À l’abri des regards
☽ Loge d’entraînement, Édimbourg, Écosse ☾
Samedi 20 avril 2051
Samedi 20 avril 2051

Eileen ferma la porte de son appartement dans un cliquetis qui paraissait presque trop sonore dans le calme feutré du couloir. Sans s’arrêter, elle glissa ses clés dans son sac qui pendait à son avant-bras, le temps que, par un geste fluide, elle enfile sa veste et en ajuste les pans.
La jeune femme s’engouffra dans l’escalier de l’immeuble, les appliques murales en laiton diffusaient une lumière douce et dorée, illuminant sa descente jusqu’au rez-de-chaussée. Lorsqu’elle poussa la porte d’entrée, la fraîcheur printanière d’Edimbourg l’enveloppa aussitôt. Les quelques rayons de soleil qui parvenait à percer la barrière de nuage donnaient aux anciennes façades de pierre une teinte légèrement dorée dont elle ne se lassera jamais.
D’une cadence régulière et assurée, les baskets blanches de l’Irlandaise frappaient le trottoir, créant un rythme qui se mêla harmonieusement aux différents bruits de la ville. Sans brusquer son allure, Eileen arpenta les rues du vieux Edimbourg dont les ruelles s’enchevêtraient comme un labyrinthe familier.
L’étudiante de la GEAD remonta légèrement son col roulé beige lorsque le soleil se retrouva camouflé par les immeubles qui l’encerclaient. Son périple la fit s’enfoncer dans un dédale de petites ruelles dont elle seule connaissait le secret. Après quelques détours et un ultime virage à droite, Eileen passa sous une arche de pierre qui s’ouvrait sur une petite cour dissimulée, à l’abris des regards indiscrets. Elle jouxtait un ancien bâtiment usé par le temps et l’humidité du temps écossais. Pour les moldus, ce n’était rien de plus qu’un vieil atelier d’artisan laissé à l’abandon, condamné à cause de la présence supposée d’amiante dans les murs.
Pourtant, il n’en était rien.
Derrière cette apparence délabrée se cachait plusieurs salles d’entraînements. Peu fréquentées, presque secrètes, elles offraient à ceux qui connaissaient leurs existences un refuge idéal. Pour Eileen, cet endroit était rapidement devenu un repère. Lorsqu’elle n’était pas à la GEAD, c’était ici qu’elle venait. Il lui était impensable de se rendre à Godric’s Hollow pour mettre les pieds dans les loges d’Hécate. Rien que l’idée suffisait à lui crisper la mâchoire.
Ce jour-là, cependant, Eileen ne s’y rendait pas uniquement pour elle-même. Lorsqu’elle avait reçu un hibou de la part d’Herminie, lui demandant si elles pouvaient se retrouver pour une séance d’entraînement, la châtain avait naturellement acceptée. Dans sa réponse, elle lui avait alors indiqué aussi précisément que possible le chemin à suivre pour trouver le bâtiment qui était presque impossible à trouver si on ne connaissait pas l’endroit.
Sans hésiter, elle traversa la cour et entra dans le bâtiment. L’odeur familière du parquet ciré l’accueillit aussitôt. Derrière le compteur se tenait le gérant, un homme dont l’âge avancé marquait les traits, qu’elle salua brièvement avant de poursuivre sa route, s’enfonçant dans le couloir principal jusqu’à la salle qu’elle avait réservée pour la matinée.
Derrière l’embrasure l’attendait une longue salle rectangulaire aux murs lambrissés de bois sombre, striés de marques anciennes laissées par les années d’usage. La pièce était baignée d’une lumière ambrée qui se reflétait faiblement sur le parquet qui grinçait très légèrement sous ses pas lorsqu’elle se dirigea vers le porte-manteau dans un coin de la pièce afin d’y accrocher sa veste. Son sac, elle le posa au pied du support avant d’en sortir sa baguette et son étui. Avec des gestes précis, presque automatique, elle fixa ce dernier autour de son avant-bras gauche avant d’y glisser son catalyseur.
Une fois prête, elle s’avança vers le milieu de la salle et commença à s’étirer méthodiquement. Dans le calme de la pièce, elle attendit l’arrivée de son amie.
La jeune femme s’engouffra dans l’escalier de l’immeuble, les appliques murales en laiton diffusaient une lumière douce et dorée, illuminant sa descente jusqu’au rez-de-chaussée. Lorsqu’elle poussa la porte d’entrée, la fraîcheur printanière d’Edimbourg l’enveloppa aussitôt. Les quelques rayons de soleil qui parvenait à percer la barrière de nuage donnaient aux anciennes façades de pierre une teinte légèrement dorée dont elle ne se lassera jamais.
D’une cadence régulière et assurée, les baskets blanches de l’Irlandaise frappaient le trottoir, créant un rythme qui se mêla harmonieusement aux différents bruits de la ville. Sans brusquer son allure, Eileen arpenta les rues du vieux Edimbourg dont les ruelles s’enchevêtraient comme un labyrinthe familier.
L’étudiante de la GEAD remonta légèrement son col roulé beige lorsque le soleil se retrouva camouflé par les immeubles qui l’encerclaient. Son périple la fit s’enfoncer dans un dédale de petites ruelles dont elle seule connaissait le secret. Après quelques détours et un ultime virage à droite, Eileen passa sous une arche de pierre qui s’ouvrait sur une petite cour dissimulée, à l’abris des regards indiscrets. Elle jouxtait un ancien bâtiment usé par le temps et l’humidité du temps écossais. Pour les moldus, ce n’était rien de plus qu’un vieil atelier d’artisan laissé à l’abandon, condamné à cause de la présence supposée d’amiante dans les murs.
Pourtant, il n’en était rien.
Derrière cette apparence délabrée se cachait plusieurs salles d’entraînements. Peu fréquentées, presque secrètes, elles offraient à ceux qui connaissaient leurs existences un refuge idéal. Pour Eileen, cet endroit était rapidement devenu un repère. Lorsqu’elle n’était pas à la GEAD, c’était ici qu’elle venait. Il lui était impensable de se rendre à Godric’s Hollow pour mettre les pieds dans les loges d’Hécate. Rien que l’idée suffisait à lui crisper la mâchoire.
Ce jour-là, cependant, Eileen ne s’y rendait pas uniquement pour elle-même. Lorsqu’elle avait reçu un hibou de la part d’Herminie, lui demandant si elles pouvaient se retrouver pour une séance d’entraînement, la châtain avait naturellement acceptée. Dans sa réponse, elle lui avait alors indiqué aussi précisément que possible le chemin à suivre pour trouver le bâtiment qui était presque impossible à trouver si on ne connaissait pas l’endroit.
Sans hésiter, elle traversa la cour et entra dans le bâtiment. L’odeur familière du parquet ciré l’accueillit aussitôt. Derrière le compteur se tenait le gérant, un homme dont l’âge avancé marquait les traits, qu’elle salua brièvement avant de poursuivre sa route, s’enfonçant dans le couloir principal jusqu’à la salle qu’elle avait réservée pour la matinée.
Derrière l’embrasure l’attendait une longue salle rectangulaire aux murs lambrissés de bois sombre, striés de marques anciennes laissées par les années d’usage. La pièce était baignée d’une lumière ambrée qui se reflétait faiblement sur le parquet qui grinçait très légèrement sous ses pas lorsqu’elle se dirigea vers le porte-manteau dans un coin de la pièce afin d’y accrocher sa veste. Son sac, elle le posa au pied du support avant d’en sortir sa baguette et son étui. Avec des gestes précis, presque automatique, elle fixa ce dernier autour de son avant-bras gauche avant d’y glisser son catalyseur.
Une fois prête, elle s’avança vers le milieu de la salle et commença à s’étirer méthodiquement. Dans le calme de la pièce, elle attendit l’arrivée de son amie.
@Herminie Peers
Dernière modification par Eileen Shelby le 7 juin 2026, 16:09, modifié 1 fois.
« Free will does exist, it's just fucking hard.»
Étudiante à la GEAD - Membre de l’UDS [#601070]
Étudiante à la GEAD - Membre de l’UDS [#601070]
À l’abri des regards
Herminie laisse son regard glisser sur les murs et le parquet boisés, propres, nets, le mobilier rare, fonctionnel, pendant qu'elle attend que le vieil homme derrière le comptoir soit disponible pour la renseigner. Cette semaine, elle est en vacances, mais cela ne signifie que l'absence de cours : elle profite du temps libre pour mettre les bouchées doubles sur les révisions pour les examens et sur sa présentation de groupe pour le concours annuel qui se déroulera à la rentrée. Le temps de vérifier une fois encore qu'elle avait bien sa baguette – ce qui serait fâcheux dans le cas contraire – et son uniforme pour son service qui commencera à midi, le gérant lui indique la direction de la salle réservée. Elle le remercie avec un sourire et traverse le hall à petits pas méditatifs. Les lieux sentent bon la cire et dénotent là encore avec l'apparence extérieure du bâtiment, très bien protégé par des sortilèges qu'elle a senti confusément bourdonner sur les façades, mais aussi par ses éléments intégratifs comme dit Procta, à savoir l'aspect décrépi et – vraiment très bien vu, ça – les affichages concernant la présence de composés cancérigènes dans le bâtiment.
Elle pousse la porte et sourit immédiatement à son amie qui s'entraîne déjà au centre de la pièce recouverte de panneaux de bois foncés. Elle s'avance, un peu intimidée par les lieux, et se dépêche de laisser son sac et son écharpe avant de rouler les manches de son sous-pull et de fixer son étui à baguette habituel autour de sa cuisse droite vêtue d'un pantalon souple en coton.
"Salut Eileen !", pépie la blonde qui touche le bras de son amie d'un mouvement furtif avant de s'agiter sur ses pieds. "Merci d'avoir dit oui ! Et pour l'invitation ici. Ça doit être pratique, j'imagine, mais ça m'intimide je dois dire !", continue-t-elle, évoquant sa demande d'aide pour l'entraînement en défense en vue des examens qui se rapprochaient.
Eileen faisait des échauffements avant qu'elle ne l'interrompe. Est-ce qu'elle doit faire de même ? Ils en font un peu à l'Académie, surtout avec le prof qui ne laissait personne oublier qu'il était prof de duel. Elle commence à bouger un peu ses articulations, poignets, épaules, chevilles, et à sautiller sur la pointe de ses pieds. "Raxacoricofallapatorius", marmonne-t-elle plusieurs fois de plus en plus distinctement. Il fallait au moins ça pour ne pas bafouiller ses sortilèges.
"J'suis prête !", annonce l'ancienne Poufsouffle au bout d'un moment. Peut-être qu'elle était complètement dingue et qu'elle allait se prendre la rouste de sa vie, mais avec un peu de chance elle apprendrait quelque chose.
Elle pousse la porte et sourit immédiatement à son amie qui s'entraîne déjà au centre de la pièce recouverte de panneaux de bois foncés. Elle s'avance, un peu intimidée par les lieux, et se dépêche de laisser son sac et son écharpe avant de rouler les manches de son sous-pull et de fixer son étui à baguette habituel autour de sa cuisse droite vêtue d'un pantalon souple en coton.
"Salut Eileen !", pépie la blonde qui touche le bras de son amie d'un mouvement furtif avant de s'agiter sur ses pieds. "Merci d'avoir dit oui ! Et pour l'invitation ici. Ça doit être pratique, j'imagine, mais ça m'intimide je dois dire !", continue-t-elle, évoquant sa demande d'aide pour l'entraînement en défense en vue des examens qui se rapprochaient.
Eileen faisait des échauffements avant qu'elle ne l'interrompe. Est-ce qu'elle doit faire de même ? Ils en font un peu à l'Académie, surtout avec le prof qui ne laissait personne oublier qu'il était prof de duel. Elle commence à bouger un peu ses articulations, poignets, épaules, chevilles, et à sautiller sur la pointe de ses pieds. "Raxacoricofallapatorius", marmonne-t-elle plusieurs fois de plus en plus distinctement. Il fallait au moins ça pour ne pas bafouiller ses sortilèges.
"J'suis prête !", annonce l'ancienne Poufsouffle au bout d'un moment. Peut-être qu'elle était complètement dingue et qu'elle allait se prendre la rouste de sa vie, mais avec un peu de chance elle apprendrait quelque chose.
❧ Herminie Peers, 19 ans, Étudiante à l'AESM, Serveuse à temps partiel au Café du Rosier ❧
Best Friend 9000, LA référence couleur Poufsouffle #BF9000
Best Friend 9000, LA référence couleur Poufsouffle #BF9000
À l’abri des regards
Herminie et Eileen s’entraînaient depuis un moment, maintenant.
Si au début, elles avaient enchaîné des exercices dont le but était de se réapproprier les bases du duel, de travailler leur précision et leurs réflexes, ainsi que de réviser certains sortilèges que l’Irlandaise considérait comme indispensable. Les deux jeunes femmes avaient finalement laissé ces derniers pour passer à quelque chose de plus tangible. Ce pourquoi Hermine l’avait réellement contacté. Un véritable affrontement. Ceux auxquels Eileen avait l’habitude de prendre part à la GEAD, dans des salles plus grandes et illustres que celle-ci, face à des adversaires plus aguerris.
Pour autant, malgré la différence de niveau qui séparait les deux jeunes femmes, l’Irlandaise refusait de ménager son amie. Comment Herminie pouvait espérer progresser si Eileen se retenait ? Et puis, la châtain aurait l’impression de lui manquer de respect, et ce n’était pas du tout son intention. Loin de là. Il n’était, cependant, pas question de l’étouffer, de faire parler sa magie au point où la blonde ne pourrait même pas riposter. Un duel devait laisser à chacun l’opportunité de répondre aux attaques de son adversaire.
Eileen n’aurait eu, de toute manière, pas le choix que de se donner à fond, car à son agréable surprise, la défense de la blonde était plutôt solide. Sa garde tenait bon, elle forçait Eileen à chercher des solutions, à exploiter des angles d’approche auxquels elle n’aurait pas forcément pensé. Elles n’avaient peut-être pas le même niveau, mais force était de constater qu’Herminie n’était pas une sorcière à sous-estimer.
Depuis plusieurs instants maintenant, la châtain voyait ses attaques être repoussées. Mais Eileen resta calme, laissant la frustration qu’elle aurait pu ressentir couler sur elle. Son cerveau tournait à plein régime, étudiant toutes les possibilités qui s’offraient à elle. Sa décision, Eileen la prit en une fraction de seconde. La châtain lança une dernière attaque, non pas pour tester la défense d’Herminie, mais pour l’occuper, pour distraire son amie le temps nécessaire pour ce qu’elle avait à faire. La magie de l’Irlandaise vint se fracasser contre la barrière dans une vague dense et lumineuse.
La châtain profita alors du moment de flottement provoqué par sa dernière attaque, qui sembla aveugler momentanément la blonde, pour se jeter sur le côté. D’une roulade sur le côté, elle s’échappa du champ de vision de son adversaire, avant de disparaître complètement sous l’effet d’un Mirarum exécuté à la perfection. La jeune femme avait tiré profit de sa nouvelle capacité à lancer les sortilèges qu’elle maîtrisait sans en prononcer l’incantation, pour s’effacer de la salle.
Son seul ennemi, désormais, était le parquet sous la semelle de ses baskets qui menaçait à chaque appui qu’elle prenait de grincer. Mais tout était calculé, de la manière dont elle posait ses pieds, silencieusement, stratégiquement, à la manière dont elle respirait, lentement, tout juste de quoi remplir ses poumons d’oxygène.
Il ne lui fallut que quelques secondes pour trouver l’ouverture. L’Acuo fusa de sa baguette dans un petit vrombissement. Malgré son nom, Eileen n’avait pas lancé le Maléfice Cuissant dans le but de faire mal, mais de faire voler en éclats la défense de son amie.
Dans l’instant qui suivit, la jeune femme laissa tomber le Mirarum, réapparaissant dans l’arène improvisée. L’effort avait eu un coût, et Eileen le sentait autant dans ses muscles qui commençaient à protester, que sur sa peau où des gouttelettes de transpiration perlaient. Elle prit une profonde inspiration, puis une deuxième, sa poitrine se soulevant au rythme de sa respiration.
Immobile, elle resserra son emprise sur sa baguette, prête à devoir se défendre si jamais Herminie venait à riposter.
Si au début, elles avaient enchaîné des exercices dont le but était de se réapproprier les bases du duel, de travailler leur précision et leurs réflexes, ainsi que de réviser certains sortilèges que l’Irlandaise considérait comme indispensable. Les deux jeunes femmes avaient finalement laissé ces derniers pour passer à quelque chose de plus tangible. Ce pourquoi Hermine l’avait réellement contacté. Un véritable affrontement. Ceux auxquels Eileen avait l’habitude de prendre part à la GEAD, dans des salles plus grandes et illustres que celle-ci, face à des adversaires plus aguerris.
Pour autant, malgré la différence de niveau qui séparait les deux jeunes femmes, l’Irlandaise refusait de ménager son amie. Comment Herminie pouvait espérer progresser si Eileen se retenait ? Et puis, la châtain aurait l’impression de lui manquer de respect, et ce n’était pas du tout son intention. Loin de là. Il n’était, cependant, pas question de l’étouffer, de faire parler sa magie au point où la blonde ne pourrait même pas riposter. Un duel devait laisser à chacun l’opportunité de répondre aux attaques de son adversaire.
Eileen n’aurait eu, de toute manière, pas le choix que de se donner à fond, car à son agréable surprise, la défense de la blonde était plutôt solide. Sa garde tenait bon, elle forçait Eileen à chercher des solutions, à exploiter des angles d’approche auxquels elle n’aurait pas forcément pensé. Elles n’avaient peut-être pas le même niveau, mais force était de constater qu’Herminie n’était pas une sorcière à sous-estimer.
Depuis plusieurs instants maintenant, la châtain voyait ses attaques être repoussées. Mais Eileen resta calme, laissant la frustration qu’elle aurait pu ressentir couler sur elle. Son cerveau tournait à plein régime, étudiant toutes les possibilités qui s’offraient à elle. Sa décision, Eileen la prit en une fraction de seconde. La châtain lança une dernière attaque, non pas pour tester la défense d’Herminie, mais pour l’occuper, pour distraire son amie le temps nécessaire pour ce qu’elle avait à faire. La magie de l’Irlandaise vint se fracasser contre la barrière dans une vague dense et lumineuse.
La châtain profita alors du moment de flottement provoqué par sa dernière attaque, qui sembla aveugler momentanément la blonde, pour se jeter sur le côté. D’une roulade sur le côté, elle s’échappa du champ de vision de son adversaire, avant de disparaître complètement sous l’effet d’un Mirarum exécuté à la perfection. La jeune femme avait tiré profit de sa nouvelle capacité à lancer les sortilèges qu’elle maîtrisait sans en prononcer l’incantation, pour s’effacer de la salle.
Son seul ennemi, désormais, était le parquet sous la semelle de ses baskets qui menaçait à chaque appui qu’elle prenait de grincer. Mais tout était calculé, de la manière dont elle posait ses pieds, silencieusement, stratégiquement, à la manière dont elle respirait, lentement, tout juste de quoi remplir ses poumons d’oxygène.
Il ne lui fallut que quelques secondes pour trouver l’ouverture. L’Acuo fusa de sa baguette dans un petit vrombissement. Malgré son nom, Eileen n’avait pas lancé le Maléfice Cuissant dans le but de faire mal, mais de faire voler en éclats la défense de son amie.
Dans l’instant qui suivit, la jeune femme laissa tomber le Mirarum, réapparaissant dans l’arène improvisée. L’effort avait eu un coût, et Eileen le sentait autant dans ses muscles qui commençaient à protester, que sur sa peau où des gouttelettes de transpiration perlaient. Elle prit une profonde inspiration, puis une deuxième, sa poitrine se soulevant au rythme de sa respiration.
Immobile, elle resserra son emprise sur sa baguette, prête à devoir se défendre si jamais Herminie venait à riposter.
« Free will does exist, it's just fucking hard.»
Étudiante à la GEAD - Membre de l’UDS [#601070]
Étudiante à la GEAD - Membre de l’UDS [#601070]