19 févr. 2026, 14:57
L’Affaire du Bracelet de Minuit  Privé   PNJ 
Le grand sourire que j’ai servi à Chris grandit un peu plus alors que je l’écoute partir dans les aiguës. Il aime pas quand on touche à sa ville. Il me fait ce regard, là. Ce regard qui dit : j’ai très envie que tu penses que je peux te défoncer. Tout dans le bluff ! Ça éveille en moi une volonté de le pousser encore un peu plus, jusqu’à ce qu’il transforme son envie en véritable besoin. Tu sais, celui que tu peux pas retenir, celui du chien fou qui se lance dans la mêlée même si il sait qu’il s’en sortira pas. Mon cœur pulse plus fort, j’ai la langue qui glisse sur mes dents. J’ai foutrement envie qu’il me saute dessus, et que ça parte en vrille, là, maintenant ! J’ai le sang qui boue ! Ça cogne dans mes muscles que je veux voir se bander comme à chaque fois qu’il faut se battre. Bordel, je vois plus que ça. Chris qui se jette au dessus de la table pour m’asséner un coup de poing dans la mâchoire, le goût du sang que je récupère sur ma langue. Ça pulse encore plus fort, ça fait grogner le chien fou qui est en moi. Vas y, vas y, mon Chris ! Balance ce coup ! On s’en tape de Bébé Flic ! Cogne ! Allez ! Mes talons s’agitent plus vite, plus fort. Allez, cogne ! Juste une fois ! Je le fixe, les yeux grands ouverts…
Mais rien ne vient. Rien. Putain, rien du tout. Je le savais, parce que je connais Chris. Mais ça m’empêche pas d’éprouver la même déception qu’à chaque fois que les choses peuvent partir en cacahuète. Mes talons frappent plus fort sur le sol. Lui, il sourit à Bébé Flic, il me montre du pouce, et je me vois basculer en avant pour lui croquer un morceau. Je fais rien… mais c’est pas l’envie qui manque.

Je me rencogne dans ma chaise, le sourire toujours bien là, les pensées ailleurs. Elles reviennent au Pitiponk lorsque mon Whisky Sour revient sur la table. Je m’en empare et bois aussitôt. Mes yeux dérivent sur le visage de Chris. Je l’écoute répondre sérieusement à Bébé Flic. Enfin, sérieusement… faut le dire vite, c’est Chris. Mon pote, il est sincère, hein, mais faut pas voir dans sa sincérité une incapacité à mentir.
Par contre, il ne lui donne rien qu’elle va pouvoir exploiter, là. Fallait mentir, bordel. Dire un tout petit truc auquel elle se serait accroché et on aurait eu la paix. Là, elle va fouiller pour trouver un truc. Va falloir que je lui donne des cours, à mon Lil’Chris.
Et bim, je le savais : elle va encore creuser. C’est elle que je regarde maintenant, les lèvres tremper dans mon verre. Dis donc, elles sont vachement dirigées, ses questions. Elle vise direct le Pitiponk, là ! Oh bordel, Chris va partir dans les aiguës, je le sens. Je le connais comme si je l’avais fait !
Et voilà que c’est vers moi qu’elle se tourne vers moi. Je l’accueille d’un sourcil qui se hausse. Je dépose mon verre sur la table, mais je le lâche pas.

« Euh… », Incapable de répondre parce que j’ai pas vraiment la notion du temps, le mot s’allonge et s’éternise, mes yeux qui glissent vers le plafond. Je fronce les sourcils. Ça dure, ça dure…
Je peux pas lui dire qu’avant, j’étais avec une nana dont je me souviens plus du nom, et que juste avant encore, je cassais des mâchoires dans un fight club pour rembourser des prêts effectués auprès de personnes pas très recommandables aux yeux de madame.
Alors je souffle en laissant mes yeux retombés sur elle.
« Je suis arrivé il y a pas trop longtemps, et j’étais du côté de Hackney, je crois ? Je sais plus. » Si, ça je sais très bien, pour le coup : j’ai mon squat par là-bas. Mais ça non plus, je peux pas lui dire. Je sais comment sont les flics quand ils entendent le mot squat.
Je plante mon coude dans la table pour la regarder avec mon plus beau sourire. « T’es flic par vocation ou par dépit ? T'as franchement pas la gueule de l'emploi. Ça doit être pratique pour s'infiltrer. »

721 mots

Code couleur = #515f80
Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Présence fortement réduite jusqu'à mi juillet

16 mars 2026, 14:12
L’Affaire du Bracelet de Minuit  Privé   PNJ 
Peut-être que son regard innocent ne marche pas très bien, parce que Starks les regarde tous les deux et elle a dans les yeux un air qui ne veut pas dire : je vous crois et je vais vous laissez tranquille. Pas du tout, même, c'est tout le contraire. Pourtant, Christopher ne change pas ses expressions faciales et continue de la regarder comme si tout allait très bien. En face de lui, de l'autre côté de la table, Lloyd s'accroche à son verre avec sa nonchalance habituelle et pour une fois, c'est presque un comportement normal qui pourrait les aider : il va passer pour le poivrot de service qui ne peut pas s'empêcher de picoler même quand il se fait interroger. Christopher lui jette un regard en coin avant d'en revenir à la flic qui les questionne avec beaucoup trop de sérieux. Ça saoule, pense Christopher qui affiche pourtant un sourire poli qui ne reflète en rien ses pensées, elle pose trop de questions, là.

Puisqu'elle s'adresse à Lloyd en dernier, Christopher le laisse répondre, même si encore une fois son « euh » qui s'étire à l'infini manque d'une telle éloquence qu'il a envie de lui foutre un coup de pied sous la table, ce qu'il aurait fait s'il avait pu l'attaquer en toute discrétion, ce qui n'est pas le cas. Alors il ne peut que subir Lloyd pendant qu'il essaie de formuler une phrase un tant soit peu compréhensible, ce qu'il parvient à faire après avoir fourni un sacré effort. C'est souvent comme ça avec Lloyd. Christopher sait que ça va trop vite dans sa tête, c'est pour ça qu'il parle trop et que ça va dans tous les sens. Il a beau le savoir, ça n'empêche pas que c'est parfois très agaçant. D'autres fois c'est vraiment très drôle. Mais là, c'est juste agaçant. Pourtant, il retient son soupir, son regard noir, son coup de pied et il retient même les yeux qui veulent se lever au ciel. De l'extérieur, il a presque l'air calme. Il faudrait le connaître depuis dix-neuf ans pour voir les infimes petits détails sur son visage et son corps qui montrent qu'il est sur les nerfs et légèrement agacé.

Les réponses de Lloyd sont floues pour qui ne connait pas sa vie. Christopher connait sa vie, quoi qu'il ne peut pas se targuer de tout savoir non plus, pas avec un type comme Lloyd, mais il comprend ce qu'il ne dit pas. Et bien sûr, il fallait qu'il s'adresse directement à la flic en lui posant le genre de question qu'on ne pose pas à une flic, parce que ça sonne quand même très irrespectueux de lui dire pendant qu'on est interrogé qu'elle n'a pas la gueule de l'emploi. Un sourire un peu crispé apparaît sur le visage de Christopher qui se penche sur la table, le bras en travers celle-ci, pour essayer de capter le regard de Starks.

« Vous le croirez peut-être pas, fait-il, la mine affable, en désignant Lloyd du pouce, mais c'est un compliment dans sa bouche à lui. »

C'est ça, ouais.

« Vous vouliez savoir qui bosse ici, c'est ça ? demande-t-il alors qu'il se souvient très bien de ses questions. Moi je suis là depuis l'ouverture, à peu près vers 15 heures. Mais sinon il y a Sasha en cuisine. Elle est barmaid. Très bonne barmaid, si vous voulez mon avis, vraiment une bonne employée. Et sinon on a Kemby, une elfe... » Pourquoi est-ce qu'il le précise, il n'en a pas la moindre idée. « Elle est arrivée il y a quoi, une heure ? Elle doit être à l'étage, c'est les parties privées, vous savez, précise-t-il en désignant le plafond du doigt et en souriant amicalement. Tout le monde était à l'heure, vraiment une journée banale. »

Christopher, tout sourire, tourne les yeux vers Lloyd avant de se souvenir subitement de son nouvel employé, arrivé tout récemment et qui lui casse déjà tout ce qu'il y a à casser. Il donne un coup sur la table, la main à plat contre le bois, et il se redresse.

« Ah, j'allais oublier ! Le petit Veatch. Arrivé tout récemment, il est vraiment pas très débrouillard. C'est un fils d'amis des patrons, il avait besoin d'un taf parce qu'il était tout perdu et tout... Enfin bref, un gosse paumé, quoi. Il devrait pas tarder à arriver, » annonce Christopher en tendant la nuque pour regarder vers l'entrée comme si le petit Elisha allait arriver maintenant.

Il ne dit pas qu'Elisha est vraiment un moins que rien qui n'a rien à faire dans un pub, qu'il a déjà cassé plusieurs verres sans même les toucher, qu'il est incapable de remplir une tache convenablement et que ça fait vraiment mal à Christopher de devoir lui payer un salaire alors que c'est un vrai boulet. En plus, il n'est même pas fun ou amusant, comme garçon. Coincé comme pas deux, incapable d'aligner deux mots, le genre de personne qui agace Christopher : comme si le monde entier les faisait flipper. Détends-toi ! a-t-il envie de lui dire parfois en le secouant mais Peyton lui a bien fait comprendre qu'il fallait qu'il s'occupe bien d'Elisha, avec ce regard qui dit : c'est une tâche que je te confie car je te fais confiance, ne me déçois pas. Et s'il y a bien une personne que n'a pas envie de décevoir Christopher, c'est bien Peyton Savage.

« Enfin, vu la bête je vous assure que c'est pas lui qui a volé votre bijou, ricane Christopher en ramenant ses yeux dans ceux de Starks. Il est vraiment pas fut-fut, il se cague dessus à la moindre tâche confiée, alors aller chiper un bijou... »

Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER

1 mai 2026, 18:10
L’Affaire du Bracelet de Minuit  Privé   PNJ 
Le regard de Nora croisa un peu par hasard celui d'Avery, qui n'avait pas l'air bien mieux loti qu'elle niveau compagnie. Elle retint un soupir. Elle n'en était pas à un point dans sa carrière où elle n'avait plus rien à faire de l'image qu'elle renvoyait et des possibles conséquences associées. Quoi que face à ces deux-là, l'image n'était de toute façon pas la chose la plus brillante qu'elle pouvait afficher. Cela faisait un moment que la jeune femme avait son radar sur le poste d'enquêteur, mais cette expérience ne la convainquait pas tout à fait. Finalement, elle était peut-être bien en simple auror, loin de cette mascarade hypocrite.

La plume à papote continuait d'écrire : il y a pas trop longtemps, Hackney, gueule de l'emploi. Nora ne savait pas qui l'exaspérait le plus : le grand idiot ou la plume à papote qui recopiait toutes ses âneries. Cette fois-ci, elle aurait réellement soupiré si le manager n'avait pas attiré son attention. Ses yeux verts étaient désormais plantés dans son regard aux nuances sombres. La plume à papote s'affola pour retranscrire toutes les informations, utiles cette fois, qu'il lui donna. Hallelujah, enfin quelqu'un d'utile ! À cet instant, Avery apparut aux côtés de Nora.


"On a pris les contacts des clients." lui annonça-t-il.

Nora détourna le regard de son collègue pour s'adresser à nouveau au manager :
"On va également prendre les contacts des employés, vous compris. Noms complets et adresses."

"Vous aussi." ajouta Avery à l'attention de Lloyd. Il le regardait fixement avec ses yeux noirs, l'air sérieux. Nora, quant à elle, regardait toujours Hangoover, toutefois avec un air un peu plus doux que son ainé.

Administratrice du monde adulte et être humain #KENS
--------
Tutoyons-nous ! | Discord : norastarks | Co-fondatrice de l'UDS
11 au 19/07

13 mai 2026, 10:24
L’Affaire du Bracelet de Minuit  Privé   PNJ 
J’aime pas les flics. Je l’ai déjà dit ? Dans le doute, je le redis : j’aime pas du tout les flics. Ils me sortent par les yeux mais violent. Sérieux, courrez après les cons qui brisent des vies ! Pas des gens qui volent des trucs à des gens déjà riche, franchement. Ça s’appelle le partage de la richesse, et c’est un super concept. Mais va expliquer ça aux petits toutous de la justice dégueulasse qu’on se trimbale, côté moldu comme côté sorcier. Surtout côté sorcier, d’ailleurs.

Je louche sur le pouce que Chris plante sur moi, et j’ai soudain envie de le croquer. Je le fais pas. Mais j’ai grave envie. Je sens même mes mâchoires qui se desserrent. Juste une impulsion et…
Ah ben, le pouce est reparti. Je suis ultra frustré.
Lorsque mon verre revient, je me perd dedans en écoutant la discussion des deux. Il me saoule, Chris. Sérieux, lui dit rien, quoi ! Qu’elle se débrouille. C’est son taf ! Quoi, il croit qu’il va toucher un pourboire si il l’aide ? Mec, elle a même pas commandé ! C’est franchement pas respectueux, ça. Tu vas dans un bar, tu commandes. Point. Mais non, ben non ! Bébé flic, c’est la loi, tu penses bien qu’elle va pas avoir la politesse de prendre un verre pour faire tourner la boutique, hein. Ca gagne combien un flic ? Je sais pas. Elle a pas l’air d’avoir des soucis d’argent. Mate moi ces cheveux bien peignés. Ils ont l’air super doux. Elle doit avoir un shampoing de zinzin, genre un truc juste pour les cheveux, avec de l’œuf et de l’amande. J’ai même pas de shampoing, moi.

Mon regard saute sur le visage du flic qui nous a rejoint. Ah, lui, c’est un vieux. Et je l’aime pas du tout. Mate comme il me fixe. Je lui plais ? Pas trop, je crois. Je souris lentement, mon verre suspendu entre nous. Il a une tête à bouffer de la table, et je suis prêt à l’aider à découvrir que ça pourrait lui plaire.

Je bois mon verre sans le quitter des yeux. Mes muscles palpitent d’excitation. Mon nom complet, j’ai donné. Mon adresse ? Ils peuvent bien aller se faire voir. La seule que j’ai, c’est celle de Jude, mais j’y habite pas vraiment donc, techniquement, je peux pas leur donner vu que c’est pas mon adresse. Ha ! Ils y ont pas pensé à ça, hein ? Bande de blaireaux.

Je repose mon verre sur la table dans un grand “poc” qui résonne autour de nous. J’ai un ACAB qui meurt de franchir mes lèvres, je te jure. Oh, mais attend ! Mes yeux se baissent sur ma main gauche, t’sais ? Là où j’ai ce joli tatouage fiché entre mon index et mon majeur, avec écrit tout du long “ACAB”. Oh bordel de bordel, ça me démange de fou ! En général, on le voit pas, sauf si je décide de bien le montrer. En général, je le montre aux flics Moldus, mais seulement si j’suis sûr de courir plus vite. Ouais, parce que les cellules moldus, ça me tente plus trop. Les sorciers, tu crois qu’ils savent ce que ça veut dire.
Les doigts de ma main gauche se déplient tranquillement sur mon verre, mes yeux fichés dans ceux du grand flic.
Eh, viens on teste.

563 mots

Code couleur = #515f80
Employé à la Fausse Danse depuis septembre 2050.
Présence fortement réduite jusqu'à mi juillet

13 mai 2026, 22:55
L’Affaire du Bracelet de Minuit  Privé   PNJ 
L'autre arrive, le collègue. Plus vieux, la vraie tronche du flic qui va vraiment nous emmerder, se dit Christopher, même si la plus jeune n'y va pas de main morte non plus. L'arrivée du collègue peut vouloir dire plusieurs choses : qu'ils sont prêt à partir maintenant qu'ils ont interrogé les clients ou que la jeune a fait un signe à son collègue parce qu'elle pense avoir un problème avec eux. Dans tous les cas, une flic c'est déjà beaucoup. Deux, c'est bien trop.

Christopher se tend mais son sourire ne faiblit pas. Il accueille même le nouveau venu avec un hochement de tête, comme s'il était tout à fait disposé à aider ces bons agents du gouvernement. Mais il ne l'est pas, encore moins quand la demande tombe. Les contacts de tout le monde ? Ils sont chiants, là ! Il se fiche totalement que les flics récupèrent l'identité et les adresses des employés, par contre il n'a pas la moindre envie de donner la sienne, parce qu'il sait qu'il a des choses à se reprocher, Christopher. Un bon petit tas de choses à se reprocher. Ça le tend que ces agents soient si proches de la cave dans laquelle ils trouveraient de quoi le coffrer pour un bon bout de temps. Et encore, "tendu", ce n'est pas suffisant pour expliquer la glace à la place de son sang et la pierre qu'il a dans l'estomac. Il n'a qu'une envie : qu'ils partent. Et très rapidement si possible. Si pour cela il doit donner son adresse... Vont-ils vérifier ? Pourrait-il donner une autre adresse ? Cela serait inutile, ça ne servirait qu'à attirer leur attention et crier sur tous les toits qu'il a quelque chose à se reprocher.

Christopher coule un regard vers Lloyd. S'il se sait capable de gérer cette situation, quitte à faire des sacrifices pour s'en sortir, il a moins confiance en son pote. Surtout quand il voit le regard que pose sur lui les flics. On peut pas dire que le vieux, là, ait l'air super aimable. Autant la jeune a l'air d'apprécier qu'il collabore, autant lui a l'air d'avoir un truc qui passe pas avec Lloyd. Et Christopher le comprend : Lloyd a une vraie tronche de gangster, il a la nonchalance qui va avec et aussi le comportement. Quand ils se retrouveront tous les deux, Christopher se promet de l'engueuler : quand tu parles à des flics dans mon pub, tu te la joues agneau et tu fermes ta gueule, ok ? Parce que là, Lloyd ne semble pas vouloir faire l'agneau. Pas du tout. Pas du tout.

Christopher le connait depuis dix-neuf piges, cet abruti, alors il sait, maintenant, quand Lloyd s'apprête à faire une connerie. Le plus angoissant c'est de ne pas savoir quoi exactement. Mais il se doute que ce ne sera pas beau à voir. Si lui-même n'apprécie pas que les flics lui demandent son adresse, qu'en sera-t-il de lui ? Lloyd regarde le vieux flic comme s'il voulait lui mettre une dérouillée. Il ne détourne les yeux qu'une seule fois. Une seule fois, mais ça suffit pour que le cœur de Christopher s'emballe furieusement. À son tour il tourne les yeux vers la main gauche de Lloyd. Et il sait très bien ce que pourrait faire Lloyd de cette main, de ce doigt. Il le voit à son regard. Ce ne serait pas la première fois qu'il ferait une connerie de ce genre. Ni la première fois qu'il l'entraîne dans quelque chose qui pourrait leur valoir à tous les deux des déboires avec les forces de l'ordre.

Toute velléité de faire l'abruti quitte Christopher. Un grand silence se fait dans son esprit. S'il y a bien une chose dont il est persuadé, c'est qu'il ne laissera pas Lloyd faire du grabuge dans son pub. Quoi que... Si Lloyd attire l'attention sur lui, les flics laisseront le Pitiponk et Christopher tranquilles. Que risque Lloyd ? Entrave à une enquête ou une connerie du genre ? Outrage à un agent des forces de l'ordre ? Il prendrait quoi, pour ça ? Une amende, une petite ligne dans son dossier qui doit déjà en contenir ? Mais c'est une chose de se faire remarquer dans le monde moldu, c'en est une autre de se faire remarquer par le Conseil des sorciers. Christopher ne risquera pas l'avenir de son pote pour s'en sortir alors qu'il n'y a aucune raison pour que les flics mettent le nez dans ses affaires. Par contre... Il n'a aucune intention de le laisser faire ce qu'il a en tête.

« Bien sûr ! s'exclame-t-il soudainement avec un sourire, le regard braqué vers la jeune femme. Faudra demander aux employés leur adresse, j'sais pas où... »

Comme s'il était pressé d'aider les flics, il rapproche brusquement le tabouret de la table, en profite pour mettre, l'air de rien, un grand coup dans cette dernière.

« Oups ! » s'écrit-il.

Sur le papier, il a l'air de faire un grand geste du bras pour empêcher le verre de tomber. En réalité, il met un grand coup dedans pour l'envoyer valdinguer sur Lloyd. Le verre roule sur la table en éclaboussant les deux hommes.

« Putain mec, je suis désolé ! »

Christopher se lève pour vérifier les dégâts. Dos aux agents du gouvernement, il en profite pour fusiller son pote du regard et de mimer avec les lèvres : même pas en rêve. Et : retiens toi. Il ne dit pas qu'il va l'étriper s'il fait le con. Christopher n'a pas tellement l'habitude d'être sérieux avec Lloyd mais quand ça concerne le travail, l'officiel ou le moins officiel, rares sont ceux qui peuvent l'empêcher d'aller où il le désire et de faire ce qu'il souhaite ; Lloyd le sait, depuis le temps.

Il se rassied lourdement sur son tabouret, les mains plein d'alcool. Il fait disparaître les dégâts d'un coup de baguette nonchalant. Son jeu d'acteur l'a amené tout proche de Lloyd. ll dépose comme si de rien n'était son coude sur son épaule et fait des nouveaux faces aux deux flics auxquels il offre un sourire affable.

« Moi je suis sur New Cavendish Street, vous voyez ? C'est à quelques pâtés de maison d'ici. Très sympa, le quartier. »

Lutin en cuir le plus stylé du Pitiponk
« Sa vie professionnelle est une fête qui s'arrête jamais » - LLOYD RIVER

21 juin 2026, 17:28
L’Affaire du Bracelet de Minuit  Privé   PNJ 
Nora avait une patience relativement dans la moyenne, selon elle. Elle n'était ni particulièrement patiente, ni ne l'était particulièrement pas. Cole Avery, en revanche, ne l'était pas. Ce n'était pas qu'il ne l'était pas particulièrement : il ne l'était juste pas. Mais, il avait du sang-froid. Il était méthodique, appliqué. Nora savait déjà que ça lui serait utile, en cet instant.

Le regard d'Avery se durcit, si tant est que ce fut possible, alors qu'il était toujours planté sur ce Lloyd River. Il lui arriverait des bricoles, à ce gars, c'était sûr et certain. Peut-être pas aujourd'hui, songeait Nora en regardant la scène, mais un jour. Elle ne savait pas pourquoi, elle l'imaginait bien vivre dans un trou mal famé comme l'Allée des Embrumes. Ça semblait bien être son genre. Mais bon, qui était-elle pour juger. Elle regarda Avery dont les sourcils se fronçaient à une vitesse folle. Il regardait les mains de l'homme. Surprise, Nora suivit son regard, mais le manager du bar cogna contre la table. Elle comme Cole, ils empoignaient désormais leur baguette à pleine main, prêts à s'en servir. Quelque chose était louche. Et la tension était palpable.

Puis soudain, une boule bleutée apparut derrière eux. Un patronus de cerf, droit et fier au milieu du bar. Il délivra son message à l'attention d'Avery : le coupable avait été identifié et aperçut plus au Nord. En cavale, tout le monde était réquisitionné pour la chasse à l'homme qui débutait. Tous les Aurors présents quittèrent les lieux au plus vite. Avery fixa Lloyd River du regard un peu plus longtemps avant de partir. Nora fit un signe de tête à Hangoover, puis regarda également River. Elle commença à reculer tout en le fixant. Elle maintenait qu'il y avait un truc de louche avec cet homme. Puis elle pivota et disparut dans l'embrasure de la porte, sans un mot de plus.


Dernier post pour ma part, merci à vous deux !

Administratrice du monde adulte et être humain #KENS
--------
Tutoyons-nous ! | Discord : norastarks | Co-fondatrice de l'UDS
11 au 19/07