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Mercredi, à peine 14h30


Allongeant le pas comme à son habitude à l'approche de l'heure d'un cours, Aliosus traversait les couloirs en filant droit devant lui et gare à qui oserait se mettre sur son chemin. Il avait profité des beaux jours revenus avec le printemps malgré tout relativement frais et humide de l'austère Écosse pour aller réviser dans le parc.
Enfin, réviser...
C'était du moins l'objectif théorique, de profiter des rayons doux d'un soleil encore timide pour s'oxygéner un peu en pleine journée tout en relisant ses parchemins de Sortilèges et de Métamorphoses. Seulement, comment dire non à la compagnie enjôleuse de Yesenia ? Jusqu'à la quatrième année elle avait encore ce privilège qui semblait déjà si loin à Aliosus de ne pas avoir cours le mercredi après-midi, et les suggestions du préfet en chef pour que sa petite amie l'imite en révisant elle aussi se heurtèrent à des arguments solides, principalement sous la forme de deux grands yeux mutins qui ne lui laissaient aucune chance, d'un sourire coquin qui, si en troisième année alors qu'il était jeune préfet et elle petite seconde année il avait été annonceur pour Aliosus d'une infraction au règlement commise récemment avait désormais des airs de promesses d'un moment partagé avec une passion telle qu'Aliosus se surprenait parfois lui-même de sa propre hardiesse, et de l'image incroyable que créait le rideau de cheveux bruns lorsque les rayons couleur miel passaient au travers, jetant sur la peau pâle du visage délicat de Yesenia une danse d'ombres subtiles qui peignaient un tableau éthéré et mystérieux.
Il n'avait donc pas beaucoup révisé et devait à présent hâter le pas s'il ne voulait pas risquer un retard tout simplement honteux et impardonnable pour sa fonction, bien qu'il eut suffit qu'il inventât une réprimande quelconque sur le chemin pour justifier d'une arrivée tardive. Tout absorbé à ses calculs d'itinéraire le plus efficace - éviter l'escalier ouest qui avait tendance à bouger pour suivre le soleil, comme un chat paresseux, ce qui aurait obligé Aliosus à vraisemblablement remonter au troisième étage avant de redescendre vers les cachots - il s'arrêta net lorsqu'il posa les yeux sur la jupe réglementaire de sa camarade Orphéa.

«Was ist das ? Oh Götter... Il fonça vers elle et la bloqua derrière une armure massive. Orphéa mais qu'est ce qu'il te prend ?» Probablement allemande d'ailleurs, cette armure, s'il en jugeait par le casque gothique à la visière horizontale typique.

@Orphéa Cooper seconde mention de la soirée :D

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Comme tous les mercredis après-midi, Orphéa avait cours de potion. Elle n’était pas en retard, et avait même pris le temps de faire un crochet par les toilettes, pour être tranquille durant toute la durée du cours. Pour être tout à fait honnête, elle traînait même un peu le pas, souhaitant profiter au maximum des rayons de soleil que le printemps commençait à offrir, même si ceux-ci traversaient une fenêtre. L'Écossaise avait profité de l’extérieur une bonne partie de la matinée, mais elle voulait prolonger l’instant. Les cachots étaient sombres. Sa salle commune était sous un lac, et même si elle l’adorait, la brune avait à cœur de parfaire son teint qu’elle trouvait souvent trop pâle. Quand elle sortirait de cours, elle aurait à peine le temps de manger avant de se rendre au club de sortilège. Autrement dit, elle ne reverrait pas le soleil ce jour-là. En jetant un rapide coup d’œil à sa montre, la jeune fille se rendit finalement compte qu’à trop traîner, elle risquait d’être en retard. Alors qu’elle accélérait le pas vers la salle de cours qu’elle devait rejoindre quelques étages plus bas, elle se retrouva bloqué derrière une armure, par un Aliosus visiblement soucieux de son comportement. Orphéa le dévisagea un instant, haussant les sourcils, ne comprenant pas la raison de cette soudaine intervention, qu’elle trouvait des plus étranges.

« Comment ça qu’est ce qu’il me prend ? demanda la cinquième année étonnée, en le défigurant de ses grands yeux gris. Toi qu’est ce qu’il te prend ? »

Son ton n’était pas méchant, ni agacé, ni mauvais, ni rien du tout d'ailleurs. Elle était simplement perplexe. La Serpentard n’avait pas pour habitude de se retrouver coincé entre un mur, un préfet et une armure, et se demandait ce qu’elle avait bien pu faire pour mériter cela.

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La réaction d'Orphéa confirmait les soupçons d'Aliosus, elle n'avait aucune idée de la situation, il avait donc bien fait d'intervenir, même d'une manière si peu orthodoxe. Il commença pour lui tourner le dos, afin d'assurer ses arrières et vérifier que personne ne se dirigeait vers eux. Le flot d'élèves commençait à décroître dans le couloirs alors que les secondes passaient, tant mieux.
«Ta jupe, Orphéa, je ne veux pas savoir comment tu t'y es prise, mais il y a vraisemblablement un problème parce qu'elle est coincée dans ta... elle est coincée, bref, remets ça en place avant que quelqu'un ne s'en rende vraiment compte.»
C'était la vue surprenante de l'uniforme de sa camarade qui l'avait alerté, la jupe réglementaire était coincée dans les sous-vêtements de la cinquième année d'une façon cette fois pas du tout règlementaire, notamment dans la façon qu'elle avait de révéler beaucoup trop de choses. Il espérait que nul appareil photo sorcier n'ait été dans les mains d'un petit sagouin qui en aurait profiter pour faire devenir sa camarade la risée de l'école.

«Faut que tu fasses attention, tu peux pas te permettre ce genre de chose, et je parle pas vis à vis du règlement, tu représentes plus que ta personne maintenant.» Il en savait quelque chose, lui aussi sentait une pression accrue sur ses épaules depuis le début de l'année.

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Sur les paroles du préfet, Orphéa descendit machinalement ses mains vers sa jupe, comme pour la lisser. Étrangement, ses doigts rencontrèrent la peau de sa cuisse droite à un endroit qui aurait dû être couvert de tissus. La Serpentard se tordit le cou pour pouvoir observer au mieux le spectacle qu’elle offrait depuis sa sortie des toilettes aux élèves de Poudlard qui la suivaient. Sa jupe était coincée dans sa culotte, révélant un grand bout de fesses. Comment avait elle fait pour ne pas s’en rendre compte avant ? Le visage cramoisi, la brune remis en place ses vêtements en balbutiant des paroles incompréhensibles, gênée, en essayant de disparaître derrière l’armure. En d’autres circonstances, elle n’aurait certainement pas trouvé cela si dramatique : l’Ecossaise avait l’élégance de porter des culottes noires, loin du ridicule de celles de Blackburn, avec des petites coccinelles. Rien de vulgaire, ni de trop échancré. Ses sous-vêtements ne laissaient guère voir plus que ce que l’aurait permis un maillot de bain. Mais le fait que ce soit Aliosus, et qu’il évoque la responsabilité d’image qu’elle portait implicitement rendait la chose horriblement gênante.

« Hmmm, merci… je suppose, répondit la cinquième année qui s’efforçait de retrouver un minimum de dignité. Je ne sais pas comment c’est arrivé. J’étais probablement distraite en sortant des toilettes »

Son ami n’attendait certainement aucune explication, mais elle se sentait obligée d’apporter une justification à ce tragique incident.

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Le cocasse de la situation qui aurait sauté aux yeux d'à peu près n'importe qui dans l'école de magie échappait totalement à Aliosus, qui ne voyais dans cet embarras qu'une représentation guère reluisante à la fois de sa Maison et de sa camarade, et par extension, de sa famille et donc au bout du compte, du Conseil, ce qui finissait par rejaillir sur lui. Heureusement qu'il avait pu intervenir, à présent, les mains d'Orphéa agissaient rapidement afin de mettre un terme à l'affront au règlement en terme vestimentaire, l'article 2 de la sixième section du chapitre I du règlement indiquait en toute lettre que la tenue portée devait respecter la pudeur de tous, et bien que cet article fasse référence aux tenues portée hors des périodes scolaires comme les week end et les vacances, il estimait juste de considérer que ce passage précis pouvait facilement être étendu à toutes les situations.

A présent que son amie finissait de se rendre présentable, elle retrouvait visiblement l'usage de la parole car aucun des balbutiements honteux qu'elle avait bafouillé auparavant n'avaient eu de sens pour lui.
Il la regarda, elle était écarlate comme il ne l'avait jamais vu. Cela faisait d'autant plus ressortir ses immenses yeux clairs alors que ses tâches de rousseurs disparaissaient dans les rougeurs embarrassées de la cinquième année.

«C'est bon, ne t'en fais pas. Il avait beau manquer de tact parfois, il savait qu'il ne servait à rien d'insister sur la prudence, Orphéa ferait désormais probablement passablement attention à chaque fois qu'elle sortirai des toilettes après un pareil épisode. Tu es distraite par quelque chose en particulier ?» demanda-t-il curieux en fronçant légèrement les sourcils.

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Distraite par quelque chose de particulier ? La Serpentard avait des centaines de raison d’être distraite. Les buses qui approchaient à grand pas, son stupide lézard qui lui donnait l’impression d’avoir à sa charge un enfant suicidaire, ses cheveux qui n’étaient jamais assez bien arrangés… mais ce serait mentir que de lui dire que c’était un de ses sujet qui la perturbait à ce point. Oui je suis distraite, et c’est entièrement de la faute de ma grand-mère, du Conseil et de leur maudite politique, avait envie de répondre la cinquième année. Mais elle ne pouvait pas. Il s’agissait d’Aliosus tout de même. Malgré le fait qu’elle lui accordait une grande confiance, Orphéa les savait très différents sur certains points. Si la brune voulait pouvoir se confier, il fallait qu’elle amène les choses avec plus de délicatesse.

« Et bien… je dirais que tu as la chance d’avoir offert ton cœur à une personne que ta famille accepte, répondit la brune en faisant référence à sa cousine, avec qui Aliosus sortait depuis peu. Enfin, comme si l’on choisissait vraiment…. Mais peu importe. Ce n’est pas mon cas, et je ne sais pas comment le gérer. Justement parce que, comme tu l’as dit, je ne représente plus uniquement ma personne maintenant »

Orphéa ne savait pas si son camarade comprendrait à qui elle faisait allusion. Sa relation avec Bad était, plus ou moins, cachée aux yeux de tous. Bien que personne ne soit censé être au courant, il était probable que les élèves les plus observateurs aient pu remarquer un rapprochement entre la Serpentard et le Serdaigle, et que la rumeur se soit répandue au sein du château. Elle s’était également confiée à Miss Valerion à ce sujet, qui malgré ses conseils avisés, n’avait pas été d’une grande aide. Ce que la brune avait retenu de cet échange, c’était que c’était à elle seule de décider ce qu’elle voulait faire de sa vie. Et si la théorie était simple, Orphéa n’était pas sûre de vouloir se confronter aux conséquences d’un potentiel affront fait à sa grand-mère. Elle espérait que de se confier à Aliosus l’aiderait à y voir plus clair.

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Les sourcils d'Aliosus ne se relâchèrent pas le moins du monde lorsque sa camarade commença à lui répondre, dès les premiers mots sortant de sa bouche il saisit la délicatesse du sujet qui allait être abordé. Il se positionna bien droit face à Orphéa, faisant l'effort de réprimer son réflexe qui aurait été de croiser les bras, il avait appris de ses observations et de ses études sur le sujet que c'était une pose qui provoquait une réaction inconsciente de renfermement de ses interlocuteurs, aussi opta-t-il pour joindre les mains dans son dos, c'était certes un peu inquisiteur mais c'était de toute façon hors de question de se retrouver les mains dans les poches.

Ainsi donc c'étaient des tourments amoureux dont il était question mais, plus encore que cela, leur incompatibilité réelle ou supposée avec le statut de la famille Cooper, dont faisait également partie Yesenia - bien qu'elle ne fut pas directement reliée à Rachel Cooper. Difficile d'analyser la chose froidement, c'était un sujet terriblement sensible.

«Je vois... commença-t-il sobrement. Il n'avait aucune idée de la personne qui pouvait être concernée, le demander aurait été d'une impolitesse rude, même si une réponse lui aurait permis d'avance dans sa réflexion. Je pense qu'il y a beaucoup de choses à prendre en compte... La quantité de sang moldu par exemple, mais là aussi il ne se voyait pas le dire aussi clairement que cela. Est ce qu'il y a une personne dans ta famille à laquelle tu pourrais t'ouvrir à ce sujet ?»

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Comme à son habitude, Aliosus demeura courtois et mesuré. Il n’exprima aucun jugement, aucune opinion personnelle, et se plaça naturellement dans cette posture qui semblait lui être si familière : celle du médiateur. En parfaite adéquation avec son rôle de préfet. Il parlait sobrement, pesait ses mots, évoquait la situation comme un ensemble de paramètres à équilibrer plutôt que comme des émotions à trancher. Et surtout, il eut la délicatesse de ne pas l’assaillir de questions. La seule chose que lui demanda finalement le blond, fut si elle avait quelqu’un dans sa famille à qui elle aurait pu se confier.

Megan. Son prénom s’imposa aussitôt à son esprit, presque malgré elle. C’était évident. Presque trop. Ses parents étaient présents, attentifs, souvent de bon conseil, mais pour ce genre de sujet, il existait une limite invisible que la Serpentard ne parvenait pas à franchir avec eux. Pas par manque de confiance, mais parce que certaines choses ne se disent pas à ceux qui vous ont vu grandir. Avec sa tante, en revanche, il n’y avait pas ce filtre. La brune pouvait être entièrement honnête, même quand la vérité dérangeait.

« Et bien… ma tante, répondit finalement la jeune fille, après un court silence, évaluant ce qu’elle pouvait réellement dire ou non à Aliosus. Disons qu’elle a pris ses distances avec le reste de la famille pour des raisons… similaires »

Le terme était vague, volontairement.

« Je suis assez proche d’elle. Mais justement… je ne veux pas me retrouver dans la même situation. Elle n’est jamais là pour Yule. Ni pour les mariages, ou pour ce genre d'évènements. Elle s’est mise en retrait, de son plein gré. Je crois que cela lui convient, précisa Orphéa, avant qu’un léger souffle ne s’échappe de ses lèvres. Mais ce n’est pas ce que je veux »

Les mots étaient simples, mais ils portaient avec eux quelque chose de plus lourd qu’ils ne le laissaient paraître. Un dilemme agaçant, presque cruel dans sa banalité : la liberté d’aimer qui elle souhaitait, ou le soutien d’une famille qui comptait plus pour elle qu’elle n’osait parfois l’admettre. Ce n’était pas une opposition abstraite, mais une tension constante, tapie dans chaque décision, chaque silence, chaque parole. La petite brune savait ce qu’elle risquait en faisant un pas de côté, en s’autorisant à désirer autre chose que ce qui avait été prévu pour elle. Et pourtant, renoncer à cela lui semblait tout aussi insupportable. Il ne s’agissait pas de rébellion, ni même de courage. Seulement d’un besoin presque viscéral de ne pas se trahir elle-même, même si le prix à payer risquait d’être l’éloignement de ceux qu’elle aimait le plus.

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«Je vois oui, l'option de ta tante n'est peut être pas la meilleure en effet, à moins qu'elle sache t'apporter des éléments sans pour autant essayer de te ramener dans son "camps".» Il réfléchissait tout haut et s'arrêta aussitôt qu'il s'en rendit compte, ce n'était pas très prudent de sa part, surtout étant donné le sujet de la conversation, heureusement, il s'agissait d'Orphéa, et même s'ils ne partageaient pas de positions communes sur ce genre de choses, le Serpentard avait l'optimisme de considérer que leur amitié pouvait résister à cette divergence.

«Nos familles, nos situations... Nous vivons avec des avantages certains et pour les gens extérieurs, c'est tout ce qui compte car c'est tout ce qu'ils voient. Les obligations quotidiennes et invisibles, c'est un prix à payer. Je ne crois pas que je puisse trouver une solution à ton dilemme Orphéa...» et pour tout dire il comptait bien qu'elle n'ait pas placé de trop grands espoirs en lui.

«Pour beaucoup des familles comme les notre, il existe une différence importante entre le fait de fréquenter des personnes et celui de se projeter concrètement avec. Je veux dire... Je ne pense pas m'avancer si je dis que tu ne dois pas tellement songer au mariage en ce moment, si ? Temporiser n'était pas une solution viable à long terme, mais si ça pouvait permettre de souffler un peu, c'était toujours ça. Et puis il restait un point, peut être le plus délicat. Et cette personne, que ta famille n'accepterai pas, sais tu comment elle se sent vis à vis de ta famille justement ?»

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Les paroles de son ami trouvèrent un étrange écho en elle. Les "camps" qui divisaient sa famille. Les avantages. Les obligations invisibles. Oui. C'était exactement ça. Orphéa baissa quelques instants les yeux, réfléchissant à sa dernière question.

"Le mariage ? répéta-t-elle en laissant échapper un petit rire nerveux. Non, effectivement. Enfin, je n'y ai pas vraiment réfléchi. On est encore à Poudlard, je ne me suis jamais projetée après, cela me paraît tellement loin..."

La petite brune secoua doucement la tête. Dans le fond, elle commençait à mettre le doigt sur ce qui la perturbait tant. Il ne s'agissait même pas de savoir si elle allait passer sa vie avec Bad. Elle essayait simplement de comprendre en quoi cette option était un problème. Elle avait grandi entourée d'idées, de traditions, d'habitudes, sans qu'on ne lui explique clairement ce qui était interdit ou non. À présent, la Serpentard avait l'impression de découvrir des règles qui existaient depuis toujours sans que quelqu'un n'ait pris la peine de les lui expliquer. La suite du questionnement d'Aliosus la laissa perplexe un instant. Comment Bad se sent ? Elle savait qu'il n'y avait pas de problème avec ses parents, ou sa sœur, par exemple. Seulement avec sa grand-mère et tout ce qu'elle incarnait. Bien qu'il soit lui-même issu d'une famille ou la question du sang avait provoqué des ravages, il ne semblait pas comprendre réellement la complexité de la situation à laquelle faisait face Orphéa. Il semblait penser que tout était binaire, blanc ou noir. C'était tellement simpliste, mais elle n'arrivait pas à lui en vouloir.

"Je pense que c'est de l'incompréhension, résuma-t-elle sans entrer dans les détails. Je ne me sens pas supérieure à d'autres, mais il est indéniable que l'univers dont nous venons est... particulier. La plupart des gens ne peuvent juste pas s'imaginer ce que cela représente"

Elle laissa planer un silence avant de poursuivre.

"Je sais que ce n'est pas à toi de me dire quoi faire, mais qu'est-ce que tu ferais à ma place ?"

@Aliosus Nerrah et voila ! Mieux vaut tard que jamais :innocent:

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