent portant l'hirondelle familiale.

Le souffle d'Adélaïde se coupa.

— Une baguette...

Pia ouvrit de grands yeux.

— Elle est à qui ?

Adélaïde déplia lentement la lettre.

L'encre était pâlie mais encore lisible.

"À mes descendants."

"Je me nomme Marguerite de Boinot."

"Lorsque j'ai quitté la France pour l'Aquitaine en 1682, j'ai emporté avec moi un secret que je ne pouvais confier à personne."

"Notre famille est née de l'union de deux mondes."

"Celui des sorciers et celui des non-magiques."

"Depuis lors, chaque génération a reçu la mission de protéger ce souvenir."

Adélaïde échangea un regard avec Pia.

La lettre continuait.

"Si vous avez trouvé ce coffre, alors vous êtes désormais les gardiennes de notre histoire."

"Mais il reste encore une dernière porte à ouvrir."

Au fond du coffre reposait un petit morceau de parchemin.

Adélaïde le déplia.

Un seul mot y était inscrit.

Arcachon.

Pia éclata de rire.

— Tout ça pour revenir à la maison ?

Adélaïde sourit à son tour.

Pourtant, en retournant le parchemin, son sourire disparut.

Une dernière phrase était écrite au dos.

"Cherchez sous l'hirondelle de pierre."

Et soudain, Adélaïde se souvint.

Dans leur immense villa d'Arcachon...

Une hirondelle de pierre décorait le sommet de la plus haute tour.

Et personne n'avait jamais réussi à l'atteindre.

407 mots

"Rester fidèle aux siens, avancer malgré la peur et ne jamais céder forge les plus grands."

Adélaïde de Boinot
10 juin 2026, 07:34
Les petites de Boinot en Aquitaine
Le voyage de retour vers Arcachon fut bien différent du premier.

Cette fois, Adélaïde n'était plus seulement curieuse.

Elle avait l'impression que toute sa famille lui tendait la main à travers les siècles.

Louise.

Bathilde.

Éléonore.

Marguerite.

Toutes semblaient l'attendre au bout de cette aventure.

Lorsque la silhouette de leur immense villa apparut enfin entre les pins, Pia poussa un cri de joie.

— On est rentrées !

Quelques minutes plus tard, les deux sœurs traversaient déjà le parc à toute vitesse.

Le soleil déclinait doucement sur le Bassin d'Arcachon, teintant les murs de la demeure d'une lumière dorée.

Adélaïde leva les yeux.

Là-haut.

Tout en haut de la plus haute tour.

L'hirondelle de pierre semblait les observer.

— C'est là.

— Comment on monte ?

— Bonne question.

La tour n'était presque jamais utilisée.

Un escalier étroit permettait d'accéder aux derniers étages, mais personne ne montait jusque-là.

Les deux sœurs grimpèrent marche après marche.

Le souffle de Pia devint rapidement plus court.

— Tu es sûre que nos ancêtres ne pouvaient pas cacher leurs secrets dans un salon ?

— Apparemment non.

Enfin, elles atteignirent une petite porte ronde.

Adélaïde l'ouvrit.

Une terrasse minuscule apparaissait derrière.

Et juste devant elles se dressait l'immense hirondelle de pierre.

Vue de près, elle était encore plus impressionnante.

Ses ailes étaient déployées comme si elle s'apprêtait à s'envoler.

Pia l'examina sous tous les angles.

Puis elle fronça les sourcils.

— Adélaïde...

— Oui ?

— Son œil.

— Quoi, son œil ?

— Il brille.

Adélaïde s'approcha.

Effectivement.

Dans l'un des yeux de la sculpture était incrustée une petite pierre verte.

Elle tendit la main.

Au moment où ses doigts touchèrent la pierre, un mécanisme s'enclencha.

CLAC.

Les deux sœurs sursautèrent.

Une partie du socle de la statue venait de s'ouvrir.

À l'intérieur reposait une boîte de bois clair.

Toute simple.

Sans cadenas.

Sans piège.

Sans énigme.

Comme si quelqu'un avait voulu qu'elle soit trouvée.

Adélaïde l'ouvrit.

Son cœur s'accéléra.

À l'intérieur se trouvait un épais album relié de cuir vert.

Sur la couverture étaient gravés ces mots :

La Chronique des de Boinot

Les mains légèrement tremblantes, elle ouvrit la première page.

Des dizaines de photographies, de dessins, de lettres et de souvenirs remplissaient l'ouvrage.

Chaque génération y avait laissé une trace.

Chaque enfant ayant trouvé les indices avait ajouté son histoire.

Puis, tout à la fin, une page blanche les attendait.

Une seule phrase y était écrite :

"À toi désormais, Adélaïde de Boinot."

"Le trésor n'était pas caché."

"C'était l'histoire de notre famille."

Le vent souffla doucement autour de la tour.

Pia regarda sa sœur.

— Alors... c'est fini ?

Adélaïde contempla la page vide.

Puis un sourire apparut lentement sur son visage.

— Non.

Elle prit une plume rangée dans l'album.

Et écrivit la date du jour.

Car une nouvelle page de l'histoire des de Boinot venait de commencer.

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480 mots

"Rester fidèle aux siens, avancer malgré la peur et ne jamais céder forge les plus grands."

Adélaïde de Boinot
10 juin 2026, 07:38
Les petites de Boinot en Aquitaine
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"Rester fidèle aux siens, avancer malgré la peur et ne jamais céder forge les plus grands."

Adélaïde de Boinot