Lonely in Paris
Pnj actif -> Nadia Smile et Thomas Smile

Le réveil sonna à sept heures précises. Pendant quelques secondes, Lonely resta immobile sous sa couette, les yeux fixés au plafond de sa chambre. Puis un sourire encore endormi étira doucement ses lèvres. Aujourd'hui n'était pas un jour comme les autres, loin de là ! Aujourd'hui, elle partait à Paris.
Depuis la fin des cours, le 19 juin, elle n'avait pratiquement plus parlé que de ça. Sa valise avait été faite, défaite puis refaite plusieurs fois. Son appareil photo était soigneusement rangé dans son sac, son carnet aussi, accompagné de quelques stylos, de deux paires de lunettes de secours et d'un gros sweat gris que sa mère lui avait fait remarquer, non sans amusement, qu'elle ne porterait probablement jamais avec la chaleur annoncée.
En descendant dans la cuisine de leur maison à Manchester, Lonely trouva déjà ses parents installés autour de la table. L'odeur des tartines grillées et du chocolat chaud flottait dans la pièce. Sa mère leva les yeux vers elle et sourit immédiatement.
- Tu n'as presque pas dormi, pas vrai ?
Lonely s'assit en face d'elle avant de hausser timidement les épaules.
- Un peu... Mais je me suis réveillée plusieurs fois.
Son père releva le nez de son journal.
- Laisse-moi deviner. Tu vérifiais mentalement que tu n'avais pas oublié ton appareil photo.
Elle baissa les yeux vers sa tasse avec un petit sourire gêné.
- Peut-être...
- Tu sais, même si tu l'avais oublié, Paris ne disparaîtrait pas.
- Je sais... répondit-elle doucement. Mais ce ne seraient plus mes premières impressions.
Ses parents échangèrent un regard attendri. Cette réponse lui ressemblait parfaitement. Lonely attachait énormément d'importance aux souvenirs, aux détails et aux petits instants que beaucoup auraient laissés passer sans même y prêter attention.
Le trajet jusqu'à la gare de Manchester se déroula dans une ambiance calme. Lonely gardait son sac contre elle comme s'il contenait quelque chose de précieux. En réalité, c'était un peu le cas. Son appareil photo, son carnet et tout ce qu'elle espérait rapporter de ce voyage s'y trouvaient déjà, même si les souvenirs n'existaient pas encore... Enfin, plus pour longtemps.
Une fois installée dans l'Eurostar, elle choisit naturellement la place près de la fenêtre. Pendant presque tout le trajet, elle observa les paysages défiler sans décrocher le regard de la vitre. De temps à autre, elle notait quelques phrases dans son carnet, puis relevait aussitôt la tête, de peur de manquer quelque chose.
Son père finit par sourire en coin.
- Tu écris déjà ?
- Juste des petites choses.
- Tu comptes écrire tout le voyage ?
Elle réfléchit quelques secondes avant d'acquiescer.
- Oui. Les souvenirs changent avec le temps. Alors je préfère les écrire avant qu'ils décident de devenir différents.
Son père la regarda un instant sans répondre, puis esquissa simplement un sourire.
- C'est une bonne idée.
Le reste du voyage passa beaucoup plus vite que Lonely ne l'aurait cru. Elle alternait entre les paysages qui défilaient derrière la vitre, les quelques pages de son livre qu'elle n'arrivait jamais à lire plus de dix minutes d'affilée tant son esprit revenait toujours à la même pensée : dans quelques heures, je serai en France. Lorsqu'une annonce retentit dans le train, d'abord en français puis en anglais, elle redressa aussitôt la tête.
- On arrive bientôt ? demanda-t-elle.
Sa mère consulta sa montre.
- Dans une petite demi-heure chérie.
Lonely hocha la tête, incapable de cacher son impatience. Elle remit correctement ses lunettes sur son nez avant de ranger définitivement son livre dans son sac et de ressortir son carnet.
Lorsque le train ralentit enfin avant d'entrer en gare, elle colla son front contre la vitre. Les immeubles défilaient désormais tout près des rails, couverts de graffitis colorés. Des ponts passaient au-dessus du train, des rues apparaissaient quelques secondes avant de disparaître, et partout, elle distinguait des panneaux écrits uniquement en français. Son cœur battait déjà un peu plus vite.
- Ça y est... France nous voilà*
Quelques minutes plus tard, les portes de l'Eurostar s'ouvrirent sur le quai. Une vague de conversations en français les enveloppa aussitôt. Lonely resta immobile une seconde. Les gens parlaient vite, très vite. Les mots se mélangeaient dans son esprit. Elle reconnaissait parfois un bonjour, un merci ou un pardon, mais le reste lui semblait filer à toute vitesse.
- C'est bizarre..., murmura-t-elle.
Son père attrapa une valise.
- Quoi donc ?
- Je comprends certains mots... mais j'ai l'impression qu'ils parlent deux fois plus vite que ce que j'ai pu entendre avant.
Sa mère rit doucement.
- C'est souvent l'effet que ça fait quand on arrive dans un nouveau pays, tu t'y habitueras ne t'en fais pas.
Ils traversèrent la gare au milieu des voyageurs. Lonely tournait la tête dans tous les sens, oubliant presque d'avancer. Les boutiques, les panneaux d'affichage, les odeurs de café et de viennoiseries... tout lui donnait envie de s'arrêter... Et de manger bien évidemment.
Ils quittèrent ensuite la gare pour rejoindre leur hôtel à pied. Dès qu'ils mirent le nez dehors, une chaleur agréable les accueillit. Lonely inspira profondément.
L'air n'avait pas une odeur particulière, pourtant il lui semblait différent.
Elle leva les yeux vers les immeubles haussmanniens qui bordaient les larges avenues. Les balcons en fer forgé semblaient tous sortis d'un vieux film, tandis que les façades crème reflétaient la lumière du soleil.
- C'est joli..., souffla-t-elle.
Elle avait du mal à expliquer ce qu'elle ressentait. Tout semblait élégant sans donner l'impression de chercher à l'être. À peine eurent-ils marché cinq minutes que Lonely sortit déjà son appareil photo. Click. Une façade couverte de fleurs. Click. Un vieux lampadaire. Click. Une terrasse remplie de gens.
Son père secoua la tête en riant.
- Tu photographies absolument tout.
- Je sais !
- Même une bouche d'égout, si j'en crois tout à l'heure.
Lonely baissa les yeux vers celle qu'elle venait justement de remarquer.
- Elle est différente de celles de Manchester.
Sa mère éclata de rire.
- Tu es irrécupérable.
Lonely tira gentiment la langue sans cesser de prendre sa photo.
*Paroles prononcé en Français

1 juillet 2051
Le réveil sonna à sept heures précises. Pendant quelques secondes, Lonely resta immobile sous sa couette, les yeux fixés au plafond de sa chambre. Puis un sourire encore endormi étira doucement ses lèvres. Aujourd'hui n'était pas un jour comme les autres, loin de là ! Aujourd'hui, elle partait à Paris.
Depuis la fin des cours, le 19 juin, elle n'avait pratiquement plus parlé que de ça. Sa valise avait été faite, défaite puis refaite plusieurs fois. Son appareil photo était soigneusement rangé dans son sac, son carnet aussi, accompagné de quelques stylos, de deux paires de lunettes de secours et d'un gros sweat gris que sa mère lui avait fait remarquer, non sans amusement, qu'elle ne porterait probablement jamais avec la chaleur annoncée.
En descendant dans la cuisine de leur maison à Manchester, Lonely trouva déjà ses parents installés autour de la table. L'odeur des tartines grillées et du chocolat chaud flottait dans la pièce. Sa mère leva les yeux vers elle et sourit immédiatement.
- Tu n'as presque pas dormi, pas vrai ?
Lonely s'assit en face d'elle avant de hausser timidement les épaules.
- Un peu... Mais je me suis réveillée plusieurs fois.
Son père releva le nez de son journal.
- Laisse-moi deviner. Tu vérifiais mentalement que tu n'avais pas oublié ton appareil photo.
Elle baissa les yeux vers sa tasse avec un petit sourire gêné.
- Peut-être...
- Tu sais, même si tu l'avais oublié, Paris ne disparaîtrait pas.
- Je sais... répondit-elle doucement. Mais ce ne seraient plus mes premières impressions.
Ses parents échangèrent un regard attendri. Cette réponse lui ressemblait parfaitement. Lonely attachait énormément d'importance aux souvenirs, aux détails et aux petits instants que beaucoup auraient laissés passer sans même y prêter attention.
Le trajet jusqu'à la gare de Manchester se déroula dans une ambiance calme. Lonely gardait son sac contre elle comme s'il contenait quelque chose de précieux. En réalité, c'était un peu le cas. Son appareil photo, son carnet et tout ce qu'elle espérait rapporter de ce voyage s'y trouvaient déjà, même si les souvenirs n'existaient pas encore... Enfin, plus pour longtemps.
Une fois installée dans l'Eurostar, elle choisit naturellement la place près de la fenêtre. Pendant presque tout le trajet, elle observa les paysages défiler sans décrocher le regard de la vitre. De temps à autre, elle notait quelques phrases dans son carnet, puis relevait aussitôt la tête, de peur de manquer quelque chose.
Son père finit par sourire en coin.
- Tu écris déjà ?
- Juste des petites choses.
- Tu comptes écrire tout le voyage ?
Elle réfléchit quelques secondes avant d'acquiescer.
- Oui. Les souvenirs changent avec le temps. Alors je préfère les écrire avant qu'ils décident de devenir différents.
Son père la regarda un instant sans répondre, puis esquissa simplement un sourire.
- C'est une bonne idée.
Le reste du voyage passa beaucoup plus vite que Lonely ne l'aurait cru. Elle alternait entre les paysages qui défilaient derrière la vitre, les quelques pages de son livre qu'elle n'arrivait jamais à lire plus de dix minutes d'affilée tant son esprit revenait toujours à la même pensée : dans quelques heures, je serai en France. Lorsqu'une annonce retentit dans le train, d'abord en français puis en anglais, elle redressa aussitôt la tête.
- On arrive bientôt ? demanda-t-elle.
Sa mère consulta sa montre.
- Dans une petite demi-heure chérie.
Lonely hocha la tête, incapable de cacher son impatience. Elle remit correctement ses lunettes sur son nez avant de ranger définitivement son livre dans son sac et de ressortir son carnet.
Lorsque le train ralentit enfin avant d'entrer en gare, elle colla son front contre la vitre. Les immeubles défilaient désormais tout près des rails, couverts de graffitis colorés. Des ponts passaient au-dessus du train, des rues apparaissaient quelques secondes avant de disparaître, et partout, elle distinguait des panneaux écrits uniquement en français. Son cœur battait déjà un peu plus vite.
- Ça y est... France nous voilà*
Quelques minutes plus tard, les portes de l'Eurostar s'ouvrirent sur le quai. Une vague de conversations en français les enveloppa aussitôt. Lonely resta immobile une seconde. Les gens parlaient vite, très vite. Les mots se mélangeaient dans son esprit. Elle reconnaissait parfois un bonjour, un merci ou un pardon, mais le reste lui semblait filer à toute vitesse.
- C'est bizarre..., murmura-t-elle.
Son père attrapa une valise.
- Quoi donc ?
- Je comprends certains mots... mais j'ai l'impression qu'ils parlent deux fois plus vite que ce que j'ai pu entendre avant.
Sa mère rit doucement.
- C'est souvent l'effet que ça fait quand on arrive dans un nouveau pays, tu t'y habitueras ne t'en fais pas.
Ils traversèrent la gare au milieu des voyageurs. Lonely tournait la tête dans tous les sens, oubliant presque d'avancer. Les boutiques, les panneaux d'affichage, les odeurs de café et de viennoiseries... tout lui donnait envie de s'arrêter... Et de manger bien évidemment.
Ils quittèrent ensuite la gare pour rejoindre leur hôtel à pied. Dès qu'ils mirent le nez dehors, une chaleur agréable les accueillit. Lonely inspira profondément.
L'air n'avait pas une odeur particulière, pourtant il lui semblait différent.
Elle leva les yeux vers les immeubles haussmanniens qui bordaient les larges avenues. Les balcons en fer forgé semblaient tous sortis d'un vieux film, tandis que les façades crème reflétaient la lumière du soleil.
- C'est joli..., souffla-t-elle.
Elle avait du mal à expliquer ce qu'elle ressentait. Tout semblait élégant sans donner l'impression de chercher à l'être. À peine eurent-ils marché cinq minutes que Lonely sortit déjà son appareil photo. Click. Une façade couverte de fleurs. Click. Un vieux lampadaire. Click. Une terrasse remplie de gens.
Son père secoua la tête en riant.
- Tu photographies absolument tout.
- Je sais !
- Même une bouche d'égout, si j'en crois tout à l'heure.
Lonely baissa les yeux vers celle qu'elle venait justement de remarquer.
- Elle est différente de celles de Manchester.
Sa mère éclata de rire.
- Tu es irrécupérable.
Lonely tira gentiment la langue sans cesser de prendre sa photo.
*Paroles prononcé en Français
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Lonely in Paris
1 juillet (la suite)
Une fois arrivés à l'hôtel, ils déposèrent rapidement leurs valises dans leur chambre. Lonely prit à peine le temps d'observer les lieux. Elle s'approcha quelques secondes de la fenêtre pour regarder la rue en contrebas, puis se tourna presque aussitôt vers ses parents.
- On y va ??
Son père éclata de rire.
- Tu viens à peine de poser tes affaires !
- Justement !
Sa mère échangea un regard amusé avec son mari avant d'attraper son sac à main.
- Allez, avant qu'elle ne décide de visiter l'hôtel en prenant des photos des interrupteurs.
- Je n'aurais pas fait ça... Enfin... pas tous les interrupteurs.
Son père leva les yeux au ciel en riant.
- C'est rassurant dis donc.
Quelques minutes plus tard, ils étaient déjà de retour dans les rues de Paris. Lonely marchait à côté de ses parents, les yeux rivés partout sauf devant elle. Chaque rue semblait différente de la précédente. Certaines étaient bordées de grands immeubles aux façades élégantes, d'autres paraissaient plus étroites, avec de petites boutiques qui débordaient presque sur les trottoirs.
À plusieurs reprises, elle s'arrêta simplement pour observer des artistes installés au coin d'une rue, des musiciens jouant quelques morceaux ou encore des vendeurs proposant de vieux livres sur les quais de Seine.
- On peut regarder ? demanda-t-elle en désignant les étals.
- Bien sûr, répondit sa mère.
Lonely passa de longues minutes à parcourir les couvertures du regard. La plupart des ouvrages étaient écrits en français. Elle reconnaissait parfois quelques mots, essayant de les traduire mentalement, avant de finir par sourire en voyant un album illustré racontant les aventures d'un petit chat.
- J'aimerais apprendre le français correctement un jour.
Son père lui adressa un sourire.
- Tu as tout ton temps ne t'inquiètes pas.
Ils reprirent leur promenade jusqu'à apercevoir enfin la célèbre pyramide de verre du Louvre. Lonely ralentit naturellement le pas. Elle connaissait le musée de nom, bien sûr, mais le découvrir en vrai lui faisait une impression étrange. L'immense cour lui semblait irréelle, dominée par les façades du palais qui s'étendaient à perte de vue.
- C'est... immense.
- Tu comprends maintenant pourquoi on ne peut pas tout visiter en une journée ? demanda sa mère.
Avant d'entrer, Lonely s'arrêta devant la pyramide de verre. Les rayons du soleil s'y reflétaient de toutes parts. Sans réfléchir, elle sortit une nouvelle fois son appareil photo et commença à prendre des clichés.
- Lonely...
Elle leva les yeux.
- Oui ?
- On finira peut-être par entrer dans le musée.
- Ah... oui.
Elle rangea précipitamment son appareil en rougissant légèrement.
À l'intérieur, elle eut immédiatement l'impression d'entrer dans un autre monde. Les immenses salles semblaient ne jamais finir. Les plafonds étaient décorés avec une précision qui lui donna rapidement mal au cou tant elle passait son temps à les regarder.
- Tu regardes plus le plafond que les œuvres, remarqua son père.
- Les deux sont magnifiques.
Ils commencèrent donc tranquillement leur visite. Lonely s'arrêtait devant presque chaque tableau, lisant soigneusement les petits panneaux explicatifs, même lorsqu'ils étaient uniquement en français. Elle essayait d'en comprendre le sens avec les quelques mots qu'elle connaissait.
Puis ils arrivèrent devant une foule compacte et la jeune fille fronça légèrement les sourcils.
- Pourquoi il y a autant de monde ici ?
Son père esquissa un sourire.
- Approche.
Elle se glissa entre plusieurs visiteurs avant d'apercevoir enfin le célèbre tableau : La Joconde.
Elle resta silencieuse quelques secondes.
- Elle est... plus petite que je l'imaginais.
Sa mère éclata doucement de rire.
- C'est ce que disent beaucoup de gens.
Puis elle reprit tranquillement son chemin, laissant ses parents échanger un regard amusé derrière elle. Pour eux, ce voyage ne faisait que commencer. Mais ils savaient déjà qu'ils allaient découvrir Paris d'une façon bien différente : à travers les yeux d'une petite fille capable de trouver autant de beauté dans une œuvre mondialement connue que dans une vieille bouche d'égout ou un lampadaire un peu tordu.
─────────୨୧─────────
Après plusieurs heures à arpenter les couloirs du Louvre, leurs jambes commencèrent enfin à protester. Même Lonely, pourtant encore émerveillée par tout ce qu'elle avait vu, dut reconnaître qu'elle commençait à avoir faim. Ils quittèrent donc le musée en fin de journée et trouvèrent un petit restaurant installé dans une rue calme, non loin de là.
Installés en terrasse, ils profitèrent de la douceur de la soirée tandis que les serveurs passaient d'une table à l'autre en échangeant quelques mots rapides avec les clients. Lonely parcourut le menu avec concentration, s'aidant des quelques mots de français qu'elle connaissait, c'est à dire peu.
- Je crois que je vais prendre ça... annonça-t-elle en pointant une ligne du doigt.
Son père se pencha pour lire.
- Tu es sûre ? Tu sais ce que c'est ?
- Pas exactement... mais ça a l'air bon.
Sa mère esquissa un sourire.
- C'est aussi comme ça qu'on découvre de nouvelles choses.
Lorsque les plats arrivèrent, Lonely observa le sien avec curiosité avant d'y goûter. Ses yeux s'illuminèrent presque aussitôt, la gourmande qu'elle était approuvé son choix.
- C'est vraiment bon !
Entre deux bouchées, ils repensèrent à leur journée, évoquant les salles du Louvre, les tableaux qui avaient le plus marqué Lonely et les dizaines de photos déjà stockées dans son appareil. La jeune sorcière parlait avec enthousiasme, les mains accompagnant parfois ses explications, avant de s'interrompre brusquement pour reprendre une bouchée de son repas.
La journée avait été longue, mais elle avait cette agréable sensation de fatigue qui accompagne les plus beaux souvenirs. Demain, une nouvelle journée les attendait. Et Lonely avait déjà hâte de découvrir ce que Paris lui réservait encore.
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