16 juin 2026, 20:20
 Février 51  Quelle poisse !  + 
Vendredi 10 Février 2051
Fin de journée
Veille du match contre les Crochets d'Argent


Claudiquant lentement, drapée dans une sorte de dignité déchue, Constance passe le seuil de la salle d'attente. Visage pâle, sourcils froncés, elle scrute d'un air bougon la pièce avant de s'installer sur le bord des fesses sur l'un des sièges. Elle ne tient pas plus de trois secondes, la douleur la transcendant d'un coup. Se relevant prestement, elle clos les paupières, un gémissement étouffé entre les dents. Quelques jurons bien sentis traversent son esprit à la même vitesse - ou presque - que l'élancement qui traverse son épaule, son dos, ses côtes, sa poitrine. Elle avait un sacré mal de chien. Comment pouvait on avoir aussi mal ? Comment était-ce possible ? Il ne fallait pas être médecin pour comprendre : elle s'était pété quelque chose. Et bien comme il faut vu les signaux de douleur que son corps lui renvoyait en pleine face.
Mais si la douleur était la seule... si seulement. Elle était en colère. La moutarde lui piquait le nez, la gorge, les yeux. Elle s'en voulait de ne pas avoir vu le cognard à temps, d'avoir redressé le manche de son balai si tardivement. Et puis, fichu cognard hein. Elle n'en voulait pas au partenaire qui avait fait son job. Ce n'était pas en se contentant de se faire des passes et tirer qu'elle se préparerait correctement pour affronter les Crochets. Car ils ne seront pas tendres, ça elle s'en doutait. Visiblement, elle avait encore du chemin à faire en terme d'évitement du cognard. Et d'encaisser celui-ci.

Penser à tout cela en cet instant avait le don de lui changer les idées. Mais la douleur, elle, était plus forte que la volonté. Lancinante, sournoise, la moindre respiration était comme un invitation. Et sa détermination à garder le contrôle faiblissait, remontait la pente puis redescendait deux fois plus.
Des larmes non-invitées perlent à la bordure de ses cils et d'un geste rageux, Constance les essuie de son bras valide - ce qui lui arrache un grognement sans équivoque : même bouger le bras non-douloureux, qui était attaché à son buste aux dernières nouvelles, faisait mal... là où elle avait mal.
Une chute bête. Une purée de purée de chute bête. Pitoyable. Et demain, si j'la recommence ? Se moquera-t-on de moi ? Non, faut pas qu'j'pense à ça. Faut pas. Faut rester focus sur le match, voilà. J'suis pas en sucre. Il va m'réparer ça en deux temps trois mouvements, une potion anti-douleur et hop !

Debout, dans une posture se rapprochant plus d'un oiseau à l'aile brisée que d'une combattante résiliente, Constance ferme à nouveau les yeux, tentant de se concentrer sur quelque chose. N'importe quoi plutôt que la douleur. Elle avait entendu parler d'une technique. Se concentrer sur sa respiration ne fonctionnait pas là maintenant. Bon sang de bon sang. Nom d'un fléreur mutilé ! Aaargh. NON ! NON, ça va aller... ça... va... aller. Respiiiire.
Alors elle tenterait cette technique pas encore essayée : Concentre-toi sur un truc que tu vois. Que tu entends. Que tu sens. Okay. Okay !
Rouvrant les yeux, la Cinquième Année serre les dents, expulsant l'air par le nez et jette un regard à la ronde, dans le silence bienvenu de la petite pièce.
Je vois... le tableau de l'infirmière.
Elle croise à peine son regard qu'elle détourne le sien pour éviter de pleurer.
Fo-cus.
J'entends...

Les battements de son coeur ça fonctionnait ? Bon, d'accord...
Les idiots qui courent dans le couloir. Voilà.
Hmmpff.
Je sens...

La douleur, en dessous du cou, à l'épaule, tout son torse en fait...
Rien du tout, pas d'odeur ! Grr. Ils pourraient pas mettre un truc, genre de la fleur d'oranger par exemple ? Ça sent bon ça !

La porte s'ouvre alors d'un coup et un visage familier apparait. Mr O'Belt. C'est pas trop tôt ! s'insurge-t-elle intérieurement mais le regrettant presque aussitôt. La souffrance mettait clairement ses nerfs à rude épreuve.
Sans un mot, l'adolescente, qui sent une boule de pétanque grossir dans sa gorge, suit l'adulte, le regard sur ses souliers. La honte. La honte était un sentiment presque aussi fort que la douleur.


__________
699 - @Diarmuid O'Belt comme convenu ^^ (pour la réception de la patiente un peu trop tendue et le diagnostic - faut s'attendre d'ailleurs à ce qu'elle n'accepte pas le diagnostic facilement :roll:)
J'ouvrirai par la suite le RP aux visites ;)

5ème Année RP ~ #81186a ~ ~ ~En retour progressif ~ ~
Appelle-moi "C", ou "Plume de Consty" ~ Joueuse chez les Hel's 🔥

2 juil. 2026, 21:53
 Février 51  Quelle poisse !  + 
Si Diarmuid savait que l'infirmerie pouvait accueillir des jeunes blessés il y vit toutefois des moments dans la semaine où il s'y attendait plus qu'à d'autres. Certains cours présentaient plus de risques d'accidents divers par exemple. Et puis il y avait les matches de Quidditch, un sport aussi exaltant qui propice à amocher les jeunes gens. Ainsi ce vendredi, veille de match, il n'était pas totalement surpris de voir débarquer une joueuse qui affichait sa douleur sur son visage.

Le pédiatromage lui offrit un sourire bienveillant et l'invita à entrer puis à s'installer sur la table de consultation. Ça lui avait paru préférable de faire ainsi plutôt de que commencer l'entretien au bureau. Elle avait l'air particulièrement douloureuse. Et pour cause, l'examen lui révéla qu'il ne pouvait pas en être autrement. "Miss Nelson?" Dit il pour attirer son attention tout en cherchant comment il allait bien pouvoir lui annoncer son diagnostic mais surtout le traitement et ses conséquences. "
Vous avez une fracture plutôt compliquée du coude." Finit-il par dire avant de donner plus d'informations pour que cela soit plus clair. "Il y a beaucoup de fragments osseux."

Il fit une pause puis désigna l'épaule de l'adolescente, "
la clavicule aussi est abîmée," il fallait comprendre fracturée, elle aussi. "Il va vous falloir plusieurs dose de potion Poussos." Annonça-t-il alors, bien conscient que cela risquait de ne pas plaire. Les effets étaient connus pour être désagréables si ce n'était douloureux, et ce malgré les potions pour gérer la douleur. "Vous allez devoir rester quelques temps. Au moins jusque dimanche." Tout dépendrait de la manière dont son corps répondrait au traitement, ça il ne pouvait pas le prévoir.


Dis moi si ça te convient ainsi! Et aussi quand tu aurais besoin de moi à nouveau!

Modérateur - Infirmier depuis le 11/02/2047 - color=#351C75