Comme un cheveu roux sur le thé
Le dos bien droit, ses mains dans son dos, Alice observait ses deux “invitées” se présenter aux hippogriffes, ses yeux fragiles dissimulées derrière leur verre teinté.
Grand-Griffe, fidèle à la réputation des siens, s’inclina respectueusement devant les deux intruses. Féal ne leur jeta qu’un maigre regard curieux, trop préoccupé par son repas.
Le plus inquiétant fut, bien évidemment, Corvenin. Il se tenait fièrement de l’autre côté du terrain, sa tête haute, son Neil vif dardé sur les trois sorcières. Alice le connaissait suffisamment pour savoir qu’il tenterait bien vite une ganacherie dont lui seul avait le secret. Alice le laisserait peut-être faire.
Peut-être.
Avec la lenteur élégante d’une grande dame, Grand-Griffe se releva, une patte après l’autre, son cou toujours bien droit. Alice s’éloigna d’un pas pour lui laisser toute la place nécessaire. L’hippogriffe aux ailes d’or amorça un ample pas vers Élicia et Aimée. Elle allongea son encolure pour flairer leur odeur.
Grand-Griffe était de loin la plus douce de sa famille. Le cœur léger autant qu’alourdi par les conséquences qui avaient menés à cette relation, Alice se souvenait de ses petits bras juvéniles s’enrouler autour de l’encolure de la bête qui aurait pu lui arracher un membre sans le moindre effort. Au lieu de cela, Grand-Griffe avait toujours, toujours fait montre d’un amour quasi maternel envers Alice.
Voilà sans doute pourquoi Grand-Griffe se montrait parfois véhémente envers son fils lorsqu’il se montrait un peu trop agressif avec Alice.
« Elle ne fera montre qu’aucun soupçon de violence envers vous », dit-elle en s’éloignant encore d’un pas. « Vous pouvez la caresser sans crainte. »
A mon tour de te présenter mes excuses
Grand-Griffe, fidèle à la réputation des siens, s’inclina respectueusement devant les deux intruses. Féal ne leur jeta qu’un maigre regard curieux, trop préoccupé par son repas.
Le plus inquiétant fut, bien évidemment, Corvenin. Il se tenait fièrement de l’autre côté du terrain, sa tête haute, son Neil vif dardé sur les trois sorcières. Alice le connaissait suffisamment pour savoir qu’il tenterait bien vite une ganacherie dont lui seul avait le secret. Alice le laisserait peut-être faire.
Peut-être.
Avec la lenteur élégante d’une grande dame, Grand-Griffe se releva, une patte après l’autre, son cou toujours bien droit. Alice s’éloigna d’un pas pour lui laisser toute la place nécessaire. L’hippogriffe aux ailes d’or amorça un ample pas vers Élicia et Aimée. Elle allongea son encolure pour flairer leur odeur.
Grand-Griffe était de loin la plus douce de sa famille. Le cœur léger autant qu’alourdi par les conséquences qui avaient menés à cette relation, Alice se souvenait de ses petits bras juvéniles s’enrouler autour de l’encolure de la bête qui aurait pu lui arracher un membre sans le moindre effort. Au lieu de cela, Grand-Griffe avait toujours, toujours fait montre d’un amour quasi maternel envers Alice.
Voilà sans doute pourquoi Grand-Griffe se montrait parfois véhémente envers son fils lorsqu’il se montrait un peu trop agressif avec Alice.
« Elle ne fera montre qu’aucun soupçon de violence envers vous », dit-elle en s’éloignant encore d’un pas. « Vous pouvez la caresser sans crainte. »
A mon tour de te présenter mes excuses
Avatar dessiné par ma merveilleuse Élicia Caldin
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Spécialiste en Lutin de cuir | Diplômée de Beauxbâtons | 1ère année GEAD | Caméléon de 2050 & Romantique de 2050
Comme un cheveu roux sur le thé
Grand-Griffe ne les ignora pas, contrairement à Féal. Élicia ne savait pas si elle devait s'en inquiéter, ou au contraire être rassurée. Aucune animosité ne se ressentait de la part de la magestueuse créature, pourtant la jeune femme resta sur ses gardes. Le torse abaissé comme Aimée, la tête en avant, son regard glissait du sol herbeux aux pattes de l'hippogriffe. Elle osa même les remonter un peu plus, cherchant la tête de Grand-Griffe tandis que celle-ci les saluait poliment et gracieusement à son tour.
Elle les acceptait près d'elle, dans son enclos.
Élicia se sentit de nouveau respirer. De tout ce qu'elle savait sur ces créatures si intelligente, c'était qu'il ne fallait surtout pas les froisser. Elles avaient tendances à préserver par dessus tout leur paix et si elles ne te sentaient pas, ça pouvait mal se terminer pour toi.
Quand Grand-Griffe, celle qui semblait être la plus importante dans ce pré, les accepte près d'elle... Et bien ni Aimée ni Élicia n'était vraiment tirée d'affaire, mais c'était plutôt encourageant.
La rouquine imita son amie lorsqu'elle se redressa, son regard azur pétillant tourné vers l'hippogriffe. A Beauxbâtons ils avaient l'habitude de fréquenter les créatures ailées. Les Abraxans, comme Élicia avait pu en faire l'expérience, mais il y avait sans nul doute un lien aussi entre les élèves et les hippogriffes.
Grand-Griffe s'était relevée avant elle, avec l'élégance d'une reine. Ses yeux fixés sur les deux amies, elle avait fini par... S'avancer.
Elle venait vers elles.
Et si Aimée ne paraissait pas si paniquée que ça, voir pas du tout, avec son doux sourire qui éclairait son visage angélique... Eh bien pour Élicia c'était une catastrophe. Que faire ? Comment se comporter devant un être si majestueux, si intelligent, si... Si tout ? Et si Grand-Griffe se rapprochait pour leur donner un bon coup de pattes ?
Elle les renifflait. Elle les renifflait ! Pouvait-elle sentir la peur d'Élicia ? Sûrement. Tout le monde devait certainement la sentir. Alice comprit. Heureusement que le reste de sa famille n'était pas là, comment aurait réagit Thomas en la voyant aussi mal à l'aise ? Et Monsieur Sangblanc ? Ou la tante d'Alice ? Pire, le patriarche ?
Dans quelle situation s'était-elle encore mise ? Non, pire, dans quelle situation Thomas l'avait-il mise ?
Tandis qu'elle laissait Grand-Griffe la humer autant qu'elle le désirait, Élicia crut que son coeur allait lâcher. Finalement l'hippogriffe se redressa, et Alice leur proposa de la caresser.
La jeune sorcière se tourna vers l'ancienne cheffe du Merlin, cherchant sur son visage si celle-ci n'avait pas tenté un trait d'humour pour une fois.
Nullement. Elle était parfaitement sérieuse.
Et Aimée ne se fit pas priée. Toujours souriante, elle glissa sa main sur le bec de la splendide créature. Elle lui souffla quelques mots inaudibles aux oreilles d'Élicia, puis tendit son autre main vers son amie.
- Tu devrais essayer, elle est très gentille. Tu risques même de la vexée si tu te méfies autant.
Tout en essayant de calmer son coeur affolé, Élicia glissa sa main dans celle de la française, et sourit maladroitement, son regard tourné vers celui de Grand-Griffe. Comme il était dommage que les hippogriffes ne puissent pas communiquer...
Aimée guida sa main jusqu'à la joue plumée de la créature, puis la lâcha. Laissée à elle-même, la rouquine commenca à la caresser doucement, avec une retenue non feinte, prête à s'éloigner au moindre signe d'agacement. Signe qui n'arriva pas.
Sans quitter Grand-Griffe et sa main sur regard, elle s'adressa doucement à Alice.
- Ça fait longtemps que tu la connais ? Je veux dire, ta tante est sa cavalière depuis longtemps ?
Elle n'arrivait pas à parler d'élevage. L'intelligence visible dans les yeux de l'hippogriffe était bien trop naturelle, trop puissante pour l'identifier à un vulgaire animal que l'on élève et que l'on utilise que pour faire des compétitions. Elle la voyait plus comme un membre à part entière de la famille que comme animal domestique - ce ne pouvait pas en être un.
- Il t'est déjà arrivé de la monter ? demanda-t-elle néanmoins. Elle se rappelait qu'Alice n'aimait pas le vol, pourtant la question l'intéressait.
Voler sur un hippogriffe était-il différent de voler sur un Abraxan ?
Boucle d'Or, 1ère année à la GEAD
Red hair, the crown you never take off
Elle les acceptait près d'elle, dans son enclos.
Élicia se sentit de nouveau respirer. De tout ce qu'elle savait sur ces créatures si intelligente, c'était qu'il ne fallait surtout pas les froisser. Elles avaient tendances à préserver par dessus tout leur paix et si elles ne te sentaient pas, ça pouvait mal se terminer pour toi.
Quand Grand-Griffe, celle qui semblait être la plus importante dans ce pré, les accepte près d'elle... Et bien ni Aimée ni Élicia n'était vraiment tirée d'affaire, mais c'était plutôt encourageant.
La rouquine imita son amie lorsqu'elle se redressa, son regard azur pétillant tourné vers l'hippogriffe. A Beauxbâtons ils avaient l'habitude de fréquenter les créatures ailées. Les Abraxans, comme Élicia avait pu en faire l'expérience, mais il y avait sans nul doute un lien aussi entre les élèves et les hippogriffes.
Grand-Griffe s'était relevée avant elle, avec l'élégance d'une reine. Ses yeux fixés sur les deux amies, elle avait fini par... S'avancer.
Elle venait vers elles.
Et si Aimée ne paraissait pas si paniquée que ça, voir pas du tout, avec son doux sourire qui éclairait son visage angélique... Eh bien pour Élicia c'était une catastrophe. Que faire ? Comment se comporter devant un être si majestueux, si intelligent, si... Si tout ? Et si Grand-Griffe se rapprochait pour leur donner un bon coup de pattes ?
Elle les renifflait. Elle les renifflait ! Pouvait-elle sentir la peur d'Élicia ? Sûrement. Tout le monde devait certainement la sentir. Alice comprit. Heureusement que le reste de sa famille n'était pas là, comment aurait réagit Thomas en la voyant aussi mal à l'aise ? Et Monsieur Sangblanc ? Ou la tante d'Alice ? Pire, le patriarche ?
Dans quelle situation s'était-elle encore mise ? Non, pire, dans quelle situation Thomas l'avait-il mise ?
Tandis qu'elle laissait Grand-Griffe la humer autant qu'elle le désirait, Élicia crut que son coeur allait lâcher. Finalement l'hippogriffe se redressa, et Alice leur proposa de la caresser.
La jeune sorcière se tourna vers l'ancienne cheffe du Merlin, cherchant sur son visage si celle-ci n'avait pas tenté un trait d'humour pour une fois.
Nullement. Elle était parfaitement sérieuse.
Et Aimée ne se fit pas priée. Toujours souriante, elle glissa sa main sur le bec de la splendide créature. Elle lui souffla quelques mots inaudibles aux oreilles d'Élicia, puis tendit son autre main vers son amie.
- Tu devrais essayer, elle est très gentille. Tu risques même de la vexée si tu te méfies autant.
Tout en essayant de calmer son coeur affolé, Élicia glissa sa main dans celle de la française, et sourit maladroitement, son regard tourné vers celui de Grand-Griffe. Comme il était dommage que les hippogriffes ne puissent pas communiquer...
Aimée guida sa main jusqu'à la joue plumée de la créature, puis la lâcha. Laissée à elle-même, la rouquine commenca à la caresser doucement, avec une retenue non feinte, prête à s'éloigner au moindre signe d'agacement. Signe qui n'arriva pas.
Sans quitter Grand-Griffe et sa main sur regard, elle s'adressa doucement à Alice.
- Ça fait longtemps que tu la connais ? Je veux dire, ta tante est sa cavalière depuis longtemps ?
Elle n'arrivait pas à parler d'élevage. L'intelligence visible dans les yeux de l'hippogriffe était bien trop naturelle, trop puissante pour l'identifier à un vulgaire animal que l'on élève et que l'on utilise que pour faire des compétitions. Elle la voyait plus comme un membre à part entière de la famille que comme animal domestique - ce ne pouvait pas en être un.
- Il t'est déjà arrivé de la monter ? demanda-t-elle néanmoins. Elle se rappelait qu'Alice n'aimait pas le vol, pourtant la question l'intéressait.
Voler sur un hippogriffe était-il différent de voler sur un Abraxan ?
Boucle d'Or, 1ère année à la GEAD
Red hair, the crown you never take off