Pas de faux-pas !
CONTEXTE Samedi 29 avril 2051, dans la matinée | Salle de répétition @Ernest Stevens |
C'était avec un peu d'appréhension qu'Oonagh s'était rendue seule dans la salle de répétition en ce samedi matin. Elle n'était jamais trop venue ici mais savait qu'elle avait pourtant le droit d'y entrer. En dehors des répétitions de la chorale de l'école, chacun pouvait utiliser l'espace comme il le souhaitait du moment qu'il était respectueux du lieu et des autres. Malgré tout, ça n'était pas dans ses habitudes. C'était pourtant l'endroit idéal pour lui permettre de mener à bien sa mission du jour : s'entraîner aux pas de danse que Daphnée lui avait appris, une semaine plus tôt.
Oonagh n'était pas une enfant particulièrement têtue mais, une fois que son esprit se focalisait sur quelque chose, elle s'y donnait à fond. Une passion naissante s'était imposée à elle, cet automne : le cheerleading. Sa rencontre avec Cheryl l'avait motivée à évoluer dans un seul et unique but, celui de devenir cheerleader. Elle avait assisté aux entraînements des Crocheers en cachette et avait essayé de reproduire leurs mouvements, avec un peu de mal. Alors, plus récemment, une idée lui vint en tête : apprendre à danser. Cheryl faisait de la danse depuis longtemps, pas étonnant qu'elle était une si bonne cheerleader ! Et la capitaine de l'équipe, en plus. C'était désormais une évidence : Oonagh devait savoir danser pour apprendre le cheerleading.
Elle s'entraîna donc à reproduire les mouvements qu'on lui avait appris, encore et encore. Il lui semblait vraiment faire de mieux en mieux ! Jusqu'à ce qu'elle trébuche sur son propre pied et s'étale de tout son long dans un bruit sourd.
Dis-moi si tu veux que je modifie quelque chose !
Dernière modification par Oonagh Byrne le 6 juil. 2026, 09:42, modifié 1 fois.
Reine des fées
Princesse des cachots avec mon cher Thomas
Princesse des cachots avec mon cher Thomas
Pas de faux-pas !
D’aussi longtemps qu’il s’en souvienne l’adolescent avait toujours joué du piano avec sa mère. C’était leur moment à eux et pour cette raison, le petit garçon s’était toujours plié à la discipline et la rigueur que la pratique exigeait. Où en tout cas, qu’Elianor exigeait. Ernest avait appris la minutie, la précision. Il avait également appris à se tenir droit. Depuis son arrivée à Poudlard, il avait néanmoins abandonné peu à peu ses séances d’exercices. Parce qu’il n’était pas aussi facile de se retrouver seul dans la salle de répétition ou de prévoir les aller et venu des uns et des autres (seules les répétitions de la chorale étaient affichées) mais surtout parce que la magie occupait tout son temps libre.
Parfois, les lettres de ses mères faisaient naître quelques élans de culpabilité et il prenait tout de même son courage à deux mains pour se rendre au quatrième étage, espérant avoir le champ libre ne serait-ce qu’une petite demi-heure. Ce samedi matin, il avait fait chou blanc. Ou plutôt chou vert. Bien qu’on appelait ce dernier chou frisé. Sauf que la demoiselle qui occupait la salle, bien qu’étant élève à Serpentard, n’avait rien de frisée.
Il l’observa quelques instants en silence, essayant de deviner si elle était plutôt au début ou à la fin de son entraînement. Il ne la connaissait pas vraiment. Tout ce dont il était capable de dire c’est que c’était une élève de sa maison. Probablement une première année. Une première année particulièrement déterminée. Elle répétait encore et encore quelques mouvements. Peut-être du Cheerleading ? Quoi qu’il en soit, il salua sa pugnacité. Elle n'avait pas l'air prête de s’arrêter cela dit. Il allait repartir au moment où il entendit un bruit sourd sur le plancher. D’instinct, il se précipita, oubliant sa pudeur légendaire.
“Hey… ça va ??? Tu t’es fais mal ?”
Parfois, les lettres de ses mères faisaient naître quelques élans de culpabilité et il prenait tout de même son courage à deux mains pour se rendre au quatrième étage, espérant avoir le champ libre ne serait-ce qu’une petite demi-heure. Ce samedi matin, il avait fait chou blanc. Ou plutôt chou vert. Bien qu’on appelait ce dernier chou frisé. Sauf que la demoiselle qui occupait la salle, bien qu’étant élève à Serpentard, n’avait rien de frisée.
Il l’observa quelques instants en silence, essayant de deviner si elle était plutôt au début ou à la fin de son entraînement. Il ne la connaissait pas vraiment. Tout ce dont il était capable de dire c’est que c’était une élève de sa maison. Probablement une première année. Une première année particulièrement déterminée. Elle répétait encore et encore quelques mouvements. Peut-être du Cheerleading ? Quoi qu’il en soit, il salua sa pugnacité. Elle n'avait pas l'air prête de s’arrêter cela dit. Il allait repartir au moment où il entendit un bruit sourd sur le plancher. D’instinct, il se précipita, oubliant sa pudeur légendaire.
“Hey… ça va ??? Tu t’es fais mal ?”
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@Oonagh Byrne
@Oonagh Byrne
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- PRÉSENCE RÉDUITE -
- PRÉSENCE RÉDUITE -
Pas de faux-pas !
Alors qu'elle fit de son mieux pour encaisser le coup, tant physiquement que pour sa fierté, quelqu'un vola à son secours. Enfin, il se précipita avec les pieds à terre, bien sûr. En relevant les yeux, Oonagh vit qu'il s'agissait d'un garçon, sans ailes. Elle se tortilla pour s'asseoir, toujours à même le sol.
"Oui ça va... J'ai trébuché."
Son grand côté enfant la poussait à pleurer quelques chaudes larmes, mais elle se retint. Elle devait se montrer forte, comme la grande fille qu'elle était censée être du haut de ses 12 ans. Elle n'avait plus l'âge de pleurer pour le moindre bobo. Elle regarda son genoux, qui était égratigné. Rien de grave, vraiment. Elle passerait certainement à l'infirmerie pour un pansement.
"J'essaye d'apprendre à danser, mais je suis nulle." dit-elle en faisant la moue.
Il était vrai que ses débuts étaient un peu chaotiques. C'était une discipline qu'elle aimait bien, car elle aimait faire quelque chose de son corps et s'exprimer autrement que par la voix. Et puis, ça la forçait à canaliser son énergie, ou plutôt à la dépenser. Mais apprendre sans réel professeur était difficile. Elle faisait tout n'importe comment et il n'y avait personne pour l'aider, la conseiller, ou la corriger. Bref, Oonagh était aussi habile et gracieuse qu'un veracrasse. Elle s'en voulait de ne pas avoir pensé à pratiquer plus tôt. Elle aurait pu bénéficier de cours, avant de rentrer à Poudlard ! Maintenant il lui fallait attendre l'été et espérer que ses parents puissent l'inscrire à un stage de danse, si tant est que ça existait. Et s'ils le voulaient bien ! Trop de conditions à réunir pour que ça ne soit réalisable, finalement.
Désolée pour le retard !
"Oui ça va... J'ai trébuché."
Son grand côté enfant la poussait à pleurer quelques chaudes larmes, mais elle se retint. Elle devait se montrer forte, comme la grande fille qu'elle était censée être du haut de ses 12 ans. Elle n'avait plus l'âge de pleurer pour le moindre bobo. Elle regarda son genoux, qui était égratigné. Rien de grave, vraiment. Elle passerait certainement à l'infirmerie pour un pansement.
"J'essaye d'apprendre à danser, mais je suis nulle." dit-elle en faisant la moue.
Il était vrai que ses débuts étaient un peu chaotiques. C'était une discipline qu'elle aimait bien, car elle aimait faire quelque chose de son corps et s'exprimer autrement que par la voix. Et puis, ça la forçait à canaliser son énergie, ou plutôt à la dépenser. Mais apprendre sans réel professeur était difficile. Elle faisait tout n'importe comment et il n'y avait personne pour l'aider, la conseiller, ou la corriger. Bref, Oonagh était aussi habile et gracieuse qu'un veracrasse. Elle s'en voulait de ne pas avoir pensé à pratiquer plus tôt. Elle aurait pu bénéficier de cours, avant de rentrer à Poudlard ! Maintenant il lui fallait attendre l'été et espérer que ses parents puissent l'inscrire à un stage de danse, si tant est que ça existait. Et s'ils le voulaient bien ! Trop de conditions à réunir pour que ça ne soit réalisable, finalement.
Désolée pour le retard !
Reine des fées
Princesse des cachots avec mon cher Thomas
Princesse des cachots avec mon cher Thomas
Pas de faux-pas !
Le front barré d’un pli soucieux, Ernest grimaça à la réponse de la jeune fille. La souffrance des autres l’avait toujours particulièrement touchée. Il avait presque mal pour elle. Il avait un bon nombre de gamelles au compteur, que ce soit dans les escaliers ou du haut de son balai. Il ressentait énormément d’empathie face à la douleur physique qui venait rarement seule. Cette dernière était souvent accompagnée de sentiments de solitude, d’échec, de honte aussi parfois ou même de colère. Tout comme il était sensible aux messages transmis par les plantes, l’adolescent était sensible aux émotions des autres. Dans les deux cas, il n’était pas forcément capable de le verbaliser.
“Attends…”
Ernest s’agenouilla à côté de la petite brune et tira son sac en bandoulière devant lui pour en sortir sa baguette magique.
“Je peux ?”
Il attendit évidemment qu’elle lui donne son consentement avant de lancer le moindre sortilège. S’il y avait bien un enchantement avec lequel il était familier, c’était bien Epiksey, le sortilège de soin. Il ne comptait plus le nombre de fois où les infirmiers l’avaient utilisé sur lui. Il avait tenté de le lancer pour la première fois l’année précédente, même s’il s’agissait d’un sort de niveau 4. Les premières fois, ça n’avait évidemment pas marché. Ernest avait tout de même continué d’essayer. Les p’tits bobos du quotidien, ce n’était pas ce qui manquait.
Et puis un jour, alors qu’il s’était coupé le doigt avec le bord d’une feuille de parchemin, il avait tenté une nouvelle fois sans beaucoup d’ambition. Quelle surprise de voir sa peau recouvrir peu à peu cette micro-coupure jusqu’à la faire disparaître. Il avait pressé son doigt une bonne minute pour être sûr. C’était comme s’il ne s’était jamais coupé. Dès lors, chaque petite blessure était une nouvelle opportunité avec des résultats plus ou moins probants. Le garçon ne s’était évidemment pas blessé exprès, mais l’idée lui avait peut-être traversé l’esprit l’espace d’une demi-seconde.
“Tu devrais juste sentir un peu de chaud…”
Ce n’était qu’une égratignure, mais sur le parquet de la salle de Répétition, une petite glissade ça devait quand même piquer un peu. Ernest actionna sa baguette et prononça la formule avec concentration. Peu à peu les couches d’épidermes se reconstituèrent et la rougeur disparue. Epiksey, c’était un peu le mercurochrome ou l’arnica des mamans sorcières. Et c’était bien pratique de savoir le lancer. Probablement l’un des sorts sur lesquels il s’était le plus entraîné, sans compter Marine qui s’était entraîné sur lui pour son Brevet de Secourisme Magique.
“De ce que j’ai vu… t’avais pas l’air nulle…”
Le quatrième année se releva et tendit sa main à la jeune Serpentard pour l’aider à se relever.
“Ça va mieux ? … T’essaie d’apprendre quoi comme danse exactement ?”
Ernest avait pu observer la répétition des mouvements, la détermination. Il savait reconnaître quelqu’un qui tentait de se donner les moyens quand il le voyait. Une nouvelle fois, il lui semblait voir un reflet de lui-même dans cette manière de redouter l’échec. De minimiser les efforts aussi.
“Attends…”
Ernest s’agenouilla à côté de la petite brune et tira son sac en bandoulière devant lui pour en sortir sa baguette magique.
“Je peux ?”
Il attendit évidemment qu’elle lui donne son consentement avant de lancer le moindre sortilège. S’il y avait bien un enchantement avec lequel il était familier, c’était bien Epiksey, le sortilège de soin. Il ne comptait plus le nombre de fois où les infirmiers l’avaient utilisé sur lui. Il avait tenté de le lancer pour la première fois l’année précédente, même s’il s’agissait d’un sort de niveau 4. Les premières fois, ça n’avait évidemment pas marché. Ernest avait tout de même continué d’essayer. Les p’tits bobos du quotidien, ce n’était pas ce qui manquait.
Et puis un jour, alors qu’il s’était coupé le doigt avec le bord d’une feuille de parchemin, il avait tenté une nouvelle fois sans beaucoup d’ambition. Quelle surprise de voir sa peau recouvrir peu à peu cette micro-coupure jusqu’à la faire disparaître. Il avait pressé son doigt une bonne minute pour être sûr. C’était comme s’il ne s’était jamais coupé. Dès lors, chaque petite blessure était une nouvelle opportunité avec des résultats plus ou moins probants. Le garçon ne s’était évidemment pas blessé exprès, mais l’idée lui avait peut-être traversé l’esprit l’espace d’une demi-seconde.
“Tu devrais juste sentir un peu de chaud…”
Ce n’était qu’une égratignure, mais sur le parquet de la salle de Répétition, une petite glissade ça devait quand même piquer un peu. Ernest actionna sa baguette et prononça la formule avec concentration. Peu à peu les couches d’épidermes se reconstituèrent et la rougeur disparue. Epiksey, c’était un peu le mercurochrome ou l’arnica des mamans sorcières. Et c’était bien pratique de savoir le lancer. Probablement l’un des sorts sur lesquels il s’était le plus entraîné, sans compter Marine qui s’était entraîné sur lui pour son Brevet de Secourisme Magique.
“De ce que j’ai vu… t’avais pas l’air nulle…”
Le quatrième année se releva et tendit sa main à la jeune Serpentard pour l’aider à se relever.
“Ça va mieux ? … T’essaie d’apprendre quoi comme danse exactement ?”
Ernest avait pu observer la répétition des mouvements, la détermination. Il savait reconnaître quelqu’un qui tentait de se donner les moyens quand il le voyait. Une nouvelle fois, il lui semblait voir un reflet de lui-même dans cette manière de redouter l’échec. De minimiser les efforts aussi.
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Aucun souci
@Oonagh Byrne
Aucun souci
@Oonagh Byrne
4ème année RP 50-51 - P&O / 15 ans
- PRÉSENCE RÉDUITE -
- PRÉSENCE RÉDUITE -
Pas de faux-pas !
Les yeux d'Oonagh s'ouvrirent en grand lorsque le garçon s'agenouilla et pensa magiquement sa blessure. Elle savait que la magie pouvait faire ça bien sûr, car ses parents le lui avaient déjà fait. Mais elle avait oublié comme ça lui paraissait impressionnant. Ce qu'elle avait hâte d'apprendre de tels sorts !
Elle saisit sa main et se releva grâce à son aide. Ses joues rosirent légèrement, tant par l'embarras que par le compliment du garçon. Oui, "pas si nulle", c'était un compliment pour elle. Elle se tortilla un peu, constatant les effets du sortilège de guérison. Comme c'était pratique.
"Je ne sais pas trop... quelque chose qui ressemble à ce que font les cheerleaders. J'aimerais bien en être une, un jour !" dit-elle, honnête.
Elle ne connaissait pas trop les différents genres de danse, mis à part la danse classique. Le reste était un peu flou pour elle, qui ne s'y était jamais intéressée avant cette année et qui n'avait pas de formation spécifique à sa disposition. Certainement qu'elle pourrait en apprendre plus cet été, car elle aurait quasiment deux mois dédiés à ça ! Elle n'avait de toute façon pas grand chose à faire en dehors. Elle fera aussi des activités avec sa maman, qui sera aussi en vacances, et puis avec la famille entière. Peut-être même qu'elle verra Rebekah et Elena une fois, ou alors qu'elle irait chez ses grands-parents Byrne et qu'elle y verra Rosalind. Oui, elle aura un été bien rempli.
Elle saisit sa main et se releva grâce à son aide. Ses joues rosirent légèrement, tant par l'embarras que par le compliment du garçon. Oui, "pas si nulle", c'était un compliment pour elle. Elle se tortilla un peu, constatant les effets du sortilège de guérison. Comme c'était pratique.
"Je ne sais pas trop... quelque chose qui ressemble à ce que font les cheerleaders. J'aimerais bien en être une, un jour !" dit-elle, honnête.
Elle ne connaissait pas trop les différents genres de danse, mis à part la danse classique. Le reste était un peu flou pour elle, qui ne s'y était jamais intéressée avant cette année et qui n'avait pas de formation spécifique à sa disposition. Certainement qu'elle pourrait en apprendre plus cet été, car elle aurait quasiment deux mois dédiés à ça ! Elle n'avait de toute façon pas grand chose à faire en dehors. Elle fera aussi des activités avec sa maman, qui sera aussi en vacances, et puis avec la famille entière. Peut-être même qu'elle verra Rebekah et Elena une fois, ou alors qu'elle irait chez ses grands-parents Byrne et qu'elle y verra Rosalind. Oui, elle aura un été bien rempli.
Reine des fées
Princesse des cachots avec mon cher Thomas
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