Un simple moment hors de l'Ombre
Avant même qu’elle ne retrouve un rythme de respiration supportable, Morgan regretta. Regretta l’eau acceptée entre ses doigts tremblants. Regretta ce 'merci' arraché à sa gorge sèche. Regretta d’avoir laissé une inconnue la voir ainsi.
Pitoyable. Pathétique. Les mots vinrent s’écraser, encore et encore, contre l’intérieur de son crâne avec une familiarité écœurante.
Ses doigts se resserrèrent autour de la gourde, au point d’en blanchir ses jointures. La brûlure dans sa poitrine s’était atténuée, remplacée par une autre, plus ancienne - et, paradoxalement, plus supportable.
La honte.
Elle garda les yeux baissés quelques secondes de plus, fixés sur le pavé poussiéreux de la ruelle. Puis son regard remonta lentement vers la blonde assise à côté d’elle. Une colère froide lui tordit l’estomac.
« Arrête d’me regarder. »
Sa voix demeurait enrouée, éraillée par les efforts fournis pour respirer quelques minutes plus tôt, mais la rudesse y revenait déjà.
« J'sais m’aider toute seule. J’suis pas un putain d’animal blessé. »
Morgan détourna immédiatement les yeux, rabattant davantage sa capuche sur son visage. Ses ongles s’enfoncèrent dans le tissu sombre de son manteau.
Le mensonge lui laissa un goût amer.
Parce qu’elle avait accepté qu’on la soutienne jusqu’ici.
Parce qu’elle avait bu l’eau qu’on lui avait tendue.
Parce qu’elle n’aurait probablement jamais réussi à quitter cette foule seule.
Sa mâchoire se contracta douloureusement. Le brouhaha du Chemin de Traverse leur parvenait encore au loin, étouffé par les murs de la ruelle. Morgan déglutit difficilement.
« Mais merci pour… ça », finit-elle par lâcher en lui tendant de nouveau le contenant. Elle avait prononcé ces mots sans regarder la blonde, comme si la gratitude était une faiblesse supplémentaire qu’elle refusait d’assumer en plus du reste.
« Tu peux t’casser maintenant. »
Pitoyable. Pathétique. Les mots vinrent s’écraser, encore et encore, contre l’intérieur de son crâne avec une familiarité écœurante.
Ses doigts se resserrèrent autour de la gourde, au point d’en blanchir ses jointures. La brûlure dans sa poitrine s’était atténuée, remplacée par une autre, plus ancienne - et, paradoxalement, plus supportable.
La honte.
Elle garda les yeux baissés quelques secondes de plus, fixés sur le pavé poussiéreux de la ruelle. Puis son regard remonta lentement vers la blonde assise à côté d’elle. Une colère froide lui tordit l’estomac.
« Arrête d’me regarder. »
Sa voix demeurait enrouée, éraillée par les efforts fournis pour respirer quelques minutes plus tôt, mais la rudesse y revenait déjà.
« J'sais m’aider toute seule. J’suis pas un putain d’animal blessé. »
Morgan détourna immédiatement les yeux, rabattant davantage sa capuche sur son visage. Ses ongles s’enfoncèrent dans le tissu sombre de son manteau.
Le mensonge lui laissa un goût amer.
Parce qu’elle avait accepté qu’on la soutienne jusqu’ici.
Parce qu’elle avait bu l’eau qu’on lui avait tendue.
Parce qu’elle n’aurait probablement jamais réussi à quitter cette foule seule.
Sa mâchoire se contracta douloureusement. Le brouhaha du Chemin de Traverse leur parvenait encore au loin, étouffé par les murs de la ruelle. Morgan déglutit difficilement.
« Mais merci pour… ça », finit-elle par lâcher en lui tendant de nouveau le contenant. Elle avait prononcé ces mots sans regarder la blonde, comme si la gratitude était une faiblesse supplémentaire qu’elle refusait d’assumer en plus du reste.
« Tu peux t’casser maintenant. »
I cast happiness upon y'all — while robbing you of a few Galleons, of course.
InRP, professeure remplaçante de DcFM arrivée le 1er juin 2051.
#BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b
InRP, professeure remplaçante de DcFM arrivée le 1er juin 2051.
#BotrucSuprématie #Le M c'est le S #4f246b
Un simple moment hors de l'Ombre
Les paroles de la noireaude déstabilisent l'Ecossaise qui peine à formuler des excuses compréhensibles, avant de détourner son regard. Elle se doutait bien que ça ne devait pas être agréable d'être épiée ainsi mais Maddison, réellement inquiète pour la sorcière à terre, ne pouvait faire autrement. Même si, c'est vrai, elle semblait déjà aller un peu mieux.
Lorsqu'elle reprend la parole, la blonde encaisse le coup : plus d'une fois, elle lui a montré qu'elle avait besoin de cette aide qu'elle semble mépriser. Néanmoins, la future potionniste sait à quel point elle chérit son indépendance, et comprend donc la réaction de l'autre à ses côtés.
Ses remerciements semblent rejoindre le cheminement de pensée de Maddison qui, alors, se rassure intérieurement : elle ne doit pas avoir une vie facile, autant ne pas montrer plus de pitié ni la faire sentir, plus que de raison, minable. Toutefois, c'est l'ordre qu'elle finit par lui donner qui change, du tout au tout, l'état d'esprit de l'ancienne Poufsouffle.
Comment Henry explique ce genre de situations, déjà ? Ah oui, "tu ne peux pas sauver quelqu'un qui ne veut pas être sauvé". Et ça, c'est souvent le défaut de la petite Maddison qui, avec un tel optimisme, finit souvent par s'embarquer dans des causes perdues. Comme aujourd'hui, il faut croire ? Et dire qu'elle aurait pu éviter de se sentir comme une moins que rien en rejoignant simplement son meilleur ami au Chaudron Baveur...
La jeune femme sent que la colère prend le pas sur toute l'empathie qu'elle éprouvait pour celle qu'elle a, autant qu'elle le pouvait, tenté d'aider. L'Ecossaise sait qu'elle aurait pu faire plus, elle aurait même été prête à annuler son rendez-vous afin de s'assurer de sa sécurité. Dire qu'elle s'imaginait même lui proposer un toit si elle en avait besoin...
Comme si le sol la brûlait tout à coup, il ne faut qu'un court instant pour que Maddison ne se relève et surplombe la noireaude, à qui elle fait désormais face.
- T'sais quoi ? Si tu veux plus de ma compagnie, t'as qu'à te barrer toi-même.
"Mais tu sais aussi bien que moi que tu en es incapable pour le moment", ne peut-elle s'empêcher de penser.
La blonde bouillonne et se dit, finalement, que la meilleure chose à faire pour elle serait, effectivement, de s'éclipser. N'ayant aucune envie de repartir avec son termos, souvenir de ce moment peu agréable, Maddison lâche sa prise et le laisse rouler non loin de celle qui n'a pas hésité à la chasser.
- Mais t'as p'têt raison au fond, je ferais mieux d'y aller. J'sais pas pourquoi j'ai décidé de me mettre en retard pour quelqu'un comme toi alors qu'on m'attend.
Après avoir prononcé ses derniers mots, qu'elle voulait plus que tranchants, la future potionniste soutient, pendant quelques secondes, le regard de celle qu'elle regrette presque d'avoir rencontrée. Puis, elle se remet rapidement en route pour rejoindre le Chaudron Baveur. Là, son mécontement ne passera sans doute pas inaperçu auprès d'Henry mais, après un Cocoloco, tout ira bien mieux pour elle.
Je suppose, fin du RP pour Maddy ? Sauf si Morgan a la force de lui courir après ou de lui hurler dessus, mais j'en doute
Merci pour cet écrit, en tout cas
Lorsqu'elle reprend la parole, la blonde encaisse le coup : plus d'une fois, elle lui a montré qu'elle avait besoin de cette aide qu'elle semble mépriser. Néanmoins, la future potionniste sait à quel point elle chérit son indépendance, et comprend donc la réaction de l'autre à ses côtés.
Ses remerciements semblent rejoindre le cheminement de pensée de Maddison qui, alors, se rassure intérieurement : elle ne doit pas avoir une vie facile, autant ne pas montrer plus de pitié ni la faire sentir, plus que de raison, minable. Toutefois, c'est l'ordre qu'elle finit par lui donner qui change, du tout au tout, l'état d'esprit de l'ancienne Poufsouffle.
Comment Henry explique ce genre de situations, déjà ? Ah oui, "tu ne peux pas sauver quelqu'un qui ne veut pas être sauvé". Et ça, c'est souvent le défaut de la petite Maddison qui, avec un tel optimisme, finit souvent par s'embarquer dans des causes perdues. Comme aujourd'hui, il faut croire ? Et dire qu'elle aurait pu éviter de se sentir comme une moins que rien en rejoignant simplement son meilleur ami au Chaudron Baveur...
La jeune femme sent que la colère prend le pas sur toute l'empathie qu'elle éprouvait pour celle qu'elle a, autant qu'elle le pouvait, tenté d'aider. L'Ecossaise sait qu'elle aurait pu faire plus, elle aurait même été prête à annuler son rendez-vous afin de s'assurer de sa sécurité. Dire qu'elle s'imaginait même lui proposer un toit si elle en avait besoin...
Comme si le sol la brûlait tout à coup, il ne faut qu'un court instant pour que Maddison ne se relève et surplombe la noireaude, à qui elle fait désormais face.
- T'sais quoi ? Si tu veux plus de ma compagnie, t'as qu'à te barrer toi-même.
"Mais tu sais aussi bien que moi que tu en es incapable pour le moment", ne peut-elle s'empêcher de penser.
La blonde bouillonne et se dit, finalement, que la meilleure chose à faire pour elle serait, effectivement, de s'éclipser. N'ayant aucune envie de repartir avec son termos, souvenir de ce moment peu agréable, Maddison lâche sa prise et le laisse rouler non loin de celle qui n'a pas hésité à la chasser.
- Mais t'as p'têt raison au fond, je ferais mieux d'y aller. J'sais pas pourquoi j'ai décidé de me mettre en retard pour quelqu'un comme toi alors qu'on m'attend.
Après avoir prononcé ses derniers mots, qu'elle voulait plus que tranchants, la future potionniste soutient, pendant quelques secondes, le regard de celle qu'elle regrette presque d'avoir rencontrée. Puis, elle se remet rapidement en route pour rejoindre le Chaudron Baveur. Là, son mécontement ne passera sans doute pas inaperçu auprès d'Henry mais, après un Cocoloco, tout ira bien mieux pour elle.
Je suppose, fin du RP pour Maddy ? Sauf si Morgan a la force de lui courir après ou de lui hurler dessus, mais j'en doute
Merci pour cet écrit, en tout cas