31 déc. 2025, 13:43
2 sorcières et un chevalier Pv
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CONTEXTE
1er septembre 2050 | Poudlard Express
@Finn Wigglewing | @Hazel Dovee
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Oonagh ne tenait plus en place. Elle prenait enfin place à bord du célèbre Poudlard Express ! La joie surpassait clairement tout le reste, ce qui avait exaspéré son frère et sa sœur lors du trajet pour se rendre à la gare. Leurs parents étaient fiers, et un peu émus. L'année serait très particulière pour eux, puisqu'il s'agissait de leur première année sans enfants depuis maintenant 15 ans. La benjamine Byrne n'avait pas tellement pensé au changement que ça leur imposait, trop impatiente de faire sa rentrée dans l'école de sorcellerie britannique. Elle avait bombardé sa fratrie de questions et, bien évidemment, ils n'y avaient pas répondu. En arrivant sur le quai 93/4, Eunice l'avait prévenue : "Les premières années ne s'assoient pas avec les grands, donc tu nous fous la paix."

Oonagh avait pris un air renfrogné, mais évidemment et comme précisé plus tôt, la joie surpassait vraiment tout. Une fois les bagages pris en charge, elle enlaça ses parents. Elle n'avait jamais été loin d'eux et gardait une infime part d'anxiété à l'idée de faire ce grand pas dans sa vie de jeune fille. Heureusement, lui avaient-ils dit, elle peut envoyer des hiboux avec ceux de l'école. Malheureusement, Oonagh avait un peu peur des hiboux, donc il était peu probable qu'elle le fasse. Elle aurait volontiers demandé à Noah ou Eunice, mais elle connaissait déjà la réponse : "Débrouille-toi, et arrête de nous parler. Tu nous fiches la honte." Gna gna gna, quels rabats-joie !

En montant à bord du train, la petite avait lancé un dernier au revoir à ses parents, puis s'était engouffrée dans le premier couloir qu'elle avait trouvé. Les gens avaient commencé à prendre place, les 1er wagons étaient d'ailleurs pleins. Elle en trouva un vide, dans lequel elle s'installa. Elle sortit ses quelques cartes chocogrenouilles et divers petites choses pour s'occuper, puis resta assise en fixant la porte, espérant de tout cœur que quelqu'un la rejoigne. Qu'est-ce que ça serait chouette, de se faire ses premiers amis dans le Poudlard Express ! Ensuite ils seraient répartis dans la même maison et seraient les meilleurs amis du monde pour toujours.
Dernière modification par Oonagh Byrne le 6 juil. 2026, 09:42, modifié 2 fois.

Reine des fées
Princesse des cachots avec mon cher Thomas

3 janv. 2026, 14:53
2 sorcières et un chevalier Pv
Les Aventures de Ser Wigglewing à Poudlard
Livre Premier

Deux sorcières et un chevalier


J'avais si bien foncé entre les voies neuf et dix de la célèbre gare de King's Cross que j'aurais pu briser le secret magique en quelques foulées, certain d'attirer le regard. Plein d'enthousiasme, je poussais mon chariot comme on joue avec un caddie dans les supermarchés : j'avais grimpé sur le bord du chariot pour en faire une sorte de gros skateboard qui me comblait de joie. Maman avait dû trottiner pour me rattraper et ses pas précipités produisaient une jolie musique sur le sol de la gare, avec ses élégants petits talons. Mes sœurs, Sinead et Saoirse, étaient quant à elles restées à la maison. Sinead, du haut de ses dix-sept ans, était bien assez âgée pour garder la petite Saoirse (même si ça la saoulait grave), avec qui elle n'avait pas moins de dix ans de différence. Ces gardes forcées ne dureraient sûrement pas éternellement, puisque Sinead avait la ferme intention de se casser dès qu'elle aurait dix-huit ans pour se barrer de cette baraque de malades. J'évitais de penser que je ne la reverrais peut-être plus beaucoup, à l'avenir. J'avais trop peur qu'elle cesse d'être ma sœur pour de bon. Et que Maman perde son aînée par la même occasion : je savais que ça lui ferait beaucoup de peine de la voir partir si vite.

Le quai 9 3/4 était plein de sorciers jeunes et moins jeunes, plein de bagages, plein d'embrassades, de bisous refusés aussi, de ronchonnements : "c'est bon, tu me fous la honte, là", de larmiches discrètement coincées au bord des yeux, de retrouvailles d'anciens camarades, déjà. Au milieu de tout ce monde, je cessai de me croire exceptionnel pendant quelques minutes. Tous ces petits sorciers étaient comme moi, des sorciers. Cela dit, je pariais qu'aucun d'eux n'étaient aussi des chevaliers... Je me gonflai de courage en pensant à l'armure de plates (en carton) que j'avais glissée dans ma valise, aux côtés de Qualibur, ma fidèle épée, et mon bouclier en forme de couvercle de marmite. J'avais également veillé à emporter mon tricorne de pirate, mon chapeau de Merlin usé, ma cape et mes dents de vampire, ma combinaison d'astronaute qui pouvait se gonfler, et du maquillage gras de carnaval. Ces accoutrements alourdissaient mes bagages mais ils étaient tout à fait indispensables au bon déroulement de mes aventures à Poudlard. Ma baguette magique, quant à elle, était soigneusement rangée dans une boîte sur-mesure fournie par Monsieur Ollivander. J'avais enroulé la boîte de pulls et autres vêtements pour bien protéger mon précieux outil. Maman m'avait expliqué qu'une baguette magique était une alliée pour la vie et qu'il fallait en prendre bien soin et je suivais ses conseils avec beaucoup de soin.

Depuis le quai, j'admirai le Poudlard Express avec des étoiles dans les yeux. Je pointai le doigt vers l'avant du train :

« Maman, regarde comme elle est trop belle, la locomotive ! »

Puis, j'indiquai un wagon.

« Et t'as vu comme ça brille ? »

Finalement, j'enchaînai :

« C'est long, jusqu'à Poudlard ? L'intérieur date de quand, tu crois ? C'est vrai qu'il y a des friandises ? Y a des profs dans le train ? Et des elfes ? Et la directrice, elle prend le train aussi, à ton avis ? Nan oublie, sûrement qu'elle arrive à dos de dragon trop méga stylé. Ah et puis, c'est mieux les compartiments ou les wagons ouverts, tu me conseilles quoi ? On a le droit de se promener dans le train ? Et prendre des photos avec le Kodak ? Les toilettes sont propres ? Tu penses qu'elles sont lavées par la magie ? Le train risque pas de tomber sur l'espèce de pont dont tu m'as parlé, là, le viaduc de j'sais plus quoi ? Et quand on va arriver, nos valises seront transportées magiquement ? Imagine je dois monter jusqu'au quarante-deuxième étage avec ma grosse valise, ce serait trop la galère, non ? Enfin pas que j'y arriverais pas, hein, mais bon, je risque d'être un peu fatigué après... Ben Maman, tu pleures ? Oh non, pleure pas ! C'est ma faute ? »

Je la serrai très fort dans mes bras et elle me caressa doucement les cheveux. Elle m'appela "mon petit chéri" comme elle le faisait si souvent et me demanda de lui raconter Poudlard, mes impressions, mes copains et copines, les cours, les profs, les paysages, les créatures, la nourriture, ne pas hésiter à lui dire ce que j'avais sur le cœur, le bon comme le mauvais, elle voulait tout savoir. Et puis, alors qu'on sifflait sur le quai, elle caressa ma joue et me promit que je passerai à Poudlard les meilleures années de ma vie. Je déposai un bisou sur sa joue.

« Je t'aime, maman d'amour. Ça va aller, promis juré. »

Je souris de toutes mes dents, osant à peine l'abandonner là, seule sur le quai comme une pauvre malheureuse. Finalement, je dus me résoudre à me détourner d'elle et je tirai difficilement ma valise jusque dans le train. Pour profiter de ma maman jusqu'au tout dernier moment, je ne me posai pas longtemps la question de ma place : à travers les vitres, je ne la quittai pas du regard. Je manquai même de trébucher sur un bagage mal rangé, dans l'opération. Sur le quai, elle me suivait à la trace. Il me fallait trouver une place côté quai et si possible, proche d'une fenêtre. J'éliminai les wagons ouverts et les compartiments surchargés jusqu'à trouver l'emplacement idéal : il n'y avait là qu'une fille aux longs cheveux noirs qui ne devait pas être plus vieille que moi et une place disponible près de la fenêtre, côté quai. Après avoir glissé ma valise sous un siège (en la poussant avec les pieds, les bras appuyés sur les sièges d'en face), je laissai tomber mes fesses sur le siège et collai mon visage à la fenêtre. Un grand sourire aux lèvres, j'agitai ma main pour livrer à ma douce maman de derniers coucous et je lui envoyai des bisous aériens. L'excitation anéantissait l'appréhension du manque et je ne me rendais pas encore compte de l'aventure dans laquelle je m'embarquais, loin de la maison, de Sinead l'ado terrible, de Saoirse la petite artiste et de Maman, l'amour avec un grand A.

Ce n'est qu'en remarquant les cartes de chocogrenouille de la petite fille assise face à moi que je pus détourner les yeux de ma mère adorée. J'adressai à l'enfant aux cheveux longs cheveux noirs un regard curieux, tentant d'observer les images disposées devant elle. J'eus soudain le sentiment terrible de trahir mon propre sang, alors je me remis à fixer le sourire attristé de ma maman, de l'autre côté de la fenêtre, et j'agitai à nouveau ma main. Je devais la regarder jusqu'au dernier moment, tout dernier, tout dernier, jusqu'à ce que le Poudlard Express démarre et ne me laisse plus le choix.
Dernière modification par Finn Wigglewing le 8 janv. 2026, 10:45, modifié 1 fois.

#2a736f
Promotion 2050

5 janv. 2026, 19:33
2 sorcières et un chevalier Pv
Hazel s’était levée tôt toute excitée par la journée qui allait venir. Pour tout dire, elle avait passé la moitié de la nuit à imaginer sa future vie au château. L’autre moitié elle l’avait passé à dormir bruyamment, épuisée par sa presque nuit blanche qui aurait pu aboutir si elle ne s’était pas forcée un peu à dormir avant le jour J
S’étant préparée sans l’aide de sa mère elle avait enfilé des vêtements sans trop de valeur à ses yeux sachant que de toute manière, elle devra revêtir sa robe de sorcière - robe qu’elle avait d’ailleurs pris beaucoup de plaisir a acheter.

Un fois sur le quai, elle avait enlacé ses parents pendant de longues minutes en sautillant partout comme à son habitude. Elle avait aussi presque forcé ses frères à lui dévoiler tous leurs secrets sur Poudlard. Ils l’avaient regardé d’un air malicieux en lui disant que ce serait lui gâcher la surprise. Hazel avait été légèrement déçue mais elle espérait se rattraper en découvrant tout ce qu’il y avait à découvrir en un temps record. S’armant de courage, elle leur fit un gros bisou à chacun, sans oublier personne, même pas Ezra et Eliott qui avaient tenus à se lever tôt pour l’accompagner malgré leur fatigue évidente. Hazel était évidemment triste de les quitter, mais elle s’avait que ce ne serait qu’une légère séparation, et que de toutes manières ses deux frères aînés étaient là pour la soutenir si elle se sentait trop seule. Elle fit un rapide câlin à Grise, la copine d’Everett et elle s’en alla d’un pas mélangé entre de l’excitation et de la peine.

Une fois devant le beau train, elle s’arrêta quelques secondes, simplement pour admirer l’œuvre qui allait l’acheminer jusqu’à sa futur famille. Elle imprima cette image rouge et brillante dans sa tête, afin de le dessiner plus tard. En entrant dans le wagon qui se trouvait devant elle, la fillette se retourna pour lancer un sourire pétillant à ses parents puis elle entra dans l’habitacle vivifiant du train. Cherchant un endroit où s’installer, si possible avec des élèves de son âge, et non des septièmes années turbulents.

Après quelques minutes de recherches entrecoupées de bousculades, elle ouvrit une porte avec espoir et y découvrit deux élèves qui avaient l’air aussi jeunes et aussi perdus qu’elle.
Son instinct lui disant que cette cabine serait prometteuse, aussi bien en relations qu’en divertissement.
Avec plus de détails, une fillette aux cheveux aussi sombres qu’elle se tenait assise tandis qu’un garçon aux allures de chevalier se tenait à la fenêtre, le visage rivé vers sa famille afin d’immortaliser leur image jusqu’à Poudlard.
Souriant toutes dents dehors, elle se colla elle aussi à la fenêtre et s’adressa au garçon tout en faisant un discret coucou à ses parents à elle.

- Salut !

Elle sourit ensuite à la fille, espérant entamer la conversation.

480 mots
Dernière modification par Hazel Dovee le 24 janv. 2026, 18:50, modifié 1 fois.

~ Il faut porter en soi un chaos pour mettre au monde une étoile dansante ~ Officiellement membre de la secte des vampires
Ma couleur : #943333

11 janv. 2026, 12:53
2 sorcières et un chevalier Pv
Bien trop contente que quelqu'un la rejoigne dans le compartiment où elle s'était installée, les yeux d'Oonagh brillèrent en voyant le garçon. Celui-ci, en revanche, semblait occupé à faire des signes à sa famille, toujours sur le quai. Par curiosité, la brunette regarda dans la même direction, mais il y avait tellement de monde qu'il était difficile de savoir qui faisait coucou à qui. Elle garda le silence pour ne pas le perturber : elle-même savait comme c'était dur de laisser ses parents pour la première fois.

Peu de temps après, un autre enfant arriva : une fille. Elle les salua chaleureusement, avec un sourire des plus grands, avant de s'installer et d'elle aussi se tendre pour voir le quai.

"Salut ! Moi c'est Oonagh. Et vous ?" dit la brunette alors que le train partait. Elle jeta un dernier coup d'œil mais ne vit ses parents nulle part, confirmation qu'ils étaient bien rentrés à la maison. La petite retint un soupir de nostalgie. Ses émotions étaient diverses, et même contradictoires : si elle était vraiment heureuse et impatiente de se rendre à Poudlard pour la première fois, elle enviait aussi ses parents qui rentraient dans leur maison. Elle n'était pas sûre de savoir comment elle vivrait cette première année loin d'eux, même si elle pourrait les voir pour Noël.

"Je fais ma première rentrée, vous aussi ? P'tête on sera dans la même maison !" Oonagh prenait toutes les opportunités possibles pour se faire des amis.

Reine des fées
Princesse des cachots avec mon cher Thomas

13 janv. 2026, 13:56
2 sorcières et un chevalier Pv
Les chevaliers n'ont pas le droit de pleurer, me répétai-je tandis que le train s'éloignait du quai, laissant ma mère, toute seule au milieu de la foule, disparaître derrière moi. J'ai encore moins le droit de pleurer que les autres chevaliers, il y a déjà trop de tristesse à la maison pour en rajouter. J'avais pris cette habitude de ne pas paraître triste à l'époque où maman l'était tout le temps, du matin jusqu'au soir et même sûrement dans son sommeil. D'instinct, sans y penser, j'avais compris que je ne pouvais pas ajouter mes larmes aux siennes : cela lui ferait trop mal. À la place, je souriais, je l'écoutais et je la rassurais en lui caressant le dos, lui promettant que tout allait s'arranger. Je n'ai pas pour autant oublié la sensation des larmes chaudes qui débordent des yeux et qui coulent sur les joues. Seulement, j'ai pris l'habitude d'attendre d'être seul dans ma chambre pour tout relâcher silencieusement. Mon dernier regard vers maman était mouillé mais je souriais de toutes mes dents.

Trop concentré sur la rétention de mes larmes, je n'eus même pas le temps de réaliser qu'une deuxième fille venait d'entrer dans le compartiment. Quand je pris conscience que j'allais certainement passer plusieurs heures bloqué dans une pièce minuscule avec non pas une mais deux filles, mes joues s'empourprèrent un peu. Il ne fallait pas non plus qu'elles remarquent mes yeux humides, alors je pris beaucoup de soin à les sécher à l'air libre en les maintenant grand ouverts. C'était tout un art que je maîtrisais désormais très bien et je n'avais presque pas l'air de faire semblant.

J'observai rapidement les deux filles et me surpris à les comparer pendant beaucoup trop longtemps pour ne pas avoir l'air impoli. J'avais déjà remarqué que la première avait de longs cheveux noirs et des yeux clairs, et il s'avérait que la seconde lui ressemblait pas mal. Dans le fond, est-ce qu'il y avait vraiment deux filles dans ce compartiment, ou est-ce que je voyais double ? Étais-je déjà victime d'un enchantement, ou bien mes larmes retenues brouillaient plus mes yeux que je ne l'aurais cru ? Non, mes yeux avaient bien séché et je ne devais pas fou. Brune aux yeux clairs numéro un, brune aux yeux clairs numéro deux, mémorisai-je en faisant passer mon regard de l'une à l'autre. Le plus difficile désormais serait de ne pas me mélanger les pinceaux dans les prénoms, mais tout irait bien tant qu'elles ne s'amusaient pas à changer de place quand je m'éclipserais pour faire pipi.

« Salut, moi c'est Finn. Pour moi aussi, c'est la première fois. »

Et pas la dernière. J'étais excité mais j'appréhendais déjà les prochaines rentrées : tous les ans, il faudrait abandonner maman sur le quai et réitérer ces douloureux au-revoirs. Est-ce qu'elle s'en sortirait, toute seule avec les filles ? Est-ce qu'elle allait redevenir très triste, si je n'étais plus là pour l'écouter et la consoler quand elle commençait à douter d'elle ?

Je forçai un peu plus sur mon sourire, me forçant à dessiner l'image merveilleuse de Poudlard dans mon esprit. Maman m'avait parlé des tours qui ressemblaient à des cierges, des armures enchantées qui se grattaient les fesses quand elles pensaient ne pas être observées, des tableaux qui racontaient des histoires à dormir debout, et bien sûr, de ma future maison. Elle avait passé sa scolarité dans la maison d'une certaine Helga Poufsouffle et j'avais ri de ce nom, le répétant plusieurs fois en faisant exprès de postillonner. En me présentant des cartes de chocogrenouille à l'effigie des quatre fondateurs de Poudlard, elle avait ajouté que toutes les maisons étaient égales et que chacune avait ses qualités, mais qu'on pouvait aussi avoir des qualités d'une autre maison, ce n'était pas interdit. Une partie de moi voulait rejoindre Poufsouffle pour vivre ce que Maman avait vécu à Poudlard, même si j'émettais de sérieux doutes quant au choix du blaireau comme animal symbolique. Une autre partie de moi aspirait à rejoindre la maison de Godric Gryffondor, puisque c'était un Chevalier-Sorcier et qu'il avait trop la classe avec sa superbe épée légendaire. J'étais aussi curieux de découvrir les secrets de Salazar Serpentard, qui semblait être le plus mystérieux des quatre fondateurs de Poudlard : il avait un peu l'allure des méchants dans les dessins animés et c'était toujours eux qui avaient les meilleures chansons. Enfin, j'étais un peu tombé sous le charme de Rowena Serdaigle sur sa carte de chocogrenouille, mais aussi de sa fille Helena, vue dans un livre relatant l'histoire de Poudlard, donc je n'aurais pas été malheureux de devenir chevalier pour leur compte. Finalement, tout m'allait et je ne me souciais pas tellement de la répartition, du moment que je me faisais des copains.

« P'têt bien qu'on sera dans la même maison, ouais ! Ou... ben, p'têt pas, après tout, fis-je à l'intention de la brune numéro 1. Enfin, vous deux, vous serez sûrement ensemble... Vous êtes jumelles, non ? »

Je réalisais alors de l'énormité que je venais de lâcher. Si elles étaient jumelles, pourquoi brune numéro un aurait demandé son prénom à brune numéro deux ? Finn, t'es un abruti ! Voilà l'effet que te font les filles, tu deviens bête comme tes pieds ! Confus, je tentais de me rattraper comme je pouvais :

« 'Fin, j'veux dire, physiquement jumelles. Pas, euh... Pas pour de vrai, quoi. Vous vous ressemblez un peu, j'trouve, c'est ça que je veux dire. »

Je craignais de m'être encore plus enfoncé : et si les filles détestaient qu'on leur dise qu'elles ressemblaient les unes aux autres sous prétexte qu'elles avaient la même couleur de cheveux et des yeux clairs ? Est-ce que c'était considéré comme insultant ? Moi, je trouvais que Sinead faisait beaucoup d'efforts pour ressembler aux filles qu'elle regardait sur son téléphone, alors dire que deux filles se ressemblaient ne pouvait pas être mal pris, hein ? Et puis... et puis, peut-être qu'en fait, elles étaient vraiment jumelles et elles faisaient semblant de ne pas l'être pour se moquer de moi ? Pff, ce que c'est compliqué, les filles, de toute façon !

Les mains moites et les joues roses, j'en avais oublié la douleur d'abandonner maman sur le quai.

#2a736f
Promotion 2050

20 janv. 2026, 22:30
2 sorcières et un chevalier Pv
L’idée ne lui vint pas tout de suite. D’abord, il y eut ce flottement étrange, ce moment suspendu juste après la question du garçon. Hazel sentit son cerveau se figer une fraction de seconde, comme lorsqu’on rate une marche en descendant un escalier. Jumelles ? Le mot rebondit dans sa tête, incongru, absurde… puis soudain beaucoup trop tentant.

Elle observa la fille assise en face d’elle. Les cheveux noirs, longs, bien sages. Une façon de se tenir un peu raide, comme si elle essayait de faire bonne impression au monde entier. Hazel sentit un sourire lui tirer doucement les lèvres. Ce n’était pas tant qu’elles se ressemblaient vraiment — pas assez pour tromper quelqu’un d’attentif — mais il y avait… quelque chose. Une coïncidence pratique. Une opportunité. Et surtout, Hazel adorait les opportunités.

Son cœur accéléra légèrement, non pas par peur, mais par excitation. Elle sentait cette énergie familière, celle qui annonçait une bêtise imminente. Elle n’était pas sûre d’elle, pas vraiment — et certainement pas au point de croire que tout le monde allait avaler ça sans broncher — mais c’était justement ça qui rendait le jeu intéressant. Et puis, si ça ne marchait pas… tant pis. Elle hausserait les épaules, rirait, passerait à autre chose. Hazel n’était pas du genre à rester coincée dans l’embarras.
Elle se demanda brièvement ce que penserait sa mère. Puis chassa l’idée aussitôt. Poudlard, c’était un nouveau terrain. De nouvelles règles. Ou plutôt, moins de règles visibles.

Plus elle y réfléchissait, plus l’idée lui paraissait brillante. Se faire passer pour des jumelles, juste pour voir jusqu’où ça pouvait aller. Pour observer les réactions. Pour tester. Ce n’était pas méchant. Juste… amusant. Et Hazel aimait s’amuser.
Alors elle décida. Elle irait jusqu’au bout. Pas à moitié. Pas en laissant planer le doute. Non : avec aplomb, comme si ça avait toujours été la vérité.

Elle releva la tête, prit un air étonnamment sérieux, et hocha lentement la tête.

— Oui, dit-elle simplement. Jumelles.

Elle jeta un coup d’œil appuyé vers l’autre fille, puis revint vers Finn.

— Des jumelles séparées très tôt. Des histoires compliquées d’adultes, tu vois le genre.

Elle croisa les bras, parfaitement à l’aise dans ce nouveau rôle.

On me dit souvent qu’on se ressemble, ajouta-t-elle. Mais personne n’avait encore fait le lien. Jusqu’à aujourd’hui.

Elle se pencha légèrement en avant, comme pour partager un secret.

— On devrait peut-être éviter d’en parler trop fort, continua-t-elle. Juste pour voir. Observer. Voir si d’autres le remarquent.

Un sourire malicieux étira ses lèvres.

— Ça pourrait être drôle, non ?

Hazel venait de lancer un plan sans en connaître la fin. Et honnêtement ? C’était exactement comme ça qu’elle préférait les choses.


450 mots,
@Finn Wigglewing et @Oonagh Byrne

~ Il faut porter en soi un chaos pour mettre au monde une étoile dansante ~ Officiellement membre de la secte des vampires
Ma couleur : #943333

22 janv. 2026, 18:30
2 sorcières et un chevalier Pv
Oonagh pouffa de rire lorsque le garçon - Finn - tenta de s'expliquer. Il avait l'air drôle et maladroit dans ses mots. Et sans doute drôle, parce que maladroit, d'ailleurs. Elle regarda l'autre fille avec amusement, se demandant si les deux petites se ressemblaient vraiment. Elle pouvait comprendre le rapprochement, avec leurs cheveux et leurs yeux. Quand on ne connaît pas quelqu'un, les traits du visage restent un peu flous d'une certaine manière et c'est plus difficile de les distinguer des autres.

Oonagh s'apprêta à demander si le fait qu'elles se ressemblaient voulait dire qu'elles seraient dans la même maison, et si les maisons étaient davantage déterminées selon l'apparence physique ou non. Mais elle n'en eut pas le temps, et écouta la réponse malicieuse de l'autre fille. De toute évidence, elle avait envie de jouer un tour au garçon en rentrant dans son jeu. Oonagh trouvait ça amusant, aussi acquiesça-t-elle en hochant la tête. Elle était cependant un peu embêtée, car elle ne connaissait toujours pas le prénom de la fille. Pas facile, quand on est censé connaître quelqu'un !

Elle regarda Finn, l'air sérieux. "Tu ne diras rien, promis ?" Puis elle rit, se demandant combien de temps la blague tiendrait. Elle espérait que, quand il aurait compris le tour joué, il ne leur en voudra pas. Elle voulait juste se faire plein d'amis !

Finalement, elle se retourna vers la fille. Comme elle ne connaissait pas son prénom, elle décida d'en prendre un au hasard. Ce ne serait sûrement pas le bon nom mais tant pis, c'était pour avoir commencé cette supercherie ! Au hasard, elle utilisa le prénom de sa grand-mère paternelle.

"Hazel, ça faisait longtemps. Regarde, depuis la dernière fois qu'on s'est vu, j'ai avancé dans ma collection de cartes chocogrenouilles ! J'ai eu celle-là, et celle-là. Et celle-ci aussi. Elles sont cool, hein ?" dit-elle en lui fourrant ses cartes sous le nez. "Finn, tu collectionnes aussi les cartes ?"

Reducio
Juré, j'ai pas fait exprès ! Mais j'ai trouvé la coïncidence trop tentante. :tongue:
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Reine des fées
Princesse des cachots avec mon cher Thomas

8 juin 2026, 12:26
2 sorcières et un chevalier Pv
Alors comme ça, ces filles étaient vraiment jumelles ! Décidément, j'avais un sacré flair sans même faire exprès ! Mais quelle histoire tragique, des jumelles séparées à la naissance, c'était vraiment triste et digne d'un roman que pourrait lire Maman. Mon visage se décomposa un peu, tout dégoulinant d'empathie. Je crus même que j'allais me mettre à verser une petite larme. Les adultes pouvaient vraiment être méchants, parfois, et ne pas faire attention du tout à leurs enfants. Prenez mon père, par exemple, il était très gentil, normalement, et pourtant il avait abandonné maman sans se soucier de nous. Je ne perdais pas espoir pour autant. Il reviendrait, un jour, en se rendant compte que Maman était merveilleuse et qu'il nous aimait très fort, mes sœurs et moi. Qu'était-il arrivé à la famille de mes camarades de wagon pour qu'elles se retrouvent si injustement séparées ? Un partie de moi se mit à rêvasser à un jumeau perdu... Il s'appellerait Liam, il aimerait les chevaliers et les histoires autant que moi, ce serait un sorcier aussi, pas plus doué que moi, mais pas plus bête non plus, on serait vraiment exactement pareils, des copies conformes, et on s'amuserait à rendre fous les gens autour en se faisant passer l'un pour l'autre. On pourrait même inventer des stratégies pour prendre la place de l'autre dans les situations compliquées, puisqu'on serait super solidaires. Ce serait merveilleux...

« C'est super triste... Mais au moins, vous êtes ensemble maintenant, dis-je, plein d'empathie et de sagesse. Promis, je dirai rien du tout ! Avec moi, votre secret est bien gardé ! »

Je ne comprenais pas trop pourquoi c'était secret, cela dit. Bien sûr, le mystère avait un côté amusant, mais je trouvais encore plus drôle de s'en vanter et le crier sur les toits. Ce n'était quand même pas banal, comme histoire !

Pas du tout alerté par les rires d'Oonagh, je continuai à croire fermement à leur lien de sang et je les regardai assez sérieusement, comparant les traits de leurs visages, de plus en plus convaincu qu'elles étaient des jumelles pure souches, c'était tellement évident ! Tout le monde allait le remarquer très vite ! Je me ressaisis en secouant la tête quand Oonagh m'interrogea à propos des cartes de chocogrenouilles.

« Ouais, j'en ai quelques-unes ! Mes préférées c'est celles des sorciers du Moyen-Âge. Même que j'ai tous les... ceux qu'ont créé Poudlard, les quatre ! 'Fin c'est ma mère qui les a depuis super longtemps mais elle me les a données. Et j'aimerais être sur une carte aussi, un jour ! J'sais pas si je voudrais qu'elle soit super méga rare, parce que c'est stylé, ou au contraire pas rare du tout pour que tout le monde puisse l'avoir. »

En en parlant, je retrouvai mon excitation habituelle. Moi, Ser Finn Wigglewing de Kilkenny, Chevalier-Sorcier, Pourfendeur de Dragons, Sauveur du monde entier, Héros de ce siècle, et tout ça.

« Tu crois qu'y a un wagon restaurant pour acheter des chocogrenouilles ? demandai-je à Oonagh. »

#2a736f
Promotion 2050

26 juin 2026, 17:24
2 sorcières et un chevalier Pv
Oonagh conserva son sourire en écoutant Finn parler des cartes qu'il avait. Trop de chance, les fondateurs ! Elle regarda finalement sa maigre collection et nota qu'elle n'avait aucune carte or, et très peu considérées rares. Mais bon, c'était pas grave : le plaisir de faire la collection était de les avoir au fur et à mesure !

"Trop de chance Finn, moi j'en ai aucun ! Mais un jour je les trouverai, j'en suis sûre. Il y a un chariot avec plein de confiseries, tu veux qu'on aille le trouver ? C'est sûr qu'ils en vendent !"

En proposant cela, elle ramassait déjà ses quelques cartes de collection qu'elle avait éparpillées partout, et essaya de les ranger soigneusement. Bon le soin ne faisait pas encore partie de ses qualités, mais elles étaient désormais quelque part dans ses affaires. Ce serait un drame pour elle si elle descendait du train sans ses précieuses cartes.

Elle se leva avec énergie et passa devant la fille pour atteindre l'entrée de leur wagon. "Tu viens Finn ?" dit-elle avec bonheur. "À plus tard Hazel !"

Bon, il faudrait quand même qu'elle précise à Finn que la fille n'était pas sa sœur jumelle, quand elle en aurait l'occasion. Il avait l'air de les croire dur comme fer et c'était amusant, mais elle craignait qu'il ne soit en colère si plus tard il apprenait que c'était parfaitement faux. Commencer une amitié par un mensonge, c'était pas joli joli !

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